VI -1 %hhm;i ■«■« Portes du prexmter étage
et ornements. A dr., des tombeaux de grands-maîtres de 8t-Jeande Rhodes. Aux murs, plusieurs «retables de l'abbatiale de St-Denis, du xiv^s., et un de St-Germer (Oise), du xiu^s.^ des statues du xiv^ s., des bas-reliefs en albâtre de même époque , etc. Sur des meubles, des groupes et des statuettes remarquables, surtout un Couronnement de la Vierge du xv® s., 5 magnifiques «statuettes de pleureurs du tombeau de Philippe le Hardi par Claux Bluter , à Dijon (fin du xiv^ s.) , et une Présentation en marbre du xiv^ s. Au-dessus, des tapisseries du xv^ s. Du côté de l'escalier, un grand retable en terre cuite du xv^ s. Au milieu: l'Ange de l'annonciation, ouvrage italien du xiv® s. ; plusieurs Vierges, St Jean et un Apôtre, des xiv*^ et xv® s. ; une Vierge au calvaire du xvi^ s., etc.
VIl^ SALLE, à g., aussi avec galerie au l^'^ étage. Aux murs, 3
UiM^e de auny. PARIS. Rive g. 9. 223
magnifiques *tapi8seTi68 de Flandre, du eommencement du zti^s., faisant partie d'une série de 10 tapisseries qui ont pour sujet Thistoire de David et de Bethsabée. Dans des vitrines, une coUeetion d'ornements d'église, d'étoffes anciennes, de guipures, de vêtements, de coiffures, etc. Tout autour encore des sculptures remarquables : 283 (à l'entrée), un Prophète; 284, la Grammaire; s. n^, une ^Vierge; 282, l'Astronomie ; 298, un Saint personnage; ♦460, Flore, en cariatide, toutes statues du xvi® s. ; *448, groupe de marbre, les trois Parques, attribué à O. PUon, avec bas-relief de son école au piédestal ; *2ôl. Vierge avec l'Enfant, du xv"^ s. 461, 463, 462, la Salutation angélique , la Reine de Saba , le Jugement de Salomon , bas-reliefs du rvi*s. ; — 479, la Mise au sépulcre, œuvre italienne du xviï® s. ; 457, le Christ apparaissant â la Madeleine , bas - relief flamand du XVI® s. ; 4Ô6, 449, le Sommeil, Ariane abandonnée, du xvi^ s. ; 277, Vierge de la fin du xv*^ s. ; s. n®, Génie funèbre par G, Pilon ou Ponce Jacquo, du xvi® s. ; 279, Vierge du xvi* s.
VIII® SALLE. Suite des tapisseries, des ornements d'église, des tissus, des guipures, etc. ; ♦tentures, manteaux et colliers de l'ordre du St-Esprit, créé par Henri III en 1579. Au milieu, un *fanal de galère vénitienne , du xvi® s. ; deux belles colonnes monolithes du XVI® 8., supportant deux statues du xv®s.; en deçà, des fragments du palais des Tuileries. A dr. et à g. de la salle : des statues des XVI® et et xvn® s., des bas-reliefs du xvi® s., dont un de la chapelle du château d'Anet, et surtout, à g., une partie de cheminée par a de Vriendt.
IX® 8ALLB : vùUurt$ de gala des xvn® et xviu® s. , traîneaux, haniais de luxe, chaises à porteurs , etc. ; surtout ♦quatre carosses complets, le premier, à dr. (6951), d'origine italienne, ayant, dit-on, appartenu au pape Paul V (Camille Borghèse; 1605-1621); le deuxième d'origine française (xvm® s.) , les autres aussi d'origine italienne, également fort riches et ornés de peinture.
Premier étaga. — On monte au premier du isorridor entre les salles VI et VII, par un escalier en bois portant les armes de Henri IV, qui provient du palais de Justice.
Corridor: armes et armures disposées en panoplies.
1^ SALLE, à g,, faïences françaûeif flamandei, hollandaises, grès, etc., des xvi®-xvni® s. l'® vitrine à g. : fiJîences françaises de Lille , Sinceny et autres ; vase réticulé de Mfinden. 2® vitr. : grès allemands et limbonrgeois. 3® vitr. : ♦fafences de Palissy et d'Oiron (xvi® s.). 4® vitr. : de Sceaux, Paris, Niedervillers, Strasbourg, MarseillC; Alcora (Espagne) et Moustiers. 5® vitr. : ♦de Rouen. 6® vitr. : de Nevers. 7® vitr.: faïences hollandaises (Delft). 8® vitr.: divers; 3962, pièce de maîtrise allemande. Carreaux de revêtement.
2® 8ALLB, en face, *faïences italiennes des xv®-xvni® s., magniflque collection, exposée dans 8 grandes vitrines et classée par ateliers : de dr. à g., 1'® vitr., Faenza ; 2®, ChaiEagiolo et Deruta; 3®, Derut«; 4®, Gubbio, Castel-Durante; 5®-7®,Urbino; 8®, Venise, Castello
224 Rive g. 9. PARIS. Musée de auny.
et Castelli. — Au-dessus et à côté de la 6® et de la 7® vitr., des bas - reliefs en faïence émaillëe de Luca delta Rohhia et de son ëcoie (xv® s.).
3* SALLE, à dr. de la l'®. Tout autour, des ^tapisseries du xv® s.', celles du bas dites de la Dame à la Licorne, celles du haut représentant rhistoire de St Etienne martyr et Finvention de &%s reliques. Belle cheminée en pierre sculptée du xvi® s., THistoire de la Santa Casa de Lorette, d'une maison de Rouen ; plafond de cette maison et belles portes en chêne. Ensuite de V orfèvrerie^ une riche collection d'emawx (v. p. 122), des verres, etc.
