Relation du Bourgeois
'2. L*EsTOiLE, t. III, p. 147. 11 s'agil de Bussy Le Clerc.
:t. Helat. du Bourgeois. De Thou, 1. X, p. 269.
à Charlies, le roi Taurait fait pendre. On trouva dans rintérieur de la Bastille de grandes quantités de farine, de viande salée, de vin et, sur la plate-forme, quinze ou seize canons braqués sur la ville et chargés. Le cabinet du roi, qui avait été placé dans la citadelle, fut respecté, comme la vaisselle plate du gouverneur. Quelques prisonniers politiques furent mis en liberté, notamment Tavocat Bamnus, syndic du pays d'Agénois, que le roi avait envoyé à la Bastille quatre ans auparavant pour avoir eu le verbe trop haut dans les assemblées de Guyenne, et le marchand Feuillet, qui ne voulut plus se séparer de la clef de son cachot et prétendait qu'on Tavait laissé trois jours sans boire ni manger. Bussy Le Clerc porta les clefs de la porte Saint-Antoine au duc de Guise, qui ne voulut pas les recevoir, mais les laissa prendre à un de ses gentilshommes. Le château de Yincennes tomba également aux mains des ligueurs, le 18 mai ^ On y mit une garnison d'une soixantaine d'hommes, qui trouvèrent la place abondamment approvisionnée. Toutefois le pillage ne fut pas autorisé; la vaisselle d'argent et une grosse somme en espèces, qui se trouvaient à Yincennes, furent mises en lieu sur. Guise fit sceller les coffres de l'Hôtel de Ville qui contenaient les recettes municipales et promit qu'un quartier ou deux seraient payés aux rentiers. Les prédicateurs devenaient bénins et pacifiques. Ils cherchèrent k prévenir toutes les violences envers les personnes. Deux soldats ayant fait quelques prisonniers sans ordre, le duc de Guise fit venir les deux coupables « et, à la chaude, bailla à chacun d'eux un coup d'épée • ». Quant à Pereuse, le
1. H. Mabtin (t. X, p. 77) écrit : « Le 17, Vinceanes capitala ». Or on lil dans la Relation du Bourgeois de Paris que « le lundy oh s'assura de l'Arsenal, et le mercredy ensuivant du chasteau de Vincennes, etc. ». Le mercredi était le 18 mai, comme il est facile de le constater en parcourant le journal de TEstoile.