Rko. h, 1788, fo
2. « A esté ordonné qu'il sera oppiné sur chacun chapitre d'iceluy cahier, et non par articles, pour obvier aux longueurs qui s'en pourroient ensuivre. » Jàid., fo 20.
PARIS ET LE NOUVEAU ROI Gî)
métiers. Le 4 et le 5 novembre, la conftnission de revision s'assembla et admit à ses délibérations un grand nombre de bourgeois. Elle ajouta au cahier général un grand nombre de plaintes et remontrances, et fit indiquer pour le 8 une assemblée générale afin « d'oyr la lecture dudict cayer, iccUuy arrcster et eslire ceulx qui en seront porteurs ». Les électeurs s^assemblèrent, le jour dit, à THôtel de Ville. Il y eut peu d'abstentions, surtout de la part des bourgeois mandés. Après avoir entendu la lecture du cahier général*, et en avoir approuvé la rédaction, l'assemblée générale nomma les députés du tiers aux États généraux. « A esté proceddé à l'ellection des personnes cy-après nommées pour les y porter et présenter; et, en ce faisant, ont esté choissy, nommez et esleuz, assçavoir jE?ar toute ladicte assemblée : ledict sieur de Saint-Mesmyn *, prévost des marchans, et par la plus grande et seyne partie d'icelle lesdictz sieurs Versoris, bourgeois, et Le Prévost, sieur de Brévaut, eschevin de ladicte Ville. » Ainsi le tiers état parisien envoyait aux Ëtats généraux trois députés seulement, le prévôt des marchands, un échevin et un bourgeois, ce Versoris qui avait été chargé de la rédaction du cahier général des doléances. C'était deux députés de moins qu'en 1560 '.
Quel était l'esprit des députés parisiens? Il était entièrement favorable à la Ligue. Luillier, prévôt des marchands S
1. L'assemblée avoue le cahier géaéral des doléances et déclare qu'elle entend qa'il soit présenté à Sa Majesté, è la tenue des Eslatz de ce royaume. Ibid, f» 23.
2. n s'agit de Nicolas Luillier, président à la Chambre des comptes, qui avait été nommé prévôt des marchands le 16 août précédent. Il ne faut pas le confondre avec Antoine Mesmin, avocat, nommé échevin aux mêmes élections. Le Prévost avait été nommé échevin aux élections de 1575. Il était secrétaire du roi. Le Roux de Lincy, dans sa nomenclature des officiers municipaux, l'appelle « Augustin Le Prévost, seigneur de Orevans ».