‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 280 sur 314 · De Thou, t. X, p · texte numérisé non relu

De Thou, t. X, p

2. Rko. h, 1789, fo297. — Féubibn, t V, p. 459, Pr., paraît avoir fondu ensemble les deux lettres relatives aux événements de Toulouse.

général de TUnion, composé d'un grand nombre de grandes et honnectes personnes des trois ordres, auquel conseil s'expédient et ordonnent toutes les affaires de nostre Union avec messieurs les princes catholiques , lesquels ont les premiers juré d'obéir audit conseil * ». La Ville de Paris annonce ensuite aux capitouls de Toulouse que toutes les dépêches du conseil sont scellées « d'un sceau nouveau aux armes de France, en la légende duquel sont escrits ces mots : Sigillum regni Francias*; que le parlement de Paris a autorisé le conseil et son sceau, qui figure également sur toutes les expéditions d'actes judiciaires. Elle ajoute que « toutes les capitales villes des provinces ralliées ne laissent pas d'avoir un conseil provincial pour les affaires de la province, qui reconnoist et se réfère au conseil général de Paris et y a recours, quand on a besoin du sceau pour les affaires susdites ». Ces villes envoient au conseil général des délégués auxquels on accorde voix délibérative. Telle est l'organisation qui fonctionne, en attendant la réunion des Etats généraux qui a été ordonnée par le Conseil et le Parlement. En terminant, la municipalité parisienne demande au parlement de Toulouse d'imiter l'exemple du parlement de Rouen et d'adhérer aux mesures prises par rUnion.

Dans les premiers jours de mars, le roi s'était installé à Tours après avoir signé l'édit qui transférait dans cette ville le Parlement et la Chambre des comptes'. Mais cette monarchie errante paraissait bien chétîve en face de la Ligue et de la formidable Union des cités catholiques. Autour de lui, tout était en feu. Il était pris entre les forces ligueuses de la Beauce et l'insurrection bretoniue, tandis que les huguenots devant lesquels l'armée du duc

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