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L’église Saint-Germain, autrefois la paroisse des Rois de France, a été fondée par Chilpéric 1 er . Détruite par les Normands, elle fut reconstruite, à la fin du dixième siècle, terminée au seizième, puis restaurée par les ordres de Louis XIV et de Louis-Philippe. Le chœur et l'ab>ide datent du treizième siècle; la façade est des quinzième et seizième siècles.
Divers événements politiques l’ont rendue célèbre, à juste, titre; c’est de son clocher qu’a été donné, en 1572, le premier signal du massacre de la Saint-Barthélemy.
En 1831, un service funèbre y fut célébré, en commémorar tion de la mort du duc de Berri. .
t Cette cérémonie ayant été mal interprétée par les partisans de la révolution de Juillet, qui venait de mettre le chef de la
branche d'Orléans sur le trône à la place des Bourbons, l’église fut fermée et convertie en mairie. L’église de Saint-Germain l'Auxerrois ne fut rendue au culte qu’en 1838, après l’apaisement des passions politiques.
On y entre sous un porche à cinq arcades de forme ogivale (1435), derrière lequel se trouve placé un très-beau buffet d’orgues. Le dessous de ce porche est orné de peintures a fresque à fond d’or, par Mottez ..
Saint-Germain-l’Auxerrois.
La statue que l’on aperçoit au sommet du pignon de l’église représente l’ange annonçant le Jugement dernier; elle est de Marochetli.
L’église Saint-Germain a cinq nefs, comme Notre-Dame; cinq chapelles de la nef et treize au chevet de l’église.
Les peintures et sculptures ornant l’extérieur sont d’exécution moderne. Les vitraux à l’entrée de l’église sont de Maréchal (de Metz) ; les verrières du transsept datent des quinzième et seizième siècles.
ÉGLISES
On remarque dans la nef transversale du midi un bénitier sculpté par Jou/froy, d’après un gracieux dessin de Mme de Lamartine, représentant un groupe de trois anges.
La première chapelle de droite est la chapelle Notre-Dame ; on y remarque un autel de style gothique, couvert de dorures et peintures d’excellent goût; c’est l'œuvre de M. Viollet-Leduc : vitraux remarquables d’Amaury-Duval.
Le portail, nouvellement restauré, est cité comme une merveille de style gothique.
La tour qui relie l’église à la mairie du 1 er arrondissement possède un carillon composé de trente-huit cloches ; quand sonnera-t-il ? La parole est à l’avenir.
Pour rendre plus régulier l’aspect de cette église dont la façade n’est pas parallèle à l'entrée du Louvre, on a construit à côté, dans les mêmes proportions, une élégante mairie.
Une belle tour, avec sculptures dentelées, faisant face au Louvre, sépare les deux édifices.
Omnibus c, 1», s.
SAiNT-GCRVAis et SAiWT PROTAis (derrière l’hôtel de ville), près de la place Lobau.
Cette église, commencée au treizième siècle, et terminée au quinzième, est remarquable; à l’extérieur, par son portail avec fronton, composé d’ordres dorique, ionique et corinthien, superposés. C’est l’œuvre de Desbrosses, architecte renommé ;i 616 ).
Ce portail est orné (à droite) de la statue de saint Protais, mr Mot/ne; (à gauche) de celle de saint Gervais, par Préault ; u-dessus, groupes ‘sculptés par Dantan et Jouffroy; à droite e l’église, s’élève une tour à deux étages.
J. 'intérieur de l’église est d’une grande élévation.
Dans la nef, le banc-d’œuvre est illustré d’une peinture sur )is attribuée au Pérugin. Sujet : le Père éternel avec des iges; au-dessus, guirlande en bois sculpté, où sont réunis tous i fruits de la terre. En face, la chaire ornée de quatre statues bronze.
Le maître-autel du chœur est riche d’une magnifique croix et de six' chandeliers dorés, d’un grand modèle (dix-huitième siècle), sur lesquels sont moulées des scènes de la Passion. Ils appartenaient à l’église abbatiale de Sainte- Geneviève.
(A gauche) dans la chapelle des fonts baptismaux, peintures murales ; sur l’autel est le modèle réduit, en bois, de la façade de Saint-Gervais.
(A gauche), dans la cinquième chapelle, peinture sur bois du quinzième siècle, attribuée à Albert Durer, sujets de la Passion, en neuf compartiments.
On peut, en s’adressant au sacristain (50 centimes) , voir la chapelle de Scarron, souvenir de sa veuve Mme de Maintenon; tout autour de cette espèce de tombeau, peintures sur bois.
Après cette chapelle, sur le mur et au-dessous d’un grand tableau, plaque en marbre noir faisant mention que, dans l’église, a été placé le cœur de Mgr de Bouillé, évêque d’Autun ; à côté, sur une pierre encastrée dans le mur, on lit que la dédicace de cette église a été faite en 1420 par Gombaut, évêque d’Agrence.
Sacristie fermée par une grille en fer, du dix-septicme siècle.
Chapelle de Notre-Dame de la Pitié ; groupes : la Vierge tenant le Christ sur ses genoux, deux Anges adorateurs ; audessus, grand tableau : sainte Marguerite d’Ecosse lavant les pieds des pauvres.
Chapelle de la Vierge : beaux vitraux anciens, dans la partie . supérieure; sur l’autel, une niche ogivale, dorée, à trois compartiments ; au centre, la Vierge et l’Enfant.
