Cité et quartier de la Sorbonne
Cette promenade peut se faire Uhu U* jours ^ excepté le lundi y parée que la Ste-Ohapelle, le masée de Glany et le Panthéon «ont fermés ce jour-là. — Déjeuner place du Ghâtelet, boul. St-Gennain, boul. St-Mlehel on à rOdéon (r. p. 10 et W.
I. Palaif de Jottiee et 8te*Chapelle. Kotre-Dame. Tribimal dé tnsaunttt, Pont-Kcnf* Kêtel^Dieu. On arrive d'ordinaire de la rive dr. dans la Cité par le pont au Change (p. Ô4) et le bovlev. de Palais ou par le Pont-Neuf (p. 214).
212 Cite. 9. PARIS. Palai» de Justice.
Le ^palaiB de justice (pi. R. 20; V) a remplacé le palais primitif des rois de France ; ce fut seulement Charles VII (1431) qui le cëda au Parlement, la cour souveraine de justice. Dw incendies, en 1618 et en 1776, n^ont laissé subsister que les tours de l'ancien édifice: la tour de l'Horloge, à Tangle N.-E., près du pont au Change; la tour de César, la tour de Montgomery , au N., sur le quai ; la tour d'Argent, plus loin, avec ses créneaux, et enfin la Ste- Chapelle, la salle des Gardes et les cuisines de St'Louis. L'horloge de la tour du coin , avec son beau cadran , était la plus ancienne horloge publique de France, construite en 1370; elle a été refaite en 16^ et en 1852. La destruction volontaire d'une grande partie de ce monument, maintenant à peu près restauré, figure aussi dans la liste des crimes commis par les insurgés en 1871.
Nota. Ce palais est immense et la distribution en est très compliquée, surtout parce qu*il y a encore bien des choses provisoires. Outre les grandes etUrées du boulevard du Palais et de la place Dauphine, il y en a diverses autres sur les côtés. La plupart des salles sont au 1'^ étage: le tribuntU de 1^ instance et ses bureaux en majeure partie à dr. de la salle des Pas-Perdus (v. ci-dessous ; chambres civiles) et à g. de la cour de la Ste-Chapelle (p. 313 ; police correctionnelle) ; la Cour de eassation, au delà de la salle des Pas-Perdus (p. 21$, et la Cour d'appel, au delà de la cour de la Ste-Chapelle (p. 318).
Le palais est ouvert au public tous les jours, sauf les dimanches et fêtes , et Ton peut naturellement entrer dans les salles pendant les séances, l'après-midi, où l'on a occasion d'entendre des avocats célèbres. La cour du Mai ou cour d'honneur, du côté du boulevard, est précédée d'une belle grille de fer (Ste-Chapelie, v. p. 213). En face, un grand escalier qui aboutit à un avant-corps à dôme carré et fronton dorique, décoré de statues de la France, l'Abondance, la Justice et la Prudence.
Le premier vestibule sert en même temps de vestiaire aux avocats, dont un certain nombre circulent en robe dans les galeries aux heures d'audience, de 11 h. à 4 h. L'escalier du milieu conduit à des salles de la Cour d'appel qui n'ont rien d'intéressant.
A dr. de la galerie est la salle des Pas-Perdus, qui sert de vestibule à la majeure partie des salles du tribunal de i * instance^ les 7 Chambres civiles. Cette salle a été reconstruite depuis 1871. C'est une des plus vastes dans son genre ; elle a 73 m. de long, 28 m. de large et 10 m. de haut, et elle se compose de deux galeries voûtées, séparées par des arcades à piliers d'ordre dorique. Bien des souvenirs historiques se rattachent à cette partie de l'édifice; nous rappellerons que c'est là que se trouvait, avant rincendie de 1618, la grand'sallè du Palais, où les clercs de la Basoche (traduction burlesque de hasUica, palais royal) avaient le privilège de jouer des farces, des soties et des moralités. A dr. se voit un monument érigé en 1821 à Malesherhes, défenseur de Louis XVI devant le tribunal révolutionnaire et décapité en 1794. La statue est de J. Dwnont, les figures allégoriques, la France et la Fidélité, sont de Bosio , et le bas-relief de Cortot. Presque en face s'élève
Stt'Chaptlle. PARIS. att, 9. 213
depuis 1879 un autre monument , celui du célèbre avocat Berryer (m. 1868), entre PEloquence et la Fidélité, par Chapu.
Le8 salles à dr. de la longue galerie qui commence entre le premier vestibule et la salle des Pas-Perdus, sont celles de la Cour de cassation, La première est la Chambre criminelle, dont on remarquera surtout le riche plafond. A côté, la galerie St-Louis, avec une statue de St Louis et des fresques par 01. Merson. La seconde salle est la Chambre des reqttêtes, qui a aussi un beau plafond; la troisième, la salle d'audience, encore inachevée, qui doit être décorée d^un <?hri8t de Henner et d'autres tableaux par Baudry.
