‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 259 sur 314 · Ibid,, fo · texte numérisé non relu

Ibid,, fo

ville, assçavoir une au quartier des Halles, une aultre au quartier de Grève, et une aultre au quartier des pontz, citté et Université ». Le guet devrait donner le mot aux rondes de bourgeois lorsqu'il les rencontrerait; un roulement serait établi entre les colonels et les capitaines des différents quartiers pour surveiller l'exécution de- ces mesures. C'étaient surtout les écoliers qui, parait-il, se plaisaient à maintenir la tradition du tapage nocturne. Le 29 octobre 1588, le procureur de la Ville vient déclarer au bureau que « plusieurs escoUiers et aultres personnes vont la nuict par troupes avecq armes et, le plus souvent, sans avoir lumière ou mot de guet par les rues de la ville... » Sur ces observations, le Bureau prend aussitôt une délibération contenant « défense d'aller à heure indue, avec armes ou sans armes, en troupes de plus de trois ou quatre ensemble, parles rues de ceste dicte ville, sur peine d'amende arbitraire et pugnition corporelle, s'il y eschet * ». Il faut peut-être attribuer au peu de confiance que les écoliers inspiraient à la Ville l'ordre du 28 décembre de la même année qui enjoignit « à tous les principaux des collèges d'envoyer au bureau de l'hostel de la ville, dans trois jours, les noms et surnoms des maîtres, pédagogues,, régens, enfans et serviteurs es tans en leurs dictz collèges , soyt qu'il y ayt exercice ou non, et ce à peine de cinq cens escus d'amende, qui se payera sans déport ' ». Cette supposition est d'autant plus vraisemblable qu'un ordre du prévôt des marchands, en date du 28 janvier 1589, défend aux principaux des collèges « de laisser sortir les écoliers hors de leurs collèges ^ ».

Après l'assassinat des Guises, l'état de guerre s'ouvrait de fait entre le roi et Paris. De là, pour la municipalité, une

Page 1