‹ Paris et ses environs (volume 2)Chapitre 47 sur 112 · II. Lei moséei du Louvre · texte numérisé non relu

II. Lei moséei du Louvre

Les musées du Louvre sont publies tout Utjûuriy excepté le lundi et eertains jours de fête tombant dans la semaine, eomme Ifoël, le mardi gras et le 14 juillet. Ceux de peinture et de la sculpture antique le sont : en été (!«' avril -!<:' oet.), de 9 h. à 5 b. dans la semaine et de 10 b. à 4 b. les dimanches et fêtes: en biver, toujours de lOh. à4b.; les autres musées seulement de 11 b. à 4 ou 5 h. Il n^est fait exception que pour la êaUe des boites (dessins, p. 134), ouverte seulement dans la semaine, sauf le lundi, de 2 b. à 4 ou 6 b.

Le moment le plus favorable pour visiter ces musées est le matin. Plus tard, surtout le dimanche, ils sont généralement pleins de monde, et Ton ne peut plus jouir de la visite, notamment dans les salles de peinture.

Il y a aux principales entrées des vestiaires^ heureusement facultatifs^ car il est rare qu^ou ressorte du même côté.

L^bistoire des collections du Louvre remonte ju8au*au xvi^ s., aux princes français de la renaissance, qui non seulement dirigèrent leur politique vers ritalie, mais qui furent encore des admirateurs enthousiastes de Tart italien. A la tête des amateurs et des collectionneurs fut François P^. Ses efforts ne furent pas toujours couronnés de succès. Le groupe d'artistes occupés par lui et par Benri II y qu'on appelle Técole de Fontainebleau, n'exerça pas d'influence durable sur Tart français. L'amour des collections se réveilla sous Louis XIV, dans le rôle duauel rentra aussi le culte des arts, et qui trouva des imitateurs dans les granos (V aearin), voire même dans la bourgeoisie (Crocat). Mais les plus beaux jours des galeries du Louvre datent de la Révolution, qui y réunit les œuvres d'art encore dispersées dans les châteaux royaux, et qui appliqua aux musées le principe de la centralisation. Sa fondation remonte a 1793. Lorsque les armées françaises eurent rapporté d'Italie, des Pays-Bas et d'Allemagne un énorme butin artistique, ce palais fut en quelque sorte le musée de l'Europe. Sans doute beaucoup de statues et de tableaux ont dû être rendus après Tlnvasion, mais le Louvre passe toujours en somme pour le premier musée de l'Europe.

Le nombre des salles est si grand ici, qu'il serait difficile de s'y retrouver sans un plan , et si Ton n'a pas beaucoup de temps à y consacrer, il importe de savoir s'y orienter, car il faut déjà env. 2 h. rien que pour parcourir ces salles. Pour bien s'orienter, on se rappellera que le BEZ-DE-CHAUssiE renferme les sculptures et les gravures; le pbemieb étage, les peintures, les petites antiquités, les objets d'art du moyen âge et dt la renaissance , les dessins et diverses collections nouvelles ; le second iêtage, le musée de marine et encore une salle de peintures, le m,usée ethnographique, le musée chinois et les salles supplémentaires des dessins»

Si Von a peu de temps à consacrer à ces musées on fait bien de commencer par ceux des marbres antiques (p. 78) et des peintures (p. 94), qui sont du reste les premiers ouverts, comme il est dit cidessus. Nous recommandons aussi , surtout si Ton est pressé , de bien suivre les itinéraires tracés ci-après, si Von ne veut s'égarer et perdre un temps précieux en allées et venues. Les parties moins importantes de la description seront du reste mises également ici en petits caractères ou indiquées comme telles. Pour trouver dans notre texte une salle en particulier, consulter la table alpbabétique à la fln du volume.

Nota. Nous devons mettre en garde, comme l'administration le fait par des placards apposés de tous les côtés, contre les guides qui assaillent le public aux entrées des musées. ^

Entbiêes. La plupart des musées ont leurs entrées particulières,

78 Mve dr. 2. PARIS. Le Louvre,

que Ton trouvera marquées sur les plans , et que nous indiquerons k Toccasion. La grande entrée du musée des marbres antiques et du premier étage se trouve dans la cour du Nouveau Louvre , du côté de la Seine, au pavUlon Denon (pi. du rez-de-ch., G), et c'est de là que nous partons pour nos descriptions ci-dessous et p. 94.

Nota, L'ordre chronologique n'ayant pas été suivi dans la distribution des musées, nous ne saurions non plus nous y conformer dans notre description , à moins de demander trop souvent aux visiteurs de revenir sur leurs pas , mais nous indiquerons , 8*il y a lieu, où se trouve la suite d'une collection.

Des catalogues spéciaux se vendent à rentrée de la plupart des galeries \ mais il y en a pour lesquelles il en manque malheureusement toujours. Il y a toutefois dans beaucoup de salles des étiquettes sur les objets exposés. Nous ne mentionnons naturellement ici que le9 plus importants.

ReZ - de - CHAI7SS^E.

**Muflée dei marbrei antiquei. — Ce musée est le plus important et le premier ouvert au rez-de-chaussée. Sans pouvoir se comparer aux grands musées de sculpture antique de l'Italie, il possède cependant quantité d'œuvres de premier ordre. On fera bien d'en commencer la visite du côté du pavillon Denon (v. ci-dessus).

Dans le vestibule de ce pavillon (vestiaire facultatif) , une reproduction en bronze de la Victoire de Brescia , dans l'attitude de la Vénus de Milo (p. 82).

La OALEBiE MoLLiEM, à dr. , conduit à l'escalier des salles françaises (pi. K; p. 115). Elle contient des statues antiques plus ou moins mutilées et de valeur secondaire.

La OALE&IE Denon, à g., est celle que nous prenons. Il y a des reproductions en bronze de sculptures antiques , faites du xvi^ au xviu® s. à Fontainebleau et à Rome , et des antiques mutilées.

Bronzes: à dr., Apollon du Belvédère; à g., Diane à la biebe (Louvre); à dr. et à g., Centaures du Gapitole; à dr., Tireur dVpine (Cap.); à g., Mercure (Florence), Vénus de Cnide (Vatican), Ariane (id.), Antinoiia (Cap.); à dr., Commode en Hercule (Vat.), Laocoon (id.), Amazone (id.), TArrotino ou TEmouleur (Flor.); à g., Faune de Madrid, .Teune athlète; à dr., Vénus de Médicis; au fond, Diane et Apollon comme à rentrée.

L'escalieb Dabu ou Grand escalier, à l'extrémité de cette galerie, conduit au musée de peinture (p. 94). Cet escalier était resté jusqu'à présent inachevé; on décore la voûte de mosaïques et celles du centre sont achevées depuis 1889. Elles sont consacrées â la Renaissance, représentée par quatre grandes ligures d'après Lenepveu: l'Italie, la France, les Flandres et l'Allemagne , et par des médaillons de Raphaël, Poussin, Rubens et Durer.

Nous montons seulement 8 marches et nous redescendons à g.

On projette d'ouvrir une nouvelle salle à dr. de Tescalier , un musée de la Tunisie, comprenant surtout des mosaïques.

Aux murs, aux fenêtres et sous l'escalier même, des inscriptions, des bas-reliefs, des statues de valeur.secondaire, des sarcophages, etc.

Nota. Les numéros en cbiffres bleus, que nous donnons ci-dessous, sont ceux du nouveau catalogue, dont il doit y avoir bientôt un abrégé. Les numéros noirs, ici entre parenthèse, sont ceux de Taneien catalogue.

Sculptures. PARIS. Rive dr. 2. 79

Rotonde. Au milieu, 21 11, le *Mars Borghhe, nomme autrefois Achille (v. p. 82). A dr., 2162 et 2174, Apollon Lycien. A g., 2130 et 2134, un autre Apollon et PoUux (athlète); 2067, Mercure et Apollon, groupe de style antique. Cette salle est dëcorée de beaux stucs par Michel Anffuier et de peintures par Mauzaisse, la Création de rhomme. — Nous passons à dr. , dans les salles de l'aile construite par Catherine de Mëdicis. Sur l'intrados de l'arcade qui y donne entrée, un bas-relief, la Peinture, la Sculpture et l'Architecture, par Chaudet,

Salle de Mécène. A l'entrée, *2168, Silène et Bacchua, dit le Faune à l'enfant, de l'école de Praxitèle.

C*e8t une des repre'ientations de satyre les plus charmantes, un sujet favori des artistes grecs de la décadence. Silène semble bercer dans ses bras Tenfant qui lui sourit et lui (end la main gauche. L'harmonie parfaite des contours indique déjà la nature des sentiments qui animent ce groupe.

A dr., des devants de sarcophages romains, le n^ 2180 avec -des représentations assez mutilées de la lutte entre Apollon et Marsyas. Au milieu, 2199, une fontaine antique. A la 1*^ fenêtre, 2208, une tête colossale de Caraccdla, trouvée en Macédoine; à la 2^, 2214, un buste colossal de Mécène. — Plafonds par Meynier, la Terre recevant d'Adrien et de Justinien des lois dictées par la Nature, la Justice et la Sagesse. Voussures par Biennoury, la Sculpture.

Les 4 salles suivantes renferment surtout des sculptures du temps de l'empire romain et sont par conséquent moins importantes que les autres.

Salle des Saisons. Au milieu, 2219 (131), personnages romains eu Mars et Venus (v. p. 82). A dr., 2229, un buste de Constantin le Grand. Au mur, près de Ventrée, dans le haut, 2225, la Chute de Phaëton, fort endommagée. Ensuite, 2231 à 2234, le Sacrifice de Mithras, dieu du jour chez les Perses et du soleil chez les Romains. — Plafond par S(fmanelli: Diane avec Apollon, Actéon ou Ëndymion ; Apollon avec Marsyas ou les Muses ; les SaiBons.

Salle db la Paix. Au milieu, 2262, une statue de Minerve^ restaurée en Rome, assise sur un rocher, en porphyre T0ug« et les chairs en bronze doré. — Plafond par Romanelli, Minerve entourée des Sciences, des Arts et du Commerce.

Salle de S^vèbe : collection assez complète de bustes d'empereurs romains et d'impératrices, depuis Marc-Aurèle jusqu'à Caracalla. On leur a donné d'après des médailles les noms qui y sont inscrits. Au milieu, 2281, la statue de Mamee, mère d'Al. {Révère. A dr., 2289, un beau buste d'Antinous; 2305, une belle statue de Pertinax. — Plafond ]^&r Romanelli, la Poésie et l'Histoire célébrant les exploits de Rome guerrière.

Salle des Antonins: surtout des statues et des bustes deTrajau, Adrien , Antonin le Pieux , Marc-Aurèle , Commode, iElius Vérus et Lucius Vérus, quelquefois plusieurs du même, qu'on a rapprochés pour la comparaison. Au milieu, 2334, une statue colossale de Marc'AurHe, la tête seulement d'après l'antique ; 2385, une '►«tatue

80 Rive dr, 2. PARIS. Le Louvre.

assise à^ Trajan, Sar le côte, 2371, une tête colossale de Lucille, épouse de Lucius Vérus, découverte àCartbage en 1847. — Plafond par Eomandlij Vertus et leurs Génies, Héroïnes de l'histoire sainte.

Salle d'Auguste, à dr. Parmi les statues et les bustes du premier empire romain qui y sont exposés, il faut mentionner d'abord, au milieu, *2397, un buste colossal d'Antinous, le favori d'Adrien, qui SB noya dans le Nil et qui fut déillé. Fig;ure sérieuse et mélancolique, bon morceau de sculpture, dont les cheveux surtout sont bien travaillés. Les yeux étaient en pierres fines ou en émail. En deçà, •2396, un buste à% Jules César, Au delà, ♦2398(184), un Orateur romain en Mercure, nommé auparavant Germanicus, peut-<être Jules César. Cette statue pleine de vie et d'une grande finesse, d'une exactitude anatomique extraordinaire, est, d'après une inscription sur la tortue qui se trouve au pied , l'œuvre de l'Athénien Cl&omèney fils de Cléomène. 2422, buste d'i4 ^rrippa. 2399, buste colossal de Rome , avec un casque sur lequel on voit Romulus et Rémus allaités chacun par une louve. Au fond de la salle , dans une niche, *2402, Auguste, statue surtout remarquable par les draperies, de même que *2435, 2467, 2400 et 2401, le Tibère à dr., l'autre Auguste k g. et les deux Jeunes romains portant la buUe d'or placés en avant. Sur les côtés de la salle, d'autres statues et des bustes d'empereurs et d'impératrices, quelques-uns encore particulièrement remarquables. — Plafond moderne par Matout, Apollon et Minerve , entourés des Muses et des poètes.

Nous revenons sur nos pas jusqu'à la rotonde (p. 79). A dr., la

♦Salle obeoque , qui a un beau plafond par Prud'hon , Diane implorant Jupiter, avec d'autres peintures par Qamier et Mérimée,

Cette salle contient des œuvres de la plus belle époque de la sculpture grecque, du temps de Phidias et des temps qui l'ont précédé et suivi (v® s. av. J.-C.) , mais elles sont pour la plupart bien mutilées ou dégradées.

A dr., du côté de la rotonde, dans le bas : 1993, trois bas-reliefs de Vile de Thasos, de la fin du iv® s. av. J.-C. , de style archaïsant. Ils proviennent d'un tombeau et représentent une consécration. Au-dessus, ^2107, Mn fragment de la frise du Parthenon, le célèbre temple d'Athènes, évidemment de l'école de Phidias, par lui-même ou par ses meilleurs élèves , Alcamlne et Agoraerite.

La frise du Parthenon, qui était plaeée «ons le péristyle autour du temple, représentait la procession montant à TAeropole à la fin des Panathénées, pour offrir à Minerve le Péplum, sorte de robe faite par les filles d^Athènes. Le reste des bas-reliefs est a Londres et à Athènes; le fragment du Louvre nous montre de jeunes Athéniennes et deux prêtres qui les eondttisent.

Au-dessus, ♦2106, métope du Parthenon, malheureusement fort mutilée, un Centaure enlevant une femme, peut-être par Alcamène, à qui est dû , selon Pausanias , le Combat des Centaures du temple de Jupiter à Olympie. — A côté, à dr., 2096, Hercule domptant le taureau de Crête, métope du temple de Jupiter à Olympie (450 av. J.-

Sculptures, PARIS. Rive dr, 2. 81

C), sur l'emplacement duquel les Allemands ont continué récemment les fouilles qui avaient été commencées par les Français en 1829, et maintenant en partie complétée par des moulages ; à g., 2097 , Minerve ou une Nymphe assise sur un rocher , autre métope d'Olympie.

Plus bas , à g., *2105 , Mercure, Orphée et Eurydice, bas-relief attique peu postérieur à Phidias, excellent spécimen de la noble naïveté et de la dignité qui caractérisent l'art antique. Mercure, le conducteur des morts, prend la main d'Eurydice pour la reconduire aux enfers. L'inscription ; «Zetus , Antiopa, Amphion» ne saurait être de l'antiquité.

A la 1'® fenêtre du côté de la Seine: dans une vitrine, des fragments du temple d'Olympie ; à g., 2076, un Apollon.

Entre les fenêtres, 2035 (4^8), Alexandre le Or and (?), précédemment nommé Inopus.

A la 2* fenêtre : sur le devant, 2008, une tête de Lapithe d'une métope du Parthénon, trouvée depuis peu dans la mer au Pirée ; derrière, 2041, des décrets athéniens; aux murs, des bas-reliefs votifs.

A la 3® fenêtre, des bas -reliefs funéraires et, 2039, 2040, les marbres de Nointel , listes de guerriers athéniens morts à l'ennemi (v« s. av. J.-C).

Au mur du fond, des monuments funéraires, dont plusieurs grands et beaux bas-reliefs. Devant, un lit funéraire.

Au milieu de la salle, 1976-1978, trois statues mutilées d'ancien style, Une Junon, de Samos, probablement du vi^s., et 2 Apollon y d'Actium.

Du côté de la cour. A g. de la fenêtre : 2003, un buste de femme voilée; 1332, Minerve d'Athènes. A la fenêtre, des inscriptions, surtout, 2079 (124) , la stèle de marbre de Choiseul, une des plus anciennes inscriptions grecques du Louvre. C'est le compte-rendu des dépenses faites par les trésoriers du Parthénon, sous Tarchontat de Glaucippe, la 3® et la 4^ année de la 92^ olympiade (410 et 409 av. J.-C). Au-dessus, Pallas, l'oUvier sacré et Glaucippe.

A dr. de la fenêtre: 2018, un buste de Thésée (?); 1391, une Niobide; 1393, le lion de Platée; puis des fragments d'architecture provenant de Macédoine.

A g. à rentrée de la salle suivante, 2001, torse de Junon , probablement de l'école de Phidias. — Nous continuons tout droit, en laissant à g. la salle des Cariatides (p. 84).

CoBRiDOB DE Pan. Vers l'extrémité, à dr., 1596, Pan assis.

Salle du Saboophaoe de Médiée. Au milieu, 1604, V/nus accroupie de grandeur naturelle, trouvée près de Vienne, en France, très beau marbre malheureusement sans tête, avec des restes d'une petite main sur le dos. A dr., •lOU (282), sarcophage où est représentée la vengeance de Médée. 1615, les trois Grâces, avec des têtes modernes. 1613, Satyre chasseur, bas -relief. 251, Silène. 163) (407), Hygie (?, tête rapportée).

Btedeker. Paris. lOe édit. ^

82 Rive dr. P. PARIS. Le Louvre.

Salle de l'Heemâphbodite de Velletbi. A dr., 1649, T Amour Farnèsc. 1650, 1651, 1644, Minerve. Dans Tembrastire de la fenêtre, 1642, l'Hermaphrodite de Velletri (v. p. 84). A g., 169? (260), Jeune satyre et satyrisque.

Salle du Sarcophage d'Adonis. Au milieu, 1709, V^nus accroupie , comme dans la salle de la Médée. A dr. et à g. , 1657 et 1673, Bacchus jeune. 1664 (438), sarcophage romain, avec Tritons et Néréides. Au-dessus, au mur, des devants de sarcophages, le '1666 (172), avec Adonis à la chasse, blessé par le sanglier et mourant en présence de Vénus désolée. — A rentrée de la salle suiv., 2 Vénus avec r Amour et 2 Vénus Aphrodite.

Salle de la Pstchiî. Au milieu, 1715, Atalante. A dr., 1698 (271), Psyché. Sur les cotés, 1694 et 1701 (426, 240), sarcophages de Bordeaux, où se voient Endylnion et Diane , Bacchus et Ariane. Sur le second, à g., 1705, une statue à^ Euripide, avec la liste de ses œuvres. Plusieurs bas-reliefs de sarcophages. 1706, 1719, Satyres dansant. 1718, 1713, deux beaux sièges en marbre. 1715, 1711, Athlète se frottant d'huile. — A l'entrée de la salle suivante, 1722, 1723, Vénus marine.

Salle de la Vends de Milo. ••1724, Venus de Milo^ la plus célèbre des statues du Louvre.

«Comme elle est grande et belle et noble, cette Vénus ! . . . Quel vague et divin sourire sur les lèvres à demi entr'ouvertes ; quel regard surhumain dans cet œil ssmb pmnelle ! . . . Les bras sont absents, mais il sembte que, si on les retrouvait, ils gêneraient le plaisir de Tœil en empêchant de voir cette superbe poitrine et ce sein admirable. Et e^était dans le temple d'une petite île que rayonnait ce chef-d'œuvre d'un statuaire inconnu, digne de la plus belle époque de Tart faelléi^que.» (Th. -6a«tler).

Cette statue provient de Tîle de Melos^ afujourd'hui ifiVo, à l'entrée de l'Archipel; elle a été découverte en Î8QX) dans un souterrain, par un paysan auquel le gouvernement français Ta achetée tlOOOfr. Bile est Tœuvre d une école qui tient le milieu entre PhiSieu et PrasniHt^ et elle a beaucoup d'analogie avec le groupe des Ifiobides de Florence, dû aans doute au ciseau de Seopa»^ contemporain de Philippe de Hacédoine, de sorte qu'on peut, sans se tromper beaucoup, aittrlt>ner la Vénus à un élevé éa ce maître. Les monuments antiques nous montrent Vénua et la Vieioire dans une attitude semblable, tenant un bouclier (reproduction à l'entrée du pavillon Denon, p. 84). Vénus est représentée également ainsi avec Hars, et l'inscription du piédestal dit qu'elle était probablement groupée avec un Hars semblable au Mars Borghèse (v. p. 79; v. aussi les peraonnages romains en Mars et Vénus dans la salle des Saisons, p. 79). Outre qu'on a essayé d'expliquer cette statue dans les deux sens, des archéologues français ont donné une troisième explication. En même temps que la statue , on a trouvé divers fragments, entre autres eenx d'un bras gauche et d'iwe «nain gauche tenant une pomme, qui sont dans une vitrine à la première fenêtre de gauche : d'où la conclusion que cette Vénus aurait eu la main gauche levée , tenant une pomme , et aurait de la mafn droite retenu son vêtement pour l'empâeher de tomber. T0utefois.il est bon de faire remarquer que les fragments en question ne sont pas d'un travail aussi achevé que la 6tatue et peuvent ne pas lui appartenir, à moins qu^ls ne' proviennent, comme on l'a dit, d'une restauration.

A dr. et à g., des variantes de la Vénus de Milo.

Salle de la Melpomène. Au fond, 1741 (386), Melpomène colossale, haute de près de 4 m., une des plus grandes statues qui

Sculptures. PARIS. Rwe dr. 2. 83

existent, d'un seul bloc de marbre pentélique, et dont les draperies sont très remari^uables. La mosaïque qui la précède, par Fr. BeUoni, représente le génie de Napoléen 1®^ (en Minerre), maître de U victoire et amenant la paix et l'abondanoe. A dr., à la fenêtre du fond, ♦1750 (164), buste de Vénus, type de la Vénus d^Onlde, ixiès probablement de récole de Praxitèle. A dr. et à g. de la Melpomène, 1749 (380) et 1743 (379), belles statues restaurées en Enterpe.

Salle de la Pallab de Yallbtbi. Au milieu : 1761 , crutère ayec des masques d««atyte8; 1762^ VAmoàtr mt repos -y 1763, buste d'Alexandre U CHrand ; 1764, Venus sortant du ibain, r^rodaction antique de U Vénus dt! Capitole ; baignoire antique en porphyre ; ♦1766, Vénus d'AHés, ouvrage grectiouvé à Atles; •1767, BomèrCy buste avec une bandelvtte, «mblèifte d« la divinité; ^1768, Apollon Sauroctone on le Tueur de lézards, d'après P?axiièle; ♦1769, vcise de Sosibius, où est représentée une danse autour d'un autel: Diane, Apollon, Mercure, etc., s'avancent vers cet autel , et les danseurs sont des Satyres et des Ménades.

A dr. en retoutnant sur ses pas : 18!26, Ecor^Mw ïustique; 1822, urne; 1815, candélabre badiique; 1810, stège^ebain ; 1806, Baccbus et Silène; 1802^ Junon <?), restaurée en I^videtMte.

Autre côté: 1771, stiituv vestaurée en Uranie; 17â0, sarcophage où Actéon est représenté à la ehaase, épiant Diane .au bain, changé en cerf par la déesse inrltée et dédlilré par ses pitopiies chiens ; ♦1764, PaUasde V^Uetri, trouvée en 1797 à VeUelri, pris d» Rome, reproducHon romaine d'un ooriginnl ^ec de la meâitoiire iéj^oque (la main droite tenait une lance et la gauche peut-être une Victeire) ; 1791, Polymnity le h«ut du corps mcnlenie; devant, ^1793, le sarcophage des Muses, où sont représentées les n«uf m'uses, ainsi placées, 4e g. à dr. : Olio, Thalie, Terpslchore, Euterpe, Polymnie, Calliope, Erato, XJranie et Melpomkie. Au-dessus, un Festin; sur la face de dr., Platon et Calliope ; sur caUc de -g., Socrate et une feraBEie.

Salle du Héros combattant. Au milieu : 1833, Vénus g/nitriXj ainsi nommée d'après une médaille où «lie est ainsi représentée; ♦1835, Héros combattant ou le 4}ladiateur Borghè9e, Llnscription, dont le caractère fait dater l'ceuvre 4u dernier siècle av. J.-C, l'attribue à Agaaias, Ms de Desithéos d'Ephèse.

Le bras droit a été l^eflkit, eelul de gaaeli« a eoB«ervé la eourroie du boulier. 0*eat ud eondi>s^tAat devant lequel on doit te xepré«eiiter une Amasone à eheval oa Au laoiiiB plaeée à une certaine hauteur. Il pare le eoup avee son boueUer et 11 va lul-m€me frapper de son glaive. La bouehe est ouverte ; sana diMtie qu'il .apostrophe «on ennemie à la façon des be'ros d'Homère. L'expression est pleine d énargie.

1837, Jeune satyre, dit le Faune à la tâche, ♦1838, Diane de Oabies, prob^lement du temps d'Alexandre to43^rand.

A dr. en retournant sur ses pas, 1^83, Mercure Ridielieu ; 1864, Amazone blessée. Autre côté: 1839, Minerve Pacifique; 1846, l'Amour et Psyché ; ♦1854, Marsyas attaché à un arbre pour être écorché vif, sur l'ordre d'Apollon, admirable d'exactitude anatomîque; devant,

84 Rive dr; 2. PARIS. Le Louvre,

1849, le sarcophage de Méléagre , et sur ce sarcophage , 18Ô0, les fragments d'une carte céleste gréco - égyptienne , dite de Bianchini ; 1857, l'Amour; 1860, Cupidon en Hercule; 1862, Mercure.

A l'entrée de la salle suiv., *188Ô (299), le Centaure Borghhe ou Centaure dompté par le génie de Bacchus.

Il se distingue de eelui du Gapitole en ee quHl porte en croupe un petit génie bachique, tandis que 1 autre est seul (reproduction dans la galerie Denon, p. iB). «L'expression douloureuse de sa figure offre quelque ressemblance avec celle de Laocoon.» (Frœhner).

Salle du Tibbe. Au milieu: 1894, un poète grec inconnu; *1895, Diane ChoMereêse ou Diane de Versailles. Elle a probablement été faite à Rome par un artiste grec, durant le dernier siècle de la République. Elle a de l'analogie avec l'Apollon du Belvédère (p. 78), mais elle lui est inférieure pour l'exécution.

La déesse, marehant à grands pas, saisit une flèche dans son carquois. Elle regarde autour d'elle comme pour chercher un nouveau gibier, Eendant que l'autre tombe. L^ezpression de la figure est sérieuse, le front aut et sévère, le regard plein d'ardeur, sans colère. La biche qui court fait encore ressortir la rapidité de la marche de la déesse.

