L'EsTOiLB, t. III, p
3. Palma-Gaybt dit que les partisans du roi étaient appelés •'politiques
marque tinrent conseil chez le duc d'Aumale et prirent la résolution de s'emparer de la capitale, sauf à s'inspirer ensuite des circonstances ^ Il ne parait pas que les royalistes aient essayé de résister sérieusement. Prévenus plus lard que les ligueurs, ils perdirent encore du temps à se consulter, tandis que leurs adversaires descendaient dans la rue *. L'Estoile affirme, un peu légèrement peut-être, que les royalistes, « mesme les premiers de la justice », eussent été les plus forts, s'ils s'étaient décidés à agir; mais ils se laissèrent intimider et montrèrent leurs craintes, si bien que les mutins, » voians qu ils avoient peur d'eux, leur sautèrent au colet et, aians pris les armes pendant qu'ils consultoient, ce qui dévoient avoir jà fait, frappèrent les premiers et par ce moien obtinrent l'avantage et la victoire, laquelle, en toutes révoltes et séditions populaires, demeure à ceux qui entreprennent les premiers ».
Ainsi maîtres de Paris sans combat, les membres du conseil de la Ligue (qui avaient à leur dévotion Roland et Desprez, les seuls magistrats municipaux restés en fonction à l'Hôtel de Ville depuis l'arrestation de La Chapelle- Marteau, Gompans et Costeblanche) employèrent la nuit du 24 décembre à rédiger, sous le nom de la Ville, des lettres et circulaires à différentes cités et à plusieurs grands personnages qu'il était important de se concilier.
Une formule collective parait d*abord avoir été arrêtée pour informer les villes fidèles à l'Union de l'assassinat du duc de Guise et les grouper autour de la capitale. G'est la circulaire intitulée « A plusieurs villes ' » ; mais d'autres
et ont esté appelez depuis catholiques royaux, à différence des catholiques liguez, qui se qualinèrent du tiltre de catholiques unis ou de rUnion ». L'EsToiLB emploie également les expressions de royaux et de politiques.