‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 295 sur 314 · De Thou, t. X, p. 665. — Palma-Caybt, p · texte numérisé non relu

De Thou, t. X, p. 665. — Palma-Caybt, p

4. Le 6 juin, la ville envoya un émissaire à Étampes « pour admener la plus grande quantité de bledz et grains qu'il sera possible, et iceulx faire venir en ladite ville de Paris ». (Reg. H, 1789, fol. 346.)

5. tt De par lesprévosi des marchons et eschevins de la ville de Paris, il est enjoinct à tous les boullangers, pâtissiers et aultres de cuire présentement du pain pour subvenir à la nécessité, lequel doresnavant, sans avoir esgard au mercredy ou samedy, ils pourront vendre tous les jours indifféremment, tant aux places que partout où ilz verront bon estre, tant que la nécessité durera. Faict au bureau de la Ville, le 24« jour de may 1589. » {Ibid., fol. 339.)

première est la charité, par la nourriture des pauvres ; la seconde, la forlifficalion et réparation de ceste ville et lieulx et endroictz nécessaires ; et la troisième, Tempeschement de Toysiveté, mère nourrice de tous maux entre les gens inutiles et vagabonds *. » Les principaux ateliers de travaux avaient été ouverts aux faubourgs Saint-Honoré, Saint-Denis et Saint-Martin *. Du côté des faubourgs Saint- Germain, Saint-Jacques, Saint-Marcel et Saint-Victor, les tranchées se trouvaient déjà en bon état de défense et étaient gardées chaque jour par seize compagnies qu'envoyaient les seize quartiers de la ville; le service commençait à six heures du matin et finissait le lendemain à une heure de l'après-midi '.

A mesure que l'armée des deux rois se rapprochait de Paris, le conseil général de l'Union et l'Hôtel de Ville multipliaient les mesures militaires. Chaque jour, arrivait une mauvaise nouvelle : après Gergeau-sur-Loire, dont h» gouverneur Jallange et la garnison furent impitoyablement massacrés ; après Pithiviers, dont les principaux défenseurs avaient été pendus, l'armée royaliste avait pris Étampes (1" juillet) et poussé ses coureurs jusqu'à Clamart, Meudon, Issy et Vaugirard. Les pauvres paysans de la banlieue affluèrent à Paris « en grande désolation, chassant devant eux bœufs, vaches, moutons, chevaux, asnes et tout ce qu'ils pouvoient sauver de leurs meubles, comme faisoient aussi les religieuses des monastères voisins * ». Pour calmer la panique qui régnait déjà dans les faubourgs, on envoya tous les jours quinze cents ou deux mille bourgeois aux tranchées, et les quartiniers furent invités a

1. Reg. h, 1789, fol. 344. Les deniers destinés au paiement des pauTres valides étaient recueillis dans chaque dizaine par un bourgeois que nom* maient les cinquanteniers et dizainiers. Ibid., fol. 335.

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