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3. • Ce jourdhuy, vingt-septiesme jour d'aoust 1576, est venu au bureau de la Ville de Paris M. Charles de Villemoutet, conseiller et procureur du roy au Châtelet de Paris, lequel a déclairé à M. le prévost des marchans et eschevins de la dicte ville que les Estatz de la dicte prévosté et vicomte de Paris se tiendront le dix-septiesme jour de septembre prochain en la grande salle de révesché de Paris, suyvant la volonté du roy, ad ce que mes dicts sieurs de la Ville ayent à eulx y trouver le dict jour, & sept attendant huict heures du matin; et, à ceste fin, a présenté et baillé coppie des lettres du roy envoyées au prévost de Paris, desquelles la teneur
généraux devait avoir lieu le 15 novembre dans la Ville de Blois. La date eût même été avancée « sans l'altération et désordre survenus tant en Fétat ecclésiastique que séculier, par Vaigreur et continuation des guerres civiles ». Suivant la coutume et conformément à ce qui s'était fait en 1560, le roi mandait aux baillis et aux prévôts d'assembler dans la principale ville de leur ressort « tous ceulx des trois Estats d'iceluy... pour conférer et communicquer ensemblement tant des remontrances, plainctes et doUéances que moyens et advis qu'ilz auront à proposer en l'assemblée généralle de nostre dict Estât; et, ce faict, eslire, choisir et nommer ung d'entre eulx de chascun ordre, qu'ils envoyeront et feront trouver au dict jour, quinziesme du mois de novembre, en nostre dicte ville de Blois, avecques amples instructions et pouvoirs sufBsans pour, selon les bonnes, anciennes et louables coustumes du royaume, nous faire entendre, de la part des dictz estatz, tant leurs plaintes et doUéances que ce qu'il leur semblera tourner au bien publicq, souUagement et repos d'ung chascun V.. » LiO corps de Ville parisien n'aurait eu qu'à exécuter les instructions du prince, si elles n'avaient pas désigné la grand'salle de l'évêché de Paris comme devant être le lieu de réunion des membres du tiers état parisien ', aussi bieii que du clergé et de la noblesse. Or la municipalité avait toujours maintenu son droit de convoquer séparément le tiers état parisien et procéder, sans le contrôle d'aucune autre autorité, à la nomination des députés et à l'élaboration des
ensuict.... d Reg. H., 1788, f* 7. Nous ne reproduisons pas le texte complet des lettres royales, car il a déjà été en partie inséré dans VHistoire des Étais généraux de M. Georges Picot, t. II, p. 305.