Le vestibiUe de Harlay, du côté de la place Dauphine, dont ou verra la façade en allant au Pont-Neuf (p. 214), est décoré de quatre statues de souverains législateurs: St Louis, Philippe -Auguste, Oharlemagne et Napoléon I^^ Un escalier au milieu, avec une statue de la Justice par Perraud, conduit â g. à la Cour d^assises et à dr. à la Chambre des appels de la police correctionnelle»
Au S. de la cour d'honneur est la cour de la Ste- Chapelle, où ee trouvent l'entrée des 4 Chambres de la police correctionnelle, la 8^ «t la 9® au 1®' étage, la 10® et la 11® au second. On peut y arriver de l'autre partie du palais sans descendre dans la cour, par le corridor il g. au fond du premier vestibule , à l'opposé de la salle des Pas- Perdus, et par les corridors suivants. Par celui de dr., qui est encore provisoire, on va aux nouvelles salles de la Cour d^ appel, dans la partie neuve à l'O. de la cour de la Ste-Chapelle , qui a également un escalier dans cette cour.
La ^^Sainte-Chapelle est visible gratuitement (pourb.) tous les jours, sauf le lundi, de 11 h. à 4 ou 5 h. Il faut un temps clair pour la bien voir. C'est l'ancienne chapelle du palais, construite de 1245 â 1248 , sous St Louis , par Pierre de Montereau, pour recevoir les reliques que le roi avait rapportées de la croisade et qui sont aujour- .d'hui à Notre-Dame. Cette chapelle a été restaurée de nos jours, et elle a échappé à la destruction en 1871, quoiqu'elle fut presque complètement environnée de bâtiments en feu. Malgré ses- petites dimensions, c'est l'édifice gothique le plus élégant de Paris, un véritable bijou, malheureusement en partie caché par les autres constructions du palais. Elle mesure 35 m. de longueur et de hauteur, sur 11 de largeur , et elle se compose de deux chapelles superposées. — La CHAPELLE BASSE, OU l'ou entre d'abord, est à trois nefs. Elle servait aux domestiques de la cour. Il y a des pierres tombales de chanoines de la Ste- Chapelle.— La chapelle haute était réservée à la cour. Elle ne forme qu'une nef d'une grande légèreté, ayant 20 m. d'élévation. Les murs sont percés de 15 fenêtres de 15 m. de haut sur 4 de large, entre lesquelles il ne reste que la largeur des contreforts qui soutiennent l'édiûce. Ces fenêtres sont garnies de superbes vitraux, aux couleurs splendides et encadrés dans d'élégants réseaux, qui datent en partie du temps de St Louis et qui ont été restaurés de nos jours. Les sujets sont surtout empruntés à la Bible. Ceux de la rosace,
214 CUé, 9. PARIS. Pont' Neuf.
seulement du xy® s., sont tires de l'Apocalypse. Les murs sont couverts de décorations polychromes en harmonie avec les vitraux. On remarquera aussi les statues des apôtres, aux piliers, et un très beau baldaquin goth., en bois, dans le haut duquel étaient les saintes reliques , et qui a sur les côtés deux petits escaliers tournants. On sort par le portail et Ton passe à dr., par une porte vitrée, dans le premier vestibule du palais.
A dr. de reaealier du palais se voit i*une des entrées de la C^nctet*- {feritj la fameuse prison^ qui oeeape la partie inférieure de ee palais du côté de la Seine et où les visiteurs entrent par le quai (v. ci-dessous). Elle sert maintenant de prison préventive. La plupart des prisonniers politiques de la Révolution furent détenus à la Conciergerie avant d*être conduits à réchafaud. On montre encore leurs cachots, surtout celui de la reine Marie- Antoinette , transformé en chapelle et orné de peintures représentant les derniers jours de la reine. Cette prison et les salles basses dites etriêines de St-Lûuis, se visitent le jeudi, avec une permission du préfet de police, rue de Lutèee, en face du palais (de 10 h. Vs à 3 h.).
Le tribunal de eoaimaree (pi. B. 20; V) , en face du palais de justice, a été construit de 1860 à 1866 par Bailly, dans le style de la renaissance. Il a un dôme octogone de 42 m. de hauteur, destiné à faire perspective dans l'axe du boul. de Sébastopol , et qui se voit par conséquent de la gare de r£st. L'intérieur, ouvert au public tous les jours de la semaine, mérite d'être vu. Un escalier monumental conduit à la salle d'audience et aux salles des faillites. A la hauteur du premier sont des statues de l'Art industriel , par Pascal; de TArt mécanique, par Maindron; du Commerce terrestre, par Cabet; du Commerce maritime, par Chapu, et dans le haut, des cariatides par Dubut. Au milieu du corps de bâtiment est une cour entourée de deux colonnades superposées, au-dessus desquelles sont des cariatides de Carrier -Belleuse, supportant la charpente en fer d'un toit vitré. La salle d'audience, à g. au premier, est ornée de boiseries en chêne , de caissons avec imitations de faïences en camaïeu, etc. Audiences tous les jours sauf les dimanches et fêtes. Au rez-de-chaussée, à dr. , siège provisoirement le conseil de Préfecture.