10 vitrine, près des fenêtres : ^orfèvrerie d^égliset surtout des eh&sses, des couvertures de livres, des croix, des crosses, etc., des zii® et xiii^ s> — 2® vitrine : *émaux peints du xv® s. \ *4578, un Calvaire , de Nard<m Pénicaud,\ de 1508. — S» vitrine, *émaux de Limoges des xvi« et xvii« s. : ^4617-4639, de grands médaillons ovales représentant des scènes de la Passion par Lion. Litnoutin; 4690, le Baiser de Judas; «4579, Eléonore d'Autriche, femme de François 1^^ \ les portr. non num. du duc et de U duchesse de Guise, aussi par Lion. Limousin; 4594, 4595. 4691, 4596, 4593, coupes et coffret par Pierre Reymond; 4699, 4600, 4596, 4697, coupes par /«a» Courtepê^ etc. — 4^ vitrine, suite des *émaux ; *4589, cabinet de deuil de Catherine de Médicis et plus de 90 autres émaux de moindres dimensions, par Jean II et Jean III Pinicaud^ J. et P. Courteys^ J. Limousin, Couly Noylier /"*, Noy- Uer 11^ Suzanne Court, etc. — 6^ vitrine, suite des *émaux, une centaine, surtout de P, Beymond, 4639-4654, seize st^ets tirés de Thistoire de la Vierge et de la Passion ; puis de P, Courteps^ des Laudin (4706, Ste Catherine), de Bapt, Nouatther (4708). Dans le haut de la vitrine : 4606, Moïse, par P. Pinieaud; 4610, le Jugement de Pftris, par L. lAmouein; 4611 et 4612, Avril et Octobre, par P. Reymond, etc.
Dans les 2 vitrines du second rang, des verres de Venise. Ensuite, une collection de bois sculptés provenant de meubles; puis, au fond, encore 2 vitrines avec des verres : dans celle de dr. aussi des verres de Venise, surtout le bassin et les plats 4779 à 47S3, à sujets peints, du xvi^s.; Psyché apportant à Junon le vase de Proserpine, Dalila et Samson, Junon et Isis, la Naissance de Baechus; dans celle de g., des verres d*AUemagne, des Pays < Bas, etc. Entre les deux, une statue de Pandore sur un eippe où sont représentés le siège et la prise de Troie. Au mur, 9 grandes plaques d*émail sur cuivre, représentant des divinités et des allégories, par Pierre Cowrteys, de Tancien château de Madrid au bois de Boulogne (p. 146): ce sont les plus grands émaux connus (1 m. sur 1 m. 65).
4^ salle: ^faïences hispano-moresques j à reflets métalliques, desxiv^-xYii^s., ^X^faïences de Rhodes {JLUiàos), de la même époque, faites par des ouvriers persans.
Ô^ sallb: au milieu, un volet de triptyque de l'école flamande, de 16S2 , le donateur avec son patron et un empereur délivrant une charte de fondation abbatiale; à g. de la cheminée, qui est duxv^s., Marie-Madeleine à Marseille, par le roi René de Provence (xv® s.) ; dans le coin, la Visitation, de Técole flamande du xvi^s. , et divers autres tableaux, la plupart de Técole italienne du xv®.
6® salle, l '^ vitrine, in struments de musique : psaltérlon, mando - Unes, pochettes de maîtres a danser, violon d'Amati. 2® vitrine (milieu), collection de reliures. 3® vitrine , collection de coffrets. Contre le mur, un «cabinet vénitien du xvi®s., représentant une façade de palais à coupole , plaquée de nacre et d'ivoire , ornée de peintures , garnie
Musie de Œuriy. PARIS. Rive g, 9, 225
de statuettes en bronze ciselé et doré , etc. ; un cabinet florentin du xvn® s. , décoré de mosaïque en pierre dure et de matières précieuses, ayec applications d'écailies, et 3 bureaux italiens de la même époque, avec Incrustations d'étain. Au mur, un portr. de Charles- Quint, de l'école de Janet; les Pèlerins d'Ëmmaiis et Tlncrédulité de St^Thomas, peinture sur soie à Teau d'œuf , de Técole de Ferrare dii xv^s'., et d'autres peintures anciennes, plus une mosaïque du x\^ s., par David Ghirlandajo.
7® sallb: dressoir flamand richement décoré, du xvn^ s. , contenant des faïences, des grès, deux vases anciens de la Chine, à émail cloisonné , etc. ; grand cabinet de même origine et de même époque. Cette salle a aussi un plafond peint du xvn® s.
8^ salle: grand lit à baldaquin du xvi® s.; 1431 , 1432, sur les côtés de ce lit, cabinets français du xvi® s. A dr. de la cheminée, 1424 , armoire de Fabbaye de Clairvaux , du xvi® s. (Henri II). En face des fenêtres : 1425, 1426, cabinets du xvi® s. Vitrine du milieu, manuscrits avec miniatures des xiii®-xti® s., en particulier des portraits de Christophe Colomb (n® 1817) et de Bernard Palissy. Dessus, des statuettes et, 743, une Vierge en bois du xv* s. A la 1'® fenêtre : coutellerie, garnitures détrousses de veneurs dttxvi^s., en fer gravé et doTé , etc. A la 2® fenêtre : râpes à tabac en bois sculpté et en ivoire, du xvii® s. ; jeux de dames et de trictrac des xvi* et xvii® s. ; peignes en bois duxvi® s., tabatières en ivoire du xvii® s. (1189, etc.), beau bas-relief en bois représentant un combat entre deux femmes, boîte, casse-noîsettes et gaines de couteaux en bois des xvii® et xvi*^ s,
é SALLE, surtout des ivoires. — - Petite vitrine de dr., au milieu ; 1033, 1034, restes de boites du vi^s.; plaques de livres et autres du V® ou VI® s. au xn®; 1035, le Christ bénissant le mariage d'OthonlI, empereur d'Allemagne, et de Theophano, fllle de Romain II, empereur d'Orient (973) ; 1041 , 1042 plaques à deux faces , avec des sujets mythologiques et des sujets chrétiens, des x® et xi^s. ; coffrets des x®-xin® s — Grande vitrine; 1052, dans le haut, châsse de St-Yved, en ivoire, du xii® s. ; 1037, Vierge du x® s. ; s. n°, 2 autres Vierges du XIV® et du xvn® s. ; s. n®, Adam et Eve, bois, par Francheville (?), du xvu®s.î 1106, Ste Catherine, du xv«s.; 5296, 5297, têtes de lion en cristal de roche, du in® ou du rv® s., trouvées dans une sépulture au bord du Rhin , comme la figure qui est entre les deux (1032), une statuette en ivoire avec les attributs de plusieurs divinités. Côté g. de la même vitrine: ♦1113, la Vertu châtiant le Vice, groupe attribué à Jean de Bologne, sur un cippe du xix® s. ; 1 153, au-dessus, Manneken-Piss, ip&t Duqtiesnoy, auteur de celui de Bruxelles (1619). Derrière : 1060, châsse décorée de 51 bas-reliefs tirés de l'Ane, et du Nouv. Testament, du xiv® s.; 1090, cofTret du même genre et de la même époque; 1087, 1061, Vierges du xiv®s. Vitrine de g. ; médaillons en cire et médailles , le n^ 1298 représentant Marg. de Valois, reine de Navarre (1580). Du côté de l'entrée : 1459-1463, meubles en ébène sculptée, du xvii® s. ; 1057 (à g.) , coffret vénitien
