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Quartiers de l'ouest, au S. des Champs-Elysées

Pour aller rapidemcut du ceutre au Trocadéro et aux inusées truiuiet et Iralliéra, prendre le Métropolitain jusqu'à la station du Trocadéro (changement de train à la place de l'Etoile, v. p. 40, 41 de l'appendice). Le musée du Trocadéro est à dr. de la station; en face, l'avftuue du Trocadéro mène en 5 ou 7 min. aux deux autres musées. — Il y a en outre les tramloays de l'hôtel de ville à Passy (TJ), à St-Cloud, Sèvres et Versailles (TAB), le tramway de la rue Taithout à la Muette (TNJ, et les bateaux à vapeur.

Les musées Guimet et Galliéra et les deux du Trocadéro ne sont publics en même temps que le dimanche et \e jeudi, mais le premier seulement en partie (v. p. 234). Toutefois on peut aussi voir le musée ethnographique les autres jours, excepté le lundi.

X\\ 8.-0. de la place de la Concorde (p. G3) part le C'ours-la- Reine (pi. 11.15, 12; //, 7), promenade dont la création remonte à Marie de Médicis (Ifilè) et qui ne forme, pour ainsi dire, qu'une large avenue avec le (jual de la Coitfértncej ainsi nommé d'une anc. porte par où eutrèrent, en 166U, les ambassadem-s espagnols chargés de conférer avec JMazarin au sujet du mariage de Marie- Thérèse avec Louis XT^^ A dr., le Petit Palais (p. 69) et le Grand Palais (p. 74), entre lesquels passe V avenue Alexandre III ou Vallée Triomphale.

Le *pont Alexandre m (pi. R. 15; 77), au bout de cette allée conduisant à l'esplanade des Invalides (p. 305), est auj. le plus grand et le plus beau pont de Paris. La première pierre en a été posée en 1896 par le tsar Nicolas II, et il a été terminé en 1900, par les ingénieurs Pesai et Alby et les architectes Cassien- Bernard et Cousin. Il n'a qu'une arche, en acier moulé, de 107m. 50 de portée. 8a largeur est de 40 m. A l'entrée, sur chaque quai, deux pylônes de 23 m. de haut, surmontés de Pégases dorés, que conduisent des Renommées, par Frémiet (rive dr.), Granet et Steiner (rive g.), et flanqués de quatre figures personnifiant la France à divers âges, par Lenoir et Michel (rive dr.), Coutan et Marqiieste frive g.), quatre lions conduits par des enfants, de Gardet (rive dr.) et Dalou (rive g.), etc. Au milieu de l'arche, des groupes allégoriques, par Rédpon: en aval, les armes de la ville de Paris; en amont, celles de 8t-Pétersbourg.

Plus loin, \tpmd des Invalides (pi. R. 14-15; 77), de 1827-1829 et 1854-1855, décoré de Victoires par Diéboldt et Vilain.

A dr., au coin du Oours-la-Reine (n^ 16) et de la rue Bavard, tm petit palais dit ^maison François F»" (pi. R. 15; 77). maintenant propriété particulière. Il a été construit par le roi en 1527, à Moret près de Fontainebleau , et rebâti ici en 1826. 8a façade très originale, qui se termine par im attique, a au rez-de-chaussée trois arcades à plein cintre, auxquelles correspondent au premier trois fenêtres carrées avec deux croisillons. Les pila.stres ont de jolis

MUSEE RALLIERA. ^^h-e dr. w. 22*J

ornements, et au-dessus des arcades règne une belle frise avec des génies. Il y a aussi des médaillons-portraits, fortement restaurés. Au milieu, les armes de France et de Xararre. Le derrière de la maison est également intéressant; les côtés sont modernisés. — Au u"' 17 de la rue Bavard, le temple preshytérien cV Ecosse (à g.), et dans la rue Frauçois P^", à g. de la place, la chapelle anglaise (à g.). Au N. du Cours -la -Reine, la rue Jean -Goujon, où 132 personnes périrent dans l'incendie d'un «bazar de charité», le 4 mai 1897. Sur l'emplacement de ce bazar, de l'autre côté de laplace François 1°^, s'élève auj. une belle chapelle commémorative, dite de *Notre-Danie-de- Consolation (pi. R. 12; II), avec crypte et annexes, sur les plans do Guilbert dans le style de Louis XVI. L'iifitérieur est visible de 2 h. A 4 h. sauf le lundi et le premier vendr. de chaque mois. A la coupole, un beaii diorama, par A. Maiguan; puis, des sculptures, par Daillion, Hiolin, Frcaiceschi, etc. Chemin de croix avec bas-reliefs de vieil argent. Monument de S. A. R. Mme la duchesse d'Alençon, née princesse de Bavière. — A ST., presque à l'entrée de la rue Jean-Goujon, la chapelle arménienne, en construction, sur les plans de Guilbert également.

Le pont de l'Aima (pi. E. 11-12 ; /), à l'extrémité du quai, a été construit en 18.56, en mémoire de la campagne de Crimée. Sur les piles, quatre statues : un Zouave et im Grenadier, par Diéboldt ; un Artilleur et un Chasseur, par Aug. Arnaud. A dr. aboutit l'avenue Montaigne, qui vient du rond-point des Champs-Elysées (p. 74). -

Le quai Debilly, le suivant, conduit aussi au Trocadéro, dans le bas du parc, en passant à g. à une passerelle qu'on est en train d'agrandir: nous prenons de préférence à dr. l'avenue du Trocadéro.