Derrière le tribunal se tient, les mercredi et samedi, le plus important marché aux fleurs de Paris. Le dimanche, il y a marché aux oiseaux.
Nous suivons maintenant le quai à dr. du palais de justice, le long des tours (p. 212) , où il y a une entrée de la Conciergerie (v. ci-dessus), et plus loin une entrée de la Cour de cassation.
LdL façade occidentale dupalaiê de justice, sur la place Dauphine, a été construite de nos jours par Duc, Elle est d'un style sévère qui convient à la destination de l'édifice. Trois rampes y donneat accès au vestibule de Harlay (p. 213). Huit colonnes doriques cannelées et deux piliers d'angle supportent un riche entablement» Au-dessous des fenêtres se voient six belles statues : la Prudence et la Vérité, par A. Dumont; le Châtiment et la Protection, par Jouffroy; la Force et la Justice, par Jaley.
Le ♦Pont-Heuf (pi. R.20; F), plus loin, à l'extrémité O. de l'île,
Notre-Dame, PARIS. ate. 9, 215
traverse les deux bras de 1» Seine. Il a ^të construit de 1578 à 1604, mais eonsldérablement modifié en 1852 et restauré du côté de la rive g. en 1886. Il a 328 m. de long et 23 m. de large. On remar* quera à Textérieur les nombreux masques qui soutiennent la cor* niche; Ils avalent été d'abord sculptés par G. Pilon , mais ils ont été refaits. Au milieu s'élève la statue /quettre de Henri 1 V, par Lemot, érigée en 1818 à la place d'une autre de 1635, qui fut convertie en canons en 1792. Par représailles, Louis XYIII la fit faire avec les statues de Napoléon, de la colonne Vendôme, et de Desaix, de la place des Victoires. On y lit deux inscriptions, dont Tune est la reproduction de celle de l'ancien monument. Des deux côtés, des bas-reliefs de bronze: Henri IV faisant distribuer du pain aux Parisiens assiégés et proclamer la paix.
On a d'ici une *vae magnifique du Louvre. Le grand bâtiment sur la rive g. est la Monnaie (p. 236). Plus loin, l'Institut (p. 235).
En revenant au boul. du Palais par le quai des Orfèvres, du côté de la rive g., nous passons devant une autre partie du palais de justice , construite d'abord pour la préfecture de police. Les maisons de ce côté doivent être démolies pour dégager le palais.
La préfecture de police (bureaux ouverts de 9 h. à 4 h.) occupe maintenant plus loin une anc. caserne et deux anc. hôtels d'étatmajor sur le boul. du Palais, près du pont St-Michel (p. 219). La préfecture de police est le centre où aboutissent les fils d'un réseau de sûreté, en partie invisible, qui s'étend par toute la ville ; elle figure au budget de Paris pour env. 22 millions. Il y a trois divisions principales: administration centrale, commissariats de police et police municipale. Le préfet a son cabinet particulier ; puis vient le secrétariat général, qui comprend trois subdivisions, la première pour le personnel, le matériel, les archives, la comptabilité, la caisse et son contrôle; les deux autres pour la police de Paris et de ses marchés. — Le personnel est d'env. 10250 hommes, dont env. 1100 gardiens de la paix, inspecteurs, etc. Il y a en outre 6000 gardes républicains et env. 1750 sapeurs-pompiers.
En se rendant ensuite à Notre-Dame , on passe sur la place du Parvis et devant THôtel-Dleu dont il sera question p. 218.
«Kotre-Dame (pl.K.22; V), l'église métiopolitaine de Paris, a été fondée en 1163, sur remplacement de l'église primitive datant du IV® s., et consacrée en 1182; mais la nef ne fUt achevée qu'au XIII® s., et elle a subi dans la suite de nombreux changements. Cependant elle conserve encore assez bien son caractère primitif, grâce â une intelligente restauration, faite depuis 1845. Il ne manque pas toutefois de personnes qui se trouvent un peu déçues à la vue de ce monument célèbre à tant de titres. Placée dans une telle ville , au milieu de tant de richesses monumentales , elle soufl're naturellement de la splendeur de son entourage. L'aspect en est
216 Oitt. 9. PARIS. Notre-Dame.
un peu lourd et éctusé , mais c'est encore la le résultat de circonstances que les architectes ne pouvaient guère prévoir : les flèches des tours n'ont pas été construites ; Téglise est entourée maintenant de hautes maisons au lieu des petites habitations d'autrefois , qui lui donnaient du relief, et le sol sur lequel elle est bâtie a été considérablement exhaussé, car on y montait encore par 13 degnrés en 1748, tandis qu'on y entre aujourd'hui de plain-pied.
