‹ Paris et ses environs (volume 2)Chapitre 64 sur 112 · SjctfsSSaiu temporain* (JTèt · texte numérisé non relu

SjctfsSSaiu temporain* (JTèt

^tJfntrée de* éav. et dtt ejcposit.

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châteaux détruits alors. Ce musée fut supprimé en 1816, et les objets retournèrent pour la plupart à leurs anciens propriétaires. Au milieu de la cour est une colonne corinthienne , en marbre rouge jaspé, surmontée d'une statue de l'Abondance, en bronze, du xvi® s. A g., au mur, une fresque inaltérable, peinte sur lave, par les frères Balze, d'après la fresque de la Magliana de l'école de Raphaël (p. 106). A dr.^ le célèbre portail du château d'Anet, que Henri II fit construire en 1548 pour Diane de Poitiers, par FhU, Delorme et J. Goujon : il forme actuellement l'entrée de l'anc. chapelle conventuelle (p. 240). La 2® coDB est séparée de la précédente par l'une des façades du château de Gaillon, que le cardinal Georges d'Amboise, ministre de Louis XII, fit construire en 1500 par Pierre Fairt, Le mélange qu'elle présente des formes gothiques et de la renaissance , en fait un spécimen caractéristique de ce château, détruit par la Révolution.

Ecole des Beaux -Arts, PARIS. Bive g. 10. 239

Dans la cour, d'autres fragments d'architecture et de sculpture françaises, surtout un l>assin en pierre de 4 m. d« diamètre, omë de 28 té* tes de dieux ou de h^ros du paganisme , d'animaux et des quatre éléments, de la fin du xii® s., provenant de l'abbaye de St-Denis.

La *façade au fond de cette cour, construite par Duhan en 1838 , est la plus belle partie de l'édifice et l'un des plus beaux spécimens de l'architecture française du xix^ s. Elle présente deux rangs d'arcades superposés, des demi-colonnes et des pilastres corinthiens , et elle est couronnée par un attique.

Le vBSTiBULE contient des moulages d'après l'antique, des frontons du Parthénon et du temple de Minerve à Egine, dont les originaux sont à Londres et à Munich^ des Niobides qui sont à Florence, et des copies de peintures antiques, de Pompéi, d'Herculanum, etc.

En$uit« la covb intékisube, cour vitrée qui contient une quantité de plâtres de statues célèbres de l'antiquité, la plupart d'originaux qui sont à Rome: à dr., la galerie grecque; à g., la galerie romaine (inscriptions). Aux extrémités, des restaurations de colonnes du Parthénon, avec l'entablement, et du temple de Jupiter Stator à Rome.

Dans une salle voisine à dr. , communiquant avec la cour (4 du plan), des moulages de sculptures des temples de Jupiter à Olympie, de la Victoire Aptère à Athènes, de la statue de Mausole, etc.

En face de l'entrée de la cour est rAVPHiTHiÊATBS , décoré du célèbre ^Hémicycle de Paul Delaroche. Cette peinture à l'encaustique représente les artistes les plus célèbres de toutes les époques et de toutes les nations, 75 figures plus grandes que nature.

Au milieu., sur un trône, les grands maîtres grecs : Phidias, sculpteur ; letinus, architecte (Parthénon), et Apelles, peintre. Sur le devant, 4 femmes représentant, à g., les arts grec et gothique; à dr., l'art roman et celui de la renaissance. A dr., à partir de l'extrémité, les peintres classiques, les architectes et les maîtres de Técole française. A g., les sculpteurs, les peintres paysagistes et les coloristes de toutes les écoles.

En face de l'Hémicycle, une peinture d* Ingres, le Triomphe de Romulus, vainqueur d'Acron.

Nous revenons maintenant sur nos pas et nous montons àdr. dans le vestibule.

Premier étage, — On voit dans T escalier, en se retournant, la copie d'une splendide fresque du Pinturicehio , les Fiançailles de l'empereur Frédéric III avec Eléonore de Portugal. Il y a au S. et au N. de la cour vitrée des galeries décorées de 62 copies des «loges» de Raphaël au Vatican, par les frères BcUse, La partie ac^* cessible au public renferme une riche collection de moulages de petites Œnivres d'art antiques et de la renaissance.

