‹ Paris et ses environsChapitre 41 sur 102 · VI I I I M I · texte numérisé non relu

VI I I I M I

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Premier étage. LE LOUVRE. liive dr. 4. 117

les objets d'art du moyen âge, de la Renaissance et des temps modernes (p. 159), la céramique antique (p. 165) et les petites antiquités asiatiques (p. 161) et égyptiennes (p. 163), les bijoux (p. 152), les gemmes et joyaux, les émaux et V orfèvrerie (p. 150-152).

Entrées. — Comme il est dit p. 95, la grande entrée du premier étage est par \q pavillon Demn (p. 97; vestiaire) et Vescalier Daru. On y monte cependant encore assez souvent par Vescalier Henri II (p. 106), situé dans le pavillon Sully ou de l'Horloge (passage à l'O. de la cour du Louvre), d'où l'on passe, à dr., dans la salle La Gaze (p. 154), ou bien à g. dans la salle des Bronzes antiques (p. 155) et dans celles des Dessins (p. 158).

L'escalier daru, dont la coupole est ornée dans le haut d'allégories en mosaïque, représentant les principaux peuples civilisés de l'antiquité et de la Renaissance, et de médaillons d'artistes célèbres d'après Lenepveu, renferme des moulages des trouvailles faites à Delpbes (v. ci -dessous). Au milieu, n*^ 2369, la "^ Victoire de Samothrace, sur une base en forme de galère, monument érigé en mémoire d'une victoire navale de Démétrius Poliorcète, vers 305 av. J.-C. Cette statue très mutilée, mais dont les draperies sont d'un jet superbe, représente la déesse donnant, avec une trompette, le signal du combat. C'est la plus belle œuvre que nous ayons du commencement de l'époque hellénistique. — Devant la porte de dr., Aurige vainqueur, ex-voto de Polyzalos, fonte d'après le bronze trouvé à Delphes (478 à 472 av. J.-C.).

Sur les paliers, une galerie de moulages de sculptures trouvées par l'Ecole française d'Athènes dans les fouilles de Delphes et de Délos (1892-1898): les frises du trésor des Sicyouiens et de celui des Cnidiens; deux Apollons do style archaïque; un Antinous; une réplique du Diadumène de Polyclète; le ciu-ieus sphinx de Naxos; deux têtes de cariatides; des chapiteaux très intéressants, etc.

De là on entre par la porte à g. de la Victoire dans une rotonde (p. 149) d'où l'on passe en face dans la salle des Bijoux antiques (p. 155), ou bien à dr. dans la galerie d'Apollon (p. 149), à la suite de laquelle est le Salon Carré (p. 122). — En général, on entre par la porte de dr. dans le vestibule à colonnes.

Le VESTIBULE À COLONNES a fait partie d'un escalier, supprimé quand on a continué le Louvre , et il a un plafond peint par Meynier , la France, en Minerve, recevant les hommages des Beaux- Arts. Dans ce vestibule se vendent des photograjjhies des tableaux, sculptures et dessins du musée, faites par la maison Braun (p. 56). — La salle Duchâtel (v. p. 122), à la suite, est la première du

**Musée de peinture.

Catalogue sommaire de 1902, qu'on peut acheter p. ex. dans la galerie d'Apollon (p. 149), 1 fr. 20.

Le musée de peinture du Louvre, avec ses 2500 tableaux de maître, est non seulement une des plus riches galeries du monde,

118 Rive dr. 4. LE LOUVRE. Premier étage:

mais encore une des plus importantes. L'art italien et la peinture hollandaise y sont représentés par des chefs-d'œuvre de premier ordre en grand nombre. Il n'y a guère d'autre musée où Ton puisse mieux étudier la seconde école flamande. Enfin c'est naturellement au Louvre qu'on apprendra surtout à bien connaître la peinture française.

Ecole italienne. — Les œuvres des xiv^ et xv^ s. ont été toutes acquises récemment. En tête viennent les Florentins. La galerie possède une œuvre authentique de Cimabue et une autre de Giotto (n°s 1260 et 1312). Le Couronnement de la Vierge (no 1290) donne une idée exquise de la pensée pieuse , naïve et presque enfantine de VAngelico. Benozzo Gozzoli s'inspire encore des idées du moyen âge dans son Triomphe de St Thomas d'Aquin (n^ 1319). Fra Filippo Lippi est bien représenté par sa ravissante Vierge entre deux saints abbés (no 1344), puis, le Ghirlandajo, par sa Visitation de la Vierge (de 1491; n» 1321), et le BotticeUi, par une charmante œuvre de jeunesse, la Vierge avec l'Enfant et St Jean (no 1296) et les belles fresques de la villa Lemmi (nos 1247 et 1298). La Vierge {n° 1263) de Lorenzo di Credi passe pour le chef-d'œuvre de ce grand élève de Verrocchio. — L'authenticité de la Vierge de Piero délia Francesca (no 1300a) est contestée. Le vigoureux génie de son élève Luca SignoreUi, le principal peintre de cette école toscaneombrienne, peut s'apprécier presque mieux dans le fragment d'une grande composition (n» 1527) que dans l'Adoration des rois (uo 1526). — Excellentes pages du Pérugin, le chef de l'école ombrienne proprement dite: p. ex., la Vierge avec Ste Rose et Ste Catherine (no 1564), œuvre de jeunesse, le Combat de l'Amour et de la Chasteté (de 1505; n» 1567), le St Sébastien de la galerie Sciarra (no 1566 A) et beaucoup d'autres. — Andréa Mantegna est au premier rang des peintres de l'Italie du Nord. Le Parnasse (no 1375) est peutêtre le plus harmonieux de ses tableaux au Louvi'e, mais le Triomphe de Minerve, la Vierge de la Victoire et le Petit Crucifîment (nos 1376, 1374 et 1373) méritent aussi qu'on s'y arrête longuement. — Les différentes phases de la peinture vénitienne peuvent s'observer dans les œuvres suivantes: le St Jean de Capistran de Bart. Vivarini (no 1607), le St Bernardin de C. Crivelli (n» 1268), le prétendu «condottiere» diAnt. da Messina (n» 1134), tête de jeune homme pleine de caractère, le beau portrait double de J. Bellin {n° 1156), la Prédication de St Etienne de Carpacdo {n° 1211) et la Vierge de Cima da Conegliano (n^ 1259), avec son superbe paysage du pied des Alpes. — De l'école de Ferrare on remarquera la Pietà de Cosimo Tura (n» 1556), œuvre naturaliste, mais pleine de sentiment et la Cour des Muses de Lo?-. Costa {n° 1261).

Le Louvre est plus riche que toute autre collection de ce côté des Alpes en toiles des grands maîtres italiens du «Cinquecento» (xvi*^ s.). Beaucoup d'entre elles ont été déjà acquises par François P^'.

musée de peinture. LE LOUTRE. ^i^^ dr. 4. ng

C'est d'abord Léonard de Vinci qui passa les dernières aimées de sa vie en France (1516-1519). L'Annonciation (no 1602 A), petite œuvre de jeunesse peinte à Florence, la Vierge aux rochers (n° 1599) et la Belle Ferronnière (n*^ 1600), exécutée à Milan, sont généralement reconnues auj. pour des originaux. C'est pendant son second séjour à Florence que le grand artiste composa l'imposant tableau de Ste Anne (n» 1598), longtemps tenu pour l'œuvre d'un élève d'après un carton de Vinci; et surtout enfin la Joconde (Mona Lisa), le plus célèbre portrait de femme du monde, dont le « sourire de sphinx» est toujours enchanteur, bien que le tableau ait fortement poussé au noir. Pour les idées religieuses du temps il est intéressant de savoir que Léonard se servit du modèle de son St Jean (no 1597) pour figurer Bacchus (n^ 1602) presque sans en changer l'attitude. — Parmi les œuvres nombreuses et excellentes de l'école de Léonard, notons surtout: la Vierge de la maison Casio (n» 1169) de Boltraffio, ainsi que les œuvres de Bern. Luini (surtout ses fresques, dans la salle Duchâtel) et à'Andr. Solario (n» 1530-1533).

Aucune galerie de l'Europe n'est aussi riche en créations de Raphaël que le Louvre: aussi y peut-on suivre les différentes phases de son œuvre. Parmi les toiles dans sa première manière, lorsqu'il subissait encore l'influence de l'école du Pérugin, il y a les petits tableaux de St Gfeorges (1503) et de St Michel (1502j; dans ce dernier on croit même reconnaître une œuvre du temps où il travaillait encore chez Timoteo Viti. La Belle Jardinière (n» 1496), de 1507, est un chef-d'œuvre du temps où Raphaël était à Florence. Le motif de ses nombreuses Madones, le bonheur maternel, y est rendu sous les traits les plus vifs. Du commencement de son séjour à Kome, nous avons la Vierge au voile (n» 1497). Pour connaître la meilleure manière de Raphaël, il faut étudier le portrait de Castigiione, peint en 1516. La Ste Famille, de François I^"" (n» 1498), et le grand tableau de St Michel (de 1518; n» 1504) sont de la dernière période de Raphaël, celle où il s'élevait à une conception dramatique en rivalisant avec Michel-Ange et cherchait des eft'ets de couleur dans la violence des contrastes. Ces deux pages trahissent une exécution rapide et due à des élèves en majeure partie. Le portrait tant vanté de Jeanne d'Aragon (1507) a été probablement peint en majeure partie par Jules Romain. — On remarque, en outre, la Charité (1514) à' André del Sarto, et une grande Ste Famille (1154) de Fra Bartolomeo.

Le Corrège est bien représenté au Louvre, quoique seulement par deux tableaux, une Ste Catherine (nolll7), puis Jupiter et Antiope (n» 1118).

Le Titien y occupe une place bien plus brillante; on peut l'y étudier sous tous ses aspects. La «Vierge au lapin» (n" 1578) et le «Repos dans la fuite en Egypte» (n^ 1580) sont des scènes idylliques pleines de sentiment. Dans les Disciples d'Emmaùs (n° 1581), nous

120 Rii-'^ dr. 4. LE LOUVRE. Premier étnge:

avons encore un tableau de genre plein de vie, tandis que la Mise au tombeau (n" 1584), toile où la lumière, le coloris, la composition et le mouvement sont à la fois admirables, et le Christ couronné d'épines (n° 1583) sont des œuvres émouvantes et dramatiques au plus haut degré. Une composition pleine de charme antique et de poésie, c'est celle de Jupiter et Antiope (n» 1587). Le paysage qui forme le fond de ce tableau est très intéressant. On ne connaîtrait toutefois qu'imparfaitement le Titien si l'on ignorait ses portraits, p. ex., le tableau d'Alph. de Ferrare et Laura de'Dianti, bien connu sous la désignation de Titien et sa maîtresse (n<> 1590). Une des figures de caractère les plus curieuses du Titien, c'est son portrait de François pr (n» 1588). L'Homme au gant (n» 1592) est aussi un excellent portrait. Celui d'Alphonse d'Avalos, marquis de Guast, le célèbre général de Charles-Quint (n<' 1589), se rapproche de l'allégorie. — Il n'y a au Louvre qu'une page de Palma le Vieux: l'Adoration des bergers (n» 1399). On remarque encore un Concert champêtre (n" 1136) attribué au Giorgione. Pour les tableaux de Paul Véronèse le Louvre peut rivaliser avec Venise. A côté des grands festins, on admirera les Disciples d'Emmatis (n^ 1196). Ces toiles ont exercé une grande iuilueuce sur Delacroix.

Ecole espagnole. — La renommée de ces tableaux date d'un temps où les trésors de Madrid et de Séviile étaient encore peu connus. Toutefois le Louvre est encore le musée le plus riche en œuvres espagnoles hors de la péninsule. D'après Justi, la petite esquisse de treize personnages (u" 1734) et le portrait de l'infante Marguerite (n° 1731) sont les seules créations authentiques de Velasquez au Louvre, le portr. de Philippe IV (n» 1732) n'étant qu'une copie d'élève. Mais les toiles de Murillo sont nombreuses et splendides. La Conception immaculée (\\° 1709) en est la plus célèbre. Ce sont aussi d'excellentes œuvres que la Ste Famille (n" 1713), la Cuisine des Anges (n^* 1716), le Petit mendiant (n» 1717) et surtout la Naissance de la Vierge (n» 1710). Bonnes compositions de JRibei-a, p. ex. le n° 1725. Il y a enfin un superbe portr. de femme, par Fr. Goya, le plus grand des réalistes espagnols du commencement du XEXe s.

Ecole flamande. — Cette école est largement représentée au Louvre , cependant il y a peu de tableaux de la vieille école. Le plus remarquable de ces derniers est la Vierge au donateur (n^ 1986) de Jean van Eyck. Vient ensuite la Vierge aux donateurs par Memling, du legs Duchâtel (n» 2026). Puis, une Descente de croix, par Roger van der Weyden (n^ 2196) et le Banquier de Quinten Matsys (n» 2029). — Les tableaux de Rubens, le plus brillant des peintres de la seconde école flamande, sont très nombreux au Louvre. En première ligne figurent les 21 grandes compositions retraçant des scènes de la vie de Marie de Médicis (p. 132). Quelque objection qu'on ait, au point de vue esthétique, contre le mélange de l'allé-

muèée de peinture. LE LOUVRE. -^*^'e dr. 4. 121

gorie et du portrait, on oublie tout scrupule en présence de ces tableaux; on y admire la fraîcheur de la composition, la variété des caractères et l'éclat du coloris. On peut étudier à Anvers et ailleurs l'œuvre de Rubens comme peintre de sujets religieux, mythologiques et historiques, mais sa Kermesse flamande (n*' 2115) du Louvi'e le montre sous un nouveau jour. — A. van Dyck, dont le Louvre possède nombre de toiles superbes, s'est encore surpassé dans son grand portrait de Charles P^' d'Angleterre (n^ 1967) et dans celui de François de Moncade (n» 1971). — H y a aussi de bons spécimens de Snyders et de Jordaens. Parmi les merveilles de la collection, on admire les 34 toiles de David Teniers, dont l'inspiration est toujours fraîche, mais que Louis XIY méprisait comme on sait («ôtez-moi tous ces magots», dit-il un jour). Plus de la moitié de ces tableaux proviennent du reste du legs La Gaze (p. loi).

Ecole hollandaise. — Le Louvre possède des échantillons de l'œuvre de presque tous les grands peintres de cette école. 11 n'y a pas moins de vingt tableaux de Rembrandt. Ses plus belles toiles religieuses sont ici le Christ à Emmaiis (n" 2539), d'un efl'et saisissant, et l'Ange quittant Tobie (n° 2536), œuvre pleine de poésie et "de sentiment, et où la lumière et la vie sont incomparables. Puis ce sont des intérieurs ravissants : les Deux philosophes (n'' 2540) et le Ménage du menuisier (n^ 2542). La «Bethsabée» (n» 2549) est ime étude de femme excellente quoique très réaliste. Les portraits ont été pour la plupart peints par l'artiste à un âge assez avancé. Le plus émouvant est peut-être le portrait du peintre par lui-même (n" 2555) de 1660. Le Jeune homme (n° 2545) et la Jeune femme (n° 2547) sont de superbes œuvres de vieillesse. — Fr. Hais nous frappe par le brio de sa facture dans le groupe de portraits et dans les divers portraits de la Famille Beresteyn (n^s 2386-2388), puis dans le portrait caractéristique de Descartes (n'^ 2383) et dans celui d'une forte Fille rieuse (n» 2384), Van der Helst est aussi bien représenté par son Jugement du prix de l'arc (n^ 2394). Les tableaux de genre les plus célèbres sont : le Galant militaire {n° 2587), par Ter Borch; l'Epicière de village (n° 2350) et surtout la Femme hydropique (n» 2348) de Gérard Dou; la Fête flamande dans l'intérieur d'une auberge (n<> 2578), par Jean Steen; le Maître d'école (no 2496). par Adr. van Osiade, et un Intérieur, par P. de Hoocli (n° 2414). Il ne manque pas non plus d'excellents paysages hollandais , entre autres les n^s 2558, 2560, par J. van RuisdaeJ, et le Moulin (n" 2404), par Hohhema.

Vieille école allemande. — Holbeinj le grand portraitiste, est le seul de cette école qu'on puisse un peu apprécier au Louvre, n y a huit tableaux de sa main, entre autres : les portraits de Kratzer (n» 2713), d'Erasme de Rotterdam (n^ 2715), de l'archevêque TTarham de Cantorbéry (n" 2714) et d'Anne de Clèves (n" 2718).

Ecole anglaise, — Elle compte ici une vingtaine de tableaux

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à peine. Cependant les paysages de WUsoiiy de Gainsbwough, de Constable et de Bonington, et les portraits de Raeburn et de Lawrence permettent de se faire une idée du rôle particulier que cette école était appelée à jouer comme trait d'union entre l'art français du xviii*^ s. et l'école de 1830.

Pour l'ÉCOLE FRANÇAISE, V. p. 139.

Du vestibule à colonnes (p. 117), où l'on parvient par l'escalier Daru, nous entrons en face dans la

Salle Duehâtel ou salle Y. — On y voit des fresques transportées sur toile, de l'école de Léon, de Vinci: 1357 et 1358, 1359, *1360, ■^1361, Bern. Luiid, deux Enfants sous une treille (plutôt de Bart. Suardi, dit le Bramantino), la Nativité de J.-C, le Christ bénissant, l'Adoration des mages; des tableaux du legs de la comtesse Ducbâtel: 421, *422, Ingres, Œdipe expliquant l'énigme; la Soiirce, chefs-d'œuvre de ce peintre, le premier du commencement (1808) et l'autre de la iîn de sa carrière (1856); *2026, Memling, la Vierge et l'enfant Jésus avec les donateurs; *2480, *2481, Ant. Mor ou Moro, deux portraits, et trois autres tableaux de peintres des Pays- Bas ; s. n°, école française (xv^ s.) (?), l'Impératrice Hélène assistant^ au miracle de la vraie croix. — Si l'on vient pour la première fois, on traversera cette salle sans s'y arrêter et l'on entrera immédiatement dans le célèbre

*Salon Carré ou salle IV. — Cette salle, qui a un riche plafond avec sculptures par Shnart, contient les chefs-d'œuvre des Italiens, surtout de l'école vénitienne, et quelques tableaux célèbres des écoles flamande, hollandaise et française. f

A dr. de l'entrée : *2113, Rîibens, portr. d'Hélène Fourment, sa seconde femme, et de deux de ses enfants (inachevé).

*1505, Rajjhaël (Santi), portr. de Balthasar Castiglione, qui écrivit sur ce tableau une poésie; il a été peint vers 1516 et il est d'une couleur et d'un modelé parfaits.

**1117, le Corrège, Mariage mystique de Ste Catherine d'Alexandrie, «œuvre où les visages ont une si belle expression qu'elle semble avoir été peinte en Paradis» (Vasari).

**1601, Léonard de Vinci, la Joconde ou la Mona (Madonna) Lisa, portrait de la femme de Fr. del Giocondo de Florence, ami de l'artiste; Léonard y travailla quatre ans et le laissa inachevé.

1136, le Giorgione (Barharelli) , Concert champêtre: coloris chaud et puissant, chairs dorées et paysage savoureux.

*2547, Rembrandt, portr. d'Henriette Stoffels (1652).

*1590, le Titien, probablement Alphonse de Ferrare et Laura de'Dianti, tableau désigné d'ordinaire sous le nom de «Titien et sa maîtresse» et peint peu après 1520.

t Pour les date.s et autres indications relatives aux artistes, voir la table spéciale à la fin de ce volume.

7nusée de peinture. LE LOUVRE. ^'^"e dr. 4. 123

En haut, *1193, P. Vérmièse, le Eepas chez Simon le Pharisien (1570-1575). — *1464, le Tintoret (Jac. Robusti), Suzanne au bain. — En haut, 1221, Carrache (Ann.), Pietà.

*1498, Raphaël, la Ste Famille de François P"", peinte à Rome en 1518. — En haut. 1453, le Guide (Reni), Hercule et Acheloiis.

*741, N. Poussin, Diogène jetant son écuelle, composition sereine et lumineuse. — En haut, 1427, J. da Ponte, dit le Passa/'. le Christ descendu de la croix.

"1731, Velasquez, l'Infante Marie-Marguerite, qui fut plus tard la femme de Léopold I^' d'Autriche.

""1496, Raphaël, la Belle Jardinière, ou la Vierge avec l'enfant Jésus et St Jean, de 1507 (Florence).

1644, école d'Italie (xyi^s.), probablement de Franciabigio, portr. de jeune humme. En haut: 437, J. Jouvenet («-le Grande), Descente de croix (1697). — Au-dessus de la porte, 1150, le Paroche (Parocci), Vierge glorieuse.

*1598, Léon, de Vinci, la Vierge, l'Enfant et Ste Anne. Le carton fut apporté en France par Léonard et le tableau peint par le maître lui-même selon toute vraisemblance. Toutefois l'œuvre fut renvoyée en Italie , où Richelieu l'acheta en 1629. Le vêtement de la Vierge a perdu sa couleur. — En haut, s. n^, le Guide, Hercule sur le bûcher.

A l'autre mur: *288, Fouquet, portr. de Guill.-Juvénal des Ursins, chancelier des rois Charles VII et Louis XL

*1190, P. Véronèse, Ste Famille. — *743, N. Poussin, son portrait. En haut, 1143, le Guerchin (Parbieri) , les Saints Protecteurs de Modène.

**1192, P. Véronèse, les Xoces de Cana, le plus grand tableau du Louvre, de 6 m. 66 de haut sur 9 m. 90 de large, occupant presque tout un mur de la salle, «une symphonie en couleurs» (1563).

Cette œuvre représente protahlemeut le mariage d'Eléonore d'Antriche avec Guillaume de G-onzague (1561). Les nombreux portraits qui s'y trouvent ont été l'objet de bien des discussions. Les musiciens sont des peintres vénitiens de l'époque. Paul Véronèse lui-même, en costume de soie blanche, joue de la viole, de même que le Tintoret, derrière lui; de l'autre côté, le Titien joue de la basse et le Bassan de la flûte.

*1592, le Titien (Vecelli), l'Homme au gant, portr. dans sa meilleure manière. — - 1354. Luini, le Sommeil de l'enfant Jésus.

*1588, U Titiev, portrait de François I*'"' de France, peint d'après une médaille, mais qui rend fort bien le profil étrange de ce prince, d'une expression hardie, railleuse et sensuelle. En haut. 1219, Carrache (Ann.), Apparition de la Vierge à St Luc et à Ste Catherine.

*1504, Raphaël, St Michel terrassant le démon, de 1518, composition sublime. — En haut, sans n°, le Guide, Hercule tuant l'hydre de Leme.

Au-dessus de la porte de la galerie d'Apollon (p. 149) , 1242, le Pontormo (Jac. Carrucd), la Visitation.

124 ^«t'e ^^- ^- LE LOUVRE. Premier étage:

** 1584, le Titien (Vecelli), la Mise au tombeau, œuvre d'un effet saisissant, peinte vers 1523 pour le duc de Mantoue.

*1198 (au-dessus de 1584), P. Vér07ièse (Caliari), Jupiter foudroyant les crimes , ancien plafond de la salle du Conseil des Dix à Venise. **1583 (à g. de 1584), le Titien, le Christ couronné d'épines (1560). En haut, 1538, Spada, Concert.

*1118, le Corrège (Allegri), Antiope et Jupiter, en satyre, peint vers 1518 pour la duchesse de Mantoue. En haut, *1454, le Guide (Béni), Déjanire et le centaure Nessus.

723 (au-dessus de la porte d'entrée). Nie. Poussin, St François- Xavier rappelant à la vie la fille d'un Japonais. — Nous passons, par la porte opposée, dans la Grande Galerie (p. 125) et à l'entrée de celle-ci à dr. dans la

Salle des primitifs italiens ou salle VII, qui renferme surtout des tableaux de l'école florentine des xiv^-xv^ s.

A dr. en entrant: 1566, Vanucci (Pietro), le Pérugin, St Paul.

Mur de dr. : 1323, Ghirlandajo (BenedettoJ, le Christ marchant au Calvaire; '^1263, Credi (Lor. di), la Vierge, l'Enfant et des saints; 1528, Signorelli (école de), la Vierge et l'Enfant; 1482, Rosselli (Cosimo) (?), Vierge glorieuse; *1527, 1525, Signorelli (Luca), fragment d'une composition; Naissance de la Vierge; 1661, école florentine (xv^ s.), la Vierge et des saints; 1415 et plus loin 1414, Pesello (Franc), le PeselUno, le Christ sortant du tombeau et deux scènes de légendes; St Côme et St Damien, St François recevant les stigmates.

