Trocadéro, Passy et Antenil
(Bois de Boulogne.)
Les voitures publiques menant directement de la Concorde de ce côte sont: les tramways du Louvre à Passy (T/), à St-Cloud (TA)^ à Sèvres (TB) et à Versailles (TAB)^ et l'omnibus de la Madeleine à Antenil (A). Parmi les autres, il faut surtout mentionner le tramway de la rue Taitbout à la Muette (TN) et Pomnibus de la gare de TEst au Trocadéro (B). Il y a en outre les bateaux-omnibus.
I. De la plaee de la Concorde an Trocadéro. HoséM Onimat et du Trocadéro.
Les musées Ouimet et du Trocadéro ne peuvent se voir en même temps que le dimanche et le jeudi. On pourra déjeuner dans un des cafés près du Trocadéro.
Place de la. Concorde, y. p. 70. Le chemin direct du Trocadéro est à g., par le Cours-la-Reine, promenade dont la création remonte à Marie de Médicis. Il ne forme, pour ainsi dire, qu'une large avenue avec le quai de la Conférence, ainsi nommé d'une anc. porte par où entrèrent) en 1660, les ambassadeurs espagnols chargés de conférer avec Mazarin au sujet du mariage de Marie-Thérèse avec Louis XIV. A dr., le palais de l'Industrie (p. 139).
Vers le milieu du quai, le pont des Invalides (pi. R. 14-15 ; II), qui a remplacé un pont suspendu en 1854-55 et a déjà été reconstruit en grande partie en 1879-80. Il est décoré de Victoires par Dieboldt et Vilain. Hôtel des Invalides, v. p. 261.
A dr., au coin du Cours-la-Reine et de la rue Bayard, une jolie maison dite *maison François I^ (pl.R. 15;//), construite en 1527 par François l®", près de Fontainebleau , pour Diane de Poitiers ou pour sa sœur Marguerite de Navarre, et rebâtie ici en 1826. La façade très originale de cette construction, qui se termine par un attique, a au rez-de-chaussée trois arcades à plein cintre, auxquelles correspondent au premier trois fenêtres carrées avec deux croisillons. Les pilastres sont couverts de jolis ornements, et au-dessus des arcades règne une belle frise avec des génies. Il y a aussi des médaillons - portraits fortement restaurés. Le derrière de la maison est également remarquable ; les deux autres côtés sont modernisés.
Le pont de VAlma (pi. R. 11-12; /), à l'extrémité du quai, a été construit en 1856, en mémoire de la campagne de Grimée. Sur les piles sont 4 statues remarquables représentant un zouave et un grenadier, par Dieboldt ; un artilleur et un chassetir, par Aug. Arnaud.
A la place d'Alma aboutit également l'avenue Montaigne , qui vient du rond-point des Champs-Elysées. Au nO 18 de cette avenue, a dr., est VMtel Pompéien (pi. R. 12; T)^ construit sur le modèle de la villa de Diomède à Pompéi. L'intérieur en est curieux, bien qu'il ne donne pas une idée précise de l'arcbitecture des anciens, vu que les villas différaient essentiellement des habitations ordinaires. On peut le visiter, moyeanant un pourboire (1 fr.), en Tabsence du propriétaire. La partie la plus curieuse est l'atrium, décoré de peintures d'après l'antique. On remarque seulement dans les salles quelques marbres italiens modernes et quelques tableaux par Troyon, Daubigny, Verboeckhoven, etc. — A côté, une autre
Musée Ouimet, PARIS. Bive dr. 4, 149
maiflOB curieuse , dans le style du moyen ftge, dite VhOtel JSolUkoff, visible aussi en l'absence du propriétaire.
Le quai Debilly, le suivant, conduit aussi au Trocadéro, dans le bas du parc ; nous y allons de préférence par l'avenue du Trocadéro, qui monte à dr. Du même côté, Vhippodrome, vaste cirque qui peut contenir 10000 personnes (v. p. 22). Lorsqu'il fait beau, en été , les représentations ont lieu à ciel ouvert, la partie centrale de la toiture, posée sur des rails, pouvant se déplacer à volonté. A g., la pompe à feu de ChaiUot, qui alimente d'eau de la Seine une partie des réservoirs de la ville.
