‹ Paris et ses environs (volume 2)Chapitre 53 sur 112 · I. Bu Pftlaif-Boyal aux Halles Centrales. St-Eastaohe · texte numérisé non relu

I. Bu Pftlaif-Boyal aux Halles Centrales. St-Eastaohe

Palais Royal, v. p. 49. La rue de Rivoli ou la rue St- Honoré nous mène d^abord en quelques min. à TE. à la partie neuve de la rue du Louvre (pi. R. 20-21 ; III), percée de ce côté en 1888 et qui doit être prolongée jusqu^à la rue Montmartre.

La Bourse de Commerce (pi. R. 20 ;IIi), à dr., est l'anc. Halle au BU, transformée en 1888-89 par Blondel, Le noyau est une vaste rotonde avec un dôme, dont la construction date de 1662, mais qui a déjà été rebâtie en 1811. Cette rotonde est en pierre, avec charpente en fer. Elle a 42 m. de diamètre à l'intérieur et 32 m. 50 de hauteur. Il y a du côté de la rue du Louvre une nouvelle façade avec quatre colonnes de style grec, de 20 m. de hauteur, supportant un fronton décoré de sculptures par Croisy: la Ville de Paris, le Commerce, l'Industrie , les Arts et l'Architecture. Le dôme est décoré à l'intérieur de belles peintures : l'Orient, par Clairin\ l'Occident, par l/aminais'^ le Nord, par Laugee, et le Midi, par Lucas. La Bourse est publique tous les jours ouvrables, de 9 h. à 6 h. (7 h. le mercredi), et les commerçants s'y réunissent de 1 h. à 3 h. — En dehors de l'édifice , à dr. à l'opposé de la rue , se voit une colonne dorique cannelée, de 30 m. de hauteur et 3 de diamètre, élevée en 1572, sur l'ordre de Catherine de Médicîs, pour servir, dit-on, à des observations astrologiques. — Derrière la Bourse de Commerce se trouvent les Halles Centrales, dont il sera question ci-dessous.

L'hôtel des Postes et Télégraphes (pi. R. 21 ; III), reconstruit de 1880 à 1884 , un peu plus loin à dr. de la rue du Louvre, n'est pas précisément un monument remarquable par son architecture, mais un édifice fort bien aménagé pour le service auquel il est destiné. Il forme un vaste quadrilatère isolé, entre la rue du Louvre à rO., la nouvelle rue Gutenberg au S., la rue Etienne -Marjsel au N. et la vieille rue Jean -Jacques -Rousseau à l'E. Le public entre par la rue du Louvre dans une galerie de 50 m. de long , où sont les bureaux en rapport direct avec lui. Derrière est la cour du transbordement , consacrée au service des voitures ; le sous-sol comprend les ateliers de timbrage, les appareils du service pneumatique et les écuries; le 1®' étage, le service du classement des lettres et de la distribution; le 2®, celui des voitures et des logements pour le personnel administratif; le 3*^, les archives et les magasins. — Les bureaux de la poste restante et des réclamations sont au fond de la grande galerie, à dr. en entrant de la rue du Louvre. — Services des postes et télégraphes, v. p. 34.

On doit bientôt construire un hôtel des Téléphones dans la rue voisine, la rue Gutenberg. — Place des Victoires, etc., v. p. 181.

Les *Halle8 Centrales (pLR. 20-23; III), où nous arrivons maintenant en redescendant la rue du Louvre et tournant à g. dans la me Coquillière, sont un groupe gigantesque de constructions à peu près tout en fer et avec couverture en zinc, œuvre de Baltard,

158 Riveér.6, PARIS. ' Hottes Centraleà.

Elles ne comprennent encore que 10 payillons, mais il y en aura 12 lorsqu'elles seront achevées et le tout occupera une superficie de 88000 m. carrés. Entre ces pavillons passent des rues couvertes, de 15 m. de largeur et de hauteur, coupées par une sorte de boulevard de 32 m. de largeur, qui descend vers la rue de Rivoli. Les 6 pavillons à TE. mesurent ensemble 166 m. de longueur sur 124 de largeur. Les pavillons du détail contiennent chacun 250 places ou boutiques d'env. 4 m. carrés, dont la location se paie 20 c. par jour, et au-dessous sont des caves de 3 m. 80 de hauteur, occupant la même superficie. La majeure partie de ces caves servent à Temmagasinage des denrées, et il y a une usine municipale d'électricité dans celles du premier pavillon du côté de la rue Berger.

C'est surtout dans les premières heures de la matinée qu'il faut voir ce vaste marché pour se faire une idée de la consommation, en aliments, d'une ville de plus de deux millions d'habitants. Encore on ne doit pas oublier qu'il y a par toute la ville d'innombrables boucheries et des marchés couverts du même genre , sinon aussi grands, qui reçoivent directement bien des denrées; et quantité d'autres choses : le pain, le vin, etc., ne se vendent pas aux Halles.

Des calculs récents ont du reste établi qa*à Paris la consommation moyenne d'un habitant est annuellement de 148 kilogr. de pain, eoT. 212 litres de boisson, dont 188 de vin, 85 kilogr. de viande fraîche et 10 kilogr. Va de poisson, ce qui ferait, pour une population de 2345000 hab., en chifire rond, sans compter les nombreux étrangers de passage, 347060000 kilogr. de nain, 497140000 litres de boisson, 199325000 kilogr. de viande fraîche et 24622500 kilogr. de poisson, soit pour plus de 1 milliard de fr. par an ou près de 3 millions par jour de ces seules denrées.

On évalue à 15 000 le nombre des voitures qui amènent ici les denrées le soir et la nuit. Le marché en gros dure de 4 h. du matin à 9 h. en hiver et de 3 h. à 8 h. en été. Tous les arrivages de poisson se concentrent aux Halleâ. Sans compter les primeurs que la culture artificielle produit maintenant en grandes quantités, même dans le Nord, on voit apparaître ici avant la fin de l'hiver les primeurs d'Algérie ; puis ce sont le midi, le centre et le nord de la France qui en expédient à l'envi, de sorte que l'on peut s'en procurer à Paris plus facilement et à meilleur compte qu'en province, et que les Halles deviennent un entrepôt où se fournissent les grands marchands du dehors et même de l'étranger. — Aux approvisionnements en denrées alimentaires se joignent encore, particulièrement l'été, ceux en fleurs coupées, et ils donnent un grand charme aux visites matinales.

*St- Eustache (pi. R. 21-20 ; ///), en face des Halles et au commencement des rues Montmartre Qtd^T\irb\go{\B.pointeSt'Eu3tache)f est une des plus importantes, sinon des plus remarquables, parmi les nombreuses églises de Paris. Cet édifice, construit de 1532 à 1637, sur les plans de Ch. David^ oflfre un curieux mélange d'architecture gothique dégénérée et du style de la renaissance. A l'extérieur comme à l'intérieur, l'ordonnance générale est celle des églises gothiques du XV® s., mais le plein cintre y remplace l'ogive , les con-

Font dê8 Innocents. PARIS. Rive dr, 5, 159

treforts simulent des pilastres composites , les piliers de l'intérieur présentent les divers ordres de colonnes superposés, et les ornements sont ceux de la renaissance. Le grand portail est un œuvre médiocre du xvin®s.

Intérieus. On entre par le grand portail ou par une petite porte latérale près de la rue Montmartre. L'edlflee , long de 106 m., large de 44 et haut de 33 sous voûte, est divisé en einq nefs ; il présente des proportions élancées et aériennes, qui ne manquent point de grandeur. Les chapelles sont entièrement peintes et contiennent des fresques i»marquables, relatives aux saints auxquels ces chapelles sont dédiées (inscriptions). Les peintures de la 4® et de la 5® chap. à dr. sont de Oourlier et de Maçimel. Dans la 4^, le Mariage de la Vierge, sculpture par Triqueti; dans la &®, un Ecce Homo, par JStêx, et la Résignation, par Charirouête. Au bras dr. du transept, des fresques par Siffnol^ des bas-reliefs par Devers et 6 statues des apôtres par J,'B. Debap, Plua loin, 6 chap. décorées par Lartvière^ Vaugelety LazerçeSt Cornu (restaurations) et /H7<, et des fresques de Damery^ Biennoury et Siçnol, Ensuite la chap. de la Vierge, igoutée au commencement de ce siècle. 8nr Tautel est une statue de la Vierge par Pigalle. Les fresques sont de (huture, La chap. suiv. , qui a des fresques par Bitord^ renferme le Umbeau de Colbert^ ministre des finances de Louis XIV. C'est un sarcophage de marbre noir, avec la statue agenouillée de Golbert, en marbre blanc, par Ooyeevod?, et, aux extrémités, celles de T Abondance, aussi par Coyzevox, et de la Beligion, par Tvby, Les 6 autres chap. autour du chœur ont des fresques par Delorme^ Basset (restaurations), Perruzy *Pich<m (Ste Geneviève) et *Pélix Barrias (8t Louis). Le bras N. du transept est décoré comme celui du S., les fresques et les bas-reliefs aussi par SiçMl et Devers, les statues d'apôtres par Cravk et Busson. Audessus d'un bénitier, un beau groupe représentant le pape Alexandre I^i*, à qui est due l'institution de l'eau bénite. Il y a de ce côté un joli portail, dans une ruelle qui aboutit à la rue Montmartre. Après le transept, la chap. dédiée à St Enstache, qui était général de l'empereur Titus \ les fresques sont par le HtM^, Enfin 4 chap. décorées par Basset (restaurations), Riesener, Marquis et OUsixe, — On remarquera aussi le maître autel, en marbre blanc; la chaire, ouvrage moderne en bois sculpté, par Moisy et Pyonet; les boiseries du banc-d'œuyre et le grand orgue. Cet orgue, construit par Dueroqnet et restauré par Merklin, est un des plus magnifiques du monde, composé de 4 claviers à mains et 73 jeux effectifs.

