Jardin des Plantes
Le Jardiu des Plantes proprement dit est ouvert toute la journée. — La ménagerie est publique tous les jours de 11 h. jusqu'à 4 h. en hiver et jusqu'à 5 h. en été, c.-à-d. du P' mars au 30 sept., et même jusqu'à (S h. le dim., du l»»- avril au 30 sept, et à 4 h. V2 t;n octobre. Les galeries des animaux vivants sont publiques le jeudi de 1 h. à 5 h. en été et 4 h. en hiver, quand les animaux ne sont pas exposés au dehors, et visibles de même les autres jours sur présentation de billets (valables pour 5 pers.) qu'il faut demander à l'administration (v. p. 330). — Les galeries d'histoire naturelle sont ouvertes au public les jeudi et dim. de 11 h. à 4 h. et visibles encore les mardi, vendr. et sa m. avec un billet d'entrée. — La galerie de paléontologie se visite le mardi de 1 h. à 4 h. et les serres sont aussi visibles seulement avec un billet, les mardi, vendr. et sam. de 11 h. à 4 h., mais la graiule serre est publique tous les jours également de 1 h. à 4 h., sauf les lundi et samedi. — La hihliothèque est ouverte tous les jours non fériés de 10 h. à 4 h. Vacances de la mi-août à la misept. et pendant 15 jours à Pâques. — En été, il y a musique militaire le dim.
Restaurants dans le voisinage du jardin des Plantes, v. p. 19.
Le Jardin des Plantes est assez éloigné du centre de la ville. Pour y aller on peut prendre soit le chemin de fer reliant la gare du Quai-d'Orsay (p. 302) à celle du Quai-d'Austerlitz (p. 329), soit V omnibus G (par le square des Batignolles, le Palais -Royal, le Louvre et le Jardin des Plantes), soit le Métropolitain îvi&(\\\'k la gare de Lyon (p. 183 et l'append., p, 39), d'où l'on y va en 10 min., par le boul. Diderot et le pont d'Austerlitz, soit enfin le tramtvay TM (par la place de l'Aima, le pont de la Concorde et la gare de Lyon). Quand il fait beau, il vaut mieux profiter du bateau à vapeur (v. l'append., p. 43), d'où l'on a une belle vue des rives, et qui permet aussi de se faire une idée de l'importance du commerce de Paris par les voies navigables.
Paris est le premier port marchand de France. Son trafic a été de plus de six millions de tonnes en 1902. Les marchandises transportées par voie d'eau sont surtout les suivantes: matériaux de construction, vin, fourrages, engrais, graines, farines, liquides et houille. Entre les ponts d'Austerlitz (v. ci-dessous) et d' Aréole (p. 176) s'étendent les x>orts: sur la rive dr. ceux des Ormes, de St-Paul, des Célestins et de Henri IV (v. p. 183); sur la rive g. celui de la Touruelle et le vaste port St-Bernard ou port aux vins qui doit être agrandi. Le port d'Austerlitz (pi. R. 25; ^^ doit être transformé en un quai de 400 m. de long, muni de docks à deux étages, hauts de 12 m. sur une profondeur de 40m., avec de puissants engins de déchargement.
A rO. du Jardin des Plantes se trouve la halle aux vins (pi. K. 22; F), vaste édifice, pour les vins encore soumis à l'octroi. — A l'angle E. de cette halle, au coin du quai St-Bernard et de la rue Cuvier, une entrée secondaire du Jardin des Plantes. A l'extrémité 0, de la rue Cuvier, une autre entrée, et non loin, près de la station de l'omnibus G, lo. fontaine Cuvier, érigée en 1840, avec une statue de la Nature entourée d'animaux.
Le bateau aborde au pont d'Austerlitz (pi. G. K. 25; F), bâti d'aliord de 1802 à 1807,
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JARDIN DES PLANTES. Rive g. 20. 329
à 1885. Au bout du pont, de ce côté, la place Vaïhuhertj où il y a des bureaux des omnibus et du tramway. Au S., entre le quai d'Austerlitz et le boni, de l'Hôpital (p. 331), la gare du Quai-fVAusterlitz (pi. G. 25; V). L'entrée principale du jardin est à l'O. de la place Valhubert.
Le Jardin des Plantes (pi. G. et E. 22-25; V) a été fondé en 1635 par Guy de la Brosse, médecin du roi Louis XIII, et ne fut d'abord qu'un «jardin des herbes médicinales». Buffon {Georges- Louis Leclerc, comte de; 1707-1788), chargé de sa direction en 1739, lui donna plus d'importance en réunissant dans le «jardin du Roi» des collections de tous les règnes de la nature. En 1793 on y transféra les ménageries royales et en 1794 la bibliothèque; puis le jardin prit le nom de Muséum d'histoire naturelle. L'Académie d'histoire naturelle qui s'y rattache compte 17 professeurs et env. 25 assistants. — Le Jardin des Plantes a plus de 30 hect. de superficie. Il comprend le jardin botanique., la ménagerie et des galeries pour les collections, ainsi que la bibliothèque, les laboratoires et l'amphithéâtre pour les cours.
