Omnibus et tramways. — Ces voitures parcourent en
matin à minuit 20. Il en
d.' traim^ort. RENSEION. PRATIQUES. 25
passe à bien des endroits toutes les 5 min. Certains tramways desservent de pins la banlieue. Il n'est pas facile de se reconnaître dans leur longue liste (v. p. 29 de l'appendice). On fera bien de noter quelques lignes qui passent dans le voisinage de l'hôtel choisi et de s'informer pour le reste dans le bureau d'omnibus ou de tramways le plus rapproché.
Les omnibus ordinaii-es appartiennent à la Compagnie Générale des Omnibus, fondée en 1855, avec monopole jusqu'en 1910, dont les bureaux sont rue St -Honoré, 155 (place du Théâtre-Français). Outre celles de l'intérieur et de l'impériale, les voitures ont derrière quelques places de plate-forme, d'où l'on peut passer à l'intérieur dès qu'il y a une place libre.
Les tramtvays se divisent en tramways de la Compagnie des Omnibus, tramways Nord, dits officiellement tramways de Paris et du Département de la Seine; tramways Sud ou de la Comp. Générale Parisienne de Tramways, tramways de V Ouest p arisien, de la Rive gauche de Paris et quelques autres tramways (v. l'append., p. 36), mais on a livré et on livrera encore à l'exploitation quantité de tramways électriques ou mécaniques, importants par leurs parcours dans Paris et qui vont loin dans la banlieue. Enfin il y a \q's, funiculaires de Belleville (p. 85) et du Sacré-Cœur (p, 218).
Les omnibus et les tramways ont dans le haut, de chaque côté, des écriteaux avec les noms des stations extrêmes, et, par derrière, un autre écriteau désignant celle où la voiture se rend. Les principaux points de l'itinéraire sont en outre indiqués tout autour de la voiture, qui porte souvent aussi à dilférents endroits la lettre ou les lettres désignant la ligne. Enfin les voitures se distinguent encore par la couleur de leurs caisses et les feux de leurs lanternes.
Toutes les voitures à traction de chevaux se prennent au passage, s'il y a de la place (on peut alors les faire arrêter), ou bien aux bureaux, qui sont assez rapprochés les uns des autres. Les tramways mécaniques ne s'arrêtent en principe qu'aux bureaux et à certains carrefours ou points importants . désignés par des écriteaux aux becs de gaz. Un écriteau à une voiture avec le mot complet indique que toutes les places de l'intérieur sont occupées, mais il n'y en a pas pour l'impériale , qu'on voit suffisamment du dehors. Il n'est pas rare qu'il faille attendre longtemps pour avoir de la place à certaines heures ou en temps de pluie et les dimanches et jours de fête. S'il y a beaucoup de monde attendant à un bureau, demander un numéro (rien à payer), en désignant l'endroit où l'on veut aller; on est alors sûr de passer à son tour. Les places se paient seulement lorsqu'on est monté, sur la demande du conducteur.
Les prix des anciens tramways et omnibus sont uniformément, dans Paris, de 30 c. pour l'intérieur et la plate-forme et 15 c. pour l'impériale ou 30 c, avec correspondance. Avec les tramways sor-
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tant de Paris, on paie un supplément qui varie suivant la distance : 10, 20, 30c. et plus pour l'intérieur, et la moitié pour l'impériale ou la plate-forme des tramways sans impériale. — Les prix des tramways électriques sont de 15 et 10 c. dans Paris et 5 c. par section hors de la ville.
Si aucune des ligues traversant l'endroit où l'on est ne passe à celui où l'on veut aller, on prendra celle qui croise la ligne directe et l'on descendra au bureau du point d'intersection (s'informer auprès du conducteur), pour y changer de voiture: c'est alors un trajet par correspondance. Le système des correspondances permet ainsi de changer de ligne, ponr se rendre dans n'importe quelle direction, voire même aux localités environnantes. Les détails à ce sujet sont affichés dans les voitures. On demande <'une correspondance» en payant sa place. Il faut avoir soin de descendre au bureau où a lieu la correspondance, que le conducteur annonce à haute voix pour tout le monde. Entrer alors au bureau et demander encore un numéro, comme ci-dessus. Si l'on ne se présente pas ensuite à l'appel du numéro, au passage de la voiture, on perd son droit à l'usage de la correspondance. Le billet de correspondance qu'on a reçu dans l'autre voiture se remet en paiement au conducteur, avant le départ.
Pour descendre d'un omnibus ou d'un tramway ailleurs qu'à un bureau, on peut demander au conducteur de vous prévenir et on a toujours le droit de faire arrêter la voiture.
Les mail - coaches à l'anglaise, pour certaines excursions aux environs, partant d'habitude de la place ou de l'avenue de l'Opéra, sont des voitures publiques de luxe plus spéciales pour les Anglais.
Les tapissières qui circulent particulièrement sur les boulevards à certaines heures les jours de courses, font le service des hippodromes.
3. Métropolitain. — Ce chemin de fer électrique a été commencé en 1898. C'est maintenant le moyen de transport le plus important à l'intérieur de Paris. Il est presque tout entier souterrain (tunnel voûté, large de 7 m. 50 en moyenne), sauf quelques parties où il est aérien (viaducs de la place d'Anvers à la station du Combat ou rue de Meaux, v. p. 244). Traversant la ville de l'E. à rO., il en fait le tour par les boulevards du Xord et passera plus tard aussi sur la rive gauche (v. p. 27). Voici les parties ouvertes jusqu'en septembre 1903: du cours de Vincennes (pi. E. 34) à la porte Maillot (pi. B. 9; p. 240), avec embranchements à la. place de r Etoile (pi. B. 12) sur le Trocadéro (pi. R. 8; /; p. 234) et sur là porte Dauphine (pi. R. 6; p. 240), puis de PEtoile (v. cidessus) à la place de la Nation (pi. R. 31) par les boulevards du Nord (ligne circulaire Nord; longue de 12415 m. de la porte Dauphine à cette place). Les stations sont sous la voie publique, celles de la partie aérienne à mi-hauteur des viaducs; on y descend ou monte par rie larges escaliers. Trains des plus fréquents et
transport. RENSEIGN. PRATIQUES. 27
arrêts très courts [se hâter). Prix uniques : 25 c. en l'"«- cl. et 15 c. en 2*" ou 20 c. aller et retour, avant 9 h. du matin. Détails sur le parcours, v. l'appendice, p. 39.
