‹ Paris et ses environs (volume 2)Chapitre 89 sur 112 · I. De Paris à GhantUly · texte numérisé non relu

I. De Paris à GhantUly

41 kil. Chemin de fer du Nord (p. 18). Trajet en 45 à 55 min. par les trains directs, en 1 h. 5 à 1 h. 30 par les trains ordinaires. Prix: 0 fr. 05, 3 fr. 75, 2 fr. 80i aller et retour, 7 fr. 50, 5 fr. 70, 4 fr. 75.

Nota, Pour pouvoir visiter dans eette excursion plusieurs endroits de la vallée de 1 Oise (v. ci-dessus), on devra commencer par là Texeursion, car le pare de Chantilly n'est ouvert que l'après-midi, les dim. et jeudi. Pour revenir par Senlis et visiter Ermenonville, il faudrait compter deux jours.

7 kil. Saint-Denis (p. 313). On laisse ensuite à g. les lignes d'Enghien-Pontoise et de Montsoult - Beauvais -Amiens , etc. On passe entre les forts de la Bricbe et du Nord. — 11 kil. Pierrefitte- Stains. Derrière Pierrefltte, à g., la butte Pinçon, où les Allemands avaient un poste très Important pendant le siège de Paris en 1870-71, et qui est maintenant fortifiée. A dr., plus loin, le nouveau fort de Stains ou de Garges.

15 kil. Villiers-le-Bel-Oonesse. FiWiers-ie-JSfi, desservi par un tramway à vapeur (30 c), est à 3 kil. à g., au pied de la colline d'Ecouen (p. 339) et à 2 kil. de Sarcelles-St-Brice (p. 339). Qonesse (3000 hab.), à la même distance à dr. (omnibus, 30 c), a une église remarquable des xii® et xiu® s.

20 kil. Ooussainville. — 24 kil. Louvres. — 30 kil. Survilliers.

OoïKCSPOVDAVCE (1 fr.) pour Kortefontainê (Mt. de la Providence)^ vil»

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lage à 7 kil. à TE., eoïknu par son château et surtout son beau parc , embelli à grands frais par Joseph Bonaparte, qui en fut quelque temps propriétaire. On peut visiter ce pare, qui a de belles pièces d'eau et qui offre de beaux points de vue. Mortefontaine est à 10 kil. d'Ermenonville p. 346), 13 de Senlis (p. 3U) et 15 de Chantilly (v. ci-dessous).

On entre ensaite dans la foret de Coyt. — 36 kil. Orry-Coyt,, stat. à 2 et 3 kil. (omnibus) à^Orry-la-VUlty au S.-E., et de Chye, au N.->0. On peut aller de cette stat. en 15 à 20 min., par la forêt, à rétang de la Keine-Blancbe(p. 343 ; t. la carte) et de là à Chantilly.

Puis un beau viaduc sur la vallée de la Thève, ayant 15 arches, 301 m. de long et 39 m. de haut. On y découvre une belle vue. A dr^ V étang et le château de la Reine- Blanche (p. 343). Ensuite on est dans la foret de Chantilly (p. 343).

41 kil. Chantilly. — hôtels : du Cpgne et du Orand-Cer/^ k g. de rëglise; d'Angleterre^ à Textrémité opposée delà Grande-Rue*, de la Gare. — Cafés: C. de Paris j rue de ce nom-, autres plus loin au eomencement de la Grande-Rue et à la gare. — Poste et TiLiesAraB, à Thôtel de ville, dans la rue latérale. — • Voiture» de place non tarifées et qu'on ne devra pas prendre sans avoir fait prix, en se basant sur eeux de St-Germain tp. 306) et de Fontainebleau (p. 322).

Chantilly est une petite ville de 4200 hab., surtout célèbre aux xvii^ et xvin^ s. comme résidence des princes de Condé, où le Grand Condé donna à Louis XIV les fêtes célèbres dont parle Mme de Sévigné , lorsqu'elle raconte la mort de Vatel. Elle est ordinairement fort calme, mais le monde des boulevards de Paris y afflue lors des courses de chevaux qui ont lieu sur sa pelouse, en mai , septembre et octobre. Chantilly a des établissements considérables pour l'élève et le dressage des chevaux pur sang, et il y a tout une colonie anglaise. La dentelle en soie torse à laquelle cette ville a donné son nom se fabrique maintenant dans le Calvados.

En venant de la gare, on croise la route de Paris à Amiens, qui aboutit à g. à la Grande -Rue. La ville même n'ayant rien de remarquable^ on pourra se diriger immédiatement de la gare vers le château (25 min. ; v. la carte), en traversant la grande route et prenant par la lisière de la forêt , la route à g. au delà de la barrière ou route duBois-Bourillon. On traverse ensuite la pelouse du champ de courses, où les tribunes sont â dr., adossées à la forêt , à env. */4 d'h. du chemin de fer. Cette pelouse a près de 51 hect. de superficie.

Les éouriet des Condés attirent un peu plus loin l'attention , à g. ou du côté de la ville. C'est une construction monumentale du XVIII® s. Elles peuvent loger 176 chevaux. Le public est admis à les visiter le dim. et le Jeudi de 2 h. à 4 h. ; l'entrée est de l'autre côté, à g. de l'hôtel du Cygne.

V/glise, également derrière les écuries, à l'extrémité de la Grande-Rue, est du xvii® s. et n'a rien de remarquable : un modeste monument y renferme les cœurs des Condé. Une porte inachevée, attenant au manège des écuries, termine la rue.

