‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 19 sur 314 · INTRODUCTION XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIX

seconde moitié du xyi"" siècle tout au moins, commandait à deux ou trois cinquanteniers, selon la grandeur du quartier; et chaque cinquantenier avait pour auxiliaires quatre dizainiers ^ Ils prêtaient tous serment entre les mains du prévôt des marchands.

Les quartiniers, cinquanteniers et dizainiers ne remplissaient pas des fonctions purement civiles. Au quartinier appartenait le soin de garder les clefs des portes de la Ville, ainsi que les vingt-quatre seaux de ville et les crocs n fer pour servir en cas d'incendie *. Ils faisaient, sur la réquisition du prévôt des marchands, des perquisitions et des visites domiciliaires, soit pour rechercher les gens suspects, soit pour se rendre compte des provisions qui pouvaient être réquisitionnées, en cas de besoin. Enfin, ils furent longtemps les chefs uniques de la milice municipale; mais, à partir de 1562, une hiérarchie nouvelle fut organisée pour mettre sous la main du roi la direction de la milice bourgeoise. C'est, en effet, à cette époque que remonte la création des capitaines ^. En avril 1563, les seize quartiers sont encore commandés par seize capitaines *; mais, dès le début de Tannée 1568, les chefs mili-

les dizainiers et deux bourgeois de chaque dizaine mandés par le quartinier, et les dizainiers étaient choisis par le Bureau de la Ville sur la proposition du quartinier. (Rbo. H, 1785, fo 92-94).

1. Mémoire, etc. (Reg. H, 1784, fol. 132.) Nous ne savons sur quel fondement Leroux de Lincy allègue (p. 195) quMl « y eut pendant longtemps, sons chacun des quartîniers, deux cinquanleniers et dix dixainiers ».

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