La rapidité de la circulation et reucombremeut des wagous surprendi'out l'étranger. Au début et si Ton est pressé, on prendra les l^es, dont on fait passer le public à certaines stations avant celui des 2»^ Le malaise qu'éprouvent parfois les personnes délicates dans le Métropolitain n'est pas dû au manque d'air, mais plutôt à la cohue et à l'odeur des désinfectants. La catastrophe survenu le 10 août 1903 à la station des Couronnes (p. 257) aura pour conséquence l'amélioration de l'éclairage et de l'aération. On a aussi placé des lanternes portant le mot ^sortie".
La ligne circulaire Sud (22 kil.) s'étendra de la place de l'Etoile (pi. B.12) à celle d'Italie (pi. G. 23) et au pont d'Austerlitz (pi. G. 25) et sera aérienne du pont de Passy (pi. E.8). où elle traverse la Seine eu viaduc (95 m. d'ouverture sur un bras et 75 m. sur l'autre; env. 12 m. au-dessus du fleuve), à la rue de Vaugirard (pi. G. 16) et du boul. St-Marcel (pi. G. 22) au quai de la Râpée (pi. G. 25). en passant sur la Seine en amont du pont d'Austerlitz, sur un viaduc colossal à une seule arche haute de 30 m. à la clef et de 175 m. d'ouverture. Enfin il y aura un autre viaduc au pont de Bercy (pi. G. 28; ligne de Vinceunes à la place d'Italie). La construction des viaducs sur la Seine demandera au moins deux ans, mais le reste du parcours sera probablement terminé en 1904. Le prix de revient du kilomètre varie sur les différentes lignes de 2 760 000 fr. à 3361000 fr. env. — Autres lignes concédées, v. l'appendice, p. 42, 43.
4. Bateaux à vapeur. — Un autre moyen de locomotion fort pratique, très peu dispendieux et agréable, ce sont les bateauxomnibus circulant sur la Seine. Leur service est divisé en trois sections: Charenton-Auteuil, Pont-d' Avsterlitz-Auteull et Pont- Poyal-Suresnes. Les bateaux de Suresnes se reconnaissent à leurs dimensions plus considérables. Il importe de noter que si l'on prend un de ces derniers poui- aller à un endroit dans l'intérieur de la ville, on paie comme pour la banlieue. Les escales sont indiquées sur notre grand plan de Paris: les signes # et Q indiquent les lignes de Charenton-Auteuil et de Pont-d'Austerlitz- Autenil, qui ont été changées récemment, et Q celles de Pont-Royal- Suresnes. Voir p. 43, 44 de l'appendice. Il y a partout deux débarcadères, celui d'en haut pour le service en amont et celui d'en bas pour le service en aval. — Il y a aussi, les dim. et fêtes, un service de St-Cloud à Suresnes et réciproquement.
Les places se paient sur les bateaux: Charenton-Auteuil, par la rive gauche, 10 c. la sem. et 20 c. les dim. et fêtes; Austerlitz-Auteuil, 10 et 20 c. : Pont-Eoyal-Suresnes, 20 et 40 c. : St-Cloud-Suresnes (V. ci-dessus), 25 c.
Xota. Le service des bateaux est interrompu en aval quand le niveau des eaux atteint 4 m. 50 au Pont-Royal et en amont au delà de 4 m. 75 au même pont, ainsi qu'en cas de brouillard intense ou lorsque la Seine chan-ie des glaçons. Heure des premiers et des derniers départs: 6 h. ou 7 h. du mat.; 6 h. ou 9 h. du soir, suivant la saison. Les départs fréquents varient suivant les besoins du service.
5. Chemin de fer de Petite- Ceinture. — Cette ligne, la Ceinture, qui fait le tour de Paris à l'intérieur des fortifir-ations.
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avec enibranch. sur le Champ -de- Mars (trains directs), a pour principal point de départ et d'arrivée la gare St-Lazare (pi. B. 18 ; Y. p. 217), mais elle est aussi desservie par des trains partant de la gare du Nord (pi. B. 24; v. p. 212). Elle est en correspondance avec les lignes de banlieue. Voir, pour les détails sur le parcours, le tableau de l'appendice (p. 45).
Départs toutes les 10 min. Le trajet entier dure 1 h. 40. La vue n'y est bien dégagée que dans la partie S.-O. , d'Auteuil à Yaugirard, et encore à la traversée de la Seine en amont. Il n'y a que deux classes. Les prix sont peu élevés; on paie 40 et 20 c. d'une gare quelconque à la voisine et à la suivante, 55 et 30 uniformément pour un parcours supérieur. Aller et retour: 60 et 30 ou 90 et 50 c. Les wagons ont des impériales. Eviter d'y changer de place pendant la marche des trains, car il y a assez souvent des accidents, aux tunnels.
Le chemin de fer de Grande- Ceinture, qui passe loin de Paris et smlequel il y a peu de trains, est d'un intérêt secondaire pour les étrangers visitant Paris. Ils n'am-ont guère à s'en servir.