*1319, Gozzoli, Triomphe de St Thomas d'Aquin.

Dans le haut, le Christ bénissant; au-dessous de lui, St Paul, Moïse et les Evangélistes. Au milieu, St Thomas d'Aquin assis entre Aristote et Platon, et à ses pieds Guillaume de St- Amour, adversaire des ordres mendiants, vaincu par son éloquence. Dans le bas, l'assemblée d'Anagni présidée par le pape Alexandre IV.

**1290, 1293, 1291, Fiesole (Fra Giov. da), VAngelico, le Couronnement de la Vierge, avec prédelle, «d'un coloris qui semble être de la main d'un ange» (Vasari); Martyre de St Côme et de St Damien; Décollation de St Jean-Baptiste. En haut: 1348, Monaco (Lor.), triptyque: St Laurent, Ste Agnès et Ste Marguerite; 1640, Ecole d'Italie (xv^ s.), St Louis évêque de Toulouse; 1279, Fabriano (Gentile da) (? plutôt Lorenzo di San Severino), la Vierge; 1280, Fabriano (Gentile da). Mariage de la Vierge, Circoncision et Présentation au temple; *1383 (au-dessous de 1280), Martini (Simone), dit Menimi, Jésus marchant au Calvaire.

Mur du fond (la porte parfois fermée donne sur l'escalier Daru et les salles françaises à g.): 1151, Bartolo (école de Sienne), la Présentation au temple; 1302, Gaddi (Taddeo), triptyque: Décollation de St Jean- Baptiste, le Calvaire et le Martyre d'un saint; "^1260, Cimalnie, la Vierge aux anges, de St-François de Pise (fortement restaurée); *1312, Giotto, St François d'Assise recevant les

musée de peinture. LE LOUTRE. ^i^^ àr. 4. I2û

stigmates; Vision d'Innocent III; le même pape confirmant la règle de St François; le Saint prêchant aux oiseaux, œuvre authentique et signée, de St-François de Pise.

Mm- de g.: 1301, Gaddi (Taddeo), l'Annonciation; 1563, Vanni (Turino), la Vierge et l'Enfant. Ensuite, des tableaux intéressants de V école de Giotto. Puis: 1345, Lippi (école de Fra Fil.), la Vierge et l'Enfant. En haut: 1397, Neri di Bicci, la Vierge et l'Enfant; 1273, Dono (Paolo di), dit P. Uccello, Bataille: 1274, école florentine (xv«^ s.), St Jean-Baptiste enfant; -1272, P. Uccello, portraits en buste de Giotto, d'Uccello, de Donatello, de Manetti et de Brunelleschi ; 1658, école florentine (xv^ s.), St Jérôme; "1344, ^1343, Lippi (Fra Fil.), la Vierge et l'Enfant entre deux saints abbés ; la Nativité ; 1300 a, Francesca (Piero délia) (? plutôt Alessio Baldovinetti), la Vierge; *1321, 1322, Ghirlandajo (Dom.), la Visitation, œuvre puissante (1491); portrait d'un vieillard et de son petit -fils. — 1367 a, Mainardi, la Vierge; *1296, Filipepji (Sandro), le Botticelli, la Vierge, l'Enfant et St Jean (charmante œuvre de jeunesse). — 1367, Mainardi, la Vierge et l'Enfant. — 1663 et 1663a (en haut), école de la Haute-Italie, portraits d'homme ; 1300, le Botticelli, fragment de prédelle ; 1300 a, école du Botticelli, la Vierge et l'Enfant.

A côté de l'entrée : 1295, le Botticelli, la Madone du Magnificat. Au-dessus de la porte : 1512, lo Spagna (? et non Raphaël) , Dieu le Père et deux anges, fresque de la villa Magliana près de Rome.

Nous rentrons dans la

Grande Galerie ou salle VI, qui contient les autres tableaux des écoles d'Italie, puis ceux des écoles espagnole, anglaise et allemande et une partie de ceux de l'école flamande (p. 130). Cette galerie comprend six travées, marquées par A, B, C, D, E, F.

Travée A. — Ecoles d'Italie (suite).

A droite: 1372, Manni ( Giannicola di Paolo), Ste Famille. — 1567, 1565, le Pérugin, Combat de l'Amour et de la Chasteté (v. cidessous no 1261), Ste Famille. — *1436, 1435, 1437, Baibolini (Frcmcesco), le Frauda, le Christ en croix, la Xativité, la Vierge et l'Enfant (tableau d'atelier). — En haut: 1261, Costa (Lor.), la Cour d'Isabelle d'Esté, duchesse de Mantoue, provenant du «Paradiso», le salon de la duchesse, ainsi que les n^^^ 1375, 1376 et 1567. — 1241, Carrucci (Jac), le Pontormo, portrait d'un graveur. — 1417, école du Pinturicchio, la Vierge et l'Enfant. — 1422, Romain (jides), portrait d'homme. — 1556 (en haut), Tara (Cos.), le Cosmè, Pietà, œuvre puissante. — 1167, Bianchi (Franc), la Vierge et l'Enfant entre deux saints. — 1676, Lod.Brea (de Xice; xv^ s.), l'Annonciation. — 1324, Ghirlandajo (Rid.), le Couronnement de la Vierge. — *1114 l'en haut), 1115, Alhertinelli (Mariotto), la Vierge et l'Enfant entre deux saints; le Christ apparaissant à la Madeleine. — 1608,

126 Rive dr. 4. LE LOUVRE. Premiei- étage:

Zacchia (Paolo), le Vieux, portrait d'un musicien. — Entre les nos 1114 et 1608: s. n», le Francia, la Vierge et l'Enfant avec des saints. — 1516, Sarto (Andr. del), Ste Famille. — 1264, Credi (Lor. di), le Christ et la Madeleine (Xuli me tangere). — 1651a, Sarto (Andr. del), portrait d'Andr. Fausti, avocat des Médicis. — En haut, 1603, la Ste Cène, d'après Léonard de Vinci, un tiers plus petite que l'original, et probablement due à son élève Marco da Ogyiono. — 1240, Carrucci (Jae.), le Pontormo, Ste Famille. — 1174, Bononi (Bart), la Vierge et l'Enfant. — *1418, Romain (Jides), la Nativité.

A gauche, en recommençant: 1400, Palmezzano (Marco), le Christ mort. — *1526, Signorelli(Luca), l'Adoration des Mages. — 1303, Garbo (RajfaelUno del), le Couronnement de la Vierge. — En haut, 1517, Sarto (Andr. del), l'Annonciation. — 1416, Piero di Cosimo, le Couronnement de la Vierge. — "^1154, 1153, Bartolomeo (Fra), Ste Famille; l'Annonciation. — 1133, Anselmi (Miclielangelo), la Vierge entre St Jean et St Etienne. — 1515, Sarto (Andr. del), Ste Famille. — 1184, s. n», Bronzino (Agnolo), portrait d'un sculpteur; Ste Famille. — ■ 1384, Massone, retable en trois compartiments. — En haut, 1285, Ferrari (Gaud.), St Paul. — 1181, 1182a, 1182, Borgognone, Présentation au Temple; St Augustin et le donateur; St Pierre de Vérone avec une hache plantée dans la tête et une femme agenouillée. — 1265 (en bas, sans étiquette), Vinci (Léonard de), l'Annonciation. — *1488, Sacchi, les Quatre Docteurs de l'Eglise ou plutôt les Quatre Evangélistes. — Vinci (Léon, de): *15y7, St Jean-Baptiste; *1599, la Vierge aux Rochers, d'une grande valeur , bien que les ombres aient beaucoup poussé au noir; *1600, portrait présumé de Lucrèce Crivelli (peut-être de Boltraffio) et nommé jadis la Belle Ferronnière (maîtresse de François I^""; le joyau qu'elle porte sur le front se nomme « ferronnière ») ; 1602, Bacchus, tableau d'atelier. — Solario (Andr.): *1532, la Crucifixion (1503), œuvre d'un coloris séduisant; *1531, portrait de Charles d'Amboise, gouverneur de Milan sous Louis XII; 1530, la Vierge au coussin vert, dans un paysage superbe; 1533, la Tête de St Jean -Baptiste. — Liiini (Bernardino): 1356, la Forge de Vulcain; *1355, Salomé; 1353, Ste Famille. — 1604, Vinci (école de Léon, de), peut-être Ces. da Sesto, la Vierge aux balances. — *1169, Boltraffio, la Vierge de la famille Casio (1500).

Sur un support isolé entre les colonnes de la travée B : à dr., 1462, le Volterran, David vainqueur de Goliath; à g. le même sujet vu de l'autre côté.

Travée B. — Ecoles d'Italie (suite).

A gauche, en continuant: ^1376, Mantegna (Andr.), la Sagesse victorieuse des Vices, avec de charmants enfants (v. le n" 1261, p. 125). — 1158, Bellini (Giav.) (?), la Vierge, St Pierre et St

musée de peinture. LE LOUTRE. ^ive dr. 4. 127

Sébastien (inscription contrefaite?). — En haut, 1268, Crivelli (Carlo), St Bernardin de Sienne. — *1374, *1373, Mantegna (Andr.), la Vierge de la Yictoire, une de ses dernières œuvres, exvoto peint pour J.-F. de Gonzague, duc de Mantoue, en souvenir de la bataille du Taro (1495) ; le Calvaire, un des trois compartiments de la prédelle du grand tableau d'autel de St-Zénon de Vérone (1459).

— En haut, 1607, Vivarini (Bart.), St Jean de Capistran. ^ *1375, Mantegna (Andr.), le Parnasse (v^. le n^ 1261, p. 125). — ^1156, s. n° (en haut), Èellini (Geniile), portraits d'hommes. — 1157, école de GentileBellini (plutôt Vincenzo di Biagio, dit Catena), Réception d'un ambassadeur vénitien au Caire. — *1134, Antonello de Messine, prétendu condottiere, tête énergique de jeune homme (1475). — '^1211, Carpaccio (Vîtfore), Prédication de St Etienne. — ^1259, Cima da Conegliano, la Vierge et l'Enfant. — En haut, 1351, Lotto (Lor.), Ste Famille. — *1399, Palma le Vieux, l'Annonce aux bergers (gâté). — 1318, Girolamo dai Lihri, la Vierge et l'Enfant. — 1135, Barharelli (Giorgio), dit le Giorgione (Palma le Vieux? ), Ste Famille. — 1673, i^cole vénitienne (xvi^ s.), portrait de femme.

— Entre les n°s 1673 et 1352, s, n°, Vincenzo di Biagio, dit Catena, portr. d'homme (panneau avec une petite serrure). — 1352, Sébastien del Piombo, la Visitation, œuvre grandiose (Rome, 1521 ; inachevé). — 1394 (au-dessous de 1352), Montagna (Bart.), Trois enfants exécutant un concert. — 1350, Lotto (Lor.), St Jérôme, au milieu de beaux rochers, œuvre de jeunesse (1500). — *1577, le Titien, la Vierge, l'Enfant et des saints. — En haut, 1176, 1175, Bonvicino (Alessandro), le Moretto, St Bonaventure et St Antoine de Padoue; St Bernardin de Sienne et St Louis de Toulouse.

Encore à g., une série d'excellents tableaux de l'école vénitienne.

— Le Titien (Vecelli): 1579, Ste Famille, exécuté peut-être en partie par d'autres; *1580, Ste Famille; *1581, les Pèlerins d'Emmaiis, peint vers 1547 ; *1578, la Vierge au lapin (1530). — En haut, 1179, Bordone, portrait d'homme ; le Titien: *1589, Allégorie peinte pour Alph. d'Avalos (m. 1546), marquis del Vasto (du Guast), représentant les adieux de ce général à sa femme, sœur de Jeanne d'Aragon, lorsqu'il fut appelé à Vienne par l'empereur pour combattre les Turcs, en 1532; *1593, portrait d'homme. — 1674 d, Bonifazio, la Vierge avec St Jean, St Paul, St Joseph et Ste Ursule.

*1196, Paid Véronèse, les Disciples d'Emmatis (à dr., les portraits de l'artiste , de sa femme et de son frère). — *1591 , le Titien, portrait d'homme. — En haut, 1674e, école vénitienne (xvi« s.; le Tintoretf) , Vierge glorieuse trônant sur des nuées. — 1586, le Titien, le Concile de Trente. — 1467, *1465, le Tintoret, portrait d'homme; le Paradis. — En haut, 1170, Bonifazio, Résurrection de Lazare. 1199, 1195, Paul Véronèse, portrait d'une jeune femme ; le Calvaire. — 1185, Calcar (Jean de), portrait d'un jeune homme.

— En haut, 1180, Bordone, portraits d'homme et d'enfant.

128 Rive dr. 4. LE LOUVRE. Premier étage:

A droite, en recommençant. — Paul Véronèse: 1187, l'Incendie de Sodome; 1194, le Christ succombant sous le poids de la croix (inachevé); 1188 (en haut), Suzanne et les vieillards. — 1585, 1582, le Titien, St Jérôme; le Christ marchant au Calvaire. — 1349, Lotto (Lor.), la Femme adultère. *^lô87, le Titien, Jupiter et Antiope, la Vénus du Pardo (1574). 1171, Bonifazio, Ste Famille. 1547, Tiepolo, la Cène. En haut, 1413, Pellegrini, Allégorie. 1331, 1333, et plus loin 1334, 1330, Guardi (Fr.), Fêtes vénitiennes. *1203, Canale (Ant.), le Canaletfo, Vue de Venise. En haut, 1425, Ponte (Jac. da), le Bassan, les Xoces de Cana.

1328, 1332, 1329, Guardi, Vues de Venise. 1189, PawZ Véronèse, l'Evanouissement d'Esther, composition très dramatique.

Encore à dr., de l'autre côté de la porte de la Salle VIII (p. 148). 1197, P. Véronèse, St Marc couronnant les vertus théologales- (probablement pour un plafond). 1408, 1409 (en haut), Panini, Intérieur de St- Pierre de Rome; un Concert à Rome. 1149, le Baroclie, la Cii'concision. 1233, 1232, Carracci (Ann.), le Carrache, la Chasse; la Pêche. 1450, 1439 (en haut), Reni (Guido), le Guide, St Sébastien; David vainqueur de Goliath. "^1613, le Dominiquin (Zampieri), Ste Cécile. 1163, Pierre de Cortone, la Vierge. 1139 (en haut), le Guerchin, Résurrection de Lazare. 1288, Feti, la Mélancolie.

Travée C. — Ecoles d'Italie (suite).

A droite. 1564, 1566 A, le Pérugin (Vanucoi), la Vierge et i'Enfant; St Sébastien. 1511, école de Raphaël, Ste Catherine d'Alexandrie. 1539, lo Spagna, la Nativité.

A gauche. 1513b, Raphaël (?), la Vierge à l'œillet; au-dessus, 1513 a, Raphaël (?), la Vision d'Ezéchiel (Dieu le Père trônant sur des symboles des Evangélistes) ; 1508, 1500 (en haut), Raphaël, portr. d'hommes; St Jean-Baptiste dans le désert, probablement authentique, mais complètement gâté. 1668 a, école ombrienne, St Sébastien. Au-dessus, 1509 '"«^ attr. k Raphaël, tête de Ste Elisabeth. — *1506, Raphaël, portr. d'un jeune homme, longtemps donné à tort comme celui de l'artiste (peint après 1515). *1509, le Pérugin (attribué ici à Raphaël)^ Apollon et Marsyas. *1497, *1501, 1503, Raphaël, la Vierge au voile, au linge ou au diadème bleu; Ste Marguerite (en haut), peinte presque entièrement, selon Vasari, par Jules Romain (endommagée); St Georges. *1507, Raphaël et Jides Romain, portr. de Jeanne d'Aragon (selon Vasari, la tête seule est de Raphaël). 1502, Raphaël, St Michel. — En haut, 1420, Jrdes Romain, le Triomphe de Vespasien.

Travée D. — Italiens (fin), Espagnols, Anglais et Allemands.

A droite. 1122, *1124, 1123, *1121, Aïnerighi (Michel- Ange de Caravage), la Diseuse de bonne aventure; portr. d'Alof de Wignacourt (1601); Concert; la Mort de la Vierge. 1368, Manfredi, la Diseuse de bonne aventure. 1480, 1478, ^1479, Salv. Rosa,

musée de peinture. LE LOUVRE. ^^'^'e dr. 4. 129

paysage; Apparition de l'ombre de Samuel à Satll; Bataille, «page d'une rare énergie et d'une beauté étrange». Il v a encore quelques Italiens dans la salle IX (p. 139).

Au delà de la porte de la salle IX, les Espagnols: 1703, Collantes, le Buisson ardent. ^1716. Marillo, Miracle de San Diego, dit la Cuisine des anges. 1725a, attr. à Rihera, V Espagnolet, Jésus descendu de la croix.

A gauche, en recommençant, suite des Espagnols. 1706, 5e?'rera le Vieux, St Basile dir-tant sa doctrine. *1723, 1722. *1721, Rihera, St Paul Ermite; le Christ au tombeau: Adoration des bergers. 1712, 1714, 1715 (apr. le 1734), MuriUo, la Vierge au chapelet; J.-C. au jardin des OUviers ; le Christ à la colonne. *1734, Velasqiiez, Ivéunion de treize personnes. *1708, Murillo, la Conception immaculée.

*"1709, Murillo, la Conception immaculée, grande et magnifique toile achetée 615 300 fr. en 1852. Le peintre s'est inspiré du passage suivant de l'Apocalypse: «Il parut un grand prodige dans le ciel, une femme revêtue du soleil, qui avait la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles».

**1710, *1717, "1713, MuriUo, la Naissance de la Vierge; le Jeune mendiant; Ste Famille, admirable de coloris. *1732, Velasijuez, portr. de Philippe IV d'Espagne, «rien de plus franc et de plus large». 1739, -1738, Zarharan, Deux scènes de la légende de St Bonaventui-e (1629). 1704A, 1704 et 1705, Goya, la Dame à l'éventail; portr. de Guillemardet, ambassadeur de France à Madrid; portr. d'une jeune femme (légué par Guillemardetj.

A droite, au delà de la fen., masquée en hiver par une portière verte, école anglaise. 1805^»«, Bonington, la Vieille gouvernante. Au-dessus, 1813, 1813 A, Laivrence, portr. de Lord Whitworth: portr. de Jules Angerstein et de sa femme (1792). 1817, Raehurn, portr. d'un invalide. 1812b'--*, Hoppner, portr. de la comtesse d'Oxford. Au-dessus, 1816, Opie, la Femme en blanc. -1804, 1805, Boniiigton, Vue de Versailles; Vue de Venise. 1810, Constable, paysage («The Glèbe Farm»; endommagé). 1818, Ramsay, portr. de Charlotte-Sophie , princesse de Galles. 1816 A, Phillips, portr. de Lamartine. — Puis les Allemands (v. ci-dessous).

A gauche, en recommençant, suite des Anglais: s. n", Constable, le Moulin. 1817 A, Raehurn, Anna Morr. 1803, 1802 (apr. 1804), Bonington, Mazarin et Anne d'Autriche, François I" et la duchesse d'Etampes. 1809, Constable, vue de Hampstead Heath: la Baie de Weymouth. En haut, 1818 A, Romney, portr. de sir John Stanley; -1819,' i?. inZso/^, paysage. 1807, Co«sfaZ>Ze, l'Arc-en-cieL *1814, Morland, la Halte. 1806, Constable, le Cottage. 1801, Beechey (Sir William), Frère et sœur.

A droite, école allemande. A dr. : 2706, De /«/^er, Vieille femme. 2712, Heinsius, portr. de la princesse Victoire, fille de Louis XV.

Bœdeker, Paris. 15« éd. 9

130 ^iv^ dr. 4. LE LOUVRE. Premier étage:

2751, 2752, Wyrsch (Melchior, Suisse), portr. de M. et Mme Wey. *2722, Kauffmann (Awjelica), portr. de la baronne de Kriidener et de sa fille. 2708, Dietrich, la Fenime adultère. 2723, Mengs, Marie- Amélie-Christine de Saxe, reine d'Espagne. 2738, école de Cologne (xvi^ s.), maître de la Mort de Marie, la Cène, les Apprêts de la sépulture et St François d'Assise. A côté, 2736 a, école allemamle (xv*" s.), la Vierge ; s. n^, école ail., St Adrien. *2709, 2709 A, Durer, Tête de vieillard; Tête d'enfant. En haut, 2738 d et plus loin, 2738e, maître de St Sévérin, Scènes de la vie de Ste Ursule. *2724, Mignon, le Nid de pinsons. 2745, école ail. (xvi« s.), le Jugement de Paris. 2705, Cranach le Vieux, portr. d'homme.

A gauche, en recommençant, suite des Allemands. *2713, 2719, "2718, *2715, *2714, Holhein le Jeune, portr. de N. Kratzer, astronome à la cour de Henri VIII d'Angleterre (1528), et portraits de Rich. Southwell, d'Anne de Clèves, quatrième femme de Henri VIII, d'Erasme de Rotterdam (1523) et de G. Warham, archevêque de Cantorbéry (1528). 2710, Elsheimer (Adam), Repos dans la fuite en Egypte. 2732, Bottenh animer, la Mort d'Adonis (très dramatique). *2737, école de Cologne (xv«s.), Descente de croix. 2741, école aïlem. (xvi^s.), portr. d'homme. 2117^ Holbein le Jeune, portr. de Thom. More. 2703, Cranach le Vieux, Vénus dans un paysage.

Au milieu, 2701, Beham, table peinte à quatre compartiments, des scènes de l'histoire de David (1534).

Travée E. — Flamands.

A droite: 1960, Fr. Duchâtel, portr. d'un cavalier. 2033, 2032, 2040, 2045, 2047, 2049, 2031, 2037, 2039, 2035, 2044, Ad.-Fr. va7i der Meulen, tableaux relatifs pour la plupart aux guerres de Louis XIV dans les Pays-Bas. 1903 A, V. Boucquet, Un porteétendard. 2083, Ruhens, le Triomphe de la Religion (peint, comme le pendant en face, n" 2076, en 1628 pour le couvent de Loeches près de Madrid). 2068 (en haut), Pourhus, la Cène. Pli. de Champaigne: 1947, son portrait; *1934, Catherine-Agnès Arnauld et Catherine de Ste-Suzanne, fille du peintre, priant pour sa guérison à l'abbaye de Port-Royal; 1941, portr. d'une petite fille; 1928, la Cène; 1932, le Christ mort; 1927, le Repas chez Simon le Pharisien; 1941, portr. de Robert Arnauld d'Andilly (1588-1674).

A gauche en recommençant: 1921, Brueghel de Velours, la Bataille d'Arbelles. 2022, 2023, J. Meel ou Miel, la Halte militaire: la Dînée des voyageurs. 1989, Francken le Vieux, Histoire d'Esther. Au-dessus, 2030 A, J. Metsys, David et Bethsabée (1562). 2165, Teniers le Jeune, le Fumeur. 2072, Pourhus, portr. de Marie de Médicis. 1991, Franck le Jeune, la Passion. 1920, 1919 (apr. 2074) , Brueghel de Velours, l'Air (1621) , la Terre ou le Paradis terrestre (1611). 2074, Pourbus, portr. de Gruillaume du Vair. En haut, 2191, O. van Veen ou Otto Venius, le peintre et sa famille. 19.52, Cox ou Coques, portr. de famille. *2076, Rubens, le Prophète

musée de peinture. LE LOUVRE. ^ive dr. 4. \^\

Elle servi par un ange (v. ci-dessus, n» 2083). Ensuite des Teniers le Jeune: *2156, l'Enfant prodigue (1644); *2158, Tentation de St Antoine; 2163t'î8, *2162, Intérieurs de cabarets; *2155, St Pierre renie J.-C. (un des soldats attablés est le portr. du peintre) ; 2163, Intérieur de cabaret; 2160, Un cabaret près d'une rivière; 2161, Danse de paysans; 2166, le Rémouleur; *2159, la Fête de village; 2168, portr. d'un vieillard; 2167, le Joueur de cornemuse; ^2157, les Œuvres de miséricorde; 2161, Chasse au héron. Au-dessus des Teniers: 1930, Phïl. de Champaigne, le Christ en croix. 2144, 2141 (apr. 1953), Snyders, Chasse au sanglier; le Paradis terrestre. 1953, de Crayer, St Augustin en extase. 2079, Rubens, la Vierge dans une guirlande de fleurs. 2137, Ryckaert, Intérieur d'atelier. *1992, Fyt, Gibier et fruits. 2140 A, SiherecJits, Scène champêtre. Au-dessus, 2169, Teniers le J., les Bulles de savon. 2369, attr. à P. van der Faes, dit Lely, portr. de la duchesse de Bedford, d'après van Djck. 2147, Snyders, Fruits et animaux.