Une page eurieuse de Thistoire de cette église est celle du temps de la Bévolutlon. Un décret du mois d'août 1793 en ordonna., il est vrai, la destruction, mais il fut immédiatement annulé. Néanmoins les sculptures furent mutilées. Le 10 nov. de la même année , Tédiilce fût transformé en temple de la Baison, la statue de la Vierge remplacée par celle de la Liberté et les chants religieux par les chants patriotiques de la garde nationale. Sur un monticule dans le chœur brûlait le flambeau de la vérité et au-dessus s'élevait un temple grec de la Philosophie, avec les bustes de Voltaire, de Rousseau, etc. On y fit de plus asseoir sur un trône la déesse de la Raison, qui n'était autre qu'une danseuse du nom de Maillard, à laquelle on rendit les honneurs divins. Des filles vêtues de blane entouraient le temple, des flambeaux à la main, tandis que les chapelles latérales servaient à des orgies. L'église fut complètement fermée à partir du 12 mai 1794, et elle ne fut rendue au culte qu'en 1802, par lï^apoléon 1®'.
^Façade. — La plus belle partie de Notre - Dame est sa façade, la plus ancienne dans son genre, du commencement du xin^s., et qui a servi de modèle pour beaucoup de façades des églises du nordest de la France. Elle est divisée en trois parties principales par des contreforts , et elle présente trois étages bien distincts , sans «compter celui des tours. Dans le bas , trois baies avec de belles voussures ogivales , dont les sculptures , en tant qu'elles n'ont pas été détruites à la Révolution , sont des productions remarquables du commencement de l'époque ogivale. Celles du portail du centre représentent le jugement dernier. Au trumeau, un beau Christ, refait par G. Dechaume. La porte du S., dédiée à Ste Anne, et celle du N., qui sert ordinairement d'entrée, dédiée à la Ste Vierge, sont décorées de sculptures relatives à ces saintes ; on remarquera surtout, a la seconde, l'Ensevelissement de la Vierge. Cet étage se termine par une galerie , où des niches renferment 28 statues de rois, refaites de nos jours. Au-dessus de la galerie sont, au milieu, une Vierge accompagnée de deux anges tenant des flambeaux ; à dr. et à g., des statues d'Adam et d'Eve. — Le principal ornement du deuxième étage est sa magnifique rose, de 13m. de diamètre et de style encore assez simple. De chaque côté est une double fenêtre ogivale avec une petite rose feinte. — Le troisième étage se compose d'une seconde galerie , haute d'env. 8 m., à colonnettes fort légères, portant des ogives géminées avec trèfles à Jour. Plus haut règne une balustrade également à jour, couronnée par des statues de monstres et d'animaux, et le tout se termine par deux grosses tours quadrangulaires , percées d'ouvertures géminées hautes de plus de 16 m. Les portails latéraux méritent aussi d'être vus. Celui du S. a de belles ferrures. La flèche du transept, haute de 45 m., en bois revêtu de plomb, a été reconstruite en 1859. On admire la légèreté
Notre-Dame, PARIS. Cite, 9. 217
«t rélëgance du chevet, avec ses fenêtres à frontons et ses arcs-boutants d'une grande hardiesse (fontaine voisine, v. p. 218).
iNTÉBiErB. — Notre-Dame est divisée en 5 nefs, avec un simple transept fort court, et elle mesure 127 m. de long sur 48 de large et 34 de haut dans la nef majeure. Le chœur a encore l'ancienne forme ronde , mais les bas côtes se prolongent en un pourtour au delà du transept. Des chapelles ont été ajoutées plus t^rd entre les contreforts de la nef et du chœur. Les voûtes reposent sur 75 piliers , la plupart ronds, contrairement aux principes adoptés dans les autres constructions gothiques. Sur les bas côtés régnent des tribunes, ayant à la grande nef des arcades que supportent 108 petites colonnes , et au-dessus sont 37 grandes fenêtres. On remarquera les vitraux anciens des rosaces du grand portail et des portails latéraux. Le grand orgue, construit en 1750, restauré et agrandi en 1868 par Cavaillé-GoU, a 86 jeux et 5266 tuyaux. A dr. du portail méridional, deux plaques de marbre noir où sont Inscrits les noms des 75 otages de la Commune (p. 167). La chaire, faite sur les dessins de Viollet- Je-Duc, par Mirgen, est un chef-d'œuvre.
