‹ Paris et ses environs: manuel du voyageur (volume 2)Chapitre 28 sur 59 · Jusqu'à Entrée libre le dimanche, 2 et · texte numérisé non relu

Jusqu'à Entrée libre le dimanche, 2 et

X RIYE D]

La partie U plus anim^STW PUfiy «s*^ celle de la rive droite de ia Seijie, du reste U plus grande. C'est là en e^et que sont les rues iei$ plus fréquentées et les plus remarquables , les hoyievards proprement dits dans le langage parisien; les plus belles pi'ornenadej, les hôtels, les restgi^tXXLnU'%t les ca /ef ^ les plus luxueux, Tés principaux théâi rôs, les plus brillants m^asins, la Bourse et la Banque , V hotéi desF ostes et \9&HjQU^J[l£û(UTale$^\M Biblioth èque Na tionale; le Pal ais -fioyai ^ éclipsé aujourd'hui par les bouIeTards', 'mais cependant toujours comme le centre de la ville; le Louvre, avec ses trésors artistiques; les TyLtUries et Vhâtel de ville ^ les ^ha^f}- Elyse'es^ le Trocader o, etc. "" *

X4. les bonlevar dg| 4? |^ Bftfltilltft h lift Wnflal^'"^

( Les boulevards se divisent en quatre catégories : anciens boule- I vards ou boulevards intérieurs, boulevards extérieurs, nouveaux boulevards et boulevards de ceinture. Les anciens boulevards ou boulevç/rds intérieurs soji^ ainsi nommés parce qu'ils ont remplacé sous Louis XIV les véritables boulevards de l'enceinte fortifiée , transformés alors en promenades. La partie au N. de la Seine , la plus importante, forme }es boulevards proprement dits ou les grands | boulevards, qui s'étendent k peu près en hémicycle de la Bastille \ (pi. B. 25; V\) à la Madeleine (pi. R. 18; lî), sur une longueur dp ! 4800 m. et une largeur de plus de 30 m. Ces boulevards sont au j nombre d§ 11, savoir: les boulevards Beaumarchais, des Filles-du- ' Calvaire, du temple, St-Martin, St-Denis, Bonne-Nouvelle, Pois- ; sonnière, Montmartre, des Italiens, des Capucines, et de la Madeleine. On ne saurait, avant de les avoir rues, se faire une idée de ces rues, )5LUi surpassent aujourd'hui toutes les rues de l'univers , tant par la richesse de l'architecture , que par U luxe des magasins , des cafés, etc., et par l'animation qui y règne. — Les boulevards intérieurs du S^, qui forment sur la rive gaucjhé un autre hémicycle d'env. ' 7200. m. de développement, ne sont pas comparables aux précédents pour le luxe et l'animation^ et ils se confondent aujourd'hui à peu près avec les boulevards extérieurs , les Grands boulevards se trouvant conîjinués sur la rive g. par le nouveau boul. St-Germain.

Les boulevards extérieurs ont été tels en effet jusqu'à Pannexion de la banlieue, en ÎSl^îrlTs longeaient le mur d'octroi, qui avait été , construit à \^ fin du siècle dernier. La partie N.,, qui commence au ' pont de Bercy,. a 15 kil. ^2} ^^ partie S. 9 kil. de long; ils sont re- ' lativement peu intéressants.

Les nou^ i^pkxjboyleyard s ont été créés depuis 1852. Les plus importants'^nnîîîûSïg^J^Strasbourg, de Sébastopol, St-Michel, . de Magenta et VoUaire^etïa boule v. St-Germain déjà mentionné. '

+ Pour les renvois a noé pîfclii dte Paris et pour 1* maatére de s'^n servir, voir les remarques en tll« d« l'apjpen^o» ft 1*^ âÀ.<iV volume»

46 Rive dr, U PARIS. Lts boulevard».

A cette dernière c»«l$gprie de rues njBuves s'ajoutent un grand nombre à^ avenues, telles que les ayenues de l'Opéra, des Champs- Elysëes, de Friedland, Hoche, de Wagram, de la Grande- Armée, du Bois-de-Boulogne, Malakoff, d'Eylau, Kléber, dléna, Marceau, du Trocadëro, de TAlma, Montaigne, d*Antin, de Suffren, de la Bourdonnaye, Rapp, Bosquet, de la Motte -Piquet, Victoria, de la République, des Gobelins, Daumesnil.