Puis vient, à dr., le*mw«é«(icGaW<era(pLR. 12; /), aujourd'hui seulement encore le bâtiment, inachevé, dont la façade est de l'autre côté, sur la rue Pierre-Charron. C'est une magnifique construction dans le style italien , sur les plans de Oinain , les sculptures par A. Thiebault, Il est dû à la munificence de la duchesse de Gallléra (m. 1888), qui a aussi fondé l'orphelinat de Fleury (p. 305) et l'hospice de Clamart (p. 279).
Le amusée Chiim6t<pl.B.12; /), quelques pas plus loin, place d'Iéna, est un édifice moins riche comme décoration, dans le style classique , mais qui ne manque pas d'originalité , avec la rotonde du coin, dont la partie supérieure présente une galerie à colonnade et un dôme. La collection qu'il renferme est aussi une création particulière, due à M. £m. Quimet, amateur lyonnais, qui l'avait d'abord installé à Lyon et qui l'a donnée à l'Etat en 1886. C'est surtout un mui^e des religions de V extrême Orient, comprenant des ouvrages d'art très remarquables et une bibliothèque spéciale, mais il y a aussi une magnifique collection céramique orientale et des antiquités. C'est un musée unique en son genre et un des plus curieux de Paris. Il est ouvert au public tous les jours, sauf le lundi, de 11 h. à 5 h. en été et 4 h. en hiver. Toutefois on n'en visite chaque jour qu'une moitié , alternativement celle de dr. et celle de g. ou les galeries d'Iena et Boissière, mais le même côté le dimanche et le mardi, afin que l'alternance ait aussi lieu pour les jours. Nous n'en pouvons donner qu'un aperçu. Il y a des étiquettes explicatives et il existe un petit guide illustré instructif (1 fr.).
Bei-da-chawwée. — Rotohds. quelques sculptures romaines.
OAjUNixa D'I]feKA, à dr., *cirtmUqueehinoiê4. Des inscriptions dans le haut des vitrines donnent les divisions générales. — 1^ travée : poteries modernes de Kankin, à dr., et de Canton, à g.; grands-feux de Chine, émaux bleu-turquoise, violets et flambés; céladons de Nankin du xv^ s. — 2® travée : a dr., porcelaines chinoises k décors européens, dites de la comp. des Indes ^ terres dites «boccaros*, blancs de Chine, porcelaines bleues anciennes; à g. en revenant, familles bleue, rouge, verte, jaune et rose. — 8® travée: de dr. à g., faïences et porcelaines du x® s. à nos jours, les plus belles celles de l'époque de Khien-long (1736-1769).
Galbxib BoissiàBX, *céraimtqueJapontriie ei*bronxei de même origine qui n*ont pu être placés au 1^ étage. 1'^ travée : faïences , porcelaines et grès modernes de Yokohama ; lanterne de temple en bronze ; faïences et poteries de diverses provenances; grand vase en faïence laquée. — 2® travée, suite ; «dagoba» ou reliquaire en bronse du xvi® s. t autres lanternes de la même époque; grap48 vases modernes en fMenee d'Avata. — 9® travée :
150 Rive dr. 4. PARIS. Musée Ouimet,
suite des faïences et poteries diverses, anciennes et modernes ; grand vase en faïence laquée. — 4*^ travée: porcelaines et faïences modernes de Kioto, grès de Bizen imitant le bronze. — ô^ travée : faïences d^amateurs, une partie faites par des dames ; produits de Kioto et ouvrages du potier Kinseï (zviiiOs.); lanterne en bronze comme à rentrée.
I^^ étage. — La bibliothèque occupe la rotonde. A Tentrée, les statues en bois des deux principaux disciples de Bouddha, Mondjou et Fouguén, sur un lion et sur un éléphant , et deux reliquaires. Les peinturée de la rotonde et des galeries suivantes représentent des scènes orientales, des cérémonies religieuses, des prêtres, etc. ; elles sont de Regamey.
Une PETITS SALLE à g. de rentrée de la galerie de droite contient encore des porcelaines, des objets moins importants dans le genre de ceux de la même galerie, un grand modèle de temple indou en moelle d*aloès, quelques peintures de scènes d'Amérique, etc.
