‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 7 sur 314 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

les vins amenés par eau dans la capitale S ce qui rendait impossible aux étrangers de livrer du vin à la consommation parisienne. Une autre fois, en 1213, il «autorise les marchands de Teau à prélever sur chaque bateau venant à Paris un droit destiné à la construction d'un port '. En 1220, il leur permet de nommer et de révoquer les crieursjurés qui annonçaient dans les rues le cours des marchandises; leur concède les poids et mesures pour 320 livres par an, en attachant à cette concession le droit de basse justice, la haute justice restant réservée au roi % en ce qui concerne les vols, blessures et meurtres. Certains auteurs ont même invoqué les dispositions du testament rédigé par le même prince en Tannée 1190, lorsqu'il partit pour la Terre-Sainte avec Richard Cœur de Lion, et soutenu que les sex homines probos et légitimas, chargés à Paris par le roi de servir d'assesseurs et de conseillers aux magis* trats royaux pour l'administration des revenus de la cou^ ronne, furent les premiers officiers municipaux de la capitale *. Mais ce n'est là encore qu'une conjecture dépourvue de preuves.

En réalité, il faut aller jusqu'en 1258 pour trouver la trace authentique de la création d'une hiérarchie municipale à Paris, et constater la première apparition du titre de prévôt des marchands. Elle se rencontre dans les ordonnances d'Etienne Boileau, plus connues sous le nom de Livre des métiers : « Nus ne puet estre mesureres de blé ne de nul autre manire de graim, de quelque manière que ce

1. Ibid., et Ord,, t. XI, p. 269. Les êtrangera ne pouvaient que transporter le vin acheté par. eux du bateau dans un baquet, et ils étaient obligés de le conduire hors de la banlieue de Paris sans le décharger à terre. (Charte de 1192.)

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