Les boulevardê d'enceinte y non encore terminés, sont eenx qui longent les fortifications à rintérlenr de la ville^ remplaçant la me militaire, divisée en 19 sections.

Jusque dans ces derniers temps, les boulevards étaient macadamisés ; on les pave maintenant en bois, comme l'avenue des Champs - Elysées, la rue de Rivoli, etc. Ils ont de larges trottoirs en aspÏÏalTê bordés d'arbres. Ces arbres sont un des grands soucis de la municipalité, €4r rinjBuence du gaz leur est peroiciau^e. Ceux |ul meurent sont remplacés par d'autres à peu près aussi développés. La transplantation de grands arbres se pratique à Paris avec une telle habileté, que presque tous les nouveaux boulevards, les squares, etc., en ont été garnis dès leur création.

Une 2lojnenadt à pied, tout le long des Grands boulevards du N., depuis la place delà Bastille ou, au moins, depuis la place de la République jusqu'à la Madeleine , fera le mieux connaître à l'étranger la physionomie de Paris, car ces boulevards en sont toujours la principale artère. On ira d'un côté et Ton reviendra de l'autre. Le moment le plus convenable pour cette promenade est la matinée, de 9 h. à midi, lorsque la foule n'est pas encore trop compacte. Néanmoins on répétera cette promenade le soir, où des milliers de becs de gaz transforment la nuit en jour, et où l'on peut voir aussi l'intérieur des magasins , grâce à leur brillant système d'éclairage.

Une course sur l'impériale d'un des omnibus qui suivent les boulevards (trajet de 32 min.), est aussi pleine d'agrément; on se transportera de préférence par les boulevards, soit en voiture découverte, soit en omnibus, à la place de la Bastille, où commence notre description (v. ci -dessous). La circulation sur les boulevards bsî énorme*, ils sont parcourus journellement par 20 à 25000 voitures. Au milieu de la chaussée, aux carrefours, sont des refuges ou platesformes destinées à en faciliter la traversée, et l'on a ajouté à certains endroits aux candélabres de ces refuges des horloges pneumatiques.

Dans la bonne saison, les cafés (p. 11) ont des tables et des chaises sur les trottoirs , où l'on peut observer a son aise la vie des boulevards. Restaurants, v. p. 9 et 10; théâtres, p. 20 fet suiv.

Sur les bords des trottoirs s'élèvent des constructions d'une grande utilité à l'usage des hommes ,. nommées vespqsis;njk^8 ; des kJosQu es où se vendent les journaux (p. 37) ou qui sont des bureaux de contrôle pour les fiacres; de grosses ç^Iqûh^ sur lesquelles senties affiches des théâtres, etc. h^s faUteuUi et les ch^U& en fer, ^ùx endroits larges des trottoirs^ ae Iôïï5ïït20 et 10 c.^ mais il y a aussi de»^ane«4r««age'de toutU monde.^^ ..j . ,

La BastUlt. PARIS. Rive dr, L 47

- La description suivante commente à dessein k la place de la | Bastille, parce que, de cette manière, en allant de TE. à TO., on voit | d'abord les parties moins fréquentées et moins brillantes des boule*- j vards ; le mouvement augmente peu à peu, les maisons,- les boutiques j deviennent plus somptueuses, et on atteint enfin, en approchant de / V Opéra , les quartiers les plus beaux et les plus élégants de Paris, j fia visite des boulevards dans cet ordre se rattache du reste natu- j Tellement à la course d'orientation recommandée p. 41. !