Sur le quai, qui doit son nom au général Debilly tué à léna, au u" 18, la Mcmuteniion rnilitaire, jadis la Savonnerie (v. p. 335).

Le *inusée G-alliéra ou Brignole-GaUiéra (pi. E. 12: /). près de là . à dr. de l'avenue, est ime magnitique construction dans le style de la Eenaissance italienne, sur les plans de Ginain, et bâtie aux frais de la duchesse de Galliéra (m. 1888), qui plus tard a légué ses collections à la ville de Gênes. Le musée est précédé d'un square, où sa façade est ornée de statues de la Sculpture, l'Architecture et la Peinture, par Cavelier, Thomas et Chapu. Il y a encore des sculptures sur les côtés: à dr., Pan, par Becqnet; la Terre, par Â. Boucher; à g., l'Education de BacchiLS, par Perraud ; Protection et Avenir, par Icard.

L'entrée est rue Pierre-Charron, 10, en face d'une petite place. Devant le musée, un groupe en bronze, le Vin, par Holwecl: L'édifice, ouvert au public tous les joiu-s. excepté le lundi, de midi à 4 h., renferme les éléments d'un musée artistique, pris dans les collections de la ville de Paris, mais il sert en majeure partie à des expositions dont les objets varient (p. ex. celle des ivoires modernes et du xix^s. en 1903). — Conservateur: M. Formentiu.

La GALERIE DE LA coTJK, qui commuuique des deux côtés avec le vestibule, renferme des sculptures, qu'on change aussi parfois. C'étaient en dernier lieu, à dr. : Démaille, Amour; Boisseau, les Fruits de la guerre; Hiiffu^s, Un potier; A. d'Houdain, la Guerre; Ch. Perron,

23U A'NY' <lr. 10. 31U8EE GALJ.IERA. Quartiors ou s.

l'Epave; E.de Gasparij, la Désolatiou. — A g.: Vital Cornu, Archimède; Levasseur, la Perle; Peyrol, la Lutte; Chatrousse, la Nourricière; Labattnt, Caton d'Utique; Pézietix, Songe d'avenir.

Dans le vkstibulk, des marbres. A dr. et à g. de la porto: deux grands vases, dits de Beanvais.

Dans la okande sai.i.k, comme daub les suiv., surtout des tapisseries. les cinq gi-andes du haut, dites de St Gervais et St Protais, exécutées vers 1650-1G55, soit un peu avant la fondation des Gobelins (p. 333), aux ateliers du Louvre. Elles représentent la dagellation des saints, d'apv. Le Sueur; leur décollation, d'apr. S. Bourdon ; la translation de leurs reliques, leur apparition à St Ambroise et l'invention de leurs reliques, d'apr. Ph. de Cbampaigne. Dans les intervalles, au-dessus des portes: le Mois d'août, (les ateliers du faub. St-Marcel (xviies.), d'apr. les «Chasses de Maximilien» par van Orley (v. p. 401); l'Enlèvement d'Hélène, Ulysse reconnaissant Achille, d'après Coypel, de Bruxelles (1775 et 1778). Dans le bas, de dr. à g.: Achille armé et consolé par Thétis, aussi d'après Coypel, de Bruxelles (vers 1775); Campement de bohémiens et le Fauconnier, d'après Casanova, de Beanvais (1770 et 1774); Scènes de bivouac et Levée d'un camp, des Gobelins (1763); les Filets du mariage et le Repa«, des ateliers du faub. St-Marcel (vers 1000); l'Evanouissement d'Armide, des Gobelins (1739). — Vitrines, objets modernes qui varient. Vitrine centrale: porcelaines et grès flammés, par Chaplet &i Delaherche ; verres, par L. Tiff'any; étains par Baffier, Desbois, Cfiarpentier et Leclru; colft-et en argent par Barré; la Femme au chien (coupe) par Vernier , la Comparaison (plateau), par le même; l'Automne (camée), par G. Lemaire ; Idylle (camée), par G. Tonnelier. Vitrine devant la Levée d'un camp: émaux métalliques, par ^. Feuillâtre. A g.: Flore et les Amours (buire), par Carrier-Belleuse ; la Mort illustrée, par Pierre Boche, etc. Sculptures: Tiircan, Houdon; Vital Cor)ui, Douces langueurs; Pézieux, Oh jeunesse!; Dalou, buste d'A. Renaud; Baijarcl de la Vingtrie, Pandore; Baffier, Jeannette.

Galerie suiv., au milieu, Diane, statue par A. Boucher, Tapisseries anciennes: au milieu, le Mois de mars, des ateliers du faub. St-Marcel; ;i dr., le Sommeil dangereux; à g., Pan et Amymone, des Gobelins. Audessous, des dessins de Puvis de Cliavannes. Sculpture: Chatrousse, l'Histoire inscrivant le centenaire. Au-dessous du Mois de Mars: collection d'objets d'art russes, offerte par M. le baron de Baye (v. aussi p. 234), bijoux, gobelets d'argent, armes, etc. Autres vitrines: objets d'art par Minot, E. Galle. G. Despret, Cazin, Armand Point, Tiffanij, Ueyen, etc. A l'extrémité de g.: une cheminée de hall, due aux élèves de l'Ecole de Boulle (p. 258). A l'extrémité de dr.: encore des objets d'art modernes et du xix^ s., par Carriés, Chaplet, Schneit, Carpentier, etc. — Petites salles aux extrémités, une tapisserie, l'Eté ou le Triomphe de Cérès, des Gobelins, d'apr. une p'einture de Mignard détruite avec le château de St-Cloud (p. 349), et dans la seconde une vitrine avec des vases et des statuettes: Charpentier, la Chanson; Cariés, la Jeunesse; Rivière, Salammbô, etc.