*1892, statue colossale du Tibre couché, ayant près de lui Romulus , Rémus et la louve , excellent pendant du groupe du Nil au Vatican (reproduction dans le jardin des Tuileries; v. p. 138), probablement une œuvre du premier empire romain. A dr. et à g., 1900, 1901, Faunes flûteurs d'après Praxitèle. — Derrière, 1903- 1906, quatre Atlantes, des Satyres provenant du théâtre de Bacchus à Athènes , où ils supportaient l'architrave de la scène avec deux autres, dont l'un est encore à Athènes et le sixième à Stockholm : ils sont du ni® s. av. J.-C.

A la 2® fenêtre, *1961, la hase de candâabre Borghhe, connue aussi sous le nom d'autel des Douze dieux»

Chacun des trois côtés est divisé également en deux parties, celle du haut avec quatre figures, celle du bas avec trois. Face 1 : Jupiter, Junon, Neptune, Cérès ; les trois Gr&ces. Face 2 (à g.) : Mars , Vénus , Mercure, Vesta; les trois Parques. Face 3: Apollon, Diane, Vulcain, Minerve; trois Heures ou Saisons.

A g., à la 1^ fenêtre, 1954, Vautel astrologique de Oahies, avec . les têtes des douze dieux de l'Olympe et les signes du zodiaque. En face des fenêtres : 1923, Bacchus de Versailles ; 1934, Esculape.

Salle des Gabiatides , ainsi dite des cariatides à l'autre bout.

Cette salle servit dans le principe d'antichambre aux appartements de Catherine de Médicis. C'est ici que Henri IV célébra son mariage avec Marguerite de Valois, et c'est également ici qu'il fut exposé après son assassinat par Bavaillac, en 1610. La Ligue y tint ses réunions en lô93, et l'année suivante, le duc de Guise y fit pendre quatre des Ligueurs les plus acharnés. Plus tard encore, en iBBH^ Molière y établit son théâtre et y joua lui-même ats immortels chefs-d'œuvre.

D'abord, en vuiant des salles précédentes, une sorte de vestibule avec une cheminée faite en 1806 par Percier et Fontaine. Devant cette cheminée, '*'137ô. Hercule et TéUphe, son flls, ainsi que la biche qui a nourri l'enfant. A g., à la fenêtre, "^'1562, V Hermaphrodite . Borghèse, de la décadence grecque, qui avait des tendances toutes

Sculptures, PARIS. Rive dr. 2. 86

sensuelles: le matelas est une invention maladroite du Bernin (xvn* s.).

Salle proprement dite. Entre deux piliers, •1378, Jupiter de Versailles, hermès colossal et superbe: «il n'existe pas d'image ancienne du maître de l'Olympe qui produise un effet plus grandiose que celle-ci.» (Frcehner). A dr. de là,* 1380, un philosophe grec dit Posidonius^ à g., ♦ISTO, Dérnosthène, l'orateur: la figure annonce une grande intelligence ; la lèvre inférieure rentrante rappelle qu'il était bègue.

Rangée du milieu, s. num., Polymnie fort dégradée, vasque antique, placée, avec une pareille à l'autre extrémité, de façon qu'il y a un écho entre les deux ; •1383 (183), personnage grec (Mercure) ordinairement nommé Jason, anciennement Cincinnatus ; 1385 (219), Bacchus au repos; ♦1386 (235), vase Barghèse, en marbre deParos, avec représentations bachiques; *i3S7 {211) y Bacchus Bichelieu ; 1389, Discobole; ♦1996 (112), Minerve au collier, ancien style.

Les •cariatides qui supportent une tribune à l'extrémité de la salle, sont de Jean Goujon. Le bas-relief au-dessus est un moulage de la Nymphe de Fontainebleau par Benv. Cellini (p. 91).

Autour de la salle, de dr. à g. : 1416 (221), Bacchus. 1457 (383) et, plus loin, 1486 (385), statues restaurées en Thalie; 1460, grand et beau candéladre reconstitué au xyin^ s. de fragments antiques ; 1524, Hercule Jeune \ 1537, lion en basalte vert d'Egypte; — 1354 (147), Venus aecrov,pie au bain (une nymphe est censée lui verser de l'eau sur le dos) ; 1347, Alexandre le Or., tête rapportée et n'appartenant pas au corps; 1342, Enfant à l'oie; 1334 (33), 1326 (34), Jupiter; 1320, Nymphe de Diane, dite Vénus à la coquille; 1315 (32), Jupiter; 1305 (148), Vénus accroupie, tête moderne.

Bronzes antiques, v. p. 125 ; terres cuites, voms, etc., p. 130 et 131 .

L'escalieb Hbnbi II , à côté de la salle des Cariatides , dans le pavillon de l'Horloge , monte aux principaux musées du premier étage (v. les plans, p. 76-77; collection la Caze, p. 124). Il vaut toutefois mieux s'y rendre par le grand escalier , en retraversant la salle des Cariatides et tournant à dr.

Les visiteurs qui ne seront pas trop pressés sortiront au contraire, du côté de l'escalier Henri II, dans la cour du Vieux Louvre, pour visiter les musées suivants, ouverts à partir de 11 h.

♦Kuiée dei antiquités égyptieniLei. — Ce musée , dont l'entrée se trouve dans le passage sous la colonnade (p. 76), à dr. eu arrivant par la cour (plan du rez-de-ch. , A), est la collection d'antiquités égyptiennes la plus remarquable de TEurope. Elle nous donne sur la religion , les mœurs et les arts chez le plus ancien des peuples civilisés l'idée à peu près la plus complète que puissent nous fournir les monuments encore subsistants, sauf naturellement ceux du domaine de l'architecture. Il y a presque partout des étiquettes explicatives.

86 Rive dr, 2. PARIS. Le Louvre.

La 8A,iiLB Heksi IV, U 1*^, renferme les otgets de plus graude dimension. On y remarque surtout des sphinx, figures fantastiques à corps de lion et téte& d'homme (dieu ou roi), symboles 4« 1a force unv^k L'inielUgeiHie , qui se plaçaient deux à deux a^^ portes ides temples ; des stèles, monuments eu rhouneur des dëfunta, avec des inscriptions , des- lepréseatations de divinités infernales (Osiris) et de» sacrifiées qu'on Isur faisait ou que U>s parents falsûent aux défunts ; des statues , provenant aussi pour la plupart de chAmhres sépulcrales ; des bas-reliefs et des sarcophages.

La^ ehrooologiB de rhistoice égyptiefnne étant trè# tnaeckaine, on n'a pas doi^né d'autres dates aux monutnents que celles des dtfnasties^ qui ont eu des durées fort inégales, depuis 70 jours jusqu'à plus de ^0 ans. On eompte 31 dynasties, la première remontant, selon Mariette, à- Tan 6004s et la dernière à l'an 340 av. J.-C. Les dates se précisent aei^lement .lusque vers Tan 686, au temps de la 26^ dynastie^ la 20^ serait déjà du xii^s., la 15® du xxii® s. et la 10® du xxxiiO s. av. J.-C.

Le grand sphins en granit rose qui attlne d*abord L'attention à l'entrée de la salle est moins remarquahlei bien que mieux oonservé, quelle pendant à l'autre extrémité. A dr., 3 et 60 (num. bleus), le pied et la tête d'une statue colossale d'Aménopbis III, le Hemnon des Grecs. MOS, sarcophage d€ TViAo, «cbef-d'œuvre de la gramre sur pierre dure aux dernières époques de l'art égyptien*. La décoration de ce saie<>|rhage , comme des autrea, a pour otti^t les rapports symboliques supposes entre la course du soleil, après son coucher, dans les cfeux infernaux, et la pérégrination de l'âme dans les mêmes régions (métempsyehoae). — A g., 117, sarcofhof^ d'tm pritre du règne de Psamétik I^ (xxvi^ dynastie). Plus près de U porte, au mur, *93 , bas-relief peint représentant le roi Séti I^^^ (Sésostds \ xix° dyn.) et la déesse Hathor: *le galbe maigre et élancé du roi Séti peut être pris pour un véritable type dea proportions reeherekées alors par les artistes.» Plus loin à g.^ 153, $taiué Oe Rattuèi U^ probaUement le Pharaon de la mer Rouge; elle a été usurpée par lui^. car elle doit être d'un souverain du premier empire (xii® ou xin« dyn.) 5 203 , «(a<t»e de Séti 11^ colosse en grès ronge, eoiffé du psehent, emblème Ae la toute-puissanee, et tenant un bâton d'enseigne, sur lequel sont gravés «e« nom», et titres royaux. Derrière, 205, une portion de la base de l'obélisque de Louqsor (p. TX)^ avec quatre singes cynocéphales, représentant les esprits de rOrient en adoration devant le soleil levant. Pvia, 207, 8€lsh$%^ divinité à tête de lionne (il y en a d'autres)^ 242, »ialue de Sebek-Hotep i//, de la xiii^ dyn. -, 276, sarcophage de Ramshs III (xx® dyn.), en granit rose , de dimensions colossales: le couvercle est à Gambrldgev — A dr., 257, sareophaçe de fforu», un fonetionnaire. A l'i»térieuv, las 42 juges iafenuiux qui assistaient Osiris dans le jugement de l'âme humaine. — Derrière, auf fenêtres, sous verre, 261, 291, stèles de la xli^ dyn., remarquables par la beauté de la gravure. — A g., au mur, 907, stèle en granit rose imitant une porte égyptienne sous la xyiii^ dynastie ; plus loin, 8t4, ntfas d'AsiuuUi ehapelle en granit rose d'un seul bloc (v® s. av. J.-C).

A l'extrémité de la salle, à g., la salle d'Apis, moins intéressante pour le simple visiteur. Elle est ainsi nesunée d'afffès la statue qui s'y trouve, du temps de la xxx® dynastie (iv® s. av. J.-C).

Le bœuf ou plutôt le taureau ApU était l'animal eeoMeré i Ptah, dieu suprême des Egyptiens. U devait être noir, avec un triangle blanc sur le front et une tache en forme d'aigle sur le dos, et il devait avoir sons la langue une exeroissanee rappelant la forme du scarabée saeré. A sa mort, l'anteial était inhumé en grande pompe, dans un endroit que les Grecs ont nommé «Sérapéum», par eorruption des mots «Osiris Apis*, qui de'signaient le bœuf Apis chez les Egyptiens.

A côté, des eanopes ou vases funérwres à têtes humaines. Aux murs, tout autour, des stèles^ qui étaient mises par les croyants dans le tombeau

Sculptures, PARIS. Rive dr. 2. 87

d^Apis et qui sont maintenant d'une valeur inappréciable pour l'tùâtoire de rEgypte, parce quelle sont datées et donnent le nom du roi régnant. Le {«01» près de la fenêtre, de la basse époque, est très remarquable. — A rentrée d\ine petite aalle latérale, sous verre, leajanibages de la porte du Sérapéum, avec des inscriptions du commencement de la dynastie des Ptolémées. — Cette salle renferme aussi une statuette de Bi$^ divinité monatnieuae, etc. Elle cfnnmttBlqme avec la 1'^ salle des sculptures de la renaissance que nous verrons plus tard (p. 80).

Aux muxs de Tescalier voisin se voient un grand nombre de papu*'*'^ entre autres les plus anciens inanuscrits grecs et coptes. A g., un revêtement en pierre d*unê muraille du sanctuaire de Kamak, avee un fragment du récit des campagnes de TliOutskè» III , le plus grand roi d'£gypte (xYiii^ dynj.

Jj'escalier voisin monte au 1®' étage , où eat la suite des antiquités égyptiennes, à g., (v. p. 129). Une porte à oôté donne entr<^e dans les salles des nouvelles acquisitions (p. 129).

*MMMée des aatiqnltés Miatiques. -• C» mus^e, dont l'eatiée est en face de celle des antiquités égyptienses , diUM 1a Vieux Louvre (plan du Eez-de-cb., B) , c^iaptend d'abord: une partie du produit des fouipes faites sur Templacenent des anciennes villes d'Assur et de Ninivé j puis des antiquités rapportées de différentes autres parties de l'Asie, soit par des savaiats chargés de missions spéciales, soit pas des particuUert qui en ont fait don au musée.

La I'^ et U II® SAXrXB sont surtout consacrées à V Assyrie, d'après 1» Bible le pays de Nemrod, qui s'étendait sur la rive g. du Tigre et eut pour capitale Ninive, puis Assur, qui vainquit vers 1250 av. J.-C. l'empire de Babylone , et qui étendit ensuite sa domination jusqu^à l'Asie Mineure. DtB fouilles y ont fiiit retrouver les ruines de vastes palais, dont les salles étaient toutes garnies de bas -reliefs, sur lesquels la vie des souverains est racontée comme sur les monumeatfi de l'Egypte, mais d'une façon encore plus expressive : des cbasses , des batailles , des sièges alternaient avee des scènes paisible», où le roi était représenté entouré de ses gardes du corps , de sa ceur et de monstres fantastiques. Les inscriptions, composées de signes en forme de coins (écriture cunéiforme) , n*ont pu être décbiffirées que depuis peu de temps. La plupart des sculptures exposées ici proviennent du palais de Kborsabad , du vni® s. ; de celui de Nemrod , du x^ s., et de celui de Sardanapale Y à Niuive, du vn® s. av. J.-C.

G^est notamment du palais eoBAtmit par Sennaehérib, la Sargon d'Isaïe, à Tendroit appelé aujourd'bui Kbarsabad, que proviennent ces *taureaux ailés gigantesques, qui se plaçaient comme les sphinx d'Egypte à Tentrée des éolûces , et qui étaient sans doute des personnifications royales , car ils ont des têtes numainea coiffées d'une tiare. Ces animaux symbolisent aussi la force unie à rinteUigeace. Les ailes surtout se reneontrent souvent dans les monuments assyriens comme emblème de la puissance. — Les figura coloêêaïf» placées en face des fenêtres complétaient la décoration de l'entrée du palail. Ott remarque surtout les personnages qui, sans eifort ai colère, pressent sur leur poitrine un lion impuissant à se dégager^ Us représentent l'Hercule assyrien. Dans les intervalles, des bas reliefs représentant des cortèges royaux (21-25), un roi et un prêtre (lô et 16) et un dieu auquel un roi sacrifie une antilope (6 et 10). Les détails de ces bas-reliefs et des autres sont fort intéressants au peint de

88 Rive dr. 2. PARIS. Le Louvre,

vue historique, et certaines parties, surtout les chevaux, sont aussi remarquables par la sculpture.

Au milieu de la salle, 9 ètaiues décapitées et 2 iites^ rapportées ré' comment de la Ghaldée: elles sont couvertes d^inseriptions. Autres antiquités chaldéennes et pavage de porte, d'un dessin fort élégant.

\Nota, Les visiteurs pressés ressortiront immédiatement pour aller au musée suivant (p. 87).]

III® et IV* SALLES : sarcophages phéniciens , en marbre noir et en marbre blanc , les restes les plus importants de l'art chez les Phéniciens , peuple des côtes de l'Asie (Syrie) qui subit l'influence des Egyptiens et des Assyriens , et qui, par ses colonies sur les rivages de la Méditerranée , fut le plus ancien intermédiaire entre l'Orient et l'Occident. On remarque surtout au milieu le sarcophage d'Esmunazar f roi de Sidon, qui porte la plus longue inscription phénicienne que l'on connaisse. Ce sont les Phéniciens qui ont inventé notre système d*écriture, en substituant aux signes compliqués des Egyptiens des signes simples pour chaque son.

Y® SALLE, à dr. sous l'escalier, un petit musée judaïque qui comprend des antiquités juives, de la Palestine et des contrées voisines : sarcophages du tombeau des Rois , fragments d'architecture , basreliefs , terres cuites , inscriptions , surtout la célèbre stèle de Mésa, roi de Moab (ix® s. av. J.-C), relatant ses combats contre les Juifs, le plus ancien spécimen connu d'écriture alphabétique ; sculpture moabite, etc.

YI® SALLE, à g.: encore un certain nombre d'antiquités phéniciennes et d'autres de Syrie et de Chypre, surtout le vase d* Amathonte (Chypre), taillé dans un seul bloc de pierre, et qui a 3 m. 70 de diamètre; 7 statues remarquables provenant de l'île de Chypre.

YII® salle: sculptures- de Milet et d'Héraclée duLatmos, en particulier des fragments du temple d'Apollon didym/en, spécimens de Tart ionien primitif. Au milieu, deux bases de colonnes du même temple, quoique différant l'une de l'autre. Statues mutilées de la scène du théâtre , rappelant le style grec ; statues mutilées de la nécropole, etc.

YIII^ salle: sculptures de Magnésie du Méandre, près d'Ephèse, surtout des fragments du temple d'Artemis Leucophryne, Diane aux sourcils blancs. La "'frise , une des plus vastes compositions de ce genre qui nous reste de l'antiquité, d'env. 80 m. de développement , représente des combats acharnés entre les Grecs et les Amazones. On n*est pas d'accord sur l'époque où ces sculptures auraient été exécutées. Différentes particularités , notamment leur relief extraordinaire, indiquent une origine romaine tardive. On remarquera encore le vase de Pergame, décoré d'une frise de cavaliers, et une Diane provenant de Phrygie^ acquise en 1888.

Suite des antiquités asiatiques, au 1*' étage dans le haut de l'escalier voisin, v. p. 128. Une porte à dr. y donne entrée dans les salles des objets d'art du moyen âge et de la renaissance (p. 127), et là aussi se trouve un des escaliers du 2® étage (p. 132).

Sculptures. PARIS. Rive dr. 2. 89

Nous ressortons pour continuer la visite du rez-de-chaussée.

*Kiiiée des lenlptorei du moyen âge et de la renaiieaaoe. — L'entrée spéciale est au S. dans la cour du Louvre , la porte à g. du passage en se tournant vers la Seine (pi. D) , mais on y parvient aussi par la petite salle sous Tescalier à Textrémité de la grande salle des antiquités égyptiennes (p. 85-87).

A dr. de l'entrée , la salle des antiquités chrétiennes , qui contient sartout des sarcophages, des hauts-reliefs, des inscriptions et une mosaïque, la plupart des iv^ et v® s., provenant du midi de la France, d'Italie, d'Algérie, etc. — Ensuite une salle actuellement vide (févr. 1891), où Ton replacera peut-être une partie des sculptures enlevées provisoirement des salles suivantes (v. p. 91).

A g. de rentrée , la salle de la Chehinée de Bbuobs , où se voit un moulage de la grande et superbe cheminée du palais de justice de Bruges et des moulages des tombeaux de Marie de Bourgogne et de Charles le Téméraire , aussi à Bruges ; la statue tumulaire en bronze d'une duchesse de Bretagne (m. 1283), etc. Il reste aussi à ouvrir de ce côté une salle qui communiquera avec celle du Moyen Age (v. ci-dessous).

Salle Bbaunbvbu ou 1'^ salle, au fond à g., communiquant avec le musée des antiquités égyptiennes comme il est dit plus haut : statues tumulaires et statuettes de Técole française des xiv® et XV* s., surtout le ^monument de Philippe Pot , grand-sénéchal de Bourgogne et favori de Philippe le Bon , qui fut inhumé à Tabbaye de Ctteaux , dalle avec statue couchée , portée par huit personnages en deuil. A la fenêtre du côté de la Seine, un ^Calvaire flamand en bois, du XVI® s. Au milieu, une statue tumulaire en cuivre battu.

Salle du Moyen Aob (II) : autres statues tombales françaises, du XIV® s. ; Vierge, Christ et bas-reliefs de la même époque; statue de Childebert, roi de France, du xm® s. ; chapiteaux, fragments de sculptures, etc., des xi*-xiii^s. ; ♦porte goth. d'une maison de Valence, en Espagne, du xv® s. ; plaque tombale, en bronze, d'un marchand catalan mort en 1400. — A côté, une salle non encore organisée, communiquant avec celle où est la cheminée de Bruges.

Salle Michel Colombe (III) , ainsi nommée en l'honneur du principal représentant de l'école de la Loire de la fin du xv® s. et du commencement du xvi® s., Michel Colombe ou Michault Columh (1431-1514). C'est de lui qu'est le *St Georges en face de l'entrée, un grand bas -relief en marbre. A dr., une * Vierge de la même ^cole. Au milieu, ♦Mercure et Psyché, bronze par A, de Vries. A la 1" fenêtre, une répétition du Mercure de Jean de Bologne ou de Douai. Derrière , une tête en bronze de Henri IV et deux basreliefs, le second aussi en bronze, attribué à maître Ponce et représentant A. Blondel de Rocquencourt, contrôleur des finances sous Henri II. Dans le reste de la salle, de dr. à g. : un buste en bronze de François 1®', des statues tombales du xvi® s. , la ♦pierre tombale

90 Rivt dr, 2. PABip. Le Louvre.

de Jean de Cromois, abbé de St-Jacques de i.iè|;e (m. 1525), le Passage de la mer Rouge, bas-relief; la statue tombale en bronze d'Alb.- Pie d« Savoie y le monument, d^ Thistorlen PhiJU cl$ C«mmy]i,«6 et de sa femme; la Mort de la Vierge, haut-relief; une statue gisante ou Cbrist mort attr. à Q. Pilon, etc. A la 2® fen., le squelette dit la Mort Sit-Innocent, de l'anc. cimetière des Innocents, et de beaux bas-reliefs, en particulier J^us trahi par Judas, d« l'école française et une Ste Famille d'après Durer, attr. à ffar^s Vaucher^

SAiàirB Jeak Goujon (XY>, oui doit sqi^ nom au plus lemarquAble des sculpteurs français du xvi^ s., lequel contribua beaucoup aussi à la décoration du Louvse. Son œuvre la plus connue est le giand groupe de '''Diane à la biche , au mii^eu de. la salle» Elle montse jusqu'à quel point certaines formes plast^ues , surtout une tettle svelte et élégante, sont dans le goûl; frariçais» Le nbiine caractère, qui seia bientôt aussi celui de la peinture française), se retrou^ve dans le groupe des trois Yertns théologales ou df a Grâces itortant une urne dorée, qui devait renfermer le ccaur <k| Be^ri II, et dans les statues de bois des quatre Vertus cardinales, deatinées à. porter un reliquaire, ouicrages de Germam Pilon. Autour de la salle, de di. à g. : G. Pilon, petit buste ; Barth. Prieur, statue tumulaire d'Anne de Mon^prency ; Frerifkyn Bousael, Génie de Ijhifitoize; G* PUon, statue et génies du tom>»ean de la femme du chancelier, de Biiague ; 3 bas-reliefs ; V. GQ9\lon, 5 bas-reliefs ; JB^ PHewr, colonne, 3 sitatues et emblèsnes du mionuBuenit du ceaur d'Anne dé Montmoreney ; G. PUon, cheminée, avec buste de Henri II attr. à/. Gqh^; Ib Hon^re^ mAUsplée de la famille de Coss4'\Brissae ; 6!^. Pilon, bustes de Henri III et de Charles XX, statue tumulaire en bronze du cardinal de Birague; B. Pfieufi, Génies funérairea en bronze; G. Pilon, laD^sition, bas^reliefâ en bronze; J* Got^j/ork, Nymphe de la fontaine des Innocents. A la 3^ fenêtre : Bichier , *le Jhigemen^ de Daniel, bas-relief; Tenfant Jésus et deux anges, statuette»; inconnu duxvfl^s-, Pietà; Fr. Souaael, le Réveil; G* ^ihn, la Foi et la Force, bas -reliefs. 2®fen«: JB, Prieur, statue tombale; école de J, Goujon, Nymphes et Vénus, bas -reliefs, l"* fen. : G. PUon, fragments d'une chaire.

SaiiLe Michel- Ange (V) : sculptures italiennes des xv^-XYn®s., notamment, à dr. et à g. de la porte monumentale, deux ^Prisonniers ou statues d*e8clave8 enchaînés, en marbre, par niHehel-Anffe, destinés au mausolée du pape Jules II et restés inachevés.

Ite se tordent eomme pour rompre leurs Uens. L'un d'eux, èéscspéré sentant ses eflbfts inutiles, rejette 1» tête en, arrière et ferme tes ycipc. Rien de plus sublime que cette figuxe de la force impuissante.

Entre les deux, une *porte superbe du xv®s., provenant du palais Stanga de Crémone ; elle est attribuée aux frères Rodari, JjiCs basreliefs représentent surtout des scènes de la vie d'Hercule., auquel est attribuée la fondation de Crémone , et de la vie de Persj^. Devant cette porte, deux bustes, en particulier celui de *Phir. Strozzi,

Stulptt^es. PARIS. Bive dr, 2. 91

par Btn. da MajantK Au milieu de la salle , une vas(][ue du château de Gaillon (p. 238), ouvrage italien du xyi® s.

Du côté de l'entrée: un buale de St Jean -Baptiste enfant par Afmo da FieaoU , des Vierges par de» in<»OAHU8 des xv^ et xvi*^ s. ; divers bustes, en p«rti^>ulier de !&erdinand I^ d'Aragon, roi de Naples (1458-1694); UAe CireoueiBon de l'école v^tienne, etc. I>ans le haut,^ *la Nymphe de Fontainebleau^ par BtnfiemUa Gellini, ainsi i^peKe pacee qu'elle fut exécutée pour déeorer un tjmpan au châtMU de Fontainebleau.

Au m«i du fond , 2 statues en brome , I^escule vainqueur de l'h^4re et Jason; une statue équestre en haut-relief de Rob. Malatesta, capitaitt«rgénéral des troupes poutiftcales (fin du xv^ s.); uike Vierge et Tauge Grabriel de l'école florentine (fia du xrv^s.), un buste de St Jean-Baptiste, par DonateUo, A la i'* fenêtre, la Louve allaitant Romulus et B^mus, travail italien du xvi^s», en rouge antique, les enfants en marbre blanc. Il y a d«ns les embrasures des fenêtres de petits '*bronze9du commencement delà renaissance, d'une beauté et d'une perfection telles qu'on n'en retrouve point de pareils en deçà des Alpes. Ce sont sept sujets religieux, deux portraits, un N^tune, un Triomphe de L'Amour et une pastorale , par un artiste inconnu , maisi surtout huit bas-reliefs du tombeau de Marcantonio délia Torse, par André Brio$cQ, dit BécHo, représentant à la façon antique la vie et la mort du savant médecin.

Salle de la Renaissance ixaubnvs (VI) : statues et bas-reliefs religieux des xiv^ et xv® s. ; au mur en face de l'entrée, une statue de Louis XII par Lotr» da M'V'ffùmo, un buste de St Jei^n-Baptiste par DonattlW; à la fenêtres de belles sculptures ornementales, etc. — JLa salle voisine (vide) est celle qui fait amite à la saUe des antiquité» chrétiennes.