La SALLE DES MouBLES , doiit l'entrée est plus loin , à g., contient des modèles en liège de constructions romaines : Golisée, amphithéâtres de Nîmes et d'Arles, théâtre d'Orange, etc., par Pelet; de magnifiques dessins de maîtres anciens et quelques copies de tableaux: l'Aurore du Ouide^ les Syndics des drapiers de Rembrandt, le Taureau de Potter, les Officiers de St^Oeorges de Fr» Hais et trois Velnsquez.

240 Bhe g, lO, PARIS. Ecole des Beaux -Arts,

Deux autres salles du premier étage (pi. 3 et 4), qui ne sont pas ouvertes le dimanche, contiennent des t^ortraits de membres de Tancienne Académie de peinture et de sculpture et de professeiirs de. réeole., etc. Entre les deux est une tribune d o& Ton voit rHémicyde de P. Delaifoebe.

L'ANOISNNE CHAPELLE, déjà mentionnée , dans la 1"* cour , renferme la suite du mus/e des copies, composa de reproductions des meilleures œuvres de sculpture et de peinture de la renaissance, surtout d'œuTres italiennes.. Il y a des étiquettes.

Dans une sorte de vestibule, des copies des fresques dé Oiotto à la M adonna deir Arena dé Fadoue, d'un Calvaire de VAnçelieOy de la Bataille d'Héraclius contre les Perses par Pitro dtUa Franeuea^ ée la Bataille de Constantin par Jules Hwnain. Ensuite quantité de moulages et d^autres copies de tableaux. Parmi les moulages, on remarqué surtout : à dr., Tanc. chaire de la cathédrale de Pise, par CHov. Pisono (1903-1311); de nombreux buates, bas-reliefs et médailles, le grand candélabre à sept branches de la cathédrale de Milan (xvi® s.), le St Georges et une figure allégorique par Donatêllo (1386-1406), d'Or-S.-Michele à Florence^ le monument de Fil. Deeio. par Stagio Stagi (vers 1090) -, St Jean-Baptiste, par Ben. da Majanù (1442-1497). Dans une petite chapelle latérale ; au milieu, Adonis mourant, la Vierge et TEnfant; sur les cotés, de dr. à g., Moïse, les Esclaves, les mausolées de Julien et de Laurent de Médicis, la Descente de croix, le Ohrittt, la Madone de Bruges, le Bacchus, la Pieta, le Cupidon, etc., tous de Michel- Ji^nge ; les portes du baptistère de Florence, par QMberiù Puis, dans la grande chapelle: le David vainqueur de Goliath par DonaUUo et un autre par Verroeehio ; les Chanteurs, les Danseurs et les Joueurs d'lnstru> ments, hauts-reliefs par Luca delà RoMna; Jonas de Lcrenzetlo^ etc. ; devant la copie du Jugement dernier de Michel-Ange, par Sigalon, la statue tombale de Gaston de Foix, par le Bambc^ja (151o), et d'autres d'après de« originaux de St- Denis et du Louvre, celui dllaria del Caretto, par Jac, délia Querda (1377-1488). — De l'autre côté : des bas-reliefs de Jean Ooi^fon^ les Grâces de Germain Pilon (xvi^ g. • Louvre), les têtes du puits de Moïse •t les ii(atuettes du tombeau des dues de Bourgogne, à D^on, par Bluter (xvi^s.); lâchasse de St-Sébald, par P. Viscfur^ à Nuremberg ; un Apôtre de la Ste - Chapelle (xiii^ s.), des statues de la cathédrale de Chartres (XIII® s.), la Vierge du portail S. de Notre-Dame de Paris; de nombreux moulages d'ivoires, les fonts baptismaux de Hildesheim. — Au milieu^ des bas-reliefs : Déposition de croix, par Ific, de Pige ; la Vierge, l'Enfant, St Jean et d'autres saints , par Mino da Fiesole ; derrière, Persée, par Benv. (Jellini ; châsse des grandes reliques d'Aix-la-Chapelle ; cuve baptismale de Sienne, par Ohiberti^ DimatellOy Micheloxto^ Oiae. délia Quereta^ Turini di Sano et son fils; châsse de St Zénobe, par QhSberU; Miracles de St Antoine, par Donatello ; tombeau des enfants de Charles VIII, achevé par Jean Juste^