^' Kace de la BaitilX e. Colo nne de Ju illet. *!

s La pl ace de la Bastill e (pi. B. 25; T)* communément appelée là Ba»tUU, était autrefois occupée par la bastUle Si- Antoine, forteresse construite de 1371 à 1383, sous les rois Charles Y et Charles YI, et laissée debout lorsqu'on eut rasé les anciennes fortifications , sous Louis XX Y. Elle était située à l'O., où Ton a marqué une partie de son emplacement sur le sol entre la rue St-Antoiue et le boulev. Henri lY. Outre qu'elle commandait le cours de la Seine et tenait en respect le quartier populeux et remuant de St -Antoine, cette forteresse était devenue avec le t»mps une prison d^ns laquelle on enfermait les personnes de qualité arrêtées pour raison d'Etat et les grands criminels , mais plus souvent encore les victimes du despo- ' tisme, des intrigues de cour, des vengeances personnelles de favoris, qui se faisaient donner par le roi les fameuses «lettres de cachet», avec lesquelles on incarcérait sans formes et sans Jugement. Cette prison odieuse a acquis enfin une célébrité historique par sa desr tructjon, le 14 juillet 1789, au commencement de la Révolution française, qui date de là ses grandes réformes. r

Le bruit s*était répandu que les réglmentâ postés à St- Denis mar- ' ehaient sur Paris et que les canons de la Bastille étaient braqués sur la rue St- Antoine. Il n'en fallut pas davantage pour pousser enfin le peuple vers la forteresse; la ville retentit du cri: «A la Bastille! à la Bastille!» et Ton s'y porta en armes de toutes parts. Les ponts étaient levés comme en temps de guerre; le gouverneur, Delaunay, sommé de les baisser, s*y ' refuse, bien qu'il ne soit pat en état de résister longtempa. la garnison . ne se composant que de lo8 hommes, dont un tiers d'invalides. Cepen- | dant les flots de la foule grossissent et son impatience ne se contient plus; deux hommes s'élancent hardiment vers le pont^levis et en brisent les chaînes à coups de haofae. Les assiéeeantff se précipitent de là vers le second pont pour l'abattre de même, mais la garnison fait une première décharge. L'ardeur de l'attaque devient alors de racharnement, et des gardes françaises survenant avec du canon ^ 1» combat change de face. Delaunay veut faire sauter la forteresse, la garnison l'en empêche et le presse de se rendre. On parlemente^ les plus avancés des assaillants promettent de ne faire aucun mal, le pont se baisse et le peuple est maître de la Bastille. Furieux d^une résistance de plus de 4 h., les vainqueurs ne veulent plus entendre parler de clémence envers ceux qui ont «fait feu sur leurs concitoyens* ; une partie des invalides et des Suisses sont sauvas à grand'peine par les gardes françaises , les autres périssent massacrés avec le gouverneur. — La Bastille fat ensuite complètement rasée.

yCLa ♦«^Alftf^i^» ^ •J«ij]ftf^ l^^i décore la place, fut érigée de 1881 à lo40, par les arckitectes Alavoine- et Duc, en l'honneur des victimes x de la révolution de juillet 1830. Sa hauteur, est do 47 m* ; elle le- i pose sur un soubaes^aent massil ea marbre blanc , da forma €i»u- '

4j8 Bive dr. h PARJSw Les boulevards.

t Uiio , pximitiveiment d«&tiné i une fontaine colossale en forme d'é- • léphant , que Napoléon l^' Toulait y élever. Sur ce soubasaemeot est un socle carré , dont les côtés sont ornés de 24 médAÎUous de ( bronze, représentant la Justice, la Constitution, la Force et 1& Li- '; berté, et qui supporte le piédestal en marbre de la colonne. Ce piédestal est lul-^méme décoré à ro, d'un beau lion p§f£|(nt (symbole du . mois de juillet), bas-relief en bronze d^Barye, au- dessous duquel I se lit l'inscription commémorative. Aux quatre coins sont des coqs j gaulois tenant des guirlandes. Le fut de la colonne, qui est en bronze, mesure 4 m. de diamètre. Il esé en partie cannelé et divisé par ' des anneaux en cinq tambours , sur lesquels sont inscrits les noms • des 615 victimes de Juillet. Au-dessus du chapiteau s'élève une so rte j de lanter gg que couronne un génie delU^Lilttlité en bronze dop^, I d'après jTbwmïm^, debout sur Un pied, tenant d*ûne maîn lè'Saint^eau de la civilisation et de Tautre les chaînes brisées de rescia vage. Un esealief éommode, de 238 mftrehes, eondult au aommei, d*oà Toi s une très belle vue. Quelques soas da pourboire au gardien.