ŒvvBES non £ncobb beflao^bs : de IVa». Anguier , le monument des dues de Iion^eville , pyramide , situes eè bas-reliefs ; la statue de marbre de Jacques de Thou (m. 1617), président du parlement ; le monument de marbre de Jacqnis de Souvié (m. 1670), chevalier de l'ordre de St-Jean; — de &immh GuUmn, maître des Anguier, les statues en bronze de Louis XIV à l'âge de dix ans et de ses parents, Louis XIII et Anne d'Autriche ; la statue tumulaire en marbre d'une princessfe de Condé; — la Renommée de Bertheloti bronze ; des fragments de la statue de Henri IV, sur le Pont-Neuf, qui a é*é détruite en 1792; quatre figures d'escUves qui entouraient le piédestal de cette statue , par JP. Francheville ou FtanquevUUj élève de Jean de Bologn^e ; un beau buste de Henri IV par Barth, Prieur ; quatre chiens en bronze provenant de Fontaine]Mleau (xvn® s.) , plus une Vierge attribuée â €f. Pilon, autrefois au château d'Eoouen et en. dernier lieu à Notre-I>ame de Versailles.

'i'Mufée des lenlptures modernes. — Ce musée , suite du précédent, est dans la partie O. du Vieux Louvie (pi. E). On y entre par

92 Rive dr. 2. PARIS. Le Louvre,

la 2® porte à dr. du pavillon de l'Horloge, celle de la salle de Puget, ou par celle de la salle de Rude (p. 93), plus loin dans Tangle.

Salle de Puget , ainsi nommée d'après Pierre Puget , le plus célèbre des artistes français duxyn^s., qui ont continué les traditions du Bernin et recherché l'eiffet. C'est de lui que sont , entre autres, au milieu, les num. 204, Persée délivrant Andromède (1684) ; 201 , Hercule au repos (1660) ; "^S, Milon de Crotone attaqué par un lion (1682) , son œuvre la plus connue et la plus admirée ; au mur de g., 205, Alexandre et Diogène, bas-relief de marbre. A la fenêtre du milieu , 218 , un buste antique d'Alexandre , en porphyre , en brèche et en bronze doré , restauré par Oiràrdon, A la fenêtre suivante , 209 , le modèle en bronze et un fragment de la statue de Louis XIY qui était sur la place Vendôme , aussi par Oiràrdon. A côté , 244ter, Phaétuse transformée en roseau , par Theodon. — De Tautre côté, au delà du Milon, la

Salle de Coyzeyox, qui doit son nom à l'un des meilleurs sculpteurs portraitistes de l'école française , Charles'-Antoine Coyzevox, dont on remarque surtout, au milieu , 284 , un Berger jouant de la flûte et un petit satyre ; en face , le Rhône ; à g. de là, Vénus ; de l'autre côté , le tombeau de Mazarin , particulièrement les figures allégoriques ; puis, autour de la salle, à partir de l'entrée, les bustes de Richelieu , Bossuet , le Brun (le peintre) , Coyzevox lui-même, Mignard et Marie Serre, mère du peintre Rigaud. — Nous revenons à la salle de Puget et nous passons dans la

Salle des Codstoxj. Les frères Nicolas Coustou et QuiUaume Coustou , ainsi que le fils de ce dernier , nommé aussi Guillaume Coustou , sont des artistes des xvii®-xviii® s. qui ont encore exa* géré les tendances de leurs prédécesseurs. Au milieu, 250bis, Nie, Coustou f statue d'Adonis se reposant de la chasse. Derrière, s. n®, Tassaert , l'Amour (lire l'inscription) ; 303 , P. Julien , la Chèvre Amalthée. A g., s. n^, FaJconet, la Musique; 255, Ouill, Coustou le père, statue de la reine Marie Leczinska. En face , des mêmes artistes, Louis XV et un Amour. Entre les fenêtres, 270bi8, Pigalle, Mercure, statue en plomb qui était dans le jardin du Luxembourg. Enfin, dans le haut des murs, 221-226, Martin Desjardins, six bas-reliefs en bronze du piédestal de l'ancienne statue de Louis XIV sur la place des Victoires (p. 181). — Puis la

Salle de Hovdon, consacrée à Ant, Houdon, sculpteur français des xviii*'-xix® s. Au milieu, de lui, 296, une statue de Diane complètement nue , en bronze, reproduction de celle qu'il fit en marbre pour l'impératrice Catherine II de Russie. A dr. de l'entrée et plus loin à dr. : 287, 284bis , Pajou, Psyché, une Bacchante. Dans une niche, 272, Bouchardon, l'Amour se taillant un arc dans la massue d'Hercule. A côté et plus loin, de Houdon, des bustes de Mirabeau, Diderot , Franklin , Washington , Rousseau (bronze) , l'abbé Aubert (fabuliste), Voltaire (bronze); d^PaJou, ceux de Mme Dubarry, BufTon, etc. Devant la fenêtre, 310, Delaistre, l'Amour et Psyché,

Sculpture», PARIS. Rive dr. S. 93

et le modèle de la statue de Louis XV qui était sur la place de la Concorde, par Bouehardon.

Salle deCbatjdet: sculptures de la fin du siècle dernier et du commencement de ce siècle, où Ton reprit les traditions classiques. A g. de rentrée, 314, Chaudet, l'Amour avec un papillon , statue de marbre. Au milieu : 326, Bosio, Aristée ; *383j Canova, l'Amour et Psyché s' embrassant; 313, Chaudety le Berger Pborbas et Œdipe. — Autour de la salle , à partir du fond : 338 , Cortot , Daphnis et Chloé; 339, Roman, Nisus et Euryale; 324, Ruxtiel, Zéphyre et Psyché; 327, 328, Bosio^ Hyacinthe, la Nymphe Salmacis; 330, Dupaty , Biblis changée en fontaine ; ^384 , Canova , l'Amour et Psyché avec le papillon ; s. n^, Cortot, le Soldat de Marathon ; 355, Roman et Rude, Caton d'Utique.

Salle de Rude. La dernière salle , qui doit son nom à François Rude, renferme les œuvres les moins anciennes que possède le Louvre. De dr. à g. : s. n^, Foyatier, Spartacus; 354, Rude^ le Christ; s. n®*, Barye, Animaux, bronzes; *Carpeaux., les Quatre parties du monde soutenant la sphère, modèle du groupe de la fontaine du Luxembourg (p. 271); 353, Rude, Mercure, bronze; s. n^, Perraudj le Désespoir; 353ter, 353bis, Rude, Jeanne d'Arc, Jeune pécheur napolitain; s. n**, Perraud, les Adieux, grand bas-relief; ^^382, David d'Angers, dont il y a aussi beaucoup de médaillons aux murs , Philopœmen ; 349bi8, 348bis , Pradier , Sapho, Psyché ; s. n**®, *I)uret, Jeune pécheur dansant la tarentelle , bronze; Et. Ramey, Thésée combattant le Minotaure; Nanteuil, Eurydice; *Duret, le Vendangeur improvisant, bronze; "^ Perraud, Enfance de Bacchus; *Carpeaux, la Danse, modèle du groupe de l'Opéra (p. 67) ; Dumont, le Génie de la Liberté, réduction de celui de la colonne de Juillet (p. 59) ; 348, 349, Pradier, un fils de Niobé, reconstitution de la célèbre antique de Florence; la Toilette d'Atalante.

La Ohaloofraphief qui a son entrée près du musée àea sculptures modernes (pi. F), est une institution dans le genre de celle de Borne, fondée en 1660 par Louis XIV et chaivée de faire et de vendre des gravures d'œuvres d*art. On peut donc s y procurer des gravures des tableaux et même des sculptures et des monuments les plus remarquables de Paris. Le catal<^;ue compte env. 5000 numéros. Â g. de l'entrée, 3 salles d'exposition; à dr., le bureau de vente, ouverts tous les jours. — Photographiée^ V. p. 94.

Premier étage.

Le mu^ee de peinture est la collection la plus importante du premier étage; il occupe plus de la moitié de la galerie du bord de Teau, entre le Vieux Louvre et les Tuileries, ainsi que la galerie intérieure du Nouveau Louvre qui lui est parallèle, une salle transversale et encore plusieurs salles du Vieux Louvre. Dans cette dernière partie se trouvent aussi les bronzes antiques (p. 125), les dessins (p. 126) et les objets d'art du moyen âge et de la renaissance (p. 127), les vases antiques {musée Campana, p. 131) et les petites

94 Rwe dr. S, PARIS. Le L<mvre.

antiquitei (p. 130), les bijoux (p. 123), les pemmes et joyaux, les émaux et Vorfèvrerie (p. 121), les nouveUes acqui^itiona (p. 129).

Pour travailler au Louvre ou au Luxembourg, il faut une antorlffation de V administration des mu$ée$y dont les bureaux sont dans Tangle S.-O. de la cour du Vieux Louvre.

Kntbées. — Comme il est dit p. 78, la grande entrée du premier étage est par le pavillon Denon (vestiaire à volonté) et Vescalier Daru (p. 78). On y monte cependant encore assez souvent par Vescalier Henri II (p. 85), d'où l'on passe, à dr., dans la salle la Caze (p. 124) , la salle Henri II (p. 124) , la salle des Sept - Cheminées (p. 123), la salle des Bijoux (p. 123), la rotonde (p. 120) et la galerie d'Apollon (p. 120), qui donne entrée au Salon Carré (p. 101). — En montant par Ve»calier Dai'U, comme il est bon de le faire, on voit sur le palier une partie de la collection de terres cuites étrusques (p. 131) et la ♦Victoire de Samothrace, sur une base en forme de galère , monument érigé en mémoire d'une victoire navale de Démétrius Poliorcète , vers 305 av. J.-C. Cette statue très mutilée, mais d'uTi style majestueux et fort remartquable par les draperies, représente la déesse au moment où, descendant du ciel, elle touche la terre. — De là on entre par la porte de g. et la galerie d'Apollon (à dr.), comme il est dit cî-dessus, ou biim par la ^orte de dr., un vestibule à colonnes et la salle Duchâtel (p. 105) , à la suite de laquelle lest le Salon Carré (p. 101). — Entrées particulières des autres musées du premier étage, voir les articles spéciaux.

Dans le vestibule à colonnes dont il vient d^être question se vendent des phùtoyrapMei des tabidatix, sculptures et dessins du musée, faites par la maison Braun (p. 88), qui s'estengagée à tes reproduire tous dans Tespaee de 5 ans (1888-1893). Les photocrapliles de grands tableaux ont 40 cm. sur 50 et se vendent 12 fr., mais il y en a aussi des épreuves d^artistes au nitrate à 3 fr. Les petites eoûtent de 8 à 10 fr. Les prix sont marqués sur les spéeimens, dans des 4lbum9 à la disposition du publie.

**]Easée da paintiira*

Les numéros des tableaux ont ^té ebangés depuis 1689 et on refait le catalogue, dont il existe dé;H^ un abrégé pouriout le mu8é«, à 1 fr. L'ancien, divisé en plusieurs parties, se vend toutefois encore dans les galeries, et les tableaux portent général«ment dans le bas, à g., un second numéro, qui est celui de ce catalog«ie. Il y a du reste mainteaant des inscriptions indiquant non seulement les noms des peintres, mais eneore les sujets des tableaux.

Le mtisee de peinture y dont les salles forment une longueur d'env. 1 kil., compte 2000 tailyleanx de choix. Presque toutes les écoles y sont représentées par des chefs-d'œuvre.; c'est même le seul musée où l'on puisse étudier l'œuvre de certains peintres.

Avant de paieouiir les galeries y il est bon d'avoir une idée générale de leur co«ite&u; nous allons essayer d'en donnes un aperçu.

Les PEINTBE8 ITALIENS 8ont naturellement ceux qui intéressent davantage. Parmi les anciens maîtres , les plus remarquables sont ceux de l'école de Florence. Fra Angelico est bien représenté, avec sa délicatesse de sentiment et son mysticisme, dans le Couronne-

Peintures. PARIS. Rive dr. 9, %

ment de la Vierge (p. 106) , de même que Behozzo Oozzoli nous montre, dans le Triomphe de St Thomas d'Aquîn (p. 106), comme les traditions du moyen &ge se sont conservées longtemps. Fra Filippo Lîppi est atissl très hien caractérisé par sa Vierge avec l'enfant Jésus et des anges (p. 105). Bu Térugin, le chef de Técole d*Ombrie, il y a une Vierge avec Ste Rbse et Ste Catherine, qui est dans Sa première manière (p. 101) , et le Combat de TAmour et de la Chasteté, dans sa meilleure manière (p. 106): Le Louvre possède des Compositions importantes à^ André Mantepia : le Parnasse et la Sagesse victorieuse des Vices (p. 105) , qui nous montrent la mythologie antique se transformant en allégorie , et la Vierge de la Victoire, tableau votif en mémoire de la bataille du Taro (p. 105). Les tableaux des grands maîtres italiens que possède le Louvre, c'est-à-dire ceux de Léonard de Vinci y de KaphaéX et du Titien, méritent une étude attentive. La plus célèbre composition de Léon, de Vinci dans ce musée est là Joconde (p. 103). L'artiste travailla quatre ans à ce portrait et le laissa cependant inachevé. Malheureuseinent les couleurs en sont fort passées. Un autre portrait d« femme remarquable et mieux conservé est celui qui est connu sous le nom de la Belle Ferronnîère (p. 108).

Aucune galerie de l'Europe n'est aussi riche en œuvres de RaphaSl que le Louvre , même en faisant abstraction des tableaux douteux; aussi y peut-on suivre facilement ses Jn'ogrès. Parmi les oeuvres dans sa première manière , du temps où il ne s'était pas encore complètement affranchi de Tinituence de l'école du "Pérugin, il y a les petits tableaux de St Georges et de St Michel (p. i^). La Belle Jardinière (p. 103), de 1507, est an chef-d'œuvre du temps où fiaphaël ^it à Florence. Le motif de ses nombrBUses Madones, le bonheur maternel , y est rendu sous les traits les plus vifs. Il peignit aussi alors Apollon et Marsyas (p. lOîè), chéf-d'œtlvre d'un autre genre, acquis en 1883 par le Louvre. Du commencement de la période romaine dans sa carrière artistique, nous irvoits la Vierge au voile (p. l'(^). n s'élève à la compt>sition dramatique et il acquiert un coloris accentué dans les tableaux datant de 1518, la Ste Famille de François I** (p. 1(B) et St Michel terrassant le démon (p. 104). Ses élèves l'ont aitlë à faire ces tableaux, qui de plus ont été peints à la hSte ; cela explique les ombres noircies et les clairs brillants aux tons froids, qui produisent un effet désagréable. Pour connaître la meilleure manière de Raphaël (en 1515), il faut étudier le poTtrait de Castiglione (p. 108). On y admire la finesse de son dessin, le talent avec lequel il sait passer d'un Jaune chaud à un gris tendre dans les ombres, son habileté à arrondir les surfaces sans contrastes forcés, à éclairer ses sujets sans effets de lumière exagérés.

Le Corrige est bien représenté au Louvre , quoique seulement par deux tableaux, une Ste Catherine (p. 104) et l'Antiope regardée par Jupiter sous les traits d*un satyre (p. 102). Le Titien y occupe une place bien plus considérable -, on peut l'y étudier sous tous les

96 Rive dr. 2, PARIS. Le Louvre.

rapports. Sa Mise au tombeau (p. 102) est un tableau d'un effet des plus saisissants et d'un coloris magique. Celui des Disciples d'£mmaûs (p. 108) est plus un tableau de genre plein de vie et de sentiment , une scène que l'école vénitienne représenta avec prédilection et qui finit par dégénérer en festin pompeux. Le Christ couronné d'épines (p. 108) est une composition pleine de caractère. Parmi les Vierges, nous mentionnons la Vierge au lapin (p. 108). Ce tableau idyllique a son pendant presque aussi remarquable dans la Ste Famille portant le n° 1580 (p. 107). Une composition pleine de charme et de poésie , c'est celle de Jupiter et Antiope , connue sous le nom de la Vénus del Pardo (p. 108), du palais de Madrid où elle se trouvait autrefois : Jupiter , sous les traits d'un satyre, soulève la draperie qui couvre Antiope, tandis que des faunes sont couchés au bord de la forêt, qu'un jeune chasseur tient deux chiens en laisse et qu'un autre dans le lointain sonne l'hallali. Les paysages qui forment lé fond de ces tableaux sont remarquables. On ne connaîtrait toutefois qu'imparfaitement le Titien si l'on passait par-dessus ses portraits. 11 en a fait de deux sortes ; il a cherché dans les uns à reproduire l'idéal de la beauté féminine, dans les autres à montrer son talent de physionomiste. A la première catégorie appartient, au Louvre, le tableau d'Alph. de Ferrare et Laura de' Dianti, bien connu sous la désignation de Titien et sa maîtresse (p. 102) : c'est une jeune femme se coiffant en présence de son amant, qui lui tient deux glaces. Une des figures de caractère les plus curieuses du Titien, c'est son portrait de François 1®' (p. 107), d'autant plus remarquable que le roi n'a pas posé pour ce portrait. L'Homme au gant (p. 108) est aUssi un excellent portrait, fait par le Titien au milieu de sa carrière. Le portrait du célèbre général de Charles - Quint , Alphonse d'Avalos, marquis de Guast (p. 108), se rapproche de l'allégorie. Le général se tient armé à côté de sa femme, qui est assise mélancolique à la pensée de son départ; elle tient un globe de cristal, et la Victoire, Vénus et l'Hymen lui apparaissent pour la consoler. — Les œuvres des autres peintres vénitiens pâlissent à côté de celles-là. On remarque encore néanmoins un Concert champêtre attribué au Oiorgion (p. 104). Il n'est pas nécessaire d'attirer l'attention sur les festins de PaiU Veronèse, ils se font assez remarquer d'eux-mêmes par leur dimension et la vie, un peu matérielle, il est vrai, qui les anime toujours (p. 104).

Quand l'œil s'est rassasié de la vue des peintures idéales et d'un coloris brillant qu'a produites le Sud, il est difficile d'apprécier convenablement I'abt du Nobd. Cependant le Louvre possède encore de ce côté bien des œuvres remarquables. La vieille école allemande n'est naturellement pas représentée par un grand nombre de tableaux. Le dessus de table avec des scènes de la vie de David, par Beham (p. 113), mérite cependant une mention particulière. Il y a encore les portraits d'Erasme de Rotterdam, de Warham et deKratzer, par Holbôin le Jeune (p. 104 et 112). — Des tableaux de la vieille

Peintures, PARIS. Rivt dr. 2. 97

école flamande , le plus remarquable est la Vierge au donateur de Jean van Eyck (p. 103). Viennent ensuite des parties de retables par MenUing, St Jean - Baptiste et Ste Madeleine, avec de riches paysages pour fond (p. 104), et l'ex-yoto du legs Duchâtel (p. lOô).

Les tableaux de Subens, le plus brillant des peintres de la seconde école flamande, sont si nombreux au Louvre, que la revue en devient presque fatigante. En première ligne figurent les 21 grandes compositions retraçant des scènes de la vie de Marie de Médicis (p. 112). Quelque objection qu'on ait, au point de vue esthétique, contre le mélange de Tallégorie et du portrait, on oublie tout scrupule en présence des tableaux, et même lorsqu'on ne comprend pas immédiatement le sujet, on y admire la fraîcheur de la composition, la vie toute particulière qui l'anime, la variété des caractères et l'éclat du coloris. On peut étudier ailleurs l'œuvre de Rubens comme peintre de sujets religieux, de sujets mythologiques et historiques d'apparat, mais sa Kermesse flamande du Louvre (p. 114) le montre sons un nouveau jour. La grosse gaîté de ses compatriotes n'est pas étrangère à son génie; il connaît aussi bien le peuple flamand que Teniers, qui, comme on le voit, n'a pas créé le genre, mais a suivi l'impulsion donnée par Rubens. L'habileté de Teniers dans la reproduction de ces sortes de bacchanales se constate très bien au Louvre, où ses tableaux , si dédaignés par Louis XIV, sont maintenant au nombre des plus brillantes pages de la collection. — Pour PhU. de Champaigne, que le catalogue classe parmi les Flamands, v. p. 99.

Les Hollandais du xvii® s. ne peuvent sans doute bien s'apprécier que dans leur pays. Cependant nous trouvons encore ici des échantillons de l'oeuvre de presque tous les grands peintres des Pays- Bas. Aux Rembrandt que la galerie possédait déjà, tels que l'Ange et Tobie (p. 111), le Ménage du menuisier (p. 102), les Pèlerins d'Emmaiis (p. 112), le portrait de l'artiste avec une chaîne d'or (p. 117), s'est ajoutée la Femme au bain de la collection La Gaze (p. 125). Là encore se trouve la Bohémienne de Fr. Hais (p. 125), très propre à faire connaître en lui le peintre vigoureux , de même que son portrait de femme , dans la même collection (p. 124), nous lé montre brillant coloriste. L'ancienne collection ne possédait de Hais que le portrait de Descartes (p. 115), mais le musée s'est enrichi en 1885 de trois autres tableaux de lui, également des portraits (p. 114 et 115). Van der Helst est aussi bien représenté par son Jugement du prix de l'arc (p. 112). Les tableaux de genre- les plus célèbres sont le Militaire offrant des pièces d'or à une jeune femme, par Ter Boreh (p. 102) ; l'Epi cière de village et surtout la Femme hydropique de Gérard Dov (p. 112 et 102) ; la Fête flamande dans l'intérieur d'une auberge par Jean Steen (p. 115) ; le Maître d'école par Adr. van Ostade (p. 102); un Intérieur par P. de Hoogh (p. 112). Il ne manque pas non plus d'excellents paysages hollandais, qu'il est

Bœdeker. Paris. lOe édit. 7

98 Rive dr. 2. PARIS. Le L(mvre.

inutile d'énumérer ici, Tamateur sachant dëjà trouver par lai-in4me le genre qui lui plaît.

La célébrité des tableaux espagnols au Louvre date du temps où Ton voyageait peu en Espagne et où Ton ne connaissait guère les chefs-d'œuvre des deux plus grand peintres de l'Espagne , Velazquez et MuriUo, qui se trouvent à Madrid et à Séville. Nous savons maintenant que l'art espagnol ne peut bien s'apprécier qu'au delà des Pyrénées. On peut néanmoins se faire à Paris même une bonne idée de plusieurs de ses chefs-d'œuvre en voyant les copies qu'en possède l'école des Beaux-Arts (p. 237), observation qui s'applique surtout à Velazquez. Parmi les toiles de Murillo, la Conception immaculée (p. 102) est la plus célèbre du Louvre. Ce sont aussi d'excellentes pages que la Naissance de la Vierge (p. 110) et surtout la Cuisine des Anges (p. 109).

Quant à XtooiM p bançaibe, elle n'est qu'inoompUtemeat représentée au Louvre , car U faut allei cherdiei dans les monuments, à Versailles (p.2S2) au Luxembourg (p. 24Ô) et en province une grande partie de ses chef-d'œuvres. C'est cependant encore de l'école française qu'il y a le plus de tableaux.

Le premier peintre français original qui mérite d'étte mentionné est Fr. Cloutty dit Jélujmnet (m. vers 1572), d'origine flamande, qui flt des portraits d'une grande finesse et d'un excellent coloris, tels que celui d'Elisabeth d'Autriche^ femme de Charles IX (p. lOô). Jean Cousin , qui peignit aussi des vitraux et fut sculpteur et graveur de talent, nous a laissé dans son Jugement dernier (p. 110) une page d'un dessin et d'un coloris vigoureux. — Simon Vouet fut un maître très influent, mais doué d'une grande facilité dont il abusa. Son meilleur tableau au Louvre est la Présentation (p. 117).

Nicolas Poussin (1594-1665) fût un peintre très célèbre et essentiellement français , bien que fixé à Rome a partir de sa trentième année. Aussi caractérise-t-il bien le genre de l'école française, dont la mise en scène est la qualité dominante. C'est un maître laborieux et fécond, mais chez lequel la science et le raisonnement l'emportent sur l'imagination. Les paysages sont supérieurs dans ses tableaux aux scènes historiques et mythologiques. Le Louvre est riche en Poussin , parmi lesquels il faut surtout mentionner : dans la 1'® galerie française (p. 115), Diogène Jetant son écueUe (paysage) ; Eliézer et Rébecca, composition aimable et gracieuse ; le Jugement de Salomon , œuvre classique par excellence ; les Bergers d'Arcadie, un des tableaux de Tartiste les plus admirés; Orphée et Eurydice (paysage), etc. Malheureusement les tableaux de Poussin ont pris avec le temps un aspect triste et rembruni. Clat*de Oellée, dit Claude Lorrain, un des plus grands paysagistes connus, qui a surtout rendu les effets de lumière avec une perfection inimitable , subit plus que Poussin l'influence de l'Italie , où il passa également la plus grande partie de sa vie. La Vue d'un port, le

Peintures. PARIS. Rive dr. 2. 99

Campo-Vaccino, la Fête villageoise et le Port de mer au. soleil couchant (p. 116) sont des chefs-d'œuvre. Par contre, on met ordinairement au nombre des artistes français Philippe de Champaigne, peintre de grand talent originaire de Bruxelles , mais qui vint à Paris dès sa jeunesse et travailla pour Marie de Médicis, Richelieu et Louis XIII. Ses sujets religieux reflètent la doctrine sévère de Tabbaye de Port-Royal. On remarque surtout de lui le Christ mort (p. 103) et le portrait de Richelieu (p. lOÔ). Eustache Lesueur nous a laissé des tableaux généralement faibles comme composition et comme coloris, mais plusieurs pages de sa Vie de St Bruno (p. 115) sont encore admirées pour la candeur et la sincérité des sentiments. Ch. Lebrun, au contraire, est Tincaination du genre pompeux, emphatique et déclamatoire des artistes de la cour de Louis XIV. C'était surtout un peintre décorateur dont les œuvres principales sont les plafonds de la galerie d'Apollon au Louvre (p. 120) et de la galerie des Glaces à Yersailles (p. 287). Quelques artistes, tels que Jean J<mvenet, peintre très fécond, dont le modelé et le coloris manquent de finesse , conservèrent les bonnes traditions jusqu'à la fin du xvu^s.; mais dès la seconde moitié de ce siècle avait commencé, avec P. Mignard, une période de décadence, durant laquelle l'école française tomba dans le maniérisme, qui refléta les mœurs et la littérature de l'époque. Cependant Mignard se distingua dans le portrait, auquel LargiUière et liigaud durent une célébrité encore plus méritée. Nous mentionnerons surtout, de LargiUière son portrait avec sa femme et sa fille (p. 124), et de Rigaud, les portraits de Louis XIV (p. 117) et de Bossuet (p. 104). Watteau, le meilleur des maniéristes, a un dessin correct et un coloris vrai dans ses tableaux de genre. On admire surtout de lui au Louvre l'Embarquement pour Cythère (p. 118) et Gilles, le célèbre Pierrot de la Comédie Italienne (p. 124). Quant à Boucher, son nom rappelle immédiatement la nature travestie , les qualités et les défauts de l'école pompeuse du xvm®s. exagérés avec talent; il n'est qu'imparfaitement représenté au Louvre. Fragonard fut moins maniéré, et l'histoire de la peinture française au xviu^ s. compte du reste encore de bous artistes fidèles aux saines traditions, par ex. Jos. Vernet, le plus grand peintre de marine après Claude Lorrain (p. 115 et 118).