BsBdeker. Paris. 10« édit. 15
226 BiV€ ç, 9. PARIS. MuUe de Cktny.
du xiu^s.; 1689i, 1688, scènes de U vie de Ste Ursule, ^r laraël van Meekeinen, del'4cole deCk>logne au xv^s.; 1056, «offret vënitien du xui^ 8. — 1'^ fenêtre du cote du jardin, quenouilles et ftiseftux. sculptés, du xvi^s. ; ceinture de chasteté. Entre les fenêtres, «n meuble en ébène sculptée, du xvii^s. Au mur du fond, 1^7, grand cabinet en ébène du xvn^s., ainsi que les statuettes, du bas. Pans les vitrines sur les côtés, des statuettes, des bustes, des œéd&illons, des bas-reliefs en ivoire des xvi®-xviii® s. — 1*^ fenêtre du, côté de la cour: 1081, retable en forme de triptyque, décoré de basreliefs en ivoire (xrv^s.), et divers, autres bas-xelieDi en iTOire, aussi fort remarquables, des xiv® et xv® s., quelques-uns découpés à Jour et d'une très grande finesse, par ex. le n^ 1177, un petit diptyque du xvlt® s.; dont les côtés sontgrands comme des coquilles de noix et renferment 102 figures. 718, triptyque en bois sculpté, ouvrage espagnol du xvi® s. Entre les fenêtres , 1079, oratoire des duchesses de Bourgogne, du xr?® s. — 2^ fenêtre; au milieu, 1058, bâton pastoi^, tauouférulaenbuisduxm^s.; 1062 et, à dr,, 1063- 1066, scènes de la Passion et légendes, du xiv® s. ; feuillets de diptyques des XIV® et xv® s. ; à g., 1065, partie de boîte à miroir du xni^s., avec St Louis et la reine Blanche; 1082, diptyque du xiv® s., huit scènes de la Passion ; 1096 , 1097, diptyque et triptyque du xv® s. ; 1074, grand diptyque du xiv® s. ; 1104, baiser de paix du xv® s.
10^ SALLE : ouvrages en fer, serrurerie, bronzes, etc.
1^ vitrine du edté de la eour, serrures, beartoini, etc., des xv^'XMU^ «. \ coffret-écritoire en fer damasquiné d'or et d'argent» du ztii^ s. — 3® vitrine, 5219 à 5346, reproduction du trésor de Hlldesbeim (Allemagne), 90 pièces d'ai^nterie antique trouvée en 1868. — d^vitrine: serrures, elefs, verrous, eadenas, ete.., desxiv^s-xviiiea. 4® vitrine, au mur du fond: M», corne à boire allemande du xt^s. ; 5708, étriers de François I®>^ ^ 5003, statuette de Ste Catherine de Bologne, du xvii*; 5073, calice français du xvii* s. — 1386, coffre vénitien du xvie s. 5114, miroir dans une monture en fer damasquiné de Florence, du xvi® s. 5106 à 5106, panneaux en cuivre repoussé et doré^^ provenant d^une chapelle , travail italien du xvi^ s. — 5« vitrine: 5189, 5190. aiguière et bassin en étaln, par Fr. Briot, et d^ autres ouvrages du même genre ; 5013, gobelet en argent du xvi« s., figuré par une femme en costume du temps. — 6^ vitrine, du côté du jardin -. plaques de serrures, verrous et heurtoirs du xyi® s. —7© vitrine : 6599, ceinture de chasteté à double usage, ouvrage italien ; 7319-7321, coupoirs à bétel, ouvrages orientaux; 5711, pièce d*armure du xvi^s.; 5967, clavandier du règne de Louis XV. — 1371, sur une erédenee du xvie s., bas -relief en fer de la même époque, les Vierges sages, ouvrage italien. — 8^ vitrine : ♦serrure et •clefs fort remarauables du xviCs. — Devant la cheminée, 6064, coffre du xviie s. — 9* vitrine , coffrets en fer. A dr., mesures en bronse. Autre Uble : chenet italien du xvi® s., serpents du xvii® s. — lOt^ vitrine: heurtoirs en bronze; 5853, verrou du xv^s. ; 6136, ceinture de supplice, etc. A g. et à dr. de la vitrine, des fonts d^une église des environs de Hambourg, en métal de cloche, du xiv® s., et une cuve baptismale en plomb, aussi du xives. Autre côté de la vitrine: gril, support de potau-feu et autres; 5844, serrure de maîtrise; fers à repasser, etc. *Banc d^orfèvre et ses accessoires, ouvrage allemand de 15to, à marqueteries et seulptures, les pièces en fer couvertes de fines gravures. Sphère céleste iUlienne de 1503. Au plafond, une lanterne du xvie s., aux armes de Lorraine.
