Ibid,, fol
4. Ibid., fol. 329, et Féub., Pr., t. V, p. 461. Quelques mandements prennent un ton fanfaron qui atteste une certaine panique. C'est ainsi qu'à la date du 24 mai « il est ordonné que les habitans des villages de Vanves, Issy, Vaugirard, Montrouge, Gentilly, Ârcueil, Bagneux, Clamart, ChAtillon et Meudon se mettront en eirmeSy pourmettre en pièces les compagnies des ennemis qui se présenteront »; et le mandement ajoute naïvement : « aux quels habitans nous donnons tout pouvoir de ce faire ». (Reg. H, 1789, fol. 339.)
le plus de gens possible pour aller en toute diligence secourir le pont de Gournay * ».
Le 30 mai, Mayenne venait diner à Saint-Cloud et couchait à Saint-Denis. Il n'entra dans Paris que le lendemain, dans Taprës-midi, assista à une séance du conseil général de TUnion et revint coucher à Pantin *. C'est de là qu'il partit pour faire une pointe dans la Brie, où il s'empara du château de la Grange-le-Roi et de quelques autres points fortifiés. Il revint dans la capitale, après avoir repris aux royalistes Montereau-faut- Yonne, où le duc d'Épernon avait récemment jeté une petite garnison, sous le commandement de Jussac d'Ambleville 3. Grâce à l'activité de Mayenne, un ordre relatif put se maintenir dans Paris, malgré l'émotion que soulevait une attaque imminente. Des approvisionnements considérables furent réunis *. Les boulangers reçurent l'ordre de cuire du pain ^ dans la proportion des besoins du peuple et de le mettre en vente tous les jours. Enfin les pauvres, valides, furent mis en réquisition pour travailler aux fortifications. Un mandement municipal, en date du 5 juin, ordonna aux quartiniers de réunir les habitants des dizaines afin de leur annoncer « qu'il av.oit esté trouvé expédient et nécessaire faire ouverture de quelques ateliers pour faire travailler ung bon et grand nombre de pauvres vallides qui sont en ceste ville, affin que par ce moien trois choses, grandement utilles, fussent faictes et accomplyes, dont la