St-£ustache est peut-être la première église de Paris pour la musique religieuse et les exécutions avec orchestre, les jours de fête, la nuit de l^oè'l, etc. «Stabat» de Bossini le vendredi saint, avec l'orchestre du (Conservatoire et les artistes de l'Opéra et de l' Opéra-Comique; messe en musique avec les mêmes artistes a la Ste-Gécile (2Q nov.).

Les Halles occupent la place du vieux marché des Innocents. La fontaine des Innocents qui le décorait est maintenant au centre d'un square, au S.-E., de l'autre côté des Halles. C'est un bel ouvrage de la renaissance, dd à Pierre Leicotj mais considérablement modifié à plusieurs reprises et encore restauré en 1887. Elle était dans le principe adossée à une église des Innocents , et elle n'avait que trois arcades, tandis que c'est à présent une construction carrée, dont la face méridionale est moderne, de même que les six gradins du bas , formant autant de vasques où Teau descend d'une coupe placée au milieu. Aux pieds-droits des arcades, entre des pilastres corinthiens, des Naïades, dont les anciennes sont par /«an Ooujon; au-dessus, un riche entablement et un attique à bas-reliefs par divers artistes.

iôÔ Rivedr/S. I>ARIS. Arts et M/Hers,

II. Des HalleB Centrales aux Arts et Xétiers et à la plaee de la Képnblique.

La rue de Turhigo (pi. R. 21 ; III) , grande et belle rue neuve qui part de Textrémitë de la rue Montmartre, conduit directement à la place de la République, k près de 1200 m. des Halles. Elle traverse à 200 m. un tronçon de la rue Ëtienne-Maroel (p. 182), où l'on aperçoit la tour de Jean-sans-Peur. C'est une tour à créneaux avec baies en ogive. Elle faisait jadis partie de l'bôtel de Bourgogne, où les Confrères de la Passion eurent leur théâtre à partir de 1548 et où furent d'abord représentés le Cid de Corneille , Andromaque et Phèdre de Racine. A l'Intérieur est un bel escalier à vis. Pour la visiter , s'adresser , sur le derrière , au n^ 23 de la rue Tiquetonne.

Plus loin, la rue de Turbigo croise le boulevard de Sébastopol, que nous remontons à g. Au bout d'une rue latérale à dr., l'église St-Nicolas-des-Champs, dont il sera parlé p. 164-1 6Ô. Ensuite, aussi à dr. du boulevard, le joli square des ArU-et-Hétiers , devant le Conservatoire du même nom. Il est décoré d'une colonne avec une Victoire en bronze d'après Crauk, en mémoire de la campagne de Crimée. De chaque côté sont de petits bassins avec des figures en bronze : l'Agriculture et l'Industrie , par Qtunery ; le Commerce et les Arts, par Ottin. A côté du square, le théâtre de la Oattéip, 21).

Le *Gonservatoire des Arts et Métiers (pi. R. 24 ; ///) est un établissement de la plus haute importance, comme musée industriel et par V enseignement qui s'y rattache , conformément au décret de la Convention qui l'a créé, en 1794.

L'idée de la collection remonte, dit-on, à Descartes (1596-1650); elle fut mise en pratique dès 1775 par le célèbre mécanicien Vaucanson, qui légua en 1783 à TEtat son musée de machines, Instruments et outils destinés à Tinstruction de la classe ouvrière.

Le Conservatoire est établi depuis 1799 dans Tanc. prieuré de St'Martin-des-Champs, de Tordre de Cluny, qui remplaça en 1060 une abbaye bien plus ancienne et subsista jusqu'en 1789. Les bâtiments en ont été restaurés ou reconstruits et complétés depuis 1845, mais ils ne sont pas encore tout à fait dégagés. Les seules parties intéressantes d'autrefois sont l'anc. église et l'anc. réfectoire. L'ancienne église, au S., est une construction remarquable des xi®-xm® s., qu'on ne voit bien qu'à l'intérieur (p. 162). V ancien réfectoire, à dr. dans la cour d'honneur, est un beau vaisseau à deux nefs, du xin^s., attribué à Pierre de Montereau, l'architecte de la Sainte- Chapelle (p. 213). Il renferme la bibliothèque, et on ne peut le visiter que le lundi, mais la bibliothèque, qui compte plus de 30 000 vol., est publique le dim. de 10 h. â 3 h. et dans la sem., excepté les lundis et fêtes, de 10 h. à 3 h. et de 7 h. Vj à 10 h. du soir. Il subsiste bien une petite partie de l'enceinte fortifiée du prieuré, au N. ; mais il n'est guère possible de la voir , ce côté n'étant pas dégagé. Elle est du xii® s. ; une tour qui en faisait partie a été reconstruite

Art9 et Métiers, PARIS. Rive dr. ô. 161

a g. de la façade sur la rue St-Martln. On a aussi construit depuis peu sur le derrière une partie d'une galerie parallèle au b&timent principal, où l'on transportera les collections de ce bfttiment, qui a besoin d'être restauré.

Le *MU8éE est public les dimanche , mardi et jeudi , de 10 h. à 4 h., et visible aussi les autres jours avec une autorisation qu'on obtient facilement en se présentant à l'administration. L'entrée principale est par le portail moderne derrière le square et par un perron monumental dans la cour (pas de vestiaire obligatoire). Sur les côtés, dans la cour, à dr., la statue de Papin (1647-1714?), l'inventeur de la machine à vapeur ; à g. , la statue de Nie. Leblanc (1742-1806), qui le premier sut extraire du sel marin la soude, si importante dans la chimie industrielle , l'une et l'autre érigée en 1886, en bronze, par Millet et Hiolle. Les collections sont divisées en 24 catégories, désignées par des lettres majuscules , et ces catégories comprennent chacune un nombre plus ou moins grand de subdivisions, pour lesquelles on a employé des lettres minuscules. La partie concernant la physique (P), plus développée que les autres, a 10 sous - catégories, désignées par une seconde majuscule (P A, PB , etc.), et des subdivisions comme les autres. Le dernier catalogue (1882, 1 fr. 75) comprend 9925 numéros, et il n'est pas complet. Les objets appartenant à une même catégorie ont été réunis et classés aussi bien que possible , de façon à présenter la chronologie des inventions et découvertes dans chacune d'elles. Il y a partout des étiquettes explicatives qui nous dispensent d'entrer dans les détails. Le plan permettra de s'orienter facilement , et nous donnons ci-dessous pour chaque partie les divisions générales.

Kes-de-ehauuée. -— Dans le vestibule, et la 1" salle ou salle-écho, qui y fait suite, des charrues, une magnifique collection de graphite et de néphrite des mines Alibert, en Sibérie, surtout des applications industrielles du graphite ; un modèle du paquebot à hélice le «Danube». La salle-écho s'appelle ainsi à cause de sa voûte, construite de telle façon qu'un mot prononcé à voix basse dans un coin, s'entend distinctement dans le coin diagonalement opposé.

CÔTÉ NOBD (à g.). — 1'® salle ; poids et mesures français et étrangers , dont la plupart sont des étalons. L'escalier à g. conduit à la l"* aile du 1«' étage (p. 163). ~ 2«-4« salles , à la suite de la précédente et du côté du jardin, géodésie^ astronomie y horlogerie: horloges de précision ; anémomètres ; outils pour la fabrication des roues de montres ; échappements et balanciers ; automates ; serrures artistiques , etc. — 5® et 6® salles : instruments de géométrie et d* astronomie ; plans en relief; machines à diviser la ligne droite et le cercle; cadrans solaires, sphères avec mouvements d'horlogerie, etc.