Travée F. — Flamands (suite).

A droite: 2013, 2012, *2015, 2011, "^2014, Jordaens, l'Enfance de Jupiter; les Evangélistes ; le Concert après le repas; Jésus chassant les vendeurs du temple ; le Roi boit. En haut, 2145, Snyders, les Marchands de poissons. 2005, 2004, C. Huysmans, paysages. 2011 A, Jordaens, le Jugement dernier.

A gauche en recommençant: 2112, *2075, 2080, 2078, 2117, 2081, Riibens, portr. d'Elisabeth de France, fille de Henri IV; la Fuite de Loth; la Fuite en Egypte (esquisse); la Vierge; paysage; Résurrection de Lazare. *1966, van Dyck, Renaud et Armide. *1985, van Dyck ou Rubens, portr. de J. Grusset Richardot. *2077, Rubens, l'Adoration des mages (vers 1612?). -1975, van Dyck, portr. du duc de Richmond. *2114, *2115, Riûjens, portr. d'une dame; la Kermesse (vers 1635?; v. p. 121).

Nous entrons ensuite dans la

Salle van Dyck. A dr., trois des grands -Rubens mentionnés p. 132: 2087, Education de Marie de Médicis, à laquelle prennent part Minerve, Apollon jouant du violoncelle et Mercure; à dr., les Grâces; 2096, le Gouvernement de la reine sous la protection de l'Olympe: ]\[ars, Apollon et Minerve chassent les puissances ennemies, etc.; 2086, Naissance de la princesse (1573), Lucine y préside son flambeau à la main, Florence tient l'enfant et à dr. se voitTArno. 1983, van Dyck, son portrait. *2116, Rubens, Tournoi au couchant du soleil. En haut, 2130, Rubens (?), Diogène cherchant un homme. Ensuite une belle série d'œuvres à'Âiit. van Dyck: 1972, portr. en buste de François de Moncade, généralissime dans les Pays- Bas; 1973, portr. d'un homme et d'un enfant; 1977, portr. d'homme; 1964 (en haut), St Sébastien; **1967, portr. en pied de Charles I"' d'Angleterre, d'une finesse charmante (vers 1635) ; 1976, portr.

132 ^'<'' dr. 4. LE LOUVRE. Pi-emier étage:

d'homme; 1965, Vénus demande à Vulcain des armes pour Enée; *1974, portr. d'une dame et de sa fille; '^1909, portr. de Charles- Louis et Robert de Bavière; 1961, la Vierg-e; *1971, portr. équestre de François de Mom-ade (v. n» 1972); "^1962, la Vierge aux donateurs. — Au delà du passage de la galerie Rubens (v. ci-dessous) : *2084, Rubens, Thomyris, reine des Scythes, fait plonger la tête de Cyrus dans un vase rempli de sang. *1954, de Crayer, portr. équestre de Ferdinand, infant d'Espagne, gouverneur des Pays-Bas. 2108, Rubens, portr. de Marie de Médicis, en Bellone. 1938, Phil. de Uhampaigne, le Cardinal Richelieu. Rubens: -2111, portr. du baron Henri de Vicq, ambassadeur des Pays-Bas à la cour de France; 2082, le Christ en croix; 2106 (en haut), portr. de François de Médicis, grand -duc de Toscane, père de Marie de Médicis; 2107, portr. de Jeanne d'Autriche, femme du précédent. *2016, Jordaen^, portr. d'homme. *1937, Phil. de Cliaiwpaigne, Louis XIII couronné par la Victoire. 2110, Rubens, esquisses des nos 2085 et 2105 (v. ci-dessous).

Nous descendons par l'escalier dans la

Galerie Rubens, organisée dans une «salle des Etats» construite à la fin du second empire et restée inachevée jusqu'en ces derniers temps. Elle comprend **dix-huit grandes œuvres de Pierre-Paid Rubens. La série a été commandée par Marie de Médicis, veuve de Henri IV, pour son palais du Luxembourg (p. 316). Rubens vint à Paris en 1622, y fit les esquisses et alla exécuter les compositions à Anvers, En 1625, il y mettait la dernière main à Paris. La décoration discrète de la salle et son excellent jour d'en haut rehaussent considérablement l'eft'et produit par ces tableaux.

En voici les sujets, en commençant près de l'entrée et en alternant toujours de g. à dr.

A g. en entrant: 2085, la Destinée de Marie de Médicis (les Parques). — A dr. en entrant: 2105, le Triomphe de la Vérité; dans le haut, Louis XIII remettant une couronne à sa mère. Ensuite, aux murs : à g. et à dr. — A g. : 2088, Henri IV reçoit le portrait de la princesse: à côté de lui est la France; en haut, Jupiter et Junon. — A dr. : 2089, le Mariage par procuration (1600). — A g.: 2090, le Débarquement à Marseille (1600). — A dr.: 2091, le Mariage à Lyon (1600): Henri IV en Jupiter, Marie de Médicis en Junon et la ville de Lyon sur un char. — A g. : 2092, la Naissance de Louis XIII à Fontainebleau (1601): derrière la reine, la Fortune; le nouveauné dans les bras de la Santé. — A dr. : 2093, Henri IV, partant pour la guerre d'Autriche (1610), confie la régence à la reine. — A. g.: 2094, le Couronnement de la reine par le cardinal de Joyeuse, à St-Denis; on aperçoit le roi dans une tribune. — A dr. : 2095, l'Apothéose de Henri IV : dans le bas, à côté de la Victoire, vêtue de jaune, Bellone avec un trophée ; à dr. : la reine entre Minerve et la Prudence :

musée de peinture. LE LOUTRE. Rii-'^ dr. 4. 133

plus bas, des seigneurs de la cour; à g., la France. — A g.: 2097, le Voyage de la reine aux Ponts-de-Cé (Anjou). — A dr. : 2098, l'Echange des princesses, Elisabeth de France, destinée à Philippe lY d'Espagne, et Anne d'Autriche, future de Louis XIII. — A g.: 2099, les Félicités de la régence, la reine sur le trône avec les balances de la Justice; à dr.: Minerve, la Fortune et l'Abondance; à g., la France et le Tenaps ; dans le bas, l'Envie, la Haine et la Méchanceté. — A dr. : 2100, la Majorité de Louis XIII ou la reine remettant à son fils le vaisseau de l'Etat, monté par les Vertus. — A g. :

2101, la Reine s'échappant du château de Blois (1619). — A dr.:

2102, la Réconciliation de la reine avec Louis XIII. — A g. de la sortie: 2103, la Paix. — A dr. de la sortie: 2104, l'Entrevue de la reine avec Louis XIII, dans l'Olympe; en bas, la Rébellion.

Nous revenons à l'entrée, remontons les degrés et descendons l'escalier de dr. Dans le passage (XXI), à g., 2327, Bloemaert (Abraham), Nati^-ité du Christ. Xous passons ensuite dans les

Petites Salles, situées autour de la galerie Rubens, comprenant les autres Flamauds et Hollandais et désignée chacune par le nom du maître qui s'y trouve surtout représenté.

Salle Van Eyck (XX). Au fond, au milieu : "1 986, Jean van Eyck, la Vierge au donateur, avec un paysage d'une finesse admirable, modèle du genre. — A dr. et à g., Memliag: *2027, Mariage mystique de Ste Catherine ; 2027 A, St Jean-Baptiste et le donateur ; 2028A (à g.), portr. d'un moine; *2024, St Jean-Baptiste; *202o, Ste Marie- Madeleine. Adr.: *2196, Weyden(R.vander), Déposition de croix. A g., *220ô (en haut), école flamande (xvi^s.), portr. d'homme. 2030, Metsys ou Matsys (Quentin) , le Christ bénissant. — Mur de dr., en recommençant : 1951 (en haut), Claeyssens (P.), le Vieux, Tête de Vierge. *2202B, école flamande (commenc. du xvi^s.), triptyque : la Vierge avec les donateurs. ''2202 , école flamande (xye s,), la Salutation angélique. 1999, Gossaert (Jeande Mabuse), portr. d'un bénédictin. Au milieu du mur: 1957, Gérard David (attribué à), Xoces de Cana. Au-dessus: 2201, école flamande (xvie s.), Mère de douleur; 2200, Ecole flamande {x\^ i.), le Christ, — Mur de g.: *2298a, école flamande (xv^ s.), l'Enfer (peut-être, le volet droit de la Résurrection de D. Bouts à Lille). 2197, école flamande (xv^ s.), Ste Famille. 2205 b, école flamande, Charles- Quint. *2028, Memling , triptyque: Martyre de St Sébastien, Résurrection et Ascension. S. u", école flamande, Adam et Eve (1507); 2716, école flamande, Philippe le Beau. 1997, 1998, Gossaert (J. de Mabuse), diptyque: la Vierge et l'Enfant, portr. de Jean Carondelet, chancelier de Flandre. 2203, école flamande, Pietà. *2198, école flamaivJe (xv«^s.), Instruction pastorale. 2204a, id. (xvi« s.), portr. d'homme âgé.

Salle Anthonie Mgr (XXI).. A dr. : 2300, école hollandaise

134 Rif^^ di- ^« LE LOUVRE. Premier étage:

(xvi^ s.), le Sacrifice d'Abraham. 1917, P. Brueghel le Vieux, les Mendiants. 2641 b (au-dessus), école hollandaise {xw s.), portr. d'homme. S. n», Brueyhel le Vieux, la Parabole des Aveugles. 2640 (au-dessus), Zustris ou Suster (L.-F.), Yéuus et l'Amour. Ecole hollandaise (xvi'^s.).- 2641 d, portr. d'homme; s. n", Loth et ses filles; 2641 (au-dessus), Jeune fille lisant. Au fond (au milieu): s. no, Gérard de Si- Jean (école de Harlem, xv^ s.), la Résurrection de Lazare. 2001 (au-dessus), J. v.Hemessen, le jeune Tobie rend la vue à son père (1555). 2029, Metsys ou Matsys (Quentin), le Banquier et sa femme. S. u^s (au-dessus), école flamande {1507 ): Adam, Eve. 2299, Aertgen van Leyden (1498-1564), la Montée au Calvaire. 2500 a (au-dessus), P. Aertsen, dit Cahel (1586-1636), les Pêcheurs. A g., Mor (Ant.) (?): 2481 A, Edouard VI d'Angleterre (?); *247a, le Nain de Charles-Quint; 2478, portr. d'homme. 2601, Venne (Adr. van de), Fête donnée à l'occasion de la trêve conclue en 1609 entre les Espagnols (sous Albert d'Autriche) et les Hollandais.

Salle FransHals (XXII). Au fond : Hals(Fr.J, *2388, la Famille van Beresteyn. A g., *2386, *2387 (apr. 2383), *2383, portr. de Nicolas van Beresteyn et de sa femme, fondateurs d'un béguinage à Haarlem, où ces tableaux se trouvaient jusqu'en 1884; portr. du philosophe René Descartes (1655). Au-dessus des portes et en haut à g. et à dr., Honthorst: 2410, 2411, portr. de Charles-Louis, comte palatin du Rhin, électeur et duc de Bavière, et de son frère Robert de Bavière, duc de Cumberland; 2409, Concert; 2408, Pilate se lavant les mains. A dr., 2466, 2467 (apr. 2642), Mierevelt, portr. d'homme et de femme. 2642, école hollandaise (xvii*^ s.), une Chambre de rhétorique. Au fond, 2339a, Codde (P.), Dame à sa toilette. 1912, Brouwer (Adr.), Intérieur de tabagie. 2525, Pot (H.), Charles I" d'Angleterre.

Salle Vax Goyen (XXIII). A dr. : 2483, Neer (Aert van der). Bords d'un canal en Hollande. S. n^, école hollandaise (1627), portr. d'homme. 2519-2522, Poelenhurgh (van) , le Pâturage; les Baigneuses; ruines du palais des Empereurs et du prétendu temple de Minerva Medica à Rome. 2604, Vlieger (Simon de). Marine par im temps calme. 2332 (en haut), JBoth (J.), Paysage. 2376, Goyen (J. van), un Canal en Hollande. 2465, Mierevelt, portr. d'Olden Barnevelt. — Au fond, 2561 b, Ruisdael (Sal. vanf), le Bac. 2576, Sprony (Gérard), portr. de femme. 2605, Vliet (H. van), portr. de jeune homme. 2375, Goyen (van), Bords d'une rivière en Hollande. 2636, Wynants, Lisière de forêt, avec figures et animaux d'^. van de Velde. 2327 a, Bloot (P.), le Bac. 2438, Keyser (A. de), portr. d'homme. S. n", Vliet (H. van), portr. d'homme. — A g., *2389, Hais (Dirk), Festin champêtre (vers 1616; œuvre de jeunesse). 2586 a, Tempel (A. van den), portr. de femme. 2377, Goyen (van), une Rivière. *2392, de Heem, Fruits et vaisselle. 2340, Craesbeek, l'artiste peignant un portrait. 2515a, Palamedesz (A.), portr.

m7isé€ de peinture. LE LOUVRE. ^i^^ ^^r. 4. 135

d'homme. Dessus de porte, 2581, Steenwyck le Jeune, Jésus chez Marthe et Marie (1620).

Salle Vax Ostade (XXIV). A dr.: 2378, Goyen (van), Vue en Hollande. 2338, Ceulen (J. van), portr. d'homme. 2510, Ostade (I.van), un Canal gelé, en Hollande. 2629, Wouiverman (Phil), Choc de cavalerie. *2508, Ostade (I. van). Halte à la porte d'une hôtellerie. 2451, Loo (Jao. van), portr. du peintre Michel Corneille le père. — ^2484, Neer (Aert van der). Village hollandais traversé par une route. *2495, Ostade (Adr. van), la Famille du peintre (?j. 26:35, Wouwerman (Ph.), Vue de la tour de Xesle à Paris vers 1664. 2490, Nickelen (I. van), Vestibule d'im palais. 2298, Aelst ( W. van). Raisins et pêches. — 2509, Ostade (I. van), la Halte. 2500, 2501, Ostade (Adr. van), le Fumeur; le Buveur. 2511, Ostwle (I. van), un Canal gelé en Hollande. -2498, '^2497, Ostade (Adi\ van), Intérieur d'une chaumière, le Marché au poisson. Au-dessus. 2396, 2395, HeUt (Barth. van der), portraits de femme et d'homme. 2321 (en haut) , J5e?'cAem (Nicolas), paysage et animaux. Dessus de portes: à l'entrée, 2223, Wouiverman (Ph.), Départ pour la chasse; à la sortie, 2317, Berchem, le Passage du bac.

Salle RuiSDAEL (XXV). A dr. : -'2ôô9, R^nsdael (J.van), paysage, dit le Buisson. 2436, Kalf, Intérieur d'une chaumière. 2590, Ter Borch, Assemblée d'ecclésiastiques. 2499, Ostade (Adr. van), \m Homme d'atfaires. ^2394, Helst {Barth. van der), le Jugement du prix de l'arc, réduction très bien conservée du tableau d'Amsterdam (1653). 2365 (en haut), Everdingen (A. van), paysage. 2561, Buisdael (J. van), paysage. 2562, Saftleven (Cornelis), portr. d'un peintre. ■=^2561^^^^ Ruisdael (J. van), l'Entrée d'un bois. — 2401, Heyden (van der), un Village. 2391, de Heem, Fruits et vaisselle. 2302 (au-dessus), Asselyn (J.), paysage. *2558, Buisdael (J. van), une Tempête sur le bord des digues de la Hollande, œuvre d'une rare perfection. ■^2611 (au-dessus), Weenix(Jan), les Produits de la chasse. 2400, Heyden (van der). Vue d'une ville de Hollande. 2464a, MetsiL (Gahr.), Xature morte; 2303 (au-dessus ), J. Asselyn, paysage (pendant du 2302, v. ci-dessus). — *2.588, Ter Borch, la Leçon de musique, tableau de mœurs d'une grande finesse (1660). 2571, Sorgh (H.-M.), Intérieur de cuisine. 2463, 2461. Metsu (Gahr.), une Cuisinière hollandaise; le Chimiste. *2560, Ruisdael (J. van), le Coup de soleil, avec figures de Wouwerman. *2557 (en haut), Ruisdael (J. va?}), la Forêt, avec figures de Berchem, un chef-d'œuvre de ce peintre. 2460, 2462, 2458, Metsu (Gahr.), la Leçon de musique ; une Femme hollandaise ; le Marché aux herbes d'Amsterdam. 2436 a (en haut) , Kalff, Xature morte. Dessus de porte, à l'entrée: 2306, Bakhuisen (L.), Marine.

Salle Hobbema (XXVI). — 2529, 2526, *2527, 2528, Potter (Paul), le Bois de La Haye : Chevaux ; la Prairie (1652) ; Cheval blanc moucheté de noir. 24.30, Jardin (K. du), le Bocage. Au-dessus de

136 Rive dr. 4. LE LOUVRE. Premier étage:

cette rangée, 2360, Daek (Jac.-A.), Intériem- d'un corps de garde, chef-d'œuvre du peintre. 24ô7, Mefsu (Gabr.), la Femme adultère (1653). 2453, Maas (Aert van), Intérieur d'un corps de garde. — *2589, Ter Borch (G.), Concert. 2315, Berchem (Nie), le Gué. 2598, Velde (Adr. van de), un Canal glacé (1668). 2638, Wynants, paysage. 2404, Hobbema, le Moulin. 2594, Velde (A. van de), paysage et animaux. 2432, Jardin (K. du), même sujet. 2361, Duck (Jac.-A.), les Maraudeurs. 2626, Wouwerman, le Manège; 2305 (en haut), Bakhuisen, Marine. — 2429, Jardin (K. du), le Pâturage. 2600, Velde (W. van de) , 'M&Tme. *2403, Hobbema, la Forêt. 2452, Loo (J. van). Etude de femme. 2593, Velde (A. van de), la Plage de Schéveningue (1660). 2427, Jardin (K. du). Charlatans italiens. 2310, Beerstraten, l'Ancien Port de Gênes.

Salle du coin (XXVII). — A dr. : 2346, Decker, paysage. 2363, 2362, Dyck (Ph. van), dit le petit van Dyck, Abraham renvoyant" Agar; Sara présentant Agar à Abraham. 2448, 1/ingelbach, un Port de mer en Italie. 2304 (en haut), Bakhuisen, le Port d'Amsterdam. — A g., 2313, 2318, Berchem (Nie), Environs de Nice; paysage et animaux. 2493, Os (J. van), Fleurs.

Salle du coin (XXVIII), en face. Hollandais, surtout d'époque plus récente: Linyelhach (2447, le Marché aux herbes, à Rome), Werff (van der), Verkolje, etc. Puis, quelques petites toiles de Ph. Wouwerman (p. ex., à g., 2630, Halte de chasseurs et de cavaliers). A g., 2612, Weenix (Jan), Port de mer (1701). A dr., 2405^18 (en haut), Hondecoeter , Deux aigles dans une basse-cour.

Salle Jan Steen (XXIX). — *2578 (au fond), 2580 (à g.), Steen (Jan), Fête flamande dans une auberge, oeuvre pleine de verve (1674); la Mauvaise Compagnie. Ensuite, à dr., 2456, ilfeer fjaw van der) ou Ve7^meer deDelft, la Dentellière. 2587, Ter Borch (G.), le Galant militaire, chef-d'œuvre de ce maître, d'une finesse exquise et d'un ton argenté. 2610 (en haut), Weenix (Jan), Gibier et ustensiles de chasse. 2399, Heyden (van der), la Maison de ville d'Amsterdam. 2328, Bol (Ferd.), Philosophe en méditation. 2602, Vei^kolje. Intérieur. 2568, SUngelandt, une Famille hollandaise. 2612^18^ Weenix (Jan), Nature morte (gibier). — 2312, Beya (Corn.). Intérieur rustique. 2471, Mieris (Fr. van), le Vieux, le Thé, 2345, Cuyp (Alb.), Marine. 2606, Vois (Ary de), portr. d'homme, *247o, Mieris (W. van), la Cuisinière. — 2022, J. v. d. Meer, Entrée d'auberge. 2487, 2486, Netscher, la Leçon de basse de viole; la Leçon de chant. 2459, Metsu (Gabr.), un Militaire recevant une jeune dame, œuvre d'une grande finesse. 2370 (en haut). Fictoor ou Victoor (Jan), Isaac bénissant Jacob. A dr! et à g. du précédent, 2425 ^'^^ 2424, Huysum (J. van), Fleurs.

Salle Albert Cuyp (XXX). — *2343, -2341,2344, *2342, Cuyp, la Promenade ; paysage ; portr. d'enfants ; le Départ pour la promenade. — A dr. et à g., 2414, 2415, Hooch (P. de), Intérieurs hol-

mtisée de peinture. LE LOUVRE. -R^^'e âr. 4. 137

landais. Au-dessus, 2.595, "2596, Velde (Adr. van de), paysages et animaux. A dr., au fond, 2637, Wynants, paysage, avec %ures d'Adr. van de Velde.

l'-e SALLE Rembrandt (XXXI), Comprenant sept tableaux de Rembrandt Harmensz van Ryn. Au fond, 2554, 2552, portr. de l'artiste (de 1637 et 1632).

*2541, ■^2540, Philosophes en méditation.

«Dans les Philosophes, Rembrandt poursuit les études de clair-obscur qui n'ont pas cessé de le préoccuper. Une lumière paisible et sereine éclaire doucement ce réduit solitaire dans lequel un vieillard, assis près d'une fenêtre, s'abandonne à ses méditations. Il semble qu'il y ait comme un accord secret entre le recueillement de sa pensée et les insensibles fluctuations de cette atmosphère qui l'enveloppe.» (E. Michel.)

2546, portr. d'homme (vers 1656). — A g., ^^2545 portr. d'un jeune homme (1658). ^2542, Ste Famille, dite le Ménage du menuisier (1640), d'une grande simplicité de conception.

Il y a encore ici des toiles admirables. A g., en revenant, Don ou Dov (Gérard): *2348, la Femme hydropique, chef-d'œuvre de l'artiste, une merveille de fini (1663); 2356, la Lecture de la Bible: 2359, portr. du peintre; 2350, l'Epi cière de village; 2352, la Cuisinière hollandaise; ■^2.353, Une femme accrochant un coq; 2351, le Trompette : ••2355, l'Arracheur de dents ; 2354, le Peseur d'or. — *2496, Osfade (Adr. van), le Maître d'école, modèle du genre, au ton doré. 2564, Sandvoort (Dirk), les Pèlerins d'Emmaiis. 2364, Eeckhout (van den), Anne consacrant son fils au Seigneur. 2530, Pynacker, l'Auberge. *2373, 2372, Flinck (Gov.), portr. de petite fille (1641) ; l'Annonce aux bergers. — ^2330 et 2331 (en haut). Bol (Ferd.), portr. d"un mathématicien ; portr. d'homme. 2426, Jardin (K.du), le Calvaire. 2371, Fidoor (Jan), portr. déjeune fille (1640). Dessus de portes, à l'entrée: s, n", Drost (Corn.; xvn« s.), Bethsabée (dans un cadre en bois noir sculpté); à la sortie: 2349, Dou (G.), Aiguière d'argent (gâtéj.

2e SALLE Rembrandt (XXXII), \m des points les plus brillants de la galerie du Louvre. Il comprend neuf tableaux de Rembrandt: *2553, portr. du peintre, de 1634; *2548, Bœuf écorché, étude d'un intérieur de boucherie célèbre et souvent reproduite (1655) ; 2544, portr. d'un vieillard (1633).

*2539, les Pèlerins d'Emmaiis (1648).

« Combien la figure du Christ surtout est admirable, avec le rayonnement mystérieux de son pâle visage, avec ses lèvres entr'ouvertes et ses grands yeux vitreux qui ont vu la mort, avec cet air de bonté et d'aiitorité qui' éclate dans toute sa personne! C'est un prodige de l'art d'avoir pu, avec cette délicatesse et cette clarté, exprimer ces choses indicibles.» (E. Michel.)