11® SALLE, *orfèvrerie, etc. Vitrine a dr. en entrant du côté du jardin: riche collection de cuillers, de fourchettes et de n^essaires
Musée de Ûluny, PARIS» Rive g, 9. 2^7
des xvi^ et xvu® s. ; escarcelles de la même époque ; trousses diveirses. — Vitrine sulv., une nef en bronze doré et émaillé, garnie de figures mobiles: Charles-Quint (en or), sa cour, des musiciens, etc., avec des mécanismes pour faire partit les boucbes à feu , etc. , très belle pièce du xvï® s. Autre vitrine : montres des xvii® et xvin* s., bagues diverses, dont quelques-unes énormes, du tv^s. 5129, miroir (fermé) du XVI® s. ; 5278, portr. de François 1®'. Au mur et en face , 6 tapisseries de Flandre du commencement du xvi® s.
Vitrine du milieu, •♦9 couronnes d'or trouvées en 1858 à Guerrazar, près de Tolède, en Espagne. La plus grande, rehaussée de perles, de saphirs orientaux, etc., est, comme l'indiquent les lettrés formant l'inscription, qu'on y aura ajoutée pour en faire un ex-.voto, celle du roi Reccesvinthus, qui régna de 649 à 672; le n** 4980, celle de Sonnica, la reine (?). — Vitrine de g. du côté du jardin ♦5014 à 5017, châsses du xv* s., la l** française, la 2" de Hans Qreiff, de Nuremberg , les deux autres aussi de fabrication allemande ; 5006, la rose d'or de Bâie, donnée par Clément V au prince-évéque de <iette ville(xiv*s.); 1067, crosse en ivoire, des xiv* et xv*s.; 5022 à 5029, reliquaires et ostensoirs du xv^s. — Vitrine de dr. du même côté: 5042, grande croix double en cuivre doré, formant un reliquaire et richement ornée de filigranes et de pierres fines, très bel ouvrage de Limoges du xm* s. ; ^5044 , croix processionnelle italienne très remarquable, du xiv* s., en argent repoussé, ciselé, doré et émaillé, ayant aux extrémités des statuettes de la Vierge, St Jean, St Pierre, la Madeleine, etc. ; 5043, croix archiépiscopale en filigrane d'argent doré, ornée d'une grande quantité de pierres fines, de perles et de pierres gravées antiques et présentant huit petits reliquaires, ouvrage de Limoges (Xin®s.); 5019, reliquaire italien du xv® s.; calices du xv* s.
A la 1'® fenêtre : •5299, jeu d'échecs en cristal de roche, dans le style allemand du xv® s. ; autres objets en matières précieuses , la plupart des xv®-xvii® s. ; 5298 (à g.), tête d'enfant en calcédoine saphirine, haut-relief antique, avec monture du xv^.s.^Ala 2® fenêtre : plusieurs torques et autres objets gaulois en or massif, trouvés près de Rennes en 1856; 4989, insigne militaire mérovingien, en or, extrémité d'un ceinturon ; 4990 , fourreau d'une épée mérovingienne montée en or, avec garde en bronze; 1040, couverture d'évangéliaire en ivoire , montée en jfiligrane d'or , du x^ s. ; 5041 , croix à double branche du xin® s., en argent doré, rehaussée de pierreries, de filigranes et d'ornements en relief; ♦ÔIOS, prix de l'arbalète, en argent repoussé, doré, ciselé et gravé, ouyrage allemand de la fin du xv^ s. ; 5098, 5076, ceinture en argent ciselé et dorré, grand fermail en argent doré et émaillé, ouvrages allemands du xiv® s., etc.
Au mui du f(md, iw* devant d'autel en or^ à hauts-reliefsau repoussé, donné par l'empereur Henri II (m. 1024), à la cathédrale de Bàle, probablement i'ceurre d'attistes lambards. La tapisserie et le tapis, des xvi® et xvii" s. proviennent aUôsi dd TBâle.
228 Bivt g, 9, PARIS> Muiee dà Cluny.
^ Vitrine voisine du côte de la cour: astrolabes, boussoles, horr loges des xvi® et xvii® s. ; trousse d'architecte allemand du xvi® s., etc. — Vitrine suiv. : couvertures d^évangéliaires, figures d'applique, et Cène en, cuivre repoussé et doré avec émaux, ouvrages de Limoges desxu^ et xiii^ s. ; navettes à encens, chauffe-mains des xiu® etxvi^s., reliquaires italiens des xiv® et xv® s., crosses d'abbés des xn®-xiv® 8.„ ostensoir et calice du xv* s.
On retourne sur ses pas jusqu'à la salle au lit à baldaquin (8^.
12^8ALLB, à dr. ; autre lit à baldaquin, du château d'Efflat (Puyde-Dôme) , du xvn** s. ; à dr. et à g. , Vénus et l'Amour, portrait de Diane de Poitiers, et Lever d'une dame de la cour, par le Primatice et de son école (xvi^ s.). Sur la cheminée, 937, J.-G. bénissant le monde, statue par Duquesnoy. A la fenêtre, des moules à pâtisserie allemands et français des xvi*^-xviu®s.
. Ensuite l», *chapelle , construction goth. d'un style très riche, avec un pilier au centre. A g., un grand retable flamand du xv^ s. En face, des siège et stalles gothiques. A la place de l'autel, dans une abside en encorbellement , une grande châsse en bois du xv® s. Au fond, un Christ en bois sculpté de grandeur naturelle, duxii^ s. ; des statues de la Vierge et de St Jean, provenant d'un calvaire italien dii xni® s., et une porte en bois du xv® s.
liCS Tbermeif ou ruines des bains du palais des empereurs romains à Lutèce (p. 218) , sont du côté du boul. St-Michel. On jugera des dimensions que devait avoir le palais par ces immenses salles de bains, dont l'une a 18 m. de haut, 20 m. de long et 11 m. 50 de large. L'architecture en est simple, composée d'un appareil carré mêlé de chaînes de. briques superposées symétriquement^ mais elle est d'une solidité â toute épreuve , car il y avait sur les voûtes au siècle dernier et jusqu'en 1810 un jardin suspendu, dont le poids et l'humidité n'ont pas même entamé la maçonnerie. Les antiquités qu'on y voit offrent en général peu d'intérêt. A g. , une statue de l'empereur Julien , en marbre grec , trouvée à Paris. En facQ, dans une partie plus basse de la salle, où était la piscine, une mosaïque de l'époque gallo - romaine. Cette salle est l'ancien friçidarium ou bain froid; la partie du côté du boulevard, maintenant sans voûte, était le tepidarium ou bain chaud.
