‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 20 sur 314 · Traité de la police, t. IV, p · texte numérisé non relu

Traité de la police, t. IV, p

3. Le Becueil des ordonnances roy aulx, sur le faict et jurisdiction de la prévosté des marchands et esckevinage de la Ville de Paris fixe ce point d'une manière authentique à propos de la formule de serment des capitaines : « Le serment que le roy entend estre faict par les cappitaines et lieutenans astablis en ceste Ville de Paris, 7nil cinq cens soixante deux, à cause des (roubles qui estoient lors ». Leroux de Lincy, p. 199, étudie l'organisation des cadres de la milice bourgeoise en 1587. On n'a pas encore essayé de montrer qu'elle est bien antérieure.

4. Le 7 avril 1563, le prévôt des marchands assemble au petit bureau les 16 capitaines de quartiers pour leur faire certaines recommandations, et le Registre donne leurs noms. (Rbo. H, 1784, fol. 144. — Fius., t. III des Preuves, p. 403.)

XX INTKODUCTION

taires des seize quartiers portent le titre de colonels^ et un règlement du 24 janvier nous apprend qu'ils se réunissaient deux fois par semaine à THôtel de Ville ; un mandement du 8 février de la même année assigne à, ces colonels les emplacements qu'ils doivent occuper, en cas de besoin * . Il ne faudrait pas croire, du reste, que la création des colonels et des capitaines ait complètement supprimé l'action dos quartiniers sur la milice. C'était à ces derniers que revenait le soin de réunir les habitants des dizaines pour élire les capitaines ', et celui de transmettre aux mêmes capitaines, par l'intermédiaire des dizainiers, l'ordre d'aller prendre la garde de telle ou telle porte. Enfin, les capitaines ne faisaient les perquisitions dans les hôtelleries et dans les maisons particulières que sous la surveillance et la direction des quartiniers. Néanmoins, il serait puéril de méconnaître que la création des colonels et des capitaines diminua l'importance des quartiniers, cinquanteniers et dizainiers, au point de vue de leurs anciennes attributions militaires.

Pour terminer Ténumération des auxiliaires de la municipalité parisienne, il reste à citer les trois compagnies des gardes de ville, les archers^ les arbalétriers et les hacquebutiers... L'existence de la compagnie des arbalétriers est certaine à partir de 1359, et elle aurait eu pour raison d'être la nécessité de maintenir l'ordre dans Paris après la défaite

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