Vien fut le premier régénérateur de la peinture en France; mais le Louvre ne possède pas son chef-d'œuvre, la Prédication de St Denis , qui est à St-Roch (p. 74). A la même époque apparaît dans la peinture un élément nouveau, l'élément bourgeois et sentimental, que cultivent Chardin et surtout Qreuze, dans l'Accordée de village, la Cruche cassée, la Malédiction paternelle et le Fils puni (p. 118).

Louis David (1748-1825), suivant en cela les tendances de la fin du xvin^s. et surtout de l'époque révolutionnaire, rompit totalement avec le passé, en tâchant de retrouver la forme et le style de l'antique. Il fut le chef d'une école qui soigne malheureusement le dessin au dépens du coloris , et en général le chef de l'école moderne fran-

100 Rive dr. 2, PARIS. Le Louvre.

çaise, représentée au Louvre dans la salle des Sept - Cheminées (p. 123) et dans la nouvelle galerie française (p. 119). Les chefsd'œuvre de David , dans la première de ces salles , sont Léonidas aux Thermopyles, les Sabines et, depuis peu, le Couronnement de Napoléon I®', auparavant à Versailles. Oirodet- Trioson, Gérard, Oro8 et Ouérin flirent ses principaux élèves. Le Déluge (p. 123), le Sommeil d'Endymion (p. 124) et Atala au tombeau (p. 124), sont les meilleures œuvres de Qirodet, qui eut de l'imagination et fut assez bon coloriste. De Qérard, on y remarque particulièrement Psyché et l'Amour (p. 124), composition charmante et pleine de poésie. Les Pestiférés de Jaffa (p. 124) et le Champ de bataille d'Eylau (p. 120) sont deux chefs-d'œuvre de Qros.

Prud'hon travailla en même temps que David à la réforme de la peinture française, par des compositions pleines de charme et d'un coloris savant, qui s'est bien conservé, mais que n'égale pas le dessin. L'attention sera nécessairement attirée par son chef-d'œuvre, la Justice et la Vengeance poursuivant le crime (p. 123) et par son Enlèvement de Psyché, une nouvelle acquisition du musée (p. 124) ; toutefois son Christ en croix (p. 119) et son Assomption (p. 124) plairont davantage.

Le Radeau de la Méduse de 0/ricault (p. 123) fut un événement, une révolution, car le sujet n'était rien moins que classique. Géricault fut le chef de l'école de peinture romantique, dont la naissance coïncide à peu près avec celle de l'école littéraire romantique. Il est vrai qu'elle dut en partie ses succès à la nouveauté des sujets empruntés aux écrivains du moyen âge, à l'histoire nationale et même aux événements du jour, mais elle n'en acquit pas moins des qualités incontestables, en revenant à l'observation exacte de la nature et en evenant fort habile dans le coloris.

Ingres, Eug. Delacroix, Hor, Vemet et FaviL Delaroche furent longtemps les peintres les plus célèbres de la France et même de l'Europe. Ingres se fit remarquer le premier et leur survécut à tous. Il travailla beaucoup et réussit dans une foule de genres. Admirateur de l'antique et de Raphaël, il se distingua par la forme et la précision, 1 ointes à la simplicité et au naturel, et il fut un coloriste. Ingres excelle à rendre la beauté féminine. Le Louvre possède surtout de lui l'Œdipe , une de ses premières œuvres (1808) , l'Apothéose d'Homère, et la Source (p. 119 et 106). Eug. Delacroix visa surtout au coloris et à la lumière et sacrifia les règles de la composition à l'inspiration du moment. L'Entrée des croisés à Constantinople, auparavant à Versailles, Dante et Virgile aux enfers, le Massacre de Scio, la Noce juive etlaBarqueduDon Juan sont ses principales toiles au Louvre (p. 1 19 et 120), mais il faut encore mentionner ses peintures décoratives de la galerie d'Apollon (p. 120), du palais Bourbon (p. 259), du palais du Luxembourg (p. 244) et de St-Sulpice (p. 243). H. Vernet fut le peintre le plus populaire, grâce aux grandes et belles pages où il retraça les glorieux faits d'armes des Français sous Napo-

Peintures. PARIS. Bive dr. 9. 101

lëon I^' et en Algérie. Aujourd'hui quHls ont perdu avec le temps une partie de leur intérêt, ses tableaux témoignent toujours une habileté exceptionnelle à rendre les types militaires , à retracer les scènes si variées d'un champ de bataille, mais l'infériorité de son coloris n'échappe plus à l'observateur. Ses grandes compositions sont à Versailles -, il n'a au Louvre que des tableaux de second ordre , si ce n'est le Raphaël au Vatican (p. 119-120). P. Delaroche tint le milieu entre Delacroix et Ingres. Il donna à ses figures beaucoup de vie et de fraîcheur, il attacha aussi une grande importance au coloris , et il fut en même temps beaucoup plus correct dans son style. La Mort d'Elisabeth, les Enfants d'Edouard (p. 120), et l'hémicycle de l'Ecole des Beaux- Arts (p. 239) suffiront pour nous faire connaître et apprécier son talent, mais beaucoup d'autres chefs-d'œuvre de cet artiste sont dispersés : Richelieu et Cinq-Mars, Mazarin mourant, Oromwell contemplant le cadavre de Charles I®', le Supplice de Jane Grey, TAssassinat du duc de Guise.

A cette liste des grands peintres de l'époque qui s'étend de la Restauration au second empire , il faut encore joindre particulièrement Hippolyte Flandrin, Il ne figure guère dans les musées, iaais ses fresques de St-Vincent-dePaul (p. 193) passent pour la meilleure création de ce genre dans les églises de France.

L'ouverture de la nouvelle galerie du Louvre a donné la consécration à un certain nombre d'artistes français contemporains, mais c'est au musée du Luxembourg (p. 245) qu'il faut aller pour étudier l'école actuelle , qui n'y est encore représentée que d'une manière fort incomplète et, au plus, par trois œuvres du même artiste. Parmi les nouveaux élus du Louvre (p. 119), on remarquera surtout les paysagistes: TJufodare Rousêeau , Corot, Courbet, Chintreuil, Milletj etc. Troyon y figure au premier plan avec ses Bœufs et son Retour à la ferme.

Voici quels sont à peu près les principaux tableaux , en suivant l'ordre des salles. Ce n'est guère, naturellement, qu'une liste de ceux qu'on devra surtout voir , si l'on est obligé de se borner à quelques visites à ce musée. Dn grand nombre des citations qui suivent, sont empruntées à une excellente monographie du musée du Louvre par Th. Gautier , qui ne fut pas seulement un écrivain distingué mais un critique d'art sagace.

**Saloii Carré ou salle IV. — Cette salle contient les perles de la collection. Nous avons indiqué p. 94 les chemins à suivre pour s'y rendre. Excepté quand nous avertissons du contraire, nous -commençons à droite, dans cette salle à partir de la galerie d'Apollon, et nous mentionnons d'abord, s'il y a lieu, les tableaux du bas f .

♦1564 , le Pérugin (P. Vannueci), la Vierge et l'Enfant , avec

t Pour les dates et pour les indications relatires aux maîtres sous lesquels se sont formés les artistes, etc., voir la table spéciale à la fin de ce volume.

102 Rive dr. 2. PARIS. Le Louvre.

des anges, Ste Rose et Ste Catherine. 1515, André del Sarto, Si- Famille. ♦1198, P. V/ronèse (Caliari), Jupiter foudroyant les crie mes, ancien plafond de la salle du Conseil des Dix à Venise.

♦♦1584, le Titien (Vecelli), la Mise au tombeau.

«C'est une œuvre belle, noble et sérieuse, sans avoir eette profonde mélancolie chrétienne qu'exige le sujet.*

•1706, Herrera, St Basile dictant sa doctrine. ♦2542 (petit), Rembrandt, la Ste Famille, dite le Ménage du menuisier (1640).

♦♦1118, le Corrige (Allegri), Antiope et Jupiter, en satyre.

«Le dieu contemple ce beau corps assoupli par l'abandon du sommeil. Dans sa blancheur tiède et blonde, baignée de demi-teintes, qui en noient les contours et lui donnent les rondeurs de la vie, sous ce torse d*une grâce si molle et si tendre, on sent pourtant les détails d'anatomie . . . Au pied de TAntiope, l'Amour fait semblant de dormir . . . mais croyez bien quHl ne dort que d'un œil . . . Un riche paysage étouffé et sourd, avee des tons de velours fauve, sert de fond à cette voluptueuse scène mythologique, et fait admirablement ressortir la blancheur dorée de TAntiope."

♦2496, Adr, van Ostade, le Maître d'école, modèle du genre, au ton doré plein de chaleur, où sont au plus haut degré toutes les qualités du maître. 2709, Durer, tête de vieillard, toile à la détrempe, sous verre. 325, le Guide (Reni), Déjanire et le centaure Nessus.

♦1509, Raphaël, Apollon et Marsyas.

Ce petit chef-d'œuvre (39 cm. sur 29), dont l'authenticité est prouvée par l'existence d'un dessin du maître à l'Académie de Venise, a été acheté en 1883, la somme de 200000 fir. — « De quoi s'agit-il ? de la lutte éternelle entre l'idéal et la réalité . . . Aussi voyez quel contraste entre les deux personnifications . . . Harsyas est beau . . . mais cette beauté est purement humaine et quelque peu commune. Ses cheveux sont ras, sa peau est hâlée. Sa tête, ronde et sans noblesse, te détache sur un fond d'herbe pâle et son corps sur les tons fauves du rocher. Il est tout entier dans une demi-ombre, tandis qu'Apollon est debout en pleine lumière. Sa tête^ aux longs cheveux boucles et dorés, se détache sur la profondeur bleue du ciel limpide et son corps sur la transparence de l'eau et sur la viva-> cité du feuillage. Ses traits sont remplis de la plus auguste noblesse et sa forme tout entière resplendit de la beauté la plus idéale . . .> (A. Méliotj «Apollon et Marsyas».)

1048, Jean Perréal ou J. de Parié, Vierge aux donateurs.

723, Nie, Poussin, St François-Xavier rappelant â la vie la fille d'un Japonais. ^2547, Rembrandt, portr. de femme. 1179, Pari» Bordone, portr. d'homme. ^2587, Qer, Ter Borch, Un militaire offrant des pièces d'or à une jeune femme, chef-d'œuvre de ce maître, pour la composition, le dessin et le coloris. 2459, Oab. Metsu, Un militaire recevant une Jeune dame, le digne pendant du précédent. 1352, Seb. del Piombo, la Visitation, grande et noble composition. ♦2348, Qér. Dou, la Femme hydropique , chef-d'œuvre de l'artiste^ une merveille de fini et de délicatesse. 1184, Bronaino, portr. d'un sculpteur.

♦♦1709, Murillo, la Conception immaculée, achetée 615 300 fr. eu 1852.

Le peintre s'est inspiré du passage suivant de l'Apocalypse : «Il parut un grand prodige dans le ciel, une femme revêtue du soleil, qui avait la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles*.

♦1590, le Titien, Alphonse de Ferrare et Laura de'Dianti, tableau désigné d'ordinaire sous le nom de «Titien et sa maîtresse» (1522?).

Feintures, PARIS. Rive dr. Ù. 103

«ICagniflqae portrait de jeune femme dont la robe de velours vert, à moitié défaite, laisse voir la poitrïne. Elle soulève d*uiie main un flot de ees eheveux d'un or roux si cher aux élégantes et aux coloristes de Venise, et de l'autre tient une fiole de parfums. Une chemisette d'un blanc doré, dont le ton se confond presque avec le ton de chair ambré de la peau, concentre la lumière sur cette gorge délicate et puissante , digne d'être modelée dans le marbre de Paros. JLa tête, un peu inclinée vers l'épaule, a la sérénité de l'idéal antique, avec ce vigoureux accent de vie qui est particulier à Titien . . ••

*2555, Rembrandt, son portrait dans un âge avancé (1660). •1644, école d* Italie du xv/s., probablement àe Franciabigio, portr. de jeune homme. *1497, Raphaël^ la Vierge au voile, dite aussi la Vierge au linge ou au diadème.

«Avec quelle grâce tendre elle exprime Tadoration maternelle ! . . . Quel abandon, quelle molle souplesse dans ce corps de bambin t . . . Quel profil divinement pur que celui de la Vierge, quelle naïveté dans celui de St Jeanl»

♦1321, Drnn, Ohirlandajù, la Visitation (1491).

♦♦1601 , Léonard de Vinci , la Joconde ou la Mona (Madonna) Llsa, portrait de la femme de Fr. del Giocondo de Florence, ami de l'artiste ; remarquable par son sourire d'un charme indicible, malgré son mauvais état de conservation. 1977, A. van Dyck, portr. d'homme.

♦1193, P. Véronèse, le Repas chez Simon le pharisien (1570-75).

♦1967, Ant. van Dyck; Charles I*' d'Angleterre , d'une finesse charmante et d'une vérité admirable. 1219, Ann. Carrache, laVierge apparaissant à St Luc et à Ste Catherine. ♦lÔSO, André Solario, la Vierge au coussin vert, d*un ton riche et brillant, avec un beau paysage. 1355, Luini, Salomë recevant la tête de St Jean-Baptiste.

1503, Raphaël, St Georges et le dragon.

♦♦1498, Raphaël, la Ste Famille de François I®', peinte en 1518.

«Raphaël, alors arrivé à Tapogée de son talent, n*a rien produit de plus parfait . . . L'enfant Jésus s'élance de son berceau dans les bras de la Vierge, assise à droite et penchée vers lui avec une gracieuse complaisance maternelle. St Jean, présenté par Ste Elisabeth assise à g., adore Tenfant Dieu. Un ange, d une élégance divine, répand des fleurs sur la Vierge ... Un second ange se prosterne et St Joseph regarde cette scène d'un air majestueux et tranquille.*

1502, Raphaël, St Michel. 1499, Raphaël (?), Ste Famille, œuvre d'atelier, dont l'original est, selon F. Notte, au château de l'Isle- Adam (p. 337). 1221, Ann. Carrache, le Christ mort sur les genoux de la Vierge. ^741, JV. Poussin, Biogène jetant sou écuelle. 1731, Velasqy^z, l'Infante Marie-Marguerite, fllle de Philippe IV. 319, 320 (plus loin), Œ. Lorrain^ marine, paysage.

♦♦1496, Raphaël, la BeUe Jardinière, ou laVierge avec l'enfant Jésus et St Jean.

«Elle n'est pas drapée à l'antique comme la Vierge de la Ste Famille . . . elle est aussi plus jeune fille et moins femme. Ses traits, d'une délicatesse et d'une pureté exquises, ont une grâce toute ingénue . . . Cest autant la sœur aînée de Jésus qui le surveille et le fait jouer avec un petit camarade.'

1932, PhiL de Champaigne, le Christ mort. ♦1986 , Jean van

Eyck, laVierge au donateur, avec un paysage d'une finesse admirable.

«Le style des van Eyck nous apparaît ici avec toutes ses qualités et

104 Rive dr. 2. PARIS. Le Louvre,

ses défauts. Tandis que le donateur est peint avec la plus exacte Tëritë, la Vienne a encore la symétrie gothique et Tenfant surprend par sa raideur.*

437, Jouvenet, la Descente de croix. 783, Rigaud, portr. de Bossuet. 2013, Jordaens, Enfance de Jupiter.

2024, 2025, Memling, St Jean-Baptiste et Ste Madeleine, d«ux petits volets d'une finesse, d'une perfection extraordinaire. ^715, H, Holhein le Jeune, Erasme de Rotterdam, portr. plein de vie et d'une exécution parfaite. ♦iôOS, Léon, de Vinci, la Vierge, l'Enfant et Ste Anne, l'une des perles du musée, mais mal conservé.

«Avec une familiarité charmante, la Vienne, assise sur les genoux de Ste Anne, se penche tendrement vers le petit Jésus, qui joue avec un agneau ... La tête de Ste Anne est charmante ... La Viei^e a un type tout pavtieulier à Léonard; elle est douce, tendre, souriante et comme pénétrée d'une joie secrète qui rayonne lumineusement autour d'elle . . . L'enfant Jésus a toutes les grâces de l'enfance, que nul ne sut rendre comme Léonard de Vinci.»

*1134, Antonello de Metiine , le Condottiere (1475). 1143, le Ouerchin (Barbieri), les Saints Protecteurs de Modène. 722, Nie. Poussin, le Ravissement de St Paul. 562, le Sueur, Apparition de Ste Scholastique à St Benoît. 2084, P.-P. Rubens, Thomyris, reine des Scythes, faisant plonger la tête de Cyrus dans un vase rempli de sang.

♦♦1192, P. Veronèse, les Noces de Cana, le plus grand tableau du Louvre, de 6 m. 66 de haut sur 9 m. 90 de large, occupant presque tout un mur de la salle, «une brillante symphonie en couleurs».

«Gomme ordonnance, arrangement et couleur, c'est le dernier mot de la peinture d'apparat. Le génie de Venise respire tout entier dans ce splendide chef-d'œuvre, avec son insouciance cosmopolite, son mélange de tous les costumes, son amour du faste, son goût théâtral et décoratif, sa passion de lamière et d'éclat . . . Quant au sujet religieux, le peintre ne s'en est pas beaucoup plus préoccupé que le spectateur n'y pense devant son tableau.* — La plupart des personnages sont des portraits: la jeune mariée est Eléonore d'Autriche, reine de France ^ à ses côtés, François lOi", avec une coiffure singulière ^ puis Marie d'Angleterre, en robe jaune; le sultan Soliman; au coin de la table, Charles-Quint. Les musiciens sont des peintres vénitiens de Tépoque. Paul Véronëse lui-mâme , en robe blanche, joue de la viole, de même que le Tintoret, derrière lui; de Tautre côté, le Titien joue de la basse et le Bassan de la flûte.

♦♦1H7, le Corrige, Mariage mystique de Ste Catherine d'Alexandrie , toile aux figures d'une expression toute céleste et aux lignes des plus gracieuses. — ♦llSô, le Oiorgion (Barbarelli) , Concert champêtre.

«Composition bigarre et d'une étonnante intensité de couleur . . . Jamais coloris plus blond, plus chaud, plus moelleux et d'une consistance plus riche ne revêtit d'opulentes et robustes formes féminines.*

♦1713, Murillo, Ste Famille, admirable de coloris. 1464, le Tintoret (Robusti), Suzanne au bain. ♦2195, Rogier van der Weyden, la Vierge et l'enfant Jésus. ♦ISSS, Simone di Martini, Jésus marchant au calvaire. ^1504, Raphaël, St Michel terrassant le démon (1618), composition qui montre combien Raphaël était naturellement sublime. 1139, /e C?werc^*w, la Résurrection de Lazare. 2028, Memling, la Vierge, l'enfant Jésus et six saintes. 1435, le Francia (Fr. Baibolini), la Nativité, beau tableau en miniature, dont l'artiste a

Peintures, PARIS. Bive dr, 2, 105

fait une œuvre de prédilection. 129, Clouet, Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX de France, *2718, Holbein le Jeune, Anne de Clèves , quatrième femme de Henri VIII d'Angleterre , portrait que rartiste fit à la fln de sa vie. 1938, Ph, de Champaigne, portr. de Richelieu. 1538, le Spada, un Concert.

Salle Buohfttel ou salle Y, à peu près en face des Noces de Cana, celle par où l'on peut venir de l'escalier Daru dans le Salon Carré (v. p. 94). Elle renferme cinq tableaux légués au Louvre en 1878, par Mme la comtesse Duchâtel: 421, *422, Ingres, Œdipe expliquant l'énigme , tableau qui se distingue par la simplicité et le naturel de la composition , la pureté et la fermeté musculaire du dessin ; la Source, une des œuvres les plus parfaites de la peinture moderne pour le nu. •2026, MenUing, la Vierge et l'enfant Jésus avec les donateurs. 2480, 2481, Ant, Mor ou Moro, deux portraits, les volets d'un triptyque. — Cette salle contient aussi des fresques transportées sur toile , de l'école de Milan fondée par Léon, de Vinci : 1357 et 1358, 1359, *1360, ♦ISeï, Bern, Luini, deux Enfants sous une treille, de la villa Pelucca, près de Monza ; la Nativité de J.-C, le Christ bénissant, l'Adoration des mages, de Milan.

Nous revenons au Salon Carré et nous passons à dr., par la porte opposée à celle de la galerie d'Apollon, dans la Grande Galerie <p. 106) , mais pour visiter d'abord la première salle à dr. , afin d'avoir une idée d'ensemble de l'école italienne.

Salle des Sept - Kètres ou salle VII , dite aussi salle des Primitifs. Elle renferme des tableaux remarquables des peintres italiens précurseurs de la renaissance , surtout des maitres florentins -du XV® s. La série commence à l'autre extrémité.

A dr.: 1372, Manni, Ste Famille. 1668, école bolonaise, le Jugement de Paris. 1174, Bononi, la Vierge et l'Enfant. *1375, André Mantegna, le Parnasse. 1284, Lor, di Pavia, la Famille <ie la Vierge. *1263, Lor, di Credi, la Vierge et l'Enfant, avec des saints , tableau excellent , mais dont la composition est un peu maniérée et l'expression efféminée. *1376, A. Mantegna, la Sagesse victorieuse des vices, pendant du Parnasse. 1169, Oiov,'Ant. Beltrafjio, la Vierge de la famille Casio. 1211, Vitt. Carpaccio, Prédication de St Etienne. 1374, Mantegna, la Vierge de la Victoire, une de ses dernières œuvres (1495). *1168, Giov, Bellini (?), la Vierge, l'Enfant et des saints. *1373, Mantegna, le Calvaire. *1565, lePérugin, Ste Famille. 1175, 1176, Al, Buonvicino, ait le Moretto, quatre Saints. 1182, le Borgognone, St Pierre de Vérone et une femme agenouillée. *1344, Fra Filippo Lippi, la Vierge et l'Enfant, avec des anges et des saints, un de ses premiers tableaux. 1400, Palmezzano, le Christ mort. 1527, Luca Signorelli, fragment d'une composition, sept personnages debout. ♦1436, le Francia, le Christ en croix, avec la Vierge, St Jean et Job. 1264, Lor, Credi, le Christ et la Madeleine. 1417, le Pinturicchio, la Vierge et l'Enfant. 1312,

106 Bive dr. 2. PARIS. Le Louvre,

à rextrémité, Giotto, St François d'Assise leceTant les stigmates, et dans le bas des scènes de la vie de St François.

Il n'y a paa encore de eiel dans ee tableau, maîB on voit le gazon, les rochers, les arbres de la montagne, les cellules blanches des ermites. Le saint a bien la maigreur ascétique, Texpression que réclame le sujet, et sa pose offre des lignes contrastées; «il a rompu ee linéament rigide, comme le trait de plomb où sont emprisonnées les figures des vitraux, qui semble retenir captifs les personnages des tableaux de cette époque.*

La porte du fond donne sur Tescalier Dam (p. 94), où se voient encore des oeuvres delà vieille école italienne, deux fresques de Botticelli et une de Fra Angdico, A g., les galeries françaises (p. 1 19-115).

De Tautre côté de la salle des Sept -Mètres, en revenant Ters l'entrée: 1260, Cimabue, la Vierge aux anges, tableau étrange, «qui ressemble à une icône russe». 1319, Ben. Qozzoli, Triompbe de St Thomas d'Aquîn.

Dans le haut, le Christ bénissant ; au-dessous de lui, 6t Paul , ICoïse et les évangélistes. Au milieu, St Thomas d'Aquin assis entre Ariatote et Platon, et à ses pieds Guillaume de St- Amour, adversaire des ordres mendiants, vaincu par son éloquence. Dans le bas, l'assemblée d'Anagni présidée par le pape Alexandre IV.

1279; Qentile da Fabriano, la Vierge et TEnfant bénissant Pandolfo Malatesta de Rimini. 1343, Fra FiUppo Lippi, la Nativité.

Non seulement le fond d'or est remplacé ici par un véritable paysage, mais Tétude de la nature y est poussée jusqu^au réalisme ^ les pierres de rétable en ruine y sont peintes une à une avee une inexpérience naïve. La Vierge passe pour être le portrait de Luerezia Buti, la pensionnaire que Tartiste enleva du couvent pour lequel il peignit cette Ifativité.

1394, Bart. Montagna, Trois enfants exécutant un concert. 1367, Mainardi, la Vierge et l'Enfant bénissant le petit St Jean. 1322, le Ghirlandajo, portr. d'un vieilard et d'un enfant. ♦1290, Fra Angelico, le Couronnement de la Vierge, très vanté par Vasari, mais fortement restauré. Les figures des saints sont pleines d'un noble enthousiasme. 1296, le Botticelli, la Vierge, l'Enfant et St Jean, œuvre de jeunesse. 1181, le Borgognone, la Présentation. 1488, Sacchi, les Quatre docteurs de l'Eglise. ♦1532, A. Solario, Jésus en croix (1503). 1382, Marco da Oggiono, Ste Famille. 1416, Piero di Coèimo, le Couronnement de la Vierge. 1539, lo Spagna, la Nativité. 1261, Lor. Costa, la Cour d'Isabelle d'Esté, duchesse d* Mantoue, charmante allégorie. ^1259, Cima da Conegliano , la Vierge et l'Enfant, avec St Jean et Ste Madeleine, d'un coloris vigoureux. 1567, le P/rugin, Combat de l'Amour et de la Chasteté, à comparer avec les tableaux du même genre de Costa (1261) et de Mantegna (en face). 1323 , Ben. Ohirlandajo , le Christ marchant au calvaire. 1526, Signorelli, l'Adoration des mages. 1167, Bianchi, la Vierge et l'Enfant, avec St Benoît et St Quentin. Au-dessus de la porte, 1512, e'cole de Raphaël (lo Spagna) , la fresque de la Magliana, Dieu le Père et des anges.

♦Grande Gkilerie ou salle VI , comprenant 6 travées , marquées aux arcades par A, B, C, D, E, F. — Dans cette galerie, se trouvent presque tous les autres tableaux des écoles italienne, espagnole, allemande, flamande et hollandaise (v. p. 133) et les primitifs français.

Peinturée, PARIS. Rive dr. P. 107

Travée A. — Italibws (suite).

(Période de prospérité).