Le jardin ou square Cluny , où l'on n'entre que par la cour de l'hôtel, renferme des sculptures provenant d'édifices, notamment un portail roman de l'anc. église des bénédictins d'Argenteuil. Contre l'hôtel, un moulage de la belle Vierge de Notre-Dame de Paris. ' Le boul. St-Germain passe 300 m. plus loin à la place Afaubert, où est le monument d'Et. Dolet (p. 234).
m. Du MuB^ de Cluny au Ptiath^on.
8«rb<m]ie« Oollège de Frauee» BibUoth^ll• Sie-Oeaevièv*. St-Stiemie-dn-Xonti «te»
En remontant la rue de la Sorbonne, en face de l'hôtel de Cluny^ on se trouve en face des nouveaux bâtiments de la Sorbonne.
Sorhonné. PARIS. Miveg.9. 7fl9
La 8orl)oiiiie (pi. R. 19; V), bâtie en 1629, par Richelieu, pour XiL faculté de théologie de T Université , est aujourd'hui en même temps le siège des facultés des lettres et des sciences. Il y avait Ù dans le principe un collège fondé en 1253 par Boh.ert de Sarbon, «onfesseur de St Louis , pour quelques pauvres étudiants et leurs professeurs ; mais sa réputation en fit bientôt le centre de l'enseigneanent de la théologie scalastique. La Sorbonne a exercé une injQuence considérable sur le catholicisme en France (église gallicane). Si elle a été Tennemie acharnée du protestantisme, elle n'a guère moins vivement combattu les jésuites , rejetant pendant longtemps la bulle «Unigenitus», dirigée contre les jansénistes (1713). Elle fut naturellement aussi l'adversaire des philosophes du zvui^ 3. et «n butte à leurs sarcasmes , jusqu'au jour où la Révolution la supprima. La Sorbonne est devenue ensuite le siège des trois facultés mentionnées ci-dessus , lorsque Napoléon I*' fonda en 1808 l'Université actuelle de France, par laquelle on entend la direction supérieure de l'enseignement dans toute la France. Les facultés de droit et de médecine ont leurs locaux particuliers (p. 232 et 220). Les cours des cinq facultés sont fréquentés par 10 500 à 11 000 étu- •dîants. Ces cours sont gratuits et publics. Au milieu du mois d'août a lieu ici la distribution des prix du concours général entre les lycées de Paris et de Versailles , fondé en 1733 par Legendre, «hanoine de Notre-Dame. — La bibliothèque de l'Université , qui possède 170000 volumes (catalogue), est ouverte tous les jours non fériés de 10 h. à 3 h. et de 7 à 10 , le soir.
La * Nouvelle Sorbonne construite de 1885 à 1889, sur les plans <ie Nénotj a sur la rue des Ecoles une façade monumentale précédée de statues colossales d'Homère, par Ddaplanche, et d'Archimède, par Falguière. Dans le haut, deux frontons, les Sciences, par Mer Clé; les Lettres, par Chapti, et huit statues: la Chimie (à g.), par Injalbert ; l'Histoire naturelles , par Cartier ; la Physique, par Lefeuvre ; les Mathématiques , par Suchetet ; l'Histoire , par Cordonnier; la Géographie, par Marqueste; la Philosophie, par Longepied, et l'Archéologie, par Paris,
Ce n'est guère là de fait qu'une partie de la Nouvelle Sorbonne, celle qui est destinée à l'Académie de Paris. La partie ancienne, <jelle de la Faculté des lettres, sera reconstruite plus tard, sauf l'église, qui sera conservée, et l'on construit maintenant au delà la Faculté de sciences.
La décoration intérieure des nouveaux bâtiments est encore inachevée. Dans le vestibule du recteur se verra une statue de TUniversité, pa.T Allard. Dans le grand escalier, une statue de la Bépublique, par Delhomme et des peintures par Flameng, les Lettres, et par CKartran^ les Sciences. Dans le grand amphithéâtre, qui peut contenir 9000 personnes, six autres statues : Sorbon, car Crauk; Richelieu, par Lwmoh; Descartes par (kmtem; Pascal, par Barrias ; BoUin, par Ghaplain, et Lavoisier, par Dalou. La même salle est ou sera décorée de peintures par Puvis de Chavanneêy dans l'hémicycle, et Galland, à la coupole. Peintures des salons voisins par Wencker etLeroiîe^ de la salle des Actes ptir Jobbé-Duval etDuez; de la salle des commissions par Lhermitte et RoU, des appartements du recteur par R<^h. CoUin.
230 Bive g. 9. .PABIS. Collègt dt Fr.
L'éOLiss DE XA SosBONNS , dont rentra ordinaire est sur la place du même nom , est surmontée d'un dôme remarquable. Elle a M construite aussi par Richelieu , de 1635 à 1659. — A Tîntérieur on remarque, à g. de l'entrée, un grand tableau de Nic- Aug. He$ê€f Robert de Sorbon présentant à St Louis de jeunes élèves en théologie ; dans la coupole , des pendentif^ par Phil. de Champaignê ; dans le bras dr. du transept , une grande peinture murale par Tvmhal , la Thé<^ogie , 'et le *tombeau de Richelieu , en marbre par Qirardon (1694), d'après Lebrun.
Devant l'église est la petite place de la Sorbonne et au delà, sur le boul. St-Michel , le lyc/e St-Louis , qui a remplacé le collège d'Harcourt, dont la fondation remontait à 1280.
