INTRODUCTION XXI
de Marcel et de ses adhérents *. Cette compagnie était mise expressément aux ordres du prévôt des marchands, et ceux qui en faisaient partie touchaient une paye de deux gros par jour et de quatre* en temps de guerre. Ils étaient, en outre, exempts de toute contribution personnelle. En août 1410, Charles VI réduisit à soixante le nombre des arbalétriers et créa une compagnie de cent archers qui reçurent les mêmes privilèges que les arbalétriers *. Enfin François P', par lettres patentes datées de mars 1423, organisa une troisième compagnie, celle des hacquebutiers. qui portaient une sorte d'arquebuse, nommée hacquebute. Il faut relever dans les lettres de François V^ que le nouveau corps ne devait pas être envoyé hors de Paris sans Tautorisation formelle du prévôt des marchands ^ Les trois compagnies, réorganisées par Charles IX en février 1566 et portées respectivement à cent hommes, perdirent à cette époque le droit d'élire leurs capitaines, dont le souverain s'attribua la désignation, et reçurent Tarquebuse pour arme commune. Cette première atteinte aux antiques privilèges des gardes de la Ville fut suivie do plusieurs autres. Nous ne rappellerons que la nomination par le roi Henri II, en septembre 1550, d'un capitaine général des archers, arbalétriers et hacquebutiers de la Ville, nomination qui souleva les vives réclamations du corps de Ville. Nous verrons qu'au début de l'insurrection ligueuse les trois compagnies se signalèrent par leur indiscipline et abandonnèrent la cause du roi *. Avoir indiqué les éléments
1. Les lettres patentes, délivrées par le dauphin Charles le 9 août 1359, organisent la confrérie des arbalétriers, en fixent l'efTectif h 200. Voy. Recueil des Chartes, etc., des arbalestriers, archers, arquebusiers, etc., de la Ville de Paris, par M. Hay, 1770, in-fol., p. 26.