Aile du nobd, à la suite de la 4® salle ci-dessus, nouvelle galerie consacrée aux constructions civiles et à la géométrie descriptive. Nous laissons d'abord de côté a salle de g. et la galerie du fond. —*

Bsdeker. Paris. 10<» édit. H

162 Rive dr, 5. PARIS. Arts et Métiers,

i^ salle : fers, serrurerie, marbres, bois de placage, etc. — 2® salle : géométrie et perspective , modèles fixes et mobiles pour l'enseigne^ ment , instruments et machines à dessiner. — 3^ salle : coupe des pierres, appareillage et charpente, modèles fort curieux. — 4*^ salle : travaux hydrauliques, surtout des ponts. — 5^ salle : outils du bâtiment, matériel des chantiers ; maison en construction , ateliers et panoplies d'outils. — Galerie, en revenant : matériel et modèles de travaux publics; grands modèles d'excavateur, de perforateur, de ponts, etc. ; grands modèles de charpentes ; échantillons de pierres ; appareils pour la manœuvre et le déplacement des fardeaux, etc. — 6 salle : ventilation, chauffage et éclairage.

CÔTÉ Bw, — I'® salle , exploitation des mines , métaUurgie : modèles de machines, de fours, de fourneaux et d'ateliers pour travailler le fer et fabriquer l'acier ; échantillons d'acier et de minerais. — 11^ salle, à dr. de la précédente, metetUurgie: laminage et forgeage du fer et de l'acier ; laminoir universel pour plaques de blindage. — III*' salle, à la suite de la I'®, métallurgie: modèles de machines pour Textraction de la houille et des minerais ; métallurgie du cuivre, du plomb et du zinc ; souffleries, ventilateurs, appareils de sondage. — III^ et lY^ salles, a>griculty/re : modèles de bâtiments d'exploitation rurale, de greniers, de silos ; échantillons de graines, de fruits et de bois.

Aile dv sud, à g., suite de Vagrieidtv/re: riche collection d'instruments aratoires et autres instruments agricoles ; têtes de toutes les espèces bovines, pièces anatomiques.

Anoienus église, à la suite de la IV^ salle, fermée provisoirement. Elle contenait des machines qu'on voyait fonctionner le dimanche ; il doit y avoir une galerie d'hygiène, mais, l'une des nouvelles galeries du jardin sera consacrée aux machines en mouvement. On verra aussi dans le chœur de l'ancienne église un pendule Foucault, à entreteneur électrique, donnant la démonstration matérielle du mouvement de la terre.

Nous montons maintenant l'escalier à l'entrée de la chapelle.

I^i* étage. — Galebie pbimcipale, à partir de l'extiémité S., les récepteurs , c'est-à-dire d'abord les moulins à vent et un vaisseau a voiles, puis les manèges , les machines hydrauliques , les machines à vapeur et leurs diverses parties.— La série est interrompue, vers le milieu de la première partie, par celle des toiirs et outils à main, qui se continue dans une salle a oauohs. La remarquable coUec^ tion de cette salle comprend plusieurs machines de VatHianson, ainsi que des outils employés dans divers arts manuels, et des pièces de tour. — Au milieu de la galerie principale et dans la partie voisine du corridor du côté du jardin, des modèles relatifs aux chemins de fer. A g. de la galerie, la l'halle du N. dont il va être question, et dans la dernière partie, des maehines^appareUs divers, des appareils employés dans la chimie industrielle, surtout pour les produits servant à l'alimentation, à la boisson, aux usages domestiques.

Arts et MÙiers. PABIS. Bive dr. 5, 163

Enfin, à la suite, une salle consaciëe kVindustrie du gaz et aux appareils d'éclairage, d'où Ton passe dans les deux autres ailes.

I'® AILE DU NoBD , à g. de la galerie principale , filature et tissage. 1^ partie : outils et machines pour la préparation des matières textiles. 2® partie : métiers à filer et à tisser, entre autres, au milieu , à dr., le métier de Vaucansorh destiné à remplacer Tanc. métier à la tire dans le tissage des étoffes façonnées. A g. , entre les fenêtres , le buste de Vaucanson , et à g. de ce buste le modèle du métier de Jacquard, qui l'inventa au Conservatoire, en étudiant celui de Vaucanson. Toutes sortes d'échantillons de tissus. 3^ partie : tissus de soie et matières tinctoriales ; grand vase de Sèvres et tapisseries des Gobelins et de Beauvais.

11^ AILE DU NoBD, à g., à l'extrémité de la salle qui fait suite à la galerie principale. 3 salles avec la suite des arts chimiques et 4 consacrées aux arts graphiques, i^ salle : conservation du bois et combustibles artificiels, surtout des appareils pour la conservation. Au fond, les planches d'un ouvrage sur les arts décoratifs. — 2® et 3® salles : fabrication du papier, matières premières , machines et produits. — 4® et 5® salles : typographie, gravure, lithographie, etc., outils, appareils, machines et produits, même des machines à composer , à écrire , etc. — 6*^ et 7^ salles : photographie , appareils et épreuves; applications diverses.

III® AILE DU No&D, à l'opposé de la précédente, du côté du jardin : suite des arts chimiqttes, teinturerie, céramique et verrerie, — l'® salle : fabrication des produits chimiques, poudres, chaux, plâtres et ciments ; apprêt, teinture et impression des tissus. — 2® salle : modèles d'ateliers, de machines, de fours pour la poterie et la porcelaine ; grande coupe en porcelaine de Sèvres, dite «coupe du travail», d'après Diéterle; statue en porcelaine de Bernard Palissy ; porcelaines tendres et dures , dont beaucoup très remarquables par leurs décors ; émaux ; faïences. — 3® salle : verres et cristaux ; imitations des diamants célèbres et de pierres fines, bloc d'aventurine, curiosités. — 4® salle : céramique et verrerie étrangères, etc.

GoBEiDOE , parallèle à la galerie principale , du côté du jardin, au delà duquel on voit la nouvelle école centrale des Arts et Manufactures (v. p. 165). 1'® partie: cinématique ou théorie du mouvement, surtout ses différents modes de transformation et de transmission ; manwuvre des fardeaux par treuils , cabestans , palans grues , crics , etc. ; machines à calculer ; indicateurs mécaniques, tels que dynamomètres, compteurs, etc. — Au milieu, les modèles de chemins de fer déjà mentionnés. — 2® partie: physique, tMgraphie, téléphonie, etc., surtout des télégraphes et des appareils qui s'y rapportent; puis la galvanoplastie, l'optique, représentée par des miroirs et des chambres claires , et l'acoustique , comprenant même des instruments de musique.

Aile du Sud, physique (suite), l'® partie ; physique mécanique, machines pneumatiques et hydrostatiques, machines pour Tétude de

164 Bive dr. ô. PARIS. Arts et MéHers.

la pesanteur, de la communication du mouvement par le choc, de la chute des corps , etc. — 2® partie : physique générale. Au mur de l'entrée et du côté dr. : petits appareils hydrostatiques , aréomètres, appareils pour mesurer la pression et l'écoulement des liquides et des gaz ; petits appareils pneumatiques. Puis V électricité , actions des courants: boussoles, galvanomètres, grands électro - aimants, électro-moteurs. Au milieu, en deçà et au delà de Tarmoire : électricité statique , machines électriques , batteries , etc. Dans l'armoire : côté dr., petits appareils électriques et magnétiques de tonte sorte; côté g., appareils pour l'étude de la chaleur, dilatation, chaleur rayonnante et vapeurs. Côté g., en revenant, après avoir vu la 3® partie (v. ci-dessous), suite de l'électricité statique; magnétisme {^anà aimant naturel) ; chaleur (suite) : calorimètre, appareils pour l'utilisation industrielle de la chaleur du soleil, pour mesurer la conductibilité, pour les expériences sur la chaleur, les vapeurs, la dilatation , pour la congélation de l'acide sulfurique , la liquéfaction des gaz et en particulier du protoxide d'azote et de l'acide carbonique, etc. — 3^ partie : salle de Lavcisier et météorologie. A g. et au milieu : appareils avec lesquels Lavoisier a recomposé l'eau et étudié sa recomposition. Au fond et à dr. : hygromètres, baromètres, thermomètres, électromètres, anémomètres, pluviomètres, etc.