A peu de distance derrière les nouveaux bâtiments de la Sorbonne se trouve le Collège de France (pL R. 19; y), fondé en lôSO par François I®', rebâti de 1611 à 1774, restauré et agrandi en 1831, mais qu'on doit bientôt encore agrandir. C<; n'était d'abord qu'un simple collège, dit «collège des trois langues», mais c'est aujourd'hui un local où se font des cours supérieurs , sur toutes sortes de matières, comme l'indique une de ses inscriptions: «docetomnia». Ces cours, publics et gratuits, à la portée de tous, sont spécialement fréquentés par les hommes faits et aussi par les dames. Le Collège de France compte 40 chaires; il ne dépend pas de l'Université, mais il relève directement du ministère de l'instruction publique. Devant la façade du côté de la rue des Ëcoles, la statue de CHatide Bernard (1813-1878), le physiologiste, bronze par Guillaume; dans le parterre , celle du Dan^e (1265-1321), bronze par Aube; dans la cour du côté de la rue St- Jacques, celle de £uce^ (1467 - 1540), l'érudit auquel est due en partie la fondation du Collège, par L. Bourgeois.
Il ne serait guère possible de nommer tous les pro/esêeurs célèbres qui ont occupé les principales' chaires du Collège de France \ en voici quelques-uns denuis le eommeneeœeni de ce siècle: Lalande et Delambre, astronomes ; Gorviaart^ médecin; Vauquelia, chimiste ; Silv. de Saey, orientaliste; Legouvé et Andrieux, littérateurs; Thënard, chimiste; Ampère, physicien; Abel Rémusat, sinologue % Magendie, médecin; Barthélemy-St- Hilaire, philosophe et érudit; Michelet, historien; Regnault, physicien; Pelouse, chimiste; Nisard, Pbilarète Ghasles et Quinet, littérateurs; Jos. Liouville, mathématicien; Stanislas JuUien, sinologue; Laboulaye, jurisconsulte; Mich. Chevalier, économiste; Claude Bernard et C. Flourens, natusalistes; Ste-Beuve, littérateur; Jos. Bertrand, mathématicien; Berthelot, chimiste; Beaan, aujourd'hui administrateur du GoUèce, etc., etc.
La rue des Ecoles passe plus loin au square Monge (p. 234) et aboutit derrière la halle aux vins (p. 356), non loin du Jardin des Plantes (p. 251).
Nous montons maintenant, entre la Sorbonne et le Collège de France, la vieille rue St-Jacques , où est le lycée Louis-le-Orand, jadis le collège de Clermont des jésuites, reconstruit en grande partie depuis peu par le Cœur, et nous arrivons à la grande et belle rue Souffiot , qui mène du jardin du Luxembourg (p. 248) au Panthéon.
FanthéiM. PARIS. Riv€ g. 9. 231
L« «futhéMi (pi. K. 19; F) est bâti à l'endroit le plus ëlevé de U riye g. , sur remplacement du tombeau de Ste GenevieTe , patronne de Paris (m. 512) , où il y eut d'abord une chapelle , pais une église. Le plan en est de Souffiot, et 11 a été construit de 1764 à 1790. On le dédia aussi â Ste Geneviève , mais la Constituante le convertit en 1791 en un temple appelé «Panthéon», destiné à la sépulture des grands hommes , comme l'indique son inscription : «Aux grands hommes, la patrie reconnaissante»; puis il fut rendu au culte en 1806, retrausformé en temple à la révolution de 1830, en église en 1851 et désaffecté de nouveau en 1885 , pour les obsèques de Victor Hugo.
Le Panthéon eat ouvert au publie tous les jours, excepté le lundi, de 10 b. à 4 b., mais il faut pour monter au dôme et même , en principe, pour visiter les caveaux , une carte de Tadministration des Beaux - Arts, rue de Valois, 3, au Palais-Eoyal.
Le Panthéon est un temple imposant en forme de croix grecque, de 112 m. de long sur 84 de large , ayant au milieu un dôme de 83 m. de haut et plus de 23 m. de diamètre. Ce dôme repose sur un haut tambour entouré d'une colonnade corinthienne, et il est surmonté d'une lanterne ayant elle-même un petit dôme. La façade est formée par un portique colossal de 22 colonnes corinthiennes cannelées , hautes de 25 m. , dans le genre de celui du Panthéon de Rome. Le •fronton , de 36 m. de long sur 7 de haut , a été sculpté par David d'Angers, La figure principale, haute de 5 m., représente la France distribuant des couronnes à ses enfants.
A g., sous la protection de la Liberté: Maletherht*^ Mirabeau^ Monge et FmtUm, Manwty Camot, le célèbre général; BertholtH^ le chimiste, et Laplacty l'astronome . Dans la deuxième rangée : L.David^ le peintre; Owfiér^ LttfayetU^ Voltaire^ Bouueau et Bichat^ le médecin. A dr., a côté de THisioire, des soldats de la République et de TEmpire , dont un seul est un portrait, Bonaparte; derrière lui, un vieux grenadier appuyé sur son fusil, et le petit tambour d'Arcole, figurant Taudace juvénile. Dans les angles, des étudiante et des élèves de l'École Polytechnique.
Sous le portique se voient deux groupes de marbre par Main* dron : Ste Geneviève , priant Attila , le chef des Huns , d'épargner la ville de Paris, et le Baptême de Clovis par St Remy.
Int^bibvb. — On pénètre dans ce temple mi^estueux par trois belles portes en bronze. De chaque côté des nefs règne une colonnade d'ordre corinthien , formant une galerie latérale et supportant une tribune. Dans le plan de Souiflot, le dôme devait reposer sur des colonnes ; elles furent trouvées trop faibles pour son poids énorme, et J.Ronddetj qui lui succéda en 1781, dut les remplacer par des piliers , ce qui nuit naturellement à l'effet général de la nef. Ce dôme se compose de trois coupoles superposées , dont la seconde a été décorée par Gros de peintures sur lesquelles nous reviendrons plus loin. Celles des pendentifs, par Carvalho, d'après Gérard, représentent la Mort, la Patrie, la Justice et la Gloire.