*2537, le Bon Samaritain (1648). *2536, l'Ange quittant Tobie, d'une grande simplicité de conception (1637j. — 2543, Vénus et l'Amour, portr. d'une mère et de son enfant, œuvre de vieillesse (vers 1661). 2538, St Mathieu (1661). *2555, portr. de Rembrandt

138 ^îve dr. 4. LE LOUVRE. Premier étage:

âgé (1660). — S. n" (à g. de 2544), attribué à Rembrandt, les Pèlerins d'Emmatis.

!•■« SALLK HOLLANDAISE (XXXIII), Comprenant avec la 2^ salle du même nom et la salle flamande, les tableaux de la collection La Gaze. Pour les peintres français de cette collection, v. p. 154. — *2591, Ter Borch (Gérard), la Leçon de lecture. 2513, Ostade (Is.van),\QTo\i à porcs. 2507, Ostade (Adr. van), Intérieur d'école. 2437, Kalff(W.), Nature morte. 2468, Mierevelt, portr. de femme. 2406 (en haut), Hondecoeter, le Dindon blanc. 2557, Dou (Gérard), Vieillard lisant. 2599, Velde (Adr. van de), paysage et animaux. 2505, Ostade (Adr. van), la Lecture de la gazette. 2309, Bakkuisen, Mer agitée. — *2550, *2ô49, Remhrandt, Baigneuse, étude pour la Suzanne de Berlin (1647); Femme au bain, dite la Bethsabée (1651). 2337, Brekelenkam, la Consultation. — 2208, école flamande ou liollandaise (xvii'^ s.), portr. de vieille femme. 2393, Heemskerck, Intérieur. 2517 (en haut), Poel (E. van der), Devant une chaumière. 2506, Ostade (Adr. van). Cabaret. 2579, Steen (Jan), Repas de famille. 2454, Maes (Nie), le Bénédicité. 2551, Remhrandt, portr. d'homme (1651). 2407 (en haut), Hoîidecoeter, Oiseaux de bassecour. Dessus de porte, à la sortie: 2553, Pynacker, paysage.

2^ SALLE HOLLANDAISE (XXXIV), tableaux de la collection La Gaze, V. p. 154. 2573, Sorgh (Hendr.-Mart.) (?), Intérieur flamand. 1914, Brouwer (Adr.), Homme taillant sa plume. 2515, Ostade (I. van), paysage, efi'et d'hiver. 2535, Ravesteyn, portr. de femme. 2382, Hagen (van der), la Plaine de Harlem. *1916, Brouwer (Adr.), le Fumeur. 2339 (en haut), Ceulen (van), portr. de femme. 2634, Wouwerman (Phil.), les Pèlerins. 2435, Jardin (K. du), paysage. 2572, Sorgh, Intérieur d'estaminet. — 2502, Ostade (Adr. van), le Buveur. 2379, Goyen (van), Bords d'un canal. 2397, Helst (Barth. van der ; ?), une Dame et un Personnage inconnus. 2503, Ostade (Adr. van), le Liseur. 2366, Everdingen (Allart van), paysage. — 2534, Ravesteyn, portr. de femme. 1913, Brouwer (Adr.), Intérieur de cabaret. 2512, Ostade (I. van). Scène d'intérieur. *2384, Hais (Frans), la Bohémienne (vers 1630). 2489, Netscher (Const.), portr. d'une jeune princesse. 1915, Brouwer (Adr.), l'Opération. 2504, Ostade (Adr. van), la Lecture. 2385, Hais (Frans), portr. de femme.

Salle flamande (XXXV), tableaux de la collection La Gaze, v. p. 154 et ci-dessus. — 2179,2173, Teniers le Jeune, le Quêteur; Intérieur (grisaille). 1982, Dyck(A. van)., portr. de femme (grisaille). 2055, Mol (P. van). Tête d'un jeune homme. 1925, Brueghel de Velours (Jan), le Pont de Talavera. 1995 (en haut), Fyt (Jan), Gibier et ustensiles de chasse. 2184, Teniers le Jeune, le Ramoneur. 1926, Brueghel (J.), paysage. En haut: 2170, 2177, Teniers le Jeune, Kermesse (inscription contrefaite ?) ; Tabagie. *1979, Dyck (A. van), Tête d'un vieillard. 2174, Teniers le Jeune, Fête villageoise. 2152

musée de peinture. LE LOUVRE. P^^'^'e dr. 4. 139

(en haut), Snyders, Fruits. — Eubens: 2109, portr. de Marie de Médicis ; à g. et à dr., 2120 et 2121 (esquisses en couleur), Sacrifice d'Abraham; Melchisédech et Abraham. 2193, Vos (Cornelis de) (?), portr. de femme. 2132, école de Rubens, portr. de femme jouant de la mandoline. — A g., quelques petites toiles de Teniers le Jeune, entre autres: 2176, la Tentation de St Antoine. Puis, plusieurs esquisses: 2119, Rubens, paysage; 1981, Dyck (A. van), Martyre de St Sébastien.

Dans le passage (XXXYI): Crayer, Adoration des bergers. 2067, Oost (J. van), le Vieux, St Charles Borromée communiant les pestiférés.

Traversant la salle van Dyck (à g.), nous revenons dans la Grande Galerie, où nous entrons par la porte à g. de la travée D dans la

Salle IX, la première des petites salles, où l'on a réuni quelques tableaux italiens d'époque plus récente, à la suite de ceux de la travée D de la Grande Galerie (v. p. 128). A g. en entrant: 1401, Pamtti (Dom.), la Xativité. 1553, le Garofalo, le Sommeil de l'Enfant Jésus. 1386, 1385, Mazzola (Franc), le Parmesan, Stes Familles. — Au fond: 1448, 1447, Reni (Guido), le Gtiide, la 3radeleine, Ecce Homo. 1287, Feti (Dom.), la Vie champêtre. 1562, Vanni (Fr.), Martyre de Ste Irène. En haut, 1252, Castiglione, Animaux. — 1560 (en haut), Turchi, Mort de Cléopâtre. — A g. de la fenêtre, 1379, Maratia (Carlo), portr. de Marie-Madeleine Rospigliosi.

Nous entrons ensuite dans les

Salles françaises. — L'école française compte au Louvre plus de 1000 tableaux, qui sont exposés dans huit salles. L'ordre chronologique commence avec la salle X, qui se rattache à la salle IX (v. ci -dessus) contiguë à la Grande Galerie. On y entre aussi directement par Vescalier Mollien (v. le pi. p. 117, en E.): au vestiaire, dans le pavillon Denon (p. 97), prendre à dr. par la galerie Mollien, v. p. 97.

Ecole française. — La peinture s'est développée en France plus tardivement que les autres arts et dès 1450 elle était déjà sous l'influence de la Renaissance italienne. Jean Foucquet (né en 1415), de Tours, est le plus important des peintres français de ce temps. C'était un miniaturiste et un portraitiste distingué, comme le prouvent ses portraits du chancelier desUrsins et du roi Charles VII au Louvre (no» 288, 289). Il avait vécu en Italie, de même que ses jeunes contemporains Jean Bourdichou et Jean Perréal.

A la suite des guerres d'Italie sous Charles VIII, Louis XII et François I^"", beaucoup de peintres italiens passèrent en France (v. p. ex. L. de Vinci, p. 119). Mais la Renaissance française qui en résulta ne répondit pas à ce qu'on en espérait. Les peintures des

140 Tiit-e dr. 4. LE LOUVRE. Premier étage:

Bvsso, du Pnmatice et de Nice. delV Ahhate à Fontainebleau, c.-à-d. de V école de Fontainebleau, sont maniérées. Jean Cousin (m. vers 1580), dont le Louvre possède un Jugement dernier, est surtout un habile dessinateur de raccourcis. Les seuls représentants de l'art français de ce temps qui offrent de l'intérêt: Jean Clouet (m. vers 1540) et son fils François, dit Jehannet {m. vers 1572), ont précisément échappé à toute influence italienne (voir aussi leurs portraits à la Bibliothèque Nationale et à Chantilly),

Simon Vouet (m. 1649), formé en Italie sous l'influence du Véronèse et du Guide, brilla plutôt dans la peinture décorative. — Nicolas Poîissin (1594-1665), qui vécut surtout en Italie, comme Claude Lorrain, est caractérisé par la mise en valeur d'une sensibilité pleine de distinction, bien difi'érente de la manière superficielle de beaucoup de ses contemporains. Il est moins heureux dans les sujets religieux, dont la composition trop savante nous laisse froids. Ses paysages sont bien supérieurs, p. ex. au Louvre: l'Orphée, le Diogène jetant son écuelle, les Saisons; mais ils ont beaucoup poussé au noir. — Claude Lorrain (1600-1682) a trouvé des effets de lumière jusqu'alors inconnus, et qu'on ne reverra pas avant Corot et les modernistes. — La sincérité de l'émotion religieuse dans la Vie de St Bruno, d'Eiistache Le Sueur (1617-1655), le «Raphaël français», nous le fait préférer à Poussin. Il est intéressant de comparer le faire un peu maniéré de cet artiste, avec la touche sévère de Philipije de Charapaigne, où se reflète la doctrine de l'abbaye de Port-Royal. Ce peintre était originaire de Bruxelles.

Cliarles Le Brun (1619-1690) a exercé sous Louis XIV comme une sorte de dictature artistique et la façon dont il s'acquittait des travaux que le roi lui confiait a quelque chose d'imposant qui rappelle les génies universels de la Renaissance. Ses œuvres, dont les principales sont les plafonds de la galerie d'Apollon au Louvre et de la galerie des Glaces à Versailles, sont vraiment pompeuses et même grandioses, quoique froides. Ses contemporains La Fosse, Jouvenet, Coypel nous sont plus indifférents. Au contraire, les portraitistes Mignard, LargiUière, Rigaud, sont fort intéressants, et ils ont tous au Louvre des pages supérieures.

Antoine Watteau (1684-1722) est le plus grand peintre du dixhuitième siècle. Ses fêtes galantes qu'il peignit encore jeune fondèrent sa renommée. Il est inimitable dans ses fêtes champêtres et dans ses figures de la Comédie italienne (Embarquement pour Cythère et Gilles, au Louvre: n^^ 982, 983). Ses successeurs Lancret et Pater sont des peintres charmants et spirituels, mais où l'on ne retrouve pas toujours le souffle poétique de "Watteau. — François Boucher (1703-1770), la véritable incarnation du style Pompadour, n'est qu'imparfaitement représenté au Louvre. — Honoré Fragonard et Baudouin sont ensuite les plus estimés surtout dans leurs dessins. — Il faut citer encore le pastelliste

musée de peinture. LE LOUTRE. Rive dr. 4. 141

Quentin de La Tour (1704-1788), nommé l'<' Enchanteur» par Diderot, le portraitiste Nattier., si bien représenté à Yersailles (p. 307), et le^Van Loo, aussi des maîtres du portrait, ^msOudry et Desportes, peintres d'animaux.

A la même époque im élément nouveau s'introduit dans la peinture, l'élément bourgeois et sentimental, que cultire Greuze (1725- 1805), dans l'Accordée de village, la Cruche cassée, etc. C'est le moment où paraissent, dans la littérature, le Fils Naturel de Diderot et l'Héloïse de Eousseau. J.-B.-S. Chardin (1699-1779) fut un des meilleurs peintres de natures mortes , un portraitiste distingué et un observateur charmant de scènes d'intérieur, dont on trouvera au Louvre: le Bénédicité, la Mère diligente, etc. Vien, le maître de David, Cocliin et Hubert Robert, avec ses ruines romaines, sont les véritables précurseurs de l'école classique.

Avec Jacques - Louis David (1748-1825) s'accomplit le retour au classicisme préparé longtemps d'avance (en 1781 Bélisaire, en 1785 le Serment des Horaces). Il fut surtout important par l'énergie avec laquelle il tira les conséquences des principes classiques. Plusieurs de ses tableaux, son Léonidas, ses Sabines, ressemblent à des copies de bas-reliefs antiques. Il nous plaît le mieux là où il est infidèle à sa doctrine, dans sou Couronnement de Xapoléon (Louvre), son 3Iarat mort (esquisse au Carnavalet) et ses portraits pleins de vie. — Guérin (m. 1833), le véritable élève de David, eut un immense succès avec son Marcus Sextus (1800). Girodet- Trioson (m. 1824) choisit, il est vrai, des sujets romantiques (le Déluge, Atala au tombeau), mais il garda la raideur sculpturale de son maître. Gérard (m. 1837) est plus indépendant; on remarque de lui: Psyché et l'Amour. Gros (m. 1835) passe pour le précurseur des romantiques en raison de ses Pestiférés de Jaffa et de son Champ de bataille d'Eylau.

P.P. Prud'hon (1758-1823) reprit la tradition du xviije s., subit aussi l'influence du Corrège et se créa une manière nouvelle et attrayante. L'attention sera attirée par son chef-d'œuvre, la Justice et la Vengeance poursuivant le crime (n" 747) et par son Enlèvement de Psyché (n» 756).

Théodore Géricault (1791-1824) est le plus grand des novateurs, le premier des romantiques, comme ses dessins de soldats et de chevaux le prouvent mieux encore que son Ptadeau de la Méduse (n« 338). L'école romantique ou mieux l'école de 1830 recherchait surtout l'indépendance. Mais elle ne l'obtint que dans la couleur et la forme, et n'osa pas s'inspirer du présent, ne prenant ses sujets que dans l'histoire, les légendes du moyen âge, la poésie et l'Orient.

Eurj. Delacroix (1798-1863) et J.-A.-D. Ingres (1780-1867), les deux plus grands peintres de ce temps, en représentent les deux tendances opposées. Delacroix est le chef des coloristes et Ingres un fanatique de la forme, de la précision, du dessin. Xotre époque

142 S'^'^ d^'- 4. LE LOUVRE. Premier étage:

a pris parti pour Delacroix. Tandis que uous admirons sans réserve Dante et Virgile aux enfers (n"207), le Massacre de Scie (no208), la Barricade (n" 209), l'Entrée des Croisés à Constantinople (n''213), etc., l'Apothéose d'Homère d'Ingres (n«> 417) nous laisse froids malgré ses qualités. De lui nous n'aimons plus vraiment que ses portraits.

La renommée d'Horace Ver net {1189-1S6S), de Paul Delaroche (1797-1856), de Devéria (1805-1865), de Couture (1815-1879) et des autres peintres d'histoire a baissé. Les tableaux d'H. Vernet à Versailles resteront le plus longtemps populaires. Autres peintres de ce temps: Ary Scheffer (1797-1858), très sentimental; Léopold Hubert (1794-1835), mort trop jeune et dont les beaux Italiens ont fait l'admiration de nos pères ; Decamps (1803-1860), qui sut peindre l'Orient, et ses successeurs, Fromentin et Marilhat; Chenavard (1808-1895), dont les cartons sont au musée de Lyon. Hippolytc Flandrin (1809-1864) est peut-être le seul peintre moderne profondément religieux (v. ses fresques p. 299).

A la même époque apparaissent les peintres du paysage moderne, dit «paysage intime», qui fondèrent V école de Barbison. Ce sont: Théodore Rousseau (1812-1867), le grand peintre des arbres; Jides -Di^^ré (1812-1889), qui aima la nature en fureur; Charles Dauhigny (1817-1878), qui affectionnait les rives paisibles de l'Oise; Narcisse Diaz (1807-1876), qui se plaisait dans le mystère des dessous de bois où ruissellent des coulées de lumière dorée. Le plus grand poète de cette pléiade, c'est Jean-Baptiste Corot (1796-1875), l'enfant choyé de la nature, qui sut peindre avec de l'air, de la lumière, du soleil. Constant Troyon (1810-1865) est le plus grand des peintres d'animaux de l'école française. Enfin Jean-François Millet (1814- 1875) est le puissant évocateur de la vie laborieuse du paysan.

Sous le second empire: Sylvestre et Luminais, peintres d'histoire, recherchèrent les scènes d'horreur (Néron et Locuste), ce piment des nerfs blasés; Hamon, Gérôme, etc., affectionnèrent les scènes de genre en costume antique. Cabanel (1823-1889), Baudry (1826-1886), Delaunay (1828-1891), puis Henner et Lefèbvre peignent magistralement le nu, surtout chez la femme. Alphonse de Neuville (1835-1885) et Regnault (1843-1871) sont des peintres militaires de grand talent. Puis viennent les rois de la palette: Ernest Meissonier (1813-1891) et le Belge Alfred Stevens, peintres de petites toiles d'ime finesse exquise. Enfin Gustave Courbet (1819-1877) est le grand maître du réalisme le plus pur, auquel appartient aussi Bibot (1823-1891). — Edouard Manet (183-3-1883) est le coryphée de l'école du plein air. Jules Bastien-Lepage (1848-1884) est un excellent peintre de paysans. Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898) s'inspire du coloris des primitifs italiens et peint une humanité idéale dans des fresques grandioses et solennelles (Sorbonne, v. p. 287). Gustave Moreau (v. p. 215) est le peintre raffiné des scènes mythologiques. — La

mîisée de peinture. LE LOUVRE. -Sî^'e d^- *• 143

plupart de ces peintres peuvent s'étudier maiotenant, non seulement au Luxembourg, mais encore dans les nouvelles salles au second étage du Louvre (suite des P'rançais du xix^ s., v. p 168; collection Thomy-Thiérv, v. p. 169).

Priniit±fs français : salle X. — A g. : 995, attr. à J. Malouel et H. Bellechose (1415-1416), la Dernière communion et le Martyre de St Denis. 1003, école de Bourgogne (xv^ s.), portrait de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. 996, attr. à J. Malouel, le Christ mort soutenu par le Père Eternel. 997, 998 a, 1049, école franc, (xv^ s.), la Mise au tombeau, Pietà, le Christ en croix et des Saints. — Entre les fen. à g.: 1032, école franc, (xvi^ s.), portr. de Henri III, roi de France. — A l'autre mur: 126, J. Clouet (?j, portr. de François P'". 1022, école franc, (xvi^ s.), portr. de François, duc d'Alençon, enfant. 1004, 1005, école franc. (xv« s.), St Pierre avec le donateur Pierre, duc de Bourbon et d'Auvergne (1404), et St Jean l'Evangéliste, avec la donatrice Anne de France, duchesse de Bourbon (1488). 1006 , école franc. (xv s.), Abbesse agenouillée devant son prie-dieu. *1048, attr. autrefois à Jean Perréal, la Vierge entre deux donateurs. 1012, école franc, (vers 1525-1531;, portr. de Guillaume, baron de Montmorency. *289, J. Fouquet, portr. de Charles VII (vers 1450). 999, école franc, (xv^ s.), portr. de J.-J. des Ursins, président au parlement, mort en 1431, et de sa famille. — 304^*3, Nie. Froment, portr. du roi René et de sa seconde femme. 998, école franc. (xv^ s.), le Christ descendu de la croix.

Ecoles franc, du XVP s. : salle XI. — A g., nombre de portraits dans la manière des Cloiiet, entre autres: 1030, portr. de Catherine de Médicis; 1015, portr. de François de Lorraine, duc de Guise; 1035, école franc., Bal à la cour de Henri III, à l'occasion du mariage d'Anne, duc de Joyeuse, avec Marguerite de Lorraine; 1485, Rosso, Pietà. — 155, Jean Cousin, le Jugement dernier (v. p. 140). 1433, d'après le Primatice, le Concert. 1007, école franc., portr. de François P*". — Aux fenêtres de g.: 304, Mart. Fréminet, Mercure ordonne à Enée d'abandonner Didon. 1014**^^, école de Fontainebleau, Vénus à sa toilette. — 131, 130, Fr. Clouet (?), portr. de François de Lorraine, duc de Guise et de Henri II. 128, "129, Fr. Clouet, portr. de Charles IX de France et de sa femme Elisabeth d'Autriche. 1034. 1036, école franc., Henri III à genoux, au pied de la croix; un Bal à la cour de Henri III. — Aux fen. de dr. : 1014, 1013, école de Fontainebleau, la Continence de Scipion ; Diane.

Salle XII. — Tableaux de Le Sueur, particulièrement une série de 21 grands tableaux peints de 1645 à 1648 et représentant les principaux traits de la vie de St Bruno. On remarquera surtout le n° 584, la Mort de St Bruno.

144 ^i^'^ dr. 4. LE LOUVRE, Premier étage:

Salle XIII. — A g. : 586, Le Sueur ^ St Bruno et ses compagnons distribuent leurs biens aux pauvres. 3 (au-dessus), Allegrain (E.), paysage. 547, hs frères Lenain, Keniement de 8t Pierre. 976 (au-dessus), Vouet (S.)^ portr. de Louis XIII. — Au mur principal, les frères Lenain: 545, portr. de Henri II, duc de Montmorency; 544, attr. aux Lenain j Procession dans une église; 543, portraits dans un intérieur (1647); 546, Jeunes gens jouant aux cartes; 543 A, Réunion de famille; 542, le Retoiu' de la fenaison; 540 (à g. de la sortie), la Forge; 539, la Xativité. En haut (de g. à dr.), Le Sueur: 554, le Départ de Tobie; 590, Réunion d'artistes; 562, Apparition de Ste Scbolastique à St Benoît. — A dr. de la fen.: 154, Courtois (J.), dit le Bourguignon, Bataille. A g. de la fen., 61, 63 (au-dessus de la sortie), Boulongne (J. de), dit Ze Valentin, la Diseuse de bonne aventure; Réunion de buveurs.

Ensuite vient l'escalier des galeries françaises mentionné p. 116. Au mur de cet escalier (à dr.): 58, le Valentin, le Denier de César; 331, 330, Gérard (Fr. baron), Histoire de la Poésie; la Victoire et la Renommée; 161, Coypel (N.), Réprobation de Caïn; 62, le Valentin, un Cabaret. — Puis, à dr., la galerie suivante:

Galerie française du XVII^ s. ou galerie Mollien (salle XIV). De dr. à g, : 730, Nie. Poussin, Bacchanale. — 57, 56 (apr. 742), Ze Valentin, le Jugement de Salomon, l'Innocence de Suzanne reconnue. 742, Poussin, Apollon amoureux de Daphné, inachevé. *321, Cl. Lorrain, paysage. 75, 76, Séb. Bourdon, L^ne halte de Bohémiens, les Mendiants. En haut, 513, Le Brun, Entrée d'Alexandre à Babylone, grand modèle de tapisserie, comme les n^^ 509-512, qu'on verra ensuite. 5.58, Le Suenr , Jésus apparaissant à la Madeleine. 718, 713, Poussin, l'Assomption de la Vierge, Ste Famille. 556, Le Sueur, Jésus portant sa croix, qui «attendrit par sa tristesse sympathique et son accablement profond». *740, 709, 710, 706, Poussin, Orphée et Eurydice, «parfait modèle de paysage historique» (1659); les Israélites recueillant la manne (Rome, 1639), les Philistins frappés de la peste (Rome, vers 1630), deux tableaux particulièrement remarquables; Moïse sauvé des eaux. 562, Le Sueur, Apparition de Ste Scbolastique à St Benoît. 434, J. Jouvenet, Résurrection de Lazare (1706). *560, Le Sueur, la Prédication de St Paul à Ephèse, la figure principale d'après Raphaël (1649). 511, Le Brun, la Tente de Darius, de la série mentionnée ci-dessus. 715, Poussin, les Aveugles de Jéricho (1651). -313, 312, Claude Lorrain, Port de mer au soleil couchant, la Fête villageoise. 59, Ze Valentin, Un concert. 726, 712, Poussin, le jeune Pyrrhus sauvé, l'Adoration des mages. 433, Jouvenet, la Pêche miraculeuse. 724, Poussin, l'Enlèvement des Sabines. 529, Cl. Lefebvre, portr. d'un maître et de son élève. 323, 315, Cl. Lorrain, Entrée d'un port, David sacré roi. 456, Laur. de Lahire, le Pape X'icolas V devant le corps de St François d'Assise. *317, Cl. Lorrain, Port de mer.

viuaée de peinture. LE LOUVRE. '^''^'^ ^^- ^- 145

790, Rigaud, portr. de l'arcliitecte Rob. de Cotte. '^557, Le Sueur, la Descente de croix. *510, Le Brun, la Bataille d'Arbelles. 322, Cl. Lorrain, le Gué.