Dernière salle, près du vestibule: sculptures, Hercule, Primevère; A. Moncel, Vers l'amour; fontaine-lavabo en étaiu par Charpentier; aquarelles, bois gravés, tapisseries de basse lice, l'Eté et une Pastorale, des Gobelins; marbre par Moncel, le Lierre; dans la vitrine, des camées, de l'orfèvrerie, des grès émaillés, etc.

Un peu au delà de ce musée, la place d'iéna, où s'élève une statue é([iLestre de Washington (v. aussi p. 234). par Daniel French, offerte par les dames américaines.

Le -musée Guimet (pi. R. 12 ; /), sur la même place, édifice original, avec une rotonde au coin de l'avenue d'iéna, renferme les collections de M. Em. Guimet. de Lyon, qui les a données à l'Etat en 1886. C'est surttjut un musée des religions de Vextrênie Orient, cnmpre-

des Ofumps-Eh/S'iPA: MUSEE GUIMET. ^ive dr. lo. 231

nant des ouvrages d'art et une bibliothèque spéciale, mais il y a aussi uue magnifique collection céramique orientale (v. aussi p. 172 et 225) et des antiquités. Il est public tous les jours, sauf le lundi, de midi à 5 b. en été et 4 b. en hiver; mais on n'en visite chaque fois qu'un côté: le côté Boissière ou celui d'Iéna (sur les rues portant ces noms, v. ci-dessous). Conservateiu' : ]\I. L. de Milloué. — Petit guide instructif de 1900 (1 fr.): Xotice relative aux objets recueillis à Antinoé, par Al. G-ayet (1902). Il y a presque partout des inscriptions dans le haut des vitrines, donnant les divisions générales, çà et là aussi des étiquettes à l'intérieur. Vestiaire obligatoire et gratuit.

Rez-de-chaussée. — RoToxDE : vitrines où sont des moulages d'objets provenant des fouilles d'Antinoi- (1902), etc. Exposition provisoire d'objets trouvés à Antinoé (1903) : au fond, devant l'escalier, dans une vitrine, *momie d'une magicienne, avec un miroir, des formules magiques, etc.

Galerie d'Iéna, à dr. ou du côté de l'avenue de ce nom, ^céramique chinoise. — V^ travée: différentes phases de la fabrication; céladons (vitr. 1; les plus anciens), de Nankin, du xv^ s.; grands-feux de Chine (vitr. 2), émaux bleu-turquoise, flambés et soufflés; craquelés (vitr. 3); faïences et porcelaines modernes de Canton (vitr. 5) et de Nankin (vitr. 4); imitations de vieilles porcelaines (vitr. 6). Vitr. plates à g. en entrant, flacons chinois trouvés en Egypte dans des tombeaux des xix^-xxe dynasties (ixe s. av. J. -C). Au mui-, un grand paravent en laque, avec une fête au palais d'Eté. — 2» travée: développement des couleurs; terres nommées à tort «boccaros > (vitr. 7), blancs de Chine, porcelaines bleues anciennes; à g., en revenant (vitr. 8-13), familles bleue, rouge, verte, jaune, rose, etc.; à dr., porcelaines chinoises à décors européens (vitr. 14), dites de la comp. des Indes. Vitr. centrale: laques de Pékin sculptées anciennes; porcelaines à décors variés. — 3^ travée: pièces classées dans l'ordre chronologique de la dynastie Soung (960-1279) jusqu'à nos jours, les plus belles (vitr. f7) du temps de Kien-Loung (1736-1769).

Galerie Boissière, à g. ou le long de la rue de ce nom, *céramique japonaise et bronzes, classés d'après les provinces et les artistes. — l^e et 2e travées: faïences, porcelaines et gi-ès primitifs (vitr. 1-A); Corée (vitr. 1-B); au milieu: *lanterne de temple en bronze; grand vase en faïence laquée; à dr. de la porte, les objets servant à la cérémonie du thé (vitr. 2); au milieu, le maître des cérémonies du thé (Tchadjïn) ; porcelaines de Séto (vitr. 3); de Corée et de Soma (vitr. 4); de Tokio, d'Owari, etc. (vitr. 5-9). — 3« et 4e travées: suite; «dagaba» ou reliquaire en bronze du xvie s.; vases et kakémonos (peintures sur soie) : collection de petites boîtes à parfums, dites kôgôs (vitr. ^-V). — 5e travée : faïences de maître Gonzaëmon, dites de Banko (vitr. 13); de la province de Kaga (vitr. 14-15); faïences dites de Rakou (vitr. 16), surtout le bol noir et le bol rouge sur leur étui de soie, 2» rayon (à dr.); autre grand vase en faïence laquée. — 6^ travée: porcelaines et faïences modernes de Kioto, grès de Bizen, imitant le bronze. — 7e travée: faïences d'amateurs, de Hizen, de Kioto, etc.; à dr. dans le fond, ouvrages du potier Nïnséi (xviie s.); lanterne en bronze comme à l'entrée.