Le Panthéon est déeoré de peintures (quelques-unes encore inachevées) et d'autres œuvres d'art qui en font une sorte de basilique nationale. Dans la nef, à dr.: la Prédication de St Denis, par Galand; l'Bnfance de Ste Geneviève par PUvit de Ckavannes^ dans le genre archaïque
232 Rive g. 9. PAKIS. Panthéon.
et anémique propre à rartiste, qui fait que la décoration manque d*.unité; à g., le Martyre de StDenis^ par J?(mna<; Ste QenerièTe et Attila, par D^- Zatmoy. Dans le bras dr. du transept, où il est question d*ériger uiie statue à Mirabeau, par Ii^^alberi^ à dr., le Couronnement de Gbarlemagnê et Cbarlemagne restaurateur des lettres et des scienees, par H. Lévpi à g., le Baptême de Glovis et son Vœu à la bataille de Tolbiae, par Bkmc; au fond, un pèlerinage à Ste Geneviève et une procession avec sa châsâc,
Sar MttilM^ plus une tapisserie des Qobelins, «Gratia PIens>.- A di*. u chœur , la Mort de Ste Geneviève , par J.-P» Lavrens et une statue de la sainte par Ouitlaume. Les peintures du côté g. doivent être par Meiuonnier et représenter Ste Geneviève sauvant Paris de la famine. Dans Tabside doit être érieée une Apothéose de la République. A la voûte, une mosaïque par Hibert^ le Christ montrant à Tange de la France lef destinées de son peuple. Dans le bras g. du transept, où il doit y avoir une statue de Victor Hugo, par Rodin: à g., St Louis rendant la justice, fondant la Sorbonne, fondant les Quinze -Vingts et prisonnier des Sarrasins, par Gabanel^ et au-dessus une procession de saints; à dr., Jeanne d'Are a Orléans, à Reims et à Rouen, par Lenepveu ; au fond, les Grandes femmes de France, par Humbert^ et une tapisserie des Gobelins, *Pro Patria». Contre les piliers se voient encore des statues de St Denis, St Remy, St Germain, St Martin, St Bernard, St Jean de Matha, St Eloi, St Grégoire de Tours, St Vincent de Paul et la Salle.
L'escalier du dôme (425 marches) est dans le bras g. du transept. On gravit d'abord 139 marches jusqu'à la toiture , puis 192 jusqu'à la première coupole, au centre de laquelle est une ouverture de 7 m. C'est de là seulement qu'on peut voir les peintures de la deuxième, par Gros, Ste Geneviève recevant les hommages des rois de France. Les figures ont jusqu'à 5 m. de hauteur, et toute la composition recouvre une surface de 320 m. carrés. — Restent encore 94 degrés à gravir pour arriver au sommet de l'édifice, dans la lanterne. Le panorama est moins beau que celui de Notre-Dame, parce qu'on n'est pas au centre de la ville.
L'entrée des caveaux qui ne sont guère curieux, est à g. dans le fond du temple. On peut se joindre à ceux qui attendent à cette porte le gardien qui y conduit , quand la société qui s'y trouve en est remontée, a l'autre extrémité.
Non loin de l'entrée, du côté dr., le tombeau de Victor Hugo^ inhumé ici solennellement en 18BÔ. Le cercueil doit être mis plus tard dans un monument avec la statue du poète par Dalou. £n face, un cénotaphe de mauvais goût érigé à J.-J. Rousieau (1712-1T78). De Vautre côté, à dr., le monument bien simple de l'architecte Sou/flot (1713-1781) ; à g. , celui de Voltaire (1694-1778) avec sa statue par Houdon. Les tombeaux de Rousseau et de Voltaire sont vides, les restes des philosophea ayant été secrètement enlevés après 1815, représailles mesquines de la violation des tombeaux de St-Denis. On vous montre ensuite, sous le bras g. du transept, un modèle de l'édifice. De l'autre côté est un puissant écho, qu'éveille le conducteur. Plus loin à g., un caveau où ont été transférés en 1889 les restes du conventionnel Lazare Camot (17S3-1823), du général Marceau (1769-1796) , du fameux grenadier la Tour (F Auvergne (170-1800) et du représentant du peuple Boudin (1811-1861; Prl97). De Pautre côte sont encore inhumés le maréchal Lannes (1769-1809), le mathématicien Lagrange (1736-1813), le marin Bougainville (1729-1811) et des sénateurs du premier empire , maintenant bien oubliés \ leurs tombeaux n^ont rien de curieux. On sort à l'O. près du grand portail (pourb. à volonté).
Vis-à-vis du Panthéon, à dr. eu sortant, s'élève VEcoU de droit, commencée par Soufflot en 1771. De l'autre côté, la mairie du V* anondissement, hâtie en 1849, et la statue de J.-J, Rousseau (1712- 1778), en bronze, par P. Berthet, érigée en 1889.
Bibli&th. Stê'Oencv, PARK^. Bive g. 9. 283
Plus à g,, lArued'Ulm, dan» laquelle, se trouve, au>n0 46s V^ole Normal Supérieure (pl.G. 19^^ F}, fondée en 1794, pour former de» professeurs de lyeées, où se recrute l'élite de rUniyersité et qui a fourni quantité d'éertvains et de savants distingués. Les bâtiments actuels datent de 1845. Près de là est le ValrâerGrâce (p. 373).
La bibli«tlièqne-8te-6«!iieyière; long édifice au N. de la place du Panthéon , a été construite <le 1843 à 1850 par H. Labrouste, plus tard architecte de la Bibliothèque Nationale. Sur les murs sont Inscrits des noms d^écrivains célèbres de toutes les nations. .
