VOIR COU1.EUR VERTE, RO 15, SUD
Eglise du treizième siècle, reconstruite sous François I", terminée en 1612 : de style ogival flamboyant; portail riche- * k ment ornementé, restauré sous Louis-Philippe.
Chœur élégamment décoré de sculptures remarquables par les habiles frères Stodtz : nouveau maître-autel en marbre blanc, dans le style byzantin, et surmonté d’un Christ en croix,
de grandeur naturelle. Vitraux admirables de Pinaigrier (seizième siècle). Deux tableaux de Vanloo, une Vierge et un saint Charles Borromée.
Les chapelles latérales sont ornées des peintures de MM. Amaury-Duval, Chasseriau, Lehman et Lepaulle. Aux piliers des chapelles, autour du chœur, stations de la croix, peintes sur émail et encadrées d’or.
On se rappelle qu’en 1832 (5 et 6 juin) il y eut une lutte acharnée devant cette église.
Omnibus F, i„, T
saint-nicolas-des-champs. — Rue saint-Martin, au coin de la rue Réaumur, près les Arts et Métiers.
VOIR COULEUR VERTE, No 15, EST.
Cette église, qui n’était, au douzième siècle, qu’une chapelle, fut érigée en cura en 1184.
Reconstruite en 1420 et agrandie en 1576, elle a été restaurée il y a trente ans. A droite , une tour carrée.
Des sculptures du quinzième siècle ornent son portail ogival.
Les statues des niches sont nouvelles, mais ce qui mérite le plus détention , c’est le fronton élégamment sculpté de son portail du midi. Les sculptures datent de Henri III (1575). La plaque de marbre noir en fait mention.
A l’intérieur, le maître-autel est orné de quatre colonnes corinthiennes et de quatre anges adorateurs en stuc, par Sarrasin. Au-dessus, une Assomption, par Vouet. .
Remarquer les peintures murales de la chapelle de la Vierge, et derrière le mattre-autel, faisant face à l’autel de la Vierge, un autel surmonté d’un grand tableau : saint Charles Borromée donnant la communion, et plusieurs tableaux remarquables dan$ les différentes chapelles.
Omnibus aï, ï, t.
saint-nicolas — dxt— chardonnet. — Rue Saint-Victor ,184.
Cette église, dédiée à saint Nicolas, et construite en 1230 sur un terrain couvert de chardons, fut reconstruite eu 1656.
ÉGLISES. 207
Son portail principal n’a pas été achevé ; le buffet d’orgues est adossé à une muraille nue.
L’entrée de cette église a été récemment dégagée, par suite des démolitions qui s’opèrent autour d’elle.
De belles et larges arcades s’ouvrent sur le chœur et la nef. On remarque, dans la chapelle de la Vierge, qui prend jour par le clocheton élevé au chevet de l’église, un joli groupe en marbre blanc, représentant h Vierge et l’enfant Jésus, et de bonnes peintures murales.
Cette église, en dehors de tableaux remarquables, renferme 'deux mausolées : l’un de Jérôme Bignon et de ses deux fils (2* chapelle du transsept de droite), et l’autre, de la mère de Lebrun, d’après les dessins de ce peintre; citons encore un tableau de Lebrun , avec son buste par Coysevox (4* chapelle à gauche).
motre-dasie de lOKETTB. Rue Olivier et rue Notre-Dame de Lorette. Construite en 1822, sur les dessins de l’architecte Lebas, sur le modèle d’un temple romain.
Le portique de l’église , remarquable par son architecture, est soutenu par quatre colonnes d’ordre corinthien. Nanteuil en a sculpté le fronton : Jésus adoré par les anges. Au sommet, sont trois statues : la Foi , l’Espérance et la Charité.
Tout, dans ce temple, respire le luxe et l’élégance : c’est trop joli pour une église. A peine entré sous le porche, on est comme ébloui de la profusion des dorures et peintures.
Le chçeur, autour duquel on ne peut tourner, a une disposition toute particulière.
Remarquer à droite, la chapelle du Saint-Sacrement, à gauche, celle de la Vierge terminant la nef, et au fond du chœur formant hémicycle, une brillante peinture sur fond d’or, par Picot : le Couronnement de la Vierge.
Un élégant baldaquin surmonte le maître-autel tout resplendissant de dorures, sur lequel on admire un groupe doré : la Vierge tenant le Christ mort, sur ses genoux ; à droite et à gauche, des anges dorés aux ailes déployées.
Le chœur, la nef, les chapelles, les intervalles des fenêtres sont décorés de peintures murales d’un merveilleux effet.
Elles sont dues aux habiles pinceaux de MM. Schnetx, Drolling, Blondel, Picot, Perrin, Hesse, Couderc, Deveria, De caisne, Coutand, Johannot, etc.
Au-dessus du portail, est un buffet d’orgues.
En face de la chaire, soutenue par deux anges, est, dans une niche, la statue en bronze de la Vierge, tenant en ses bras l’enfant Jésüs couronné.
Il ne manque dans Notre-Dame de Lorette que des vitraux peints. Mais on peut visiter dans la sacristie de gauche un magnifique vitrail de la manufacture de Sèvres, représentant l’Adoration de la Vierge par les anges.
Omnibus b, il, «I.