L'ENSEIGNEMENT qui fait du Conservatoire des Arts et Métiers la Sorbonne de l'industrie, est public et gratuit. Il comprend des cours de géométrie, de mécanique et de physique appliquées aux arts , de géométrie descriptive , de constructions civiles , de chimie générale dans ses rapports avec l'industrie , de chimie industrielle, de chimie appliquée aux industries de la teinture , de la céramique et de la verrerie , de chimie agricole et analyse chimique , d'agriculture , de travaux agricoles et génie rural , de filature et tissage, d'économie politique et législation industrielle , d'économie industrielle et statistique et de droit commercial. Les cours sont faits le soir par les hommes les plus compétents , en partie des membres de l'Institut. Voir les affiches aux portes. Certains cours comptent jusqu'à 600 auditeurs ; la moyenne est de 250 à 300.

Le portefeuille industriel , qui complète le musée , est dans le bâtiment au N. de l'entrée principale, et la salle où il se trouve est ouverte au public tous les jours , sauf le lundi, de 10 h. à 3 h. On peut y étudier les dessins des machines les plus nouvelles, en prendre des copies ou des calques. Là aussi sont déposés, à Texpiration des brevets, les originaux des descriptions et dessins qui y sont relatifs , ainsi que les marques de fabrique. — Le Conservatoire est aussi chargé de la vérification des poids et mesures , et il y a encore un service public d'essais sur la résistance des matériaux , etc.

La rue St-Martin, qui passe devant le Conservatoire des Arts et Métiers , conduit un peu plus haut au boulevard et à la porte du même nom (p. 64). Nous descendons à l'opposé pour voir St-Nico-

St-Ambroiae, PARIS. Rive dr. ô. 165

las-des-Champa, église gothique agrandie au xy® s. et dont le chœur a été reconstruit dans le style de la renaissance. Ce qu'elle a de plus remarquable, c'est son portail, flanqué d'une tour carrée à dr. Le maître autel a une Assomption de Simon Vouet, On remarque aussi particulièrement les boiseries de l'orgue.

Prenant maintenant la rue Réaumur, à g. de l'église , nous nous retrouvons dans la rue de Turbigo, à env. 500 m. de la place de la République. A g. se voit V Ecole Centrale des Arts et Manufactures, reconstruite par Denfer et inaugurée en 1884. Cette école, fondée en 1829, est destinée à former des directeurs d'usines et de manufactures , des chefs de grandes entreprises de travaux publics, des ingénieurs, des professeurs pour l'enseignement industriel. Les élèves y sont admis par voie de concours et la durée des études est de trois ans. Le régime est celui de l'externat.

La rue de Turbigo passe plus loin, à g., devant V école municipale Turgot, à dr. derrière l'église Ste-Elisabeth (p. 199) et près du Temple (p. 199). On est de là en 3 min. à la place de la République (p. 63).

m. De la place de la Bépablique au Père - Laohaise.

Le Përe-Laehaise étant à plus de 2 kil. de la place de la République et la visite de ce cimetière fatigante, on fera bien de s'y rendre en voiture (tramw. F et omn. P, en corresp.). Si on ne l'a déjà fait, comme nous Tavons dit p. 166, déjeuner aux environs de la place de la République, car il n''y a pas de restaurant convenable dans le voisinage du cimetière. — Vavenue de la République va bientôt être complètement percée de la place jusqu'au cimetière (pi. R. 27-90), et le trajet sera un peu plus court par là. Voir aussi p. 17o.

Nous suivons d'abord, à dr., le boulevard Voltaire (pi. R. 26- 29 III), grande ru« moderne de près de 3 kil. de long, s'étendant en ligne droite jusqu'à la place de la Nation (p. 205) et que suivent les tramways du Louvre au Cours de Yincennes. A 600 m. de la place, on traverse le boulevard Richard-Lenolr, sous lequel passe le canal St- Martin (v. p. 60). Là s'élève le monument BobiUotj érigé en 188S eu l'honneur des soldats français morts au Tonkin, avec statue du sergent du génie Bobillot, qui trouva glorieusement la mort sur une brèche à Tuyen-Quan, bronze par Aug. Paris,

St-Ambboise (pi. R. 29), un peu plus loin à g., a été bâti de 1863 à 1869 par Ballu. C'est une église romane remarquable , en forme de croix et à trois nefs, avec un grand porche à trois arcades, au-dessus duquel règne une balustrade. Plus haut, la façade présente une belle rosace et trois fenêtres dans le pignon. Deux belles tours hautes de 68 m., sur les côtés, en dehors du vaisseau de l'édifice, complètent cette façade, que leur disposition fait paraître trop large. On remarque à l'intérieur des peintures murales par Lenepveu et des vitraux par Maréchal.

Plus loin, la place Ledru-Rollin, devant la mairie du XI* arrondissement. Sur cette place s'élève depuis 188Ô la statue de Ledru- Bollin, «organisateur du suffrage universel», bronze par Steiner.

166 Rivedr.6. PARIS. Père -Lachaise,

A g., V avenue Parmentier, qui passe près du square de ce nom, d^~ coré d'un groupe en bronze par Périeux, «Non omnes morimur».

Nous prenons maintenant dans Tangle N.-E. de la place, à g., la rue de la Roquette. Vers le milieu, une petite place devant deux grands bâtiments semblables à des forteresses, qui sont des prisons.

La PBisoN DE LA RoQTTETTE, à dr., ost Celle où sont enfermés les criminels condamnés à la peine capitale ou à la déportation. Les exécutions se font en face de cette prison; la place est marquée par cinq dalles oblongues dans le pavé.

C'est à la Roquette que furent assassinés, le 24 mai 1871, Mgr Darboy, archevêque de Paris, le président Boigean, Tabbé Deguerry, curé de la Madeleine, et trois autres prêtres, otages de la Commune. Les 26 et 27 mai, 37 personnes emprisonnées à la Roquette sous différents prétextes y furent également fusillées, et la nuit du 26, 28 gendarmes en furent extraits et conduits au Père-Lachaise, où ils partagèrent le même sort. Enfin, dans Taprès-midi du 27, on mit en liberté tous les condamnés que renfermait la prison et on leur donna des armes. Alors commença un massacre général de ceux qui avaient été emprisonnés par la Commune, parmi lesquels périrent de nouveau 70 gendarmes.

La prison des jeunes détenus, à g., est une maison de correction. Des magasins de monuments funèbres annoncent l'approche du cimetière, qui est à l'extrémité de la rue de la Roquette.

Le ♦♦Père-LacliaiBe (pi. R. 32) est le premier et le plus curieux des trois grands cimetières de Paris; les deux autres sont: le cimetière Montmartre (p. 195) et le cimetière Montparnasse (p. 273). Il est situé sur une colline entre les anciens quartiers de Gbaronne, à dr., et de Ménilmontant , à g. Il doit son nom au père jésuite Lachaise , confesseur de Louis XIY , qui possédait une maison de campagne à l'endroit où se trouve aujourd'hui la chapelle. Cette campagne fut achetée en 1804 par la ville, pour être affectée à sa destination actuelle. Depuis, l'enclos a été considérablement agrandi, au point qu'il a aujourd'hui 44 hectares de superficie. Le Père-Lachaise sert aux inhumations des quartiers du N.-E. de Paris , mais tous les habitants peuvent y acheter des sépultures, et c'est presque la mode, dans le grand monde, de se faire enterrer au Père - Lachaise.

Il y a trois sortes de sépultures dans les cimetières : les feue» com' mune»^ dans lesquelles les indigents, c'est-à-dire en réalité les deux tiers de la population, sont inhumés gratuitement, au nombre de 40 à 50 Tun à côté de l'autre ; les fosse» temporaires et les sépultures à perpétuité. Les deux premières catégories ne se retrouvent plus que dans les cimetières en dehors de la ville, notamment dans ceux de St-Ouen et de Pantin- Bobigny au N., d'Ivry et de Bagneux au S. Une concession à perpétuité d'un terrain de 2 m. carrés, le plus petit espace nécessaire pour une personne au-dessus de sept ans, se paie 700 fr., sans les frais (5o/o et Ifr. 80 de timbre). Une concession trentenaire coûte 300 fr. et une concession temporaire (5 ans) 50 fr. Le prix de chaque mètre carré de plus va en augmentant, de sorte qu'il est déjà de 1000 fr. au-dessus de 2 m. et de 2000 fr. au-dessus de 6 m. — Les enterrements se font à Paris par Tentremise de la Oompa^nje des pompes funèbres^ dont le siège est dans la rue d'AubervilUers, 10&, et d'après un tarif fixé par la police. On peut choisir entre neuf différentes classes, qui coûtent de 12 fr. 75 c. à 7144 francs. Les frais d'église ne sont pas compris dans ce tarif. Les pauvres sont inhumés gratuitement.