Peintures, outre celles du vestibule et le Jueement dernier, à dr. : P. daia Franeeeea^ Découverte de la vraie croix; Melcttû da Forli^ Platina aux piedA de Sixte IV; Fr, Penni^ la Douceur et la Justice ^ Saphaëly Vénus, Junon et Cérès, la Poésie, Jupiter et l'Amour. A g., en revenant : Raphaël^ les Sibylles; Manteçna^ St Jacques conduit au supplice; le OhirlaiM^/0, Adoration des mages ; le Sodoma^ les Goths détruisant le jcouveni du Mont-Cassin; Raphaël^ la Madone de St-Sixte.

Dans le tbstibitlb des £coles , a côté de la chapelle, se voit 1» monument d'Ingres, avec son buste en bronze, et les médaillons de Flandrin et Simart, par Guillaume.

A côté est la ooitb su Môiueb , entourée de galeries avec des sculptures faites à Rome par d'anciens élèves de l'école et des plâtresde bas - reliefs antiques. Au fond , le monument de H, BegnauU, jeune peintre tué à Buzenval en 1871, et d'autres élèves de Técole tués aussi dans la défense de Paris en 1870-71. Entre des colonnes où se lisent les noms de ces derniers, sont placés un buste de Regnault

Si- Germ.' des -Près. PARIS. -Rive g. 10. 241

et nne statue de la Jeunesse lui tendant une branche d'olivier, par Chajm. Au mur du côté du vestibule des Ecoles , la Galatée de Raphaël, reproduction sur porcelaine , par Balze. Dans le bas et dans les corridors, des moulages des Sept œuvres de la miséricorde, belle frise en terre cuite de TOspedale del Ceppo de Pistoie, par les déUa Rohhia (xv® s.).

Un autre vestibule, en face de ce mur, donne entrée de ce côté dans la salle de Melpomène, qui contient le reste des tableaux dû musée des copies et qui sert aussi à diverses expositions (concours). Les dimanches et lors des expositions, on entre aussi du quai Malaquais, à Tautre extrémité (pi. 10). Le premier étage de ce côté sert également aux expositions.

Dans le vestibule du côté de la cour du Mûrier, des copies d'après Gioito; l'Assemblée des dieux, d'après Raphaël; la Déposition de eroix, d'après A. del Sarto et le Oaro/àlo.

Principaux tableaux de la salle, de dr. à g.: d'après Velatquet, Don Fernando et Philippe IV d'Espagne; FUippo Lippi^ la Vierge de la chap. Neri ; Michel-Ange (dans le haut), les Sibylles et les Prophètes ; P, Vironèse (dans le bas), l'Adoration de la Vierge; le Corrige^ la Vierge avec l'enfant Jésus, Ste Madeleine et St Jérôme; le Titien^ les Saints protecteurs de Venise , Mort de St Pierre dominicain ; Palma le Vieux , ^te Barbe ; le Titien^ l'Amour sacré et l'Amour profane, l'Assomption; Raphaël, la Jurisprudence; A. del SartOi la Gène; le Pérugin, Mariage de la Vierge; VeroecMo, Baptême deJ.-C; Masaceio ou Filippino Lippi, Miracle de St Pierre; Raphaël^ Attila chasse de Rome (petite salle, v. ci-dessous); Fil. Lippi^ Vision de St Bernard; RapJMël^ Vénna^ Gétha et Junon, le Christ au tombeau, Psyché rapportant un vase d'eau du Styx; ffolbein le J.^ portr. de sa femme et de ses enfants; R&mbrandt^ la Leçon d'anatomie; Raphaël y la Dispute du St-Sacrement, le Mariage de la Vierge, à comparer avec l'œuvre de son maître, presque en face ; BotUcelli^ Adoration des mages, la Force ; Mantegna^ la Vierge, des anges et des saints; Raphaël^ l'Ecole d'Athènes; Bazziy le Sodoma^ Evanouissement de Ste Catherine; Afeuaceio, St Paul parlant à St Pierre en prison ; Raphaël^ portr. de Léon X ; Masaceio, Délivrance de St Pierre.