La bibliothèque Ste - GeneTiève , très bien distribuée, au rezde - chaussée (manuscrits et curiosités) et au premier étage j a été fondée en 1624 par le cardinal d6 la Rochefoucauld, dans l'abbAye de Ste - Geneviève (v. ci - dessous) , et augmentée surtout de celle du cardinal le Tellier, archevêque de Reims, en 1710. Elle compte 35 000 manuscrits , du xi* au ivu** s., dont une partie ornés de belles miniatures , beaucoup d'incunables ou d'ouvrages remontant à la première époque de l'art typographique (fin du xv^ s.) ; 5 à 60D0 estampes et des curiosités, par ex. un portrait de Mirie Stuart donné jjpar elle à l'abbaye de Ste-Geneviève. Le département des imprimés compte env. 120000 vol., parmi lesquels il y a une collection presque complète d'Aides , ouvrages sortis des presses des Manuce (Aide et Paul) , célèbres imprimeurs vénitiens des xv^ et xvi*' s., et des collections aussi très remarquables d'£lzévirs (xvi® et xvn^ s.) et de la plupart des publications périodiques des xvii® et xyni® s.
Dans le vestibule, des bustes de grands écrivains français ; dans l'escalier, celui de Gering, qui fonda à la Sorbonne la première imprimerie française, en 1469; au-dessus, une copie de l'Ecole d'Athènes de Raphaël, au Vatican, par P. Balze; sur les côtés, des médaillons représentant la Science et l'Art, la Théologie et la Juris^prudence, aussi par BcUze, et des bustes de Larochefoucauld et Labrouste. A l'entrée de la salle, derrière le gardien, une belle tapisserie des Gobelins, l'Etude surprise par la nuit, d'après Balze.
La *saUe de lecture, au premier, longue de 100 m., large de 20 et haute de 13, est très artistement construite. Elle est à deux nefs, les voûtes supportées par 17 nervures en fer et soutenues au milieu par 16 colonnes fort légères. 420 personnes peuvent travailler dans cette salle. La bibliothèque est publique tous les jours , sauf durant les vacances (i^'-15 sept.), de 11 h. à 4 h. et plus tard de 6 h. à 10 h. Le soir, elle est presque uniquement fréquentée par des étudiants. En principe, on ne communique pas alors les manuscrits ni les ouvrages de prix. Cette bibliothèque est celle de Paris qui a le plus de périodiques à la disposition des lecteurs, près de 300, mais peu d'étrangers, sur des tables à droite.
*St-£tienne-du-]Iont (pl.R.22î V), qui s'élève presque derrière le Panthéon , est une église de la dernière période du style goth., avec un portail original de la renaissance: elle date de 1517-1620, A g. du portail est une tour carrée flanquée d'une tourelle ronde, probablement d'une construction plus ancienne.
234 Bivtg.9. PARIS. St -Etienne- du -M.
iTurirnivuti. Lea piliers, ro»dfl et sveltes, sont reliés à mi-hauteur par une galerie. De lemrs ehapitea«x s*Aaxieent, eosime des rameanx, des nervures qui se recourbent en pendentifs sons les Toutes. Le ehcenr eM précédé d^nn *Jnbé d'une grande élégance, par Miard (1600- 1005). 1a e/iairêy par Lestocard^ sur les dessins de Lakire^ est décorée d'une foule de statuettes et supportée par un Sam^on. La plupart dea taMeaux sont du xviii<is., mais il y a aussi quelques peintures modernes. Les verrières^ restaurées de nos jours, datent de 15w; on les attril>ue à Finaîçrier. La ffi ehap. à dr. a un St-Bépulere avec flgures de grandeur naturelle, en terre euite , de la An du zvi^ s. Au-dessus, la Peste^ par JouveneL Plus loin, à dr., trois grands tableaux, dont deux ex-voto de Paris à Ste Geneviève, par LarçilUère (1896) et de Tr<nf (1736>, et la Lapidation de St Etienne, par Ab. &• Pujûl. La 3^ ehap. du même côté, riehemeat décorée, renferme le tombeau de SU Oenenève^ patronne de Paris. La fête 4« la sainte se célèlw* le 3 janvier et les jours suivants. Dans la 1'^ chap. à g. du ehœur, le Martyre des dix mille soldats sons Maximien , peinture murale du xv^ a.
La tour carrée romano - ogivale â dr. de St-Etienne fait partie du lycée Henri IV, ancien lycée Napoléon, qui est séparé de l'église paT la rue Clovis ; c'est un reste de l'abbaye Ste-GenevièTe.
Presque derrière St-Btienne, au N.-E., est VSccie Polytechnique (pLR.22; V), fondée par le célèbre Monge en 1794. Elle prépara aux serviees de Tartillerie, du génie, de la marine, du corp» des ingénieurs hydrographes , des ponti-et-cbaussées et des mines, de rétat-major, de l'administration dee tabacs et des lignes télégraphiques. Les bâtiments n'ont rien de remarquable.
De l'autre côté de l'école, la rue Monge, qui relie le boni. St- Germain à l'avenue des Oobelins (place Monge, y. p. 258), et à l'angle de la rue Monge et de la rue des Ecoles, le square Monge, décoré de statues en bronce de Voltaire d'après Hondon et de Fr. ViUon par Etcheto , de deux statues en pierre de l'ancien hôtel de Tille, etc.
Plus bas encore, à dr. de la rue Monge, V église St-Nieolas-du» Chardonnet, de la fin du xvii® ». Puis le boul. 9t-0ermain et, à g., la place Mauhert, où l'on a érigé en 1889 la statue d* Et, Dolet, imprimeur qui y fut brûlé en 1546, sous François I^', comme coupable d'impiété et d^athéisme. Cette statue est en bronze, par Gullbert, et accompagnée d'un haut-relief, Paris relevant 1& Libre-Pensée, et de deux bas-reliefs, l'Arrestation et l'Exécatlen de Dolet.
En continuant de suâvre le boul. St-Oermaia à g., on se retrouve au boul. St-MieheL Tout droit par la nouvelle partie de la rue Monge, on descend à Notre - Dame (p. 2lO) en passant derrière St-Julien-le-Pauvre (p. 319). A dr., le boul. St>Germain va aux quais du côté du Jardin de» Plantes (p. 351).