La cour, où l'on passe par la porte sous l'escalier, renferme le moulage d'une grande porte d'un temple bouddhique de Sanchi.

La GALERIE DU SiAM ET DU CAiiBODOE, au foud de la cour, n'est ouverte que le dim. du 1er dim. de déc. à Pâques, et comprend surtout des statues de divinités cambodgiennes, etc. I-'e salle (rotonde): un éléphant de Siam; temple et palais annamites; char sacré hindou. — Ile salle: divinités brahmaniques en grès. — Ille salle : des moulages et un modèle d'une des portes de la citadelle d'Angkor-Thom. — IVe salle: collection de Bouddhapâdas (empreintes des pieds de Bouddha). — Aux murs des trois dernières salles: moulages de la fi-ise d'Augkor-Vat (cortège royal). — Du côté g. en entrant, la scdle des ctwféretices (en liiver le dim. à 2 h. V2)-

282 J^^ve dr. to. MUSÉE GrUIMET. Quartiers nu S.

1er étage, la partie principale. — La bibliothèque occupe la rotoude. A l'eutrêo, les statues en bois des deux principaux disciples de Bouddha, Mondjou et Fouguén, sur un lion et sur un éléphant, et deux reliquaires, hos peintures de la rotonde et des galeries suivantes, par Regamey, représentent dos scènes orientales, des cérémonies religieuses, des prêtres, etc.

La SAJ>LE DES PAusis, à g. de l'entrée de la galerie d'Iéna, contient uu groupe de Parsis avec ustensiles relatifs au culte niazdéen et un fac-similé de la tour du Silence, à Bombay, ainsi qu'une peinture représentant cette tour.

Ctalerie d'Iésa, à dr., 'surtout les ^religions de l'Inde et de la Chine. — I" salle: cultes de Brahma, Vichnou et Çiva, trinité représentant les principes créateur, conservateur et destructeur. Sculptures en bois de chars de Brahma; réduction d'un char de ce genre j objets ayant servi au culte; fac-similés de temples. Au milieu, surtout une statue en bronze de Lakchmi, la Vénus indienne (.xvi^ s.), A g,, Vichnou, couché, et Skanda, dieu de la guerre. — II^ salle, bouddhisme ou culte de Çakya- Mouni, dit Bouddha ou sage parfait. — l»'e travée. Au milieu, une *statuette en bronze de Çiva, Six vitriues consacrées au brahmanisme (milieu) et à ses sectes le djaïnisme (vitr, 12) et le bouddhisme. G-anéça, dieu de la science (vitr. 8). Statues et statuettes, ustensiles, etc.; manuscrits, livres sacrés et peintures (vitr. 9-11). Vitrine 13 à g. de l'entrée: marionnettes javanaises et bijoux javanais. — 2^ travée: à g., bouddhisme Thibétain ou Lamaïsme, où les génies, les démons, etc., jouent un grand rôle : maudala ou représentation du monde en bronze doré (vitr. 14) ; statuettes (vitr. 15-16). surtout le dieu Djigsbyed à dix têtes, trenteij^uatre bras et seize jambes, tenant une femme à trois yeux, et les Dakhinis, déesses du Mal à têtes de lionnes et cheveux de flammes; à dr., religions chinoises. Bouddha dans ses trois états, naissant, pénitent (belle statuette en bronze du xvuie s.) et transfiguré; transformations et culte de Kouan-Yn, dieu de la charité, belle statuette en bronze doré du xviie s. (17e vitr.); *dessin de l'an 1081, représentant la légende de l'ogresse Hariti (vitr. 18); Kouan-Yn sous ses nombreux avatars: homme, femme, démon, etc. (vitr. 20) ; taôisme ou panthéisme idolâtrique chinois; statuettes, manuscrits, dessins coloriés, boussoles géomantiques (divination; vitr. 21); statuette du philosophe Laô-Tseu , monté sur un bufifte (xvie s. ; vitr. 21) ; divinités inférieures (vitr. 22); génies (vitr. 23); onze ^statuettes en biiis du XVII18 s., représentant des divinités célestes; peinture sur soie, monnaies chinoises, les plus anciennes, en forme de cloche et de couteau, remontant à plus de 2000 ans av. J,-C, (vitr. 24); divinités hindoues (vitr. 25); belles urnes pour le culte des ancêtres (vitr, 26); confucianisme ou religion impériale de la Chine, ayant surtout pour but le culte des ancêtres (vitr. 27). Vitr. centrale: reproduction du temple d'Ava ayant appartenu au grand prêtre de Mandalay (Birmanie). — llle salle, la *salle de Jade ou des objets précieux, dont quantité du reste en jade, la pierre précieuse par excellence chez les Chinois. Beaucoup proviennent du palais d'Eté des empereurs. Les nombreux et magnifiques objets en forme de crosse sont des sceptres de mandarins. Encore beaucoup d'autres objets précieux.

