Lettre du 28 novembre, Ibid,, f
2. C'était e(Tectivement le roi en personne qui avait ouvert les États. Tou» les historiens constatent que la harangue de Henri III produisit un grand elTet. On peut en trouver le texte complet au t. XIII des Étals généraux. Le Journal du tiers état de Jean Bodin, député de Vermandois, auteur du célèbre ouvrage intitulé les Six livres de la République, se trouve réim» primé au t. XIII des États généraux, p. 212-315, Paris, Barrois, 1789, i^ vol. in-8o, datai. Sénat, n» 485. De Thou (t. VII, p. 448) attribue à Jean de Morvilliers, l'ancien garde des sceaux, la rédaction du discours royal.. Ce qui est certain, c'est que Henri III obtint un grand succès d'orateur. «... Sa Majesté, dit l'Estoile, harangua disertement et bien à propos. Au contraire, le chancelier de Birague, après lui, harangua longuement^ lourdement et mal à propos, dont fust fait et semé le suivant quatrain l
Tels sont les faits des hommes qae les dits : Le roy dit bien, car il est débonnaire ; Son chancelier fait bien tout au contraire, Car il dit mal et fait encore pis.
particulliërcmont les choses qui sont à traicter. Sur quoy j'ay trouvé chascun tant bien disposé et affectionné pour s'évertuer à bien faire que j'espère, avec la grâce de Dieu, que rissue en sera grandement fructueuse et sallutaire pour mon royaume et à la continuation du repos d'icelluy^ ainsy que pourrez faire entendre aux conseillers de nostre dict Hostel de Ville ou à ceulx d'entre eulx qui seront à la réception de ceste présente, par laquelle nous prions Dieu vous avoir en sa saincte et digne garde. Escrit à Blois le VII" jour de décembre 1576. Signé He>'ry et plus bas Pin ART * ».
Il y avait eu à cette séance d'ouverture des États un mouvement d'émotion sincère, quand on entendit le prince lui-même faire d'un ton grave le bilan de tous les maux qui affligeaient la France, et promettre de travailler nuit et jour, sans épargner son sang et sa vie, pour le rétablissement de la prospérité de tous. Henri III put croire un moment qu'il trouverait des instruments dociles dans les députés des trois ordres et qu'il n^aurait pas de peine à substituer son influence à celle des Guises *. Il se trompait '; les premières résolutions des trois ordres, jointes à la publication par les protestants du mémoire adressé au pape par les>
Il existe plusieurs tirages à part du discours de Henri III. Voy. Catalogue de VHist. de France de la BibLNat.j Le ", 55. — Voy. aussi d'Aubig^b, HisL univ.j col. 848. Après avoir reproduit le discours royal, l'historien ajoute : « J'eusse soulagé mon lecteur par les retranchements que j'apporte aux longues harangues; mais je n'ai osé toucher à celle d'un roi bien-disaul. »