VI. Moyens de transport
Paris a précédé toutes les autres villes dans la création des moyens de transport modernes. Il y avait déjà sous Louis XIY (au moins dès 1662) des carrosses de louage, dont le vieux nom «fiacre» remonte à une auberge de 8t-Fiacre située dans la rue de ce nom. De cette époque datent aussi les premiers essais d'installation d'un service régulier d'omnibus, qui ne furent repris avec succès qu'en 1827-1828 (à Londres en 1829). Depuis 1900 la capitale a vu créer aussi de nouveaux tramways électriques ou mécaniques en grand nombre, et surtout le 3IétropoKtain (v. p. 26).
1. Voitures de place et de remise. Automobiles. — Les voitures de place ou fiacres, au nombre de plus de 15 000, sont pour la plupart à 2 places ou à 3 en comptant celle qui est à côté du cocher ou le strapontin des voitures découvertes. On ne peut occuper ces 2>^^ places que du consentement du cocher, mais il les refuse très rarement. Les chevaux vont vite, même dans les mes animées. Le prix unique de la course (v. le tarif p. 46 de l'appendice), dans toute la ville, est de 1 fr, 50 de jour (de 6 h. du mat., 7 h. en hiver, à minuit et Yg), pltis 25 c. de pourb., 50 c. si
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l'on se sert du strapontin. Ou paie donc assez cher pour les petites courses. Pour les longues, ce prix est au contraire modéré et l'étranger préférera les fiacres aux omnibus, avec lesquels on perd toujours du temps. Le prix des courses à l'heure (2 fr.) est aussi peu cher relativement, c'est pourquoi les cochers n'aiment pas cet arrangement. Ils sont tenus de l'accepter, mais ils trouvent toujours des prétextes pour refuser et les réclamations à la police sont désagréables.
En arrêtant une voiture, avoir soin d'en demander le numéro au cocher, qui doit vous remettre un bulletin portant le numéro de sa voiture et indiquant le tarif maximum , qu'il lui est interdit de dépasser, et qui est d'ailleurs gravé sur une plaque en émail au revers du siège. Il est utile de garder le numéro pour les réclamations, qui se font aux agents de police ou mieux aux bureaux qui sont aux stations.
Les voitures des cochers à chapeau blanc sont généralement meilleures. Celles qui ont des roues garnies de caoutchouc sont agréables et on les reconnaît à la clochette au cou des chevaux. Voitures à galerie pour les bagages, v. p. 1 et 2. Les autres cochers ne refusent pas d'ordinaire de placer une malle à côté d'eux. — A une heure avancée de la nuit, p. ex. après le théâtre, prendre garde à la couleur des lanternes des fiacres, qui varie suivant le quartier de remisage: jaune pour le centre de la ville, rouge pour l'ouest, vert pour la rive g. et hleu pour le nord-est, car les cochers qui rentrent ont le droit de refuser de conduire dans d'autres quartiers.
Tarifs, règlement, etc., v. à la fin de l'appendice, p. 46.
Les voitures à compteur, qui n'ont encore marché qu'à titre d'essai, paraissent abandonnées.
Si l'on veut une voiture plus convenable, par ex. pour des visites, on loue une voiture de grande remise à la demi-journée ou à la journée, à la semaine, etc. (30 fr. et plus par jour). S'adresser pour cela et pour plus de renseignements aux bureaux de la Compagnie générale des voitures: place du Théâtre-Français, 1, et boni, des Capucines, 22, ou à ceux de l'Urbaine, rue Taitbout, 59. On en trouve en station près de l'Opéra, de la Madeleine, de certains cercles, etc., mais il faut débattre les prix (course, env. 3 fr.V
Loueurs de voitures: Belianger, me du Mont-Thabor, 38; Comoij dt Perrin, Fauboui-g St-Honoré, 252; Maison Daf/a, rue de Laborde, 8.
Les automobiles rentrent dans la catégorie des voitures de grande remise et stationnent parfois avec elles. On en trouve toujours à leur station centrale, rue Halévy, à dr. de l'Opéra, et généralement devant le Grand Hôtel (p. 4). Prix (dont on conviendra) pour une demi-journée: env. 20 fr. Il n'y a pas de tarif.