Adboite: *1114, AlberHnelli, 1» Vierge et TEnfant, avec St Jérôme et St Zeno'bio. 1153, 11Ô4, le Garofalo, le Sommeil de Fenfant Jësns, la Vierge et l'Enfant. 1115, AlbertineUi, le Christ apparaissant à la Madeleine. 1420, Jules Romain, le Triomphe de Titns et de Vespasien, style des bas -reliefs antiqnes de Parc de triomphe de Titus à Rome. ♦IBÔS, Luini, Ste Famille. 1513, diaprés Raphaël, la Madone de Lorette, dont l'original est perdu. 1603, copie de la Cène de Léonard de Vinci , probablement de son élève Marco da Oggiono, un tiers plus petite que l'original. *13ô0, Lot, LottOy St Jérôme dans le désert. 1551, le Oarofalo, Ste Famille. ♦1514, Andr, del 8arfo, la Charité, de 1518.

•Jamais la bonté n'emprunta de traits plus charmants ni une grâce plus aimable. Cependant le peintre a su donner une indéfinissable expression d'indifférence à la figure de cette vertu, car la charité n'est pas la maternité.*

*1399, Palma le Vieux, l'Annonce aux bergers.

«La beauté des têtes, l'agencement aisé des figures , la souplesse des draperies, la vivacité de la couleur en font une des plus belles toiles de l'école vénitienne.»

♦1465, le Tintoret, le Paradis. «lôSO, le Titien, Ste Famille. 1602, Léon, de Vinci (?), Bacchus, tableau d'atelier qui devait être un St Jean dans le désert. 1354, Laini^ le Sommeil de l'enfant Jésus. ♦lôOT, Raphaël et Jules Romain, portr. de Jeanne d*Aragon. Selon Vasari, la tête seule est de Raphaël.

«Jeanne d'Aragon reste dans le souvenir comme un de ces types de la perfection féminine qu'on rêve et qu'on désespère de rencontrer . . . C'est une beauté princière dans toute la force.*

1190, 1197, P. Véronèse, Ste Famille, St Marc et les trois Vertus théologales, plafond du palais des Doges à Venise. 1597, Léon, de Vinci, St Jean - Baptiste , à comparer avec le Bacchus, ci-dessus, vP 1602. ♦lÔOl, Raphaël, Ste Marguerite, peinte presque entièrement, selon Vasari, par Jules Romain.

«Bien de plus doux, de plus pur, de plus virginal que les traits de la sainte, étonnée de son pouvoir sur les monstres et tenant comme une fleur des champs la palme de son martyre.»

1199, P. Véronèse, portrait ae jeune femme. ♦1588, le Titien, portrait de François l^^ de France, peint en 1530 d'après une médaille, mais qui rend cependant fort bien les traits bizarres, le profil de ce prince, d'une expression hardie, railleuse et sensuelle. *1170, Bonifazio, la Résurrection de Lazare. 1500, Raphaël, St Jean- Baptiste dans le désert, probablement authentique , mais complètement gâté. 1575, Georges Vasari, l'Annonciation. 1195, 1187, 1188, P. Véronèse, le Calvaire, l'Incendie de Sodome, Suzanne et les vieillards. 1577, le Titien, la Vierge, l'Enfant et des saints. 1438, le Bagnacavallo, la Circoncision. 1149, le Baroche, la Circoncision.

108 Bive dr. 2. PARIS. Le Louvre.

A GAUCHE, en recommençant du côté de rentrée: *1171, Bonifazio, Ste Famille. *1Ô08, Raphaël, portr. d'hommes, qu'on nomme à tort Raphaël et son maître d'armes. *1604, école de Léon, de Vinci, peut-être Cesare da Sesto, la Vierge aux balances. 1285, Qaudenzio Ferrari, St Paul. *1592, le Titien, l'Homme au gant, portr. dans sa meilleure manière. 1135, le Oiorgion, Ste Famille. *1Ô91, le Titien, portr. d'homme dans le genre du n^ 1592.

♦♦1587, le Titien, Jupiter et Antiope, la Vénus del Pardo (1574).

«Xonehalamment couchée au milieu de la composition, Antiope, un bras arrondi au-dessus de la tête, ramène de Tautre main, par un vague mouvement de pudeur endormie, le pan de sa draperie sur la hanche. La blanchear de son corps fait au eentre du tableau une tache lumineuse qui attire et retient le regard.*

♦1154, Fra Bartolommeo, la Vierge sur un trône et des saints. •1351, Lor. Lotto, Ste Famille. ♦lôSl, le TUien, les Disciples d'Emmaûs (1547). «1418, Jules Romain, Nativité de J.-C. ^1599, Léon, de Vinci, la Vierge aux rochers, d'une grande valeur, bien que les ombres aient beaucoup poussé au noir. 1172, Bonifazio, la Vierge, Ste Agnès et Ste Catherine. ♦1196, P. Véronhe, les Disciples d'Emmaûs. Les figures accessoires sont ici les plus attrayantes. 1579, le Titien, Ste Famille, peut-être pas entièrement de la main de l'artiste.

♦♦1583, le TUien, le Christ couronné d'épines (1560).

On trouve dans les œuvres de la vieillesse du Titien des réminis- «ences de Pantique ; c'est ainsi qu'il y a du Laoeoon dans le Christ de ce tableau, où il y a toutefois plus d'expression. C'est aussi un chef-d'œuvre de couleur^ mais avec moins de variété qu*à l'ordinaire.

♦1505, Raphaël, portrait de Balthasar Castiglione (1516).

«Belle tête intelligente et virile, dont le teint brun s'harmonise avec un sobre vêtement noir tailladé de gris.*

1153, Fra Barfoiommco, l'Annonciation. ^1506, -BajpAa*/, portr. d'un jeune homme, longtemps donné à tort comme celui de l'artiste.

«Qui ne s'est arrêté devant cette tête d'adolescent à cheveux blonds, coiffée d'une toque noire, le coude appuyé sur un rebord en pierre et la main contre la joue, qui semble suivre a travers sa rêverie nonchalante quelque rêve charmant? C'est l'idéal du joli, et jamais jeune fille n'a prête de traits plus suaves au bel inconnu qu'elle attend.*

1194, P. Veronèse, J.-C. tombant sous la croix, inachevé. ♦1578, le Titien, la Vierge au lapin (1530). ^1600, Léon, de Vinci (?), la Belle Ferronnière.

Il ne représente pas, comme on l'a cru, la maîtresse de François I^'* eonnue sous ce nom , mais probablement Lucrèce Crivelli , amante de Ludovic Sforza. Le joyau qui orne son front, appelé ferronnière, lui aura fait donner son nom. «C'est une admirable tête, d'une étonnante fermeté de dessin et de modelé, que rehausse un riche ajustement de velours nacarat, bordé de galon d'or et coupé carrément sur la poitrine.»

1189, P. Veronèse, l'Evanouissement d'Esther. ♦1589, le Titien, Allégorie en l'honneur d'Alph. d'Avalos (p. 96). «Ce qu'il y a de parfaitement clair dans ce chef-d'œuvre, c'est son immortelle beauté. » 1593, le Titien (?), portr. d'homme. 1185, Jean de Calcar, portr. de jeune homme. 1150, le Baroche, Vierge glorieuse, avec Ste Lucie et St Antoine abbé.

Peintures. PARIS. Rive dr, 2. 109

Au milieu, 1462, Dan, de Volterre, David vainqueur de Goliath, tableau à deux faces ; composition très mouvementée, exagérée.

TsAvés B. — Italieks et Espagnols.

(Ecole académique de Bologne ou éclectique, école naturaliste de Naples).

A dboite: 1164, Pierre de Cortone (Berettini), la Vierge, l'Enfant et Ste Martine. 1228, Ann, Carrache, St Sébastien. 1441, le Ouide, la Purification de la Vierge. 1124, le Caravage (Amerighi), portr. d' Alof de Wignacourt, grand-maître de Malte. 1111, VAlbane, Diane et Actéon. 1450, le Guide, St Sébastien. 12Ô7, Cesari, le Josépin, Diane et Actéon. 1449, le Guide (Reni), la Madeleine. 1555, Trevisani, le Sommeil de l'enfant Jésus. 1490, Sassofertato, l'Assomption. 1163, P. de Cortone, la Vierge, l'Enfant et Ste Martine, à comparer au n^ 1 164 (v. ci-dessus). 1456, le Guide, l'Enlèvement d'Hélène, composition théâtrale. 1110, 1109 (plus loin), l'Aihane, Vénus et Adonis, les Amours désarmés.

La salle voisine eontient des tableaux de T école française que nous verrons plus tard (p. 119). En la traversant, on arriverait à la salle du pavillon Denon. entre les deux galeries françaises dont il est question p. 115-119.

1408, Panini, Intérieur de St-Pierre de Rome. 1392, P. Mola, Vision de St Bruno. 1287, Feti, la Vie champêtre. 1495, Sassoferrato, l'Annonciation. 1235, 137, L, Carrache, le Déluge.

1739, Zurharan, Funérailles d'un évoque. ♦1716, MuHllo, Miracle de St Diego, dit la Cuisine des Anges, mélange singulier de mysticisme et de réalisme. *1738, Zttrbaran, St Pierre Nolasque devant St Raymond de Pegnafort. 1329, 1328, Guardi, Eglise de la Salute, à Venise , et le Doge s'embarquant sur le Bucentaure. 1714, 1715, «1708, MuriUo, le ChTist au jardin des Oliviers et à la colonne, peints sur marbre ; la Conception immaculée de la Vierge. 1721, Ribera, V Espagnolet, l'Adoration des bergers.

A GAUCHE, en recommençant à l'autre extrémité : 1133, Anselmi, Vierge glorieuse, avec St Etienne et St Jean-Baptiste. *1217, Ann. Carrache, la Vierge aux cerises. 1210, le Cigoli (Cardi), St François d'Assise. ♦1445 , le Guide , J.- C. donnant les clefs du tîîel à St Pierre. 1617, le Dominiquin (Dom, Zampieri), Renaud et Armide, d'après le Tasse. 2382, P. de Cortone, la Nativité de la Vierge. 1379, Maratta, portr. de Marie-Madeleine Rospigllosi. 1121, le Caravage, la Mort de la Vierge. 1390, Mola, la Prédication de St Jean-Baptiste. 1166, P. de Cortone, la Rencontre d'Enée et de Didon. 1447, 1448, le Guide (Reni), Ecce homo , la Madeleine. 1489 , Sassoferrato, le Sommeil de l'enfant Jésus. ^1203, le Canaletto, le Grand Canal de Venise, avec l'église de la Salute. ^1613, le Dominiquin, Ste Cécile, tableau bien connu par la gravure. *iA79,Salv. Rosa, Bataille, «page d'une rare énergie et d'une beauté étrange». 1288, Dom. Feti, la Mélancolie. 1480, Salv. Rosa, paysage, dans les Abruzzes. 1239, X/. Carrache, la Vierge apparaissant à St Hyacinthe.

110 Bive dr, î?. PARIS, Le Ltmvre.

•1732, Velaaquez (Don Diego Va. de SUva) , Philippe IV d'Espagne: «rien de plus franc et de plus large».

♦♦1710, Murillo, la Naissance de la Vierge.

«Il y a dans ce charmant tableau deux eôtés bien distincts et qui pourtant s'harmonisent de la façon la plus heureuse : d*abord une scène d'accouchement, telle qu'elle se passerait au fond d'un humble logis de campagne, puis l'intervention miraculeuse d'êtres célestes . . . Tout le groupe central, illuminé par l'auréole de la Vierge, est d'une incomparable fraîcheur ; c*e8t un vrai bouquet de tons délicats et lumineux comme des fleurs.*

♦1723, Ribera, St Paul Ermite. 1734, Velazquez, réunion de treize portraits. ♦1717, Murillo, le Jeune mendiant, «une merveille vie, de lumière et de couleur». 1334, Ouardi, Couronnement du doge de Venise. ^1737, Velasquez, portr. d'un ecclésiastique de Tolède, de 1633. 1722, Ribera, V Espagnolet, le Christ au tombeau. 1712, Murillo, la Vierge au chapelet, de sa jeunesse. 1333, Ouardi, la Salle du Collège du palais Ducal , à Venise. 1704, Goya, Quillemardet, ambassadeur de France à Madrid en 1798.

Tba.v£e C. — Primitifs français.

A DBOiTE : portraits, en particulier de Clouet et de son école. 1013, école de Fontainebleau du xv^ s., Diane. 155, Jean Cousin, le Jugement dernier, un des deux tableaux qu'on possède de cet Artiste. 304, Freminet, Mercure ordonne à Enée d'abandonner Didon. 1035, inconnu du xvi^b,, Bal à la cour de Henri III. 1014, école de Fontainebleau du xri^ s., la Continence de Scipion.

A gauche: 126, Cloue% (?), portr. de François I®*^. 1007, ^cole française du xr^a., autre portr. de François I®'. 998, école fran/^aise du xv^ 8,, le Christ descendu de la croix. 995, école française des xiF^'xr^s., la Dernière communion et la mort de St Denis. 288, ^9, J. Foucquct, portr. de Guill.-Juvénal des Ursins et de €harles VII. Autres portraits remarquables de la vieille école française.

Tbavée D. — Allbicamds, Flamands et Hollandais. A DROITE : ^2202, *2198, école flamande du xr^ s,, l'Annonciation , Instruction pastorale. 1998 , Mabuse , la Vierge et l'Enfant. 12200,2201, école flam. du xv^ s., le Christ, la Mère de douleur. 1997, Mabuse, Carondelet, chancelier de Flandre. 2738, école flam, du xn^ s., la Cène, les Apprêts de la sépulture et St François recevant les stigmates. ^2029 , Q. Matsys, le Banquier et sa femme , d'une grande ftnesse d'exécution ; se retrouve, avec des variantes, à Valenciennes, à Nantes, etc. ♦2739, école allemande du xvi^s,, Adoration des mages. 2716, Holbein le J., portr. d'homme. ^2196, Roger van der Weyden, Descente de croix. 2717, Holbein, Thomas More, chanr celier d'Angleterre. 2703, Lucas Cranach, Vénus dans un paysage. .2433, Karél du Jardin,!? àssAge d'un gué. ^2345, Alb. Cttyp, l'Orage. 2106, Rubens, Franc, de Médicis, père de la reine Marie de Médicis. En face, au commencement de la série de tableaux mentionnée cidessous, 2107, Jeanne d'Autriche, sa mère, du même peintre. ♦1975,

Peintures: PARIS. Bive dr. S. 111

Ant. van Dyck, portr. du duc de Richdmond. 2378, Jean van Qoyen, Vue en Hollande (1647). 2340, Craetbeek, Tartiste peignant un portrait, son ehef-d'œuTre. 2144, IV. Snydera, Chasse au sanglier. 1993, J. Fyt, Gibier dans un garde > manger. 2304, Ludolf Bakhuisen, Escadre hollandaise. 2164, David Teniers le V, et non le J., Chasse au héron. 2465, Mierevelt, portr. d'homme. 2022, J. van der Meer de Harlem, ii^trée d'auberge (1652). 2483, Aart van der Neer, Canal au eoucher du soleil. 2369, Lely (?), portr. de femme. 2011, Jac. Jordatns, Jésus chassant les vendeurs du temple, d'une conception tririale, mais plein d'énergie. 2305, L, Baikh^Â%6en, Port d'Amsterdam. 2072, Fr, Porlms U J., portr. de Marie de Médicis. — La porte voisine est celle des salles françaises que nous verrons après cette galerie (p. 115). — 2160, Teniera le J,, Cabaret près d'une rivière. ♦2108, Rubens, Marie de Médicis. Puis, dans le haut, l'Histoire de Marie de Médlcis par le même artiste, que nous examineirons en finissant, parce qu'elle commence de Tautre côté. 2039, van der Meul&n, le Passage du Rhin, en 1672. 2500, Adr, van Oitade, le Fumeur. 2566, P. 8lingeland, Une famille hollan* daise, chef-d'œuvre de finesse. 2361, J, le Ducq, les Maraudeurs. — 1968, A. van Dyck les £nfants de Charles I^^ d'Angleterre. 2360, J, le Ducq, Intérieur d'un corps de garde, son chef-d'œuvre. 2320, 2VÏC. Berghem, paysage avec des animaux. 2137, Byckaert, Intérieur d'atelier. 2561 (petit), /. vanBuiêdaél, paysage. 2706, Denner, portr. de femme, d'un fini que nul autre artiste ne sut atteindre. 2509, Jsaac van Ostade, Halte de voyageurs. 2033, van der Meulen, Entrée de Louis XIY à Douai, en 1667. *2389, D. Hais, Festin champêtre. 2166, 2165 (plus loin), Teniers, le Rémouleur, le Fumeur. 2356, Qer. Dou, Lecture de la Bible, deux vieillards, tableau charmant d'intérieur paisible. *2430, *2429, K, du Jardin, le Bocage, le Pâturage. 2351, Qer. Dou, le Trompette.

A0A.UOHE, cette fois en retournant sur nos pas, pour voir d'abord les tableaux du bas , ceux du haut , de Rubens , formant une série que nous examinerons à part en revenant : 2414, P. de Hooch, Intérieur d'une maison hollandais. *2596, Adr, van de Velde, paysage et animaux, au bord d'un canal, le soir. *2330, Ferd. Bol, portr. d'un mathématicien. *2391, J,- David de Heem, Fruits et vaisselle sur une table. 2589, Q, Ter Borch, le Concert. ♦2484, Aart van der Neer, Village hoUandais. 2471, Fr. van MierU, le Thé. 2482, Moucheron, le Départ pour la chasse. ^21 16, Buhens, Tournoi près des fossés d'un château, au soleil couchant, esquissé avec verve. 1972, A. van Dyck, portr. de François de Moncade. 1912, Adr. Brauwer, Intérieur de tabagie. ^2158, Teniers le J., Tentation de St Antoine, composition des plus grotesques. 2155, Decfc^r, paysage. *2155, "^2346, Teniers le J,, le Reniement St Pierre, où l'artiste figure parmi les soldats à table ; les Œuvres de la miséricorde. 2074, Porbus le J., Guill. de Vair, garde des sceaux de France. ♦2403 , Hobhema, paysage. ♦2536, Rembrandt, l'Ange Raphaël quitUnt Tobie, de

112 Rive dr, 2. PARIS. Le Louvre,

1637. 2047, 2048, van der MeuUn, Batailles, fines comme des miniatures. •2058, i«. van Ostade, Halte de Toyagenrs. *2559, Jac, van Ruisdael, le Buisson, paysage célèl>re. 2422, 2421 (après 2601), J. van Huyium, Fleurs et fruits ; Corbeille de fleurs. 2601, Adv. van der Venne, Fête à l'occasion de la trêve de 1609, entre les Espagnols et les Hollandais. ♦2373, Oovaert lïinck^ portr. de petite fille. 2623, Ph. Wouwerman, Départ pour la chasse. *2501, Adr, van Ostade, Un buveur. •2545, Rembrandt, portr. d'un jeune homme (1658). — 2600, WUl. van de Velde, Marine. •2360, Oer. Dou, l'Epiclère de village. ♦2394, Bart. vcm der Helst, le Jugement du prix de Tare, répétition du fameux tableau du musée d'Amsterdam, qui est plus grand, mais moins bien conservé. ♦2352, Q^r, Dou, la Cuisinière hollandaise. ♦2593, Adr. van de Velde, le Prince d'Orange sur la plage de Schéveningue. ^2353, Oer. Dou, Une femme accrochant un coq à une fenêtre. 2625, Ph, Wouwerman, la Chasse au cerf. ^2415, P. de Hooch, Intérieur hollandais, très bel effet de soleil. 2315, Nie. Berchem, le Que , dans la meilleure manière de l'artiste. ^2355, 2359, Oer. Dou, l'Arracheur de dents; portr. de l'artiste. ♦2114, Rubens, portr. d'une dame de la famille Boonen. 2070,2071 (apr. 2495), Fr. Forbus le J., portr. de Henri IV de France. ♦2495, Adr. ou U. van Ostade, tableau donné comme représentant l'artiste, avec ses cinq filles, son frère et sa belle -sœur. 2424, 2423 (ap. 2075), J. van Buysum, Vase de fleurs; fleurs et fruits. ♦2075, Rubens, Fuite de Loth, signée et datée (1625). 2162, 2156 (ap. 2539), Teniers le J., Intérieur de cabaret, l'Enfant prodigue. ♦2539, ^2554, Rembrandt, les Pèlerins d'Emmaûs (1648); portr. de l'artiste (1637). ^21 11, Rubens, Henri de Vicq, ambassadeur des Pays-Bas. 1921, J. Brueghel, dit Br. de Velours, la Bataille d'Arbeîles. Au-dessus, 1961, A. van Dyck, la Vierge et l'Enfant, avec Ste Madeleine, David et St Jean-Baptiste. ^2714, ^271 3, Holbein, Guillaume Warham , archevêque de Cantorbéry ; Nicolas Kratzer, astronome de Henri VIII (1528). 2732 , Rottenhammer, la Mort d'Adonis. 2705, L. Cranach, portr. d'homme. 2028, école de Memling, la Résurrection, l'Ascension et le Martyre de St Sébastien. 2719, Holbein, portr. de Richard Southwel, répétition ou peut-être une bonne copie de celui de Florence. 2737, école de Cologne (xv* s.), la Descente de croix. ^1957, Oér. David (?), les Noces de Cana. ♦2030, Matsys, le Christ bénissant.

Il nous reste à voir dans cette travée la série de grands tableaux de **Ruben8 (2085-2105), qui commence un peu plus loin, dans le haut, après le 2107, le portr. de la mère de Marie de Médicîs, par le même. Marie de Médicîs , veuve de Henri IV, ayant voulu décorer splendidement son palais du Luxembourg (p. 242), Rubens fut chargé des peintures. Il vint à Paris en 1621 , y fit les esquisses et alla ensuite les exécuter à Anvers , où il se fit aider de ses élèves. En 1625 , il y mettait la dernière main à Paris. — Voici quels en sont les sujets : 2085, la Destinée de Marie de Médicis (les Parques). 2086>

Peintures. PARIS. Bive dr. 2. 113

Naissance de U prineesse (1575) : Lucine y préside, son flambeau à la main; Florence tient l'enfant, et à dr. se voit TArno. 2087, TËducation, à laquelle prennent part Minerve, Apollon et Mercure : à dr., les Grâces. *2088, l'Amour montrant le portrait de la princesse à Henri lY, à côté duquel est la France : dans le haut , Jupiter et Junon. 2589, le Mariage par procuration. 2090, le Débarquement à Marseille. 2091, le Mariage à Lyon : Henri IV en Jupiter, Marie de Médicis en Junon et la ville de Lyon sur un char. 2092, la Naissance de Louis XIII: derrière la reine, la Fortune; le nouveau né dans les bras de la Santé. 2093, Henri IV, partant pour la guerre d'Allemagne (1610), confie la régence à la reine. *2094, le Couronnement de la reine par le cardinal de Joyeuse, à St- Denis ; on aperçoit le roi dans une tribune. *209d, l'Apothéose de Henri IV : dans le bas, à côté de la Victoire vêtue de jaune, Bellone avec un trophée ; à dr., la reine entre Minerve et la Prudence ; plus bas , des seigneurs de la cour ; à g., la France. *2096, le Gouvernement de la reine sous la protection de l'Olympe : Mars, Apollon (d'après celui du Belvédère) et Minerve chassent les puissances ennemies, etc. 2097, le Voyage de la reine aux Ponts-de-Cé (Anjou). 2098, l'Echange des princesses, Elisabeth de France , destinée à Philippe IV d'£spagne, et Anne d'Autriche, future de Louis XIII. *2099, les Félicités de la régence : la reine sur le trône avec les balances de la justice; à dr., Minerve, la Fortune et l'Abondance ; à g., la France et le Temps ; dans le bas, r£nvie, la Haine et la Méchanceté. *2100, la Majorité de Louis XIII ou la reine remettant à son flls le vaisseau de l'Etat, monté par les Vertus. 2101, U Reine s'échappant du château de Blois (1619). 2102, la Réconciliation de la reine avec Louis XIII. 2103, la Paix. 2104, l'Entrevue de la reine avec Louis XIII , dans l'Olympe : au bas , la Rébellion. *2105, le Triomphe de la Vérité: dans le haut, le roi remettant une couronne à sa mère.

Au milieu, entre cette travée et la suivante, 2701, Beham, Sujets tirés de l'histoire de David : entrée de Saûl à Jérusalem après la défaite des Philistins , David et Bethsabée , siège de Rabbath et le prophète Nathan devant David. Sur les côtés, deux vases de Sèvres de 1876.

Travée £. — Flamai^ds et Hollandais.

A DBOiTE : •2527, Paul Potter, la Prairie, à la fois d'une grande simplicité et d'une grande perfection. 2548, Rembrandt, Bœuf écorché. *2159, Teniers, la Fête de village. 2142, Snyders, Entrée des animaux dans l'arche. 2544, Renibrandt, portr. de vieillard (1638). ♦2588 , Ter Borch , la Leçon de musique. *2553, Rembrandt, son portrait (1634). 1934, PhU, de Champaigne, portr. de deux religieuses de Port-Royal. 2314, Berchem, paysage. 1954, Oasp. de Crayer , portr. équestre de Ferdinand d'Autriche , gouverneur de» Pays - Bas. 2606 , Ary de Voys , portrait d'un homme assis à son bureau. 2497, Adr, van Ostade, le Marché aux poissons. 1966, A, van Dyék, Renaud et Armide (copie?). *26il, J, Weenix, lesPro-

JBœdeker. Paris, lœ édit. 8

114 Rivedr.2. PARIS. Le Louwe.

duits de la chasse, œuYie capitale de l'artiste. 2543, Rembrandt, Vénus et l'Amour, tableau portrait de la jeunesse de Tartlste. 2083 et 2076 (en face), Bubens, Triomphe de la religion et Elle dans le désert, peints en Espagne pour être exécutés en tapisserie. *2392, Dav. de Htem, Fruits. 2016, Jordaensy Ruyter, l'amiral hollandais. 2370, 2371, J. Fictoor, Isaac bénissant Jacob, portr. de jeune fllle. 2463, 2462, Metm, Cuisinière hollandaise. Femme hollandaise. 2332, Boefc d'/*aW«, paysage. •1971, A. van 2)ycfc, portr. du marquis d'Aytona, gouverneur espagnol des Pays-Bas. ^^112, Rubensy Elisabeth de France, fllle de Henri IV et reine d'B«pagne. *2388, Fr, HaU, la Famille van Beresteyn , de Harlem. •1970, A. tan Dyck, portr. d'Elisabeth d'Autriche, régente des Pays-Bas, en Clarisse. *2323, Berc^cm^ paysage. 2331, Ferd, Bùl, portr. d'homme. 1927, PhU. de ChaiTvpaigne, le Repas cher Simon le Pharisien.