Galeeie D*l£iiA, à dr. en se retournant vers Tescalier, *religiont de VInde et de la Chine. — I^e salle: cultes de Brahma, Vishnou et Çiva, trinité représentant les principes créateur, conservateur et destructeur. Sculptures en bois provenant de chars de brahma ^ objets ayant servi au culte \ fac-similé de temples. Au milieu, une statué en bronze de Lakshmi, la Vénus indienne (xvi^ s.), etc. — II® salle, bouddhisme ou culte de Çakya- Houni, dit Bouddha ou sage parfait, culte divisé en quatre sectes. — 1'® travée: 6 vitrines consacrées à Tlnde et Java (à g.), au Cambodge, au royaume de Siam, à la Birmanie (2) et au Tibet. Statues et statuettes, vases, etc., remarquables aussi comme objets d'art; livres sacrés ; cloche de bronze. 2® travée: à g. et à dr., suite du bouddhisme; Bouddha dans ses trois états, naissant, pénitent et transfiguré; transformations et culte de Kouan-Yn, dieu de la charité, même en vierge-mère; dessins remontant jusqu'au XI® s.; statuettes et portraits des propagateurs du bouddhisme en Chine. A g., taôisme ou panthéisme idolatrique chinois; statuettes, inanuscrits, dessins coloriés; boussoles géomantiques, sabres votifs en sapèques. Au milieu, une grande reproduction de temple bouddhique. — 3® travée: suite du taôisme; divinités de toutes sortes; manuscrits. Au milieu, un grand gone en bronze. A g., *onze magnifiques statuettes en buis du xviii® s., représentant des divinités célestes ; peinture sur soie, monnaies chinoises, les plus anciennes, en forme de cloche, remontant à plus de 2000 ans av. J.-G. Au mur, Dharma, qui passe pour Tapôtre du bouddhisme en Chine. Vitrines du fond: confucianisme ou religion impériale de la Chine, ayant surtout pour but le culte des ancêtres et représentée ici par des statuettes, des vases funéraires. — III® salle, la *salle de Jade ou des objets précieux, dont quantité du reste en jade, la pierre précieuse par excellence chez les Chinois. Beaucoup proviennent du palais d'Eté des empereurs. Les nombreux et magnifiques objets de même forme dans les vitrines du fond sont des sceptres de mandarins.
On doit ouvrir ici une galerie transversale, qui reliera la précédente à la suivante, et l'on y réunira peut-être les collections indiennes et chinoises qui sont au Louvre (p. 133 et ISA), au Troeadéro (p. 163) et à Fontainebleau (p. 925).
Galebie Boissiàbb, surtout les *rel^fion$ du Japon. — V^ salle. 1'® et 2® travées: belle statue d'Ida-Tén, dieu du bénédicité; sin-to (à g.), religion nationale, qui n'a pas d'images, mais seulement des symboles du dieu suprême et dont les temples sont toujours fermés; bouddhisme, six sectes différentes; statuettes, tissus, vêtements de prêtres; belles statuettes en bronze. Au fond de la 2® travée, deux statues en bronze du dieu des touristes et deux vases en bronze où sont représentées la mort et l'ascension de Bouddha. — II® salle : fac-similé d'un *mandara ou panthéon, personnifié par dix-neuf personnages, les principaux bouddhas. Le groupe central représente Daïniti, la perfection par excellence et des êtres devenus bouddhas, avec l'œil de la sagesse au milieu du front; ceux de dr. et de g., sa transformation en êtr^ ayant pour but de sauver les âmes par la douceur ou par la violence. Alentour, des brasiers, des fontaines, des tam-tam, d'autres divinités, etc. — III® salle. 1^® travée : légendes japonaises et 6hiooi«es; statuettes fort originales, en particulier.
Ttocadéro. PARIS. Rive dr. 4. 151
»tt commencement de la vitrine de dr., un diable devenu vieux qui s^eat fait moine; dieux du bonheur^ dans les vitrines transversales. — 2® travée : statue de bronze de Jiso, dieu subalterne protecteur des enfants; objets historiques, statuettes fort remarquables; laques; armes; 2 palanquins princiers; chimères du xii^ s. — IV^ salls: chapelle en bois doré; 2 guerriers en tenue de campagne du xvii^ s. ; 8 statues d^ Amida, un des bouddhas étemels; statue fort remarquable du philosophe Dharma sortant de son tombeau. Au fond, des groupes en bronze dont les sujets sont tirés de légendes japonaises: hommes aux longs bras et aux longues jambes, sage dont Tame allait errer par le monde. A g., un tambour de temple en vieux cloisonné, des statues de prêtres, une lanterne en bronze.
no étay e. — Rotonde, à cariatides, peinture» de Begamey (inscript.).
