‹ Paris et ses environsChapitre 52 sur 102 · Bois de Boulogne · texte numérisé non relu

Bois de Boulogne

Métropolitain, v. l'appendice, p. 40, 41 ; stations : à la porte Maillot et à la porte Dauphine (p. 240). — Cliemin de fer de ceinture (gare St- Lazare: v. l'appendice, p. 45); stations: à la porte Maillot, à l'avenue du Bois-de-Boulogne (p. 240), à Passy (p. 237), à l'avenue Henri-Martin (Trocadéro, p. 234) et près de la porte d'Auteuil (p. 240).— Travumys: Hôtel de Ville -Passy; Muette -rue Taitbout; Louvre -Versailles; S>t-Sulpice- Auteuil; Madeleine- Auteuil ; Madeleine-Neuilly-Courbevoiej St-Philippedu - Roule -Neuilly-St- James; place de l'Etoile- Courbevoie et St- Germain. — Le cliemin de fer du Bois -de -Boulogne contourne le bois de la porte Maillot jusqu'au delà de Smesnes (p. 350; 25 et 35 c. jusqu'au pont). — Bateau à vapeur (v. l'append.., p. 44): jusqu'à Suresnes, d'où l'on va en 10 min. à la Grande Cascade (p. 241) et en 20 min. au lac Inférieur (p. 241).

240 Rive dr. il. BOIS DE BOULOGNE.

En voiture, il faut 2 à 3 h. pour voir rapidement les parties principales. Il y a un tarif spécial (v. à la fin de l'appendice). Si l'on ne veut pas garder la voiture pour le retour, il vaut mieux terminer la promenade par le jardin d'acclimatation où on In renvoie.

Restaurants, v. p. 14 et 17.

h'' avenue de la Gr ande- Armée , au delà de l'arc de triomphe (p. 75), conduit à la porte Maillot, à l'entrée de Neuilly (p. 227) et non loin du jardin d'acclimatation (p. 242). Elle a dû son nom à un jeu de mail , qui s'y trouvait au xviii'^ s. — Les autres entrées sont: la ])orte Dauphine (pi. R. 6), au bout de l'avenue du Bois-de- Boulogne (v. ci-dessous); — - la, porte de la Muette (pi. R. 5), où l'on parvient du Trocadéro (p. 234); — la. porte d'Auteuil (pi. R. 1), au S.-E., à env. 1 kil. Y2 des stations des bateaux de la Seine, v. l'appendice, p. 44 ; la poîie de Boidogne, sur la route de Paris à Boulogne (v. le pi.) ; la pœ'te de V Hippodrome, non loin de l'hippodrome de Longchamp; l?i porte de St-Cloud, près de l'aqueduc de l'Avre (p. 242) et la porte de Suresaes, près du jeu de polo (p. 242),

'Vavenue du Bois-de-Boulogne, à l'O. de la place de l'Etoile, est le chemin ordinaire des promeneurs, surtout des équipages venant par les Champs-Elysées. Cette avenue, établie en 18.53 et nommée alors «avenue de l'Impératrice '> en l'honneur de la jeune impératrice Eugénie, a env. 125 m. de large, avec ses contre-allées, ses pelouses et les rues latérales, et 1300 m. de long jusqu'à la porte Dauphine. A dr., presque à l'entrée de l'avenue, le monument d'Âlphand (1817-1891), directeur des travaux de Paris durant ses grandes transformations modernes, entouré de ses collaborateurs Bouvard et Huet, du peintre Roll et du sculpteur Dalou, etc., par Dalou lui-même.

Dans l'av. Malakoff que nous croisons, à dr. , le palais du comte Boni de Castellane, bâti par Samsou (style Louis XVI). Au n» 59 de l'avenue du Bois, du côté g. eu venant, le musée Dennery, dans l'anc. hôtel de l'auteur dramatique de ce nom (1811-1899), une collection de chinoiseries et tonkineries. Il sera ouvert au public en 190.S.