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Père-Lachaise. PARIS. Rive dr. 5. 167

Les cimetières ouvrent à 7 h. du matin et fennent kl h. du soir du l^'mai au 31 août, à 6 h. Vt ©n avril, à 6 h. en mars et du l^'sept. au 15 oct. ; à ô hi Vt ®^ février, â Ô h. du 16 oct. au 15 nov. et & 4 fa. Vt du 16 noT. au 31 janvier. ^/^ d^fa. avant la fermeture, on sonne une cloche et les gardiens crient: «ow ferme les portes Iy> Les visiteurs ont encore alors le temps d'atteindre les portes, même de l'endroit le plus éloigné. Les portiers veillent à ce que personne n'emporte quelque cfaose des cimetières sans un laisser-passer, cette consigne s'étend jusqu'à de simples fleurs.

Une visite du Père-Lachaise, même très supetflcielle, exige env. 4 h. On peut y aller en voiture dans les avenues , mais l'usage est de le visiter à pied. C'est du reste en s'y promenant à loisir qu'on peut jouir pleinement des impressions de cette immense nécropole, et bien comprendre le langage muet de ses innombrables monuments. Outre qu'on y rencontre des noms connus du monde entier , il y a une multitude de monuments qui se distinguent par leur exécution artistique. Aussi ce cimetière est-il une des curiosités de Paris et presque une promenade publique. Les jours de la Toussaint et des Morts (l^^'et 2nov.), il est visité par plus de 100 000 personnes. Bien des allées sont comme des rues bordées de somptueuses demeures, et ce ne sont pas toujours les tombes des hommes les plus illustres qui attirent le plus l'attention. — L'usage veut qu'on se découvre, même dans la rue, au passage des enterrements.

On peut avoir dans le petit bâtiment à dr. de l'entrée un conducteur, auquel on paie 3 fr. Mais il en est des guides ici comme ailleurs , et on n'en aura pas besoin avec le plan ci-joint , à moins qu'on ne veuille trouver rapidement une tombe en particulier, surtout une tombe ancienne ; car il pourra se faire qu'elle soit de peu d'apparence, les monuments étant dans le principe beaucoup moins prétentieux qu'aujourd'hui. Les gardiens renseignent du reste sur la situation des principaux d'entre eux, en indiquant les divisions, qui sont marquées sur notre plan. Ce plan a particulièrement pour but de signaler les monuments les plus remarquables, que le visiteur rencontrera ou pourra trouver ordinairement sans difficulté. Quantité de noms sont inconnus, malgré la prétention qu'on a eue de les éterniser ; nous n'aurons donc pas toujours de détails à donner.

Pour une simple visite, le mieux sera de suivre Vitineraire marqué en rouge sur le plan par des flèches, en s'aidant des indications suivantes. Les personnes pressées pourront abréger en passant les parties imprimées en petits caractères.

Dans l'AvsNTTE PBINOIPALB , à g., le joli monument en marbre d'un enfant, Rie. Pineyro (m. 1874), avec une statue de l'Espérance. Suite de l'avenue , p. 174.

Nous tournons plus haut dans la 2® allée latérale de dr.. Ta venue DU Puits. — A g., Worms de RomiUy; riche chapelle en granits de Bretagne et d'Ecosse. A côté , Buignet (m. 1876), professeur à l'école supérieure de pharmacie. Dans l'avenue de g.,

168 Rivedr,5. PARIS. Père-Lachaise.

Paul de St- Victor (m. 1881) , le littérateur ; buste en brouze par Guillaume. Derrière , Berthelier (m. 1882) ; buste en bronze par Rougelet. Plus haut, un joli monument d'enfant avec une statuette de marbre. — Plus loin, à g. de Tayenue, P.-L, Dulong (m. 1838), chimiste et physicien ; obélisque et médaillon de David d'Angers.

Nous appuyons à dr. pour visiter le oiMEnàRE is&aélite. A dr., Bachel (m. 1858), la tragédienne. Derrière, la riche chapeUe Epstein. Plus loin , à g. de l'allée, celle de la famille Rothschild. Puis, à dr., les monuments de ScMas et AlUgrû Dans le fond, Mme Fovld, dame très charitable. A g., le monument «Sin^rer, avec de beaux bas-reliefs, etc. — Nous continuons de là tout droit à g.

Le *monument d'Ahélard et Héloïse (m. 1141 et 1163), qu'on voit de loin, avec son haut baldaquin goth., est un des plus beaux et des plus populaires du cimetière. Il a été reconstitué de divers débris par Alex. Lenoir (p. 238). Sous le baldaquin est un sarcophage avec les statues couchées des deux amants infortunés.

Les personnes pressées monteront ici directement par I'avenue Casimib Pésieb au Grand-Rond (v. ci-dessous).

Kou0 tournons à dr. dans le chemin Serre, puia dans le 2® à g., le chemin Lebrun. A dr.y au 2^ arbrisseau, * Dettbassayns (le baron) ^ belle

Pleureuse par Ricci. — A g., *Fr. Lebrun (m. 1824), duc de Plaisance, 8® consul après le 18 brumaire, ete., traducteur d'Homère et du Tasse. — A dr., les pidinui de Juin 183B. — A g., le maréchal de Lauriston (m. 1828),

une chapelle des Laroch^oucauld^ etc. — On peut encore abréger ici en tournant immédiatement à g. (v. le plan, 16, sinon Ton prend à dr. et redescend du même côté, au delà des victimes de Juin, dans un sentier bordé de nouveaux monuments remarquables, jusqu'au chemin Serré, où se voit la jolie chapelle Boutet. Puis a g. dans le chemin Grammont, où sont également de beaux monuments de construction récente. A dr., L. Coçniet (m. 1880), le peintre; médaillon et beaux ornements. Dans le haut, à g., Nélaton (m. 1873), le célèbre médecin, et la famille de Lesseps. — De là, à g. jusqu'au chemin à côté des victimes de Juin, et tourner à dr., puis à g. Dans le massif à g., Bail; belle Pleureuse en marbre. A dr., au bord de l'autre chemin, la Bédopère, le premier colonel qui se déclara pour Napoléon à son retour de Tîle d'Elbe, condamné à mort et fusillé en 1815. Sur le point de partir pour l'Amérique, il revint à Paris pour voir encore une fois sa femme et son enfant, et fut arrêté; c'est ce qu'indiquent les bas-reliefs. — A une petite distance en deçà de ce monument, à dr. du chemin, celui de Victor, due de Bellune (m. 1841), maréchal de l'Empire et ministre sous Louis XVIII. — Puis le Grand-Bond.

Gaakd-Rond. — Au milieu, ^Caaimir Perier (m. 1832), député, orateur célèbre et ministre sous Louis-Philippe , statue de bronze, sur un haut piédestal, par Cortot. — Au N., *Raspail (m. 1878), la fameux démocrate ; magnifique bas-relief par £tex , rappelant le mort de la femme de Raspail pendant qu'il était en prison , à la suite de l'attentat de mai 1848, ayant pour but de dissoudre l'Assemblée Nationale. — Plus loin à dr., *Cru8ol d'Uzh, général; beaux bas-reliefs allégoriques. — A g., près du rond-point et de l'avenue de la Chapelle, *Monge (m. 1820), le mathématicien.

Nous suivons l'avenue de la Chapelle, prenons le chemin Méhul, le 1^ à g., dans la division dite des artistes; puis à dr. le chemin Talma. A dr., en face d'une large allée où nous reviendrons, Talma

Père-Lachaise, PARIS. Eive dr. 6. 169

(m. 1826), le fameux tragédien. — Nous tournons plus bas à g. dans le chemin Denon. Du côté dr., Ravrio (m. 1814), fabricant de bronze. Plus loin , à g., *Cherubini (m. 1842) , compositeur de musique; monument avec bas -relief de Dumont. A dr., * Denon (m. 1825), directeur des musées , statue de bronze par Cartellier : Qohier (m. 1830) , président du Directoire , médaillon de David ; Duport (m. 1853). A g., ^Chopin (m. 1849), pianiste, statue par Clésinger. Derrière, ♦ WîZfccm (m. 1842), compositeur de musique ; médaillon par David. Quelques pas plus loin, à dr., au bas d'un petit escalier, Oareau ; monument avec une belle Pleureuse.

Nous nous retrouvons ensuite à g. dans le chemin Méhul. A dr., à l'écart, sous des arbres, *Borsa (m. 1820) ; monument avec un hautrelief. Plus loin , Herold (m. 1853), compositeur de musique.

