‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 61 sur 314 · Ibid,, f · texte numérisé non relu

Ibid,, f

2. « Et pour cest elTect choisir et nommer en ladicte assemblée généralle ^ai sera par vous faicte en Thostel commung de vostre ville, comme dict est, personnaiges pour dresser les cahiers de leurs remontrances et des moiens qu'ilz auront advisé le plus propres pour remettre ce royaume en sa première dignité et splendeur..., sans que vous ou vos députtez, ny les autres manans et habitans, ex et au dedans de nostre ville et faulxbourgs^ soient tenus aucunement comparoir en la convocation et assemblée indicte par nostredict prévost de Paris, au 17* jour du présent mois en la grand' salle de Tévesché de Paris es estatz de la dicte prévosté, et sans que nostre dict prévost de Paris, et auquel à ceste fin nous en escrivons, se puisse aucunement entremectre pour le faict desdits estatz, en ce qui concerne nostredicte ville et faulx}K)urgs, laquelle, pour les considérations cy-dcssus, nous avons, de nostre grâce spécialle, exemptée de la jurisdiction et cognoissance de nostre dict sieur prévost de Paris, pour le regard de ladicte convocation d*estatz seuUement, voullans, pour la dignité et excel-

Ayant ainsi obtenu une fois de plus satisfaction et fait repousser les prétentions du prévôt de Paris, le prévôt des marchands convoqua les électeurs à l'Hôtel de Ville en assemblée générale. Elle eut lieu le 6 septembre 1576. On avait appelé, sans parler du corps de Ville et des quartiniers, six notables bourgeois de chaque quartier. La séance s'ouvrit par la lecture des lettres du roi, puis on nomma une commission, composée du prévôt des marchands, des échevins, « de MM. Prévost et Hennequin présidents au Parlement ou l'ung deuls, l'un en l'absence de l'autre » ; du président Nicolay pour la Chambre des comptes, du président de NeuUy pour la cour des aides, de M. Aubry, conseiller de ville, et juge des marchands, de M. Versoris, avocat au Parlement, délégué des bourgeois, et enfin de sire Nicolas Parant, délégué des marchands. Cette commission reçut le mandat de « recevoir toutes et chacunes les plainctes et doUéances et remonstrances que les citoyens de la dicte Ville et faulxbourgs d'icelle vouldront faire et présenter, ensemble tous les cahiers des corps, collèges et communaultez des marchans, bourgeois et citoiens, de quelque ordre, qualité et condition qu'ilz soient * ». On décida que, quand la commission aurait reçu toutes les doléances, elle les rédigerait en un cahier, « lequel, dit la délibération, sera raporté par lesdits eschevins en l'assemblée générale, en laquelle ledict cahier desdictes plaintes et doUéances sera leu et arresté ». Une ordonnance du 12 septembre invita, en conséquence, « tous les bourgeois, gardes des corps et communaultés

lence d'icelle, que, de son chef, elle face esditcz Estatz généraalz ung corps à part, d'avec le reste de ladicte prévosté, ainsy qu'il fut faict es dictz derniers Estatz généraulx tenus en nostre ville d'Orléans. Car tel est nostre plaisir. Donné à Paris le 2 septembre 1576. Signé : Hkhrt. Et au-dessoubz : Fizet, Et sur le doz desdictes lettres, est escript : A nos très chers et bien ornez les prévosi des marchans et eschevins de nostre bonne ville et cité de Paris. » Reo. h, 1788, f» 9.

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