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De Paris à Fontainebleau

59 kil. Chemin de fer de Lyon (p. 183). Trajet en 1 h. 5 à 1 h. 50. Prix: 6 fr. 60, 4 fr. 45, 2 fr. 90; aller et retour, 9 fr. 90, 7 fr, 15, 4 fr. 65. — Excursion d'une journée. On quittera Paris par le premier train.

2 kil. Bercy-Ceinture (v. l'append., p. 45). — 5 kil. Charenton (p. 264). On traverse la Marne non loin de son embouchui-e dans la Seine. A g. , l'hospice de St-Maurice (p. 264). Sur la rive g. de la Marne, Alfortville (p. 264). — 7 kil. Maisons- Alf or t, village de 10547 hab., connu par son école vétérinaire créée en 1766 par Boui'gelat. Château de Charentonneau et villa Lesieur. Plus loin, la ligne de Grande-Ceinture.

15 kil. Villeneuve-St-G-eorges {cafés à la gare), village de 8178 hab., à g., sur le versant d'une colline, au confluent de l'Yères et de la Seine. Ancien château de Beauregard, où habita la veuve du romancier Balzac (comtesse de Hanska), auj. à la ville. Ateliers du ch, de fer de Paris-Lyon. Pont suspendu sur la Seine , à dr. de la voie (à Ablon, v. p. 418). Yaste gare où passe la ligne de Grande- Ceinture. Bat. à vap. de Paris, v. p. 418. Au square de la Mairie, la statut de V. Duruy (1811-1894), anc. ministre et historien, par Alf. Lenoir (1900).

De ViLLESEm^E-ST-GEORGES À Meluk par Corbeil (ligne secondaire; 43 kil. ; 1 h. 25 à 1 h. 35 ; 4 fr. 95, 3 fr. 35, 2 fr. 15). — 3 kil. Draveil- Vigneux. On franchit la Seine. — 7 kil. Juvisy (p. 418). — 11 kil. Ris- Orangis. — 15 kil. Evry- Petit- Bourg.

422 E"v. de Par. 34. MELTJN. -^e Paa-is

18 kil. Corbeil (hôt. : de la Belle-Image, à g. en deçà des moulins; Bellevue, au pont, rive dr.), ville de 9632 hab. et chef-lieu d'arr. de Seineet-Oise, au confluent de la Seine et de V Essonne. Elle doit son origine à une tour forte , érigée au xi» s. pour arrêter les incursions des Normands, et devint la capitale d'un comté que Louis le Gros réunit à la couronne. St Louis y signa un traité avec Jacques !«'• d'Aragon (1258). Les moulins de Corbeil, non loin de la gare, sont très importants. Au delà des moulins, Vhôtel de ville et, dans un petit jardin, le monument des frères Galignani (m. 1873 et 1882), éditeurs de Paris qui furent les bienfaiteurs de Corbeil, groupe en marbre par Chapu. L'église St-Spire, où l'on arrive par la rue de ce nom, a été fondée par Haymon Jer, comte de Corbeil (m. 957), mais reconstruite au xii^s.; ou voit dans la Iro chap. à dr. de l'entrée le tombeau de Haymon et celui de Jacques de Bourgoin de Corbeil (m. 1G61). Au N.-O. de Corbeil, les vastes étahlissement-H Decauville, où se fabriquent surtout des chemins de fer à voie étroite et portative (950 ouvriers) , et au S.-O. , le village d'Essonnes, avec la grande papeterie de ce nom (3000 ouvriers). — Ligne de Montargis, V. le Nord-Est de la France, par Bîedeker.

Au delà de (21 kil.) Villabé la ligne de Melun passe par un tunnel et traverse l'Essonne. — 25 kil. Coudray-Montceanx. — 29 kil. St-Fargeau- Seine-Port; Seine-Port est sur la rive dr. — 33 kil. Ponthierry-Pringy, où il y a un pont sur la Seine. — 38 kil. Vosves. On longe à dr. le parc du château de Belombre.

43 kil. Melun (v. ci-dessous). — La ligne traverse ensuite la Seine et se prolonge, par la rive dr. de la Seine, jusqu'à Montereau (36 kil.). Sur l'autre rive, jusqu'au delà de la 6e stat. (Champagne), est la forêt de Fontainebleau (p. 428) et la 5^ station, Vulaines (17 kil.), n'est qu'à env. 2 kil. de la tour Denecourt (p. 429.)

