‹ Paris en pocheChapitre 61 sur 198 · SADCT-FRANÇOIS-XAVIER DES MISSIONS ÉTRANGÈRES · texte numérisé non relu

SADCT-FRANÇOIS-XAVIER DES MISSIONS ÉTRANGÈRES

rue du Bac, 120. — Près de l'église, se trouve un musée d’inrtruments de supplice rapportés par les missionnaires, et que ’on peut visiter en s’adressant au Supérieur.

SAZiVTE-OEiasvxÈVEfPanttaéon), place du Panthéon (pour tonter au dôme, 20 centimes; pour visiter les caveaux, 30 cent. *és-curieux).

Le Panthéon, bâti d’après les plans de l’architecte Soufflot devenu, tour à tour, église et temple de la Gloire, date de 14. Louis XV l'avait dédié à sainte Geneviève, patronne de is.

n 1791, la Convention en changea a destination, et, au d’en faire une église, ui donna le nom de Panthéon, avec » inscription : « Aux grands hommes la patrie reconnais- ?. » .

devenu eglise, sous la restauration des Bourbons de la ?he aînée, cet édifice reprit le nom de Panthéon, après la ution de 1830.

près le décret du 6 décembre 1851, rendu sous Napo- II, le Panthéon est redevenu temple religieux, sous le nom e Sainte-Geneviève.

Le péristyle, soutenu par vingt-deux colonnes cannelées, d’ordre corinthien, auquel on parvient par quinze marches, est surmonté d’un fronton sculpté par David (d'Angers), représentant la Patrie entre la Liberté et V Histoire distribuant des palmes aux grands hommes. On distingue, à gauche, les figurés 'de Rousseau, de Voltaire, de Mirabeau, de David, etc., et à droite, celle du général Bonaparte.

Sous le péristyle, à droite et à gauche de la porte principale d’entrée, on voit les groupes en pierre, d’Attila et de sainte Geneviève, et du baptême de Clovis ( Maindron , 1857 et 18G5).

L’aspect de ce monument est d’un effet grandiose; il mesure 110 mètres de long sur 81 mètres de large; les bas côtés sont plus élevés de cinq marches que la nef.

Au centre, apparaît un dôme majestueux (83 mètres); la coupole, reposant sur des colonnes corinthiennes, se termine par une lanterne ornée de dix colonnes.

A l’intérieur, la seconde des trois coupoles superposées a été 1 peinte à fresque par Gros (18*24) ; sainte Geneviève y est repré- ; sentée recevant les hommages des Rois de France Clovis , Charlemagne, saint Louis et Louis XVIII, symbolisant les quatre grandes époques de la monarchie française.

ÉGLISES

i remarque dans les voussures du centre, quatre peintures utées par Gérard: la Mort, la Patrie, la Justice, la Gloire. ns l’intérieur, tout autour de l’édifice, balustrades de pierre issus de l’entablement des colonnes, et sous la grande eugalerie préparée pour recevoir les orgues, chœur est fermé par une grille basse en fer, à ornements s. Au-dessus et dans l’hémicycle, peintures à fresque repréint Jésus-Christ, saint Germain, saint Pierre, saint Paul et e Geneviève.

s grandes peintures, sans cadre, que l’on aperçoit dans le ôté gauche, dans les transsepts et au-dessus de la sacristie, des copies des stanze de Raphaël.

ets : 1° Le Parnasse; 2 n la Messe de Uolsène; 3° Héliodore ; 4° en Attila; 5° saint Pierre-ès-liens; 6° l'Évangile de saint Jean, et t incendie à Rome.

transsept de gauche, chapelle de la Vierge; à celui de droite, chade sainte Geneviève .- sa châsse, placée au-dessus de l’autel, est nue par quatre anges.

•ypte (s’adresser au gardien, 30 centimes). On vous montre divers caveaux, soutenus par des piliers de Pæstum, les •eaux de Soufflot , l’architecte du Panthéon, ceux qui rent jadis de sépulture à Rousseau, Voltaire, Marat et beau, ainsique les tombeaux de plusieurs sénateurs, généet savants, ’ parmi lesquels Lagrange, Lannes, duc de ebello, Vien, Sers, etc. En frappant sur une espèce de ’Our, le gardien vous fait entendre un effet d’écho remarie, imitant le tonnerre et la fusillade.

late-foruie. — On peut monter, sans aucun danger, à la oie : trois cent quinze marches. De cette hauteur, la vue randiose. (S’adresser au gardien, 30 centimes.)

