SCÈNE PREMIÈRE
CARDAILLAN , entrant à pat de loup.
Personne ne m'a vu !.. L'est bienheureuz !.
arrêtons-nous!... le trésor est là I (Il prend le portefeuille dont ta poche.) J 'ai cru n’a bord qu’il n'y avait là de laits que Is épargnes du vieux , quelques mi le francs... Mais quand je me suis mis à compter les rentes au portrur, les bous du trésor, les billets de banque, il y en avait tant, tant, que le vertige s'est emparé de moi, j'ai cru que je devenais (ou.. . Des mi lions .. je ne croyais pas que ça pouvait épouvanter !... et pourtant, depuis que je possède tout ça... je ne sais plus où je suis, j’ai la tête perdue!... Voyons , voyons, >almons-nous un peu et raisonnons! ... Qu’eSlce que je vas faire de tout ça ?... Je lie peux pas m'eu achtdi r des maisons, je ne peut pas ie placer, on me demanderait d’où ça me vieul ; il y a tant Ue curieux !... Je ne peux pas le garder pour lu dépenser peu à peu , le cacher toujours sur moi , y a tant de voleurs!... Sapristi). .. mais je ne vis plus... Ohl maudit vieillard. .. va ; niais y en a trop... y eu a trop! .. Eu venant ici, la sueur inondait mon front, mes jambes chancelaient, je ne pouvais plus faire un pas... Eh bien, avec tant d'argent dans ma poche je n'ai pas même osé entrer dans une maison ponr acheter le droit de m'asseoir et de boireuu vvrred'eaul.. C'est bien ia peine d'étre riche à millions!
Voilà comme on est ; on ne réfléchit pas, on
sent près de soi de l’argent à prendre , la main vous démange; la tête se p rd ; on va, on obéit à un sentiment irré-islible... enfin on prend... et puis quand on le lient cet argent maudit, on est inquiet, troublé., on a ia fièv.e, on a peur... (Ici un roulement de tambour te fait entendre à la cantonade .) Qn’est-re que c'est que ça?... Le tambour...
Aiil... oui, la garnist.n de Viucennes ici prés. Je sois seul.. . seul, ce o’esl pas trop prudent, dans un boisl... J'ai en tort de venir ici. on n'y est pas en sûreté... un bois, ça peui servir de refuge à on tas de liions... Eh bien! oui, maisj'ai voulu m étourdir au milieu du bruit ; j’ai élcà Par s pour mepenliedans la foule... mais je croyais toujours sentir mie main dans ma poche.. La police est si mal faite !... Mais alursoù vivre? comment exister?... J'ai peur du monde, je redoute la solitude? .. Sapristi, mais je suis ires-malheureux , moi ! ( Un entend de nouveau le bruit du tam'our.) Encore!... celle fuis ci, ilsvienmnldececôté... Sauvons-nous... Non, non, ne nous sauvons pas, ça pourrait donner des soupçons... Marchons lentement... ça n'aura pas l’air...
Il «ori p>i marchant lentement «ar l'air île la Fiancé**, et il le chantonne avec l’ofcb**stre comme font les gens qui ont peur pour se donner du coutag*.