‹ Paris en pocheChapitre 92 sur 198 · VOITURES PUBLIQUES · texte numérisé non relu

VOITURES PUBLIQUES

§ 3. Les cochers loués à la course ont le droit de suivre la voie la plus courte ou la plus facile ; ils ne peuvent pr4iendre qu’au prix de la course lorsque, sans s’écarter de l’itinéraire, ils sont requis de déposer, pendant le trajet, un ou plusieurs voyageurs ; ils ont droit au prix de l’heure lorsque, ayant été loués pour une course, ils sont requis de changer l’itinéraire le plus direct pour se rendre à destination, ou lorsque les voyageurs font décharger des colis placés à l'extérieur delà voiture.

§ 4. Les cochers loués à l’heure doivent suivre l’itinéraire indiqué par le voyageur.

§ 5. Les cochers loués à la course, et les cochers loués à l’heure (sauf les cas où ces derniers seront requis par les voyageurs d’aller au pas), doivent faire marcher leurs chevaux de manière à parcourir 8 kilomètres à l’heure pour les voitures de place, et 10 kilomètres pour les voitures de "remise.

§ 6- La première heure est due intégralement, lors même qu’elle ne serait pas entièrement écoulée. Le temps excédant la première heure est payé proportionnellement à sa durée.

§ 7. Les cochers pris à la course ou à l’heure avant minuit 30 minutes, qui arrivent à destination après cette heure, n’ont droit qu’au prix fixé pour le jour, pour la course ou pour la première heure.

Les cochers pris à la course ou à l’heure avant 6 heures du matin en été, et 7 heures en hiver, ont droit au tarif de nuit, pour la course et la première heure, quand bien môme ils arriveraient à destination après ces heures.

§ 8. Dff 6 heures du malin à 10 heures du soir en hiver, et minuit en été, les cochers ne seront tenus de franchir les fortifications, pour conduire des voyageurs dans les bois de Boulogne eide Vincennes, ou dans les communes contiguës à Paris, qu’autant qu’ils auront été pris à l’heure.

Ils ne seront tenus de franchir les fortifications après 10 heures du soir en hiver, et minuit en été, ni de conduire en aucun temps des voyageurs dans les communes dont le territoire est contigu à Paris.

Le transport dans ces communes, de même que le transport dans les autres, après 10 heures du soir en hiver, et minuit en été, est réglé de gré à gré.

Les communes dont le territoire est contigu à Paris sont :

Charenton, les Prés-Saint-Gervais, Saint-Mandé , Montreuil, Bagnokt , Romainville, Pantin, Âubervilliers, Saint-Ouen, Saint-Denis, Clichy, Neuilly, Boulogne, Issy, Vanves, Montrouge, Arcueil, Gentilly, Ivry et Vincennes.

Tout cocher qui sera pris avant 10* heures du soir, en hiver, et minuit en été, pour se rendre, soit dans les bois de Ftncennes ou de Boulogne, soit dans les communes dont le territoire est contigu à Paris, ne pourra exiger, lors même qu’il arriverait à destination après dix heures ou minuit, suivant la saison, un salaire plus élevé que celui qui résulte du tarif de jour.

§ 9. Lorsque les chevaux ont été employés par le môme voyageur à l’extérieur pendant deux heures, sans aucun repos, le cocher peut les faire reposer pendant vingt minutes; ce temps de repos est à la charge du voyageur.

§ 10. Lorsqu’un. cocher est loué en dehors des fortifications, à destination de Paris, il n’a droit qu’au prix du tarif de l’heure dans l’intérieur de Paris.

§ 11. Lorsqu’un cocher est loué dans l’intérieur de Paris pour conduire directement dans l’une des communes dont le territoire est contigu aux fortifications, le tarif de l'extérieur lui est dû, à partir de la location.

Lorsqu’un voyageur, après avoir employé une voiture à l’heure ou à la course dans l’intérieur de Paris, se fait conduire hors des fortifications, le temps employé dans Pans lui est compté suivant le tarif de l’intérieur ; le temps employé au delà des fortifications est payé suivant le tarif de l’extérieur.

§ 12. Tous les colis que le voyageur fait placer sur l’impériale des voitures ou le siège des cochers, quels que soient leur nature ou leur volume, seront assujettis à la taxe de 25 centimes par colis ; rien n’est dû au-dessus de 75 centimes.

Les cochers sont tenus d’en ellectuer le chargement et le déchargement.

Ne sont pas regardés comme colis, et doivent être dès lors transportés gratuitement, les cartons, sacs de voyage, valises, parapluies, cannes, épées, et généralement tous les objets que les voyageurs peuvent porter à la main ou tenir dans l’intérieur de la voiture, sans la détériorer.

Les omnibus, grandes voitures ouvertes à tous, sont composés de trente et une lignes, correspondant aux différentes lettres de l’alphabet.

Circulant dans tout Paris depuis 8 heures du matin jusqu'à Il heures du soir, ils sont d’une grande ressource pour tout le monde, au point de vue surtout de l’économie.

Qu’est-ce, en effet, que 15 centimes ou 30 centimes pour faire souvent 10 kilomètres ?

rrlx des places : impériale, «S centimes sans correspondance; intérieur, 30 centimes avec correspondance.

Conseils. — Les omnibus, faciles à distinguer par leur forme spéciale et leur lettre alphabétique, ont un itinéraire tracé d’avance, et correspondant à tous les quartiers de Paris; il vous suffira donc d’une petite étude, pour en bien saisir le mécanisme, et savoir quelle est la voiture que vous devrez prendre dans vos excursions.

Les omnibus, très-courus aujourd’hui et complets en général au point de départ, prennent et descendent des voyageurs, soit en route, soit aux différentes stations de la ligne; le meilleur moyen, pour être assuré d’avoir de la place, est d’aller d’avance au-devant de l'omnibus, ou d’entrer au bureau dé* la station pour prendre un numéro. %

Recommandation». — Ayez bien soin, en payant votre

place, de demander la correspondance au conducteur. Si vous ne connaissez pas Paris, dites, en montant, la rue où l’on devra vous arrêter, et exigez que le conducteur arrête sa voiture lorsque vous descendez.

Si vous êtes sur l’impériale et que vous descendiez la voiture étant en marche, ayez bien soin de descendre à reculons; et ne lâchez le marchepied qu’après avoir fait deux ou trois pas, le pied droit toujours en avant.

objet» perdu». — S’adresser immédiatement dans l’un des bureaux de la ligne parcourue, et faire sa déclaration.

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