La ligne directe remonte la vallée de VYères et traverse cette rivière deux fois, avant et après (18 kil.) Montgeron. — 22 kil. Brunoy. Ensuite un long viaduc d'où l'on a une belle vue. — 26 kil. Combs-la- Ville; 31 kil. Lieusaint; 38 kil. Cesson. — Fuis on franchit la Seine; à dr., la ligne de Corbeil (v. ci-dessus).

45 kil. Melun. — Hôtels: du Grand- Motiar que, rue du Miroir, ch. 2 fr. 50, dîn. id. ; du Commerce, rue Carnot, tous deux près de St- Aspais. — Tramway électr. traversant toute la ville.

Melun (70 m. d'alt.), situé à g. de la voie, sur la Seine, est une ville de 13 059 hab. et chef-lieu du départ, de Seine-et-Marne, faisant un commerce considérable de grains, de volailles et de fromages de Brie. C'est le Mecletodunum on Melodunum des Romains, pris par Labiénus, lieutenant de César, en 53 av. J.-C. Ravagée au moyen âge par les Normands, elle devint résidence royale sous les premiers Capétiens. Elle fut prise en 1358 par Charles le Mauvais de Navarre, en 1359 par B. du Guesclin, en 1420 par les Anglais, qui en furent chassés dix ans plus tard, et en 1590 par Henri IV.

Près de la gare, on remarque la grande brasserie Ch^vber.

L'avenue Thiers, à dr. de la gare, mène à la vieille ville et traverse une île de la Seine, où se trouva la cité gauloise. Au coin de l'avenue Thiers et du boni. St-Ambroise, un monument érigé en 1899 aux victimes de la guerre de 1870-71. V église Notre- Dame, dans l'île, est un édifice roman des xi^ et xii^ s., mais remaniée plus tard et restaurée encore au xix^ s. ; elle a deux tours

à Fontainebleau. MELTJN. Env. de Par. 34. 423

romanes au delà du transept, le chœur est de style goth. On remarque dans le bas côté de dr., une Descente de croix de Jordaens, d'après Rubens; un Moïse sauvé des eaux, par le Primatice, un Ecce Homo de Séb. Franck, et une belle pierre tombale du xv^ s.

La rue principale de l'autre côté de l'île passe derrière Végllse St-Aspais, dont la jolie flèche se voit de loin. C'est une église du xvi^ s,, de forme irrégulière, le vaisseau s'élargissant de façon à avoir cinq nefs au chevet. Sur le mur extérieur de l'abside, un médaillon moderne de Jeanne d'Arc, par Chapu, destiné à rappeler la délivrance de la ville en 1430. A l'intérieur, on remarque au chœur de beaux vitraux anciens et. à dr., six beaux médaillons, des Apôtres et des Pères de l'Eglise, en marbre, du xvii« s: dans le bas côté de dr. , 1« et 2^ chap., une Cène et les Enfants dans la fournaise, deux tableaux anciens; dans celui de g., un grand Christ moderne, par H. Schopin.

Devant l'église, la caisse d'épargne. La rue du Miroir mène plus loin à la ville haute, où se trouvent le clocher St-Barthélemy, du xviii« s., et, un peu avant, à g., la, préfecture.

En deçà, encore à g., le boul. Victor-Hugo, où s'élève, du côté de la Seine, le monument de Pasteur Q822-1890j. buste et groupe en bronze par A. d'Houdain ; il a été érigé en reconnaissance de la découverte du vaccin du charbon qu'il fit dans le pays.

L' hôtel de ville, rue de ce nom, à dr. au delà de St-Aspais, est un édifice dans le style de la Eenaissance, en partie ancien, mais terminé en 1848. La cour est décorée d'une statue d'Amyot (né à Melun; 1513-1593), évêque d'Auxerre et traducteur de Plutarque ; c'est un marbre de Godin (1860). A l'intérieur, un petit musée, comprenant des moulages des sculptures de Chapu, né aux environs (1833-1891), des antiquités locales et des peintures. — La rue de l'Hôtel -de -Ville aboutit à la place St-Jean, où il y a une fontaine moderne, en fonte bronzée, avec des statues.

