DbThou, p. 679. — L'Estoile, t. V,p
3. C'est le titre indiqué dans la lettre de la Ville au Pape. (Extv. des Registres. Félib., Pr., t. V, p. 463.) — Dans son édii et déclaration du 9 août {Mém. de la Ligue, t. IV, p. 29), Mayenne s'intitule a Charles de Lorraine, duc de Mayenne, pair et lieutenant général de l'État royal et couronne de France ».
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toutes sortes de richesses qu'estoit celle-cy, pour subvenir à une guerre si juste et dont elle a jusqu'ici supporté tout le faix, elle s'est rendue pauvre et son estât déplorable, résolue néanmoins de souffrir encore le feu et la famine plustost que la domination hérétique ». Paris subordonne tout à la question religieuse; la Ligue identifie la cause de la religion catholique et celle de l'État. Elle a fait tuer Henri III, non pas parce qu'il avait dilapidé la fortune publique et pressuré sa capitale , non pas parce qu'elle voyait en lui un mauvais prince, mais uniquement « parce qu'il a négligé la commination du Saint-Père * ». On ne saurait dire plus clairement que Paris reconnaît la suprématie temporelle du pontife de Rome et, comme le reproche d'Aubray à Mayenne dans la Ménippée, « qu'il a renoncé à sa nation pour servir aux idoles de Lorraine et aux démons méridionaux ' ». C'est avec raison que certains historiens 3 ont qualifié la Ligue de « république municipale, tout entière dévouée au catholicisme »; mais il convient d'ajouter que ce prétendu gouvernement des municipalités était singulièrement oligarchique dans sa direction suprême, puisque les princes lorrains annihilaient à Paris l'Hôtel de Ville. Mayenne est, au fond, très hostile aux revendications tumultueuses des masses populaires, et il n'a pas sur elles l'action extraordinaire du grand Guise. Mais, d'autre part, il subit, quoi qu'il en ait, l'irrésistible influence des congrégations, et celle de l'Espagne, qui apporte dans les. conseils de la Ligue l'esprit sombre de l'Inquisition.
\, Lettre de la Ville au pape. — L'Èdit du 5 août « pour réunir tous vrais chrétiens françols à la défense et conseryation de TÉglise catholique, apostolique et romaine et manutention de l'État roîal », emploie des expressions presque identiques : « ...A présent qu'il a plu à Dieu, par sa seule bonté, singulière proTÎdence et justice, nous délivrer de celui qui, avec Tauthorité roîale, s'étoit armé, joint et uni avec les hérétiques contre les saintes admonitions qui lui ont esté faites par notre Très Saint Père le Pape... »