A GAUCHE , en recommençant à l'autre bout : ♦2458, Metm, le Marché aux herbes d'Amsterdam . une de ses principales œuvres. 2538, Rembrandt, St Mathieu (1661). •2404, Hobbema, le Moulin à eau. 2141, 2145, Snyders, le Paradis terrestre, les Marchands de poissons. 2044, van der Meulen, Vue du château de Fontainebleau. *2341, A. Cuyp, paysage. 2604, Lievem, la Visitation. •1974, A. van Dyck, portr. d'une dame et de sa fllle. *2343, A. Cuyp, la Promenade. 1928, de Champaigne, la Cène. 2015, Jordaens, le Concert après le repas, composition grotesque. 207^ jRubens, l'Elie mentionné ci-dessus. *2342, A. Cuyp, le Départ pour la promenade. 2372, G. Flinrk, l'Annonce aux bergers. 2014, Jordaenè, le Roi boit, joyeuse kermesse de famille. 1973, A. van Dyck, portr. d'un homme et d'un enfant. ^2557, Ruisdael, la Forêt, œuvre capitale de l'artiste. 2035, van der Meulen, Entrée de Louis XIV et de Marie-Thérèse à Arras. 2130, Rubens (?), Diogène cherchant un homme, tableau d'atelier. 1985, A. van Dyck ou Rubens, portr. de J. Grusset Richardot et de son flls. Au-dessous , 2498, Adr. van Ostade, Intérieur d'une chaumière, remarquable surtout par le clairobscur. 2546, Rembrandt, portr. d'homme. 2078, 2113, Rubens, ta Vierge aux Anges ; Hélène Fourment, femme de l'artiste, et deux de leurs enfants, tableau inachevé. 2068, Porbus le J., la Cène.

Aux fenêtres, deux vases de Sèvres de la Restauration

Tka-vée F. — Flamands et Hollandais.

A dboite: 2115, Rubens, la Kermesse. 2636, Wynants, Lisière de forêt, œuvre capitale de l'artiste ; animaux et figures par Adr. van de Velde. 2117, Rubens, paysage. 2395, 2396 (à dr.), Barth. van der Helst, portr, d'homme et de femme. ♦2487, 2486, Qatp, Netscher, la Leçon de basse de viole ; la Leçon de chant. ^2560, Ruisdael, le Coup de soleil, paysage d'une conception poétique et d'une exécution magistrale, avec son ton verdâtre argenté. 2163, Teniers le J,, Intérieur de cabaret. 2427, K. du Jardin, les Charlatans italiens. 2528, Potfer, Cheval en liberté (1653). 1969, A. van Dyck,

Peintures, PARIS. Mive dr. 2. 115

portr. de Charles-Louis, duc de Bavière, et de son frère Robert, plus tard duc de Cumberland. 2Ô76, 0/r. Sprong^ portr. de femme. *2383, JFV. Hais, portr. de Descartes. 2410, 2411, Honthorst, portr. des mêmes personnes qu'au n** 1969. 2609, J.-B. WeeniXy les Cor- ■ saires repoussés. 1953, Gaap, de Crayer, St Augustin en extase. A GAUCHE, à partir de l'autre extrémité : ♦1962, A. van Dyck, la Vierge aux donateurs. *2637, Wynants, paysage, avec figures par Adr, van de Velde» De chaque côté , 2541, 2540, Rembrandt, les Philosophes en méditation (1633). *2578, J. Steen, Fête flamande dans l'intérieur d'une auberge (1674) , pleine de motifs heureux, d'humour, de gaîté. 2510, Is. van Ostade, Canal gelé en Hollande. 2595, Adr, van de Velde, paysage avec animaux. ♦2558, Ruisdael, Une tempête sur les côtes de la Hollande, d'une merveilleuse poésie, de l'effet le plus surprenant et exécutée de main de maître. 2082, Rubens, le Christ en croix. 1964, A, van Dyck, St Sébastien secouni par les anges. 2537, Rembrandt, le Bon Samaritain. ♦2386, ^2387 (plus loin), Fr. Hais, portr. de Nie. van Beresteyn et de sa femme. 2313, Berchem, Environs de Nice (?). 1929, de Champaigne, la Cène, répétition, avec variantes, du 1928. 2460, Metsu, la Leçon de musique. 2580, J. Steen , la Mauvaise compagnie. ♦2475, Mieris le y., la Cuisinière.

Salle êupplémentaire des écoles allemande , flamande et hollandaise, V. p. 132 i nouvelles acquisitions^ p. 128.

Nous retournons maintenant jusqu'à la porte la plus rapprochée, à g., et nous entrons dans les

Salles françaises, les 5 premières d'une importance secondaire.

Salle IX : 71, Bourdon, Descente de Croix ; 585, Valentin (J. de Boulongne), le Dernier dp César; 539, 541, le Nain, la Nativité, Repas villageois, etc.

Salle X: 22 tableaux iVEustadte Lesûeur , primitivement sur bois. Ils représentent les principaux traits de la vie de St Bruno. On remarquera surtout le n*^584, la Mort de St Bruno.

«La lueur d'un cierge unique fait glisser ses reflets blafards sur ces frocs blancs^ semblables à des suaires, sur ces murs blanchis comme les parois du sépulcre, sur ce plancher nu, qui rappelle les ais d'une bière, et une tristesse pénétrante se dégage de cette toile presque monochrome».

Salle XI, aussi consacrée à Lesueur: 591-596, Naissance de l'Amour et différents épisodes de sa vie; 598-602, les Muses, de l'hôtel Lambert, dans l'île St-Louis (p. 219).

Salle XII : 15 grandes marines de Joseph Veimet, représentant des ports de France et remarquables par les effets de lumière, etc.

Salle XIII : autres marines de Jos. Vernet et quelques tableaux de peintres anglais.

Puis l'escalier des galeries françaises mentionné p. 78 et la

Salle Mollien ou salle XIV, surtout des peintres du xvii® s. De dr. à g. : 730, Nie. Poussin, Bacchanale. 57, 56 (ap. 742), Valen-

116 Rive dr. 2. PARIS. Le Louvre.

tin, le Jugement de Salomon , l'Innocence de Suzanne reconnue. 742, PousHn, Apollon amoureux de Daphné, inachevé. Ô13, Lebrun, Entrée d'Alexandre à Babylone, grand tableau peint, avec les num. 009-012 qu'on verra ensuite , pour être reproduit en tapisserie aux Gobelins. 558, *ÔÔ4, Lesueur, Apparition de Jésus à la Madeleine, Départ de Tobie. 504, Le&run, Martyre de St Etienne. 718, PouBsinj l'Assomption de la Vierge. 556, Lenteur, Jésus portant sa croix, qui «attendrit par sa tristesse sympathique et son accablement profond». 494, L«&rt£n, l'Adoration des bergers. 713,710,709, 740, 706, Poussin , Ste Famille ; les Philistins frappés de la peste, les Israélites recueillant la manne, deux tableaux particulièrement remarquables; Orphée etEurydice, «parfait modèle de paysage historique» ; Moïse sauvé des eaux. *167, Ant, Coypel, Athalie chassée du temple. 502, Lebrun, le Christ mort sur les genoux de la Vierge. 434, /. Jouvenet, Résurrection de Lazare, une des meilleures toiles de l'artiste et des plus caractéristiques. *560, Lesueur, la Prédication de St Paul à Ephèse , un des chefs-d'œuvre de l'artiste , la figure principale d'après Raphaël. 511, Lebrun, la Tente de Darius, de la série mentionnée cl -dessus. 715, Poussin, les Aveugles de Jéricho. *313, 312, Claude Lorrain, Port de mer au soleil couchant, la Fête villageoise. 726, 712, Poussin, le Jeune Pyrrhus sauvé, l'Adoration des mages. 59, Valentin, Un concert. 433, Jouvenet, la Pêche miraculeuse. 724, Poussin, l'Enlèvement des Sabines. 497, 501 (en bas), Lebrun, le Christ servi dans le désert par les anges , le Crucifix aux anges. 728, Poussin , Mars et Rhéa Sylvia. 529, Cl, Lefebvre, portr. d'un maître et de son élève. *323, 315, Cl, Lorrain, Entrée d'un port, David sacré roi. 707, Poussin, Moïse enfant foulant aux pieds la couronne de Pharaon. 456, Laur. de Lahire, le Pape Nicolas V se faisant ouvrir le caveau de St François d'Assise. •317, Cl. Lorrain, Port de Mer. 708, Poussin, Moïse change en serpent la vesge d'Aaron. 790, Rigaud, portr. de l'architecte Rob. de Cotte. 557, Lesueur, la Descente de croix. *510, Lebrun, la BataiUe d'Arbelles. 322, Cl. Lorrain, le Gué.

Entre les deux portes : 52, Bon Boulogne St Benoît ressuscitant un enfant ; 555, Lesueur, la Salutation angélique.

318, Ck. Lorrain, Un port de mer. 736, Poussin, le Printemps ou le Paradis terrestre. 780, Rigaud, la Présentation. 737, 729, 738, 727, 721, 739, Poussin, l'Eté ou Ruth et Booz, Bacchanale, rAutomne ou la Grappe de la terre promise , un des plus beaux paysages du peintre; Mars et Vénus, St Jean baptisant le peuple, l'Hiver ou le Déluge. 512, Lebrun, Alexandre et Porus. 731, 720, Poussin, Echo et Narcisse, la Mort de Saphire. 544 (ap. 720), Lenain (?), Procession dans une église. 782, Rigaud, Philippe V d'Espagne. 716, 714, PovAsin, la Femme adultère, Ste Famille. 515, Lebrun , la Mort de Méléagre. 314, Cl. Lorrain, le Débarquement (le Cléopâtre à Tarse. 735, Poussin, le Temps soustrait la Vérité aux atteintes de l'Envie et de la Discorde. 24. 23, Blnin de Fon-

Peintures, PARIS. Rive dr, 2, 117

tenay, Fleurs et fruits. 316, CL Lorrain, Ulysse remet Chryséis à son père. *734, Poussin, les Bergers d'Arcadie.

Cbef-d^œuvre de composition, mais d^une exécution un peu molle. «Ce tableau exprime avec une naïveté mélancolique la brièveté de la vie. La rencontre d un tombeau réveille parmi des jeunes pâtres et une jeune ÛHe ridée oubliée de la mort.»

*628, Mignard, la Vierge à la grappe. ♦711, 705, Poussin, le Jugement de Salomon, très célèbre, plein d'expression ; Moïse sauvé des eaux. *781, Bigaud, Louis XIV, excellent portrait. 4ô2, L. de Lahire, la Vierge et TËnfant. 514, 498, Lebrtm, la Chasse de Mélëagre et d'Atalante; Entrée de J.-C. à Jérusalem. 971, Vouet, la Présentation. 505, Lebrun, Ste Madeleine repentante , peut-être le portr. de Mlle de la Vallière, maîtresse de Louis XIV. 530, Cl. Lefehvre, portr. d'homme. 540, Lenain, Un maréchal dans sa forge. 500, Lebrun, Jésus élevé en croix. 311, C7. Lorrain, Vue du Campo- Vaccino. 732, Poussin, le Triomphe de Flore. *310, CL Lorrain, Vue d'un port, effet de soleil levant. 634, 630, P. Idignard, Ste Cécile, Jésus sur le chemin du calvaire. 509, Lebrun, le Passage du Granique. 483, Largillière, portr. du comte do la Châtre. *704, Poussin, Eliézer et Rébecca, «une des plus aimables et des plus gracieuses compositions du Poussin». 499, Lebrun, Jésus portant sa croix.

Nous retraversons la galerie et nous entrons dans une haute salle à coupole, au milieu de laquelle est un grand vasetle Sèvres, le

Salon Denon ou la salle X V, Cette salle contient une collection de portraits d* artistes, fondée en 1887 à l'instar de celle de Florence. Un certain nombre ont été pris dans les autres salles, où il en reste cependant encore, mais la plupart proviennent de Técolo des Beaux- Arts et de Versailles et n'ont guère de valeur qu'au point de vue historique. Du reste on ne peut juger que des premiers , les autres étant placés trop haut et la salle en partie mal éclairée. Ils portent des inscriptions. On remarquera particulièrement les suivants, de dr. à gauche.

373, Et. Jeaurat, par Greuxe. 640, P. Mignard^ par lui-même. 525, Jos. Vernety par Mme le Brun. *1983, van Difck^ par lui-même. 743, N. Poussin, id. *25d2, Rembrandt, id. —1148, le Guerehin (Barbierl), id. 1944, Fr. Mansart et Cl. PerrauUy par Ph. de Champaigne. 1380, Maratta, par lui-même. 492, Nie. Coustou, par Largillière. 482, Lebrun , id. — 780, P. Puget, par Fr. Puget. 147, Courbet (rHomme à la eeinture de euir),^ar lui-même. *Ô21, Mme le Brun, avec sa fille, par elle-même. — 183, Ch. Coypel, par lui-même. 524, Hub. Robert, par Mnte le Brun. 265, i2o6. le Lorrain, par H. Drouais. — 333, Canova, par Fr. Gérard. 796, H. Rigaud,pà,r lui-même. 214, Eug. Delacroix, îd. 476, J.-L. David, par Langlois. 1947, Ph. de Champaigne, par lui-même. 786, Lebrun et Mignard, par Rigaud.

Au plafond , des peintures de Ch, Muller : St Louis et la Ste- Chapelle, François I®' dans l'atelier d'un de ses artistes, Louis XIV continuant le Louvre, Napoléon I®^ en ordonnant Tachêvement.

Nous passons encore la grande salle latérale (p. 119), qui contient des œuvres plus récentes, pour visiter d'abord la salle Daru, en faisant le tour de droite à gauche.

118 Rive dr, 2» PARIS. Le Louvre.

Salle Dabu ou salle XVI, peintres des xtiii® et xix® s. A dr. 670, Oudryy la Ferme. 411, Huet, Chien attaquant deux oies. 902, Xi.-Jtf£cA. Vbrwioo, portr. de Soufflot, avec deux dessins de l'architecte. 42, Boucher, le But. 671 , Oudry, Chien. 465-462, Lancret, les Saisons. 275, J. Dtimont, dit le Romain, Mme Mercier, nourrice de Louis XV, et sa famille. 234, Desportes, Chieiine et 2 perdrix. 798, 808, Huh. Robert, la Maison Carrée, les Arènes et la Tour Magne à Nîmes; Ruines d'un temple. 935, 936 (plus loin), J, Vernet, Pont et château St-Ange, Pont Rotto. 375, 374, Orenze, têtes déjeunes filles. 896, J.-B, van Loo, Diane et Ëndymion. 900, Ch, van Loo, portr. de Marie Leczinska. 33, 30, 31, 32, Boucher, la Musette, Diane au bain, Vénus commandant à Vulcain des armes pour Enée, Bergère endormie. 2722, Ang. Kaiiffmaii, la Baronne de Kriidner el sa fille. 99, Chardin, la Pourvoyeuse. 173, A. Coypel, Flore et Zéphyre^ 809, 797, H. Robert, paysage; l'Arc de triomphe d'Orange, avec le théâtre de cette ville et les monuments de St-Remy. — 666, Oudry, Chienne. 170, A. Coypel^ Esther devant Assuérus. 920, J. Vernet, le Torrent. 97, 94, Chardin, le Singe antiquaire, Ustensiles de chasse. 863, Taraval, Triomphe d'Amphitrile. 668, Oudry ^ Chien gardant du gibier. 913, J,Vemef, Clair de lune. 658, Nattier, Mme Adélaide, fille de Louis XV. 222, de Marne, Foire. 261, DroUing, intérteur d'une cuisine. 520, Mme le Brun, la Pait ramenant l'Abondance. 766, Raoux, Pygmalion et Galathée. 223, de Marne, Départ pour une noce.

Mur du fond. 194, David, Paris et Hélène. 370, 372, Qreuze, la Malédiction paternelle, le Fils puni. 448, Lagrenee, Enlèvement de Déjanire.

Côté g., en revenant. 381, Greuze, portrait de l'artiste. 922, J. Vernet, Retour de la pèche. 135, Cochereau, l'Atelier de David. 35, Boucher, pastorale. 925, J Vernet, Efifet de clair de lune. 884, Fr. de Troy, la Toilette d'Esther. ^369, Greute, l'Accordée de village, regardée comme son chef-d'œuvre. 698, Perr onneau, 'poitr, du peintre Oudry, 678, J. Parrocel, Passage du Rhin par l'armée ^e Louis XIV. 102, 101, 100, Chardin, Panier de pêches, Ustensiles variés, les Attributs de la musique. 969, Voiriot, portr. du peintre Nattier. 799, 807, H. Robert, Intérieur du temple de Diane â Nîmes, Ruines d'un portique. 820, Roslin, Jeune fille ornant la statue de l'Amour. 96, 95, Chardin, Menus de gras et de maigre. 899, Ch. van Loo, Halte de chasse. 933, 929, 930 ^plus loin), 934, J. Vernet, marines, Environs de Marseille. 867, Tocqué, portr. de Marie Leczinska. 803, H. Robert, le Portique d'Octavie. *92, Chardin, le Bénédicité, sa meilleure œuvre. 982, Ant, Watteav, l'Embarquement pour Cythère, très belle esquisse du tableau qui est au château de Berlin. 91, Chardin, la Mère laborieuse. 802, 810, 800, H. Robert, le Portique de Marc-Aurèle, Intérieur de parc, le Pont du Gard. ♦372, Qreuze, la Cruche cassée, la plus populaire de ses œuvres. 638, Mignard, le Grand Dauphin, fils de Louis XIV,

Ptiniures. PARI8. Rive dr, 2. 119

et sa famille. 923, 921 (plus loin), J, Vôrnet, paysages. 45, 36, Boucher, pastorale; Yulcain présentant à Vénus des armes pour Enëe. 24ô, 237, 227, 229, 230, Desportes, Fruits et gibier. Nature mon», Chasse, Chiens. 90, 89, Chardin, Fruits et animaux, Chat dans un garder manger. 249, Desportes, portr. de l'auteur. 869, Ti>cque, portr, de dame.

Entre les deux portes, 83d, Santerre^ Stttanne au bain.

ïfàta. Ceux qui voudront suivre tout à fait l\>rdre ehroiiologi(|ue dans l'élude de Téeole fraagaise devront encoeo aller voir, avant la galerie suivante,-le salon des Sept-Cheminéet, oomme il est dit p. 120 et 123. Pour avoir plus court, noMB rentrons dans le salon Denon et tournons à gauche.

NouTELLE «ALEJUB fbAjNçaisx OU salU VIII y Tanc. salle des Et(U»y construite sous le second empire pour servir à l'ouverture des. Chambres. Elle a été complètement transformée pour y exposer un nouveau choix de tableaux de l'école française, et la partie supérieure présente une décoration luxueuse^ mais d'un goût contestable. On sait déjà (p. 109) qu'elle communique à l'autre extiémiié avec la grande galerie. Nous commençons à dr. en venant du salon Denon (p. 117). — 140 et, plus loin, 139, Corot, Vues de Rome. 251, Diaz, Vue des Pyrénées. 832, Th, Rousseau , EUct d'orage. *250, Euç. Deveria, Naissance de Henri IV, «aurore d'un coloriste qui n'eut pas de jour». *207, Eug» Delacroix, Dante et Virgile aux enfers, «toile ardente et sombre, éclairée d'un jour infernal». Ce chef-d'œuvre craque et se fendille, comme beaucoup d'autres de la même galerie ; on attribue cette détérioration à la mauvaise qualité des couleurs modernes et à la nécessité où sont les artistes de vernir trop tôt leurs tableaux pour l'exposition du salon de peinture. 415, 419, Ingres , le Christ remettant les clefs à St Pierre; Roger délivrant Angélique. 147, Courbet, Remise de chevreuils. 702, Pils, Rouget de Tlsle chantant la Marseillaise. 363, Qleyre, les Illusions perdues. S. n®. Couture, les Romains de la décadence. 615, Marilhat, ruines de la mosquée du sultan Hakem. 841, Ary Scheffer, St Augustin et Ste Monique. 410, Ingres, portr. de Cherubini. 390 , Gros , François 1®' et Charles-Quint visitant l'église de St-Denis. 138, Coro#, Une matinée. •417, Ingres, l'Apothéose d'Homère, ancien plafond (p. 131), «chef-d'œuvre simple et tranquille, composé comme un bas-relief, dans lequel on admire surtout la figure de Tlliade, vêtue de rouge». 145, Courbet, Combat de cerfs. 744, Prud'hon, le Christ en croix. 426, 427, Ingres, portr. de M. et Mme Rivière. 643, AfiWc*, le Printemps. d^Q, H.Vernet, la Barrière de Clichy. •889, Trayon, Bœufs se rendant au labour. 829, Th,Rousseau, le Vieux dormoir de Bas-Bréau. 305, Fromentin, Chasse au faucon en Algérie. 610, Lethière, la Mort de Virigine. 817, L. Robert, Retour du pèlerinage à la Madone de l'Arc. 748, Prud'hon, Entrevue de Napoléon I^' et de François II après la bataille d'Austerlitz. *847, TA. Rousseau, Sortie de la forêt de Fontainebleau. 14 < Belly , les Pèlerins arabes. 958, H. Verne f,

120 Rive dr. 2. PARIS. Le Louvre.

Raphaël au Vatican. 339, Oericault, officier des chasseurs à cheval de la garde.

De l'autre côte de la porte de la grande galerie, à dr. en venant de là: 17, BenouvUle, St-François d'Assise bénissant sa ville natale. *216 , P. Delaroche , Mort de la reine Elisabeth d'Angleterre. «La tête et la pose de la reine sont superbes de sentiment, de caractère et de composition.» 816 , L^op. Robert, les Moissonneurs dans les marais Pontins. 840, A* Schejffer, la Tentation du Christ. 83, Bra»cassat, Paysage et animaux. 847, Sigalon, la Jeune courtisane. •890, Trayon, le Retour à la ferme. 211, Delacroix, Noce juive au Maroc. 416, Ingres, la Vierge à l'hostie. 609, Lethière, Brutus condamnant ses fils à mort. 210, Delacroix, Femmes d'Alger. 8. n®, Bouchot, le 18 brumaire on Chute du Directoire (9 nov. 1799). *213, Delacroix, Prise de Constantinople par les croisés. 843, 8chnet%, le Vœu à la madone. 141 , Corot, paysage. 146, Courbet, Chevreuils sous bois. S. n^, Delacroix, le 28 juillet 1830. 408, Heim, Prise de .Jérusalem par les Romains. 199, David, portr. inachevé de Mme Récamier^ qui fut célèbre pour sa beauté. 409, Heim, Charles X distribuant des récompenses aux artistes à la fin de l'exposition de 1824 (portraits; v. la légende au-dessous). 217, Delaroche, les Enfants d'Edouard (Ed. IV d'Angleterre). ^389, Qron, Napoléon I^*" parcourant le champ de bataille d'Eylau. 212, Delacroix, la Barque du Don-Juan, un bâtiment naufragé, et non «de Don Juan», comme le porte même l'inscription. 957, H. Vemet, Judith et Holo-. pherne. 641 et s.n®. Millet, l'Eglise deGréville, les Glaneuses. 830, Th, Rousseau, Marais dans les Landes. ^208, Delacroix, Massacre de Scio. 770, Regnault, le Général Prîm.

Nous retraversons maintenant la 2® galerie française, puis le grand escalier, et nous remontons du côté g., pour entrer dans la

Botonde d'Apollon, une sorte de vestibule. Au centre est un beau vase en marbre blanc, copie d'un antique du Vatican, au milieu d'une magnifique mosaïque moderne, par Fr. BeUoni. Les riches décorations du plafond, de M.-J, JUondel, Couder et Mauzaissc: représentent le Soleil (chute d'Icare) et les quatre Eléments, figurés par des sujets de la Fable. A dr., la

•Galerie d'Apollon. Cette galerie , qui a une belle porte en fer ouvré du xvii® s., fut construite sous Henri IV, incendiée en 1661, sous Louis XIV , reconstruite alors d'après les dessins de Ch. Lebrtm, qui n'en put terminer la décoration, abandonnée ensuite pendant longtemps, au point qu'elle menaçait ruine, et achevée de 1848 à 1851. C'est incontestablement la plus belle salle du Louvre. Elle doit son nom a la grande peinture du milieu , par Eug. Delacroix, Apollon vainqueur du serpent Python. La voussure au-dessus de l'entrée est décorée d'un Triomphe de la Terre par Ouiehard, d'après Lebrun. La voûte est divisée en cinq grands cartouches , retraçant la marche du jour. Quatre autres cartouches sur les côtés de celui

ï^al. d'ApoUon, PARIS. Rive dr. 2, 121

du centre représentent les saisons , et douze médaillons en camaïeu les mois de Tannée. Les grands sujets sont , la Nuit ou Diane, par Lebrun; le Soir ou Morphée, aussi par Lebrun; T Apollon déjà nommé; Castor ou l'Etoile du matin, par A. Renou; l'Aurore, par Ch.-L. Muller, d'après Lebrun. I^a voussure de la fenêtre , qui représente le Triomphe des Eaux (Neptune et Amphitrite) , est par Lebrun lui-même. Les panneaux des murs sont ornés de 28 *portraits de souverains et d'artistes français en tapisserie, exécutés aux Gobelins. Au milieu et tout autour sont des tables et d'autres meubles superbes du temps de Louis XIY, plus des vitrines contenant les gemmes, les joyaux, les émaux et l'orfèvrerie.— Belle vue des fenêtres. La porte du fond, à dr., donne entrée dans le Salon Carré (p. 101).

♦♦Gemmes, joyaux, émaxtx et obfèveebie. — Les vitrines ayant été remaniées et les objets n'étant pas tous placés définitivement ni catalogués, nous donnons seulement sous réserve quelques indications sommaires. Beaucoup de numéros restés aux tablettes sont inexacts.

I'^ TABLE, '*ebâs8e de Si Potentien, travail allemand du xii<} s.

l'c yiTBivB {au milieu). Rangée, du haut: bassins émaillés dWiginn vénitienne, aux deux extrémités; cassette du iiv^s.; •pièce d'orfèvrerie de la chapelle de Tordre, du 8t-£sprit au Louvre, du temps de Henri III (1579), en vermeil, avec statuettes émaillées, etc. \ bassin arabe dit «baptistère de St-Louis*, dans lequel étaient baptisés les fUs des rois de France ; croix double du moyen âge , en vermeil , avec statuettes et pierres fines ; reliquaire du bras de Gharlemagne, du xii® s. — Rangée du milieu: aux extrémités, des bustes des douse Césars, les têtes en pierres fines ou en cristal; ensuite d'autres objets fort remarquables de la chapelle de Tordre du St-Esprit; au milieu, un scyphus ou un ciboire du xiii^s.; un calice oriental en cristal de roche du x^ s. ; des baisers de paix italiens du xv« s. — Rangée du bas: ostensoir cylindrique du xv^ s.; autres objets de la ehap. du St>£sprlt; reliquaires émaillés du xiii® s., etc.

lie viTKiNB, surtout des objets du xvi^ s. : *bai8er de paix avec des émaux et des rubis ; ♦ciboire dont la coupe est en cristal, le pied et le couvercle en argent doré, ciselé et orné de camées et de pierres fines ; ♦bagues ; *bijoux; ♦coupes en sardonyx, aiguière en cristal de roche, en forme d'animal chimérique: urnes qui ont appartenu à Mazarin.