Galbkib DlinA, antiquité» çrico-romaiMê : sculptures, en particulier des statuettes d^Esculape, de Bacchus, d* Apollon et de Junon^ bustes, terres cuites; objets trouvés dans des fouilles; poterie noire étrusque, vases grecs, statuettes et casques en bronze; peintures, verres, bijoux, statuettes votives (au fond), etc.
Galbkib BoissiAbb, antiquités égyptienne*: cercueils avec momies et objets trouvés dans des tombeaux; reproduction des peintures d*un tombeau de 6(XX) ans av. J.-C. ^ statue de Diane d^Epbèse en marbre; petits bronzes, objets du culte, objets historiques, figurines royales à émaux bleus, tissus, statue d'Isis, cylindres et cachets assyriens ; à dr., une table à libations ; au fond, des divinités alexandrines, etc.
Le *Trocadéro (pi. K. 8 ; /) est un coteau de la live dr. de la Seine en face du Ghamp-de-Mars, ainsi nommé en mémoire de la prise du fort du Trocadéro (Cadix) par les Français, en 1823. Ce n'était encore en 1866 qu'une hauteur déserte et inculte s'avançant jusque près du quai , où elle se terminait par un escarpement. Il avait été question sous Napoléon I®*' d'y élever un palais de marbre pour le roi de Rome , puis une colonne avec la statue de ce roi éphémère, et c'est seulement pour de l'exposition de 1867, au Champ-de-Mars, qu'on se décida à aplanir cette hauteur et pour celle de 1878 qu'on y a construit le palais et tracé le parc qui s'y voient aujourd'hui.
L'avenue du Trocadéro aboutit dans le haut derrière le palais, à la place du Trocadéro (pl.R. 8-9; /; tramw. D et «T, omn. A et £), au milieu de laquelle est un beau jet d'eau et où convergent aussi l'avenue Kléber, venant de l'arc de triomphe de l'Etoile (p. 141); Vavenue Malakoff, venant de celle du bois de Boulogne (p. 143) ; Vavenue Henri -Martin, venant du bois même (p. 143), etc. £n prenant au contraire à g., sur la place de ce nom, Vavenue d'Ie'na, on passe à dr. devant le dépôt des Phares et on arrive dans le parc du Trocadéro et devant le palais.
Le palais du Trocadéro, qui s'élève dans le haut du parc, est un édifice dans le style oriental, construit pour l'exposition de 1878, sur les plans de Davioud et Bourdais. Il se compose surtout d'une rotonde de Ô8 m. de diamètre et ÔÔ m. de hauteur, flanquée de deux minarets ou tours de 32 m., et de deux ailes en retour avec galeries, de 200 m. de longueur, donnant à l'ensemble la forme d'un vaste hémicycle et présentant un coup d'œil imposant. Du soubassement descend une grande ♦cascade monumentale avec jets d'eau, terminée par un bassin qu'entourent quatre^^animaux do
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fonte bronzée : un taureau, un cheval, un éléphant et un rhinocéros, par Caïn, RouUlard , Fremiet et Jacquemart. Sous les arcades près du bassin où tombe la cascade, l'Eau, pas Cavalier, et l'Air, par Thomas. Dans la vasque supérieure a été placé à titre d'essai , en 1883 , le modèle d'un groupe de la Seine et ses deux afaffluents l'Yonne et la Marne , par Falguière. Sur le balcon , de chaque côté : l'Europe , par Schœnewerk ; l'Asie , par Falguière ; l'Afrique, par Delaplanchej l'Amérique du Nord, par Hiolle; l'Amérique du Sud, par A. Millet; l'Océanie, par M. Moreau. A la naissance du dôme de la rotonde est un autre balcon circulaire garni de 30 statues représentant les arts , les sciences et diverses industries. Sur le dôme enfin, une statue colossale de la Renommée, par Ant. Mercié, On a une *vue superbe de Paris des galeries (cafébuffet) et des balcons, surtout vers le soir. On peut monter à Tune des tours par un ascenseur, moyennant 50 c. dans la sem. et 25 c. le dimanche. Il se donne de temps à autres des concerts dans la salle des Fêtes, qui peut contenir 6000 personnes et où 11 y a un orgue colossal par Cavaillé-CoU. Lorsqu'il n'y a pas de fête , il faut en principe, pour visiter cette salle, une autorisation du secrétariat des Beaux -Arts, rue de Valois, 3, au Palais-Royal. On peut aussi la voir en le demandant aux gardiens du musée d'ethnographie (v. cidessous).
