‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 217 sur 314 · Mitf., f · texte numérisé non relu

Mitf., f

3. /6td., f 136. De Thou dit que de Villars finit par se déclarer ouvertement pour le duc de Guise, malgré les pressantes sollicitations de Grillon * ^ue le roi envoya deux fois au Havre. T. X, p. 324.

à rhérésie et à la tyrannie que Ton veoit pied à pied envahir ce royaume, par le mauvais conseil de ceulx que, pour la pugnition de noz faultes, Dieu a permis s*eslever aux plus grandes dignitez et entreprendre une aucthorité par-dessuz les naturelz conservateurs et de la religion et de TEstat * ». Quand le cardinal de Guise se rendit maître de Troyes * dans les circonstances que nous avons racontées, la municipalité parisienne écrivit « à Tilluslrissime et révérendissime cardinal, duc et archevêque de Rheims et premier pair de France » pour le féliciter de « Theureux succès de ses affaires avecq MM. de la ville de Troyes »>. Le prévôt des marchands et les échevins, qui se disent eux-mêmes « tous gens de bien, catholiques et fidellcs subjectz du roy », se déclarent, en outre, « obligés à sacriffier leurs vyes et moyens, après la cause généralle, au service particulier qu'ils doibvent au cardinal, et ils terminent par cet acte de soumission respectueuse : Commandez doncques, s'il vous pLaist, et aux effectz vous congnoistrez que vous n'avez et n* aurez jamais de plus affectionnez serviteurs que nous ^ ». En face de cette coalition des villes et de l'aristocratie ligueuses, Henri III paraissait bien faible. Promenant sa petite cour de Chartres à Vernon, puis de Vernon à Rouen, où il était entré le 11 juin, il n'essayait même pas un semblant de résistance et, tandis qu'il s'amusait à donner des joutes, comme si le royaume eût joui de la tranquillitr la plus profonde, ses émissaires avaient pour mission exclusive de chercher à deviner les conditions auxquelles le duc de Guise accepterait un accord. Gaspard de Schomberg, Marc Miron, premier médecin du roi, Nicolas de Neuville, sieur de Villeroy, servaient d'intermédiaires habituels entre Henri III, d'une part, et Catherine et Guise, d'autre part.

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