Jardin botanique. — Ce jardin, où l'on se trouve d'abord en venant de la place Valhubert, renferme plus de 19 200 plantes différentes. Beaucoup d'arbres (p. ex. les platanes, les châtaigniers, etc.) qui font l'ornement de nos promenades ont été introduits et naturalisés en Europe par le Jardin des Plantes. Des étiquettes de diverses couleurs indiquent les classes (rouges), les familles (jaunes), les genres et les espèces des plantes. Ces dernières sont marquées de bandes aussi de diverses couleurs, pour en désigner les usages: rouge, si elles servent en médecine; verte, si elles sont alimentaires; bleue, quand on les emploie dans les arts; jaune, si ce sont des plantes d'ornement et noires si elles sont vénéneuses. A g. de l'entrée, les galeries d'anatomie (p. 330), à dr. les plantes aquatiques. Plus loin, V Ecole de botanique, ouverte tous les jours, excepté les dim. et fêtes, de 6 h. à 11 h. du matin et de 1 h. à (3 h. du soir. Au milieu, un parterre de fleurs. Dans la partie S., VEcole des poiriers ou des arbres à pépins, et VEcole des arbrisseaux d^ornement, où se voit, près des galeries, le premier acacia introduit en France par Jean Robin, en 1601, et planté ici en 1636.
Ménagerie. — Elle compte 1400 animaux vivants. Dans la partie E., les loges des animaux féroces. Ensuite, les animaux paisibles, entre autres: un cheval sauvage de la Dzoungarie, un zèbre de l'Afrique australe, plusieurs daws et hémiones, un cerf David, et deux potamochères (espèces de porcs). Un peu au delà des animaux féroces, à dr., le palais des singes, où l'on remarque deux chimpanzés. Plus loin, à g., la rotonde des graiuls animaux. On y remarque cinq éléphants dont deux d'Afrique et trois de l'Inde, parmi lesquels un de la race dite des éléphants blancs; deux hippopotames, des girafes, des chameaux, etc. La fosse aux ours est à
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côté. — Derrière la rotonde, \a, grande volière; plus au N., les cages des oiseaux de proie et une faisanderie. Puis, le pavillon (les reptiles, et, à côté, le bassin des crocodiles (en été). — A l'O., le bassin des otaries ou lions de mer (on leur apporte à manger à 3 h.). — Derrière est Vorangerie (fermée au public).
Plus à l'O. est V amphithéâtre (p. 331) pour les cours, qui peut contenir 1200 auditeurs. A côté, V administration , où se délivrent les billets pour la ménagerie, les galeries, etc. (v. p. 328). A dr. de la façade, dans les arbustes, un groupe en bronze par Frémiet, le Dénicheur d'oursons. A g. de l'administration, la statue du chimiste M.-E. Chevreid (1786-1889), marbre par L. Fagel (1901). Sur le socle, rénumération de ses découvertes. — Le Labyrinthe est une petite colline dans l'angle X.-O. du jardin. Sur le versant E., un superbe cèdre du Liban (pi. 4) , le premier qui ait été planté en France, en 1735, par Bern. de Jussieu. Plus haut, une petite colonne de granit tronquée (pi. 5), le tombeau de Daubenton (1716-1799), célèbre naturaliste et anc. directeur du Jardin des Plantes. — Au S., les serres tempérées et les serres chaudes (visite, v. p. 328).
Galeries. — Les galeries d'histoire naturelle du Jardin des Plantes font partie des plus riches qui existent. Entrées, v. p. 328.
*Galeries de zoologie, à l'O. du jardin botanique, un palais achevé en 1889, dont la façade est décorée d'une statue de la Science, par E. Guillaume, et de médaillons de savants naturalistes. On y entre du côté droit (v. p. 328).
Au REZ-DE-CHAUSSÉE, Ics mammifères et les poissons; en bas de l'escalier N., le tombeau de Guy de la Brosse (p. 329), un groupe en bronze de J. Cavelier et une statue de Buffbn (p. 329), marbre par Pajou; à l'escalier S., le monument de V. Jacquemont (m. 1832), le naturaliste, et un groupe en bronze de J. Thomas. — Au premier étage, les oiseaux, les reptiles et les mollusques. — Aux deuxième et troisième étages, les insectes et les crustacés.
Les bâtiments contigus au côté S. du jardin renferment: la BIBLIOTHÈQUE, qui coHipte Buv. 178000 volumes, 2180 manuscrits, 18 700 dessins originaux et 3800 cartes; — puis, la galerie de géologie ET DE MINÉRALOGIE, avcc dcs statuBs dc Cîimc?- (1769-1832), par David d'Angers, et de Haily (1743-1822), le minéralogiste, par Brion, ainsi que de grands paysages par Biard; — enfin la galerie de BOTANIQUE, OÙ sc voit imc statuc d'A de Jussieu, par Legendre- Héral, et qui contient des spécimens de plantes exotiques et des reproductions de fruits, ainsi que les herbiers d'Alexandre de Humboldt (1805) et de Lamarck (1885).
