Quartiers du nord-est
Ces quartiers, n'offrent rien d'intéressant si ce n'est la ligne aérienne du Métropolitain et le parc des Buttes-Chaumout. Pour y aller on prendra le Métropolitain jusqu'à la rue d'Allemagne (p. 42 de l'append.); de là au parc à pied par la rue Secrétan, à dr. de la station. Il y a aussi les tramways de la Villette {TD et T F) et enfin le tram St- Augustin - cours de Vincennes (TAD; append., p. 33). — Un funiculaire (append.^ p. 35) conduit de la place de la République (p. 84) à l'église St-Jean-Baptiste (p. 245). — Le chemin de fer de Petite-Ceinture (appeud., p. 45) passe à la stat. de Belleville -Villette à l'entrée N. du parc (pi. B. 29).
. La station de la rue cF Allemagne de la ligne aérienne du Métropolitain se trouve à l'intersection des rues Lafayette et d'Allemagne (pi. B. 26), sur le boulevard de la Villette.
La ligne aérienne du Métropolitain, ouverte en 1903, fait partie de la ligne circulaire Nord (v. p. 41 de l'append.), qui va de la porte Dauphine à la place de la Nation par les boulevards extérieurs. Ce tronçon sur viaducs commence après la place d'Anvers (pi. B. 20), non loin de la rue Belhomme, et suit les boulevards Rochechouart, de la Chapelle et de ,1a Villette jusqu'au delà de la rue d'Allemagne (un peu en deçà de la stat. du Combat, v. ci-dessous), sur une longueur de 2 kil. A chacune de ses extrémités, la voie ferrée passe rapidement du souteiTain au viaduc et inversement par des rampes qui atteignent 4 cent, par mètre. La suite des viaducs est formée d'une série de travées métalliques qui ont eu moyenne 22 m. de longueur et qui se transforment en deux grands ponts tubulaires au-dessus des voies du Nord et de l'Est. Le pont du Nord a 150 m. de portée et celui de l'Est 75 m. Les gares de cette partie sont au nombre de quatre. Un large escalier de pierre, établi entre deux piliers, y conduit à la salle des billets, qui se trouve à mihauteur sous le viaduc. De là, deux escaliers en fer, disposés de part et d'autre, accèdent à chacun des quais. Ceux-ci, portés sur un élargissement du viaduc, sont recouverts d'une marquise vitrée. On remarquera qu'à la plupart des stations de la circulaire Nord la sortie regarde du côté de l'Etoile. Un peu en deçà de la stat. de la rue d'Allemagne on aperçoit à dr. le canal St-Martin. Le trajet n'est pittoresque que de nuit, où l'on entrevoit la ville éclairée à ses pieds et en passant sur les ponts des voies (v. ci-dessus) les feux des wagons et des locomotives, des milliers de points rouges.
A g. de la station de la rue d'Allemagne (à dr. en sortant) on aperçoit une rotonde, qui est occupée par la douane du bassin de la Villette (p. 245); c'est un reste des soixante propylées construits aux portes de Paris sous Louis XVI par Ledoux (autres monuments de ce genre . v. p. 258 et 339). — La rue Secrétan conduit de la stat. en 15 min. aux Buttes.
Le Métropolitain passe plus loin à la station du Combat, sur le boni. (!ft la Villette, à l'intersection des rues de Meaux et Grange -aux -Belles (pi. B. 27), où était l'anc. barrière du Combat et où fut livré le combat de Paris en 1814. Là se trouvait dep. le xiiie s., le fameux gibet de Montfaucon, où furent exposés après leur supplice beaucoup de personnages historiques et où Charles IX et toute sa cour vinrent contempler
BUTTES-CHAU3I0XT. ^'v« <ir. 12. 245
le cadavre de Coligny et d'autres victimes de la St-Barthélemy. Ce gibet fut détruit en 1761.
Les ^Buttes - Chaumont (pi. B. 29-30), jadis stériles et dénudées («calvi montes»), sont un magnifique parc, s'étendant à l'O. de la colline de Belleville sur une superficie de 25 hectares, et créé de 1866 à 1867, sur les plans à'Alphand (p. xxv) et de Barillet. Il y avait là une des voiries de la ville et de vastes carrières de plâtre. On a donné aux rochers qui restaient un aspect encore plus sauvage et on les a entourés d'un petit lac. Une cascade y tombe parfois d'une hauteur de 32 m. dans une grotte artificielle à stalactites, haute de 20 m., l'anc. entrée des carrières, et le ruisseau qui en sort se déverse dans le lac. Sur les rochers au milieu de ce lac a été bâti un petit temple, d'où l'on a une belle vue du côté de St- Denis et de Montmartre, et de la seconde hauteur au S. ime *vue* magnifique de Paris. Il y a un pont suspendu, de 63 m. de long, à 30 m. au-dessus du lac et un pont de briques encore plus élevé, dit le «pont des Suicidés». On peut aussi monter au temple par un sentier dans les rochers, où l'on arrive, si l'on veut, en passant le lac en bateau (5 c). Cà et là dans le parc sont des sculptijres en bronze : du côté de l'entrée principale. Un sauvetage. ^&r Rolard ; en deçà du grand pont, le Chasseur d'aigles, par Desca; près de la grande cascade, le Pilleur de mer, par P. Ogé; dans le haut du parc. Au loup, par Hiolin; plus loin du côté du centre de la ville, l'Egalitaire. par Capjtier ; plus bas vers l'intérieur du parc, le Gué, par C. Lefèvre. Le chemin de fer de ceinture passe dans la partie E. du parc . dans uue tranchée et deux tunnels, et près de là, au N., est la station de Belleville-Yillette (v. l'append., p. 45). — Il y a dans le parc trois cafés-restaurants: près du pont suspendu, au revers de la butte du S. (vue de Paris) et au-dessus de la tranchée du ch. de fer. — Musique militaire les dim. et jeudi en été (v. p. 38).
