Voy. p. 492, note
sur iceux arrester le voile du Conseil général^ sans autre plus grande assemblée ». Ainsi, en définitive, les princes devaient avoir le dernier mot. Le lendemain 17, ils se réunirent en conseil avec quelques membres des compagnies souveraines, quelques gentilshommes, les échevins et « aucuns bourgeois notables de la Ville » pour examiner les rôles « baillez tant par la cour de Parlement, chambre des comptes et généraux de la justice des aydes que par les députez des quartiers, suivant la délibération faicte lejourd'hier, en l'assemblée générale des habitans d'icelle ville, contenant les noms de ceux qui sembloient propres pour assister au conseil général que Pon a désiré estre estably comme nécessaire pour pourvoir à Tentretenement de TUnion et conservation de la religion catholique, apostolique et romaine et de Testât ^ ». A la suite de cette conférence, Mayenne arrêta la composition du Conseil général de TUnion. C'est très improprement qu'on Ta appelé le Conseil des quarante, car, ainsi que nous Tavons dit plus haut ', il ne paraît pas avoir été constitué avec des cadres bien arrêtés, lors de la nomination du duc d'Aumale en quantité de gouverneur de Paris et de la reconstitution de la municipalité parisienne. Quant à Mayenne, il éleva le nombre des membres du conseil général de FUnion, le 17 février 1589, à cinquante-quatre membres, si Ton en croit le Dialogue du Maheustre et du Manant ^; et les personnages sur lesquels il porta son choix pour contrebalancer Tinfluence démagogique des élus du peuple * appartenaient tous aux plus hautes classes