‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 211 sur 314 · Ibid., fo 181, et Arch. cob. p · texte numérisé non relu

Ibid., fo 181, et Arch. cob. p

suffisamment étudié. L'Hôtel de Ville, depuis la retraite du roi, entretient avec toutes les grandes villes une correspondance infatigable dont nous avons donné plus haut quelques échantillons *. Cette correspondance se poursuivit pendant le mois de juin 1588 avec une rare activité. Elle était évidemment inspirée par ce que Pasquier appelle le conseil d'État du duc de Guise *. Il se composait, entre autres, de Bussy le Clerc, Senault, Aimonnot, Louchard, Heuron et Crucé; le prévôt des marchands et les échevins y avaient voix délibérative. Sous l'impulsion des chefs du parti, la municipalité ligueuse se met en relation avec toutes les grandes villes de France et varie son langage avec un tact et une habileté qui révèlent et trahissent la collaboration du duc de Guise. Tantôt les magistrats parisiens félicitent une municipalité qui est avec eux en complète communauté de vues et Texhortent à nouer des intelligences avec les villes voisines. C'est ainsi que, le 9 juin, ils écrivent au maire et aux échevins d'Orléans : « Sy vous recongnoissez entre vous combien vostre dernier bon euvre apporte de seureté à voslre ville, nous ne pouvons exprimer la conjouissance que nous en recepvons de tous costés »; et le prévôt des marchands prie le maire d'Orléans de nouer une correspondance suivie avec Tours, Chartres, Angoulème, villes avec lesquelles « il a le commerce le plus fréquent ® ». Tantôt on engage les autres villes à envoyer des députés au roi pour appuyer les revendications parisiennes *, et l'on affirme que le roi s'est résigné « à don-

i. Voy., page 373, les lellres adressées le 28 mai à la ville de Rouen et, vers la même époque, aux villes de Lyon, Sens, Troyes, Reims, etc.

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