Le chœur et le sanctuaire sont séparés) de la nef et du pourtour par de belles grilles , chefs - d'œuvre de serrurerie. On remarque surtout dans le chœur les stalles et des bas-reliefs en bois, représentant des scènes de la vie de J.-C. et de la vie de la Vierge ; dans le sanctuaire, un magnifique autel moderne, une Pietà, dite le Vœu de Louis XIII, et des statues de Louis XIII et de Louis XIV, par N. Couttou. Il n'y a plus [maintenant rien à payer pour visiter le pourtour et les chapelles du chœur. On y entre du côté droit.
A l'extérieur de la clôture du chœur, 23 bas-reliefs remarquables en pierre , par Jehan Havy et son neveu Jehan de Bouteillier, achevés en 1351 et autrefois richement dorés.
Les chapelles contiennent un certain nombre de monuments, surtout d'archevêques de Paris ; savoir , de dr. à g., à partir de la sacristie (v. ci-dessous) : ceux de Mgr Affre (m. 1^8) , par Debay , de Mgr Sihour (m.l857), par Dubois ; du comte d'Harcourt (m.l718), représentant un mort qui sort du tombeau, par A. Pigalle ; de Mgr Darboy (m. 1871), par Bonnassieux ; du cardinal Morlot (m. 1863), par Lescornel; de l'évêquç Matiffas de Bucy (m. 1304), derrière le maître autel ; du cardinal de Belloy (m. 1806), par Deseine, rappelant la charité du prélat; de Mgr de Quelen (m. 1839), par G. Dechaume; du cardinal de Noailleê (m. 1729), par le même; de Mgr de Juigneim, 1811), par Cartellier; de Mgr de Beaumont (m. 1781), du maréchal Quéhriant (m. 1643) et de sa femme Benée du Bec-Crepin.
Kotre-Dame a une excellente maîtrise pour le plain-cbant.
La Mcriitie a été construite de 1848 à 1848 par Viollet-le-Due , dans }e style de la cathédrale. Elle renferme le trésor de Notre-Dame, qui se visite dans la semaine, de 10 h. à 4 h., moyennant 50 e., qu'on paie à un employé à dr. à la grille du pourtour. L'entrée est désignée par un éeriteau. Il y a deux salles, à l'extrémité de la galerie et à g. Le sacristain qui s'y trouve montre et explique les principaux objets, mais avec la rapidité des guides de ce genre, el Ton n'a guère le temps de rien examiner. Ce
218 Cite. 9, PARIS. Hôtel-Ditu,
-tréaor est très riche, m»ta la plupart des objets sont modernes et plus remarquables par leur valeur intrinsèque que par leur valeur artistioue, sauf ceux des derniers temps: vases sacrés donnés par Napoléon III, ornements avee figures brodées , dans le style du moyen âge , etc. Les objets anciens sont une grande croix grecque émailléc, du xii^^ ou du xiii^s., des bustes en argent de St Denis et de St Louis, du xiv^s.; un ealiee grec, aussi du xiv^s., un calice allemand du xv®, des chasubles des xv« et xvi«, des amphores du xvi« et des reliquaires des xiii«-xvi« s. — Il y a aussi des objets historiques et des souvenirs., comme le manteau du sacre de Napoléon I®', les vêtements ensanglantés de Mgr Affre , tué sur une barricade en 18tô, lorsquUl exhortait les insurgés à faire la paix^ de Mgr Sibourg, poignardé par un prêtre interdit en 1867; de Mgr Darboy, fusillé par les communards en lo71, etc.
ToVBS. — La *vue du sommet des touTs de Notre-Dame, hautes (le 68 m., est une des plus belles de Paris. On y monte en ét^ de 9 h. à ô h., en payant 20 c, 40 c. si Ton veut voir aussi les cloches, qui n'ont rien de bien curieux. L'entrée est par la tour du N., à g. en dehors de l'église. Il y a en tout 397 marches 256 jusqu'à la première galerie. Dans la tour du S. est le bourdon de Notre - Dame , une des plus grosses cloches qui existent , pesant 12 500 kilos, et une cloche rapportée de Sébastopol, qui ne sert pas.
La PLACE DU Pabvis- Notée -Dame (pi. R. 22; V) , devant la cathédrale, est maintenant dégagée et décorée d'une Btatue de Ohar^ lemagne, k cheval, conduit par deux hommes d'armes, hronze d'après Rochet. Du pont voisin part, sur la rive g., un nouveau tronçon de la rue Monge passant à la place Maubert (p. 234).
L'Hôtel-Dieu (pi. R. 22; V), auparavant du côté S. du Parvis- Notre-Dame, a été reconstruit auN. de 1868 à 1878, par Diet. C'était le plus ancien hôpital de Paris et peut-être de l'Europe, fondé en 600, 80US Clovis IL Le nouvel Hôtel-Dieu est parfaitement organisé et n'a que le défaut d'avoir coûté fort cher : 22 millions d'expropriation et 23 de construction. Il compte 559 lits et il y a deux chaires de clinique médicale et deux de clinique chirurgicale.