Le palais renferme maintenant des musées considérables: un musée de sculpture comparée, un musée cambodgien et un musée d'ethnographie.
Le *MXTséE DE scuLPTXT&E coMPABÉE OU des moulages occupe l'aile à dr. de la façade, du côté de l'intérieur de la ville, et une partie de l'autre aile, avec le musée cambodgen. Il est public tous les jours, sauf le lundi, de 11 h. à 4 ou 5 h. On y voit représentés les principaux types de la sculpture monumentale depuis le moyen âge , mais il y a aussi , pour la comparaison , quelques types d'un autre ordre et même des types antiques. Chaque objet est accompagné d'une étiquette qui indique l'époque de la sculpture, le monument auquel elle appartient et la matière de l'original.
Les sculptures sont classées dans Tordre chronologique. — I'® et 11^ SALLES. Les plus beaux spécimens sont d'abord empruntés à des églises, et les amateurs seront heureux de pouvoir se faire ici une idée de sculptures qu'ils n'auront pas vues et ne verront peut-être jamais. Beaucoup des plus belles sont des cathédrales de Chartres, d'Amiens, de Paris, de Reims ^ mais il y a les tympans moins connus de la cathédrale d'Autun, de la Madeleine à Vézelay, de St-Lazare d'Avallon (Yonne) i le portail de Kotre-Dame-du-Port de Glermont-Ferrand. Dans la 2^ salle aussi des parties fort remarquables des cathédrales de Sens, de Laon, de Strasbourg; la statue de Mausole à Haliearnasse (iv^s. av. J.-C), une cariatide du temple de Minerve Péliade (Athènes), des statues tombales de St-Denis, d'Amiens, etc. — III® salle: pilier de la cathédrale de Reims; photographies de monuments et de sculptures dont on n'a pas encore de moulages \ St Georges de la cathédrale de Bâle. — IV^ salle: sculptures de Ifaumbourg et de Strasbourg; partie du tymçan de la cathédrale de Bourges ; tombeau de St-£tienne, en formé de chasse, à Aubazine (Gorrèze); portail de la cathédrale de Bordeaux. — *V« salle : portes du château dueal
Troeadero» PARIS. Bive dr. 4. 153
de Nancy, de St-Maelou de Rouen. Au milieu : St-Geoi^es, par Donatello ; tombeaux de Charles le Téméraire et de Marie de Bourgogne, sa fille, à Bruges; puits de Moïse par Sluter, à Dijon; tombeau des enfants de Charles VIII, à Tours; tombeau de François II de Bretagne, à Kantes; statues du tombeau de Henri II et de Catherine de Médicis^ àSt-Denis (p. 314). Au fond, le jubé de la cathédrale de Limoges. — ■ Côté dr., en revenant: bas-reliefs de la fontaine des Innocents (p. 159), par Jean Goujon; tombeau de Louis de Brésé, à Rouen ; statues du portail du couvent des chartreux à Dijon, par Sluter; bas-reliefs du château d'Ecoueu (p. 339); chaire de la cathédrale de Goïmbre (Tortugal); moines du tombeau des ducs de Bourgogne, à Dijon, par Sluter; hauts-reliefs de St-Nicolas de Troyes; groupes d'enfants faisant de la musique, par Luca délia Robbia, à Florence; ange du château du Lude (Sarthe), Ste Anne et la Vierge de la cathédrale de Bordeaux, hauts-reliefs de la cathédrale de Sienne, par Nie. Pisano. Rangée du devant, statue de femme de Vhôtel de ville de Nuremberg, la Vierge et PËnfant de Notre-Dame de Bruges. —De Tautre côté: quantité de bustes italiens ; la Chute d'Adam, parL.-A. délia Robbia; hauts-reliefs du tombeau de Paul II, par Mino daFiesole, à Rome ; panneaux de la porte du baptistère de Florence, par A. Pisano ; Visitation par A. délia Robbia, & Pistoie ; stalles de la cathédrale d*Amiens, Visitation de Téglise St-Jean de Troyes ; bas -reliefs de Thôtel du Bourgthéroulde , à Rouen; plaque tombale de Rœmhild, près Meiningen (Saxe). Devant, les tombeaux de Soccino, à Florence, et de Gaston de Foix, à Milan. Ensuite, au mur, bas-reliefs du tombeau du cardinal Duprat, à Sens; statues tombales;