Galeries du fokd, shï la cour. V^ galerie, divisée aussi en plusieurs travées, autres collections de VInde et de la Chine, classées d'après les pays d'origine, l^^e travée: Cambodge (religion mixte: brahmanisme et bouddhisme). 2e et 3e travées: Laos, Birma , Siam (bouddhisme pur), Annam et Tonkiu (mélange de taôisme et de bouddhisme), statues et statuettes, manuscrits, livres, instruments de musique, éventails, monnaies, etc. 4e travée: chamanisme (religion des sortilèges), bouddhisme sibérien et objets de l'île d'Amoy, surtout des marionnettes pour jouer les «Mystères». — Rotonde, à la suite: *reproduction d'un temple d'Amoy, scènes de mœurs, théâtre de mariomiettes. — 2e galerie, dite salle des laques, fin des collections du Japon, qui commencent dans la galerie Boissière (p. 233): peignes, bibelots humoristiques, boîtes à médicaments, masques, gardes et lames de sabres (vitr. 24), laques, etc. — Nous traversons maintenant la galerie Boissière, pour recommencer du côté de l'escalier.

des Champs-Elysées. MUSEE (tUIMET. ^''^e d'^- 10. 233

G-ALEKiE BoissiÈKE, sui-tout les *religions cLu Japon. — I'"e salle, l'» et 2e travées: belle statue d'Ida-Tén, dieu du bénédicité; shïntô (à g.), religion nationale, qui n'a pas d'images, mais seulement des symboles du dieu suprême, et dont les temples sont toujours fermés; bouddhisme, six sectes différentes; statues et statuettes, tissus, vêtements de prêtres; belles statuettes, livres, peintures; statuette en bois doré (xiP s.; vitr. 5) et kakémono (vitr. 7). Au fond, deux statues du dieu des touristes, l'une en bronze et l'autre en bois noir, et deux vases en bronze où sont représentées la mort et l'ascension de Bouddha. — II« salle: fac-similé d'un *mandara ou panthéon, dix-neuf p«|sonnage8, les principaux bouddhas. Le groupe central représente Daïmti, la perfection par excellence, et des êtres devenus bouddhas, avec l'œil de la sagesse au milieu du fi-ont; ceux de dr. et de g., sa transformation en êtres ayant pour but de sauver les âmes par la douceur ou par la violence. Alentour, des brasiers, des fontaines, des tam-tam, une statue de Çakya-Mouni mourant. Aux murs : sept grandes statues et douze statuettes eu bois représentant à la fois les heures du jour et les signes du zodiaque. — Ille salle. 1" travée: légendes japonaises et chinoises ; statuettes fort originales, souvent d'une exécution admirable, bien que grotesques; à remarquer, au commencement de la vitrine 14, un *diable devenu vieux (corne cassée), qui s'est fait moine; porteur de cloche (longues jambes), le renard sous le froc; le philosophe Tekiai rendant l'àme (vitr. 15); dieux du bonheur (vitr. 17). 2e travée: statue en bronze de Jisô, dieu protecteur de l'enfance; objets historiques (surtout des statuettes); lion et lionne gardant un temple (xiiie 8.); statue de pèlerin en bois (à g.). — IVe salle: chapelle en bois doré; statues d'Amida, un des bouddhas éternels; armes; statue de Daï- Zouigou; groupe représentant un duel japonais; lanternes en bronze, etc. Au milieu, une statue du philosophe Dharma, sortant de son tombeau. Au fond, des statues en bronze du xvine s. : le philosophe mendiant (dans la bouche, une banderole figurant son âme); personnages à longs bras et longues jambes. Den-ière, de grandes et belles peintures. — Galerie de dr., V. p. 232.

Ue étage. — RoToxDE, à cariatides, pe/«fwres de Regamey (inscript.). Immédiatement à l'entrée, dans une grande vitrine, des trouvailles faites lors des fouilles d'Antinoé (v. p. 231): *corps d'une femrae grecque nommée Thais, vêtue de son costume de gala, avec des chaussures brodées d'or à ses tout petits pieds; puis, des roses de Jéricho, un bouquet d'immortelles, une jarre contenant du vin de Miké, des colliers de vraies perles, trouvés dans son sarcophage. A côté, le *corps de l'anachorète Sérapion, couvert de ses habits, avec d'énormes anneaux de fer aux bras, aux jambes et autour de la taille; ces derniers reliés par une barre à un autre cerclant sou cou. A dr. de l'entrée, suaire peint donnant le portr. en pied de Thaïs qui tient la croix ansée; plus loin, une vitrine avec des étoffes chrétiennes d'Antinoé, et une tête d'anachorète bien consei^vée; à g., fragment d'un voile de sanctuaire d'Antinoé, représentant Bacchus et une divinité; ensuite, étoffes païennes de même provenance; puis, une vitrine avec un costume de musicienne romaine, deux lyres, des bijoux, des amulettes, etc.; au fond, restauration d'objets trouvés à Antinoé (nécropole romaine), par Paul Gérard. — En face de Thaïs, de l'autre côté de la rotonde, deux vitrines avec des produits des fouilles faites à Antinoé dans quatre nécropoles égyptienne, romaine, byzantine et copte: * sépulture de Leukyôné, remontant peut-être au règne d'Héliogabale et appartenant au type de la «momie blanche», non embaumée et sans bain de bitume; elle est vêtue d'une robe gris-jaune et d'un voile de laine; yeux dorés, incrustés; petit disque d'or sur le front; cheveux noirs avec une couronne de feuillage; souliers de cuir rouge avec applique dorée. A dr., un laraire isiaque trouvé avec la momie: douze figurines égypto-grecques, un petit naos; collier phallique composé de quinze têtes de Vénus isiaques , etc. A g., momie d'une dame byzantine également costumée avec une chevelure tressée de feuillage; autour d'elle, des fleurs de marguerites émaillées, et une plaquette de bois avec figuration de l'abside, symbole de l'Eglise.

