‹ Paris et la banlieue piece en cinq actes et onze tableauxChapitre 47 sur 77 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les trois Frères, M ra * RENAUD.

jacqi es. Diable 1... elle n'a pas Pair de bonne humeur, la lante.

M-* RENAUD. Ah 1 vous v'ià enfin !...

pierre. Décidément, le tempe est à l'orage...

M"" RENAUD. Quel démon vous a donc poussé à conduire ce jeune homme A Grenelle ?

Lazare. Ma foi, ma tanle, c'est ..

M“' Renaud. C'est Jacques, pour se rapprocher de celle mijaurée de Cléineuce ?

Jacques. Kh bieu I oui...

M"'" RENAUD. El ça l'a joliment réussi :tu voulais lui parler d'amour, et c'est nn autre qui a eu le rendez-vous...

Jacques. Comment! vous avez appris...

M” renaud. Belle misère... comme c'était malin A découvrir!... la jeune Gleqni tremblait, qui rougissait, j'ai compris tout de suite qu’elle l'avait vu... mais ce n’est pas tout, elle Pa avoué A son oncle, qui lui a promis de les marier, qui lui a presque dit, en confidence, qu’il étaii son père; enfin sa vo!omé ne se couibe plus autant devant la mienne ... il commence A dire : ie fondrais, et bientôt il pourra dire : je eux I... il a quitté Paris malgré moi, pour chercher son fils, el si on ne Pen empêche, ce monsieur Frédéric entrera cn maître dans la maison, pour nous en chasser mua...

Jacques. Ç» ne sera pas, ma tame.,.

M"' rlnaud. Aussi, maintenant, ilnes’agil plus d’occu|)er ce monsieur Frédéric pendant quelques heures; c’est plus que ça qu'il nous faut. . ce o'est pas u ie séparation d'un jour, c’e-t une séparation qui dure des mois, des années...

PARTS ET Li

Lazare, bai à ta frirtt. Mieux encore... I PIERRE. Cotnmeiilî uzare. l'ne séparation éternelle...

pierre. Hein !...

M"“ Renaud. Cherchez , inventez un moyen. . A vous (rois vous (lever trouver ça... et quand vous aurez trouvé, quoi ou'il en coû e, marchez: s'il fout de l'or, en v’Ià...

( Elle prend une poignée d'or dont tu poche. ) S’il en faut plot, en v’Ia encore .. (Elle en tort une nuire poignée.) N'épargm z rien, je vmis en donnerai lonjours ; il faut sauver vol' avenir, vol' fortune; il faut S tout prix que j’arrive au seul but de ma vie... Dieu me voit et tue juge '...

JACQUES. Ma tante, nous réussirons...

LAZtHE Etau delà de vos désirs... ( Hat ri tes frènt ) Justement le moulin de Cardaillan est isolé et en éloignant le meunier...

M*‘ RENAUD. Le moulin c'est bon; ma s auparavant profitez de la 16 e qui -c donne tos Champs Élysées. Monsi urde C amarins est à la ban doue, retournez à l’a- is, et là, perdus Jans la foule. . A propo-, et Pascal?

pierre. Pascal, soyez tranquille, ma tante, il n'e>t pas à crain ire...

M"‘* rinaud. Obi il l’est plus que vous ne croyez...

Lazare. Il cherchait Frédéric, il nous poursuivait pour lui parler; mais nous nous en sommes adroitement déba' rassés. ..

pascal, entrant. Serviteur de tout mon cœur!

tous. Pascal I...

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