W/d., fM
Halles *. Mais le 30 août, « pour ce que, chacun jour, il arrive en ceste ville nombre effréné de soldats vagabonds et aultres personnes sans adveu qui ne peuvent apporter que rumeur en ceste dicte ville et y troubler le repos », le prévôt des marchands prescrit aux colonels de faire, dans la journée du 1®' septembre, « recherche des vagabonds dans toutes les maisons, chambres garnies, hostelleryes et aultres lieux * ». Ce service de recherches et de garde, qui incombait à la milice, lui semblait probablement assez lourd, car il résulte d'un mandement, en date du 9 septembre, que « plusieurs chefs d'hostel » avaient délaissé leurs maisons « pour ne pas monter leurs gardes ». Le mandement invite les colonels à réunir les capitaines, lieutenants et enseignes de leurs quartiers respectifs pour « leur faire entendre la nécessité de continuer les gardes de jour et de nuict, pour maintenir la ville en seureté et repos contre les desseins des ennemis de Dieu et du roy ». Les bourgeois, on serait presque tenté d'écrire les gardes nationaux, sont priés de se faire remplacer par quelqu'un, s'ils sont empêchés, « sous peyne de 1/2 escu d'amende, aplicable en la manière accoustumée pour la première fois et, pour la seconde fois, du double, aplicable moictié aux frais du corps de garde, l'autre moictié aux pauvres de THostel- Dieu de Paris ' ».
Enfin, comme pour montrer son dédain pour le Valois, à ce moment même où la royauté, humiliée et bafouée par la Ligue, peut se retourner contre Paris et menacer dans un effort suprême la capitale de la rébellion, l'Hôtel de Ville ne soupçonne pas qu'un danger sérieux puisse venir de ce vaincu qui pardonne, et l'on s'occupe gravement dercce-