L'Assistance Publique possède 15 grands hôpitaux: Hôtel -Dieu^ Pitiés Charité y 8t -Antoine, Necker^ Cochin^ Beai^on, Larib&iêière^ Tenons Laënn«e, St-LoftiSy Riccrd (du Midi), de Louràne, des EitfanU-Malades et Troutteau, aussi pour les enfants (situations, v. l'Indicateur dans Tappendice). Ils comptent ensemble 8753 lits, non compris les lits supnlémentaires. Il en sort annuellement en moyenne 45 à 50000 hommes, m à 40000 femmes et 16 à 18000 enfants. Le nombre des décès y est en moyenne de 7000 pour les hommes , 50UO pour les femmes et '9000 pour les enfants.
Derrière la cathe'drale, sur remplacement de Taucien archevêché, converti en square, 8*élève la fontaine Notre-Dame petit monument gracieux, de 16 à 16m. d'élévation, érigé en 1845 sur les dessins de Viçoureua: dans le bas , un double bassin , où l'eau est vomie par des dragons que terrassent des anges, et au-dessus un petit édicule gothique, renfermant une statue de la Vierge avec l'enfant Jésus.
A quelques pas de là, à Textrémité de Ttle, se trouve la Hoffuê, le bâtiment ou sont exposés les morts inconnus trouvés dans la Seine ou autre part, afin qu'on en puisse constater l'identité. L'entrée est publique. Les corps sont d'abord mis dans un appareil frigorifique, qui les fait geler à 14 ou 15**, puis dans la salle d'exposition, qui est maintenue à la température de 4<* au-dessous de zéro , et ils se conservent là , avec les couleurs naturelles, au besoin pendant trois mois. On y expose chaque année en moyenne 800 cadavres , dont env. I/7 de femmes.
Ecole de M/d. PARIS. Rivt g, 9. 219
L'U* li-Lraâi (pi. B. 33; T), à TE. de la Cité, de l'autre côté de la Xorgae, e«t en coin paiaible, inanimé, au milieu de ee Paris si j^gité. On y remarque tout au plus quelques vieux hôtels, surtout le bel hôtkl Lam- BBST, à rautre extrémité, rue St-Louis, 3. Il a été construit au xviic g. par Ltvau^ pour te président Lambert de Thorif ny, et déeoré de peintures par Lebrun et Ltêtuur. Les principales compositions de ee dernier sont au Louvre (p. 116) \ mais on y admire encore la galerie de Lebrun, avec son plafond , le Mariage d^Hereule et d'Hébé. ' L'hôtel appartient maintenant à la famille Csartoryski, qui en permet la visite. — A côté passe le boul. Henri IV (p. 60) et à dr. est le pont SuUp^ qui aboutit sur la rive g. au boul. 8t-0ermain (p. 220), à côté de la halle aux vins et près du Jardin des Plantes (p. 351).
IL De U Cité aa moiée de Olnnj.
Fntaine 8t-Xi«hel. 8t-ftéverin. Seola de Kéd«eine.
En passant de la Cité à la rive g. par le boul. du palais de justice, on traverse le petit bras de la Seine au pont St-Michel (pi. R. 19; K), reconstruit en 1857. Belle vue de là sur Notre-Dame.
Le boulevard St-lliohel, de Tautre côté, est Tartère principale de la rive g. ; il fait partie de la grande ligne de boulevards traversant Paris de la gare de l'Est au carrefour de PObservatoire (v. p. 64).
A dr., sur la place Si- Michel, s*élève la fontaine St-Michel, fontaine monumentale de 26 m. de haut sur 15 de large , érigée en 1860. Elle représente un arc de triomphe du style de la renaissance. Au milieu est un St-Michel terrassant le dragon, groupe en bronze par Duretj sur un rocher artificiel d'où jaillit une cascade, qui retombe dans trois vasques flanquées de deux griffons. De chaque côté, des colonnes en marbre rouge supportent des statues de la Vérité, la Prudence, la Force et la Justice, aussi en bronze. Ce monument, adossé à une maison, a le défaut d'être trop plat.