Le château de Vaux-Praslin ou Vaux-le- Vicomte, à 6 kil. de Melun. est une maguilique construction du xvu^ s., avec un immense parc, qui coûtèrent 18 millions à Xic. Fouquet, surintendant des finances sous Louis XIV. On le visite avec une autorisation du propriétaire, M. Sommier, rue de Ponthieu, 57, à Paris.

Trajiw. à vap. de Melun: 1. à Verneuil (p. 421); 19 kil. en 1 h., pour 1 fi'. 45 et 1 fr. 10; — 2. à Barbison, à l'entrée de la forêt de Fontainebleau, près des gorges d'Apremont (p. 429), par Dammarie-lès-Lys (1734liab.) et Chailly -en- Bière (1298 hab.) ; 12 kil. en 3/^ d'h., pour 1 fr. 25 et 75 c.

Après la stat. de Melun, à g., le chat, de Vaux-le-Pénil (xviii^ s,), au-dessus de la rive dr. de la Seine. Plus loin, un petit tunnel. On revoit ensuite la Seine à g. Belle vue en aiTière de ce côté. — 51 kil. Bois-le-Roi. — Puis la forêt de Fontainebleau. — 59 kil. Fontainebleau.

42t ^v. de Par. 34. FONTAINEBLEAU. Ville.

Fontainebleau.

La GARE est à 1/2 h. de marche du palais: traviw. électr., 30 c. Omnibus des hôtels, 30 c. — Si l'on an-ive de bonne heure, aller immédiatement, de la gare, à la tour Deuecourt (p. 429) : prendre à g., traverser la voie, et 2 min. plus loin encore à g., puis tout droit jusqu'au carrefour, d'où la route de dr. mène à la tour (V2 h.). On visitera ensuite le palais et le jardin (1 h. à 1 h. 1/2) et l'on fera plus tard une promenade à pied ou en voiture aux gorges de Franchard (p. 429; 2 à 3 h.). Il est bon de commander le dîner d'avance.

HôTKLS, où il est bon de s'informer d'avance des prix: de France & d'Angleterre, de l'Aigle-Noir (ch. t. c. dep. 5 fr., rep. 1.25, 4 et 5, v. u.c., et à la carte, p. dep, 12 fi-.), tous deux près du palais; H. de la Ville-de-Lyon & de Londres, rue Royale, 21, du même genre (p. dep. 12 fr.); H. du Lion-d'Or, place Denecourt, 25 {22 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1.25, 3 et 3.50, v. n. c, p. dep. 8 f r.) ; de la Chancellerie, rue de ce nom et rue Grande, 2, près du palais (20 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50, v. c, p. dep. 8 fr.); de Moret & d' Armagnac , rue du Château, 16 (40 ch, dep. 4 fr., rep, 1, 3 et 3.50, v. c, p. dep. 10 fr.); du Cadran-Bleu, rue Grande, 9 (50 ch. de 2 fr. 50 à 4, rep. 1, 3 et 3.50, v, c, p, dep. 10 fr.); H.-Pens. Launoy, boul, de Magenta, 37, recommandé (40 ch. dep. 3 fr, 50, rep. 1, 3,50 et 4,50, p, 10 à 13 fr,); H.-F. Victoria, rue de France, 112- 114 (16 ch,; p, 8 à 10 fi",).

Restaurasts : dans les hôtels et chez E. Charny, rue Grande, 112 et 114 (déj, 2 et 2 fr. 50, dîn. 2.50 et 3),

Cafés: Naudin, rue des Bons-Enfants, 33; du Cadran-Bleu, à l'hôtel, rue Grande, 9 (bière de Munich); de V Hôtel -de -Ville, même rue, 23; Henri II, id., 65, etc.

Voitures de place: course en ville, 1 fr.; à la gare, 2, 2.50 si la voit, est demandée à domicile; de la gare en ville, 2fr, ; à l'heure, 3fr. ; pour la forêt, prix à débattre. — Se défier des cochers qui veulent tout vous faire voir pour un prix fixe, et garder sa liberté.