III® VITRINE, particulièrement aussi des objets dn xvi® s. Rangée' du haut: ^nacelle en lapis, vases en cristal de roche, tels qu'un ""hanap et des ♦aiguières avec des gravures très remarquables, qu'on voit mieux de l'autre côté, par transparence , la première aiguière aussi avec une anse garnie d'émaux et de rubis; puis des drageoirs en jade de Hongrie. — Rangée du milieu^ en revenant sur ses pas : *buire en sardonyx, avec monture émaillée; coupe d'agate ornée de camées; *coupe en jaspe vert fleuri; *J.-C. attaché à la colonne, statuette en jaspe sanguin. — Rangée du ba$: *buire en agate et coupes en sardonyx, aussi avec émaux ; vase de jaspe (rouge), orfèvrerie attribuée à Benv. Gellini (xvi^s.); coupes d'agate et de sardonyx, cassolette en jaspe vert, *aiguière, vase antique avec monture excessivement remarquable, *coupe de sardonyx dont Panse est un dragon enrichi de diamants, de rubis et d'opales.

Xye viTsnrK, dite des diamants de la Couronne, parce qu'elle contient les joyaux réservés lors de la vente des anciens diamants de ce nom, en 1887. L'attention y est d'abord attirée par le *Régent, le plus beau diamant connu, pesant 136 carats (43 gr. 64) et estimé de 12 à lo millions. A dr., le *Mazarin, autre gros diamant, unique par son reflet rose qui lui a fait donner le surnom de «Fleur de pêcher». Entre les deux, un gros •rtidw, taillé en dragon. Dans la fond: à dr., ]a couronne de Lonis XV, fac-similé en pierres fausses; à g., la couronne de Napoléon /**", imitée de celle de

122 Rive dr, 2. PARIS. Le Louv^re,

Charlemagne ^ entre les deux, le fermaU de Si Louis ^ ouvrage préeieox, mais non authentique: devant, la montre donnée par le dey d^ Alger à Louia XIV, une broehe dragon-perle et un éléphant de Tordre danoia de ce nom. Dana la partie plate : la bague de Si^LouUs V*épée militaire faite par ordre de Napoléon I^' et enrichie de pierreriea, d'une valeur d*env. 2 millions; le *teeptre de Charles F, du xivCs. î la main de Justice des rois <le la 3^ raee et Vépéê de Charlentaçne. Sur les côtés, à dr, les éperons de Charlemagne; à g., la chàtOaine «le Catherine de MédidSy en diamanta.

Ve VITRINE, objets des xvi® xvii© s. Rangée du haut: cristaux de roche; Centaure enlevant une femme, groupe en argent doré; ^statuette équestre de femme, auaai en argent doré. — Rangée du milieu: easaolettes de aardonyx, buirea d'agate, «oupe en ja«pe vert. «* Hangé^dubas: coupes de sardolne et de jaspe vert, cassolette d'agate, etc.

VieviTHiîïE, à g. dans le fond: •Vierge-relîquaire du commencement du xiv^ s., en vermeil, avec des émaux; cassette de 8t Louis, roi de France, duKiii^s.; * bras-reliquaire de St Louis de Toulouse, du xiv*s., en vermeil et émaiUé, la main avec un anneau orné d'un saphir; vase d'Aliénor ou Eléonore d'Aquitaine, femme de Louis VII de France, puis de Henri II d'Angleterre , en cristal de roche antique, monté au xii^s. ; vases et patène de Suger, abbé de St-Denis, le second vase en porphyre antique, transformé en aigle au xii^ s. ; bas-reliefs byzantiiM faits au repoussé.

Vil© VITRINE, à dr. dans le fond: *casque et *bouclier de Charles IX (m. 1574), l'un et l'autre dorés et émalllés; *boucller de Henri II; ^cassette d'Anne d'Autriche.

Les armoires au mur en face des fenêtres et les vitrines devant ees fenêtres contiennent surtout des émaux. La collection du Louvre passa pour la plus riehe de l'Europe. Il y en a aussi une très rielie au musée de Cluny (p. 224).

VémaU proprement dit est un verre coloré par des oxydes métalliques, qui le laissent transparent ou le rendent opaque, et avec lequel sont décorées des plaques de métal, désignées elles>mèmes sous le nom Animaux, Ces émaux sont dits cloisonnés lorsque Témail est fondu dans des compartiments formés sur la plaque par des lames métalliques , ehamploffés quand les compartiments ont été creusés dans Tépaisseur du métal, translucides dans le cas où le fond est ciselé comme un bas-relief, et peints ai la plaque est entièrement recouverte d'émaux. L'art de la peinture en émail fut surtout cultivé à Limoges dès le xii® s., atteignit son apogée au xvi^s. et se perdit au xviii^s. Les peintres émailleurs les plus renommés furent Ifardon Pénieaud, Léonard Limousin, Jean et Pierre Cour^ teySy Pierre Rej^mond (v. aussi p. 224). Reprise de nos jours avec sueeès, la peinture en émail a été perfectionnée dans ce sens qu'on a trouvé le moyen de faire, par ce procédé, sur la lave, des tableaux inaltérables et qui ne s'écaillent pas (v. p. 238).

I>'C ARMOIRE, à partir de l'extrémité de la salle, près du Salon Carré : émaux de P. Courteys et de P* Regmond, surtout, du premier, D516, les Niobides, d'après Jules Romain. — 11^ armoire: ^tableaux émaillés de P. Courteys et d'autres émaux. Aiguière de bassin en argent doré , avec des reliefs et des ciselures dont les sujets sont des épisodes de la prise de Tunis par Charles-Quint, en 1086; plats émaillés de Limoges. — 111% armoire: ^tableaux émaillés de Léon. Limousin. — IV^ armoirs: suite des émaux; plat à ombilic en argent repoussé et doré, ouvrage français du xvi^s. — V^ armoire: autres émaux de divers artistes limousins.

ire FBNÊTRB, près de l'entrée: émaux translucides des xiv<^ etxv^s. ; *D711, boîte d'évangéliaire en or repoussé et ornée d'émaux, ouvra|;e byzantin. — 11^ FENETRE: émaux champlevés du zii^s., de fabrique rhénane, et du xiii^s., de fabrique limousine. — III^rsNBTRB: *émaux peints de Nardon Pénicaud et de P. Regmond. — IV^ fenêtre: émaux de Léon. Limousin. — V© fenêtre: orfèvrerie, entre autres: un *bassin en argent doré et émaillé, orné de 49 camées représentant Ferdinand III (m. lflo9), empereur d'Allemagne, des princes de la maison d'Autriche et leurs armoiries avec leurs devises ; puis un monument commémoratif de la paix de Teschen (1779), deux ouvrages allemands très remarquables. — VI^ pénètre: suite des émaux de Léon. Limosin^ divers portraits. — Vlie fenêtre:

Bi(fimx, PARIS. Rive dr. 9. 123

^bougeoir et *mirotr de Marie de Xédieis,* garnis de sardolnes et d^agates taillées et gravées, donnés à la relue par les Etats de Venise; plateau en jaspe vert, du xvi^ s.; livre d'heures de Catli. de Médicis; chaîne de ceinture allemande^ montres et pendeloque française de la même évoque. — VIII® -XII® fekbtrb: émaux limousins, de /*. et J. Courteyt^ Jacqites Nouailher (D 430), P. Pénicaud (D 241, 240), J. Court (D591), etc.

Nous revenons à la rotonde et tournons à dr., dans la

Salle dei Bijoux. Ici sont exposés des lii.joux antiques très précieux, qui nous montrent en particulier la perfection extraordinaire que Torfèvrerie avait atteinte chez les Etrusques. On y voit en outre quelques autres antiques de grande valeur, telles que les casques de la vitrine du milieu, et des objets en argent trouvés en 1836 dans l'Anjou, dits le trésor de Notre-Dame-d'Aleuçon.

ViTBiVE DU MILIEU. Daus le haut, des couronnes d'or, surtout, du côté de la eour, un ^diadème gréco-étrusque «considéré comme un monument d'orfèvrerie unique et presque inimitable». Puis un easqiie de fer doré et émaillé, d'époque romaine, trouvé dans la Seine près de Rouen; un casque étrusque de forme conique, avec une couronne d'or et surmonté d'ailerons, et un carquois en or. — A côté et au-dessous, d'autres couronnes en or, des colliers en or, en argent, en émail, en pierre dure, quelques-uns avec des pendants artistement travaillés, parmi les- Quels on remarquera surtout, du côté de la Salle Ronde, *19o (6^ écriii du 2® rang), un collier d'or étrusque , avec une tête barbue, peut-être de Bacehus, portant des cornes et des oreilles de bœuf, la barbe recouverte de grauiules excessivement fins et réguliers et les cheveux faits de fils ténus tournés en spirale. Même vitrine, des amulettes, des fibules, des épingles à cheveux en métal précieux et en métal commun; des croix, etc.

ViTKZKB DU uuB: Objets en argent, «Cérës à bras mobiles*, masques antiques du trésor de Kotre-Dame-d'Alençon; pendants d'oreilles étrusques de volsinii (Bolsène); anneaux grecs et romains.

Du CÔTÉ DE LA Sbive. 1"^** vitrîne : intailîes; anneaux en bronze et en or; bracelets divers. 2^ vitrine: bagues en or, aVee et sans pierres gravées; colliers et pendants d'oreilles en or; fibules en bronze. 3^ vitrine : vases en argent du trésor de Notre-Dame-d'AIençon.

Di7 CÔTÉ DE LA COUR, à la fenêtre : fibules ; braaelets en or et en bronze.

Les peintures décoratives de cette salle sont de Mavzause ; celle du plafond a pour sujet le Temps montrant les ruines qu'il amène et les chefs-d'œuvre qu'il laisse découvrir. — Ensuite la

Salle dei Sept-Cheminées ou salle III de la peinture. Elle contient une partie des tableaux les plus remarquables des peintres français du x/x* s. ou de l'Empire et de la Restauration. De g. à dr. : •ISS, *1S7, David, les Sabines, un de ses meilleurs ouvrages ; Léonldas aux Thermopyles.

360, Oirodet'TriosoTi, le Déluge. 751, 7A7,Prud'hon, portr. do rimp^ratrice Joséphine; la Justice et la Vengeance poursuivant le Crime. *33S, Qericault, le Radeau de la Méduse, tableau qui causa du scandale dans le monde artistique à son apparition, en 1819, où l'on ne considérait encore comme dignes de la peinture d'histoire que les sujets de mythologie et d'antiquité classique. 392, Gros, portr. du général Fournier - Sarlovèze. 398, (Ju/rin, Clytemnestre et Ëgisthe s'apprétant à frapper Agamemnon. *746, Vrud'hon, l'Assomption. S. n®, * David, le Couronnement de Napoléon 1®'. *522, Mme le Brun, portr. de l'artiste et de sa fille. *198, David, portr.

124 Rive dr. 2. PARIS. Le Louvre.

de Pie VII (1805). ♦Ôîô, Mme le Brun, portr. de" Mme Molë-Raymond, de la Comédie Française. 348, Oericault, Carabinier. *337, Qérardj portr. de la marquise de Visconti.

395, Ou/rin, Hippolyte, accusé par Phèdre, se défendant devant Thésée. *328, Qérard, Psyché reçoit le premier baiser de l'Amour. 393, Quérin , le Retour de Marcus Sextus (nom imaginaire). 756, Prud'hon, l'Enlèvement de Psyché. 362, Oirodet- Trioson, Atala au tombeau (roman de Chateaubriand). '^'388, Oro8, Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa. 332, Qérardy portr. du peintre Isabey et de sa fille. 396, Querin, Pyrrhus prenant sous sa protection Andromaque et ses enfants.

Les salles du côté opposé, sont décrites p. 131. Nous passons par la porte à g. des Sabines dans la

Salle Henri II ou sallb II , qui a un plafond de Blondel, le Différend de Neptune et de Minerve. Elle contient encore àtH tableaux de peintres français, en partie mal éclairés. A g. de la porte, 123, ChintreuU, l'Espace. A dr. : 834, St-Jean, la Récolte de fruits ; 185, Dauhigny, le Printemps ; 125, ChintreuU, Pluie et soleil ; 143, Courbet, l'Enterrement à Ornans; 833, St-Jean, les Fleurs dans les ruines; 420, Ingres, Jeanne d'Arc au sacre de Charles VII ; 82, Brascassat, le Taureau; 361, Qirodet-Trioaon , le Sommeil d'Endymion, que Phébi visite sous la forme d'un rayon de lune; 120, Chasseriau, le Tepidarium; 359, V. Oiraud, le Marchand d'esclaves, etc. — Belle vue de la fenêtre au delà de la porte voisine. — La salle suivante renferme la

Collection la Case (salle I). Cette riche galerie a été léguée au musée en 1869, à la condition que les tableaux n'en seraient pas disséminés. Elle a, sous plus d'un rapport, heureusement complété ce musée, surtout en ce qui concerne les peintres français du ivin** s. et les hollandais. — Nous faisons le tour de g. à dr. ; si l'on partait de la porte du côté de l'escalier Henri II (p. 94), on commencerait au second alinéa.

2208, /cole flamande, portrait de vieille femme. *2454, Nie. Maes, le Bénédicité. 2515, /«. van Ostade, pay^^jge, effet d'hiver. 2175, Teniers le Jeune, Intérieur de tabagie. 659, Nattier, portr. de Mlle de Lambesc et du jeune comte de Brionne. 1468, le Tintoret, Suzanne au bain. 2177, r««fcr«, Tabagie. 471, Xancre*, le Gascon puni, d'après les contes de Lafontaine. *2170, Teniers, Kermesse. '"491, LargiUière, portr. du peintre, de sa femme et de sa fille. 2176, Teniers, Tentation de St Antoine. 106, 103, Chardin, Nature morte, le Château de cartes. 1914 (très petit), Adr. Brauwer, Homme taillant sa plume. *1925, J. Brueghel, dit Br, de Velours, le Pont de Talavera. 2179, Teniers, le Quêteur. «2385, Fr, Hais, portr. de femme. «792, Rlgaud, portr. de J.-F.-P. de Créqui, duc de Lesdiguières, enfant. ^983, Watteau, Gilles. ♦1041, école française (xviii® s.), portr. de femme. 2337, Brekelenkam, la Consultation.

Peintures. PARIS. Rive dr. 2. 125

2174, Teniers, Fête villageoise. 292 (ovale), J,-H, Fragonard, THeure du berger. 2550, Rembrandt, Baigneuse. 2017, Jordaen», RepiLS mythologique. 548, le Nain, Repas de paysans. 1995, J. Fyt, Gibier et engins de chasse. 1945, Phil, de Champaigne, le Prévôt des marchands et les échevins de Paris. 1311, L, Oiordano, la Mort de Sénèque. 376, Oreuze, tête déjeune fille. 488, Largiliière, portr. du président de Laage. 115, Chardin, le Panier de raisins. 991, Watteau, Jupiter et Ântiope.

105, Chardin, Nature morte (il y en a encore d'autres plus loin). 1979, A. van Dyck, tête de vieillard, esquisse. 2402, J. van der Heyden, paysage. •1915, Adr, Brauwer, le Fumeur. 2707, Denner, portr. de femme, d'une grande finesse. 2573, Zorg^ Intérieur flamand. 2435, Karel du Jardin, paysage. 791, Rigaud, portrait du cardinal de Polignac. *2384, JFV. Hais, la Bohémienne. 46, Boucher, Vénus chez Vulcain. 1469, le Tintoret, la Vierge, TEnfant et des saints. 986, Watteau, Assemblée dans un parc. 2132, /cole de Rubens, portr. de femme jouant de la mandoline. 2634, Ph. Wouwerman, les Pèlerins. 987, Watteau, l'Escamoteur. *2551, Rembrandt, portr. d'homme (1651). 2109, Rubens, portrait de Marie de Médicis figurant la France. 1735, Velasquez, l'Infante Marie-Thérèse, plus tard reine de France. 2504, *2505 (plus loin), Adr, van Ostade, la Lecture, la Lecture de la gazette. 2178, Teniers le J., le Joueur de guitare. ^2549, Rembrandt, Femme au bain (1654). 2406, Hondecoeter, le Dindon blanc. 2171, Teniers le J,, le Duo. 1946, PhiL de Champaigne, portrait. 2172, Teniers le J., Intérieur de tabagie. 2503, *2502, Adr. van Ostade, le Liseur, le Buveur. ^1725, Ribera^ le Pied-Bot (1642). *2579, J. Steen, Repas de famille. 2393, Heemskerck. Intérieur.

En sortant de la galerie, on se trouve sur le palier de l'escalier Henri II , dans le pavillon Sully ou de l'Horloge , par où l'on peut sortir du musée. Au delà de cet escalier, à g., se trouve la

Salle des bronseï antiquei, où l'on entre par une belle porteen fer comme celle de la galerie d'Apollon. Elle renferme une riche collection d'ustensiles, d'armes, de statuettes antiques, etc.

A l'entrée, devant la fenêtre, une grande statue d'ApoUou en bronze doré, trouvée à Lillebonne, en Normandie.

Vitrine du milieu, des statuettes et des bronzes divers tels que: ûbules, bracelets, miroirs, sceaux et clefs, ete. La statuette au costume oriental en face de la porte est celle d'un Atys, ministre phrygien de Cybële. La manière dont s'enfle son vêtement indique qu'il tourne surlui-même, ce qui faisait partie des actes frénétiques d'adoration des prêtres de Cybèle. — Pais des pbhêtbes : à dr., un Apollon de style archaïque, intéressant au point de vue historique^ à g., un Enfant tenant un oiseau et portant au cou la bulle. — Vitrihb a droite de celle du milieu en retournant vers la porte : parties d'armures antiques, surtout des casques \ armes, vases et ustensiles de toute espèce. — Armoires le long des murs, en recommençant du même côté : statuettes, bustes, fragments de statues, coq trouvé dans la Saône, boucliers, presque tous les types de candélabres antiques, lampes, etc.; puis encore des statuettes et des vases. Il y a aussi des bustes sur ces armoires. — Vitrihb a gauche de celle du.

126 Bivc dr, S. PARIS. Le Louvre.

milieu, en retournant vers la porte : eistes grave'es, dont les plus grandes ont été trouvées à Palestrina, près de Rome; chaudrons, lampes, vases et ustensiles divers.

Ati delà de cette salle, à g., un escalier par où l'on monte au 2*^ étage (musée de marine, etc.; v. p. 132). Ensuite le

Ifasée des desiins, qui occupe la moitié du côté 0. et la moitié du côté N. du premier étage du Vieux Louvre. Cette collection est, avec celle des Offices de Florence, la plus importante qui existe. Elle compte près de 370D0 dessins, soit plus de 18200 de maîtres italiens (358 d'Ann. Carrache), 87 d'espagnols, 800 d'allemands, 3150 de flamands, 1070 de hollandais, 11 800 de français (2389 de Lebrun), etc.; mais il n'y en a qu'une partie d'exposés, env. 2300 des plus remarquables, dans des cadres, avec les noms des artistes.

I'^ SALLE : maîtres primitifs de Técole italienne. Au mur en face de rentrée, un carton de J. Romain , le Triomphe de Seipion. Plafond par Àf.-J, fllondel, la France victorieuse à Bouvines. — II® salle: suite des Italiens, dessins des plus grands maîtres. Deux autres cartons de /. Romain^ une Ville prise et incendiée et le Triomphe de Seipion. Plafond par Blondel , la France , au milieu des rois législateurs et des jurisconsultes, français, recevant la Charte de Louis XYIII. — III^sallb: suite des Italiens. En face de l'entrée, 261, carton de J. Romain ^ les Prisonniers. A côté et à rentrée, des gouaches du Corrige^ le Vice et la Vertu. Plafond pir DroUinç, la Loi descendant sur la terre. — IV® salle: école de Bologne. Plafond par MauzaissCy la Sagesse divine donnant les lois aux rois législateurs. Vases de Sèvres, vases en bronze, très beaux meubles. '- V® salle: Allemands, Flamands et Hollandais. Dans le fond, à g., *56d, un Combat de cavalerie , dessiné par Ruhtm , d'après un carton de Léonard de Vinci qui n'existe plus. Plafond par Carolu» Duran^ le Triomphe de Marie de Médicis.

A g. du passage menant aux salles suivantes, se trouve un petit escalier DU SBcovD ÉTAGE, aboutissaut à Textrémité du musée de marine et au musée ethnographique (p. 133).

VI®-XIV® SALLE : dessins de l'école française et encore de très beaux meubles. Dans la 6®, aussi des pastels, pour la plupart des portraits. Dans la 11^, les cartons des vitraux de la eliapelle de la famille d'Orléans à Dreux et de celle de St- Ferdinand à Paris (p. 142), par Ingres.

Dans la 12^ salle, un grand tableau à l'huile inachevé, le Serment du jeu de paume, par David; il n'y a que quatre têtes de peintes, entre antres celle de Mirabeau. Les figures nues prouvent avec quel soin l'artiste traitait la partie anatomique de ses tableaux. —Là aussi, des portraits en miniatures par Dumont, Mme de Mirbel^ Sainte Delacazeite, B.-J. ffesse^ Jean Guirin (Eléber), Hall^ Augustin^ Fr. Aubry^ L.'L. Perrin^ etc. ; de très belles gouaches deJ.-G. Baur; des pastels de Quentin de la Tottr; en face des miniatures, des ♦portraits en émail par Petitot, Louis XIV. Anne d'Autriche, etc. i entre les fenêtres, une très belle aquarelle ârlsabey^ l'Escalier du Louvre.

Dans la 13^ salle, en face de la fenêtre, un grand dessin sur soie, parement d'autel offert à la cathédrale de Narbonne par le roi Charles V (m. 1380), et de très beaux meubles. — Dans la 14^, des pastels par Chardin (son portrait avec des besicles), Ftoien, Quentin de la Tour (Mme de Pompadour., 819), RosaWa Carriera^ Rob. Nanteuil^ etc. — Au milieu, un magnifique •bureau de Louis XV, par Rieseuer, avec bronzes par Hervleux. — Cette salle doit être décorée d'un plafond par Hector Leroux: Ode à Vénus, un sujet grec et l'Union des poésies grecque et latine.

Salle supplémentaire du musée des dessins ou salle des Boîtes, ouverte seulement dans la semaine, sauf le lundi, à partir de 2 h., v. p. 134.

La collection Thiers, léguée au musée par l'ancien président de la république et par sa veuve, occupe deux salles à côté de la dernière des

Moyen âge et ren. PABIS. Bive dr» 2. 127

desâios et de 1» première des objets d'art du moyen âge et de la renaissance. Bile compte 1470 numéros « mais presque tous les objets sont petit< et le nombre des ouvrages originaux et de grande valeur est assez vestraint. Il y a un peu de tout: aniiquités^ terre» cuites, surtout les num. 33-35 dans la vitrine de g.; &roae«« <il3, 110, bustes; 109, haut-relief; 125, statuette équestre; 126, Persée); marbres, ivoires (153, vidreeome: 153, St Sébastien) ; baii seulptét (169, Eeee Homo ; 170, Gharles-Quint ; 177, coffret) ; marqueUrié» (porta), senlpittres diverses, verres de Venise (209) ; copies de tableaux ; objets d^art chinois, japonais, etc. ; porcelaines, tabatières, énuuix et miniatures. Il y a des catalogues sur des pupitres. — Dans la 1'® salle, le ^portrait de Thiers par Bonnat,

A la suite se trouve la donation Bis de la Salle, collection précieuse de plus de 300 dessins de maîtres anciens. La galerie aboutit a Textrémité du musée suivant.

*Miiiée dei objets d'art du moyen âge et de la renalraanee, à ]a suite de celui des dessins. On y monte aussi des antiquité asiatiques (p. 83 et 84).

1^ SALLE (8* en venant de l'autre côté) : verres de Venise et d'Allemagne , des xv®-xvni® s. A l'un des murs près de la fenêtre, une mosaïque en verre, le Lion de Venise, faits au zti^s. àMurano, par Ant. Fasolo, élève de Zelotti et de P. Véronêse. Au fond, un cabinet en ébène. Tapisseries de Beauvais et modèles de tapisseries par Boucher (40, 41) et Coypel (176).

II* SALLE : Hvoires des ni^-xvin* s. et, dans le nombre , des ouvrages d'une grande finesse. Au mur du fond , le grand *retablf de Poissy, ouvrage italien de la fin du xiv® s., véritable chef-d'œuvre de sculpture. Il a près de 2 m. de haut et il se compose de 71 basreliefs, représentant, au milieu, l'histoire de J.-C. ; à g., celle de St Jean Baptiste; à dr., celle de St Jean l'Ëvangéliste, et en bas les apôtres. Magnifiques meubles de la renaissance. Belles tapisseries de la collection Davillier, surtout un Couronnement de la Vierge, peut-être d'après Memling.

III® SALLE : grès de Flandre et d'Allemagne, des xvi® et xvii® s.

La IV® SALLE, ou il y avait auparavant des objets en métal, n'a plus actuellement que des vitrines vides (février 1891). On y placera peut-être, dit-on , des meubles. Au mur du fond , une autre belle tapisserie, dite de l'histoire de St Etienne (translation de ses reliques), du XV® s.

V® salle: faïences françaises, surtout du célèbre Bernard Palissy (m. 1589) ; plats divers, jolies statuettes, etc. Les plus beaux produits de la poterie française ancienne sont les «faïences de Henri II» , à la première fenêtre ; elles ont été faites au xvi® s. à Oiron, dans le Poitou. Au milieu de la salle, un petit marbre de Pigalle, l'Enfant à la cage. Au fond, la «tapisserie du Louvre», du xv® s. Elle représente un miracle de St Quentin ou un larron échappant au gibet grâce à l'intercession du prêtre dont il a volé le cheval.

VI® et VII® salles ; faïences hispano-mauresques et italiennes. Les premières , les moins nombreuses et qui sont surtout dans la 7® salle , se reconnaissent aisément à leur dessin oriental , à leur fond jaune métallique et à leur feuillage bleu ; elles sont des xiv®

128 Jlive dr. 2. PARIS. Le Louvre.

et xv^ s. Le bleu est aussi dominant dans les poteries de Faenza, mais on n'y retrouve pas le jaune métallique. Les plus belles majoliques ou faïences d'Italie datent du xti^s. ; les principales fabriques étaient a Pesaro, Castel-Durante , Urbin et Gubbio.

VIII® SALLE (aussi dans la 7®) : bas-reliefs peints, en terre cuite, <le Luca délia Robhia et de son école (Florence ; xv® s.).

Le petit escalier à g. dans cette salle monte au 2® étage (v. p. 133).