Peintures murales, voûte remarquable par ses nervures, ses pendentifs et clef de voûte, dorés.
Dans la nef et dans quelques chapelles, de belles verrières de Jean Cousin et de Pinaigrier. On distingue surtout dans la chapelle Saint-Jean (à droite), le Jugement de Salomon, par Cousin, et dans la chapelle Saint-Pierre, à côté, un autre vitrail d’un brillant effet.
Omnibus B, », T, u.
saint-jacqües du haut-pas (rue Saint-Jacques).
Bâtie dans le style dorique, cette église, ayant une haute tour carrée à sa gauche, date de 1630 à 1684.
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Remarquer dans le transsept (de droite), au-dessus de l’autel, grand tableau : l’Ensevelissement du Christ, par Degeorgc, et à droite et à gauche, les statues de saint Piexre et de saint Paul.
église saint-jean-battiste. — L’église Saint-Jean- Baptiste, au point culminant de Paris, près de l’ancienne barrière de Belleville, a été inaugurée en 1858.
La statue du patron de l’église domine le fronton. On y remarque deux tours carrées, qui ont 58 mètres de hauteur. Beaux vitraux dans le chœur.
saint-laurent, boulevard Magenta et rue du Faubourg- Saint-Martin.
Un des plus anciens édifices de Paris; Grégoire de Tours, dans son récit de l’Inondation de Paris, en 593, parle de cette église.
Rebâtie plusieurs fois, et notamment sous le règne de Henri IV, elle vient d’ètre restaurée, et on prolonge aujourd’hui, sur le boulevard Magenta, sa nef, d’une travée, en y refaisant à neuf son portail qui menaçait ruine. Tour ancienne, carrée; le chœur, qu’entourent huit chapelles, a été décoré par Blondel, et le mattre-autel par Lepaute.
Décorations murales, deux anges derrière ce maître-autel , dont l’orgue occupe le fond. Beaux vitraux de Galimard, une statue de sainte Apolline, par Bougron (1853) Dans la chapelle des catéchismes (à droite), tableaux : la Charité, la sainte Cène, le martyre de saint Laurent, par Greuze (transsept de droite); un saint Sébastien, peinture remarquable, près la salle des baptêmes et des mariages (côté gauche).
Belle chapelle de la sainte Vierge (Notre-Dame des Malades). Nombreux ex-voto. Groupe de la Compassion, ou le tombeau, première chapelle (côté gauche).
Omnibus Afi, B.
saint-leu, saint-gilles, rue Saint -Denis et boulevard Sébastopol.
Cette église (chapelle d’abord, en 1235) fut rebâtie en 1520,
et réparée en 1727. De cette dernière époque date la tour sur laquelle fut replacé le clocher de l’ancienne tour menaçant ruine. Le chœur et l’abside, restaurés récemment, datent du dix-septième siècle.
Derrière le maître-autel, remarquer des peintures murales sur l’hémicycle, par Cibol, représentant : la Foi, l’Espérance et la Charité, et deux scènes de l’Apocalypse; derrière le chœur, le reliquaire de sainte Hélène, dominé par un grand Christ faisant le fond du maître-autel.
Citons encore la crypte où l’on célèbre la messe pendant la semaine sainte la chapelle des fonts, avec sa statue de marbre, de sainte Geneviève (dix-septième siècle), et la chapelle de la Vierge, décorée de six grands tableaux.
Omnibus ac, K, o.
la madeleine, place de ce nom, en face la rue Royale, et la place de la Concorde.
Ce vaste temple, bâti dans le style grec, et d’une rare élégance, a quelque rapport avec la maison carrée de Nîmes.
Il est entouré de 52 colonnes, d’ordre corinthien, ayant 1 5 mètres de hauteur : 28 marches mènent au perron de l’église.
Sur une porte en bronze, aux proportions majestueuses, sont représentés en relief, huit tableaux, les Commandements de Dieu; œuvre remarquable de Triquetli.
Napoléon I er voulut en faire le temple de la Gloire, mais ce
{ irojet ne fut pas mis à exécution, et ce monument, rebâti pour a troisième fois, devint une église, sous le vocable de sainte Madeleine, en vertu d'une ordonnance du 14 février 1816.
Sous les portiques, 34 niches sont ornées de statues de saints et de saintes. Dans les deux niches de la façade, sont les statues de saint Philippe et de saint Louis.
Le fronton représente le Jugement dernier; il esldù à l’habile ciseau du sculpteur Lemaire.
L’intérieur de l’église resplendit de marbres et de dorures. On remarquera au maître-autel, richement orné, une Assomption en marbre blanc, de Marochetti, et au plafond de
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l’hémicycle, la Madeleine aux pieds de Jésus-Christ, œuvre du peintre Ziegler.
La nef a huit chapelles adossées aux parois de l’église ; les deux premières servent aux mariages et aux baptêmes, ainsi que l’indiquent lesj groupes de marbre blanc dont elles sont ornées.
Deux bénitiers, également en marbre blanc, soutenus par des anges, sont l’œuvre gracieuse de Moyne.
Les grandes orgues dominent le portail .
Les dimanches et jours de fêtes, l’office se fait à la Madeleine d’une manière somptueuse. L’éclairage y est splendide, et à partir du jour de la Toussaint, un vaste calorifère y répand une douce chaleur.
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saint-m erai , rue Saint-Martin et rue Saint-Merri.