Appuyant ici de nouveau à g., nous pénétrons dans la division des artistes. C'est une des plus anciennes du cimetière, et les tombes s'y pressent à peu près sans ordre. A g. de l'allée en face de Talma, les deux Brongniart , le minéralogiste (m. 1847) et l'architecte (m. 1813) ; à dr., H/rold (m. 1882), ancien préfet de la Seine; Leiuev/r (m. 1837), compositeur de musique; ^Taniberlick (m. 1889), le célèbre ténor , monument avec une belle statue d'ange jetant des fleurs, par Godebski. Au bout de l'allée, Delille (m. 1813), le poète ; grand monument sans caractère et tout dégradé. Derrière, *Bellini (m. 1833), dont les cendres ont été transférées à Gatane, sa patrie; Oretryim. 1813), Boîeldieu (m. 1834), compositeurs de musique, etc.

Nous traversons le chemin que nous avons suivi précédemment, repassons au monument de Cas. Périer et prenons au delà I'avenue DES Acacias , à dr. du tombeau de Raspail. — A g. , Champollion (m. 1836), le célèbre archéologue. Plus loin, Kellermann (m. 1820), maréchal de l'Empire et duc de Yalmy. Dans le haut , la grande chapelle Démidoff (p. 171). Ensuite Serres (m. 1868), professeur de médecine. ♦A. Duckesnois (m. 1835), tragédienne célèbre ; bas-relief de Lemaire. — A dr., Maret (m. 1839), duc de Bassano, diplomate et ministre du premier empire ; temple à colonnes doriques , sans inscription. A g., Sieyèa (m. 1836) , homme d'Etat , membre de la Convention et du Directoire et consul après le 18 brumaire.

Puis, à dr., *Panhard'I>ufour ; grande sépulture de famille, une véritable chapelle. A g., *Qouvion Saint-Cyr (m. 1830), maréchal de l'Empire; statue de David d'Angers. — Macdonald (m. 1840), maréchal de l'Empire et duc de Tarente. A dr., la chapelle de la famille de Biré, contenant un beau bas-relief, le Christ vainqueur de la mort, par Duseigneur. A g., dans le haut, la statue équestre du baron Gobert (p. 170). Au bas de l'escalier de dr., *Edm, About (m. 1885), homme de lettres; statue en bronze par Crauk; à dr., Crespin aîné, l'organisateur de la «vente à crédit», buste et statue en bronze par E. Leroux. A dr. de l'avenue des Acacias, *Ch. de Lavalette (m. 1830), général et directeur des Postes , condamné à mort après le retour des Bourbons, et qui s'évada avec les vêtements

170 nivedr,6. PARIS. Phe-LachaUt,

de sa femme. A g., Dupuytren (m. 1836), le grand chiruigien. A g. du chemin latéral, le comte Belliard (m. 183^), général et ambassadeur de France à Bruxelles. Derrière, la grande chapelle de la marquise de DalmaUe (m. 1866). A dr. du chemin Abadie, à l'écart, *Schickler; chapelle à cariatides tournée de Tautre côté. Dans le chemin du bas, *d'Haur égard; magnifique chapelle renaissance, avec des statues.

Nous revenons à Tavenue des Acacias. A dr., *Scrihe (m. 1861), le célèbre auteur dramatique.

Nous montons pins loin, par un escalier à dr. A g., Perregaux (m. 1806), banquier. Derrière, Ih ducheue de Ragitêê (m. 1867); grande chapelle. Plus loin à g., la grande chapelle de la famille de Rouçemont. A dr., Duior»; belle chapelle renaissance. A côté, le comte Honserrat (m. 1830), général. A g. après un sentier, Picard (m. 1839), auteur dramatique. A dr., d*Audiffrei. A g., Sidneif -Smith (m. 1840), amiral anglais, vainqueur de Bonaparte a St- Jean-d'Acre (1799). Plus loin à dr., *TriqueU (m. 1874), statuaire; baarelief par le défunt, la Résurrection de Lazare. Un peu plus haut, A. Blanqui (m. 1881), le révolutionnaire; statue couchée, en bronze, par Dalou.

Nous revenons sur nos pas et nous tournons à s^pour suivre rAVBMVB THAMSVBHSALB »** 1. Au coiu, A. de Bruçe* (m. 1830), général. Vers le milieu, à g., la grande chapelle Oré/ulhe, sans inscription. Ensuite *Forestier; statue de Toussaint. Au delà d'un sentier, le comte TTuffuet (m. 1839), amiral et homme d'Etat. Du côté dr., Bi^fanUn (m. 1864), le saint-simonien; buste colossal par Millet. A g. en descendant, le comte Paeihod (m. 1890), général; etc.

Au coin, Delanneau (m. 1830). Puis *Suchet (m. 1826), maréchal et duc d'Albuféra. Plus loin , à g., Ruty (m. 1823), général. A dr., après le chemin latéral, Lefébvre (m. 1820), maréchal et duc de Dantzick. *Ma88ena (m. 1817), maréchal de TEmpire , duc de Rivoli et prince d'Essling ; monument par Bosio et Jacques. Puis, à g., Windsor (m, 1830), fondateur de l'éclairage au gaz, dont le monument a encore dans le haut un trou fait par un boulet en 1871. A côté , Larrey (m. 1848), chirurgien. Plus loin, le **baron Oobert, général tué en Espagne en 1808, et son fils, m. en 1833; groupe et bas-relief par David. En face, la pierre tumulaire de Beaumarchais (m. 1799), Fauteur dramatique. Nous suivons le même chemin, du côté dr. A dr., ^Georges Bibesco, prince de Valachie, et sa femme; chapelle byzantine. Plus loin, **Foy (m. 1825), général et orateur célèbre ; statue et bas-reliefs par David.

Les personnes pressées pénétreront ici dans le massif pour voir les monuments de Béranger, Mortier et Lord Seymour (v. ci-dessous).

Après Foy, dans le chemin St-Louis, 8tan. de Oirardin (m. 1837), homme politique sous la Révolution et TEmpire. Puis, Girodet-Trioson (m. 1834), le peintre. — Nous prenons ensuite un sentier à dr., à Tendroit où le chemin tourne. A g., la famille de V,Huço, mais non le poète, qui repose au Panthéon (p. 33!!^. — Dans le chemin Jordan, à dr. de ce carrefour, d'abord C. Jordan (m. 1831), membre du conseil des Cinq-Cents. Plus loin, à g., le mausolée de Boode, négociant d'Amsterdam, rotonde avec des mosaïques dans le haut. J.-J, Cambaeéris (m. 1834) , jurisconsulte, 3^ consul après le 18 brumaire. Derrière, sur la droite , Bourte (m. 1831) , ambassadeur de Danemark. Bas-relief par David d* Angers (m. 1866) , dont le simple monument est au 8^ rang, non loin de Boode. — A Textrémité du ehemin, à g., Decrès (m. 1831), duc, amiral et ministre du i^^ empire. Bas-reliefs rappelant ses actes de bravoure.

Pire-Laehaise. PARIS. Bive dr, 5. 171

Arrivés ici, dans une pitftie du cimetière que nous avons déjà vue, nous entrons dans le massif à dr. A quelque distance, *Lord 8eymouri vaste et belle chapelle. Ensuite Mortier (m. 1835), duc de Trévise , maréchal et ministre. Puis Manuel (m. 1837) , représentant du peuple , et Bérançer (m. 1867), le chansonnier. A dr., les trois colonnes des frères Lameth (m. 1839, 1832 et 1854).

Nous prenons maintenant le chemin du Dragon, en face du monument de Foy. A dr., la tombe de la famille Barton, derrière laquelle est représentée la disposition intérieure du caveau , qui peut contenir 60 personnes ; 11 y en a encore de plus grands , comptant jusqu'à 80 places. A g., *Bœrne (m. 1837), poète allemand; médaillon et bas-relief par David. A dr., *Bruat (m. 1855), amiral. A g., les deux Oarnier-Pagh (m. 1841 et 1878), hommes politiques célèbres; monument par David. *Qeoffroy. St-HUaire (m. 1844), naturaliste; médaillon par David. **Demidoff, une comtesse et un prince russes (m. 1818 et 1870); grand et superbe mausolée de style semi-oriental. Plus loin, du même côté, Perry ; chapelle renfermant un joli bas-relief. A un coin, Oaudin (m. 1841), ducdeGaëte et ministre. A g., dans le même chemin, *Duret (m. 1865), statuaire ; bas-relief et médaillon. Presque en face du chemin, Déiaugiers (m. 1827), le chansonnier. A dr., Pradier (m. 1852), le sculpteur.

Nous montons à dr. de ce monument , le chemin Molière et Lafontaine. A dr., Oay-Lusaac (m. 1850), le chimiste.