INIBUS A», Aï', J.

int-gerihain des-frés (place du même nom, et rue parte). Une des plus anciennes églises de Paris.

tour élégante qui la surmonte, est tout ce qui reste de

l’ancience basilique de Childebert I*% fils de Clovis, et fondateur de l’abbaye de Saint-Germaiu-des-Prés.

Le portail date du onzième siècle.

Cet édifice, après avoir été, pendant la Révolution,. fabrique de salpêtre, fut restauré et rendu au culte en 1824.

Le chœur ‘est séparé en deux parties : sur le devant, on admire le maître-autel, en marbre blanc, richement orné; à droite et à gauche de l’autel, peintures à la cire, sur fond d’or, par Hippolyte Flandrin , représentant l’entrée de Jésus- Christ à Jérusalem, et le Portement de Croix.

Dans la partie postérieure du chœur, se trouve la chapelle dite des Apôtres : au-dessus des arceaux, les douze Apôtres et les symboles de Jésus-Christ et des quatre Évangélistes.

Remarquer les colonnes en marbre provenant de l’église primitive qui entourent cette chapelle, et les jolis vitraux du fond représentant Jésus-Christ, la Vierge et les Apôtres.

Tout le long de la nef, Hippolyte Flandrin a également peint une longue frise contenant les sujets suivants : au mur de gauche, en entrant, l’Annonciation, le Buisson ardent, la Nativité, la Promesse de rédemption, l’Adoration des Mages, le prophète Balaam, le Baptême, le Passage de la mer Rouge, l’Institution de l’Eucharistie et le Sacerdoce de Melchisédech ; * au mur de droite, le jugement dernier, l’Ascension, Dispersion des hommes à Babel, Dispersion des apôtres, Jonas, la Résurrection, le Sacrifice d’Abraham, la Mort du Christ, Joseph vendu par ses frères, et la Trahison de Judas.

A droite de la porte d’entrée de l’église, statue de Notre- Dame la Blanche, objet de la fervente dévotion des fidèles: c’est un don de la reine Jeanne d’Évreux à l’abbaye de Saint- Denis (1340).

Transept de gauche. Première chapelle, statue de saint François Xavier, par Coustou, et mausoléë en marbre de Jean Casimir, roi de Pologne, par Marsy (dix-septième siècle).

Deuxième chapelle (saint Joseph), monument funéraire de Douglas, prince d’Ecosse.

Toisième chapelle (saint Pierre et saint Paul), table de marbre noir, à lettres d’or, à la mémoire de Boileau, dont le corps était autrefois à la Sainte-Chapelle.

ÉGLISES

Trang«*ept de droite. Première chapelle; mausolée en marbre, d’Olivier et de Louis de Castellan (dix-septième siècle); deux statues, deux médaillons et trophées.

Belle statue de sainte Marguerite dans la travée précédant cette chapelle, l’Évanouissement de la Vierge, tableau par Varcellier (1846).

Coupole ornée de peintures.

Deuxième chapelle : monument funéraire de Jacques Douglas, autre prince d’Écosse.

Cinquième chapelle : plaques de marbre noir, à la mémoire de Mabillon, Descartes et Bernard de Montfaucon.

Citons encore comme tableaux remarquables : saint Germain faisant l'aumône ( Steuben ), la Mort de Saphira (Leclerc), le Baptême de l’eunuque (Bertin), un Lazare ressuscité ( Verdier ).

Remarquer les orgues restaurées complètement en 1855, le monument funéraire de Flandrin placé en face la chaire (1866), et le palais abbatial, rue de l’abbaye, 3, touchant à Saint- Germain-des-Prés.

Omnibus o, v, x .

saint-germain l’adxerrois ( en face la colonnade du Louvre et près de la rue de Rivoli ).

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