La première rue qui s'enfonce à g., après la fontaine, dans un eoîn du vieux Paris maintenant aussi en transformation, conduit à Tégltse St-Sérerin (pi. B. 19 v F), une des plus anciennes de Paris. Elle est surtout des xiii® et xv^ s. Sa façade originale se compose d'un portail du xiii^ s., qui provient d'une autre église, et d'une élégante tour du xvC s. On remarque particulièrement à l'intérieur les nervures des voûtes , le triforium, des vitraux des xve et xvi^ s. et les peintures murales des chapelles , exécutées de nos jours : à dr., St Jean-Baptiste , par Paul Flandrin; Ste Anne et la Vierge, par Jleim et Signol; 8t André et St Pierre, ^9,v Schnetz etBiennoury; Jésus et les saintes femmes, par iftira^- St Jean l'Evangéliste , par Hipp. Flandrin^ ses premiers essais de peinture murale; Ste Geneviève, i^r Alex. Heue ; les deux saints Séverin, l'un guérissant Clovis, l'autre donnant l'habit religieux à St Cloud, par Cornu. Les chap. du fond, consacrées àl7.-D. de TEspéranee et àN.-D. des Sept- Douleurs, renferment des sculptures et des ex-voto. Dans les autres, en revenant vers l'entrée: Mgr de Belzunce et St Jérôme, par Oér&me; St Louis, par Lenoir; St Charles Borromée, par Jobbé-Duval; St François de Sales, par MoHez, et St Vincent de Paul, par Riehomme.
Un peu plus loin, près de la rue Monge (p. 334), la vieille petite église St-JnUen-le-PauTre (pi. B. 19-22; V), qui était la chapelle de l'ancien Hôtel -Dieu. L'entrée est au n^ 11 de la rue du même nom, par une vilaine cour. C'est un édifice du style goth. de la fin du xii^ s., simple à l'extérieur et qui n^a plus ni portail ni tour, mais dont le ehœur et les absldloles latérales sont remarquables. Elle est maintenant aflTectée au culte catholique grec et n'est guère ouverte que dans la matinée, de 6 h. à 10 h. On peut y assister à des cérémonies fort intéressantes.
220 Rive g. 9, PARIS. Mmee de Cluny.
Le boul. St- Michel croise le boulevard St - Germain à env. 200 m., près des Thermes et de Thôtel de Cluny, dont il sera question plus loin. Ce boulevard transversal , dont la partie de dr. est achevée seulement depuis 1878, relie maintenant par la rive g., avec le houl. Henri IV, la place de la Bastille à celle de la Concorde, distantes par là d'env. 4Ô00 m. II complète les Grands boulevards, mais il est loin d'en avoir l'importance. Cependant le carrefour formé ici par les deux boulevards est un des points les plus fréquentés de Paris.
L'Eoole de médeeine (pi. R. 19; F), dont on aperçoit la nouvelle façade dans la partie de dr., forme un vâstè corps de bâtiment entre le boulevard et la rue de TÉcole-de-Médecine. La façade du nouveau bâtiment sur le boulevard , par Ginain, est dans le style sévère du palais de justice sur la place Dauphine, du nouvel hôtel des postes, etc. £lle a deux cariatides par Crauk, la Médecine et et la Chirurgie. La partie ancienne date du xviii^ s. Elle a une belle cour, précédée d'une galerie à deux rangs de colonnes ioniques , et au fond de laquelle est une statue en bronze de Bichat (1771-1802), l'anatomiste, d'après David d'Angers.
De l'autre côté de la rue se trouvent encore une vaste dépendance de construction récente , Vecole pratique (laboratoires)^ et, à g., l'anc. réfectoire du couvent de cordeliers où se tint le club de ce nom, sous la Révolution , et qui contient maintenant le musée Dwpuytrerif collection pathologique très curieuse.
La bibliothèque de TEcole de médecine, riche d'env. 90000 vol., est ouverte aux médecins et aux étudiants les jours non fériés de 11 h. à 4 h. et de 7 h. Vs ^ 10 h- du soir, sauf durant les vacances (sept, et oet.>. Outre le musée Dupuytren mentionné ci-dessus, TEcoIe possède en outre un muêée d^anatomie comparée^ dit musée OrySto, du nom de son fondateur (m. 1853). Il est ouvert comme la bibliothèque.
Sur le terre-plein à VO. de l'Ecole de médecine, du côté du boulevard, une statue de Danton (1759-1794), en organisateur de la défense nationale, par Paris.
L'hôtel de Cluny, dont la porte est du côté opposé au boul. St- Germain, rue du Sommerard, 14 (pi. R. 19 ; V; entrée, v. ci-dessous), occupe en partie l'emplacement du palais romain construit, dit-on, par Tempereur Constance Chlore, pendant sa résidence en Gaule, de 292 à 306, où Julien fut proclamé empereur par ses soldats en 360 et dans lequel les rois francs résidèrent avant d'aller habiter la Cité. C'était encore un édifice important en 1180; aujourd'hui il n'en reste plus guère que les salles de bains ou les Thermes, à l'état de ruines (v. p. 228). Il appartint dès 1340 à la riche abbaye de Cluny, dans le Maçonnais, et les abbés firent construire sur ces ruines , aux xv^ et XVI® s., Vhôtel de Clway actuel, un des édifices les plus élégants du style gothique tertiaire mêlé de renaissance, et presque entièrement conservé dans sa forme primitive. La Révolution fit de l'hôtel, comme de tous les biens ecclésiastiques, une propriété nationale , et en 1833 il passa entre les mains d'AZcr. du Sommerard,
Muêee de Cluny, PARIS. Rivt g. 9. 221
infatigable archëologae, qui y commença la précieuse collection qu'on y admire aujourd'hui. A sa mort (1842) , le gouvernement fit l'acquisition de l'hôtel, avec sa collection, et le réunit aux Thermes, qui lui avaient été oiferts par la ville de Paris.
