‹ Paris et ses environs (volume 2)Chapitre 77 sur 112 · II. Be Paris à SèTres · texte numérisé non relu

II. Be Paris à SèTres

En chemin de fer. — Ugne des MouUneaux^ également préférable à la suivante comme pour St-Cloud (v. p. 298): 16 et 7]cil. , trajet en 99 ou 20min., pour 1 fr. et 55c. ou 65 et l5 c. — lÀgne de Versailles rive gauche: lOkil., de la gare Montparnasse (p. 18), en 25min., pour 80 et 55 c. La station de cette ligne est dans le haut de Sèvres (v. la carte) , et il vaut mieux descendre a celle de Setlevue, plus près de la manufacture^ entre Sèvres et Meudon (p. 908; mêmes prix).

Zn bateau fc vapeur, comme pour St-Cloud : v. p. 299.

Bn tramway. — il kil. î/j. Tramway du Louvre à Sivres (TB)^ du quai du Louvre, alternant avec celui de Versailles et suivant la même route (V. les observations n. 279). Prix: 50 et 85 c., comme pour St-CI6ud. Trajet aussi en 1 h. 10. — Bureau à Sèvres, dans la Grande-Rue , num. 96,

302 Env. de Par, ]ô. SEVRES,

assez loin^ au eoin de la :

plus sûr d'avoir de la place

assez loin^ au eoin de la rue de Ville-d'Avray (p. 378), où Ton sera ûr d'avoir de la place au retour.

SèvrM.

Cafbs-Restaue. : C. de la Terrasse^ Grande-Rue, 37, à Tavenue de Bellevue (déj., 2 fr. 50; dîn., 8 fr., quand on le demande); Ettaminet Parisien^ plus loin, 61, en face de Thôtel de rille; Z^imy, près de la manufacture.

Sèvres est une petite ville de 7620 hab., sut la rive g. de la Seine et la route de Versailles (p. 279), cëUbre par sa manuiacture.

La ^maaufaetuire nationale de porcelaine, propriété de l'Etat depuis 1756 , est maintenant à Tangle S.-E. du parc de St-Cloud, près du pont. A rentrée, une statue de Bernard PalUsy, en bronze, par Barrias, reproduction de celle de Paris (p. 212).

Les ateliers sont visibles tous les jours^ de midi à 4 h. en hiver et 5 h. en été , en principe avec une permission du secrétariat des Beaux-Arts , rue de Valois , 3 , à Paris (Palais-Royal) , ou de l'administration , à la manufacture , mais on y trouve d'ordinaire l'occasion de se joindre à d'autres visiteurs. L'entrée est par la façade du côté de la Seine. Vestiaire obligatoire , mais gratuit. Il y a en outre à la manufacture une exposition des produits de Sèvres et un musée céramique, publics tous les jours de midi à 4 ou 5 h.

Le petit guide qui se vend à l'entrée est vieux et n^est pas pour le musée; c'est plutôt une histoire de la manufacture, avec les marques de toutes les époques.

Les ateliers sont en somme peu intéressants pour le simple visiteur, éar on n'est pas admis dans ceux de peinture, de sculpture et d'émaillage. Deux ou trois ouvriers vous donnent seulement, dans un local spécial, une idée des principales opérations, surtout du tournage et du coulage de la porcelaine; puis on vous fait passer près de fours en inaction, où lea porcelaines sont enfermées dans des manchons, et à cela s'ajoutent seulement quelques explications intéressantes.

Ce n'est donc pas assez pour donner une idée de Tim^ortanee de la manufacture, des services qu'elle a rendus à l'industrie céramique. De nos jours seulement, elle a inventé le coulage à air comprimé et par le vide, au moyen duquel on peut faire sûrement les plus grandes pièces de céramique; elle a la première appliqué la couverte par irroration et tenté la cuisson au grand feu des pfttes coloriées; elle a inventé la décoration des pâtes sur pâtes, trouvé le bleu de roi, lé vert céladon, le vert émeraude, le vert bleuâtre, le jaune Isabelle, etc. ; elle a provoqué la renaissance des vitraux de couleur, elle a créé Tindustrie de la mosaïque en France, elle a inventé la «porcelaine nouvelle*, imitée de celle de la Chine; une porcelaine tendre différente de celle du xviii^s., la grosse porcelaine qui sert maintenant à la décoration des monuments, et loin de s'en faire un monopole, elle ne refuse pas ses formules aux industriels français.