Une petite salle à dr. à l'extrémité, maintenant fermée, contient aussi des copies d'après Carpaecio, Bon^wio^ P. Véronèse, le TiiUn et le Corrège. — De l'autre côté de la salle de Melpomène sont 3 salles qu'on ne visite qu'avec un gardien. La 1'® (pi. 6) renferme les prix de la tête d'expression, peinture et sculpture; la 2® (pi. 7), les grands prix de sculpture et de gravure; la 3® (pi. 8), ceux de peinture, depuis la fin du xvii« s.

Vestibule du quai Malaquais : copies d'après Michel-Ange et moulages d'après l'antique.

II. De l'Ecole dei Beaux-Arts au Luxembourg. St-Germain-dei-Préa. Bt-Sulpiee.

La rue Bonaparte conduit en 3 min. de l'Ecole des Beaux- Arts à

St - Germain -dei- Prêt (pL R. 19; IV), une des plus anciennes églises de Paris. Elle dépendait de la puissante abbaye de St-Germain, fondée au vi® s., qui eut pour abbés des cardinaux et même les rois Hugues Capet et Casimir V de Pologne; et qui fut illustrée, après avoir adopté la réforme de StrMaur , par les Mabillon , les Montfaucon, etc. (v. p. 242).

La nef de l'église remonte, dit-on , à 1001-1014; cependant les détails sont plutôt de la fin du xi® s. Le chœur fut consacré en

Bœdeker. Paris. iOe édit. 16

242 Rive g, 10. PARIS. St-Qerm.'des-Pres.

1163, mais il a subi plus taid quelques changements, surtout dans les fenêtres , qui annoncent le style ogival. Deux clochers au transept ont dû être en partie démolis en 1821.

L^iNTÉEiEUR a été décoré, de 1852 à 1861, de dorures et de peintures polychromes, mais surtout de ^peintures murales fort remarquables, exécutées par Hipp. Flandrin (p. 101 et 193) ou sous sa direction. Celles de la nef, au nombre de 20, ont pour sujets des figures de TAneien Testament et leur accomplissement dans le Kouveau. A g., à partir de l'entrée : le Buisson ardent et rAnnoneiation ; la Promesse â*un rédempteur et la Nativité de J.-C; la Prophétie de Balaam et TAdoration des mages; le Passage de la mer Rouge et le Baptême de J.-C; le Sacerdoce de Melehisédech et Tlnstitution de TEucharistie. De l'autre côté, en revenant: la Vente de Joseph et la Trahison de Judas; le Sacrifice d'Abraham et la Mort de J.-C. ; Jonas sortant du ventre de la baleine et la Résurrection de J.-C. ; la Dispersion des hommes et la Dispersion des Apôtres ; TAseension de J.-C. et les Préliminaires du jugement dernier. — Audessus, des figures de TAncien Testament, sur fond d'or. — Flandrin a commencé par exécuter les peintures du chœur, aussi sur fond d'or: à g., l'Entrée de J.-C. à Jérusalem; à dr.. le Portement de croix; au-dessus des arcades, les Prophètes et les Apôtres, etc.

D'autres peintures enfin ont été exécutées plus récemment par Cornu dans le bras K. du transept; elles représentent: àdr., J.-C. au milieu des enfants, la mission des apôtres, la transfiguration et la descente dans les limbes; à g., l'invention de la sainte croix. — Le bras dr. du transept renferme le tombeau d'Olivier et de Louiê de Castellan (m. 1644 et 1689), par Oirardon. A g., au-dessus de l'autel, une statue de marbre de Ste Marguerite, par /. Bourlet (1705). Dans la d^ chap. k dr. du chœur, le tombeau de Jacquet Douglas (m. 1645). Des plaques de marbre noir, dans la chap. suivante, rappellent la mémoire de Descartes (m. 1650), de Jlfabillon (m. 1707) et de Mon^aucon (m. 1641), qui y sont inhumés. — Derrière le maître autel, la chap. Kotre-Dame, construction moderne décorée de deux grisailles, par Heim, l'Adoration des mages et la Présentation au temple. — Dans la chap. St-Pierre-et-St-Paul , le monument de Boileau (m. 1711), inhumé autrefois à la Ste-Chapelle. — Dans la chap. suivante, un second monument de la famille Douglas. — Dans le bras g. du transept, le monument de Casimir V (m. 1672), roi de Pologne, qui, après avoir été jésuite, puis cardinal, succéda en 1648 à son frère sur le trône de Pologne et abdiqua en 1668, pour reprendre l'habit religieux comme abbé de St-Germain-des-Prés. Sur l'autel, une statue de St François-Xavier, par (?. Coustou. Au mur en face de la chaire, le monument de Flandrin (m. 1864). — On verra encore dans le collatéral de dr. , près de la porte , une statue de la Vierge du xiv^ s.