Entre les deux portes: 52, Bon Boulogne, St Benoît ressuscitant un enfant; 555, Le Sueur, la Salutation angélique.

A g. en continuant: 318, Cl. Lorrain, Un port de mer. 736, Poussin, le Printemps ou le Paradis terrestre. "784 (en haut), 780, Rigaud, portraits de Marie Serre, mère de l'artiste (deux fois sur la même toile) ; la Présentation au temple, tableau lumineux et sa dernière œuvre (1743). 737, 729, Poussin, l'Eté ou Rutb et Booz, Bacchanale. 325, 324, Cl. Lorrain, le Pas de Suze forcé par Louis XIII en 1629 ; le Siège de la Rochelle par Louis XIII en 1628. 738, 727, -739, 731, Poussin, l'Automne ou la Grappe de la terre promise : (au-dessus) Mars et Vénus ; l'Hiver ou le Déluge : Echo et Narcisse; 512 (en haut), Le Brun, Alexandre et Porus. 722, 720, Poussin, le Ravissement de St Paul, la Mort de Saphiro. 788 (au-dessus du 722), Rigaud, portr. de personnes inconnues. 782, Rigaud, Philippe V d'Espagne. 716, 714, Poussin, la Femme adultère, Ste Famille. 515 (en haut). Le Briin, la Mort de Méléagre. 977, Vouet (S.), la Richesse. -314, Cl. Lorrain, le Débarquement de Cléopâtre à Tarse. 735, Poussin, le Temps soustrait la Vérité aux atteintes de l'Envie et de la Discorde. *316, Cl. Lorrain, Ulysse remet Chryséis à son père (les %ures, par Fil. Lauri). 978 (au-dessus du 316), Voiiet, la Foi (pendant du 977). *734, Poussin, les Bergers d'Arcadie. -711, 705, Poussin, le Jugement de Salomon, très célèbre, plein d'expression; Moïse sauvé des eaux. "781, Rigaud, Louis XIV, excellent portrait. 452, L. de Lahire, la Vierge et l'Enfant. 630 (au-dessus), Mignard, portr. de Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon. 559 (en haut). Le Sueur, St Gervais et St Protais refusent de sacrifier à Jupiter. 514, 496, 498, Le Brun, la Chasse de Méléagre et d'Atalante; Ste Famille, dite le Bénédicité ; Entrée de J.-C. à Jérusalem. *628, Mignard, la Vierge à la grappe. 971. Vouet. la Présentation de Jésus au temple. 783, Rigaud, portr. de Bossuet. 530, Cl. Lefehvre, portr. d'homme (1667). 695, Perrier (Fr.), Orphée devant Pluton. 153, le Bourguignon, Cuirassiers aux prises avec des cavaliers turcs. 66, Bourdon (S.), Adoration des mages. 311, Cl. Lorrain, Vue du Campo Vaccino à Rome. 732, Poussin, le Triomphe de Flore. "310, Cl. Lorrain, Vue d'un port, effet de soleil levant. 634, 630, P. Mignard, Ste Cécile, Jésus sur le chemin du calvaire. 509, Le Brun, le Passage du Granique. -483, Largillière, portr. du comte de La Châtre. — *704, Poussin, Eliézer et Rébecca.

Xous entrons plus loin dans une haute salle à coupole, celle des portraits, au milieu de laquelle est un grand vase de Sèvres.

La salle des portraits (XV) contient une collection de porfraifs d'artistes, tableaux et bustes. Un certain nombre ont été

Baedeker. Paris. 15» éd. IQ

t4fi l^ive (Ir. 4. LE LOUVRE. Premier étage:

pris dans les autres salles, où il y en a rependant encore, mais la plupart proviennent d'ailleurs et n'ont guère de valeur qu'au point de vue historique. Ils portent des inscriptions. On remarquera particulièrement les suivants, de dr. à g.

373, Et. Jeaurat, par Greuze. 640, P. Mignard, par lui-même. 525, Jos. Veriiet, par 'Mme Lebrun. 214, Delacroix, par lui-même. S. ii", Bon Boulogne, par G. AUou. — 476, David, le peintre, par Langlois. 1148, le Guerchin (Barbieri), par lui-même. 778, Ricard, id. 482, Le lirun (Oh.), par Largillièro. — 760, P. Piujet, par Fr. Puget. 376, Gericaidt, portr. présumé de l'artiste. *521, Mme Lebrun, avec sa fille, par ellemême. 821, M. et Mme Vien (Marie Reboul), par Rosliu. 796, H. Rîgaiid, par lui-même. 302, Fragonard, id. 904, L.-M. Van Loo, id. 1380, Maratta, id. — 166, Coijpel (X.), id.; 519, Le Brun, id. 272, Th. Rousseau, par E. Dubufe; 533, Halle, par J. Legros. — 902, L.-M. Van Loo, portr. de Soufflot, avec deux dessins de l'architecte. 68, J.-B. Greuze, par lui-même. 492, Xic. Coustou, par Largillière. 958 a, Isabey (J.-B.), par H. Veniet. 407, 3Ime C.-A. Haudebourg (Lescot), par elle-même. 778'^'% Heilbuth, i)ar Ricard.

Au plafond, des peintures de Ch. Muller: quatre époques de l'art en France, celles de St Louis, François P»", Louis XIV et Xapoléon I<^'". Aux murs, en haut: huit belles tapisseries des Gobelins.

Xous passons encore la grande salle latérale (p. 148) , qui contient des œuvres plus récentes, pour visiter d'abord la

G-alerie française du XVIU^ s. ou galerie Daru (salle XVI). A dr. : 180, Ch.-Ant. Coypel, Persée délivrant Andromède. 232 et 235, 224, 226 (en haut), 231, Desportes: Chiens de chasse et gibier de plume; portr. d'un chasseur; "^Chasse au sanglier; Chiennes de Louis XIV. 811, Hub. Hubert, paysage. 467, 466, Lancret, le Nid d'oiseaux; les Tourterelles. 172, Coypel (A.J, Une jeune fille, 249, Desportes, Son portrait. 290, Fragonard (J.-H.J, Le Grand Prêtre Corésus se sacrifie pour sauver Callirrhoé. 869, Tocqué, portr. présumé de Mme de Grafiigny. 661a, Nattier portr. de femme. 170, A. Coypel, Esther devant Assuérus. Lanci^et: 464 et 402, l'Automne; 463, l'Eté; 462, le Printemps; 465, l'Hiver. 375, 374, Greuze, têtes déjeunes filles. 34, Boucher, sujet pastoral. 897, Van Loo (Ch.-Andr.), le Mariage de la Vierge. 689, Pater, Fête champêtre. 183, Coypel (A.), Son portrait. 856, Suhleyras, Martyre de St Hippolyte. 798, 808, Huh. Robert, la Maison Carrée, les Arènes et la Tour Magne à Xîmes; Ruines d'un temple. 935, 936 (plus loin), J. Vernet, Pont et château St-Ange, Ponte Rotto. 896. Van Loo (J.-B.), Diane et Endymion. 805, Tocqué (Louis), portr. de Marie Leczinska, reine de France. 33, 30, 31, 32, Boucher, la Musette, Diane au bain, Vénus commandant à Vulcain des armes pour Enée, Bergère endormie. 291. J.-H. Fragonard, la Leçon de musique. 221, de Marne, Une route. 99, Cliardin, la Pourvoyeuse, 809, 797 (plus loin), H. Robert, paysage ; l' Ai'c de triomphe d'Orange, avec le théâtre de cette ville et les monuments de St-Remy. 666, 671, Oudry, Chienne de Louis XV et Chien à la niche. 97, 94, Cliardin, le Singe antiquaire. Lapin mort et ustensiles de chasse.

mti,sée de peinture. LE LOUVRE. R'ive dr. 4. 147

863, Taraval, Triomphe d'Amphitrite. 668, Oudry, Chien gardant du gibier. 651^'^ 651, L.-G. Moreau (?), paysages. 28, Boilly, l'Arrivée d'nne diligence. 959, Vestier (A.), portr. de sa femme. 222, de Marne, Foire. 913, ./. Vcrnet, Clair de lune. 766, Raonx, Pygmalion et Galatée. 261, Drolling, Intérieiu- d'une cuisine.

3Iur du fond: 194. David, Paris et Hélène (œuvre de jeunesse, 1788). 370, 371 (après la porte), Greuze, la Malédiction paternelle, le Fils puni. 44*^, Lagreuée, Enlèvement de Déjanire.

Côté g., en revenant: 373a, Greuze, portrait d'homme. 34, 35, Boucher, Sujets pastoraux. En haut, 965, J.-M. Vien, l'Ermite endormi. "369, Greuze, l'Accordée de village, œuvre qui eut jadis un immense succès. 469, 468, Lancret, l'Innocence; la Leçon de musique. 520, 326, 522, Mme Lebrun -Vigée, la Paix ramenant l'Abondance; portr. de Mme Molée-Eaymond; portr. de Mme Lebrun et de sa fille. -35, Boucher, Pastorale. 884, J.-Fr. de Troy, la Toilette d'Esther. Dans le bas. deux Chardin et, 373 b. Greuze, portr. du médecin Duval. 678, J. Parrocel, Passage du Rhin par l'armée de Louis XIY (1672). 799, 807, H.Robert, Intérieur du prétendu temple de Diane à Nîmes, Ruines d'un portique. *372, Greuze, la Cruche cassée, la plus populaire de ses œuvres. 899, Van Loo (Ch.-Andr.), Halte de chasse. 372 a, Greuze, la Laitière. *982, Ant. Watteau, l'Embarquement pour Cythère, d'un «coloris Tendre, vaporeux, idéal, si bien choisi pour un rêve de jeunesse et de bonheur». 38,37, Boucher, Céphale et Aurore; Vertumne et Pomone. 803, H.Robert, le Portique d'Octavie à Rome. 712, Bouclier, l'Enlèvement d'Europe. 698, Peronneau, portr. du peintre Oudry. 9, Aned^ portr. du marquis de Mirabeau. 535, Le Moyne, l'Olympe (esquisse d'un plafond). 665, Ollimer, le Thé chez le prince de Couti. 92, 91, Chardin, le Bénédicité, sa meilleure œuvre (1740); la Mère laborieuse. 923, J. Ver net, paysage. 638. Mignard, le Grand Dauphin, fils de Louis XIV, et sa famille. ^50 a. Boucher, Scène d'intérieur. 921, 922 (au-dessus), ./. Vernet, paysage (les Baigneuses) ; Soleil couchant. 89. 90 (plus loin), Chardin, Intérieur de cuisine; Fruits et animaux. 36, Boucher, Vulcain présentant à Vénus des armes pour Enée. 806, H. Robert, Ruines antiques. 177, Coypel (N.), l'Innocence et l'Amour. 868, Tocquéj portr. de Louis de France, fils de Louis XV. 885 (en haut), J.-Fr. Troy, l'Evanouissement d'Esther (modèle de gobelin). 764 (en haut), J. Raoux, Télémaque raconte ses aventures à Calypso. 237, 245, 229, 230, 220, Fr. Desportes, Volaille, Gibier. Lég*umes, Fleurs et Fruits, Chiens. 670, Oudry. la Ferme.

Entre les deux portes, 835, Jean-Bapt. Saiderre, Suzanne. 938, Jos. Vernet.^ldivma. 853. Pierre Svbleyras, la Madeleine aux pieds du Christ.

La porte donne sur le palier supérieur de l'escalier Daru (p. 117) où sont quelques tableaux de primitifs italiens: *1297, 1298, le

148 ffî-'^ '11'. 4. LE LOTJVRE. Premier étage:

Bottiœlli, fresques de la villa Lemmi près de Florence, peintes, dit-on , pour les noces de Laurent Albizzi et de Jeanne Tornabuoni et représentant Jeanne avec les Grâces et Laurent avec les Arts et les Sciences. *1294, VAngelico, le Christ en croix, de l'anc. couvent des dominicains de Fiesole. Puis, des objets des fouilles de Delphes, etc. — Pour la suite de la visite dans l'ordre chronologique, voir la salle des Sept -Cheminées (p. 153). Xous rentrons dans la salle des portraits et nous tournons à gauche, dans la

Salle française du XIX^ s. (salle VIII), aussi une anc. salle des Etats, entre la salle des portraits ci-dessus et la Grande Galerie. L'énumération suivante est faite en commençant à dr. du côté de la salle des portraits (p. 145). — 425, Ingres, portr. de M. Cordier. 285, Daubigny, le Printemps. 428. Ingres, M. Bochet. 200 (en haut), Delacrrnx (Eug.), le 28 juillet 1830. 625 (en haut), MichaUon (A.J, paysage. — *207, Delacroix, Dante et Virgile aux enfers, «toile ardente et sombre, éclairée d'un joiu- infernal». 771 (au-dessus), Regna^dt (G.-II.), Exécution à Grenade. — Grand mur de dr.: 817, Robert (Léopold), Retour du pèlerinage à la Madone de l'Arc. 829, 830, Rousseau (Th.), paysage (Fontainebleau); Marais dans les Landes. 390, Gros, François P'" et Charles-Quint visitant les tombeaux de St-Deuis. *156 (en haut), Couture (Th.), Romains de la décadence. S. n", Huet, Intérieur de forêt. 816, Robert (Léopold), Arrivée des moissonneurs dans les marais Pontins. 702, Pils, Rouget de l'Isle chantant la Marseillaise. 66, Courbet (G.), Ruisseau du Puits noir. 208, Meissonier, Jeune femme chantant. -200 A, David, portr. de Mme Morel de Tangry et de ses deux filles. 643, Millet, le Printemps. 406, Hamon, la Comédie humaine. 189, David, le Serment des Horaces. 197, Lévy, portr. de jeune homme. *417, Ingres, Homère déifié, ancien plafond (1827). 145 (en haut), Courbet, Combat des cerfs. *644, Millet, les Glaneuses, dans le genre à la fois réaliste et poétique du fameux «Angélus» de cet artiste, mort méconnu. S. n*^, Scheffer (A.), portr. de Mlle Fauveau. 423, Ingres, la Baigneuse. *363, Gleyre, les Illusions perdues. 191 (en haut), David, les Licteurs rapportant à Brutus les corps de ses fils. 138, Corot, Une matinée. S. n'\ 426, Ingres, Mlle Rivière ; M. Rivière. 283, FlandHn (H.), Figure d'étude. -889, Troyou, Bœufs se rendant au labour, chef-d'œuvre du genre. 610, Lethière, la Mort de Virginie. *427, 416, 419, 420, Ingres, portr. de Mme Rivière; la Vierge à l'hostie; Roger délivrant Angélique; Jeanne d'Arc à Reims. — Au fond: "^184, Daubigny , les Vendanges en Bourgogne. *230, Devéria (Eug.), Naissance de Henri IV, «aurore d'un coloriste qui n'eut pas de jour». Au-dessus de la porte, 748, PrucWmi, Entrevue de Xapoléon P»" et de François II après la bataille d'Austerlitz.

De l'autre côté de la porte de la Grande Galerie, à dr. en venant de là : 412, Huet. Inondation de St-Cloud. *216, P. Delaroche, Mort

musée de peinture. LE LOUYKE. ^'^'^ d'>'- 4. 140

de la reine Elisabeth d'Angleterre, peint en 1828. — *922b, 415, *428b, Ingres, Odalisque couchée, œuvi'e de jeunesse (1814), très discutée alors; Jésus donne à St Pierre les clefs du Paradis; portr. de M. Bertin aîné, fondateur du Journal des Débats, peint eu 1832. *890. Trayon, le Retour à la ferme. 609, Lethière, Brutus condamnant ses fils. 418, Ingres, portr. de Chérubini. 615, Marïlhat, Ruines de la mosquée du calife Hakem au Caire. 306. Fromentin, Campement arabe. 274, Tassaert, Une famille malheureuse. 2, d'Aligny (CarueUe), Yilla italienne. 84, Brion, la Fin du déluge. 147, Courbet, la Yague. S. n'^, Scheffer (A.), portr. de Lamennais, -ôO^is, Bouchot, le 18 brumaire ou Chute du Directoire (9 nov. 1799). *213, Delacroix, Prise de Constantinople par les Croisés. 843 (en haut), Schnetz, Yœu à la Madone. *827, Rousseau (Th.), Sortie de forêt à Fontainebleau. S. w^ (en haut), Scheffer (A.), portr. de Yillemain. 847, Sigalon, la Jeune courtisane. 408, Heim, Scène de l'histoire des Juifs. 285, 284, Flandrin (H.), portr. de Mme Yinet et d'une jeune fille. 838. Scheffer CA.), Mort de Géricault (p. 141'. 211, Delacroix, Xoce juive dans le Maroc. 841. Scheffer (A.), St Augustin et Ste Monique. 409, Heim, Charles X distribuant des récompenses aux artistes de l'E.xposition de 1824. 147, Courbet (G.), Remise de chevreuils. ■'^389, Gros, Xapoléon P"" à Eylau. 212, Delacroix, le Naufrage (la Barque) de Don Juan, d'après Byron. 957, H. Vernet, Judith et Holopherne. -208, Delacroix, Scène des massacres de Scio. 1, d'Aligny, Prométhée. — Au-dessus de l'entrée: 770, Regnaidt, le «rénéral Prim. peint en 1868.

Xous redescendons une partie de l'escalier Daru (p. 117), et remontons du côté g., en passant devant la Yictoire de Samothrace (p. 117), pour entrer dans la

Rotonde d'Apollon (XXXII), une sorte de vestibule. Au (•entre est un beau vase en marbre blanc, copie d'un antique du Yatican. au milieu d'une mosaïque moderne, par Fr. Belloni. Au plafond, le Soleil (chute d'Icare) et les quatre Eléments, figurés par des sujets de la Fable, de Blondel, de Couder et de Mauzaisse. A g. en entrant: fragment de fresque murale de Boscoreale (p. 1.53;. A la fen. du milieu, à dr. et à g., fragments de fresque murale de Boscoreale: et un peu plus loin, à g., encore un fragment de mêmn provenance. — En face, la salle des Bijoux antirpies, v. p. 152. — A dr., la galerie d'Apollon.

La ^galerie d'Apollon, qui a une belle porte en fer ouvré du xvii^ s., fut construite sous Henri lY, incendiée en 1661, sous Louis XIY, reconstruite alors d'après les dessins de Ch. Le Brun, qui n'en put terminer la décoration, abandonnée ensuite pendant longtemps, au point qu'elle menaçait ruine, et achevée de 1848 à 1851 par Félio: Duban. C'est la plus belle salle du Louvre. Elle doit son nom à Le Brun, qui pour glorifier le < roi Soleil» mit

150 H'v^ flr. 4. LE J.(JUVRE. l'remier éUiye:

Apollon au centre de sa décoration; toutefois le célèbre *plafond: Apollon vainqueur du serpent Python ne lut exécuté qu'en 1849 par Etiff. Delacroix. La voûte est divisée eu cinq grands cartouches, retraçant la marche du jour. Quatre autres cartouches, sur les côtés de celui du centre, représentent les saisons et sont de la seconde moitié du xviii' s. Sur les douze médaillons en camaïeu sont figurés les mois de l'année. Les grands sujets sont, la Xuit ou Diane, par Le Bruit; le Soir ou Morphée, aussi par Le Brun ; l'Apollon déjà nommé; Castor ou l'Etoile du matin, par J.. Renou; l'Aurore, par Ch.-L. MuUer ^ d'après Le Brun. La voussure audessus de l'entrée est décorée d'un Triomphe de la Terre par Guichard, d'après Le Brun. La voussure de la fenêtre, qui représente le Triomphe des Eaux f Xeptune et Amphitrite) , est par Le Brun lui-même. Les panneaux des murs sont ornés de 28 portraits de souverains et d'artistes français en tapisserie, exécutés aux Gobelins (v. p. 333). — Belle vue des fenêtres. La porte du fond, à dr., donne entrée dans le Salon Carré (p. 122),

Au milieu et tout autour de cette galerie sont des tables et d'autres meubles superbes du temps de Louis XIV, plus des vitrines contenant les^e?nmes, les joyaux, les émaux et V orfèvrerie. Pas de catalogue.

Ire TABLE, *cliâs8e de St Poteutien, travail allemand du xii^ s.

jre VITRINE (axi uiilicu). Rangée du haut: bassins émaillés d'origine vcuitienne, aux deux extrémités; reliquaire du bras de Charlemague, travail allemand du xii^ s.; coffret dit de St Louis, provenant de l'abbaye du Lys (Limoges, xiue s.); coffret eu cuivre champlevé et émaillé du xiv» s.; *amazoue à cheval, Centaure enlevant uue femme, eu argent doré, du xvie s. — Rangée du milieu: du côté de la feuêtre, volutes de crosses émaillées du moyeu âge; croix avec christ en argent (Italie, fin du xve et commeuc. du xvi^ s.); baiser de paix en cristal de roche gravé, travail allemand (tin du xv^ s.) ; id., avec la Vierge et l'Enfant, émail par Jean II Péuicaud (Limoges, xvi^ s.); deux Vierges-reliquaires du xv^ s.; scyphus ou ciboire du xiii" s.; croix-reliquaire de St Vincent de La on, travail français (fin du xiie s.) ; crosse eu cuivre doré, travail limousin (xive s.) ; crucifix de cristal de roche et argent doré, travail italien (commenc. du xiv^ s,); baiser de paix, brouze orné de nielles (Italie; xv^ s,); crusse eu cuivre doré (Limoges, xiii° s.) ; reliquaire de St François d'Assise (art français, xme s,). — Rangée du bas: à l'extrémité de dr,, puis en face de la fenêtre, deux anges-reliquaires et d'autres objets de la chap. de l'ordre du St-Esprit au Louvre, mais du xye s., et par conséquent antérieurs à la fondation de l'ordre, par Henri III (1579); petites châsses émaillées de l'époque romaue; calices, dont un du xiiie s,; bénitier portatif en agate et en argent doré (xvie s,) ; statuette-reliquaire couchée sur un gril (France, xv^ s,). — De l'autre côté de la vitrine, des vases émaillés, des reliquaires, hanap polonais, vases en cristal de roche, etc. — A l'extrémité de g,: *bras-reliquaire de St Louis, de Toulouse, du xiv^ s., en argent doré et émaillé avec une bague ornée d'un saphir à la main; reliquaire de la chap. du St-Esprit, travail frauçais ou flamand (xve s.),

II« VITRINE, surtout des objets du xyi^s. : ^baiser de paix de la chap. du St-Esprit, avec des émaux et des rubis; deux urnes de basalte et d'agate ayant appartenu àMazarin; *ciboire dont la coupe est en cristal, le pied et le couvercle en argent doré, ciselé et orné de camées et de pierres fines; *bagues; coupes en sardonyx, aiguière en cristal déroche, enferme d'animal chimérique, etc.

galerie d'Apollon. LE LOUVRE. «ite dr. 4. loi

nie viTKiNE, particulièrement aussi des objets du xvie s. Rangée (lu haut: *nacel]e en lapis, du temps de Louis XIV, vases en cristal de roche, tels qu'un *hanap et des *aiguières avec des gravures très remarquables, qu'on voit mieux de l'autre côté, par transparence, l'une des aiguières aussi avec une anse garnie d'émaux et de rubis; puis des drageoirs en jade de Hongi-ic. — Rangée du milieu, en revenant sur ses pas: *buire en sardonyx, avec montui-e émail! ée; bustes des Césars, les têtes en pierres fines; *eoupe d'agate ornée de camées (au milieu); diverses autres coupes également avec de belles montures. — Rangée dAi bas: ^=buires en agate, cassolette en jaspe vert, avec émaux; vase de jaspe (rouge) dont la monture est attribuée à Benv. Cellini (xvie s.), et encore des bustes de Césars à têtes en pierres fines; à l'extrémité, une *aiguière faite d'un vase antique, avec montui'e admirable; à dr., une *coupe de sardonyx dont l'anse est un dragon enrichi de diamants, de rubis et d'opales; à g., une autre coupe ornée d'un hippocampe et d'uu lézard. A l'extrémité de dr. : bassin d'aiguière par Wenzel Jamnitzer (Nuremberg, xv« s.). — De l'autre côté, encore des vases superbes.