Poste et télégraphe, place Deneconrt et rue de la Chancellerie. — Temple protestant, rue Béranger. — Synagogue, rue du Parc.

Admission au Palais (gratuite): tous les jours, de 10 h. à 5 h. en été et de 11 h. à 4 h. en hiver (oct.-avril), sous la conduite d'un gardien (pourb.), qu'on trouve à l'entrée, au fond de la cour principale, ou dans les dépendances à g, de la grille,

Fontainebleau, chef-lieu d'arr, de Seine-et-Marne, est une ville paisible de 14 160 hab., régulièrement bâtie, aux rues larges, et célèbre par son château qui fut une des résidences royales les plus fréquentées. Elle est aujourd'hui à la mode pour la villégiature, et la vie y est assez chère.

En sortant de la gare, on suit la rue Grande, où l'un remarque Vhôtel de ville, d'origine récente, et plus loin, le monument du président Carnot (1837-1894), C'est une pyramide précédée d'une statue de la France et surmontée d'un buste, bronzes par Peynot. Sur la place Centrale, derrière l'église, la statue du général Damesme, de Fontainebleau, tué par les insurgés en juin 1848, bronze par Godin (1881). — Sur la place Denecourt, devant le palais, le beau monument de Rosa Bonheur, inauguré en 1901 : un taui-eau en bronze, œuvre de la grande artiste, sur un socle de granit avec quatre bas-reliefs représentant son portrait et trois de ses tableaux.

Le *palais ou château de Fontainebleau, qui a remplacé un

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Pcdais. FONTAINEBLEAU. Env. de Par. 34. 425

château fort de Louis VU, a été bâti sous François F"" sur les plans de Gilles le Breton, Pierre Chambiges et Philibert Del&rme. Il est des plus vastes, mais inférieur, comme ensemble, aux autres châteaux de l'époque. Ce qu'il a de plus remarquable, c'est sa décoration intérieure, dans le style de Jules Romain. Henri IV (m. 1610) et son fils Louis XIII (m. 1643) y firent des additions, mais il n'a guère subi de changements depuis lors. Napoléon I^^' en fit une de ses résidences favorites. Le château, négligé dep. 1815, a été restauré à grands frais par Louis-Philippe et Napoléon III.

Parmi les souvenirs historiques qui s'y rattachent, outre les événements dont il sera question ci-après, mentionnons encore les suivants : François /«'• y reçut Charles-Quint en 1539; Henri IV y fit arrêter en 1602 le maréchal de Biron , son ami et son compagnon d'armes devenu conspirateur, pour le faire décapiter quatre semaines après à la Bastille; Louis XIII y était né l'année précédente; Louis XIV y signa en 1685 la révocation de l'édit de Nantes; le Grand Condé y mourut en 1686; enfin le divorce de Napoléon I^^ et de Joséphine y fut prononcé en 1809.

La COUR DU Cheval-Blanc, où l'on se trouve d'abord, doit son nom à une statue qui s'y élevait anciennement. On l'appelle aussi la cour des Adieux, parce que Napoléon P^ y fit en 1814 ses adieux aux grenadiers de la garde , qu'il y passa encore en revue à son retour de l'île d'Elbe, en 1815. — Le pavillon central est précédé d'un escalier d'honneur, dit Vescalier du Fer-à-Cheval. C'est audessous, en face, qu'est l'entrée ordinaire des visiteurs.

Intérieur. — La chapelle de la Trikité, à g. au rez-dechaussée, a un beau plafond, œuvre de Fréminet (1618-1619; restaurée). L'autel est par Bordogni (commenc. du xvii« s.), le tableau, une Descente de croix par J. Dubois, les statues par G. Pilon. En face de l'autel, la tribune royale. Cette chapelle a vu le mariage de Louis XY en 1725, le baptême du prince Louis-Napoléon (plus tard Napoléon III) en 1810, et le mariage de Ferdinand, duc d'Orléans (p. 227), en 1837.

On monte de là au premier, où l'on visite d'abord les appartements dits de Napoléon F'' ou la galerie de François I***" (p. 427), ou bien la galerie des Assiettes (p. 427) et les autres appartements du côté de la façade, en passant par le vestibule du Fer-à-Cheval.

