‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 34 sur 314 · L'EsTOiLB, t. I, p · texte numérisé non relu

L'EsTOiLB, t. I, p

3. Noos avons déj& indiqué dans un précédent ouvrage (p. 396 el sq., HUt, municipale de Paris jusqu'à Henri III) les dates et le texte des différentes délibérations du Bureau, relatives aux jetons, bougies, épices, etc., que s'allouaient les magistrats municipaux. Voy. aussi Leroux de Li:<(Cy, Hist. de rmtel de Ville, p. 166.

modécs, et, vu la rigueur des temps, les magistrats municipaux préféraient de bonnes espèces sonnantes « aux droitz do cires, de dragées cl d'hypocras » qu'ils recevaient suivant les vieux usages '. Ils opérèrent cette conversion par délibération du 15 novembre 1374. Au moment où les administrateurs de la capitale songeaient ainsi à leurs intérêts particuliers, la situation financière de la ville était déplorable, à tel point que François de Vigny jeune, qui avait été associé à son père le 28 juillet 1564, dans l'office de recevew de la Ville ', voulut donner sa démis-

1. "Ce jourd'huy quinziesme jour de novembre 157*. ayant par noua Prévost dea marchans ei ogcheving de ladicte ViUe de Paria, après plu»[eura «randea afTa.rçs de ladicte ville, mis en délibémion au conaeil ordinaire (I iceiLB et en la préaence des procureur, receveur et RrefOer, 1b difllculté qui Beat cy-devant préaenlée au fourniaaemenl des droiu de cires, de dragéea et ypoeraa que sire Jehan de la Bruière, cspicier et apothicaire ^L .", , "'J'"' V'^"»""""^ <■«> '«T fournir par chacun an. à «uaa dea dictz estatz de prévoat des marchana, eschevins, procureur.

dieu arokt, a eM orfonni queï. d.cu'dnÙZmliTmmnar, a riduiH I .„ll., ■ ,'°"'"°" "" "■"«'" "'"" MtUwin., procureur, recer.up d. ûû.. rt», lin.i "?"'"';■• '-:l-"i': prooureup .1 g„ra., 1. .Z,m jour de Noa, 1. .omui. dï deu, een. Il™, tornS, ,i !" ' i"."'- '" leidieli .leur, eiehe.ln., pnienreur r.cmur et Zm '°"™''' " '"'°''

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2. Voy. Histoire municipale, p. S3*. La réaignalion de [■ofH,.- le, n'avait été admEae par l'assemblée générale de la Viuâ m.'A^^*** lion que, sa vie durant. François de Vigny père resterail 83,„ ''« *f ""'' nia. Leroux de Lincy (ITûf . de l'Hôtel de Ville, p. 184] indimn. k- *°" mission de François de Vigny jeune à la survivant ri„ i. ;""'*'*. !'"''■ père [t56ï); mais il néglige d'ajo François de Vigny obtint de la vi ne pouvait plus lufllre i sa ticbi dea rentrées aur l'Hôtel de Ville

sion, comme François de Vigny père Tavait lui-même définitivement donnée, au mois d'août 1574. Le receveur municipal, pour justifier sa détermination, fit valoir, dans la séance du Bureau en date du 20 novembre, des raisons fort plausibles *. Chargé, par contrat du 18 novembre 1S73, de recevoir les sommes que devaient payer les diocèses pour faire les fonds des rentes de la Ville, il n'avait pu trouver (( aucuns deniers », et ce malgré les procurations données par « les révérendissimes cardinaux et aultres prélatz » assemblés au Louvre. D'autre part, les simples particuliers, à cause « de la misère et des calamitez des guerres et troubles advenuz en ce royaume », n'avaient pas réussi non plus à payer leurs taxes et cotisations. Le déficit était de 1,500,057 livres tournois. Il fallait aviser à tout prix, car, si les rentes sur l'Hôtel de Ville demeuraient impayées, le crédit du roi serait ruiné et l'on aurait à craindre « confusion, discorde et tumulte ». La responsabilité du receveur municipal était aussi gravement engagée, et, sur les réquisitions du procureur du roi et de la Ville, le Bureau avait enjoint à de Vigny de faire son devoir et de s'arranger pour que les rentes fussent payées à l'échéance, faute de quoi « seroit proceddé à l'encontre dudict receveur et de ses cautions ». De son côté, le procureur du roi et de la Ville s'était transporté par devers les syndics du clergé pour les avertir que, s'ils n'acquittaient pas leur arriéré, « il seroit proceddé aussy contre lesdictz syndics et tous lesdits sieurs du clergé par saisie, vente et exploitation de tous leurs biens ».

Qui autorisait la Ville à employer une procédure aussi comminatoire ? Pour le faire comprendre, il est nécessaire

charge. En admeUant la démission de François de Vigny père, l'assemblée municipale mit cette condition qu'il assisterait de ses conseils son fils et successeur. Rbo. H. 1187, f« 157.

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