Sorte de la cathédrale de Beauvais , stalle de Tancien château de GaiUon [Normandie); tombeau de Guill. du Bellay, au Mans, etc. — VI® salle: fontaine du xvi® s., tombeau de St-Just de liarbonne ; bas-reliefs de Thôtel du Bourgthéroulde, à Rouen; Hermès et Dionysus enfant, par Praxitèle, du temple de Junon à Olympie; TAdonis mourant de Michel- Ange. — VII® salle: torchères^ vases, statues, bustes, groupes et bas-reliefs de Versailles; à dr., le St Bruno de Houdon, à Rome: la porte de Thôtel de ville de Toulon, parPuget; des bas-reliefs d'anciens hôtels de Paris. — -VIIIOsalle : pinacle de St-Plerre de Caen; quantité de sculptures ornementales et de photographies de monuments et de sculptures ; cheminée du château d'Ëeouen, portail de Ste-Marie-des-Dames, a Saintes (xii®s.).
La collection se continue dans l'autre aile du palais, au delà de la rotonde, mais elle n'est pas encore tout^ à fait installée. — V^ salle. A l'entrée, à l'intérieur, le portail du château de la Ferté-Milon; à dr., à
f;. et dans le fond, ceux de églises de Carennac (Lot), d'Aulnay (Charentenférieure) et de St-Pierre de Molssae (Tarn-et-Garonne) ; des parties de St- Trophime d'Arles et des églises de Souvigny (Allier) et de Souillac (LotX
— II® SALLE : photographies de monuments ; portail de l'église abbatiale de Charlieu (Loire). — III® salle: photographies; portail de l'église de St- Gilles (Gard). — IV® salle : photographies; portes de la sacristie de la cathédrale de Bourges, voûte du Gros -Horloge de Rouen. — V® salle: photographies; parties de l'hôtel d'Eseoville (Bourse) à Caen, porte du lycée de Toulouse, l'ancien hôtel de Bernuy. — VI® salle: modèle de 1 intérieur de l'église abbatiale de St-Denis (tombeaux), modèles de Notre- Dame de Paris et d'une partie de l'abbaye du Mont-St-Michel. — VII® salle : fontaine du Gros-Horloge de Rouen; moulages de sculptures modernes; dessins et plans des architectes des monuments historiques.
Le HTisÉE CAMBODGIEN OU khmer, qui occupe les trois salles suivantes et qui se visite en même temps que l'autre, est une collection de sculptures fort curieuses, moulages et originaux d'édifices gigantesques construits par les Khmers, peuple du Cambodge. Il a été question de le réunir au musée Guimet (p. 149).
I""® SALLE : porte monumentale de sanctuaire, bas-reliefs et ornements très remarquables, masque et statue de Bouddha, statue de bonze. A dr. de l'escalier, l'extrémité d'une galerie du temple de Vishnou à Angkor; à g., d'autres bas-reliefs et des sculptures ornementales fort remarquables.
— Il® SALLE : autre partie du temple d'Angkor ; ^tatuea du Bol Lépreux, de
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lion, de Çiva (?), d* éléphant ; stèle, fronton, etc. — III® salle, au bas de Tescalier, où sont des aquarelles et des photographies des monuments du Cambodge : surtout une partie de parapet de pont, formé d'un énorme serpent porté par des géants, et des sculptures arehiteetoniques.
Le MUSÉE D*ETHN0OBAPHiE est dans les salles du i^^ étage derrière la rotonde de la salle des Fêtes. Il est public les dimanche et jeudi de midi à 4 h. , mais il n'est pas impossible de le voir les autres jours. On y monte par l'escalier presque en face de l'entrée de la première partie du musée de sculpture comparée. Il y a des étiquettes.