Le *bois de Boulogne (pi. B. 6, 3; R. 6, 3, 2, 1) est un charmant parc de 873 hectares de superficie, entre l'enceinte de Paris à l'E., la Seine à l'O., Boulogne (p. 348) et le boul. d'Auteuil au S. et Neuilly au N. (p. 227). C'est un faible reste de l'anc. forêt de Rouvray, qui couvi-ait toute la presqu'île de la Seiue. Il y eut aux abords des résidences princières, telles que les châteaux de Madrid (p. 242), de la Muette (p. 238), et de Bagatelle (p. 242), et un couvent célèbre, l'abbaye de Longchamp (p. 241). Mais le bois resta inculte, le repaire des bandits et le rendez-vous des duellistes, jusqu'à ce que l'Etat le cédât à la ville de Paris en 1852, à condition qu'elle se chargerait de sa transformation, de son entretien et de sa surveillance. La ville en a fait, en y dépensant 5 millions ^2? le magnifique parc qui est actuellement la promenade favorite des Parisiens et qui est surtout animé à partir de 3 h. ou plus tard, suivant la sai.son. Le monde élégant y vient alors faire un tour avant le dîner. Les

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entrées principales du Bois sont à la porte Maillot (p. 227), d'où part l'allée de Longchamp, et à la porte Dauphine, où commence la route de Suresnes. Les équipages, automobiles et bicyclettes sont parfois si nombreux sur ces deux routes qu'ils sont obligés de marcher à la file et au pas. — Les 30 et 31 mai , il y a une fête de fleurs très fréquentée.

La grande allée de Longchamp conduit directement à l'hippodrome (p. 242; 3 kil. ^2)- ^0^ loin de la porte Maillot, à dr., la mare d'Armenonville, avec le pavillon de ce nom (restaurant, V. p. 14). — La roîde des Erables, à dr. en venant de la porte Maillot, est entièrement réservée aux cyclistes, et la roide de la Longue-Queue, entre la porte de Madrid (p. 242) et le carrefour du Château-de-Bagatelle (p. 242), est réservée aux automobiles et aux bicyclettes,

La large route de Suresnes, qui commence au pavillon chinois (à dr.: p. 17), mène en 8 à 10 min. au carrefour du Bout-des- Lacs. Ce carrefour est l'un des plus beaux sites du bois. On s'y trouve à l'extrémité de deux lacs artificiels: le lac inférieur, de 1152 m. de long et 100 m. de large, et le lac supérieur, qui n'a que 412 m. de longueur. Ces lacs sont alimentés par le canal de rOui'cq (p. 245) et le puits artésien de Passy (p. 238). Le lac inférieur a deux îles, dont la première renferme un chalet, avec un café-restaurant. On y passe du côté g. par un bateau-omnibiLs: 10 c. aller et retour. Il y a près du carrefour des barques à louer pour promenades sur le lac, dep. 2 fr.. conformément au tarif affiché.

Au delà de ce caiTef our. le chemin du Lac-Inférieur , longe à dr. la photoyrapliie hippique, puis les pelouses de la Croix Catelan, avec le chalet, le tennis, etc., àuBaciug-C'lttb, société d'exercices physiques (p. 43),

Entre les deux lacs est le carrefour des Cascades, et à l'extrémité du lac supérieur la butte Mortemart , faite avec les déblais des deux lacs. Là est le champ de courses cVAuteuil (v. p. 41). — On voit du carrefour derrière les tribunes l'église et une partie de Boulogne, ainsi que la hauteur où est le parc de St-Cloud. — Auteuil, Fleuriste de la Yille, etc., v. p. 238, 239.