•JIM I^iv dr. m. MU8EE (tUIMET. '-énurtiers au s.

Galerie d'Iéna, peinture japonaise: peintures proprement dites, dessins, albums et estampes, surtout des xviiie et xixe s., et encore quelques sculptures remarquables. Quantité de dessins et de croquis dans des cadres sur des chevalets. Au fond, un palanquin. Ensuite des antiquités (/réco-7-omaines : statuettes de Bacchus, d'Apollon, de Junou et d'Esculapc; bustes (derrière, à dr., à la fen,, une belle tête grec(iue, marbre du temps de Périclès). Vitrine à g. un entrant: *verreries anciennes de la collection Durighello , trouvées en Syrie; verres phéniciens, égyptiens, romains, juifs, byzantins, gi-éco-syricns et arabes. Vitrines du fond: grands vases grecs, ligurines de Tanagre; statuettes funéraires en terre cuite, en adorantes. A dr. de l'entrée , vases grecs et étrusques. A la fen., fragment de plafond, fresque de Pouzzoles. Vitr. à la fen.: fi'agments de fresqvies de Pompéi et poteries de Pouzzoles.

Galerie transversale: (fermée): vases eu bronze gallo-romains, de Vienne; parure en or; pierres taillées; objets orientaux, d'Arménie, de Géorgie, de la Sogdiane et de la Cappadoce, étoffes, vases, antiquités, etc.; puis quantité d'objets intéressants, mais de peu de valeur intrinsèque, rapportés de Corée, tels que statuettes, costumes, chaises à porteurs, catafalque et autres objets relatifs aux rites funéraires; armes (à g.), etc-

RoTosDE du fond, partie la plus curieuse de la collection coréenne, groupes, meubles et peintures. — On retourne de là sur ses pas.

Galerie Boissièke, antiquités égyptiennes: cercueils avec momies et objets trouvés dans des tombeaux; canopes (vases funéraires, vitr. 4); reproduction des peintures de tombeaux d'env. 2500 ans av. J.-C. (explic. sur les côtés); à dr. en entrant: souliers, carquois, jambières, peignes, etc., trouvés à Autinoé; — statue de Diane d'Ephèse en marbre, imitation du xviie ou du xTUie s.; petits bronzes, objets du culte, divinités, objets historiques, statue d'Isis, figurines royales à émaux bleus et autres, pierres gi-avées et cylindres assyriens; au fond, des divinités alexandrines , des objets du culte isiaque hors d'Egypte, etc. Vitrines à g., trouvailles d'Autinoé: *portraits eu plâtre peint et un masque funéraire de femme. Vitrines à dr. (4e travée), encore des trouvailles d'Autinoé. Au mur de dr. : portr. égyptien, don de l'Egypt Exploration Fund; statue en bois (copie; original au musée du Caire), dite le '<cheik el-béled» (maire du village), une des plus anciennes sculptures égyptiennes. Vitr. 12, produits des fouilles d'Autinoé: masque de momie, statuettes funéraires, vases en albâti-e , figurines de terre cuite, faïences, verreries, chaussures, étoffes. Puis des stèles phéniciennes de Sidon et d'Asie Centrale.

Ou a placé proWsoiremeut dans le hall servant d'annexé au musée Guimet une collection de céramiques, de dentelles, d'étoffes, de bijoux, etc., rapportée de Russie par M. le baron de Baye eu 1903.

L'avenue d'Iéna passe, à peu de distance à dr. du musée Griiimet, à la place des Etats- Unis (pi. E. 12 ; /), à l'autre extrémité de laquelle se trouve, depuis 1895, le monument de Washington et Lafayette, beau groupe en bronze par Bartholdi. La rue Galilée mène de là à g. à l'avenue Kléber, près du Trocadéro.

Le *Trocadéro (pi. E. 8; /) est un coteau de la rive dr. de la Seine en face du Champ-de-Mars , ainsi nommé en mémoire de la prise du fort du Trocadéro (Cadix) par les Français, en 1823. Il avait été question sous Napoléon I"" d'y élever un palais pour le roi de Eome, mais c'est seulement pour l'Exposition de 1867 qu'on a aplani cette hauteur, et pour celle de 1878 qu'on y a construit le palais et tracé le parc qui s'y voient aujourd'hui.

L'avenue du Trocadéro aboutit dans le haut derrière le palais à la place dv Trocadéro (pi. E. 8-9: /: tramw. et Métropolitain.

des Champs- El >i><ées. 1,K TKUCADERO. ^î'"'' '^'■- "'• 230

\ . p. 228), où convergent aussi rai?6?î«e Kléher, venant de l'arc de triomphe de l'Etoile (p. 75); V avenue Malakoff, venant de celle du bois de Boulogne (p. 240); Vavenue Henri-Martin, venant du bois même (v. p. 239), etc — En prenant au contraire la partie de Vavenue rVIéna en face du musée Guimet. on arrive au parc du Trocadéro. devant le palais.