Appartements de Napoléon I^r (en réorganisation), du côté du jardin de l'Orangerie. Antichambre: dessus de portes par Boucherais. Continence de Scipion, par Vien ; les Dames romaines donnant leurs bijoux pour la patrie, par Brenet; pendule Louis XYI, etc. — Cabinet du secrétaire, avec le bureau de campagne de Napoléon pr.

— "^Salle de bains, qui a des glaces ornées de peintures, par Barthélémy, provenant de celle de Marie- Antoinette au Petit-Trianon.

— Cabinet où Napoléon signa son abdication, en 1814, sur le petit guéridon du milieu. — Cabinet de travail, avec plafond par J.-B. Regnault, la Loi et la Justice. — Chambre à coucher, qui a une belle cheminée du temps de Louis XVI, de très beaux meubles avec bronzes, le lit de Napoléon, etc.

426 Env. de, Par. 34. FONTAINEBLEAU. PaUis.

A g., la *SALLE DU Conseil, de l'époque de Louis XV, décoré par Boucher et Vaii Loo, et dont les meubles sont en tapisserie de Beauvais. Grande table avec dessus d'une seule pièce, de 2 m. 10 de diamètre. Pendule de Boule. — Puis la *salle du Trône, qui a un magniUque plafond, un lustre en cristal de roche du temps de Charles IX, des boiseries faites sous Louis XIII et Louis XIV et un buste de Napoléon I*""", par Canova.

Ensuite les ^appartements de Marie- Antoinette: boudoir avec deux beaux vases en ivoire, etc.; chambre à coucher avec tentures données par la ville de Lyon, le serre-bijoux de Marie- Louise et le berceau du roi de Rome (orné d'une Victoire); salon de musique avec guéridon en porcelaine de Sèvres; salon des dames d'honneur: mobilier Louis XVI, tapisseries de Beauvais.

Puis la galerie de Diane ou de la Bibliothèque (86 m. de long ; 30000 vol.), construite sous Henri IV et restaurée sous Napoléon P"" et Louis XVIII. Peintures (mythe de Diane), par Bloridel et A. de Pujoly et divers tableaux, en particulier un portrait de Henri IV par Mauzaisse. Vitrine centrale (à l'entrée), fac-similé de l'abdication de Napoléon. Meuble vitré : éditions des xv«-xvi'^ s. ; reliures rares. A l'entrée, à g., épée et cotte de mailles de Monaldeschi.

Aii-dessous se trouve l'anc. galerie des Cerfs, qu'on ne visite pas. Christine de Suède, qui résidait à Fontainebleau après son abdication (1654), y fit tuer par vengeance, en 1657, le comte italien Monaldeschi, son grand écuyer, après l'avoir soumis à un simulacre de jugement.

On retraverse d'ordinaire la galerie de Diane pour passer dans les SALONS DE RÉCEPTION, parallèles aux appartements de Marie- Antoinette, du côté de la cour Ovale (p. 428j. L'antichambre est ornée de gobelins du temps de Louis XIV. — Le salon des Tapisseries (à la suite) a un buffet Louis XIII, des commodes Louis XIV et de très anciennes tapisseries flamandes (Psyché). — - Dans le salon de François P'", une belle cheminée , en partie du xvi*^ s., un plafond à caissons et des tapisseries de Flandre (chasses princières).

Le beau salon Louis XIII, où est né ce roi, est décoré de peintures par Âmbr. Dubois (1543-1614 ou 15), tirées du roman de Théagène et Chariclée; petit miroir de Venise, un des plus anciens de ce genre, et cotfret à bijoux d'Anne d'Autriche, en ivoire, — Dans la SALLE St-Louis, quinze tableaux dont les scènes sont empruntées à la vie de Henri IV, un bas-relief en marbre représentant ce prince à cheval, par Jacquet, etc. — Au salon des Jeux ou des Aides-de CAMP, une pendule Louis XFV et deux bahuts sculptés en ébène (xvi^-xvii*^ s.). — Dans la salle des (tardes, une belle cheminée, en partie par G. Pilon, avec un buste de Henri IV, des statues de la Force et de la Paix, un plafond ancien et un beau plancher moderne.