On peut aussi visiter les caveaux sous la colonbe (pourb.). Il y eo

a deux, qui contiennent cbacun un sarcophage de 14 m. de long et 2 m. de

large, renfermant les rétftes des victimes de Juillet, auxquels on ajouU

en 184& ceux dea victimes de Février. Les «aveaux furent rouverts àvn

le même but en mai 1871, et de plus remplis de poudre, en vue de faire

sauter la colonne et de convertir tout le quartier en un monceau de

ruines ; mais cette poudre en fat ensuite retirée pour servir à la défense

de la plaee^ une des dernièdrea position» des insurgeai de sorte qu'il n'y

eut pas de dommages sérieux.

/ Au N. de la place est le large hnijl^vard TUrhçrd- J^f.vtni.'r. Sous

\ la partie du milieu passe le canal ^pifarttn, qui est voût^ sur une

i longueur de près de 2 kil. et éclairé par des soupiraux au milieu

I de petite jardins. A g. de ce boulev., le buuUyard Beaumfirrhn b.

que nous allons suivre ; puis , encoie à g., la rue SJ- AntainA . qui

fait suite k la rue de Rivoli (p. 71); le bculevardi Menti IV, dans

Taxe duquel le dom'e du Panthéon (p. 2015 forme une magnifique

perspective; un bassin du canal St-Martin, qui déboucke «u delà

dans la Seine, en face du Jardin des Plantas; la g are de Vincenn ei

(p. 17); la rue du J'qy,bourf-''Sf -■' Antoine f bien connue par la ré-

volution de 1848, etc.

La place est une station importante de tramways etd'omnibus : v. Vappendice et le plan-itinéraiie, Restaur., v. p. 9 et 13 (brasserie).

\/Jt De la Baftîlle au bonlevard Montmartar e. Place de la KéiîSfiftii^ Portes 'dt-JCartin et St -Denia r^L% ff»;;^ Lê^onïevard Beaamarchais (pi. R. 56 ; ///, V} ,^.le [premier et le plus long de"s "Grands boulevards, mesure env. 700 m. Il est ainsi nommé en l'honneur du célèbre écrivain Caron de Beaum«rchMS (m. 1799), qui avait ici une grande propriété. A g., n^26,l ^he'ât re Bea^im archais. Ensuite , à g.^ 1* J^e^des^Josges , qui vieîîl dô h - I place du "îîiSîQe nom (p. 180). '"^

^^ Xa rue St-Claude, un peu plus loin du même côté, conduit à Téglise St-Denit-dU'St'iSacremmt^ dams la rue de ^urenafé. C'est un édtAee peu isemarqqabU 4e «tyj^ ?uée*gr«f , mf^ qui «» dans 1« iphoewr <et dans les

PL de la Mepnhliqtie. PARIS. Itive dn 1, 49

chapelles aux extrëmitëf, des peintures de Pi^ol, Court, Picot, Decaisne et £ug. Delacroix (à dr. de rentrée).

s^Le bottleyard des niles-da-CalTai re (pi. R. 26; III) , qui vient ensuite , doit son nom a un ancien couvent. A Textrémité de ce boulevard, à dr., se voit le c irque d'Hiver ( p. 23). v^Le bouleYajrd dtt Temple (pi. k. 'Zd ai) est ainsi nommé parce qu'il est près deTancien quartier du Temple (v. ci-dessous). Il s'est appelé pour un temps boulevard du Crime, à cause des nombreux \ théâtres mélodramatiques qui s'y trouvaient , et 11 était alors plus < animé que maintenant ; il fut même jadis la promenade ï la mode, quand le centre de Paris était moins à l'O. La maison n" 42 , au \ renfoncement à dr. , a été bâtie sur remplacement de celle d'où , le t 28 juillet 1835, Fie9chi attenta aux jours de Louis-Philippe avec \ une machine infernale. Le roi ne fut pas atteint, mais quinze per- \ sonnes furent frappées à mort dans sa suite et dans la foule, entre autres le maréchal Mortier. Plus loin à g., le théâtre P g/isej^. ■

