‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 55 sur 314 · làid · texte numérisé non relu

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choit encore et relenoit les rentes de la Ville, qui estoit le seul moien qui lui restoit pour vivre. » Le 26 mai, le prévôt des marchands convoqua une grande assemblée générale à l'Hôtel de Ville. Les membres des cours souveraines, atteints comme les autres par les mesures violentes du souverain, étaient venus en assez grand nombre. Le prévôt (c'était toujours Jean le Charron) prit le premier la parole. Il « remontra que le roy luy avoit dict et déclairé qu'il se vouUoit ayder des arréraiges des rentes constituées sur THostel de la dicte Ville, et lesquelles avoient esté jà arreslées en aulcunes provinces pour payer et chasser les estrangers qui sont en son royaulme en grand nombre * ». Sans doute, on ne trouva pas le langage du chef de la municipalité suffisamment énergique, car des voix indignées s'élevèrent, notamment celle du conseiller Abot, qui, au dire de l'Estoile, « librement et franchement déclama contre le mauvais conseil par lequel estoit conduit le roy ». L'assemblée générale décida qu'on adresserait au roi des remontrances par l'organe du prévôt des marchands '. Conformément à cette délibération, tout le corps de Ville se transporta au Louvre, le 1" juin. Le prévôt des marchands et ses collègues étaient suivis « de bon fort grand nombre de MM. de la Cour de Parlement, Chambre des comptes, Cour des aydes, notaires et secrétaires du roy en Chastelet, et plusieurs autres notables bourgeois de la Ville ' ». Henri IH reçut la députation en son cabinet, dit le registre, et entendit les remontrances « patiemment et entièrement...

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