A g. derrière Téglise St- Germain se voit encore un reste de Vdbhaye dont dépendait l'église, le 'palais abbatial, de la seconde moitié du xvi®s., maintenant affecté à divers usages particuliers. — La prison de V Abbaye, rendue trop fameuse par les massacres de septembre 1792, était située derrière, là où passe maintenant le boul. St-Germain. — Le pre' aux Clercs, fameux au moyen âge à un autre point de vue, était parmi les prairies qui entouraient l'abbaye.

Le percement du boul. St-Germain a dégagé en partie Téglise, qui est maintenant dans un petit square, où Ton a placé une statue de Bern. Palissy, en bronze, d'après Barrias. Sur le boulevard même, à dr. en venant de l'église, la statue de Diderot (1713-1784), eu bronze , par Gautherin. A côté commence la grande et belle rue de Rennes, au bout de laquelle on voit la gare Montparnasse (p. 18 et 274). Nous continuons de suivre la rue Bonaparte, à g. ; elle nous conduit encore en quelques minutes à St-Sulpice.

St'Sulpice, PARIS. Rive g. W. 243

*St-Siilpioe (pi. R. 19; /V), sur la place du même nom (fontaine, V. ci-dessous), est une des principales églises de la rive g., reconstruite à partir du règne de Louis XIY, mais achevée seulement en 1749. Elle est surtout de l'architecte Servandoni. Elle a de vastes proportions , 140 m. de long , sur 56 de large et 33 de haut. Sa façade passe pour l'une des meilleures du commencement du XTin^ s. Elle se compose de deux portiques , dorique et ionique superposés , et elle est flanquée de deux tours , dont la plus haute, reconstruite par Chalgrin et la seule achevée , a 68 m.

L^iKTÉHiBUK, en forme de croix, est divisé en trois nefs à voûtes en berceau, supportées Dar des piliers corinthiens. On remarque en entrant, de chaque coté, au 2^ pilier, deux bénitiers composés de coquilles gigantesques (iridaena ffigas)^ sur des rocailles eh marbre par PiffoUe. — Les tableaux sont peu importants, mais les chapelles sont décorées de fresques modernes remarquables.

Chapelles de dr. : *1, Lutte de Jacob avec Tarchauge et Héliodore chassé du temple, par Eug. Delaerois; «2, la Religion consolant un mourant et Dieu exauçant les prières pour les morts, par Heim; 3, St Roeh priant pour les pestiférés et sa mort dans la prison de Montpellier, par Abel de Pujol; 4, Scènes de la vie de St Maurice, par Vinchon; 5, monument de marbre du curé Languet (m. 1750), par Slodtz. — Ghap. de ^. : 1, St François-Xavier ressuscitant un mort, Guérison de malades a son enterre^ ment, par La/on; 2, St François de Sales prêchant en Savoie et remettant a Ste Chantai la règle d^un nouvel ordre de religieuses, par Hetse; 3, Conversion de St Paul et St Paul devant TÂréopage, par Drollinç; 4, St Vincent de Paul recommandant des enfants trouvés à des sœurs de charité et au lit de mort de Louis XIII, par Ouillemot.