Puis I'escalier du Roi ou escalier d'honneur, une anc. chambre, avec peintures par Nie. delV Ahhate et le Primatice , restaurées ou refaites entièrement par A. de Pujol: les sujets sont tirés de la vie d'Alexandre. On voit bien du palier la cour Ovale (p. 428). Dans

Palais. FONTAINEBLEAU. ^v. de Par. 34. 427

* le PASSAGE et I'antichambre, des tableaux par Boullongne (Vénus et les AmoTirs), Martin, Steentoick, et la Pudeur cédant à l'Amour, groupe, par J. Debay,

Les APPARTEMENTS DE MJviE DE Maintexon sout moins somptueux. Dans le salon, un écran brodé par les demoiselles de St-Cvr, un meuble de Boule et des sièges à tapisseries au petit point. — Cabinet de travail: tapisseries de Beauvais. — Cabinet de toilette: Flore, par Boullcmgne. — Chambre à coucher. — Boudoir.

Un corridor conduit de là à la "^galerie de Hexri II ou salle DES Fêtes, construite sous François 1^^. Henri II la fit magnifiquement décorer pour Diane de Poitiers. Le croissant et le monogramme de Diane et iîenri s'y voient dans beaucoup d'ornements. Les fresques, représentant des sujets mythologiques, sont du Primatice et de son élève Nie. delV Abbate; mais eUes ont étérestaurées par Alaux et elles ont perdu une grande partie de leur originalité. A l'extrémité, une cheminée monumentale. Beau coup d'œil sur les jardins.

Nous retournons jusqu'au salon St -Louis et nous entrons à g. dans la galerie de François P^", parallèle aux appartements de Napoléon P^, du côté de la cour de la Fontaine (p. 428). La galerie est décorée de quatorze grandes compositions en majeure partie du Rosso, des scènes allégoriques et mythologiques ayant rapport à l'histoire et aux aventures de François P^". Elles sont séparées par des bas-reliefs, des cariatides, des trophées et des médaillons. La salamandre et le chiffre du roi s'y répètent souvent.

Le VESTIBULE d'honneur, entre l'escalier du Fer-à-Cheval et la galerie François 1^^. a deux belles portes en chêne du temps de Louis XTTT et quatre portes modernes du même genre , ainsi qu'un serre-bijoux du temps de Louis - Philippe , en porcelaine de Sèvres, et ime statue en onyx et en argent, par Cordier.

A g. sont les appartements des Reines Mères et de Pie YII. Ils ont été habités par Catherine de Médicis (m. 1588), Anne d'Autriche (m. 1666) et Pie YII, dans sa captivité (1812-1814). D'abord une antichambre, avec sièges et tentures en cuir dit de Cordoue et un très beau bahut Louis XIII; sur la cheminée, les Bacchanales, par N. Hcdlé. —Le salon des officiers de service est décoré de gobelins, l'Histoire d'Esther, de 1740, et une commode de (routhière. — Salon de réception, aussi avec des gobelins, des meubles en tapisserie de Beauvais et un *plafond Louis XIII. La chambre d'Anne d'Autriche, également ornée de gobelins ; ameublement Empire. Deux cabinets, le premier avec le portrait du pape d'après David, le second avec deux commodes dans le goût de Boule (dont une de Eiesener). — Puis viennent : la chambre à coucher du pape (modifiée), le salon d'angle, orné d'un vieux gobelin (le Parnasse) et d'une pendule Louis XIV, et le salon d'attente, avec des gobelins. — Enfin une antichambre, où il y a des biscuits et de petits vases de Sèvres, et la

428 Ein: de Par. 34. FONTAINEBLEAU. Jardins.

GALERIE DES Fastes, OÙ 86 voient dcs tableaux anciens, des gobelins et des portraits de Louis XV et de Marie Leczinska, par C. Van Loo.

Une dernière galerie de ce côté, par laquelle on entre quelquefois, est la GALERIE DES AssiETTEs, ainsi nommée à cause de sa décoration, due à Louis-Philippe: des assiettes en porcelaine où sont représentées les résidences royales. On y a transporté des fresques de la galerie de Diane, par Ambroise Dubois.

On visite enlin la chapelle haute de St- Saturnin, avec la tribune de Henri II et d'anc. peintures restaurées en 1895, et la

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