Au S. des Buttes-Chaumout, dans Belleville. un quartier ouvrier, se trouve St-Jean-Baptiste (pi. B. 33), église construite de 1854-1859, par Lassus, dans le style goth.; ses deux tours, hautes de 58 m., dominent tout Paris. — Ou peut redesceudre de là à la place de la République par le funiculaire (10 c). — Au N. des Buttes, mentionnous la mairie du XIX^ arrondissement, construction moderne monumentale dans le style Louis XIII, due à Da\T.oud et Bourdais. La salle des mariages a des peintures par Grervex et Blanchon. Devant, le monument de Jean Jîface (1815-1895), fondateur de la Ligue de l'enseignement, avec son médaillon et un beau groupe de statues en bronze, par MassouUe.
Le bassin de la Villette (pi. B. 26-27), port et réservoir
d'eau d'env. 65 000 m. carr. de superficie, à plus de 25 m. au-dessus de la Seine , est formé par le canal de V Ourcq , ainsi nommé parce qu'il relie l'Ourcq, affluent de la Marne, avec la Seine. Ce canal a 86 kil. Yg de long, sans écluses en amont du bassin. Il s'en détache tout près de là un bras de 6 kil. 727 le canal St-Denis, qui abrège de
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16 kil. le trajet entre la haute et la basse Seine. Au S., il se prolonge par le canal St-Martin (p. 181), qui a 4 kil. Vo de long et 9 écluses. Le bassin est traversé par une Yi-àMtÇ) passerelle , dont l'arche unique a une portée de 95 m. A l'autre extrémité, rue de Crimée, se trouve un pont levant, que manœuvrent des ascenseurs mus par l'eau du canal. — Sur la place de Joinville, à dr. de la rue de Crimée, Véglise St-Christophe (pi. B. 28), construite de 1841 à 1844, par Lequeux.
Le marché de la Villette (pi. B.31), le marché aux bestiaux de Paris, couvre une superficie de près de 22 hect. Il a trois vastes pavillons, dont relui du milieu peut contenir 5080 bœufs, celui de dr. près de 2000 veaux et 5800 porcs, celui de g. 31300 moutons. Derrière sont des étables et autres dépendances. Ce marché est surtout animé les lundi et jeudi dans la matinée. L'entrée en est publique.
Les abattoirs de la Villette (pi. B. 28-31), les principaux de Paris, sont séparés du marché par le canal de l'Ourcq (p. 245), qu'on peut traverser, mais l'entrée principale est à l'opposé, rue de Flandre. La superficie en est de plus de 19 hect. Les abattoirs ne sont pas publics, mais on peut d'ordinaire y circuler. Il y a env. 200 échaudoirs, disposés autour d'une vingtaine de cours, dans lesquelles travaillent les bouchers, qui abattent jusqu'à 1200 bœufs, 500 veaux et 800 moutons par jour, sinon davantage, surtout les mardi et vendredi. C'est dans une grande halle à part, du côté des fortifications, que se tuent et se préparent les porcs, jusqu'à 1000 par jour. — A l'entrée des abattoirs du côté de la rue de Flandre , sur les piliers, deux groupes de sculptures: Au pâturage, par A. Lefeuvre^ et à l'Abattoir, par Lefèv^^e-Deslong champs.
AuN.-E. de la Villette, (7 kil.) Aubervilliers ou les Vertus, faubourg industriel de 312l5bab., que desservent un tramw. électr. de la place de la République, par la rue de Flandre (35 et 25 c.) et un de l'Opéra. — A l'E., à la suite de la rue d'Allemagne, (6 kil.) Pantin (29 716 hab.), desservi également par des tramways de la place de la République et de l'Opéra. Ch. de fer. de la gare de l'Est, en 11 min., pour 60, 40 et 20 c. Un antre tramw. le relie à Ivry (p. 418), par le Pré-St-Gervais, village de 11 078 hab., h dr. à la sortie de Paris, d'où il y a aussi un tramway spécial (5 c); puis par les Lilas, Montreuil (p. 264), St-Mandé (p. 260), Charenton (p. 264) et Alfortville (p. 264). — Les Lilas (10 kil. de Paris) sont un village de 8925 hab., sur une hauteur (vue). Dans la rue principale (rue de Paris) passe le tramway de la place de l'Opéra à Romainville, village de 2961 hab. (fort; plâtrières; fête le 4« dim. de juillet), à l'E., à 3 kil. de Paris, d'où la voie se continue vers (9 kil.) Xoisy-le- Sec (p. 389), sur les ch. de fer de Grande-Ceinture et de l'Est; puis sur Bondy (p. 409). Aux Lilas passe encore, dans la rue de Noisy, parallèle à la grand' rue au S., le tramw. de Noisy-le-Sec au square du "Temple par la porte de Ménilmontant. Plus au S. se trouve (9 kil.) Bagnolet (8799 hab.; tramw. place de la République-Fontenay-sous-Bois; ch. de fer de ceinture : stat. de Charonne). Près de là, le hameau de les Brmjères et le château de Malassis.
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