A g. du sentier transversal, Lqfontaine (m. 1695), le fabuliste, et Molière (m. 1673), le poète comique, transférés ici en 1804. Plus loin, le Roi et Mailland; monument surmonté d'une belle statue de Cléopâtre. — Nous tournons à dr., puis de nouveau à dr., près du monument de la famille Qugo. A dr., *£U*. CouUon (m. 1888); très joli pyramide en marbre blanc, à dais goth. supporté par des anges , ouvrage anglais. Derrière, *C. Say (m. 1871), industriel; grande chapelle gothique. I7ous montons un escalier à gauche.

Au commencement du chemin Laplace, presque en face de Gay- Lussac, à dr., Laplace (m. 1827), le géomètre. Derrière, le comte à.''AbovUle (m. 1843) , général. Plus avant dans le massif. Gros (m. 1835), le peintre ; plus loin , le grand obélisque de la comtesse Qémont. A g. du chemin, le comte de Valence (m. 1822). Derrière, Dauhigny (m. 1878), le peintre ; buste et beaux ornements en bronze. Au bord du chemin , le marquis de Pérignon (m. 1818), maréchal de France. A dr., Nelle (m. 1851).

AvBNUE TEANSVEBSALB N*' 1 (suite). A g., Oourgaud (m. 1852), général. Plus loin, à dr., *Aguado (m. 1842), banquier. A g., Rogniat (m. 1840), lieutenant-général. Ensuite , le ^marquis d'Argenteuil (m. 1838), fondateur de plusieurs établissements de bienfaisance.

Nous revenons sur nos pas pour descendre à dr. l'avenue St-Morys. A g., à l'écart, Ingres (m. 1867), peintre d'histoire; buste par Bonnassieux. A dr., *M, Schœleher (m. 1853) ^ haut -relief en bronze par From«nger. — Nous prenons le chemin à g. pour aller remonter ravenue Feuillant, parallèle à la précédente. Presque en face du chemin, *Vve Sehœlcher (m. 1839); statue couchée, en bronze.

AvBMiTE TBAKSYBBSALB N^ 1 (sulte). Aux colns après le marquis d'Argonteuîl, Persil (m. 1841), député, et la belle chapelle de Teneé.

172 Rivedr,5. PARIS. Phe-Lachaise,

Dans le premiei chemin à dr., Kardec (m. 1S69), «fondateur de la philosophie spiritlste» ; monument original, en forme de dolmen, avec un buste en bronze par Capellaro. ^Casariera (marquis de); grande chapelle avec statue à l'intérieur. A g., Mme Bouvier (m. 1888), plus connue sous le nom de Claude Vignon, buste en bronze par elle-même.

Dans l'avenue transversale , à g., trois be^tux monuments des familles Daoust, Micart et Repond. — A l'extrémité de l'avenue, ^FÛix de Beaujour (m. 1836) , ancien consul ; mausolée haut de 32 m. Ce monument, dit le pain de sucre, s'aperçoit même du haut de l'arc de triomphe de l'Etoile. Le défunt se l'est érigé de son vivant et y a dépensé 100000 fr. Sur le devant, *Dia8 Santos; haute pyramide, avec sculptures par Fessard. — On a derrière une belle *vue de Paris. Là aussi , à dr., le général de Wimpffen (m.

1884) ; buste en bronze par F. Richard. Plus bas , ♦A. Florens (m.

1885) ; très beau bas-relief par Boussard.

La partie supérieure du cimetière au delà de l'avenue transversale n^ 2 contient encore peu de monuments -, il y avait là précédemment des concessions temporaires et des fosses communes. Il faut cependant citer d'une manière particulière, à l'extrémité O. de l'avenue, la magnifique chapelle * Yakovleff (m. 1882) , en marbre , dans le style byzantin , avec peintures sur fond d'or, par Fédoroff, et grilles dorées.

En sortant par la porte voisine, on se trouve dans un jardin public, créé en 1890 sur le talus entre le cimetière et la partie nouvelle de Vavenue de la République^ oui aboutit près de là, à dr. , non loin de la place des Pyrénées (v. p. 165 et 175).

Plus loin dans le cimetière, à g. de l'avenue tranversale n** 2, se trouve le Crématoire, en partie ache vé depuis 1887, mais qui n'a encore que deux fours pouvant fonctionner. A part des expériences avec des corps provenant des hôpitaux, la première crémation a été celle d'un jeune tartare, le dû janvier 1889. Le foyer est placé en dehors de la salle publique, où se trouvent le catafalque et la bouche du four. Il est chauffé au charbon et porté à une haute température , jusqu'à dfXf^. La combustion se fait au moyen de la réfraction, la flamme ne touchant jamais le corps, qui est placé sur une sole en métal et une toile d'amiante, substance incombustible. On ne voit et n'entend rien. Les gaz provenant de la combustion fassent dans une cheminée d'appel, où Ils sont brûlés par un feu de coke, h. environ suffit pour l'incinération d'un corps, et le poids des cendres recueillies sur la toile d'amiante est à peu près le douzième de celui du corps incinéré. On paie 60 fr. de redevance pour l'incinération et, si Ton veut, une place, pendant 5 ans, dans le columbarium, plus un droit de 12 à 200 fr., selon la classe du convoi.

Nous redescendons par le chemin à g. du «pain de sucre». Du côté g., Beauce (m. 1875), peintre, A dr., Souvestre (m. 1854) et Balzac (m. 1850) ; à g., Nodier (m. 1844) et *Delavigne (m. 1843), écrivains bien connus. Au coin de dr., *Mme de Faverolles ; *Del' phine Camhacérh; Lachambeaudie (m. 1872), fabuliste; Soulié (m. 1847) , romancier. — Plus bas , *Dorian (m. 1873) , ministre pendant le siège de Paris ; statue en bronze. Derrière, ^Mme Morts (m. 1875) ; groupe de bronze. Plus haut, le *duc de Morny (m. 1865), homme politique et ministre; chapelle d'après Yiollet-le-Duc. A g. de l'autre chemin, *Michelet (m. 1875), l'historien; haut-relief par Mercié. Puis Delpeck (m. 1865) , Ingénieur; Buloz (m. 1877),

Père-Lachaise, PARIS. Rive dr. 5, 173

directeur de la «Bévue des Deux Mondes». Au delà du coin suiyant, Savalle (m. 1864), ingénieur ; Andrianoff, danseuse russe.

Dans le chemin latéral à dr. du monument Savalle : à g., Orozatier (m. 1855) , statuaire ; à dr., la belle chapelle goth. de la famille Ouilhem, — Nous descendons plus loin à dr. A dr., Fabre (m. 1839), auteur dramatique. — Dans le chemin voisin, à g., *Roelof son (m. 1871) ; stèle en marhre avec un magnifique bas-relief.

La chapelle du cimetière n'a rien de remarquable. Belle vue sur le devant. — A dr., le monument de *Thier8 (m. 1877), l'ancien président de la république, vaste chapelle renaissance, plus riche que remarquable , construite par Aldrophe. Au - dessus de belles portes en bronze, le Génie du patriotisme, haut -relief par Ghapu. On ne voit pas l'intérieur. Il y a dans le fond un groupe par Mercié, qui représente Thîers se soulevant pour répondre à l'appel de l'Immortalité, et sur les côtés deux autres bas-reliefs par Ghapu, la Libération du territoire et le Génie de l'immortalité. Le sarcophage du défunt est dans une crypte ouverte du haut. — A g. de la chapelle du cimetière, Reber (m. 1880), professeur au conservatoire de musique ; statue haut-relief de la Musique. A côté, le baron Taylor (m. 1879), voyageur et littérateur, fondateur de la société des gens de lettres, etc. ; statue en marbre par G.-J. Thomas.

A dr. au commencement de la partie de l'avenue de la Ghapelle qui descend vers le monument de Gasimir Périer (p. 170), celui de QericauU (m. 1824), le peintre, avec statue et bas-relief en bronze par Etex.

L'avenus de la Gbapellb est bordée à TO., de l'autre côté, d'une quantité de beaux et grands monuments, la plupart de construction récente. A dr. , Desèze (m. 1828), l'un des défenseurs de Louis XVI. *Cartellier (m. 1831), statuaire; buste par Rude, basreliefs par Seurre. Plus loin, à dr., Seminario-, belle chapelle gothique. A l'angle de l'avenue qui monte àdr.. Cotes; grande chapelle ornée de fresques et de bas-reliefs. A g., ^BoutiUier; grande et riche chapelle romane. Plus loin. Biset (m. 1875) , compositeur de musique; buste en bronze. Ensuite encore une série de belles chapelles, l'une d'elles, a dr. (Oreger), décorée de peintures. Vers l'extrémité, à g., Errazsu; monument entouré de 4 statues symboliques par M. Meusnier. Au coin à dr., *CaU (m. 1858), ingénieur-mécanicien ; grande et magnifique chapelle surmontée d'un dôme.

