‹ Paris et ses environsChapitre 82 sur 102 · CHAPELLE BASSE · texte numérisé non relu

CHAPELLE BASSE

Le musée chinois, qui est au rez-de-chaussée, à dr. dans le bâtiment principal, est ouvert aux mêmes heures que le palais. L'entrée est dans la cour de la Fontaine (v. ci-dessous). C'est une riche collection, commencée à la suite de l'expédition de Chine en 1860. — I'^ salle: brûlepai'fums, jardinière à émaux cloisonnés, lustre, dragons et pagode en cuivre, bas-reliefs en jaspe, panneaux en laque, défenses d'éléphant; dans les vitrines, la couronne du roi de Siam , une belle aiguière, etc. — II» salle: pagode en bois, parures de grand prix, surtout une ceinture qui avait été donnée par Louis XV aux ambassadeurs siamois; une décoration de l'Eléphant, un collier de mandarin, en jade, etc. — Ille salle: palanquin, armes et armures, drapeaux, etc.

Jardins. — La principale entrée des jardins est par la couide la Fontaine, où l'on arrive en passant par une grande porte à dr. de l'escalier du Fer-à-Cbeval. L'étang qui s'y trouve est rempli de grosses carpes gloutonnes.

A dr. en deçà s'étend le jardin anglais, planté sous Napoléon I*^"".

A g. au delà de l'étang est la po7^te Dorée du palais, du règne de François I''". Elle est décorée de fresques d'après le Primatice, qui ont été restaurées. C'est une des entrées de la cour Ovale ou du Donjon, qui n'est pas publique, mais qui est intéressante par son péristyle, dont les colonnades sont des spécimens de l'arcbitecture de la première Renaissance française. — Le pai^terre, autre jardin public au delà de l'étang, a été dessiné sous Louis XIV par Le Nôtre. Il y a plusieurs pièces d'eau et des sculptures. — Au N., la cour Henri IV, auj. une école d'application de l'artillerie et du génie. Plus loin, à l'E., un canal creusé sous Henri IV (1200 m.). — Au N.-E. du parterre, le parc, avec un labyrinthe, dans le fond, et la treille du roi, au mui" de g., qui produit une partie des fameux raisins dits «chasselas de Fontainebleau» (en v. 29 000 grappes par an).

La *forêt de Fontainebleau, qui a 80 kil. de tour et une superficie de plus de 17000 hect., est regardée avec raison comme la plus belle de France. Elle est bornée au N.-E. par le cours sinueux de la Seine. Le sol en est très accidenté; il se compose surtout de sable et de grès, utilisé pour le pavage. Ses magnifiques futaies et ses gorges sauvages oifrent des promenades aussi variées que pittoresques et de jolis motifs aux peintres (p. 430),

Forêt. FONTAINEBLEAU. Env. de Par. 34. 429

On troTivera des poteaux indicateurs à tous les carrefours. Des marques bleues et rouges, sur des arbres et des rocliers, y signalent les endroits les plus pittoresques et les directions à suivre. La marque rouge avec les distances au-dessous indique la direction de Fontainebleau. — Hors des chemins, se méfier des vipères.

Il y a deux beaux points de vue dans la partie E. de la forêt, au N. de Fontainebleau: la * Croix- du- Calvaire, à env. 20 min. audessus de la ville qui s'y présente sous un aspect fort pittoresque, et la '^tour Denecourt, célèbre par son vaste panorama, mais où la ville même est cachée. Il faut , de la gare , env. ^3 ^- P^iir y aller (v. p. 424). De la ville, on y va en V^ d'h. env., par la rue Grande, la route de Melun et en prenant au carrefour de la Croix-d' Anges, à dr. (2 kil. ^2)5 1^ chemin de Fontaine-le-Port, jusqu'à un poteau (500 m.) qui indique à dr. la tour Denecourt. Il y a un belvédère et une buvette. A la tour, le médaillon en bronze de Denecourt (m. 1875), qui a consacré sa fortune à l'étude de la forêt. Le regard y embrasse une circonférence de plus de 60 kilomètres. On distingue par un temps clair la tour Eiffel, à Paris.

