Bivê g, 10, PARIS. Hôtel des Monn^es
Mémoires. Briz (l'<»btfrt, de. 10835 fr. ,; pour Touvrage le plus savant sur rhifltoire de France, etc. Séance annuelle au mois de juUl(;t.
VAcadinùt des sciences s^oceupe des sciences mathématiques et des sciences physiques. Publications : Mémoires et Comptes-rendus des séances. PrixBréanty de IQOOOO fr., à décerner pour la solution non encore trouvée des questions concernant le choléra asiatique. Séance annuelle en décembre.
VScadimie des beatuc-eurts s'occupe de peinture, de sculpture, d'architecture et de musique. Elle publie un Dictionnaire. Divers prix de 9000 et 4000 fr. aux artistes et architectes. Séance annuelle le premier samedi d'octobre.
l^Académie des sciences morales et politiques s'occupe de philosophie, de morale, de législation, d'économie politique, de statistique et d'histoire. Elle publie des Mémoires. Séance annuelle en avril.
Sur une petite place du quai à l'O. de Tlnstitut se trouve depuis 1885 la statue de Voltaire (1694-1778), en bronze, par Cailté. On doit aussi en ériger une, du côté opposé, à Condorcet, par J. Perrin.
Les cours de l'Institut, à g. du dôme, servent de passage public. Â dr. de la première est la salle des séances solennelles^ dans Tanc. chapelle , sous le dôme. Le vestibule et la salle même sont décorés de statues d'écrivains , de savants et d'artistes français. De Taûtre côté de la cour, la hihliothlque Mazarine, ptiblique tous les jours, de 9 h. à 4, 5 ou 6 h. Elle compte env. 260000 voL et 6000 manusc, et elle renferme en outre 80 modèles en relief des monuments pélasgiques de l'Italie , de la Grèce et de l'Asie Mineure , ainsi que plusieurs œuvres d'art antiques. Vacances du 15 sept, au 1®' octobre. Dans la seconde cour sont les salles des séances ordinaires et la bibliothèque de llnstitut , qui n'est pas publique.
A l'Institut aussi se trouve, dans le pavillon près de la statue de Voltaire, le petit musée de Mme de Caen^ qui n'est pas publie, mais qu'on peut voir en le demandant, rue de Seine, 1. La comtesse de Caen (m. 1870) avant légué la plus grande partie de sa fortune pour des pensions aux jeunes artistes «prix de Rome», à la condition qu'ils contribueraient par une œuvre à la formation d'un musée spécial, ce musée comprend déjà un certain nombre de tableaux, de sculptures et d'ouvrages d'architectes.
L'hfttel det Koimaies ou la Monnaie (pi. B. 20; IV), le grand bâtiment à g. de l'Institut et près du Pont-Neuf (p. 214) , a été construit de 1771 k 1776. La façade, qui a 120 m. de longueur, présente au milieu un avant-corps avec colonnade d'ordre ionique, surmontée des statues de la Paix , l'Abondance , le Commerce , la Force , la Prudence et la Loi.
Il y a à l'hôtel des Monnaies un musée monétaire, qu'on ne visite plus qu'avec une autorisation du directeur, les mardi et vendr. de midi à 3 b. Cette autorisation , qu'il faut demander par écrit, est valable pour 4 ou 5 personnes et sert en même t«mps pour la visite des ateliers.
Musée. — L'escalier à dr. en entrant conduit aux salles du musée.
Dans le vestibule, les matières premières pour la fabrication des monnaies. — A dr. du vestibule, dans un cabinet, une vitrine avec des monnaies antiques et des armoires avec des médailles. Dans le cabinet du côté oppose, des spécimens de timbres-poste.
Les nombreuses vitrines de la salle principale renferment une collection de monnaies françaises , classées par ordre chronologique , depuis les
McoU des Beaux -Artê, PARIS. Rive g. 10. 237
temjps les plus reculés jusqu'à nos jours, les plus nombreuses dati^nt des règnes de Louis XIV et de Louis - Philippe ; une eolleetion de nn^naies étrangères At tous les pays (pièce chinoise de Tan 1700 av. J.-G.) et'dçs médflilitM frappées en di£férentes circonstances. Les séries commencent à g. ; les monnaies sont au milieu et les médAiUes près des fenêtres.
Plus loin, dans un couloir, des estais d'argent; puis une salle avec des modèles d'instruments et de fourneaux pour le monnayage.