L'*expoaitioD des produits de Sèvres occupe 4 salles, à dr. du vestibule. Ces produits sont à vendre et les prix y sont généralement marqués. On admirera particulièrement les grands vases et les copies de tableaux; celle de la Ste Cécile de Raphaël, dans la 2« salle (à dr.), vaut 60000 fr.

Le *musée céramique remplit tout le 1^' étage du bâtiment principal. On entre dans un salon d'honneur, qui renferme les plus grands et les plus remarquables des vases de la manufacture et quatre tapisseries des Oobelins. De chaque côté sont deux longues galeries divisées en travées. La collection commence à dr. et fait le tour. Il y a partout des étiquettes. — Galerie de dr., 1'® travée: poteries antiques, du moyen âge et modernes, mates et lustrées, de tous les pavs. QP travée, en revenant : poteries vernissées, grès-cérames et faïences emaillées depuis l'invention

MEUDON. Env, de Par. 15. 303

jusqa^à nos jours, également de tous les pays. — Galerie de g., 1'^ travée^ du même côté que la préeédente: suite des faïenees émaillees, poreelaines tendres naturelles et artifleielles, poreelaines dures de Ghine^ de Tlnde, du Japon , de Limoges, ete. Poteries et grès modernes. 2^ travée : porcelaines de Sèvres, de Saxe, etc. L'attention se portera encore particulièrement à la fin sur de magnifiques tableaux, d'une finesse incroyable.

|£n montant par Tavenne de Bellevtie, à g. au delà de la manufacture, on laisse à dr. Vécde normale dHnstitutricei, Pane, manufacture, et on arrive en quelques minutes à BéUevue (stat., p. 276), qui doit son origine à un château de la Pompadour, dont H reste peu de chose. Les nombreuses villas qui s'y trouvent masquent trop souvent pour le promeneur la jolie vue des bords de la Seine. Elle est encore très belle à l'extrémité N.-E. de Vavenue Melanie, d'une terrasse au-dessus de l'ancien parc du château, maintenant morcelé. La Grande-Rue de Bellevue, oui traverse l'avenue près de là, monte k la station du chemin de fer, a 26 min. de la Grande-Rue de Sèvres, et au delà à g. commence l'avenue de Meudon (p. 904).

m. Be Farii à Heudon.

Sn ebenin de fer* — Ligne de VertaOle* rive gauche: 8kil., de l&çare M&Hipamtuse (p. 18), trajet en 19 min., pour 80 et 56 c. — Ligne des Mmtli- ««aux jusqu'à la stat. de Beu-Meud&n^ la plus rapprochée: 18 ou 5kil., selon qu'on part de la gare J3t'La$are^ (p. ll^ ou de la gare du Ohamp-de- Mars (p. 18: peu de trains dans la sem.), en 44 ou 15 min., pour 1 fr. et 56 e. ou 65 et 45 e.

En bateau fc vaMUr, jusqu'au Bas^Meudon ou jusqu'à Sivres^ comme pour St-Cloud (p. 399).

Keudon*

Cafbs-eestaijk. : à Meudon, dans l'avenue de ce nom et à la station du hautî dans le bois, à V Ermitage de ViUebon (1/2 b. de la terrasse) et à la Capsulerié (p. 804).

Meudon est un bourg de 7600 hab., composé de plusieurs parties : Meudon proprement dit, adossé à la hauteur où est le château et dans le voisinage de la station de Meudon , la partie neuve, où il y a quantité de jolies villas très bien situées; Bas-Meudon, la partie industrielle, au bord de la Seine, où il y a des fabriques de «blanc de Meudon» et une cristallerie; les Moulineaux, qui s'y rattachent à l'E., aussi près de la Seine, avec stat. de chemin de fer (p. 299) ; le Val, un peu plus haut que les Moulineaux, et Fleury, dominé par son grand orphelinat (p. 305), encore plus haut, sur le versant du bois de Clamart (p. 304).