TV^ viTRisE, dite des diamants de la Couronne, parce qu'elle contient les joyaux réservés lors de la vente des anciens diamants de ce nom, en 1887. L'attention y est d'abord attirée par le *Régent, le plus beau diamant connu, pesant l.Sfi carats (env. 28 gr.) et estimé de 12 à 15 millions. A dr., le Mazarin, autre gros diamant, à refiet rose et surnommé pour cela «Fleur de pêcher». Entre les deux, un gi'os rubis, dit la «Côte de Bretagne^, taillé en dragon. Puis, la broche rocaille exécutée en 1856, par Alfred Bapst. Devant, l'épée militaire de Charles X, exécutée par Fr. Bapst et enrichie de pierreries (sur- le fourreau, l'initiale du nom de Napoléon). Dans le fond: à dr., la couronne de Louis XV, facsimilé en pierres fausses; à g., la couronne de Napoléoii /«'', imitée de celle de Charlemagne, mais avec pierres antiques; entre les deux, la plaque commémorative de la paix de Teschen (1779), bel ouvrage allemand ; devant, la montre du bey d'Alger prise en 1830, une broche dragon en perle fine et or émaillé et U7i éléphant de l'ordre danois de ce nom. Du côté g., la châtelaine de Catherine de Médicis, en diamants.

Ye VITRINE, objets des xvie-xvne s. Rangée du haut: vases en cristal de roche et en pierres dures montées en or. — Rangées du milieu et dii bas: coupes et buires en sardoine, en agate et en jaspe, avec émaux, etc. Au milieu, *J.-C. attaché à la colonne, statuette en jaspe sanguin, sur un magnifique pied.

Vie viTRiSE, à g. dans le fond. A g., plaque en argent repoussé: les Saintes femmes au tombeau du Christ, du trésor de l'abbaye de St-Denis (Byzance, xies.); derrière, un tableau-reliquaire du xnie s., imité d'uu travail byzantin, et un bas-relief en argent repoussé, du xii« s. Au milieu: vases antiques en poi'phyre et en sardonyx, transformés au xii® s.; vase d'Aliénor ou Eléonore d'Aquitaine, femme de Louis VII de France, puis de Henri II d'Angleterre, en cristal de roche antique, monté aussi au xn^s. ; sur le devant, un calice en argent émaillé aux armes des Guzman (travail hispano-flamand, du xiv^s.), et la patène en serpentine de Suger, abbé de St-Denis (xii^ s.); couverture reliquaire en argent repoussé de l'abbaye de St-Denis, travail byzantin (x^s.); *boîte d'évaugéliaire, de la même abbaye (France, xi^ s.). A dr. , calice de l'abbé Pelage (Espagne, XII18 s.) ; reliquaire de St-Henri (xii« s.).

Vlle VITRINE, à dr. dans le fond: cassette d'Anne d'Autriche, en or ciselé; vases, bassins et ustensiles de la chapelle de l'ordre du St-Esprit déjà mentionnée (p. 150).

Devant la fenêtre du fond, sous verre: *Vierge en argent doré offerte à l'abbaye de St- Denis par la reine Jeanne d'Evreux (France, commenc. du XI v« s.).

Les vitrines devant les fenêtres et au mur de l'autre côté contiennent surtout des émaux. La collection du Louvre passe pour la plus riche de l'Europe. Il y en a aussi une très riche au musée de Cluny (p. 277).

Jj'émail proprement dit est un verre coloré par des oxydes métal-

152 ^ive (ir. 4. LE LOUVRE. I*remier étage:

liques, qui le laissent transparent ou le rendent opaque, et avec lequel sont décorées des plaques de métal, désignées elles-mêmes sous le nom d'émaux. Ces émaux sont dits cloisonnés lorsque l'émail est fondu dans des compartiments formés sur la plaque par des lames métalliques, champlevés quand les compartiments ont été creusés dans l'épaisseur du métal, translucides dans le cas où le fond est ciselé comme un bas-relief, et peints si la plaque est entièrement recouverte d'émaux. Les cloisonnés et les champlevés sont de l'époque byzantine et du moyen âge et les translucides ont été inventés au xv^ s. L'art de la peinture sur émail fut surtout cultivé à Limoges dès le xii^ s., atteignit son apogée au xvi« s. et se perdit au xviiis s. Les peintres émailleurs les plus renommés furent Narclon Pénicaud, Léonard Limosin, Jean et Pierre Cortrteys et Pierre Reymond (v. aussi p. 281).

Ire FENÊTRK, près de l'entrée: émaux translucides des xive et xv» s., petit reliquaire en verres églomisés (France, xv^ s.): portr. du peintre Jean Fouquet (travail français , xv^ s.) ; émaux de France , d'Italie et de Byzance , des xiv^ - xvi^ s. — II» fenêtre : émaux cbamplevés des xii»xiiie s., de fabriques rhénane et limousine; Christ en bronze doré et ciselé, style roman (xiie s.). — Illa fekétre, *émaux peints de l'atelier des Pénicaud (xvi« s.). — IV* fenêtre, émaux du même atelier. — V^ FENÊTRE, *orfèvrerie: chaînes, croix, étuis, médaillons avec miniatures, bagues, pendeloques et autres bijoux, dont beaucoup avec des perles ou des pierres précieuses; bague de Maurice de Sully, évêque de Paris (xii» s.); camées, intailles, etc. — Vie fenêtre, émaux limousins (xvi» s. ; du legs Leroux, 1896). — Vile fenêtre, objets ayant servi au sacre des rois de France: épée de la fin du sue g.; agi-afe de manteau, du xiv» s., et éperons en or, du xiie s.; *sceptre de Charles V (xive s.), main de justice des rois de la 3« race, bague dite de St Louis, du trésor de l'abbaye de St-Denis; livre d'heures de Catherine de Médicis (fin du xvies.); miroir et bougeoir de Marie de Médicis, garnis de sardoines et d'agates taillées et gravées, donnés à la reine par les Etats de Venise; dague des grands-maîtres de l'ordre de Malte, travail allemand (2e moitié du xvie s.). — Vllle-Xllo FENÊTRES , émaux limousins , des xvie et xvue s. ; beau damier vert et blanc à la Xle fen.

XlIIe-XVIIe VITRINES, BU facB dcs feuêtrcs, suite des émaux limousins, en particulier de P. Fsyviond, de P. Courteys et de L. Limosin, dans la 2e et la 3e, p. ex. dans la 2»: L. Limosin, portr. de Mélanchthon, de François de Lorraine, d'un rhingrave, de François II et de Henri II de France; puis, portr. de l'artiste, par lui-même, et dans la 3e vitr., portr. du connétable Anne de Montmorency. Dans la dernière aussi de l'orfèvrerie, surtout le *bouclier et le *morion (casque) de Charles IX de France, en or émaillé, du xvie s. ; une aiguière et un plateau en argent repoussé et ciselé représentant l'expédition de Charles-Quint contre Tunis (1536).

Xous retournons à la rotonde et nous passons à dr., dans la

Salle des Bijoux. Peintures décoratives de cette salle, par Mauzaisse: au plafond, le Temps montrant les ruines qu'il fait et les chefs-d'œuvre qu'il laisse découvrir ; aux voussures, les Eléments. Ici sont exposés des bijoux antiqiœs qui nous montrent la perfection extraordinaire que l'orfèvrerie avait alors atteinte.

Dans les vitrines à dr. et à g.: fibules, bracelets, bagues, colliers et pendants d'oreilles.

Ire VITRINE DU MILIEU. Daus le haut, trois couronnes en or, surtout, du côté de la rotonde, un *diadème gi-éco -étrusque «considéré comme un monument d'orfèvrerie unique et presque inimitable». Puis un casque gaulois en fer doré et émaillé, d'époque romaine, trouvé dans la Seine; un casque funéraire étrusque de forme conique, avec une couronne d'or et surmonté d'ailerons, et un carquois en or. — Au-dessous, d'autres couronnes en or, des colliers en or, en argent, en émail, en pierre dure.

m u^ée de peinture. LE LOUVRE. Rive dr. 4. 153

quelques-uns avec des pendants artistement travaillés, parmi lesquels on remarquera surtout, du côté de la Seine, *198 (5e écrin du 2^ rang), un collier d'or étrusque, avec une tête barbue, peut-être de Bacchus, portant des cornes et des oreilles de taureau.

Ile viTBnci; DU MILIEU, Hrésorde Boscoreale. près de Pompéi, 94 pièces d'argenterie, et du nombre des pièces si bien conservées qu'on pourrait ne pas les croire antiques. Ce sont des ouvrages gréco-alexandrius et romains, du commene. du le^ s. de notre ère, trouvés en 1895 sur l'emplacement d'une villa détruite par l'éruption du Vésuve en l'an 79 et offerts au Louvre par le baron E. de Eothschild. Pour la reproduction de ces objets, v. p. 55.

Yitkint; du mur: quantité d'anneaux grecs et romains, de pendants d'oreilles et d'autres bijoux étrusques de Volsinii (Bolsène), en or; la Fortune, bronze recouvert de lames d'argent, trouvé à St- Puits (Yonne), pliant en fer plaqué d'argent, etc.

Du CÔTÉ DE LA Seine, l^e vitr. : intailles; anneaux en bronze et en or. 2e vitr.: camées, intailles; phalères ou ornements qu'on mettait aux chevaux, etc. 3e vitr.: autres objets trouvés à Boscoreale, vaisselle d'argent et bijoux en or. 4e vitr. : suite des bijoux, plaques en or au repoussé, argenterie; statuettes. — 5e vitr.: vases en argent et autres objets découverts en 1836 à Xotre-Dame-d'Alençon, près de Brissac.

Ensuite la

Salle des Sept- Cheminées ou salle III, comprenant les tableaux français de la fin du xtiii^ et du commene. du xix^ s.: Jacques-Louis David, avec ses élèves et ses contemporains.

De g. à dr. : *188, 199, L. David, les Sabines arrêtant le combat des Romains et des Sabins, un de ses meilleurs ouvrages (1799); ■"portr. de Mme Récamier; puis à g. et à dr. de ce portr., s. n^^", David, portr. de Mme et de M. Sériziat. A g. et à dr. (en haut). .339, 341, Géricault, OflScier de chasseurs, Cuirassier blessé. — 360 (au-dessus de la porte), G-irodet-THoson. le Déluge. 744, 751, 747, 759, 753, PrufVhon, Christ en croix, l'Impératrice Joséphine, la Justice et la Vengeance poursuivant le Crime (1808), portr. de M. Vallet et un beau portr. de jeune homme. -338, Géricaidt, le Radeau de la Méduse (1819: v. p. 141). 392, Gros, le Général Fournier-Sarlovèze. 746, Prud'hoa. l'Assomption. 779, Riesener, M. Ravrio. fabricant de bronzes. "202^i^ David, le Sacre de Napoléon pî', commandé et payé 75 000 fr. par l'empereur (1807). 391, Gi'os, Bonaparte à Arcole. *198, 202, David, portr. de Pie VII (1805), portrait de l'artiste. 34S, 343, Géricaidt, Course de chevaux à Epsom. Carabinier. *337, Gérard, la Marquise de Visconti.

"328, Gérard, Psyché reçoit le premier baiser de l'Amour. 391 A, Gros, Christine Boyer, première femme de Lucien Bonaparte. 393. Guérin, le Retour de Marcus Sextus (nom imaginaire ; peint en 1799 1. *756, Prud^hon, l'Enlèvement de Psyché, chef-d'œuvre qui a surtout valu à l'artiste le surnom de «Corrège français». 362, Gii'odet- Trioson, Atala portée au tombeau (1808 ; d'après le roman de Chateaubriand >. *388, Gros, Bonaparte visitant les pestiférés de Jalfa, peint en 1804. 523, Mme Lebrun -Vigée, le musicien Jean Paesiello. 332, Gérard, portr. du peintre Isabey et de sa fille (1795). Audessus de la porte: 396, Guérin, Pyrrhus prenant sous sa protec-

154 J^n-e dr. 4. LE LOUVRE. Premier étaye:

tion Andromaque et Astyanax (1810). Beaucoup de petits portraits par David, Gérard, Prndlwn, Ligres, etc.

Les salles à l'opposé seront décrites p. 165. A g. de l'entrée, lu

Salle Henri n, petite salle mal éclairée, à plafond par Blovdel, h* Différend de Xeptuue et de Minerve, Mars et la Paix. Elle contient encore des tableaux de peintres français du xix'' s. A dr. de la porte: 834, St-Jean, la Récolte des fruits; 143, Courbtt, l'Enterrement à Ornans; 17, Benoîwille, St François d'Assise transporté mourant à Ste- Marie -des -Anges (1853); 866, Timhal (L.-Ch.J, la Muse et le Poète. — Au mur du fond: 955, Vernet (Ch.), Chasse du roi Charles X; 934, Vernet (J.)^ Environs de Marseille; 20, Bidaidd, paysage; 275, Winterhalter (F.-X.J, portr. de femme; s. n°, St-Jean, Fleurs; 121, Chnssériau, la Chaste Suzanne; s. n», G. Rouget, portr. de Mlles Mollien; 214, St-Jean, Fleurs. — A g. de la porte de la salle suivante : s. n», P. DelarocJie, la Jeune martyre ; 83, 5r«scrtss«i, paysage et animaux; 429, Jacohber, Fleurs; 399, Guérin, l'Aurore et Céphale; 192, David, Bélisaire demande l'aumône; 430, Jacohber, Fruits; 329, Gérard, Daphnis et Chloé. — Belle vue de la fenêtre voisine. A dr. de la fen.: Géricault: 345, Cheval; 349, la Course. A dr. de la porte: 347, Géricaidt, Cinq chevaux; 361, Grirodet-Triosoii, le Sommeil d'Endymion que Phébé visite sous la forme d'un rayon de lune.

La salle La Caze (I), à la suite, renferme une partie de la riche galerie léguée en 1869 par le Dr La Caze. Elle comprend surtout des tableaux français du temps de Louis XIY (Rigaud, Largillière), ainsi que des peintres du style rococo (Watteau, Lancret, Pater, Boucher) et des réalistes (Chardin) du xyiii*^ s.; puis deux ou trois toiles de Yelasquez et de Ribera.

A dr. en entrant: 48, Boucher (Fr.J, le Peintre dans son atelier. 1548, Tiepolo (G.-B.), la Ste Yierge apparaît à St Jérôme. Au mur de dr.: 47, Boucher, les Trois Grâces. 826, Roslin (A.), portr. de femme. Largillière: 488, le Président de Laage; 490, un Magistrat; •*491, l'artiste, sa femme et sa tille ; s. n», portr. d'homme; 485 (plus loin, après le n*' 1735), Jeune femme en Diane ; plus loin, 484, M. Du Vaucel; 487, portr. d'un échevin; 486, portr. d'homme. En haut, 1468 , le Tintoret , Suzanne au bain. A côté du n» 488 : 961 , 960 (plus loin, après 487), Vestier . portr. de femme. Au-dessus: 335, Gérard (Fr., baron), portr. de l'Impératrice Marie-Louise. *1725, Ribera (J.), le Pied-bot (1652). 1736, Velasquez (D.), portr. de jeune femme. *2707 (au-dessus), Deniter, Vieille femme, d'un fini minutieux. 1735, Velasquez, portr. de l'infante Marie -Thérèse. 1249, CastelUiVal.; en haut), Frappement du rocher. 887, de Troy, portr. d'homme. 537, Lemoyne (Fr.), Hercule et Omphale. 174, A. Coypel, Démocrite. 794, Rigaud, portr. d'un vieillard. 1946, Ph. de Champaigne , J.-A. de Mesme (1653), président du Parlement. 326, Lorrain (CL), paysage. 2194 (en haut), Vos (Paul de),

musée de peintttre. LE LOUVRE. Rive di\ 4. lôô

la Mort du chevreuil. 548, Lenain, Repas de paysans (1642). En haut, 1311, L. Giordauo. la Mort de Sénèque. 77, Bouillon, Intérieur. Rigaud: "792, le Duc de Lesdiguières enfant; -793, P. de Bérulle, président du Parlement ; 791 , le Cardinal de Polignac. 1945, Ph. de Cliampaigiie, le Prévôt des marchands et les Echevins de la ville de Paris. En haut, 1469, le Tirttoret, la Vierge et l'Enfant, entourés de saints. 1472, 1470, le Tirdoret, portraits. 1310. Giordano {Luca; en haut), Tarquin et Lucrèce. 2748 (au-dessus de la sortie), école cdlemande (xviii'^ s.), portr. de femme en Flore.

A g. en recommençant. Gi'euze: 378, portr, de Gensonné, homme d'Etat (1758-1793); 379, portr. du poète Fabre d'Eglantinei 1750-1794), auteur de la chanson: «Il pleut, il pleut bergère», décapité sous la Terreur; 382, portr. de l'artiste; 376, tête déjeune fiUe. 49, Boucher, les Forges de Yulcain. 690, 693, Pater (J.-B.), Comédiens dans un parc, la Baigneuse. 472, 473, Lancret (N.), la Cage, Conversation. 988, Watteau, .lugement de Paris. 292-301, Fragonard. surtout: 292, l'Heure du berger: 297, 298, l'Etude et l'Inspiration. 2135, école de Riibem, Cheval attaqué par des loups. "6.")9. Nattier, Mlle de Lambesc en Minerve et le jeune comte de Brionne (1732). En haut, 769, J.-B. Regnavlt, les Trois Grâces. 471, 470, Lancret, le Gascon puni, d'après les contes de La Fontaine; Acteur de la Comédie italienne. 765, Raoux, Jeune fille lisant une lettre. En haut, 1702, J. Carreno, St Ambroise faisant l'aumône. 660, 661, Nattier, portr. d'un chevalier de Malte ; portr. d'une fille de Louis XV en Vestale. Watteau: 985, la Finette; 984, l'Indifférent; 986, Assemblée dans un parc; '^983, Gilles; 987, l'Escamoteur; 991, Jupiter et Antiope. 691, 692, Pater, la Toilette; Conversation dans un parc. 117, Chardin (?), le Retour de l'école. *1041, école française (xviii<'s.), portr. de femme. CJiardin, 104, le Singe peintre; 103, le Château de cartes; 93, le Bénédicité (réplique très inférieure du tableau mentionné p. 147): 114, la Table de cuisine ; 105-116, Xatures mortes. Au-dessus, 888, de Troy , portr. d'un échevin. 2148, 2149. Snyders, Poissonnerie: Marchande de gibier. 46, Boucher, Vénus chez Vulcain. S. n'^, 490, LargiUière , portr. d'homme, portr. d'un magistrat. 2136 (en haut), école de Rahens, Combat d'ours et de tigres. 1980, van Dyck (A.), tête de St Joseph. 1247, 1248, Casanova, Cavaliers. 1724, Rihera, la Vierge. 1733, Velasqu^z. portr. de Philippe IV. 1471, le Tîntoret, un Sénateur vénitien. 1596, école du Titien, Ste Famille. 1674, école de Venise ixvi^ s.), portr. d'homme. — Au mur du fond, à la sortie, deux grands candélabres de bronze.

En sortant de cette salle, on se trouve sur le palier de Vescalier Henri II (p. 106), dans le pavillon Sully ou de l'Horloge, par où l'on peut sortir du musée , et où il y a un buste du président Loubet, par D. Puech (1901). Au delà, "^à antiques (v. p. 156;.

156 f^i^e dr. 4. LE LOUVRE. l*)-emier étage:

La salle des bronzes antiques est ouverte à midi et 72 6q hiver et à 1 h. en été. Dans le vestibixle, devant la fenêtre centrale, une grande statue d'Apollon en bronze doré, trouvée à Lillebonne (Seine-Inférieure); à dr. et à g., des bustes antiques; en face, un siège, un trépied et deux vitrines avec de grands vases. A dr. et à g. de la l"''' fen.: bustes en bronze de Livie et d'Octavie.

La salle même, qui a une belle porte en fer, renferme une riche collection d'ustensiles, d'armes, etc.

Vitrine centrale: cistes étrusques, dont les plus grandes ont été trouvées à Palestrina, près de Rome; fibules, clefs antiques, torques, instruments de chirurgie et de précision, miroirs grecs, etc. — Près des fenêtres: au milieu, un Apollon de style archaïque, très intéressant; dans une vitrine, des statuettes, des bustes, etc., d'origine grecque, surtout, à dr., un Dionysos; de l'autre côté, curieux sanglier à crête (Luxembourg); lutteur gaulois (Autun); superbe taureau bondissant (id.); athlète de l'école de Polyclète; du côté de la fen., divinité ailée sur un char attelé de cerfs (lac de Némi). Sur des piédestaux, de plus grandes statuettes. A la fenêtre centrale, à dr., une admirable tête d'éphèbe, de Bénévent, original grec (les yeux étaient incrustés). Là encore des vitrines avec des miroirs grecs et étrusques. — Vitrines a droite de celle du milieu, eu retoui-nant vers la porte: statuettes, surtoat de dieux, et des vases. — Armoires le long des murs, en recommençant du même côté (fen.), bronzes divers: appliques, anses, vases en forme de têtes, candélabres et instruments d'usage domestique; — armes, fragments de statues, armui-e de gladiateur de Pompéi; animaux (taureau, sanglier, coq), casques, etc. Il y a aussi des bustes sur ces armoires. — Vitrine a gauche de celle du milieu, en retournant vers la porte: miroirs grecs à pied, statuettes de divinités féminines, d'Amours, etc.

Au delà de cette salle , à g. , un escalier par où l'on monte au 2« étage (p. 168; collection Thomy-Thiéry, musée de marine, etc.).

Le *niobilier du XVII^ et du XVIII'' s. occupe les salles suivantes, qui servaient aux séances du Conseil d'Etat et sont décurées de plafonds peints. Changements très fréquents.

I. Salle Louis XIV. Du côté de l'entrée : tapisserie des Gubelins représentant le Parnasse , d'après Raphaël (de la fin du xvu^ s.). Dans le coin de g., un ^cabinet en marqueterie d'écaillé et de cuivre du commenc. de l'époque de Louis XIV. Au milieu du mur de g., sur une colonne, buste en porphyre d'Alexandre, par Girardon. A g. , un bas d'armoire en marqueterie avec Apollon et Marsyas, par Boulle; à dr. , un bas d'armoire en marqueterie avec Apollon et Daphné, par le même. Du côté de la sortie, une autre tapisserie : Visite de Louis XIV à la manufacture des Gobelins (de la fin du XVII'' s.), d'après Le Brun. Sur le sol, un tapis de la Savonnerie, destiné à la décoration de la Galerie d'Apollon au Louvre. A dr., sur une console en bois peint (style Louis XIV): Nessus enlevant Déjanire, bronze par Jean Bologne, et un beau buste en bronze de Cupidon, travail ital., du commenc. du xvii^ s. ; au milieu, une table en porphyre oriental et en bois sculpté et doré du château de Vaux (jadis probablement au surintendant Fouquet). Au mur: deux commodes et deux armoires dan'=! le stvle de "Boulle: trrande console en

mobilier. LE LOUVRE. ^^'^'^ ^^- ^- 157

bois doré et sculpté, d'après l'architecte Robert de Cotte. Au fond: un cabinet en ébène (Louis XIV), et une commûde en marqueterie de cuivre, d'écaillé et d'ébène. — Plafond: la France victorieuse à Bouvines (1214i, par Blondel. — Dessus de portes, par Belin de Fontenay et Le Sueur. Tentures en velours rouge avec bordures en tapisserie des Gobelins (xvii^ s,).

II. Salle Louis XV. Sur le parquet, grand tapis de la Savonnerie (p. 156). Au milieu, statue de l'Amour, attr. à Gillet. ^Bureau de Louis XV, par Œben, A. Bieseaer (pour Tébénisterie) et Duplessis (pour les bronzes), ainsi que d'autres meubles Louis XV. Du côté de l'entrée: 658, J. M. Kattier, portrait de Mme Adélaïde de France ; au-dessous, sur la cheminée, Pajou, buste de Mme Dubarrj (1773). Au mur de g., à la 3^ fen., sur une commode Louis XV, l'Enfant à la cage, marbre par Pigalle. Du côté de la sortie : 900, Van Loo (Ch.-Amlr.), Marie Leczinska, reine de France. En outre, aux murs, quatre gobelins à fond ruse de NeUson (d'après Boucher et Teissier) , exécutés en 1757 pour la salle du Conseil au château de Compiègne, et quatre autres gobelins : Histoire de Renaud et d'Armide (au-dessous, une commode, style rocaille) et mythe de l'Amour et de Psyché d'après Coypel. Dessus de portes, par Boucher et Chardin. Meubles, bronzes, sculptures, collection Lenuir (tabatières, à la 3^ fen. à dr.). Dans la vitrine, à la 2^ fen., des vases et une Bacchante avec un enfant, par Clodion. — Plafond: la France recevant la charte des mains de Louis XVIII, par Blondel.