Bras g. du transept, la Trahison de Judas et le Crucifiment de J.-C; bras dr., la Résurrection de J.-C, T Ascension et des Prophètes, par Signol. — On a tracé ici en 1743, sur le pavé, une ligne méridienne^ qui se prolonge sur un obélisque de marbre blanc indiquant le vrai nord, tandis qu'elle correspond au S. à une fenêtre qu'on a bouchée, en y laissant seulement une ouverture, par où pénètre un rayon qui tombe sur la ligne verticale de Tobélisque

Chapelles à g. du chœur : 1, le Martyre et le Triomphe de St Jean TEvangéliste, par Olaize; 2, St Charles -Borromée allant en procession pendant ^a peste de Milan et administrant les derniers sacrements à Pie IV, par A. Pichon ; 3, St Joseph, par Gh. Landelie ; 4, St Louis, portant un mourant pendant la peste et rendant la justice sous le chêne de Vincennes , par Z. Matout. Au-dessus de la porte latérale, la Mort de la Vierge, par E, Bin. — Chap. à dr. : 1, Prédication de St Denis chez les Romains et sa Condamnation à mort, de Jobbé -Duval ; 2, St Martin partageant son manteau avec un pauvre et ressuscitant un mort, par V. Mottez; 3, Ste Geneviève secourant Troyes (Champagne) et Miracles opérés par ses reliques, de C, Timbal ; 4, Nativité et Présentation de la Vierge, par L» Lenepveu. Audessus de la porte de la sacristie , TAssomption , par E, Bin.

La Vierge de la chapelle du fond, dans une niche éclairée du haut, est de Pajou; la fresque de la coupole, TAssomption, de Lemoine. Les deux statues à côté de la sacristie, St Paul et St Jean TEvangéliste , sont de Pradier; les Apôtres contre les piliers de la nef, de Bouchardon.

La chaire repose uniquement sur les escaliers par lesquels on y monte.

Pour la musique^ St-Sulpice se distingue par ses exécutions en plain chant et possède un orgue célèbre, par Cliquot, reconstruit par Cavaillé- CoU et tenu par M. Widor, un des premiers organistes de Paris.

Devant l'église, sur la place St-Sulpice, s'élève la belle fontaint St'Sulpice, érigée en 1847 sur les plans de Visconti. Elle se compose de trois bassins superposés, et elle est décorée des statues des quatre plus grands prédicateurs français ; Bossuet (m. 1704), Féne-

244 Rive 9. 10. PABIS. Luxembourg,

Ion (m. 1715), Massillon (m. 1742) et Flëchier (m. 1710). — Le long édifice au S. est le séminaire de St-Sulpice. — Sur la même place, à rO. , la mairie du VP arrondissement (Luxembourg) , dont la salle des fêtes a un plafond par Lévy.

yota. Si Theure est avancée et qu'on veuille visiter le miuée du Luxembourg, prendre à g. du séminaire la rue Pérou, qui y mène directement (V. p. afe).

La rue à g. de Tégllse, puis la rue de Tournon à dr. mènent de St-Sulpice au palais du Luxembourg.

m. Palait, mofée et jardin du Luxembourg. L Palate du Luxembourg.

Le palaia du Luxembourg (pi. B. 19; /V) a été construit de 1615 à 1620, pour Marie de Médicis, veuve de Henri IV, par Jacques Debrosse, un des meilleurs arcbitectes français du commencement du xvii^ s. Il occupe l'emplacement d'un hôtel de Luxembourg dont il a conservé le nom , malgré toutes les dénominations officielles. La façade du côté de la rue de Tournon a près de 90 m. de développement et se compose de trois pavillons reliés par des galeries. Les trois étages sont décorés de piliers à bossages. Des changements considérables ont été faits d'abord à ce palais en 1804, sur les ordres de Napoléon I^^, par Chalgrin , et la façade du côté du jardin fut modifiée sous Louis-Philippe par A, de Gisors , qui tâcha de copier celle de Debrosse , en la reconstruisant plus loin dans le jardin , pour agrandir les salles de la chambre des Pairs.

Le palais fut habité par divers princes et princesses jusqu'à la Révolution. La Convention en fit une prison , et il devint en 1795 le palais Directorial, puis, en 1799, le palais du Consulat, jusqu'au jour où Bonaparte alla habiter les Tuileries , en février 1800. Ensuite il fut occupé par le Sénat , par la Chambre des Pairs et de nouveau par le Sénat , sous le second empire ; par la préfecture de la Seine, après l'incendie de l'hôtel de ville, et le Sénat en a repris possession en 1879, à la rentrée des Chambres à Paris.