Du haut du lac supérieur, on retourne au carrefour des Cascades, entre les deux lacs, et l'on y prend à g. par V avenue de V Hippodrome ou par une allée latérale, qui est plus agréable pour les piétons. On traverse la grande allée de la Reine-Marguerite et l'on arrive en 15 à 20 min. à la grande cascade, qui se précipite d'une grotte artificielle à deux étages. La colline qui la précède offre une belle vue sur la vallée de la Seine : au delà de l'hippodrome (p. 242), de l'autre côté du fleuve, au S.-O., St-Cloud, dominé par son église, à l'O, le village de Suresnes (p. 350) et un peu plus loin, le Mont-Vcdérien (p. 350); en deçà de l'hippodrome, un moulin et deux tours de l'anc. abbaye de Longchamp, fondée en 1256 par Isabelle de France, sœur de St Louis, et fameuse à la fin du xviii*^ s.

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par les promenades mondaines qui s'y donnaient à l'occasion de «concerts spirituels» durant la semaine sainte et où s'affichait un luxe inouï.

Ij'hippodrome de Longchamjj est le principal champ de courses des environs de Paris (v. p. 41). C'est aussi à l'hippodrome de Longchamp que se passent les grandes revues de Paris.

Derrière les tribunes, les chalets du Cycle (v. p. 17).

Outre le jjont de Suresnes (p. 350), pour passer sur la rive g. de Li Seine, près des tribunes de Longchamp, il y a du côté de Boulogne et de St-Cloud la passerelle de Vaqueduc de VAvre (v. p. 343).

Près du pont de Suresnes, la principale station du chemin de fer du Bois-de-Boidoyne (v. p. 239).

La route de Neuilly (p. 227), eu deçà du champ de courses, passe entre le champ d'entraînement (à g.) et le parc du petit château de Bagatelle (à dr.), construit eu un mois par le comte d'Artois (Charles X), à la suite d'un pari avec Marie- Antoinette. Il fut plus tard habité par le duc de Berry et il appartient maintenant aux héritiers do sir Rich. Wallace (m. 1890). — En deçà du champ d'entraînement, le jeii de polo, au club de ce nom. Plus loin, à g., dans la Seine, la petite île de la Folie et la grande île de Futeaux que traverse le i^ont de ce nom et où est le cercle athlétique.

La partie de Neuilly qui avoisine le bois de ce côté porte le nom de Madrid, parce qu'il y avait là un château construit par François le»-, qui l'avait, dit-on, appelé ainsi en souvenir de sa captivité en Espagne. Un pont relie Neuilly à Futeaux (p. 342). A la porte de Madrid, le château de Madrid (rest. , v. p. 14). Près de là, à dr. de la route de Madrid, un enclos dit les Acacias (bassin de patinage et tir aux pigeons) ; à g., la mare de St-James, et ensuite le jardin d'acclimatation (v. ci-dessous).

Le "jardin d'acclimatatLon, dans une partie du bois de Boulogne, de 20 hect. de superficie, a été fondé en 1854 par une société pour introduire en France de nouvelles espèces animales ou végétales, utiles ou agréables, domestiques ou sauvages, les multiplier et les améliorer et servir d'intermédiaire entre les éleveurs. C'est auj. un lieu de divertissement favori des Parisiens.

Le jardin d'acclimatation est ouvert toute la journée. Entrée: 1 pers., 1 fr. dans la semaine et 50 c. le dimanche, pour le jardin et les serres: voiture, 3 fr. Les enfants au-dessous de 7 ans ne paient rien. Réductions aux sociétés. Abonnement, 25 fr. par an.

Les personnes qui prendront en ville une voiture pour s'y rendre et ne voudront pas la garder, auront intérêt à la renvoyer avant de sortir des fortifications (porte Maillot; v. p. 227; v. l'appendice et la remarque p. 239). Il y a env. 10 min. de marche de la porte Dauphine et de la porte Maillot au jardin, que desservent même, de cette dernière porte, un petit tramicay (20 c. jusqu'à l'entrée et 35 jusqu'au lac à l'intérieur) et le chemin de fer du Bois-de-Boidogne (p. 239), passant aux deux extrémités. — De la station du Métropolitain (porte Maillot) aller en face jusqu'à la barrière de l'octroi; la station du tramway et le chemin sont à g.