Meudon avait déjà un cb&teau du temps où Rabelais en était curé (1545-1563): il appartenait alors à la duchesse d'Etampes, maîtresse de François I^r. n changea ensuite plusieurs fois de propriétaire et fut acheté par Louis XIV , comme celui de St-Cloud. Il devint alors la résidence du Dauphin, qui l'embellit beaucoup et en construisit un second un peu plus loin. G'est ce dernier oui a été détruit dans la dernière guerre et qu'on a en partie restauré depuis. Le premier, qui demandait trop de réparation, fut démoli en 1803. Le dernier des nombreux habitants du château de Meudon fut le prince Napoléon. Durant le sièce de Paris, les Allemands établirent sur la terrasse une batterie de 34 pièces, dont les projectiles atteignaient le fort d'Issy et les remparts de la ville.

La terrasse et le bois de Meudon en sont les principales curio-sttés. On arrive de la station de Meudon à la terrasse en traversant

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la voie à g. et suivant tout droit la rue du Départ et à dr. Tayenue Jacqtieminot (V. la carte ci-contre). Au carrefour formé dans le bas par cette avenue et la rue de la République, qui traverse le vieux Meudon, le monument de Rabelais, l'illustre écrivain (1483-1553), «curé de Meudonv, buste moderne en bronze par Truphême.

De la stat. de chemin de fer de Bas-Meudon, ou monte à dr., puis à g., et de la stat. des bateaux on monte par deux ruelles avec des escaliers qui partent de la grande rue, à dr. et à g., et qui traversent la ligne des Moulineaux, ou bien par un chemin un peu plus loin du côté droit. On rejoint vers le haut le chemin de la stat. de chemin de fer et on traverse la ligne de la rive gauche à la petite chapeUe de Notre- Dame -des- Flammes {feimée), qui rapelle le terrible accident de chemin de fer de 1842, dans lequel périt, entre autres, le célèbre navigateur Dumont-d'Urvillle. On rejoint plus loin la rue par laquelle on arrive à Meudon de Sèvreê et de Bellevue (p. 303). Une magnifique avenue bordée de quatre rangs de tilleuls monte de là à la terrasse (10 min.), à rentrée de laquelle est un monument du Centenaire érigé en 1889, buste symbolique en bronze par G. Courbet.

La *tenra»ie de Meudon, soutenue par d*énormes murailles audessus dé la partie ancienne du bourg et en deçà du château, offre une vue célèbre de Paris, dans la genre de celle du haut du parc de St-Cloud (p. 301). Le public y peut circuler librement. Ce qui reste du château, dans le fond à dr., est transformé en observatoire d'astronomie physique et fermé au public, mais on peut descendre, les dimanches et fêtes à partir de midi, au jardin qui se volt en contrebas à l'extrémité de la terrasse , et par un chemin qui part de ce jardin, à l'extrémité du vieux Meudon, soit pour le traverser, il g., soit pour gagner le bois (v. ci-dessous).

La haute tour earrée, en briques, qu'on aperçoit près de la terrasse du côté de Bellevue, est le laboratoire de chimie végétale de H. Berthelot.

Le bois de Heudon (cartes p. 300 et ci-contre) , dont une partie a été isolée pour former le parc du château, occupe les hauteurs entre le vallon que Meudon domine à l'E. de la terrasse et la vallée du côté de Sèvres, Chaville et Viroflay, ainsi que les hauteurs au delà du vallon de Meudon , cette partie nommé aussi bois de Clamart. Il n'y a plus guère d'artificiel dans ce bois que son réseau de bonnes routes , maintenant avec des écriteaux, et c'est une promenade agréable et paisible. Le sol en est très accidenté entre les parties dites de Meudon et de Clamart et sur le pourtour , excepté au S. , où il confine à une plaine au delà de laquelle est le bois de Verrières (p. 331).

De la terrasse, on va directement au bois en montant un escalier en fer contre le mur du côté opposé à Paris et en traversant le pare, dont le reste est fermé au public. Du bas de l'avenue de Meudon ou de Bellevue, on monte par le Pavé des Gardes, et Ton rencontre à la Capsulerie des chemins venant de Sèvres. De Meudon même

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