III. SalleLoulsXVI. Du côté de l'entrée. 820, i?os?in, Hommage à l'Amour; puis, les Xoces d'Angélique et de Médor, d'après Coypel : au-dessous, 316, une commode de Riesener. Au mur du fond: Combat de cavalerie, d'après Casanova (^tapisserie de Beauvais et cadre en bois doré de l'époque de Louis XV). Du côté de la sortie: deux tentures des gobelins dites des mois Lucas (xvni^ s.). Commodes de Riesener. Deux magnifiques meubles (portant chacun le n» 382) de G. Bennemann, avec médaillons en porcelaine de Sèvres. Bustes. Au milieu de la salle, dans une vitrine, des ouvrages de Gouthière et Thomyre, des porcelaines de Sèvres, une aiguière avec bassin ayant appartenu à Mme Dubarry, etc. Dessus de portes. Chiens et Xatures mortes, par Desportes f'242, 234, 241, 247). Dessins de Fragonard, Lancret, Pater, etc. — Plafond: le Triomphe de la Justice, par M. Drolling.

IV. Salle Louis XVI. Sur le parquet, un second tapis de la Savonnerie (v. ci-dessus). Deux gobelins dits des Mois arabesques (de la fin du xvii*' s.). En face de la porte de dr., une tapisserie de Beauvais: la portière de Diane, d'après Ou.dry (xvin^ s.). En face de la porte de g., un gobelin: les armes de France, d'après Le Brun (xvii^ s.). Des deiix côtés de la porte du milieu : deux sphinx en terre cuite à têtes de dames à la mode (Louis XV), Dessus de portes, par Pierre et Natoire (655, Junon; 654, Vénus). Dessins de Fra-

158 ^''î"fi (^f- ■*• TiE LOUVRE. TVemUr étage:

goiiard, Lancret, etc. A dr. et à g. de la cheminée : 815, portr. de Louis de France, fils de Louis XY, pastel par Quentin de la Tour, et 672, portr. du duc d'Angoulême, pastel par Joseph Boze. Sur la cheminée, candélabres en bronze, Faune et Bacchante, par Clodion. Devant la fenêtre de g., une chambre reconstituée: lit en bois sculpté et orné de soie brodée d'après des dessins de Phïl. de la Salle (époque Louis XVI); 320, petite table attribuée à Riesener et Gouthière: «faite et présentée à la reine par M. de Fontanien, intendant général des meubles de la couronne en 1781 ». A dr. de la fen. : 802, H. Robert, Ancien portique de Marc-Aurèle ; dans le coin, 1317, Vivien (J.), portr, de Maximilien-Emmanuel, duc et électeur de Bavière. Au centre: beaux meubles Louis XV de la collection Thomy-Thiéry (exposition provisoire ; v. p. 169). — Plafond: la Sagesse divine donnant des lois aux rois et aux législateurs, par Mauzaisse.

V. Salle Louis XVI. Au milieu, grand tapis de la Savonnerie (p. 157). Superbe vase de Sèvres avec garniture en bronze, par Boizot et Thomyre. Aux murs, gobelins de la série dite des dessins de Raphaël, bordure de Lemoine-Lorain (de la fin du xvii« s.) : Hommage à Mercure; Psyché et l'Amour au bain; Danse par couples ; Danse en rond; Musiciens (à la porte de g. en sortant). Meubles de Bennemann, Mart. Carlin, J.-F. Lorta et Riesener. Bureau de Levasseur , avec statuettes en bronze de Voltaire et de Rousseau. Dessus de portes: s. n^, Huet, Chien attaquant deux oies; 893, 894, Vallayer-Coster (Anne), Attributs de la peinture, de la sculpture et de la musique. A dr. de la sortie, 805, H. Robert. Vue d'un parc. Bustes (sur des colonnes); porcelaines. — ■ Plafond: le Triomphe de Marie de Médicis, par Carolus Dur an.

Ensuite, on passe par la porte à g. dans une galerie (sur la rue de Rivoli) consacrée à la donation His de la Salle, contenant plus de 300 dessins de maîtres anciens; — ou bien on entre par la porte à dr. dans le

*Musée des dessins, qui occupe la majeure partie du côté N. du premier étage du Vieux Louvre. La collection de dessins du Louvre, qui compte env. 37 000 numéros, ne le cède guère à celle des Offices à Florence. Les feuilles les plus célèbres (env. 2300) sont exposées sous verre. Il y a aussi depuis peu quelques toiles et des tables du xviii«' s. avec de petits bronzes. Changements fréquents.

l'e SALLE (pi. 6) OU vestlbule: à g. de la sortie, s. n», J. Boze, portr. (le femme (pastel). 1400, 1957, école française (xviiie s.), portraits de femmes. A g. et à dr. des fen.: 1407, id.; 1406, id. (xviie s.). Plafond: Vénus et Junoii, par Hector Lerouo: Deux meubles du xvm» s. — Il8 salle (pi. 7), Italiens primitifs: Mantegna, *Lor. di Credi, *Signorelli, le Pinturicchio, le Pérugin, Polliijuolo, F. Lippi et T. Gaddi. Tapisseries des Gobelins. Aux mm-s (eu haut), écoles d'Italie (xy^ s.), 1638, Aristote; 1629, P. Apponio; 1637, Platon; 1653, Solon. - Ille salle (pi. 8), suite des Italiens. Dessins des plus grands maîtres: L. de Vinci, Michel- Ange et Raphaël. Grobelins: Histoire de Moïse. — IVe salle (pi. 9), suitedes Italiens:

dessins. LE LOUVRE. «^'^« ^^- ■*• 159

dessins du Corrège, de B. Bandinélli, à' A. del SartOy du Sodoma, de Fra Bartolomeo, M. Albertinelli , Bronzino et du BarocJie. A g. de l'entrée et en face: 18, 17, le Corrège, le Vice et la Vertu. Au mur du fond, un gobelin: Moïse sauvé des eaux. Au mur de g. (en haut), l'Albane: 1109, les Amours désarmés, et en face, 1110, Vénus et Adonis. — Ve SALLE (pi. 10), dessins de maîtres vénitiens: le Titien, le Tintoret, Canaletti, Carjjaccio, L. de Vinci, le Pontormo, Montagna. A dr. en entrant: *459, Velasqi/ez, esquisse du tableau des Lances; et d'autres dessins de lui et de Mnrillo. Au fond: un gobelin. — Vie salle (pi. 11), Flamands des xv^, xvie et xviiies.: B. van Orleij , Brueghel le Vieux, Ph. de Champaigne, *Eubens, Teniers, van Dyck, J. Bosch. Mur de g. (en haut), van der Meiden (A.-F.): 2042, Prise de Valenciennes par Louis XIV en 1677, et en face, 2043, Vue de Luxembourg (1684).

Vile SALLE (pi. 12), suite des Flamands: Jordaens, Ph. de Champaigne, van Dyck, Rubens, Teniers. J. Bnieghel. Mur de g., im gobelin: Suzanne. En haut, 1906, 1907. Bril (M.), Chasse aux daims, Chasse au cerf.

Ville SALLE (pi. 13), Hollaudais: ^Rembrandt, Vischer (Corn, de), vun Jlieris (530), A. Cujjp , Don (G.), van Ostadp, Potter (P.), Lucas de Leijde. Mur de g. (en haut), Coypel (X.): 162, Hercule combattant Acheloiis, et en face, 163, Hercule, JDéjanire et le centaure Nessus.

IXe SALLE (pi. 14): dcs pastcls. Au mur de g.: *819, de la Tour (M.- Quentin), portr. en pied de Mme de Pompadour; Bosalba Carriera, peintre vénitienne (185. et à dr., 187). Au mur de dr.: Fegnault (1910); Chardin (678. 679, son portrait en charge avec des besicles); de la Tour {M.-Quentin, 823). par lui-même; Vivien (1320), Mme Giigard, Perronneau, etc. Au milieu, une table de l'époque du Directoire. — Xe salle (pi. 15), Allemands: Hans BaldungfGrim), Albert Dilrer, *mattre E. S. (de 1466), Schongauer (Jlartin), JTair de Landshut. Murs de dr. et de g. (en haut), Lemaire- Poussin, paysages. — On revient dans la IXe salle (pi. 14) et on passe à dr. dans la collection Thiers.

La collection Thiers, léguée au musée par l'ancien président de la République et par sa veuve, occupe deux salles. Elle compte 1470 no% mais presque tous les objets sont petits et le nombre des ouvrages originaux et de valeur est assez restreint. Il y a un peu de tout. Catalogues par Ch. Blanc, sur des pupitres. A dr. dans la l^^e salle, le *portrait de Thiers, par Bonnat. — Dans la 2e, particulièrement les porcelaines.

Suite des dessins. Xle salle (pi. 17), Français (xix» s.): David, Gérard, Géricault. Gros, Prud'hon ; à dr., 735, Girodet-Trioson, portr. de Canova. — Xlle salle (pi. 18; galerie de Rivoli), suite des Français du xixe s.: Géricault, Ingres, Isabey , Delacroix, Decamps , Charlet, Granet, Bonington, Millet, Eu et, Aljyh. de Neuville (au fond, à g., le Parlementaire en 1870), BeUy, Bida, etc. A la l™ fen.: Mène (J.-P.), Hallali du cerf (groupe en cire); à la 2e fen,, id,, Chiens au terrier (id.).

Nous revenons sur nos pas jusqu'à la IXe salle (pi. 14) et à g. par la Xe salle (pi. 15). dans le musée suivant,

*Musée des objets d'art du moyen âge, de la Renaissance et des temps modernes, à la suite de celui des dessins du côté de la cour. On y monte aussi du côté des antiquités asiatiques (p. 108).

I""*^ SALLE (pi. 16): ^ivoires des vi*--xix« s. et. dans le nombre, des ouvrages d'une grande finesse. Catalogue illustré, par E. Molinier (1896; 5 fr.). Vitrines du pourtour: 197 (à g. en entrant), bacchanale de G. van Op-stal; quantité d'objets religieux; peignes liturgiques, coffrets, dont un du ix^ s., diptyques et triptyques, dont un byzantin du x^ ou du xi« s., et *141 (au fond, à g.), triptyque florentin du xv^ s., plaques de reliure, pièces d'échiquier, pions de trictrac,

IfiO ^'^« '^'*- ^- LE LOUVRE. Premier étage:

olifants (21, 22 au fond à dr.), éventails, tablettes à écrire, boîtes de miroirs, vidrecomes, poires à poudre, etc. Vitrine du milieu: 116, harpe ayant peut-être appartenu à Yolande de France, comtesse de Savoie (art franco-flamand, xiv-xv*^ s.); 244, Descente de croix du xiiic s.; 39, arçon de selle du xiii*" s. (italien), avec un combat de femmes montées sur des chevaux et des chameaux ; 52, troussequiu de selle, de même époque; *53, la Vierge et l'Enfant, de la 8te- Chapelle (art franc., xiv^ s.); *50, Couronnement de la Vierge de la fin du xiii*^ s.; 12, triptyque byzantin du x« s., dit triptyque Harbaville. Entre les fenêtres, 112, le grand retable de Poissy, ouvrage italien de la fin du xiv'" s. en os sculpté et en marqueterie, haut de 2 m., avec 71 bas-reliefs, représentant les histoires de J.-C. : au centre, St Jean-Baptiste à g. et St Jean l'Evangéliste à dr., et en bas les apôtres. Aux murs, de g. à dr., tapisseries flamandes: Apparition du Christ à la Madeleine (xyi*" s.) ; la Résurrection (xv^ s.). Conversation d'amoureux (xv^ s.), et au-dessous, ^dessin d'un parement d'autel sur soie offert à la cathédrale de Nar bonne par Charles V (xiv^ s.); puis, l'Adoration des mages, tapisserie ital. (xvi« s.). A la 2^ fen., beaux fragments de vitraux.

Les IP, m*" et IV^ salles contiennent la suite des dessins (école française).

Ile SALLE (pi. 3). Frauçals du xvie s.: François Clouet, Lagneau, Daniel de Monstiers. Vitrine centrale: albums de dessins de *Jacgne8 Callot et de Lagnean. En haut, à dr. et à g., tableaux de Le Sueur, pour l'hôtel Lambert (v. p. 274). — III» salle (pi. 4), Français du xvue s.: Coypel, de Troy, Girardon, Jouvenet, Poussin, Cl. Lorrain, etc. En haut, à dr. et à g., tableaux de Le Sueur, pour l'hôtel Lambert. Vitr. centrale: émaux par *Petitot (Louis XIV, Mme de Maintenon, Mme de Sévigné, etc.); 461, 462, Bauer, la Cavalcade du pape, la Marche du grand seigneur. — IVe salle (pi. 5), Français du xviiie g.; *Boucher, Greuze, Chardin, Fragonard, Lancret, Leprince, Moreau le Jeune, Pater, St- Aubin, *Watteau, etc. En haut, à g., 872, Tocqué (L.), portr. de Lemoyue (J.-L.), sciilpteur; 798, H. Bobert, la Maison carrée à Nîmes; 970, Voiriot (J.), Pierre (J.-B.-M.), peintre. Au fond: 968, Drouais (F.-H.), Coustou (Gr., le fils), sculpteur ; 275, Dumont (J.), le Eoinaiu, Mme Mercier, nourrice de Louis XV, et sa famille; 276, Duplessis (J.-C.), Allegrain, sculpteui-. A dr.: 877, Roslin (A.), Jeaurat; 800, H. Robert, Vue du pont du Gard; 903, Van Loo (L.-M.), par lui-même. Vitrines aux^murs de dr. et de g.: miniatures de la collection Lenoir. Entre les fenêtres: 797, H. Robert, l'Arc de triomphe d'Orange. Dessus de portes: Chiens et Natures mortes, par Desportes.

Ve SALLE (pi. 6). *Donation Rothschild, évaluée à vingt millions. Petit salon somptueux, pour l'installation duquel le donateur, M.Adolphe de Rothschild, a légué 250 000 fr.: tentures de velours rouge, riche parquet, superbe plafond vénitien en bois à caissons dorés du xvi« s.

Au mur de g., dans une vitrine, objets religieux: boîte d'Agnus Dei (Allemagne; xv^ s.); deux baisers de paix (Allemagne et Italie ; xvi^s.); couteau présentoir (Flandre; commenc. du xvi^ s.); reliquaire (Flandre; xvi*=s.); plus loin, en bas: pendants de cou (France; xvi^s.); *rosaire en agate avec bas -reliefs d'or émaillé (France;

donation Rothschild. LE LOCFVRE. ^'t-e dr. 4. 161

xvi*^ s.) ; bijou reliquaire (Espagne ; xyi^ s.). Au milieu (en recommençant): monstrance reliquaire (Venise; xv^s.); *croix-reliquaire en or (France, fin du xv^ s.; don de Mme X. de RotliscMld); navette à encens (Venise; xv« s.). En haut (en recommençant): *seau à eau bénite (France; xiii^s.); *aspersoir (Italie; fin du xv^s.); la Vierge et l'Enfant (Allemagne ; xv^s.); '^crosse épiscopale (Espagne ; xvi«^s.); monstranee-reliquaire (id.). — Au mur (à la suite;: 20, épitapbe en cuivre (Flandre; 1455); 76, la Vierge et l'Enfant, bas-relief (Allemagne; xvi« s.). — Au fond: tapisserie flamande, la Multiplication des pains (xv^ s.). Devant, dans une vitrine: triptyque-reliquaire de l'abbaye de FloreflFe (Flandre; xvi^ s.); à g., sur un meuble, Ste Catherine d'Alexandrie (école champenoise ; xvi« s.) ; à dr., *la Vierge et l'Enfant, bas-relief par Agostino di Duccio (lAlS-làSl ; Florence).

Vitrine au mur de dr. : suite des objets religieux (de g. à dr.). En bas: deux chaînes d'amulettes (Espagne; xvi*^ s.); *collier en or émaillé avec une scène de la Passion sur chaque anneau (Allemagne ; xvi^ s.); reliquaire portatif (Espagne; xxi^ s.); cuiller à encens (France; fin du xv« s.): '^rosaire en bois sculpté (Flandre; commenc. du xvi'^s.); gros grain de rosaire sculpté avec quantité de figurines (Flandre ; commenc. du xvi^ s.). Au milieu (en recommençant): reliquaire de la Flagellation (Venise ; xv^ s.) ; Ste Catherine (Allemagne : commenc. du xvi« s.); monstrance en or, art vénitien (xv^ s.; don de Mme X. de Eothschild).

VI« SALLE (pi. 7): fa'iences orientales. Vitr. centrale (2^ rang): coii'ret rond sculpté pour Almogueira (fils de ""Abd-er-Rahmân III), prince de Cordoue en 967. En haut, lampe de mosquée (1347-1361). En bas: faïences persanes; boucle d'oreille en or estampé (Byzance). A g. : aquamanile de bronze siculo-arabe (xi^-xn* s.). A dr. : plaque d'ivoire et peigne indiens. Au trumeau: armes orientales. Vitr. à la 2«- fen.: bronzes, p. ex., le *«vase Barberini», au nom d'Abdoul Mozhatter Tousouf, sultan d'Alep (1236-1260). Vitr. au mm- de dr. : au milieu, grand vase en cuivre damasquiné dit baptistère de St- Louis, travail arabe (xm^ s.); bassin Mossoul (xiv^ s.); aiguière Mossoul en cuivre incrusté d'argent (xiii« s.); plateau de koursi, art arabe du Caire (xiv^ s.), etc.

Vestibule: vitrine de g., grande aiguière du Turkestan (xv^ s.), plat de cuivre arabe (xiv^ s.), etc.

Le petit escalier à g. en sortant du vestibule monte an 2» étage (v. p. 168). — Suite des objets d'art de la Renaissance et des temps modernes, v. p. 162.

Vient ensuite le palier de l'escalier des salles basses du musée des antiquités asiatiques (v. p. 108). Xous entrons à dr. dans les salles de la Colonnade ou de la partie E. du Vieux Louvre.

Salles de la Colonnade. I''«'-III«' salles, suite des antiquités asiatiques, de la Susia/ie et de la Chaldée. Catalogue illustré des Antiquités chaldéennes, par L. Heuzey (1902; 6 fr.).

Baedeker. Paris. 15e éd. H

162 Rive dr. 4. LE LOUVRE. Premier étage:

I" SALi.E, petites antiquités: briques assyriennes, sculptures, surtout des figurines giéco-babylonicunes et syro-chaldéennes; cylindres, pierres gravées et sceaux d'une extrême finesse; puis, dans la \^^ vitrine isolée de dr., des bas-reliefs des fouilles récentes de M. de Sarzec, et dans la 2» vitrine de dr., le vase on argent d'Entéméma, couvert de giavures, d'une époque antérieure au xxxe s. av. J.-C, trouvé par de Sarzec à Tello, en Chaldée, etc.; dans celle de g., des bijoux en or gi-éco-parthes, des lampes africaines (de Lixus), des poids asiatiques (Syrie), l''* vitrine de g.: verrerie de Phéuicie, rliytons, statuettes de Babylonie, objets découverts par M. de Sarzec; bijoux de Pbénicie, monuments assyriens du règne de Sargon. Vitrine centrale: *bijoux achéménides, d'un sarcophage de bronze (iv^ s. av. J.-C), statuettes de Suse. A la l'e fenêtre de dr.: plans chaldéens, tablettes et empreintes chaldéennes (mission de Sarzec); entre les fenêtres de dr., lion de bronze acbéménide (vi«-ive s. av. J.-C.); à la 28 fenêtre de g., xm beau lion assyrien en bronze, avec un anneau dans le dos (Khorsabad); dans les armoires voisines, des briques vernissées de Babylone, des fragments de bronzes, des antiquités chaldéennes, etc.

Ile SALLE. 1™ travéc : au milieu, le relief des tumulus où ont ét-é trouvés, par M. Dieulafoy, de 1881 à 1886, les objets exposés; au mur du côté de l'entrée, une *frise d'archers de la salle du trône de Darius 1^", en terre cuite peinte et vernissée; à g., une rampe d'escalier du palais d'Artaxerxès Mnémon, aussi en terre cuite; à la cloison, le couronnement des pylônes du même palais, avec des lions de même matière; du côté dr., un fragment de baignoire. Vitr. de dr.: poteries perses, vases achéménides, mascaron d'époque parthe. — 2« travée: au fond, un ^chapiteau bicéphale des 36 colonnes de 21 m. de haut qui supportaient le plafond de la salle du trône d'Artaxerxès Mnémon (404 av. J.-C.); dans les armoires, des fragments de la frise des archers, etc. Vitrine plate à la l^e fen. de dr. : poteries sassanides ou arabes (viii-xie s.), vases et cuillères du culte mazdaïque (époque sassauide). A la 2e fen., grande urne funéraire. Vitr. de dr. en entrant: cylindres susiens, chaldéens et assyriens; terres cuites, verres, sceaux sassanides et de style grec (époque parthe). 1™ vitr. de g. : amulettes égyptiennes, statuettes d'Anaïta, dé achéménide. 29 vitr. de g.: revêtement d'une porte de l'acropole de Suse, monnaies parthes, sassanides, arabes, bronzes susiens. Aux fen. de g.: grandes tuiles du palais d'Artaxerxès.

Ille SALLE : suite des mêmes collections, surtout une restauration de la salle du trône d'Artaxerxès Mnémon, qui couvrait une superficie de 9200 m. carrés. A la 2e fen., un *buste de femme gi'éco-phénicien, trouvé en Espagne (1897). A dr. et à g. de la salle: taureaux ailés du temps de Darius le^. Aux murs: panorama de la région où ont eu lieu les fouilles de Suse.

lye.yiiie SALLES, suite des objets d'art du moyen âge, de la Renaissance et des temps modernes (v. p. 159).

IVe SALLE ou SALLE DU DôME. Vitr. à g. de l'entréc : bronzes par Barye; plus loin, *armure de Henri II de France. Au mur du fond: le Jugement dernier, tapisserie flamande (xvie s.), et St Luc peignant la Vierge, tapisserie flamande d'après l'œuvre de Roger van der Weyden (pinacothèque de Munich). Vitr. à g. de la sortie: coffrets, bronzes d'églises, statuettes, plats d'étain, etc., entre autres par F. Briot. Vitr. à dr. de la sortie: boucliers, épées, etc. Dans les autres armoires, des meubles de la Renaissance. Vitr. en face de la 3e fen.: encore de petits bronzes, par ex. de Jean Bologne, la Gréométrie et une Vénus, et d'autres par Barye, dans la 4e vitrine. — Vitrines à la 3e fenêtre: armures et armes; médailles françaises et allemandes. A la l''e fen.: statuettes en bronze de la Renaissance italienne: Arion et St Sébastien, du Riccio ; buste du Riccio, par lui-même; St Jean-Baptiste, de V école de Donatello. Vitr. centrale isolée: statuette équestre de J.-Fr. de Gonzague, par Savelli, dit Sperandio. A la 2e fen., des armes blanches des xve et xvie s. et une

antiquités Asiatiques. LE LOUTRE. -Rj^'e dr. 4. 163

trompe de chasse de François !«'■ de France. A la l'^ fen., des médailles italiennes. — Vitr isolée à g.: tête de satyre, bronze ital. dn xvi^ s.; en bas, un buste de F. Vischer, sculpteur allemand, par lui-même (xvie s.); autres bronzes italiens et bronzes flamands. — Vitrines plates du milieu : bas-reliefs en métal, baisers de paix; seiTurerie; coutellerie, cuillers, etc.; médaillons en cire; montres des xvie-xvine s.

Va salle: majoliques ou faïences italiennes, dont les plus belles datent du xvie s. et sont de Deruta, Faenza, Forli, Venise, Gubbio, Pesaro, Urbino, Castel Durante, etc. Au milieu, aussi un beau cofiEre de la Renaissance.

Vie salle: magnifiques boiseries provenant delà salle des Sept-Cbeminées, les seules qui soient restées, avec celles de la salle suiv., des appartements royaux; tentures de soie du xvie s., portrait de Henri II, en face des fenêtres; devant, Charles-Quint, haut relief peint de l'école allem. (xvi* s.), sur un beau meuble; au mur de g., un buste en albâtre d'Othon-Henri I^"-, comte palatin du Rhin, le fondateur du château de Heidelberg. — Vitrines centrales: faïences de Lyon (xvie s.), de Rouen (xvnie s.), de Moustiers (id.). — Dans les vitrines aux fenêtres , des médaillons, des peignes sculptés, etc., en buis d'une très grande finesse, aussi des sculptures sur d'autres matières, par ex. le Prince de Bavière et la jolie fille d'Augsbourg, bas-relief en pierre lithogi-aphique, par Aldegrever (1™ fen.). Il y en a encore aux murs, ainsi que des panneaux de marqueterie. Dans les armoires: coffrets et statuettes.