Les GALERIES d'aNATOMIE, DE PALÉONTOLOGIE ET d'aNTHRO-
POLOGIE, dans le bâtiment à l'extrémité E. du côté S. du Jardin, ont été ouvertes en 1898. Ce bâtiment est le commencement d'un palais qui doit s'étendre jusqu'aux galeries précédentes. Au fronton du côté E., les Trois règnes de la nature, par Allar; en outre, des bustes de naturalistes et tonte sorte d'animaux. Sur la façade X., des baj:J-reliefs eu marbre, représentant des scènes de la vie animale,
BOUL. DE L'HOPITAL. Bive g. 20. 331
et d'autres en bronze, surtout le Cheval dompté par l'homme, de Marqueste, et le Xubien tuant un crocodile, d'E. Barrias. Devant rédiiice, VAge de la pierre et Premier artiste, bronzes par Frémiet.
Dans le vestibule, un beau groupe en marbre par Frémiet, Lutte entre un homme et un orang-outang. L'intéressante décoration des chapiteaux, etc., est empruntée au règne zoologique. — L'rsTÉKrEUK contient non seulement la collection cVanatomie comparée, fondée par Olivier, et qui comprend toutes les races humaines avec leurs variétés (squelettes, crânes, moulages de membres), mais encore la collection cV anthropologie et de paléontologie. — "U amphithéâtre (s'adresser au gardien; pourb.) est décoré par Cormon d'un plafond peint, représentant le Défilé des races humaines emportées vers la lumière, et de dix panneaux avec des Scènes de l'époque préhistorique.
Le PAVILLON Georges -Ville, à la suite de cette galerie, est un petit musée de physique végétale, consacré aux résultats obtenus par le professeur Ville au champ d'expériences de Vincennes. Il est public les dim., mardi et jeudi de 1 h. à 4 h.
Derrière le jardin, l'hôpital de la Pitié (pL G-. 22; V; 716 lits), bâti en 1612, mais reconstruit en grande partie de 1792 à 1802. C'était d'abord un hospice fondé par la régente Marie de Médicis pour de vieux mendiants, bientôt appelés les «Enfermés».
Le boulevard de l'hôpital (pi. G. 25, 22, 23), qui relie la place Valhubert (p. 329) à celle d'Italie (p. 336), est desservi par l'omnibus P, allant de Charonne à la place d'Italie par le Père-Lachaise. Sur ce boulevard se trouve le vaste hôpital de la Salpêtrière, commencé par Louis XIII pour servir d'arsenal et transformé plus tard en hospice de la vieillesse pour les femmes âgées ou aliénées et qui comprend encore un service de clinique des maladies nerveuses. Il a 45 corps de bâtiment, comptant 4682 fenêtres et 3811 Hts. Sur le devant, la statîte du Dr Pinel (1745-1826), bienfaiteur des aliénés, bronze par Lud. Durand, et à l'entrée la statue du Dr Charcot (1825-1893), médecin célèbre par ses travaux sur les phénomènes nerveux, l'hypnotisme, etc., bronze par Falgnière. Dans la première cour, les bustes des Drs Falret (1807-1870) et Baillarger (1809- 1890). Dans le grand amphithéâtre des cours se voit un beau tableau de Tony Robert- Fleur y, le Docteur Pinel délivrant les folles des instruments de torture avec lesquels on les mart}Tisait.
Le boul. St-Marcel (pi. G. 22), qui part de là à dr., passe à g. au marché aux chevaux (mercr. et sam. à partir de midi), qui est aussi le marché aux chiens et atix bicyclettes (dim.), puis devant une statue de Jeanne d'Arc, en bronze, par Chatrousse.. Ce boulevard aboutit à g. dans l'avenue des Gobelins (p. 333).
Presque en face de la statue de Jeanne d'Arc, à dr., la rue Scipion, qui mène à la place de ce nom. Au coin (n*' 13), la boulangerie des hôpitaux et hospnces (pi. G. 22). fondée en 1742 dans un hôtel bâti en 1565 par Scipion Sardini, gentilhomme toscan, de la suite de Catherine de Médicis.
332 Rive g. 21. RUP: ST-JACQUES.
En face, les Boulangers, groupe céramique, par A. Charpentier et E. Millier. — Non loin de lA, dans la me du Fer-A.-Moulin, l'amphithéâtre cVanatomie (pi. G. 22), dit do Clamart, sur l'emplacement de l'hôtel de Clamart, dont le jardin devint un cimetière où furent déposés les restes de Mirabeau que la Convention enleva du Panthéon. En face, la hcdle aux cuirs.