Le palais du Ti-oeadéro est un éditlce dans le style oriental, bâti sur les plans de Davioud et Botirdais. Il se compose surtout d'une rotonde de 58 m. de diamètre et 55 m. de hauteur, flanquée de deux tours de 32 m. , et de deux ailes en retour avec paieries, de 200 m. de longueur, donnant à l'ensemble la forme d'un vaste hémicycle et présentant un coup d'oeil imposant. Du soubassement descend ime grande ^cascade monumentale avec des jets d'eau, terminée par un bassin qu'entourent quatre animaux de fonte bronzée: un taureau, un cheval, un éléphant et un rhinocéros, par Caïii, Rouillard, Fréndet et Jacquemart. Sous les arcades près du bassin de la cascade. l'Eau, par Cavalier, et l'Air, par Thomas. Sur le balcon, six statues dorées: l'Eiu-ope, par ^cAceneiverk; l'Asie, par Falf/uière; l'Afrique, par Delaplandie; l'Amérique du Xord, par Hiolle; l'Amérique du Sud, par A. Millet; l'Océanie, par M. Moreau. A la naissance du dôme de la rotonde est un autre balcon circulaire garni de trente statues représentant les arts, les sciences et diverses industries. Sur le dôme enfin, une statue colossale de la Renommée, par Ard. Mercié. On a une ^vue superbe de Paris des galeries (café-buffet) et des balcons, surtout vers le soir. On peut d'ordinaire monter à l'ime des tours par im ascenseur, moyennant 50 c, 25 c. le dimanche en été. Il se donne de temps à autres des concerts dans la salle des Fêtes, qui peut '•ontenir 6000 personnes et où il y a im orgue colossal par Cavaillé- Coll. Lorsqu'il n'y a pas de fête, il faut en principe, pour visiter cette salle, une autorisation du secrétariat des Beaux-Arts, rue de Valois, 3, au Palais-Royal.

Le palais renferme des musées considérables: un musée de seulptare comparée et un musée d^ ethnofjrajphie.

Le "MUSÉE DE SCULPTURE COMPARÉE OU dcs motdafjes occupe l'aile à g. de la façade, du côté de la place, et une partie de l'autre aile. Il est d'ordinaire public tous les jours, sauf le lundi, de 11 b. à 4 h. en hiver et 5 h. en été, du l^"" mai au 30 septembre. On peut s'y faire en particulier une idée complète des différentes phases de la sculpture romane et gothique en France. Conservateur: M. Enlart. Catalogue de 1900, 1 fr. Catalogue illustré des œuvres des xive et xv^ s. (1892), 4 fr. Chaque objet est accompagné d'une étiquette. Les salles sont désignées par des lettres (A, B, etc.) qui sont reproduites au catalogue après le numéro de chaque objet. Les sculptures sont classées dans l'ordre chronologique.

Le MUSÉE CAMBODGIEN OU de monument S klimers est dans l'autre

•23C, Rivp fir. Kl. LK TKOCADERO. (^imrtierH au 8.

aile du palais, au delà de la rotonde, à la suite de la seconde partie du musée de sculpture comparée (après la salle N), et ouvert aux mêmes heures. Le plus court pour y aller de la première partie est de passer par la place. — La collection, organisée par M. Louis Delaporte (dep. 1873), se compose de sculptures originales, de moulages et de restitutions de monuments khmers ou de l'ancien Cambodge. Malgré ses conceptions fantastiques, l'art khmer ne manque pas de grandeur. La décoration en est empruntée surtout au règne animal et végétal: le n'aga ou hydre colossale à sept têtes, l'éléphant tricéphale et le lion en sont les motifs préférés. Les plus anciens monuments khmers remontent, croit-on, aux iv*^, v«= et vi^ s. ap. J.-C.

I™ SALLE. Au fond: reconstitution de l'entrée d'un s;inctuaire khmer; au milieu, la statue de Brahma. Mur de dr. : fausse porte de Prah kou (ixe s."); à dr. et à g. de la porte, une apsara ou bayadère divine (Loley); plus loin, divinité brahmanique assise sur le uaga heptacéphale (Prakhau). En face de la porte: tourelle reconstituée du temple de Baïon à Augkor Thoui ou Augkor -la- G-rande (Siam) et ornée de la quadruple face do Brahma. Mur de g.: fausse porte de Me Bonne; Exécution d'un cojidamué par un éléphant, bas-relief voisin de Prakhan. — Ile salle. Vitrine (à g.): casque ancien de Phnom-Penh; statuette khmer antique, de Travinh ; trimourti brahmane - bouddhique (brouze); vases et urnes funéraires d'Angkor, etc. Plus loin, entrée principale du temple d'Angkor- Vat. Vitrine à la suite: petits bronzes; plaquettes d'argent avec Bouddha en relief. Au mur du fond: reconstitution polychrome d'une galerie du sanctuaire d'Angkor -Vat; au-dessus de la porte, le Barattement de la mor par les Dévas et les Assouras. A dr. : monuments de Beng-Méala. — Ille SALLE. Suite de la galerie d'Angkor-Vat: entre les deux portes, barque royale (bas-relief polychrome). A dr., au mur, bas-relief avec une princesse en palanquin et ses suivantes. Puis, dans une grande vitrine, le *temple de Baïon (v. ci-dessus), relief peiut et doré au 1/100^. On revient dans la 11^ salle, d'où l'on descend par un escalier. — Sous-sol. Grandes antiquités du Cambodge. Au milieu: Yaks et dieux supportant un naga colossal.