En sortant par la porte du fond, on arrive au palier de l'escalier du musée des antiquités asiatiques (▼. p. 84). Nous entrons à dr. dans les salles de la partie E. du Vieux Louvre.

La eolleetioii Dieulafoy y occupe d'abord, avec la collection de Sarzecj 2 salles formant la suite de ce musée. La première collection, la plus importante, se compose d'antiquités de la Susiaue (Perse) et la seconde d'antiquités de la Chaldée.

I'6 SALLE : sculptures , surtout des figurines gréeo-babyloulennes ; inscriptions^ cylindres remarquables par la finesse; briques vernissées de Babylone; fragments de bronzes; antiquités ehaldéennes, inscriptions et bronzes votifs ; beau lion assyrien en bronze, avec un anneau dans le dos.

11^ SALLE, i**® travée : au milieu, le plan des tumulus de la Susiane et de la Chaldée oii ont été trouvés les objets exposés; au mur du côté de rentrée, une frise d'archers de la salle du trône de Darius I^', en terre cuite peinte et vernissée; à g., une rampe d'esealier du palais d'Artaxerxès Mnémon, aussi en terre cuite ; à la cloison, le couronnement des pylônes du même palais, avec des lions de même matière: du côté dr., un fragment de baignoire et des vases en terre cuite. — 2® travée*, au fond, un *chapiteaa des 36 colonnes de 21 m. de haut qui supportaient le plafond de la salle du trône d'Artaxerxès ; dans la grande vitrine, des fragments de la frise des archers, etc. ; dans les autres, des verres, de petites terres cuites, des pierres gravées ; des cylindres susiens, chaldéens et assyriens ; des bagues, des médailles, dont une magnifique tétradrachme d'Eucratidès en argent; des verres, etc.

III^SALLB: suite des mêmes collections, non encore installée.

lyc SALLE ou SALLE DU DÔME, objcts divers, placés ici provisoirement. Dans les vitrines à g., surtout de jpetits bronzes. Dans celle du fond aussi des plats et des assiettes en etain par Fr. Briot et des horloges de table des xvi^ et xvii^ s. Aux deux fenêtres extrêmes, des *armes, des ^boucliers, une ^cuirasse et une *armure magnifiques. A la fenStre du milieu, de l'orfèvrerie d'église, en partie du xv^s. Dans les vitrines du milieu, de riches ouvrages de serrurerie ; des médailles et des bas-reliefs en métal ; des couteaux et d'autres instruments tranchants ; des montres, etc.

ye salle: *Don LtHoir, ou du moins la plus grande partie d'une collection comprenant 204 tabatières et bonbonnières, 3 émaux, 74 miniatures, 11 ivoires, 66 bijoux et 23 vieux laques. Quelques objets sont exposées dans la galerie d'Apollon (p. 123) et dans les salles du musée de la renaissance; on admire surtout ici les tabatières, les bonbonnières et les miniatures. Il y a parmi les peintures des œuvres d' Augustin ^ Blarwberçhe. Boucher, Dumont (à la ^fenêtre, sauf le 206, qui est d'Aubrp), Greuze, HaU, Petitot. — A la !**« fenêtre, de magnifiques terres cuites de Clodion. A la 2^ fenêtre, encore des objets de la collection Sauvageot. auparavant au musée de la renaissance : médaillons en cire colorée, le Prince de Bavière et la jolie fille d'Augsbourg, bas-relief en pierre lithographique, par Aldegrever; objets en bois fort remarquables, la plupart d'origine allemande, des xvi« et xvue g.

VI*) salle: portrait de UenrlII; tentures de sole du xvi© s., dont les sujets sont empruntés à Thlstoire des Juges; magnifiques boiseries provenant de la salle des Sept-Ghemînées ; vitraux français, allemands et suisses des xvi© et xvii© s. — Tableaux nouvellement acquis et placés ici

AnUq. égyptiennes. PARIS. Bive dr, 2. 129

provisoirement: portraits, dont celui du général Bertrand par Delaroche; Apparition de Jésus à la Madeleine, etc., de Véeole française; portr. présumé d'Edouard IV d'Angleterre, attribué à Ant. JUaro; très beau triptyque de Véeole flamande ^ la Vierge et l'Enfant, avec les donateurs et leurs patrons. — Aux fenêtres, encore deux vitrines de la collection Lenoir.

vue 8ALLB : alcôve où expira Henri IV (lit, v. ci-dessous) \ boiseries des appartements de Henri II au Louvre, remaniées sous Louis XIV \ vitraux français et suisses des xvi^ et xvii© s. — Nouvelles acquisitionêy ici également d'une manière provisoire : lit de parade vénitien du xvi^ s. \ buste en bronze de Michel-Ange et retable en bois de l'école milanaise, aussi du xvi^ s.; tête de Ste Elisabeth peinte par Raphaël; siège pliant italien du xvi^ s., marqueterie italienne du xv^ s., fit Christophe, statue en bois attribuée au Vecchieita (xv^ s.) \ la Vierge adorant Tenfant Jésus, bas-relief en terre cuite par Donatello.

Vllie SALLB : portraits de Louis XIII , par PMU de Ghampaigne , et d'Anne d'Autriche, sa femme ; 6 grands vases de Sèvres ; statue en argent de la Paix, par Ghaudet; petit groupe de bronze, Jupiter foudroyant les Titans , du xviii® s. ; 4 magniflques selles africaines , avec housses et brides, brochées d'or et garnies de coraux et de turquoises.

A la sortie de ce côté, on est dans le haut de l'escalier du musée des antiquités égyptiennes (p. 85-87), qui se continue sur le palier et dans les salles à dr. (v. le plan du 1®' étage).

Musée des antiquités égyptiennes (suite). — Sur le palieb, à g., de beaux sarcophages en forme de momies et des sculptures datant du premier empire , dont les plus anciennes sont celles qui portent les num. 670-672, de la iv® et peut-être même de la ni** dyn., sans doute les plus vieilles statues qui existent encore. «Au milieu de leur rudesse, on remarquera déjà la justesse de certaines parties, surtout des genoux». Les statuettes de l'espèce de. balcon du palier sont aussi de l'ancien empire. 668, 698, 745, 723, quatre belles statues peintes. 721, une grande statue en albâtre de Ramsès II (Sésostris; xix® dyn.), dont la partie supérieure est moderne. A la porte des salles suivantes , des moulages des statues de Gbafra (Chépliren) , le roi qui a construit la grande pyramide de Gizeh (iv® dyn.), et d'Améniritis, femme de Psamétik F' (xxvi® dyn.).

Les salles où nous entrons maintenant contiennent les antiquités égyptiennes de petite dimension.

I. Salle histobique ou des objets ayant un intérêt historique.

Sur une colonne entourée d'une vitrine octogone, une statuette en basalte vert de Psamétik II. — Vitrine: statuettes funéraires, scarabées, symboles de Timmortalité ^ *b^oux en or incrustés de pâtes de verre, coupe, masque de momie et chaîne en or, etc. — Armoire à g. de la cheminée, *08iris, Isis et Horus, groupe en or du temps de laxxii® dyn., acheté 25000 fr. — Plafond: le Génie de la France animant les arts et protégeant l'humanité, par Gros (1827-1831).

U. Salle civile, consacrée aux monuments de la vie privée.

Sur une \^^ colonne , une statuette de Mesou. Au milieu, au - dessus de la vitrine , *un scribe accroupi , peint en rouge et avec des yeux incrustés (v« ou vi^dyn.). Vitrine: b(joux, émaux, objets de toilette en bois sculpté, objets en os et en ivoire. — Armoires et vitrines, à g. à partir de l'entrée: statuettes, modèle d'édiûce, tabourets, fragments de meubles, nattes ; *ti8su8 divers, d'une finesse remarquable; bronzes, faïences, porcelaines; vases; verres; oDjets en sparterie, articles de toilette, chaussures ; fruits, grains, instruments et scène de labourage ; emblèmes ; armes

Bœdeker. Paris. lOe édlt. 9 "

130 Bive dr. 2. PARIS. Le Louvre.

et instruments de musique; encore des ^tissus d^une finesse extraordinaire et des statuettes-, une boite à jeu, un modèle de barque, etc. — Plafond, Jules II ordonnant les travaux du Vatican et de St-Pierre à Bramante et à Michel-Ange, par Hor. Vernet (1827).

III. Salle funébaibe , intéressante pour la connaissance du culte des morts chez les Égyptiens , chez lesquels la croyance à rimmortalité était un dogme fondamental de la religion.

Cette croyance explique le soin qu'ils apportaient à la conservation des corps, si bien embaumés et pour lesquels ils construisaient des tombeaux grandioses. La plupart des renseignements que nous avons sur leur doctrine nous viennent du Rituel funéraire, livre sacré dont chaque momie devait porter un exemplaire plus ou moins complet. Il contient une série d^hymnes, de prières et d'instructions sur la manière dont Tâme devra se conduire dans l'autre monde, sur ce qu'elle devra répondre aux juges, etc. Les bandes de papyrus du côté de la cheminée sont des fragments de ce Rituel, et l'explication se trouve au-dessous. Nous en verrons un plus beau dans la 5^ salle. Sur la cheminée, une peinture égyptienne de la basse époque, représentant un jeune homme amené dans les dernières demeures par Anubis, le dieu à tête de chacal. — Armoires et vitrines, de g. à dr. : figurines et coffrets funéraires*, peintures (près de la 3^ fenêtre), masques, scarabées, boîtes de momies et momies (armoire entre les fenêtres), instruments de doreurs et de scribes, hippocéphales ou chevets, etc. — Au milieu, des boîtes de momies, recouvertes de peintures; défi statuettes en bois de l'ancien empire (xxx^s. av. J.-C.) et une *chaise ornée d'incrustations en ivoire. — Plafond, l'Egypte sauvée par Joseph, dU&el de Pujol (1827).

lY. Salle des Dieux, consacrée aux antiquités qui nous expliquent la mythologie égyptienne : statuettes et attributs de dieux, la plupart en bronze, etc.

Sur la cheminée: Hobs (?), Sekhet, Ammon, Osiris et Isis allaitant Horus. — Au milieu, d'abord une statue d'Ounnout, déesse solaire à tête de lionne; Horus faisant une libation devant son père Osiris Qe vase manque), statue en bronze. Dans la vitrine, des scarabées, des symboles et des attributs en bois doré et autres matières. —Plafond: l'Etude et le Oénie dévoilant l'Egypte à la Grèce, par Picot (1827).

V. Salle des Colonnes ou des Dieux et Monuments divers, contenant les objets qui n^ont pu trouver place dans les autres salles.

Cercueils en bois couverts de peintures. Au milieu, la statue de Nesahor, fonctionnaire du temps de la xxvi^ dynastie* etc. Vitrines : miroirs et armes en bronze. Dans les armoires, encore des divinités, des ustensiles en bronze, des éperviers à tête humaine, symbole de l'âme, etc. — Du côté des fenêtres, le ^papyrus royal, magnifique exemplaire hiéroglyphique linéaire du livre des morts, de 8 m. de long et admirablement conservé, bien que n'ayant pas moins de 3000 ans d*existence. -^ Plafond par Oros: au centre, la Gloire s'appuyant sur la Vertu; à g.. Mars couronné par la Victoire et arrêté par la Modération ; à dr., le Temps mettant la Vérité sous la protection de la Sagesse; tout autour, les Siècles les plus célèbres dans les arts.

A la suite des salles des petites antiquités égyptiennes vient le UuBéè des antiqnitéB grecques, qui forme avec le musée Gampana, parallèle du côté de la Seine (v. ci-dessous) , et le musée du moyen âge et de la renaissance , du côté de la rue de Rivoli (p. 127) , une collection à peu près complète pour l'étude de la céramique. On peut aussi y entrer par la salle des Sept -Cheminées (p. 123); dans ce cas , le mieux est de commencer par le musée Campana et de terminer par les salles des antiquités grecques.

Antiq, grecques, PARIS. Bive dr, 2. 131

V^ SALLB. Vases peints, à figues de diverses couleurs, provenant de l' Asie-Mineure, d'Afrique, etc. — Les v<ues grecs les plus anciens ont des figures noires sur fond rouge \ ceux & figures rouges sur fond noir sont moins vieux. Ils n'ont naturellement pas été faits par de grands artistes, mais par des artisans. Cependant ces artisans ont su mettre tant de vie et de poésie dans les sujets tirés de la mythologie et dans les scènes de la vie commune , ils ont su , avec leurs connaissanees^et leurs moyens restreints, donner tant d'expression et souvent tant de grâce à leur dessin, que ces vases, dont se moquent sans doute les ignorants, rendent un témoignage éclatant en leur faveur et sont un reflet du grand art qui florissait à Athènes. — Il y a aussi des vases peints dans le musée Gampana (v. ci-dessous).

En outre, de jolies terres cuites de Oyrénaïque, de Tarse en Cilieie, etc. — Plafond: Cybèle protégeant Herculanum, Pompéi et Stables contre les feux du Vésuve, par Picot.

H« 8Ai<LB. Au milieu, une *amphore avec le combat des Dieux et des Géants. Vitrine: terres cuites de tombeaux grecs et étrusques. Autour de la salle, de jolies terres cuites grecques, des figurines funéraires trouvées dans les tombeaux de Tanagre, en Béotie, et de la Grèce propre^ des lécythes ou vases à huile. — Plafond : les Ifymphes de Parthénope (Xaples) arrivant sur les bords de la Seine, par JHejfnier.

III® SALLE. Vases à figures rouges, dont plusieurs de grandes dimensions, sur une table de marbre, avec des étiquettes. Vitrine de la l*"® et de la 3® fenêtre, lampes en terre cuite. — Plafond : le Vésuve recevant de Jupiter le feu qui doit consumer Herculanum, Pompéi et Stables, par Heim.

IV® SALLE. Petites sculptures et débris de sculptures. Vitrine du milieu: ivoires antiques, plâtres et bois grecs, etc. Vitrine de la 1'® fenêtre: phalères ou décorations militaires romaines, camées, etc. — Plafond, copie de l'Apothéose d'Homère par Ingres (p. 119).

Au sortir de ce musëe , on se retrouYe dans la salle des Sept- Cheminées (p. 123), d'où l'on passe, à g. du même côte, dans le

Uasée Campana, une partie de la riche collection Campana, achetée en 1861 au gouvernement papal et considérablement augmentée, avec les objets provenant de différentes missions en Orient. Ce sont surtout des vases et des terres cuites. Il y a des étiquettes marquant les principales divisions et un certain nombre qui expliquent les sujets des objets les plus curieux. Les peintures très remarquables des plafonds datent du temps où ces salles renfermaient les tableaux de l'école française.

I'® SALLB. Antiquités asiatiques. Grand cratère et grande amphore archaïque reconstitués. Vitrines du milieu: bijoux en or, terres cuites et vases. Autres vitrines, de g. à dr. : terres cuites, statuettes, têtes de statues, vases de Rhodes, etc. — Plafond : Poussin présenté à Louis XIII, par Alaux.

II® SALLB. Terres cuites grecques^ d'Athènes, de la Grande-Grèce (Italie méridionale) et de la nécropole de Myrina , près de Smyrne : statuettes et bas-reliefs, caisses cinéraires à statuettes et bas - reliefs ^ vases à figurines. — Plaiond: Bataille d'Ivry et clémence de Henri IV, par Steuben

III® SALLB. Poterie étrusques., à commencer par les vases les plus grossiers, presque tous noirs, quelques-uns décorés de dessins ou de basreliefs. — Plafond, Puget présente à Louis XIV son Milon de Crotone (p. 92), par Devéria.

IV® SALLB. Antiquités étrusques, surtout un *«lit funéraire» ou sarcophage sur lequel sont à demi couchés un homme et une femme, comme le visiteur en a déjà vus dans le grand escalier (p. 97). Ces terres cuites proviennent la plnpart de Cervetri, la Cseré des anciens Etrusques. Les vitrines contiennent surtout encore de petits lits funéraires, des basreliefs, des vases et des peintures recueillies dans un tombeau. -- Plafond :

132 Bive dr, 2. PARIS. Le Louvre,

François I^' recoYant les statues et les tableaux rapportés dltalie par le Primatlee, de Fragonard.

Il Ensuite un passage avec des antéflzes, des têtes et des vases. K yo SALLB. Vases de style corinthien^ provenant des îles de TArehipel et de ritalie, ce qui s'explique par le fait que les vases grées formèrent de bonne heure un article considérable d'exportation. On a déjà vu de ces vases dans le musée des antiquités grecques (v. aussi la notice p. 131). — Plafond : la Benaifisance des arts en France , par Heim.

Puis un second passage avec des vases grecs archaïques.

Vie SALLH. Ytues grecs à figures noires. Au milieu, des vases avec le nom de Sicosihènes. On y voit aussi des vases à fond blanc et, dans le haut, un vase noir à figures blanches. Les sujets sont généralement emjE>runtés aux mythes d'Hercule et de Thésée. Dans le bas à g., du côté des fenêtres, la coupe de Nicosthènes, sur laquelle est représenté Ulysse passant dans son vaisseau près des Sirènes. —Plafond: François I^' armé chevalier par Bayard, de Fragonard,

VU® SALLB. Ycues grecs à figures rouges^ dont beaucoup avec le nom de l'ouvrier et la plupart très remarquables. Vitrine du milieu: amphore é^AndolcidU (au centre). Amazones s'armant; deux grands cratères, avec Apollon tuant Tityos, qui veut enlever Latone, et la lutte d'Hercule et d'Antée. Aux fenêtres, de belles coupes grecques. — Plafond: Gharler magne recevant d'Alcuin des livres manuscrits, par Schnett,

Vm« SALLB. Vases italo-grecs. Au milieu, des «rhytons* ou vases à boire, en forme de corne et ornés de tête, et d'autres vases de formes singulières. Autour de la salle, des vases noirs, & vernis vert imitant le hrbnze. — Plafond: Louis XII proclamé Père du Peuple aux Etats Généraux de Tours, par DroUing.

IX^ SALLB. Peintures murales de PompH et d*Hereulanum, Dans les vitrines du milieu, une collection très intéressante de verres antiques. — Plafond : Expédition d'Egypte sous Bonaparte, par L. Cogniet,

Nous sortons par les salles des petites antiquités égvptiennes (p. 139), d'où nous pouvons gagner l'escalier le plus rapproché du second étage en retraversant les salles des nouvelles acquisitions (p. 129-128).

8B00ND lâTAOB.

Le second étage renferme le musée de marine, des peintures au! n'ont pu être placées au premier étage, le musée ethnographique . et aes dessins. Il y a trois escaliers pour y monter, l'un dans la petite salle des objets d'art du moyen âge et de la renaissance & côté de Tescatier du musée des antiquités asiatiques (v. p. 88 et 12^ , le deuxième à l'extrémité opposée (p. 128) aboutissant à la galerie des Pirogues (p. 133) et le troisième dans le pavillon de l'Horloge, à côté de la salle des bronzes (p. 125) ; ils ne sont ouverts qu'à partir de 11 h.

Le musée de marine est une très riche collection d'objets relatifs aux constructions navales et à la navigation, de modèles de navires et de machines , de modèles en relief de ports de mer, de dessins, d'armes et d'objets historiques. Il y a 16 salles et 2 galeries.

La plupart des objets y sont accompagnés de longues explications.

En facb: 2 nouvelles sMes du musée de marine. On y voit aussi des aquarelles représentant des navires, des dessins d'ornements d'anciens vaisseaux, des modèles de machines à vapeur et un plan en relief du canal de Panama.

Puis une salle supplémentaire du musée de peinture, avec des tableaux encore remarquables des écoles allemande, flamande et hollandaise, qui n'ont pu être placés au l^r étage. 2118 (à g.), Rubens^ paysage. 1930, de Champaigne^ Christ. 19S6, van Dael^ Fleurs. 2574, Spaendonck^ idem. 2043, van der Jfeulen^ Vue de Luxembourg. 1990, Franck le /., l'Enfant prodigue. 2613, A. van der Werff^ Adam et Eve. 2710, Elsheimer^ Fuite en Egypte. 2681, SUenwycky le Christ chez Marthe et Marie. 2057, 2063, P. Ifeefs le J., Intérieurs d'églises. 2032, van der JHeulen^ Arrivée de Louis^XIV^devant

Mu9, de marine. PABIS. Rive dr, 2. 133

Douai. 2i09t Bonihorsi, Concert. — 3446, van IAmAarc\ les Plaisirs de r&ge d*or. 3426, K. du Jardin^ le Calvaire. 3738, Mignon, Fruits. 3146, Snyders, Chiens dans un garde-manger. 3491, Zeeman, Vue de Taneien Louvre. 3727, Mignon, Fleurs. 2366, A. van Everdingen, paysage. — 3045, 3041, van der Mettlen, Vues de Vineennes et de Dinan (Belgique). 3310, Beerstraeten, TAneien port de Gênes. 2038, van der Meulen, Vue de Dôle. 3143, Snpders, Cerf poursuivi par une meute. 3040, van der Meulen, Arrivée de Louis XIV devant Haestrieht.

ler coKKiDOB, derrière Tescalier, petite galerie des navires de commerce, de création récente.

Partie principale du musée de marine. — I'® sallb, la dernière en venant des autres escaliers : modèles de la flotte française de 1786 k 1824 et autres modèles ; abattage de Tobéllsque de Louqsor (p. 73) , son embarquement et son érection sur la place de la Concorde. — II® sallk*. modèles divers; plan en relief de la ville et du port de Brest; machine à mater de Brest. — III® sallb : suite des modèles ; plan en relief de la ville et du port de Lorient. — IV© sallb: garde-côte cuirassé; moulins à scier le bois, pompes, et machines de sauvetage. — V® sallb: le «Rivoli*, sur les «chameaux* à Taide desquels il sortit tout armé du port de Venise ; canon se chargeant-par la culasse; dragues. — VI® sallb: bustes de marins et de navigateurs français ; grande pyramide composée de débris des frégates «la Boussole* et «TAstrolabe*, qui se sont probablement perdues dans la mer du Sud en 1783, dans un voyage d'exploration sous les ordres du capitaine de Lapérouse ; modèle d'une colonne élevée à Port-Jackson à la mémoire de Lapérouse; phares. — VII® sallb, au fond de la vi® s.: «rOcéan», vaisseau de guerre de 130 canons, du xviii® s., entouré de torpille»; modèles très remarquables de nouveaux vaisseaux cuirassés et à tourelles, de transports, de torpilleurs, etc. — VIII® sallb, toujours des modèles de navires ; modèle d'un appareil employé à la construction d'un bassin de radoub à Toulon, de 1776 à 1778. — IX® sallb : plans en relief de Toulon, de 1790 et 18Ô0; peinture représentant TintéHeur du Harengo, vaisseau cuirassé à tourelles de 1867; boussole et gouvernail ; cordages, chaînes, poulies, etc. — X® sallb: particulièrement des armes de toute sorte; «orgues» à 7 et 6 canons, canon>revolver, etc. — XI^ sallb: vaisseau de 1803, avec ses voiles et ses hamacs au sec ; globe terrestre manuscrit ; instruments de mathématiques ; bateau sous-marin. — XII® sallb : à dr. à rentrée, petit vaisseau en ivoire ; galères ; plan en relief de Bochefort ; originaux des sculptures en bois doré, de r. Puget, qui décoraient la seconde galère. — XIII® sallb: habitations de naturels de la Nouvelle- Guinée, de la Nouvelle-Zélande, de Tonga -Tabou; cône de la digue de Cherbouj^t navires en construction; collection ethnographique (panoplies). — aIV® sallb: abattage d'une frégate; pirogue et masques ealédonièni.

II® coBKiDOR (escalier, v. p. 133), galerie de* Pirogues contenant de petits modèles de constructions navales de l'Arabie, de l'Inde, de la Cochinehine, de la Chine, de la Malaisie, du Grand Océan et de l'Amérique.

Le miuée ethnognraphiqae est une collection des plus variées, déjà très riche, d'objets rapportés de pays éloignés par des navigateurs français et à la suite d'expéditions militaires , notamment des Indes , de la Chine , du Japon , etc. Il y a aussi des étiquettes. On y voit en particulier ; des vases et des ustensiles en or, en argent, en bronze, en terre cuite et en bois ; des statues de divinités indiennes , des tableaux , des trophées d'armes , des statuettes , des étoffes, des reproductions de costumes, des statues représentant des guerriers, des armes, etc. ; deux magnifiques pirogues chinoises ; une pendule à musique du dey d'Alger, faite à Londres ; un modèle de la pagode de Djaguemat, consacrée à Vichnou, principale divinité des Hindous ; un modèle du chariot de Djaguemat, à Chan-

134 Rive dr. St. PARIS. Ut TMeHéê.

dernagor, etc. Il a été question de réunir nne partie de ce musée et le suivant au musée Guimet (p. 149).

Le muBée chinois , à g. en venant du musée de marine , occupe trois salles et une partie de la suivante , appelée salle de Lesseps ou du Canal de Suez, d'où l'on y entre aussi en venant par le grand escalier du pavillon de l'Horloge (v. p. 132).

I'® sallb: tableaux, dessiiu, meubles, armes, Instruments de musique, bateau en ivoire découpé, d'une très grande finesse , statues de divinités, ete. — 11^ SALLB, à dr. en arrivant: meubles de toute forme, vases en bronze antiques à émaux cloisonnés et autres vases j livres et albums, tableaux en ivoire colorié, dessins coloriés, armes, etc. — III^ sallb : objets en ivoire, en particulier une boule qui en contient 6 ou 7 autres, très finement découpées; statuettes et étuis en bambou, laques; vases et autres objets émaillés; bronzes; vases et figurines en pierres fines; cristaux, étofifes, souliers de femme excessivement petits, etc. Au milieu, trois *tables en vieux laque, avec des brûle-parfums en bronze antique à émaux cloisonnés, et une vitrine avec des ivoires admirablement sculptés. — IV^ SALLB, la Mlle de Lesseps ou du Canal de Suez. A l'entrée, un Bouddha placé sur un grand bahut en bois sculpté et doré et une sorte de retable avec de nombreuses figures, aussi en bois doré. Dans une vitrine, des vêtements et des porcelaines. Au milieu, le plan relief du canal de Suez et des modèles et dessins qui s'y rapportent. Au fond, un canon cochinchinois en forme de monstre, et une divinité en cuivre doré, dans une grande niche en bois sculpté.

Au sortir de cette salle , on est dans un corridor , à dr. duquel se trouve la salle des Boites. C'est là et dans le corridor même que sont les dessins les plus précieux, de Raphaé'l (18 et un autographe), de Michel' Ange (6), de Léon, de Vinci, du Titien, de Poussin (19), de Holhein, etc. Cette salle n'est ouverte que dans la semaine de 2 h. à 4 ou 5 h., et l'on peut y monter directement par l'escalier mentionné ci-dessus. Nous prenons enfin cet escalier et l'un des plus proches à dr. pour sortir du musée.

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