‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 277 sur 314 · Extraits des registres, Félib., Pr., t. V, p · texte numérisé non relu

Extraits des registres, Félib., Pr., t. V, p

2. Ibid, Pasquier parail exagérer quand il écrit que la convention passée entre Henri III et Du Guast stipulait que ce dernier « prendroit des ligueurs les dix mil escus qu'ils luy apporloient ». On peut supposer peutêtre que, outre la part contributive de Paris, les princes, villes et communautés de l'Union avaient aussi fourni leurs cotisations. En tout cas, il semble incontestable que le roi donna 30,000 écus comptant. Sans parler du témoignage de Pasquier, liv. XIII, lettre X, os Tiiou, X, p. 510, affîmie que les 30,000 écus furent payés comptant par Pierre Molao, trésorier de l'épargne.

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L'excès des humiliations eut cependant pour effet de rendre un peu d'énergie au roi. Il exprima d'abord sa colère dans une série de manifestes ou déclarations ^ La première déclaration enlevait au duc de Mayenne, au duc et au chevalier d'Aumale toutes leurs charges et dignités, en les qualifiant « d^infidelles, rebelles, atteints et convaincus des crimes de rébellion, félonnie et de lèze-majesté au premier chef ». La seconde, datée comme la première de février 1586 et signée à Blois, vise spécialement les villes de l'Union. Elle porte que les « Villes de Paris, Orléans, Amiens et Abbevilles et toutes les autres, si aucunes y en a qui les assistent, sont aussi déchues de tous les états, offices, honneurs, pouvoirs, gouvernements, charges, dignités, privilèges, prérogatives, dons, octrois et concessions quelconques ». Le roi les déclare coupables de félonie et de lèse-majesté dans les mêmes termes que les princes de l'Union. Il accorde à Paris et aux autres cités rebelles jusqu'au 15 mars 1589 pour « reconnaître leur faute et se remettre en l'obéissance "... » En outre, et doutant lui-même de l'effet de ces excommunications laïques, Henri III expédia des lettres patentes pour convoquer la noblesse, le ban et l'arrière-ban et les compagnies de gendarmerie. Un édit de février, enregistré plus tard dans un lit de justice du 23 mars, transféra à Tours le Parlement et la Chambre des comptes ^. Enfin, Henri III expédia en Suisse Nicolas Harlay de Sancy, avec des pouvoirs illimités pour faire des levées, mais sans lui donner un écu. Sancy dut prendre un déguisement pour

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