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Le *eh&teaU; plus bas et séparé de la pelouse par des pièces d'eau, se compose de deux parties principales. La première, à g., est le château proprement dit, qui comprend le ChâUlet, du xti^s., tout au bord de l*eau , et le château moderne , plus considérable, situé derrière. Ce dernier, qui remplace la partie démolie à la Révolution, a été construit de 1876 à 1880, sur les plans de Daumet. C'est un bel et somptueux édifice dans le style de la renaissance, dominé par une petite chapelle avec une jolie fièche et présentant aux angles des tours rondes à toiture en dôme, etc. Il renferme de précieuses collections, mais le public n'est pas admis à le visiter.

L'autre partie du château, séparée de la précédente par une large rampe conduisant au parc, est le château d'Enghien, un grand bâtiment sans caractère , construit au xvni* s. pour loger les hôtes des princes de Condé.

Le château de Chantilly, jusqu'en 1886 à M. le duc d'Aumale, légataire du dernier prinee de Condé (p. 340), a été donné par lui avec ses collections, à rinstitut, sous réserve d'usufruit.

Le "^re est ouvert au public les dim. et jeudi de midi à 4 et 5 h. La seule entrée publique est par la grille dHonneur. Une rampe conduit de là à rentrée du château proprement dit, où s'élève la statue équestre du connétable Anne de Montmorency (1493- 1567), l'un de ses fondateurs, à qui est aussi dû le château d'Ecouen (p. 339); elle est en bronze, par P. Dubois.

On descend de l'autre côté par un escalier monumental vers la plus belle partie du parc. Ce parc , dans le genre de celui de Versailles, a été dessiné avant lui par le Nôtre, mais en partie modifié. On a d'abord devant soi divers bassins et le grand canal de la Manche , alimenté par la Nonette , qui commence à l'extrémité de dr. par une belle cascade et se continue à g. par le canal qui passe sous le grand viaduc de la ligne de Creil (v. ci - dessous). Autour du premier bassin, les statues les plus remarquables, surtout celles de le Nôtre , Molière , Bossuet, Condé et la Bruyère. La partie au delà du grand canal, accessible seulement par l'extrémité de dr., est fermée au public. A g. des bassins s'étend le jardin anglais, qui ofire un heureux contraste avec les autres parties du parc. A dr. des mêmes bassins en arrivant dans le parc est le Hameau, dans une sorte d'ile accessible par deux ponts. Il y a des maisonnettes comme au Petit-Trianon de Versailles. Dans la partie du parc fermée au public sont les deux petits châteaux de St-Firmin et de la Sonette. Le côté du parc entre le Hameau et le château d'Enghien, dit parc de Silvie, est celui qui rappelle le plus, par son plan , les jardins du xvu® s. Ses constructions et les quelques sculptures qui y restent sont peu de chose, mais c'est toujours une promenade bien ombragée, avec une pièce d'eau se rattachant à celle du grand château à la grille d'Honneur, par où Ton ressort.

Le chemin extérieur, an pourtour du parc, n'offre rien d'intéressant.

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ii ee n^est une belle vue dans le haut du «Vertugadin », du côté de Vineuil, où Ton peut aller prendre le chemin de fer de Senlis.

Le chemin de fer a encore près de Ghantillv, dans la vallée, un viadue grandiose dans le genre de celui de la foret (v. ci-dessous).

La ftrèt de cai>ntilly a env. 24Ô0 hect. de superflcie. Elle est fort bien entretenue et il y a partout des poteaux indicateurs) mais le terrain y est plat, sauf aux abords de l'ëtang de Gomelle (y« ci - dessous) , et il n'y a guère que les petites allées qui puissent y être agréables aux promeneurs, surtout aux piétons, les routes étant couvertes d'une couche de sabk où il est difficile et désa* gréable de marcher. Ce n'est pas toutefois le cas de celles qui longent le chemin de fer et mènent en 1 h. env. de la gare à l'étang, par le grand viaduc mentionnée p« 341. On met à peu près le même temps du château par la route de Louvre, qui est pavée, et une autre à dr. au carrefour de la Table ^ ainsi nommé d'une grande table en pierre au centre de ce carrefour, d'où rayonnent 12 routes. La route du Connétable, qui part aussi de la pelouse non loin du château, et à l'entrée de laquelle sont deux lions, est la moins recommandable pour les promeneurs , car la couche de sable y est encore plus épaisse et même hersée dans l'intérêt des entraîneurs, de chevaux. Les piétons trouveront avec la carte ci -jointe des chemins plus agréables. — 'L'étang de la Reine" Blanche ou de Comelle est une longue pièce d'eau encaissée, dans un joli site, entre les forets de Chantilly et de Coye et traversée par quatre routes. Il est alimenté par la Thève, petit affluent de l'Oise. Vers l'extrémité inférieure se trouve, avec des logements de gardes, le château de la Reine- Blanche, rendez-vous de chasse du style goth., construit en 1826 et ainsi nommé parce qu'il y eut à cet endroit un château habité par la mère de St Louis , la reine Blanche. Un peu plus Loin est le grand viaduc du chemin de fer mentionné p. 341. On pourrait retourner de l'étang à Paris par la station plus rapprochée d'Orry-Coye (p. 341) où ne s'arrêtent guère toutefois que les trains omnibus.

On va en 1 h. env. de Chantilly, par la route de Paris à Amiens, puis par une autre à g. (v. la carte ci-jointe) , à la stat. de 8t-Leu-4' Esserent^ où l'on rejoint la ligne de Creil à Paris par Beaumont (v. ci-dessous).

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