L'escalier a de beaux yitraux, de même que le correspondant, par od nous descendrons (inscriptions). Au palier, des objets d Australie, de la Nouvelle-Guinée, etc. — I®' vestibule : objets et figures d'habitants de diverses parties de VOcéanie: l^ouvelle-Calédonie, l^ouvelle-Zélande, Ifouvelles-Hébrides, îles Salomon, Sandwich et Samoa, Philippines, Bornéo, Célèbes, Moluques, Sumatra, Java, etc. — Oalbbibs à la suite du i^^ vestibule: objets ayant servi aux usages domestiques, objets d'art, curiosités et figures de VAmérique. — Galerie de g., une hutte d'Indiens de la terre de Feu, des embarcations d'Indiens de l'Orénoque \ figures d'Indiens et d'Indiennes, etc. Le reste de cette galerie est consacré aux objets de grande dimension, surtout des sculptures grossières, intéressantes seulement pour l'histoire de la civilisation des anciens peuples auxquels elles sont dues, comme du reste aussi les objets d'art de l'autre côté. — Galerie principale. 1'® travée : figures, armes, ustensiles et objets de parure des Guyanes , de diverses tribus d'Indiens. Dans les 3 travées suiv. , des momies, des vases, des objets de parure, des tissus et d'autres objets du Pérou et de l'Equateur. 5® travée : collections du même genre de la l^ouvelle - Grenade , du Venezuela et de l'Amérique centrale. 6^ travée, surtout des sculptures du Mexique. 7® travée : suite des antiquités mexicaines, en particulier une curieuse statue en terre cuite pastillée de dieu toltèque. 8^ travée: silex, armes et vases du Ifouveau- Mexique et de Californie^ sculpture de chef californien; pièce d'orfèvrerie moderne, faite à l'occasion du centenaire de la révolution française. 9^ travée: figures, tissus et autres objets d'Indiens des Etats-Unis et du Canada.
lie vestibule : peuplades des régions polaires^ Esquimaux, Lapons et Samoïèdes; commencement d'une collection relative à la Cliine, mandarins, chef de pirates, modèles de navires. — Grande salle du fond curieux spécimens de *eo$tum€â français de diverses contrées , la plupart disposés par groupes: Iformandie, Bretagne, Pyrénées, Ariège, Savoie, Auvergne, Alpes-Maritimes, Franche-Comté et Bourgogne, etc. Dans les vitrines du milieu, des parties de costumes, des b^oux anciens, une collection de cuillers et divers autres objets en bois sculpté. Au mur en face de l'entrée, des coiffures de femmes, etc. — Dans l'escalier voisin, par lequel nous redescendons : un lettré et un soldat chinois \ un pêcheur et une femme esquimaux; des vitrines contenant des objets chinois : tissus, chaussures, coiffures, instruments de musique, sifflets de pigeons voyageurs, etc. — Dans le bas de l'escalier de ce côté , des bas-reliefs de Chichen-Itza (Yucatan) ; Tlaloc, dieu de la pluie au Mexique , et d'autres moulages de statues mexicaines.
Le PABO DU Tbocadebo , qui est de création récente , n'est pas grand, mais joli, comme toutes les promenades de ce genre à Paris. Il y a à g. en descendant du palais , en deçà du boulevard qui le traverse au bas de la cascade, un ^aquarium souterrain de poissons d'eau douce, public tous les jours de 9 h. à 11 et de 1 h. à Ô ou 6 h. Des étiquettes donnent les noms des poissons. Les deux constructions situées un peu plus bas et plus haut sont l'ancien pavillon dea
Pa8$y. PABIS. Bive dr. 4, 155
travaux publics et un restaurant qu'on a conservés de Texposition de 1889.
Au delà du pare du côté de Passy, boul. Delessert, la reproduction de la tour du Temple ^ où Louis XVI fut détenu prisonnier (v. p. 199), reconstitution provisoire dans le genre de celle de la Bastille près de l'Ecole Militaire (p. 270), avec des groupes historiques. Entrée, 1 fr.
La Seine est traversée plus bas par le pont d*Iéna, construit de 1806 à 1813, en souvenir de la victoire du même nom, et décoré d'aigles et de quatre groupes de dimensions colossales : un Grec, un Romain , un Gaulois et un Arabe , domptant des chevaux. Au delà s'étend le Champ-de- Mars^ avec la fameuse tour Eiffel et les palais qu'on a conservés de l'exposition de 1889 (p. 269-270).