Entre la route de Melun et celle de Paris (v. ci-dessous), le Nid de V Aigle, un des plus beaux bouquets d'arbres de la forêt, et le Gros- Fouteau, avec une belle futaie, à 72 li- <1^ centre de Fontainebleau.

Si l'on a peu de temps à consacrer à la forêt, on se contentera de visiter les rochers et gorges de Franchard , à env. 1 h. de la ville (voit., p. 424). On prend, pour y aller, à l'extrémité de la rue de France, au N.-O. (74 d'b.), la route qui se détache à g. de celle de Paris, par laquelle on irait au Gros-Fouteau et au Xid de l'Aigle (v. ci-dessus). Les voitures vont jusqu'à la route Ronde, où elles tournent à g., pour arriver bientôt au restaurant. Les piétons quittent la route au bout de 35 min. et prennent à g. un sentier , dit la *« route de la Fosse-Rateau», et 5 min. après un autre sentier à dr., qui conduit aussi en 5 min. au restaurant de Franchard {s'mîormQT d'avance des prix!). Les rochers et gorges de Franchard consistent en un chaos de rochers de grès blanc et très dur. où croissent toutes .sortes d'arbres et de broussailles. Le bassin, qui mesure 4 à 5 kil. de tour, commence à 5 min. à l'O. (restes d'un vieux couvent), près de rochers d'où la vue embrasse toute la gorge. Si l'on est pressé, prendre un guide, mais faire prix d'avance (d'ordinaire, 1 fr. 50). On retournera alors à Fontainebleau par le même chemin.

Les gorges d^ Apremont et la haute futaie du Bas-Bréau, qui les avoisine, au X. des gorges de Franchard, sont également une promenade intéressante. L'excursion de ce côté demande 4 à 5 h., à partir de Fontainebleau. Des gorges de Franchard, on gagne env. 1 h., 2 h. sur les deux excursions. Entre les rochers d'Apremont et une autre chaîne de collines au S., appelées Monts- Girard, s'étend le Dormoir, un des plus beaux endroits de la forêt, le rendezvous des grandes chasses. Au sommet des gorges d'Apremont se trouve la caverne des Brigands, grotte où se vendent des rafraî-

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chissements et des souvenirs (faire prix !). Plus au N. est la route de Paris déjà mentionnée, qui passe, du côté de Fontainebleau, près des hauteurs de la Solle, au carrefour de Belle- Croix, non loin de la mare à Plat, au Gros-Fouteau (p. 429), etc.

Barbison (hôt.: de la Forêt, rep. 7 fr. par jour, ch. de 4 à 15 fr.; H. des Charmettes, pens. 6kl fr. ; des Artistes; H. de V Exposition, déj. 2 fr. 50 et 3, dîn. 3 et 3.50, pens. dep. (5 fr.), desservi par un tram-w. de'Melun, est à V+ d'h. à l'O. du Bas-Bréau. C'est un rendez-vous d'artistes, illustré par Th. Rousseau et Millet, mais il n'y a d'intéressant que des souvenirs de divers peintres dans les hôtels.

Entre autres endroits renommés dans la partie S. de la forêt, il y a le rocher cVAvon, près du parc du palais, entre la route de Moret et le chemin de Marlotte ; la gorge aux Loups et le Lotig- Bocher, vers l'extrémité de la forêt, près de Marlotte et de Bourron.

Marlotte (hôt. Mallet, peus. 6 à 8 fr.), à env. V^ à'h. de là et 9 kil. de Fontainebleau, est un rendez-vous de peintres, desservi par la stât. de Montigny, à ^U û'h. à l'E. (ligne de Montargis), d'où l'on peut revenir à Fontainebleau par Moret. — Près de la forêt également, à V4 <i'h. à l'O. de Marlotte, Bourron (hôt. de la Paix; pens., 6 fr.), village convenable pour un séjour, avec stat. à l'embranch. des lignes de Montargis et de Malesherbes. — Pour Moret, v. le Nord- Est de la France, par Bsedeker.

TABLE DES PEmCIPAUX AETISTES

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