Le bâtiment principal et ses deux ailes ont de belles fenêtres à croisillons , une jolie balustrade à jour et des lucarnes à frontons admirablement découpés. La façade présente encore une tour à pans coupés et l'aile gauche quatre grandes arcades en ogive.
Le musée de Gluny et de« Thermes est public tous ses jours, excepté le lundi et les jours de fête réservés , de il h. à 5 b. en été (1^' avr.- 1®' cet.) et 4 h. en hiver. Catalogue: broché, 4 fr. ; relié, 5 fr. Il y a à peu près partout des étiquettes. Vestiaire dans la V^ salle.
Le *miuée de Climy se compose de produits artistiques et in* dustriels anciens de toutes sortes. Le nombre des objets est si grand (plus de 11 000 num.), qu'une seule visite ne suffit même pas pour juger des plus importants.
Ssc-Aê-ehanttMe. — I'® balle : sculptures diverses; clôture en bois sculptée, du xv® s. ; colleetien de po4d9 et de mesures, etc.
11^ 8AU.E. A l'entrée, à dr. et à g., des bancs goth. à dais, auxquels on a ajouté des étagères supportant des bustes reliquaires et quantité des jolies statuettes et de petits groupes religieux en bois, des xv*^ et xyi® s. Dans les vitrines , une importante collection de chaussures d'Europe, d'Afrique, de Chine, du Japon, de l'Inde, d'Ame tique, etc. Aux mur», d'autres sculptures en bois. A la 2^ fenêtre de dr., un coffre de mariage du xvi^ s. — La chemiaée, en pierre, a des hauts - reliefs de 1562. A dr. et à g., des coffres flamands du xyi® s.
III* 9AZ«LE. Du côté de l'entrée : •709 , grand retable en bois sculpté, peint et dqré, de la fin du xv® s. ' *712, retable flamand en bois sculpté , peint et do^é , du xvi® s. 816, 788, Stes Femmes et Mater dolorosa du xvi^s. Au milieu, 14!22, un lutrin goth. allemand de la fin du xv^s. Aux fenêtres, des deux côtés, des médailles. A l'autre mur : s. n^, un *retable encore plus grand et non moins beau que celui d'en face ; 715, le Calvaire, triptyque en bois sculpté du XVI® s.; ^710, grand triptyque en bois sculpté, peint et doré, avec'sujets en peinture , ouvrage allemand de la fin du xv* s., sur une crédence française des xv®-xvi® s.
IV® salle: meubles des xvi* et xvn® s. ; médailles et jetons de l'histoire de France et de Paris; cheminée du xvt® s., avec bas-reliefs représentant Actéon changé en cerf.
V® SALLE, collection Audeoud, donnée au musée en 1885. Elle se compose d'objets d'art italiens et espagnols des xvii® et xviii® s., parmi lesquels on remarque d'abord une ♦Adoration des mages qui compte plus de 50 statuettes revêtues de riches costumes, aux figures expressives et bien groupées, ouvrage napolitain. Il y en a une ♦autre plus petite , maïs aussi fort remarquable, dans le coin à dr. Ensuite une grande vitrine contenant quantité de •statuettes peintes et des groupes, comme le Massacre des Innocents et la Cène.
222 Hive g. 9,
PARIS
Musée de Cluny.
Dans le fond, un «dessus d'autel en forme de temple ouvert, richement sculpté et tout doré , avec un St Antoine de Padoue tenant Teufant Jésus , ouvrage espagnol. Beaux meubles sculptés ou avec incrustations et peintures. Glaces richement encadrées, l'une d'elles ayant de plus , au milieu , une Vierge et des tètes d'anges en relief. Petites sculptures ; fragments de lit espagnol , de tentures de cuir, etc.
Cosbidob: peintures italiennes des xiv^-xvi^s.; éléments d'un retable espagnol du zv" s. et beau retable peint non catalogué.
VI® SALLE, avec galerie accessible seulement du 1^ étage et avec des portes donnant sur le jardin (p. 228) et sur les Thermes (p. 228) : êCfUj^ureêj surtout des sculptures religieuses , statues, bas-reliefs
Jardin. — G6t4 du btntorard St-Omniiain. — Jardin.
Sortie " ^lï*' î Ï-IX- Salles du rez-de-ehaussëe.
J^erx:t!j 1-12- Salles du premier étage.