Ventrée principale est à l'E. , près de la porte des Sablons. Voir aussi la carte du bois de Boulogne (p. 241) , à laquelle se rapportent les numéros de l'itinéraire suivant.

On se trouve d'abord dans une belle allée de 10 m. de large, qui fait le tour du jardin. A g., le palais du Jardin d'hiver, com-

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prenant: la grande serre (pi. 15, sur la carte du bois), riche en plantes exotiques, et le Palmarium (pi, 14; chaise, 10 c). Il s'y donne des concerts les dim. et jeudi à 3 h., quand le temps ne permet pas à l'orchestre déjouer dehors: entrée libre; mais on paie pour les sièges: 2 fr. au rez-de-chaussée, 1 fr. au l^'^ étage et 50 c. au second. Matinées au palais du Jardin d'hiver, représentations de comédies, etc., le jeudi à 2 h. Yg^ 1 ^^- P^-r pers. ; location, 1 fr. 50. Une partie est transformée en café-restaurant du Palmarium (se renseigner sur les prix); derrière sont des oiseaux, une salle de perroquets et des aquariums.

En face ou à dr., deux petites serres, les bureaux de V administration (pi. 1) , un musée de chasse et de pêche , des galeries de vente et le Vivarium (pi. 2), où sont exposés quelques animaux rares.

Plus loin à dr., la singerie (pi. 3). A g., des oiseaux, et d'abord les échassiers: grues, cigognes, flamants, un secrétaire, hérons, autruches, casoars, marabouts, etc. ; puis des faisans. Derrière, une cage avec des vautours, des oiseaux aquatiques: cygnes, oies, canards de toutes sortes; \q pigeonnier , où l'on élève des pigeons voyageurs, et. dans un pavillon, des caïmans, des tortues, im python et d'autres serpents. A dr. de l'allée, Idi faisanderie (pi. 4), devant laquelle est la statue de Daubenton (1716-1799), le naturaliste, par Godin. Outre des faisans, elle contient quantité d'autres oiseaux. Ensuite des alpacas, des antilopes, des lamas, des yacks, diverses espèces de chèvres exotiques, l'hémicycle de \2i poiderie (pi. 5) et des écuries, là où aboutit l'allée de la porte de Neuilly.

Les écuries (pi. G) situées au fond du jardin, et les parcs qui en dépendent, avec des quadrupèdes de tout genre, plus ou moins dressés pour le service du jardin et des visiteurs, en sont la partie la plus animée. C'est le rendez-vous des enfants, qui vont y faire une promenade sur les éléphants, les dromadaires, etc., ou dans des voitures attelées d'une autruche, de lamas, etc. — Sur le devant des écuries s'étend là pelouse des exhibitions (en été). Il y a aussi le paradis des Singes (en été), et parfois un ballon captif (de 9 h. à midi, 3 fr., de 1 h. à 6 h., 5 fi'.).

Plus loin, les écuries des hémiones, des zèbres et de la girafe. — A côté, divers animaux, tels que: porc-épic, paca, phacolome, agoidis et renard bleu.

Ensuite, à g., des antilopes bubales, des kangourous et des lamas; à dr., des rennes et une vacheine. A g., le bassin des otaries ou lions de mer (pi. 8), qui vivent ici en eau douce et reçoivent leiupâture à 3 h. Plus loin du même côté, un rocher artificiel poiu- des animaux tels que le mouflon, le chamois (pi. 9). et encore des antilopes, des lamas et des alpacas. A dr. de l'aUée circulaire, fc laiterie. 'Puis V aquarium, qui est peu curieux. Derrière, un phoque, des pingouins, la pisciculture et, au delà, les myopotames.

A dr. encore un café-buffet (pi. 11), fermé en hiver, et des W.-C.

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En face, le kiosque des concerts d'été; puis des cerfs et, en été, des perroquets. A dr. enfin le chenil (pi. 13), qui est important, et le

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