A l'extrémité de l'avenue, à g., le ^monument des soldats morte dans le siège de 1870- 71, pyramide avec 4 statues de soldats, en bronze, par L. Schrœder et Lefèvre. A côté, le monument des gardes nationaux tués à Buzenval, le 19 janv. 1871.

Plus haut, à g. de l'avenue circulaire, *Jean Reyna^d (m. 1863), philosophe et publiciste; statue haut- relief de l'Immortalité, en marbre , par Ghapu, et médaillon en bronze par David. A dr., Ba- Hllet (m. 1873) , jardinier de la ville de Paris. Œ/ray (m. 1882) ; buste en bronze par Taluet. FamiUe de Avilèsi beau monument avec

174 Bivedr,ô. PARIS. Père-Lachaiee,

une Pleureuse. Appel (m. 1882) ; belle chapelle renaissance. ^Crocé-' Spinelli et Sivel (m. 1875) , victimes de la catastrophe du ballon le Zénith ; statues couchées en bronze, par Dumilâtre. *Dans Tavenue voisine, à g., Orisar (m. 1869), compositeur de musique. Puis Lebertre ; belle chapelle renaissance. A dr., près de Dorian (p. 172), Descl^e (m. 1874), artiste dramatique.

Nous redescendons par Tayenue à dr. de Dorian. A g., Edm, Adam (m. 1877) ; buste en bronze par A. Millet. Conventê (m.l877), architecte. La famille Molz; riche chapelle à soubassement en granit et couronnement en bronze. Ricord (m. 1876), médecin ; très belle chapelle renaissance. La ^comtesse d'AgouLt (m. 1873), qui écrivit sous le nom de Daniel Stem ; stèle superbe en marbre blanc avec haut-relief allégorique. Nous traversons l'avenue de la Chapelle et descendons l'escalier à côté de la grande chapelle Boutillier.

A g., un monument sans nom avec une belle statue de femme, en bronze, et d*autre8 nouveaux monuments remarquables.

A un coin des deux chemins qui descendent vers le parterre du bas. Ed. Blanc (m. 1877), entrepreneur des jeux de Monaco. Plus bas à dr., Charles et Louis Blanc (m. 1882). Puis, à dr., *E,'J, Minier (m. 1881), industriel et économiste ; grande et belle chapelle. A g. du parterre, Pozzo di Borgo (m. 1842), diplomate russe, antagoniste de Napoléon I®'; buste en bronze. A côté. Marchai de Calvi (m. 1873), médecin*, buste en bronze. Au carrefour, Hautoy; jolie chapelle ayant sur les côtés de beaux bas-reliefs par P. Loison.

Nous remontons â g. du parterre et tournons i g. Au coin d'un sentier, à g., la belle chapelle renaissance de la famille Bouhey,

Au coin de rATBNUB oibouiiAibb, à g., Walewski (m. 1868), homme d'Etat ; grand et beau mausolée. En face , famille Carlier ; groupe en bronze par £. Carlier. Un peu plus haut , à dr. de l'avenue, *Anjuhault {m, 1868), constructeur mécanicien; Pleureuse par Maillet. — Nous redescendons l'avenue circulaire. A g., Mottet; à dr., E, Périer; belles chapelles gothiques. A dr., Luzarraga; en face, Cabirol; belles chapelles renaissance. Puis, à g., le comte Pepoli (m. 1867) ; beau sarcophage. A dr. , le prince Pignatelli (m. 1868) ; buste. Encore plusieurs belles chapelles.

La partie supérieure de I'atekhs pbinoifale dans laquelle nous arrivons, est une des plus curieuses du cimetière. — Côté g., *Eug» Berge (m. 1882 ; 15 ans) ; monument en granit et marbre blanc, avec des fleurs et des ornements d'une finesse admirable. Viaconti , le père (m. ^818), philologue, et le fils (m. 1854), architecte. Seule (m. 1874) , archéologue. *Dantan {m. 1842), sculpteur ; sépulture de famille. Ach. Fould (m. 1869), ministre des finances. Rossini (m. 1868), le compositeur de musique, dont les cendres ont été transférées en 1887 à Florence. Alf. de Musset (m. 1857), le poète. Ph. Béclard (m. 1864), ministre plénipotentiaire. * Clément Thomas et Lecomte (m. 1871) , premières victimes de la Commune; statue de la Patrie par Cugnot. Lebas (m. 1873), l'ingénieur qui érigea l'obé-

Père^LachaUe. PARIS. Bive dr, 5. 175

lisque de la place de la Concorde. *Lenoir et Vavin; statae de Pleureuse. *Paul Baudry (m. 1886), le peintre; buste couronné par la Renommée et statue de la Douleur, bronzes par A. Mercié. — Au milieu de TaTenue, un monument de souvenir, en mémoire des morts qui n'en ont pas.

Autre côté, en redescendant, *Th, Couture (m. 1879), peintre; buste et génies en bronze par Barrias. Ledru-Rollin (m. 1875), député radical ; buste en bronze. Cousin (m. 1867) , écrivain et philosophe. Auher (m. 1871) , le compositeur ; buste par Dantan. -Bm. Baroche (m. 1870), tué au Bourget; buste. P.-J. Baroche (m. 1870), avocat et homme politique. Lef^ure-Wély (m. 1869), organiste et compositeur. Perdonnet (m. 1867), ingénieur; statue et médaillon de Dubray. François Arago (m. 1853), l'astronome ; buste par David. Mouton'^ monument remarquable par ses bas-reliefs.

L'ovtffHM de la BépmbUqtu aboutit aux boulevards extérieurs à l'angle K.-O. du Père-Laehaise, près duquel se voit le nouveau lycée Voltaire^ et on Ta prolonge en 1890 le long au cimetière (jardin), vers la placé des Pffrinieiy sur laquelle se trouve la mairie du sX* arrimdisiefnent (Hënilmontant ; pi. B. 33), décorée à Tintérieur de peintures par Olaize et par Bin. Derrière est Vhâpttai Tenon (635 lits) et entre les deux un square orné d*un groupe en bronze par L. Miehel, 1* Aveugle et le paralytique.

A quelque distance au N. du Père-Lachaise, à dr. du boul. de Ménilmontant, s'élève Notre- Dame-de-la- Croix (pi. R. 30), très belle église romane construite de 1865 à 1870, par Héret, avec une flèche sur le portail. Elle est sur une hauteur, où on l'aperçoit de loin, et Ton y accède par un perron monumental.

A env. 1/4 d'h. à TE. de cette église, par les rues de Ménilmontant et St-Fargeau (omnibus 0) se trouvent les réservoirs de la Dhuia (pi. B. 36), dans le genre de celui de la Vanne (p. 376) et qu*on peut aussi visiter. Ces réservoirs alimentent d'eau de source un cinquième de Paris, les

quartiers hauts de la rive dr., de Charonne à Passy, le reste étant fourni par celui de la Vanne. La DhtÊis est un affluent du Surmelin, qui luimême se jette dans la Marne, rive g., non loin de Château - Thierry. La canalisation a 180 kil. de long et seulement 30 m. de pente pour ce parcours, Teau arrivant à Paris à la cote de 106m. ou 75 m. au-dessus des quais.

Nota. On pourra profiter du chemin de fer de ceinture pour retourner dans le centre de la ville. Il a une station à Ménilmontant, près de Téglise. Le trajet est plus long, mais bien plus intéressant par Bercy, Bel- Air et Auteuil ou par la rive g. que par Courcelles-Oeinture. Pour les détails, V. rappendiee. — Des voitures publiques permettent en outre de retourner du Père-Lachaise dans le centre de la ville, Tomnibus de Charonne à la place d'Italie (P), celui de Ménilmontant à la gare Montparnasse (0) et le tramway de la Villette (TE) , tous avec correspondance (v. l'appendice).

6. Quartiers de la Bourse, de la Chanssée-d'Antin et de l'Europe.

Pour pouvoir visiter la Bibliothèque Nationale, on fera cette promenade un mardi ou un vendredi. Si Ton doit attendre que la bibliothèque soit ouverte, aller d'abord à l'église et à la place des Victoires. La Bourse est à visiter dans la semaine de midi Vs à 3 h. — Déjeuner au Palais-Boyal ou sur les boulevards (v. p. 9 à 13).

176 Rive dr. 6. PARIS. Bihlioth. NaHonale.

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