Dans la salle suivante, des coins de monnaies et, dans des armoires, toutes les médailles du consulat et de Temnire. La làême salle l^enf^rme un petit modèle, au Vsi^i de ^* caltmne Vendôme. Ce modèle et des re? productions en cire placées à côté permettent de voir en détail les basreliefs de la colonne. Le buste de Napoléon !«>' qui se troute aussi là a été sculpté en 1806 par Canopa^ et son masque, à côté, a été moulé 2p h. après sa mort.
Les ateliers, arec leurs machines à vaipeur, leurs fourneaux et leur outillage, méritent d'être vus. On ne visite que la partie où se fabriquent les pièces d'argent: fonderie, laminage, découpage et monnayage, et les ateliers de la fabrication des médailles. Les machines à frapper la monnaie , inventées par Thonnelier , sont fort ingénieuses , et il ne faut pas une seconde pour frapper complètement une pièce de monnaie. Une machine seule en frappe 60 à la minute et toutes ensemble peuvent produire pins de 2 millions de francs en une journée. Ces ateliers travalUent même pour divers Etats étrangers. C'est aussi à la Monnaie que sont essayés et poinçonnés les articles d'orfèvrerie en or et en argent. Dans l'atelier du monnayage se voit une statue en marbre de la Fortune, par Mouchy.
Il n'y a plus d^ateliers monétaires en France qu'à Paris et à Bordeaux, mais il y en avait auparavant un bien plus grand nombre, jusqu'à 18 sous Napoléon I^', et les produits de ceux qui sont supprimés depuis longtemps sont naturellement recherchés par les numismates. Chaque atelier a sa marque dans l'exei^ue du revers, ordinairement une lettre: Ay Paris; K, Bordeaux; TT, Lille; /), Lyon; -<<i/" entrelacés, Marseille; B^ Rouen; BB^ Strasbourg; Z, Bayonne; Hy la Rochelle; /, Limoges; T, Nantes; Q, Perpignan; If, Toulouse; C et Z, Gênes; &, Genève; Ry Rome; Uy Turin ; un mât avec oriflamme, Utrecht. Les pièces les plus rares sont naturellement celles de Gênes, Genève, Rome, Turin et Utrecht. On recherche aussi les pièces de 40 fr. en général, dont les dernières sont de Louis-Philippe.
Nous revenons du côté de l'Institut et nous tournons dans la deuxième rue à g., la rue Bonaparte, où est, n^ 14,
L'Eeole des Beaux- Arta, nommée aussi palais des Beaux -i Art» (pL R. 17-20; IV). Elle est ouverte au public le dimanche dé midi à 4 h., mais on peut aussi la visiter dans la semaine de 10 h. à 4 h. Il y a un musée de copies très important, qui complète heu'reusèment ceux du Louvre, pour la sculpture et la peinture , quand on ne connaît pas les originaux dispersés à l'étranger. L'école proprement dite, fondée en 1648, a pour objet l'enseignement dé la peinture, de la sculpture , de l'architecture et de la gravure. Les élèves qui obtiennent un grand prix sont envoyés à Rome et pensionnés par l'Etat pendant quatre ans. Les œuvres qu'ils envoient de là sont exposées au palais sous le nom de «grands prix de Rome.» Cette haute école compte 50 professeurs et plus de 1100 élèves de toutes les nations, dont env. les trois quarts internes.
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PARIS. EeaU deè Beaux* Arts.
L« palais a été bâti de 1820 à 1838 par Dthret, puis par î)uhan, à la place qu^occupait autrefois le couvent des if'etits-Augustins. Depuis lois , il s^est agrandi d'une aile avec façade sur le quai Malaquais, construite aussi par Buban, de 1860 à 1862, et en 1885 de l'ancien hdUÎ Chimay, à côté de cette aile, là où est la légende de notre plan, pour les ateliers.
La i^ ooxjB , à rentrée de laquelle sont des bustes colossaux de P. Puget et N. Poussin, renferme des nombreux et beaux fragments d'arcJuitecture nationale, depuis Tépoque gallo-romaine jusqu'au zvi^ s. Ce sont les restes du musée des Monuments, fondé à Tépoque de la Révolution par le peintre Alex, Lenoir (m. 1839) , qui avait réuni à cet endroit tout ce qu'on avait pu sauver des églises et des
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