Vlle SALLE : (à g. de l'entrée) alcôve où expira Henri IV, dans laquelle est un lit de parade vénitien du commenc. du xvie s.; boiseries des appartements de Henri II au Louvre, remaniées sous Louis XIV; beaux meubles. Au mur du fond, portr. de Marie de Médicis, et en face, celui de Henri IV. Vitrine centrale: *grands plats de Bernard Palissy. Autres vitrines: salières, etc., du même; faïences de Xevers, Beauvais, etc.

Vlile salle: deux grands vases de Sèvres. 1^ fen. de g.: coffret offert par St-Pétersbom-g «a la nation amie», sur une table eu mosaïque de Florence. 2« fen.: carte en mosaïque de la France. A g. delà sortie: carte de la France en pierres dures de la taillerie impériale d'Iékatérinebourg (don du gouvernement russe, 1900). 1™ vitr. centrale: coupes et verreries de Venise. 2^ vitr. centr. : poteries de Cologne, Nuremberg, Nassau (xvie s.). Portraits de Louis XIII, par Phil. de Chamjpaigne (?), et d'Anne d'Autriche, sa femme, et des meubles.

A la sortie de ce côté, on est en haut de l'escalier du musée des antiquités égyptiennes (p. 106), qui se continue à dr. (v. le plan).

Musée des antiquités égyptiennes (suite). — Ces salles à dr. contiennent les antiquités de petite dimension. Le défaut de place ou d'autres raisons ont fait mettre certains objets ailleurs que dans les salles auxquelles ils appartiennent par leur nature.

Escalier. En haut: deux vitrines avec des meubles, des instruments de musique et de chasse, etc. l^r palier (en descendant): tissus, fuseaux, sandales, etc. 2« palier: figurines, modèles d'édifice et de barque; objets eu sparterie, corbeilles, etc.

I. Salle historique ou des objets avant un intérêt historique. Plafond : le Génie de la France animant les arts et protégeant la Grèce, par Ch'os (1827-1831).

A l'entrée: chien accroupi en granit noir; puis, une statuette en bronze (sous verre). Au milieu, sur une colonne entourée d'une vitrine octogone, une statuette en bronze. Au delà, une statuette en bronze damasquiné d'Amon. — Vitrines: statuettes funéraires, en partie recouvertes d'un bel émail bleu; scarabées, d'un usage très fréquent comme symbole du dieu du soleil (plusieurs portent des noms royaux); *bijoux en or incrustés de

164 Rive (Ir. 4. LE LOUVRE. Premier étage:

pâtes de verre. Vitrine au mur de g.: masques de momies en or, chevets funéraires en albâtre, etc. Sur la cheminée, des canopes. A dr, de la sortie, sous verre, tête de Psammétique III (xxvie dyn.). A la l""» fen. : portr. de ChampoUion le Jeune, par L. Cogniet (1831).

[I. Salle civile, consacrée actuellement à l'art industriel. Plafond: Jules II ordonnant les travaux du Vatican et de 8t-Pierre à Bramante, à Michel-Ange et à Raphaël, par Hor. Vernet (1827).

Vitrine centrale: spécimens de *va8es en albâtre, en pierre dure et en terre des plus anciennes époques, produits céramiques. Vitrines murales: poteries et vases en pierre dure. Vitrine à dr. de l'entrée: ivoires, étuis, statuettes, boîtes à kohol, cornes magiques, manches de miroir, castagnettes. Vitrine à g. de l'entrée: pierres dures, amulettes, scarabées, vases, colliers, etc. Vitrine à dr. de la sortie: objets en bois, ustensiles de toilette, ^cuillers de toilette formées d'uiie nageuse tenant un canard, boîtes à jeu, etc. Vitrine à g. de la sortie: céramique, vases et objets en terre cuite émaillée; coupes ornées de poissons et de fleurs de lotus; colliers, bagues, amulettes, etc. A la 1™ fenêtre: objets en bronze ou en bois recouverts de lamelles d'or. A la 2e fenêtre: bagues, scarabées, objets de panire, etc.

III. Salle funéraire, intéressante pour la connaissance du culte des morts en Egypte, où la croyance à l'immortalité était un dogme fondamental de la religion. — Plafond: l'Egypte sauvée par Joseph, à.'AheJ de Pujol (1827).

La croyance à l'immortalité explique le soin qu'ils apportaient à la conservation des corps, si bien embaumés (on y consacrait jusqu'à 70 jours) et pour lesquels ils construisaient des tombeaux grandioses. La plupart des renseignements que nous avons sur leur doctrine nous viennent du Rituel funéraire ou Livre des Morts, livre sacré dont chaque momie devait porter un exemplaire plus ou moins complet. Il contient une série d'hymnes, de prières et d'instructions sur la manière dont l'àme devra se conduire dans l'autre monde, sur ce qu'elle devra répondre aux juges, etc. Les bandes de papyrus du côté de la cheminée sont des fragments de ce Rituel, et l'explication se trouve au-dessous. Leurs peintures sont parfois admirablement conservées. — A l'entrée, statuette peinte de femme faisant une offrande aux morts. Au mur de g.: des papyrus avec des textes du Rituel funéraire. Au-dessus de la cheminée, des peintures murales et d'autres sur toile de la 2^ époque thébaine. Devant, sous verre, une statuette en bois d'acacia poli. A dr. et à g. de la cheminée: 3072, 3073, fragments du * papyrus royal, magnifique exemplaire hiéroglyphique linéaire du Livre des Morts, de 8 m. de long et admirablement conservé, bien que n'ayant pas moins de 3000 ans d'existence. Au milieu de la salle, un *scribe accroupi, peint en rouge et avec des yeux incrustés (ve ou vie dyn.; xviu^ s. av. J.-C), qui passe pour le chef-d'œuvre de l'art de l'ancien empire (trouvé à Sakkârah). Autour de cette statue, dans une vitrine octogone, des godets et des palettes de scribe, des poids, une aune ou coudée égyptienne (avec hiéroglyphes), etc. Vitrines à dr. et à g. du scribe: statuettes de beau style, fragments de sculpture sur pierre et sur bois de toutes les époques, bas-reliefs; à dr. en entrant: modèles de sculpteurs (époque saïte). Vitr. à g. en entrant: statuettes, etc. (époque memphite et V^ époque thébaine). Vitr. à la l^e fen.: statuettes fiinéraires en bois. Au mur de di-., deux vitrines avec des étuis et cartonnages de momies couverts de peintures. Dans les vitrines plates: des amulettes. Dans le coin de g. en entrant, statuette en bois d'un fonctionnaire. Devant la 2e fen.: *statuette eu bois d'acacia de Toui, prêtresse de Mîn, dieu de Coptos (Thèbes), d'une grande finesse et parfaitement conservée (xxe dyn. ; env. xiie s. av. J.-C). Devant la sortie, une statuette en bronze d'Horus, à tête d'épervier, faisant une libation devant son père Osiris (le vase manque). —Vitrines à dr. et à g. de la sortie: statuettes et bas-

céramiqne antique. LE LOUVRE. -???^"'5 dr. 4. 165

reliefs de la 2« époque thébaine. A dr. et à g. de la porte: statuettes de cynocéphales.

lY. Salle des Dieux, consacrée aux antiquités qui nous expliquent la mythologie égyptienne : statuettes et attributs de dieux, la plupart en bronze, etc. Plafond: l'Etude et le Génie dévoilant l'Egypte à la Grèce, par Picot (1827).

Dans l'axe de la porte, sur nue colonne, la reine Karomama (dyn. bubastite; Thèbes), statuette en bronze, richement damasquinée mais restaurée. Vitr. à g. et à dr. en entrant: statuettes de divinités en bronze, pierre, etc. Vitrines plates; l''^ fen. , attributs des dieux en bronze, sistres, sceptres, etc. ; 2^ fen., armes et ustensiles. Grande vitr. entre les fenêtres: étuis à momies, dont l'un tout doré. Au mur de g.: 1^ vitr., statuettes de E.â, de Selk, de Sekhmet, etc.; 2^ vitr., id. d'Osiris, d'Isis, etc. A dr. et à g. de la sortie : statuettes, surtout d'Horus (à dr.) et de Thoth (à g.). Devant la sortie, iine statuette en bronze d'un certain Mesou, peut-être du temps de l'ancien empire. Au milieu, une *vitrine où l'on a réuni une très importante collection de bijoux en or, une coupe, une chaîne, des barques en or, des pierres et pâtes incrustées, d'autres statuettes, eu partie émaillées, et surtout, du côté des fenêtres, un *petit groupe eu or d'Osiris, Isis et Horus (xxiie dyn.). — Sur la cheminée: Sekhmet et Isis allaitant Horus.

V. Salle des Colonnes ou des Dieux et Monuments divers, contenant les objets qui n'ont pu trouver place dans les autres salles. — Plafond par Gh'os: au centre, la Véritable gloire s'appuyant sur la Vertu; à g., Mars couronné par la Victoire et arrêté par la Modération; à dr., le Temps mettant la Vérité sous la protection de la Sagesse.

Cercueils en bois couverts de peintures. Vitrines à dr. et à g. de l'entrée: cartulaire d'Arsinoé, papyrus arabes (à dr.) et grecs (à g.). Dans le coin de dr. (à la fen.): statuettes du dieu Bès. Dans le coin de g.: épsrviers à tête humaine (prototypes de la harpie des Grecs), symboles de l'âme. Vitr. au mur de dr.: cartulaire d'Arsinoé, papyrus arabes. Vitr. plate devant la 2« fen.: cynocéphales, talismans couverts de représentations mythiques , qui se plaçaient sous la tête des momies ; bandelettes, etc. A g. et à di\ de la sortie : papyrus archaïques démotiques. Dans le coin de dr. : petits bronzes (dieux). Dans le coin de g.: enseignes sacrées, sceptres, attributs des dieux, eu bronze. Au mur de g.: classiques grrecs (papyrus). Au milieu, sur une table: coffret funéraire du grammate Houi ; vases cauopes en bois peint.

Musée de la céramique antique. — Ce musée, dans les salles suiv. et celles qui sont parallèles du côté de la Seine (p. 167), forme une collection des plus complètes. Chronologiquement, il commence de l'autre côté, à la salle des Sept-Cheminées (p. 153) d'où l'on passe, à g. du même côté, dans la première partie du musée céramique, dit auparavant musée Campana, parce qu'il s'est composé surtout d'abord de la riche collection Campana, achetée en 1861 au gouvernement papal et considérablement augmentée depuis. Catalogue explicatif des Figurines antiques . par L. Heuzey (1901 ; 1 fr.). — Les belles peintures des plafonds datent du temps où ces salles renfermaient les tableaux de l'école française.

l'e SALLE ou salle A. Plafond: Poussin présenté à Louis XIII, par Alaiix. — Origines comparées, Phénicie, Troade, Chypre, Rhodes, Attique, Béotie; figurines de l'art grec à ses débuts (xi^ s. av. J.-C.j. Grande

1(36 Bive dr. 4. LE LOUVRE. Premier étage:

amphore et grand cratère archaïque reconstitués. Vitrines du milieu: bijoux en or, terres cuites, vases et inscriptions cunéiformes. Autres vitrines: riche collection de terres cuites des plus curieuses (figurines de Démèter et Coré réunies, assises ou debout), phéniciennes, puniques, d'Asie-Mineure, de Chypre, de Crète, etc.; vases du type géométrique, intéressants par leurs ornements linéaires primitifs; vases de la Troadc (xxve, peut-être xxx» s. av. J.-C). Puis une longue série de têtes de guerriers, du style grécophénicien de Chypre, à comparer avec les types archaïques grecs. Viti-inus plates, l™ fenêtre: vases et pierres gravées du style dit mycénien (xve-xiio s. av. J.-C); 2e fenêtre: fragments de vases du Dipylon attique; 3e fenêtre: antiquités de Sardes (Lydie).

Ile SALLE (B). Plafoud: Bataille d'Ivry et clémence de Henri IV, par Steuhen. — Terres cuites, Myrina, Athènes, Grande -Grèce; quelques pièces d'une haute valeur artistique (dep. le ve s. av. J.-C. env.). Très importante collection de figurines et autres objets trouvés dans la nécropole de Myrina, au N. de Smyrne, par des archéologues de l'Ecole française d'Athènes. Mur de g.: figurines de femmes grecques, en partie avec leurs chapeaux, quelques-unes assises, presque toutes dans une attitude noble et gracieuse. Grands bas-reliefs, surtout des scènes de vendange et une *danse bachique. — Mur du fond: cistes cinéraires à basreliefs polychromes. — Du côté de la sortie: au milieu de la vitrine, deux guerriers se préparant au combat, et entre eux, une femme avec son enfant.

m» SALLE (C). Plafond: Puget présente à Louis XIV son Milon de Crotone (p. 114), par Devëria. — Poterie étrusque trouvée en Etrurie dans des tombeaux, à commencer par les vases les plus anciens, presque tous noirs, quelques-uns décorés de dessins ou de bas-reliefs très primitifs. Au milieu, sur une estrade: jarres et plats de Caeré (v. ci-dessous), appartenant plutôt à la série de la salle suivante.

IVe SALLE (D). Piaf oud : François 1er reçoit les tableaux et les statues rapportés d'Italie par le Primatice, œuvre d'A.-E. Fragonard. — Antiquités grecques et étrusqties trouvées à Cei-vétri, la Caeré des anciens Etrusques, surtout un *«lit funéraire» ou sarcophage sur lequel sont à demi couchés un homme et une femme, de grandeur naturelle et polychromes, d'un travail encore gauche, mais non sans une certaine grâce naïve. La femme a de curieux brodequins à pointes recourbées. — Mur de g.: Minerve et Hercule, bas-relief polychrome d'ancien style; puis des lits de parade et des bas-reliefs représentant des cérémonies funèbres. — Au fond : vases peints, décorés de figures et d'ornements géométriques. — Du côté de la sortie: fragment de décoration murale, avec des scènes mythologiques des plus naïves.

Ensuite un passage avec des antéfixes, des têtes et des vases.

Ve SALLE (E). Piaf oud : la Renaissance des arts en France, par Heim. — Vases de style corinthien trouvés dans les îles grecques et en Italie (v. aussi la notice ci-dessous). A g. de la porte centrale, un vase où se voit la Lamentation funèbre sur le corps d'Achille (643). Vitrine plate du même côté: bijoux provenant des fouilles de Curium (Chypre); bijoux trouvés en Phénicie et à Carthage. ^ A la fenêtre centrale: sarcophage en terre cuite peinte de Clazomène (Asie-Mineure), style ionien du vie g. av. J.-C. Vitr. à g. de la sortie: *bijoux en partie en or trouvés en Lydie, à Sardes, en Eolide (Myrina), en Espagne (Cacérès), Rhodes, etc. — A dr. de la sortie: Persée et la Gorgone.

Puis un second passage avec des vases grecs archaïques et un sarcophage en terre cuite peinte comme celui qu'on vient de voir.

Vie SALLE (F). Plafoud: François ler armé chevalier par Bayard, d'A.-E. Fragonard. — Vases attiques à figures noires trouvés en Italie et en Sicile. Au milieu, des vases avec le nom de Nicosthènes. Devant, une petite vitrine, avec des œnochoés signées par Exékias, Théozotos et Amasis. On y voit aussi des vases à fond blanc et, dans le bas, un vase noir à figures blanches. Les sujets sont généralement empruntés aux mythes d'Hercule et de Thésée. Les types des dieux sont très différents

céramique antique. LE LOUVKE. liive dr. 4. 167

de ceux de l'époque classique. Vitrine de g.: représentations les plus anciennes du Jugement de Paris.

Vile SALLE (G). Plafoud: Charlemagne recevant d'Alcuin des livres manuscrits, par Schnetz. — Vases attiques à figures rouges trouvés en Italie, beaucoup avec le nom de l'artisan (ceux de cette salle sont les plus beaux de la collection). Au milieu, une coupe: *104, Thésée chez Amphitrite avec Minerve, par Euphro(nios), et une autre, où se voient Briséis et Phénix (159). Mur du fond, au milieu, mais un peu à g. : *228, Sphinx avec des Grecs cherchant à résoudre l'énigme. Beaucoup de scènes bachiques. Vitrine centrale, grands cratères : Mort des Niobides (Orviéto); Apollon tuant le géant Tityos; Combat d'Hercule et d'Antée; *Douleur d'Achille.

Ville SALLE (H). Piaf oud : Louis XII proclamé Père du Peuple par les Etats Généraux de Tours (1506), de M.-M. DroUing. — Vases à reliefs trouvés en Italie et dont une partie appartient à la série de la salle précédente. Au milieu , des « rhytons » ou vases à boire, en forme de corne et ornés de têtes. Mur de g.: poteiies d'Arezzo (plats, fioles à reliefs), intéressantes seulement pour les archéologues; vases grecs de la décadence.

IXe SALLE. Plafoud: Expédition d'Egypte sous Bonaparte, par L. Cogniet. — Peintures murales de Fompéi et. d' Herculanum ; verreries. A g. en entrant, fresque dite les «Muses d'Herculanum», avec Apollon, sur fond d'or; granrles fresques: deux femmes et une chèvre; uu Fleuve entre deux Naïades. — Au mur du fond, à g.: paysage avec architecture (Boscoreale; 1900) et Marine (id.). — Au delà de la porte: fresques et décoration murale de Rome et de Tusculum, un patron et sa famille, homme et femme. Bacchus couronné de lierre, etc. — A g. de la sortie: objets trouvés en Egypte, surtout à Alexandrie, ^portraits gréco-égjrptiens sur bois, *bustes en plâtre peints, stèles funéraires grecques. — A dr. de la sortie: une *famille de douze personnes, avec leurs noms inscrits. — Dans les vitrines du milieu, une collection très intéressante de verres antiques. — Du côté des fenêtres : fresques données par ^[. S. d'Agincourt.

On peut sortir par les salles des petites antiquités égyptiennes (p. 163), d'où l'on gagne l'escalier le plus rapproché du second étage en retraversant les salles à g., v. p. 168.

Xous terminons la visite du musée de la céramique antique, en revenant à la salle E , d'où nous passons par la salle des Colonnes (p. 165) à g. dans les salles coutiguës du côté de la cour.

I^e SALLE OU Salle M. Plafond: Cybèle teute de protéger les villes menacées par le Vésuve, de Picot. — Céramique grecque trouvée en Asie- Mineure, Crimée, Cyrénaïque, Egypte; terres cuites de l'époque hellénistique. Vases à peintuj-e noire et violette. Vitrine du milieu: tètes en terre cuite de Tarse eu Cilicie et de Smyrue; belle tête de Jupiter. — Les vases grecs les plus anciens (jusqu'au vie s. env.) ont des figures noires sur fond clair rouge ou jaunâtre; ceux à figui-es rouges sur fond noir sont moins vieux. Ils n'ont pas été faits par des artistes, mais par des artisans. Cependant ces artisans ont su mettre tant de vie et de poésie dans les sujets tirés de la mythologie et dans les scènes de la vie commune, ils ont su, avec leurs connaissances et leurs moyens restreints, donner tant d'expression et souvent tant de grâce à leur dessin, que ces vases rendent un témoignage éclatant en leur faveur et sont un reflet du grand art qui florissait à Athènes. — Les grandes pièces de cette salle sont des amphores panathénaïques, qui étaient dénuées en prix, pleines d'huile, aux vainqueurs des jeux aux Panathénées ou fêtes de Minerve (Athènè). — Vitrines murales: des vases et surtout des figurines grecques en terre cuite de Cyrénaïque, de Basse-Egypte, de Priène. — Sur la cheminée: très riche collection de terres cuites à types grotesques de Smyrne (don Gandin) et d'autres encore dans la vitrine au mur de dr. et aux fenêtres.

Ile SALLE (L). Plafoud: les Nymphes de Parthénope (Naples) arrivant sur les bords de la Seine, par Meynier. — Céramique gi'ecque trouvée en

108 ^ite ilr. 4. LE LOUVRE. Premipr étage.

Grèce; admirables figurÏJics en terre cuite du iv^ s. av. J.-C. Vitrines aux murs: petites terres cuites grecques de Tanagra, en Béotie, surtout à dr. de la sortie, un *groupe d'Amours dansants et des *figurines de femmes (cheveux peints en rouge); demi-ligure de femme voilée (Démèter sortant du sol). A dr. et à g. de la cheminée: beaux lécytlies (vases à parfums) d'Athènes. Sur la cheminée, vitrine contenant des lécythes et une *statuette de pédagogue (terre cuite). Dans la vitrine octogone du milieu, une *amphore avec le combat des Dieux et des Géants; puis, des scènes de la vie antique en figurines de terre cuite peinte de Tanagra qu'on mettait dans les tombeaux, pour accompagner les morts dans l'autre vie, entre autres: un *jeu de jeunes filles (groupe charmant; du côté des fenêtres) et *six figurines représentant la musique et la danse (de l'autre côté); devant celles-ci, des jouets, des jetons et d'autres objets trouvés dans un tombeau d'enfant; Vénus à la coquille; Satyre tenant un canthare ; plaques découpées en terre cuite peinte reproduisant des motifs célèbres, etc.

IIl» SALLE (K). Plafond: le Vésuve recevant de Jupiter le feu qui doit consiimer Herculauum, Pompéi et Stabies, par Heim. — Céramique italiote, Apulie, Campauie, Lucauie, Etrurie (ni^ s. av. J.-C). Vases à figures rouges, dont plusieurs de grandes dimensions, sur une table de marbre, avec des étiquettes. Vitrine à la fenêtre centrale: coupes et plats ornés de poissons, de polypes, etc.

IVe SALLE. Salle de Clarac (XXXIII). Plafond: copie de l'Apothéose d'Homère par Ingres (p. 141). — Petites sculptures et débris de sculptures, en particulier, dans le coin à dr., une jeune fille drapée, fort mutilée. Vitrine du milieu: ivoires antiques, plâtres et bois grecs, etc. — Buste du comte de Clarac (1778-1847), longtemps conservateur du musée des antiques. Vitr. sur la cheminée: plat de reliure avec l'image d'un empereur (vie s. I ivoire Barberini); pyxide en os sculpté (Naissance des enfants de Latone); feuillets de diptyques sculptés; manches en forme de gladiateurs, de Vénus, etc.

On se retrouve ensuite dans la salle des Sei^t-Cheminées (p. 153).

Second étage.

Le second étage, ouvert seulement à partir de 11 h., renferme les nouvelles salles de V école française du XIX^ s. et la collection Thomy- Thiéry (v. p. 169), puis le musée de Marine, le musée ethnographique et des dessins. Il y a deux escaliers publics pour y monter, un petit (pi. A), dans la petite salle du musée des objets d'art du moyen âge, de la Renaissance et des temps modernes, à côté de l'escalier des salles des antiquités asiatiques (p. 162 et 110), et un grand (pi. B), dans le pavillon de l'Horloge, à côté de la salle des bronzes (p. 117). Nous montons par le petit escalier A.

Ecole française du XIX^s. — Vestibule. En face de l'escalier: 255, Robert -Fleury (Jos.-Nic), Christophe Colomb reçu par Ferdinand et Isabelle; 254, Galilée devant le Saint-Office. Derrière l'escalier: 624, Michallon (A.-E.), Mort de Koland. A dr. de la porte: 2, Aligny (Caruelle cV), paysage italien. — Salle I. A g. en entrant: 48, 47, Cabat, Un soir d'automne, paysage; s. n", Daumier, portr. du peintre Th. Rousseau ; 251 , Diaz de la Pena, les Pyrénées; 442, de la Berge, paysage; 551, Le Prince, Embarquement de bestiaux; 133, Œgoux (J.), portr. de Ch. Fourier. En haut, 939, Isabey, Marée basse; 204, Decamps (A.-G.J, les Chevaux de halage; 45, Danzats (A.), paysage. Mur de g.: *98, Vuprc (Jides), le Matin; ^Ul^^^, Corot (J.-B.-C), Castel Oan-

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