‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 177 sur 314 · L'£sTOiL£, t. III, p · texte numérisé non relu

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jetaient sur eux par les fenêtres de chaque maison. Les Suisses se mirent à genoux, montrant leurs chapelets, criant : Bonne France! Miséricorde! Bon catholique! On en eut pitié; on les laissa partir. Quelques bourgeois en Hrent entrer chez eux. C'est à ce moment même que d'O et le maréchal d'Aumont se présentèrent de la part du roi, avec l'ordre de faire retirer les troupes *. La députation des capitaines de l'Université était arrivée à l'Hôtel de Ville vers trois heures et avait déclaré aux personnages officiels qui se trouvaient dans la maison que « le feu s'allumait de telle façon qu'il était urgent d'y pourvoir ». Il fut décidé que le sieur Bellanger, conseiller au Parlement, colonel au quartier de l'Université, et Téchevin Sainct-Yon iraient immédiatement trouver le roi pour le mettre au courant de ce qui se passait. Bellanger et Sainct-Yon remplirent sans retard leur mission, et c'est sur leurs instances que Tordre avait été donné par Henri HI au maréchal d'Aumont de ramener les Suisses vers le Louvre. Quand d'Aumont, suivi de M. d*0, arriva au Marché-Neuf, il était environ quatre heures. Le maréchal obtint sans difficulté qu'on livrât passage aux soldats du roi. Il fut décidé que la compagnie de gardes-françaises commandée par le capitaine Malivaut marcherait en tète et celle du capitaine du Gast en queue : au milieu se placèrent les compagnies suisses, mousquetaires, arquebusiers et piquiers. Tout alla bien d'abord, mais, au moment où les arquebusiers suisses défilaient sur le pont Notre-Dame, plusieurs bourgeois leur crièrent d'éteindre les mèches de leurs arquebuses. Ils eurent l'imprudence de refuser et firent même une décharge qui lua deux bourgeois de la milice et blessa un lieutenant à la gorge. Cette agression d'hommes qu'on considérait dans le peuple comme des prisonniers et des vaincus que le

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