Le MUSÉE d'ethnographie est au l''^" étage, derrière la rotonde. 11 est public d'ordinaire les dim., mardi et jeudi de midi à 4 ou 5 li., mais on peut aussi le voir les antres jours, à partir de 1 h. (pourb.), excepté le lundi. On y monte par les escaliers en face des entrées des deux parties du musée de sculpture comparée. Il y a des étiquettes. La Disposition des objets varie souvent. Conservateurs: M. le Dr Hamy et M. Laudrin.

Les escaliers ont de beaux vitraux (inscriptions). Nous commençons du côté g. en venant de la place du Trocadéro. — I^r vestibule: moulages de sculptures de S. Lucia Cosumalhuapa, du Honduras; hutte d'Indiens de la Terre de Feu; Océanie et Afrique, objets divers, figures d'habitants, modèles de constructions, etc. — Salle à g. de l'escalier ou à dr. en revenant. Afrique: collection très importante des objets les plus divers du nord (Algérie, Tunisie), du centre et du midi. Au milieu, des plans en relief de tombeaux en Algérie; d'un palais souterrain en Tunisie et statues étranges de trois rois du Dahomey et d'une divinité de Ouïdah.

G-ALEKiES de l'autre côté ou à dr. en arrivant , Amérique. Galerie secondaire de g.: embarcations d'Indiens de l'Orénoque; 21 figures d'Indiens et d'Indiennes, etc.; objets de grande dimension, surtout des sculptures grossières, étoffes, ustensiles, vases, etc. — Galerie principale, l'». travée: figures, armes, etc., des Gnyanes, de diverses tribus d'Indiens.

des Champs-Elysées. LE TROCADERO. ^«"e dr. m, 237

Dans les 3 travées suiv., des momies, des vases, et d'autres objets du Pérou et de l'Equateui-. 5e travée: collections du même genre du Venezuela, de la Nouvelle-Grenade ou Colombie et de l'Amérique centrale. 68 travée, surtout des sculptures, des silex et des haches en bronze du Mexique. Au milieu, le fac-similé d'un manuscrit mexicain. 7e travée: suite des antiquités mexicaines, en particulier une curieuse statue en terre cuite pastillée de dieu toltèque. 8e travée: silex, armes et vases du Nouveau-Mexique et de Californie, etc. 9» travée: ligures, tissus et auti'es objets d'Indiens des Etats-Unis et du Canada.

Ile VESTIBULE, Europe, curiosités diverses des pays suiv.: Italie, (rrèce, Espagne, Suisse, Galicie, Serbie, Allemagne, Albanie, Suède, Norvège, Laponie, Islande, Russie et Finlande. — Salle voisine, Fravce, curieux spécimens de *costumes ou parties de costumes , de parui'es et d'ustensiles; berger landais (à dr.), femme de l'Aube, intérieur breton (douze personnages), coiffures bretonnes; groupe de l'Ariège (à g.), coiffures et ustensiles de Lorraine et d'Alsace (à dr.), groupe de la Savoie, femme des environs de Bourges, objets et intérieur d'Auvergne (onze pers.), montagnard de l'Aveyron, coiffiu-es normandes et groupe normand (à g.), lapidaire de St-Claude et femme de Besançon (à dr.), intérieur bourguignon (sept pers.), groupes pyrénéen (sept pers.) et des Alpes-Maritimes.

Dans Fescalier de ce côté , des objets du Portugal et de Turquie, les monuments cyclopéens des îles Baléares; au bas, dos objets du Labrador, de l'Alaska, du Groenland et deux Esquimaux. — Au 2e étage (fermé au public), une galerie destinée aux collections de l'Océaiiie.

Le PARC DU Trocadéro est le jardin qui s'étend on pente du palais jusqu'à la Seine.

A g. du Trocadéro, Vaqaarium de piscicultuie (tanches, saumons, etc.), ouvert t. 1. jours sauf le lundi, et dont l'entrée est sur le quai Debilly. Au-des.sus, le jardinet de l'aquarium, «un jardin japonais en plein Paris», dessiné par Alphand, mais il n'est pas public. Toutefois on le voit bien de la partie supérieui'e du parc.

La Seine est traversée dans le bas du Trocadéro par le pont d'Iéna (pi. R. 8; /), construit de 1809 à 1813, par Lamandé, en souvenir de la victoire de Napoléon P»" sur les Prussiens (1806), et élargi de 10 m. en 1900. Il est décoré d'aigles et de quatre groupes de dimensions colossales: un Grec, un Romain, un Gatilois et un Arabe, domptant des chevaux. Au delà, le Chamjj-de-Mars, avec la tour EifeJ, v. p. 315.

Le quartier de Passy, on se trouve le Trocadéro et qui est relié à la rive gauche par les ponts de Passy et de Grenelle (p. 239). est un séjour recherché par les gens de loisir, grâce à sa situation des plus saines et au voisinage du bois de Boulogne. Il y a de riches hôtels particuliers et de somptueuses maisons.

Le cimetière de Passy (pi. R. 8: /), sur la butte à l'O. du Trocadéro, renferme quelques beaux monuments (entrée: rue des Réservoii"s, 2, à dr. des degrés).

Ou suit l'avenue tout droit en face de l'enU'ée. On prend ensuite l'avenue de g., où se voit à g., plus loin, le beau monument de la famille Henri Laurent, par Theunissen (en constraction). A dr. . le tombeau du jeune H. -H., par l'architecte Bobin (v. p. 340), avec un médaillon par

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