Le palais est visible, au moins en partie, en dehors des sessions du Sénat , tous les jours, sauf le dim., de 9 h. du matin à la chute du jour. On traverse la cour et se présente au bas de l'escalier dans le coin à g. , où l'on trouve un employé qui vous conduit (pourb.). On monte d'abord au premier étage. Les salles du côté g. servent aux commissions du Sénat. On ne peut malheureusement que jeter un coup d'œil dans la bibliothèque, dont la coupole est décorée de magnifiques peintures par Eu g. Delacroix, représentant les limbes d'après le Dante. — La *salle des séances est une des parties les plus curieuses du palais. On y est aussi admis pendant les sessions, avec une carte d'entrée qu'on obtient, soit par l'entremise d'un sénateur, soit en s'adressant par écrit au secrétaire de la questure, soit même, quand les délibérations ne sont pas importantes, en se présentant à l'entrée du public, qui est alors par le perron du milieu, au fond de la cour. Cette salle, éclairée du

Luxembourg. PARIS. Rive g. 10, 245

haut, est formée d'un petit hëmicycle , où est le bureau du président, et d*un grand hémicycle, occupé par les bancs des sénateurs. La tribune est devant le bureau du président. Derrière se trouve une colonnade avec les statues de Turgot , d'Aguessean , l'Hôpital^ Colbert, Mole, Malesberbes et Portalis. * A dr. et à g. du bureau, les Pairs offrant la couronne à Philippe le Long et les Etats de Tours décernant le titre de père du peuple à Louis XII , peintures par Blondel. Au commencement du grand hémicycle , les statues de Charlemagne, par Etex, et de St Louis, par J. Dumont. Autour de cet hémicycle régnent deux étages de tribunes publiques. ~ De cette salle , les visiteurs sont conduits dans la galerie des bustes, ainsi nommée parce qu'elle est décorée de bustes d'anciens pairs et sénateurs ; puis à la buvette, l'ancien salon de Napoléon I®^ , qui a conservé ses peintures : le Chancelier de l'Hôpital remettant les sceaux à Charles IX , Achille de Harlay repoussant les propositions du duc de Guise , Charlemagne , St Louis , Louis XIV. A côté de la galerie et de la buvette est la ^salle des pas^perdus , l'ancienne salle du Trône. C'est la plus remarquable de toutes par sa décoration , dans le style Louis XIV, exécutée depuis 1856. Les sujets des peintures de la voûte sont : au milieu , l'Apothéose de Napoléon l^'', par Alaiix ; sur les côtés, la Paix et la Guerre, par Brune ; aux extrémités , l'Apothéose des rois de France, par Lehmann. On remarquera aussi la cheminée monumentale du milieu. — La grande galerie auparavant occupée par le musée du Luxembourg (v. ci-dessous), au premier étage à l'Ë., a un plafond ornée d'un Lever de l'Autore par Callet, peintre français du xvni^ s., et des Douze mois par Jordaens, élève de Rubens. — Au rez-de-chaussée, dans la partie C, est une petite salle dite la *chambre de Marie de MediciSy décorée de peintures par des élèves de Rubens. Les murs sont couverts de glaces et de médaillons attribués à van Thulden et van Huden. Le plafond dont le sujet principal est l'Apothéose de la reine, est par van Hoeck. — La chapelle, du même côté, ne date que de 1844. Elle est aussi très richement décorée et l'on y remarque , en face des fenêtres , des peintures par Glgoux (inscriptions) ; derrière l'autel, les Vingt-quatre vieillards de l'Apocalypse, par Abel de Pujol ; sous l'orgue, un groupe d'anges, par Jaley, et«\ Le Petit ' Luxembourg , à côté du palais, à l'O. , où demeure maintenant le président du Sénat, a été aussi probablement construit par Marie de Médicis. Il y avait à côté un couvent de Filles du Calvaire, dont on aperçoit la chapelle, du style de la renaissance <162ô). en passant dans la rue deVaugirard pour se rendre au musée.

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