^^a ♦pl ace de la BéPttbliqtt e (pi. R. 27 ; III ;, i ancienne place du -j Château WEau, où aboutit le boul. du Temple, est maintenant une / A^s plus belles de Paris. Au milieu se dresse la §JÀXS;eJ£La Ré- / p uBLiqtJE inaugurée en 1883, œuvre des frères Morice, LepiSïêstal, en pierre, mesure 15 m. 50 de hauteur et la statue même, en bronze, 9 m. 50 , jusqu'à l'extrémité du rameau d'olivier qu'elle élève de la main droite. Autour du piédestal sont des ^alues de la Liberté, l 'Egalit é et la Fraterni té , 12 bas-reliefs en bronze, parDalou, représentant aes épisodes delà grande révolution , de la république de 1848 et de la nouvelle république. Devant, un lion en bronzé avec l'urne du suffrage universel. De chaque côté de la placé sont deux allées de beaux platanes, transplantés tels qu'on les voit à la fin de 1880, entre ces^allèes des jets d'eau et aux coins de grands mâts vénitiens. Des deux grands bâtiments au N.-E., le premier, les anciens Magaslns-Réunis, est occupé maintenant par diverses industries, un bureau de poste, les Messageries, un café, etc. , lé second est la raserne du Princ^-; Eugèn e, qui peut contenir 3235 hommes.

De la place de la République rayonnent diverses mes importantes: au S.-£., le Jxmlépqrd Voltaire fp. 148): à TE., Ymmue de la République^ qui doit se prolonger jusqu'au eimetierç d^ yjfr*'-^#''fhV'"^ (p. 190); au N.-E., la r ue du Fauboura^u- Temp tè, ' ouT mené & Belleville (p. 38 et 166); au N.-O., le b owevara ae 'Magenta^ qui passe devant les gares de l'Est et du îfoird^t s'e'tfe&a' Jtaqù'â Montmartre; au 8.-0., la vieille r»f "du Temple^

3 STva jusqu'à l'hôtel dgjtUi^i et un peu plus bas à dr. là gfanïïè^ rue e Turbw a^ qui deseenotout droit aux HjUJÙKajCfiBjXAles (p. 141). "*"

■^ A lu., entre la r ue de Bond y et la rue du Chiteau-d'Eau , près des y olîeS'Dramatiques (p. ^J) , lé ^jgwt Panorama TfçMonaVyrançaie (p. 23).

le marehé do^MnolSi Italie qui a remplacé l'ancien marché aux bardes, beaiieuufl plUfl IMfiôrtant et surtout plus original. Ce marché et le nquare voisin occupent l'emplacement du Tetmf^^ jadis la principale maison des Templiers en France, bâtie en 1212, et dent la grosse tour, qui subsista jusqu'en 1811, servit de prison à la famille royale en 1792 et 1793. Le square est décoré d^une tio Aue de Êéra naer. Derrière le square est la belle mairie du IIP arrondissement f Temple).

En"^ëçà du mareW, presque en face, se voit Vé çlise SU -Elisabeth , du

Bsedeker. Paris , 7^ édit. " "*"

50 Rive dr. J. PARI3. Les houïevards.

XTii^s., mais agrandie en 1826. Les fpfiis J&n siftXbcAJmne, à dr. de Ventrée, sont de 1654. La petite coupole du chreur est décorée d*une Apothéose de 8te EMsabetir; par Alaax. Il ; a d'aut re» peintur ea dans J.e pourtour du chœur, mais aurtout de belles "boîsefTes au' itVÏ® a., provenant d^une église d'Arras. Les sujets, tirés de la Bible, sont malheareusement petits et très mal éclairés.

^^ Le boulevard St-Martin (pi. R. 27, 24 j TII) , qui fait suit© à la place de la République, occupe une émlnence qui a été nivelée pour faciliter la circulation , tandis que les trottoirs sont restés à leur hauteur primitive. A dr. , plusieurs théâtres: les FqlieszXttamati^ues, VAmhign- Comique,, le théâtre de la Po rte-St-' Martin , incendié par les communards et rêbaîti en 1873, et le théâtre de In Renaissance (v. p. 21 et 22).

^^La porte St-Mattin, arc de triomphe de 17 m. 50 de haut et de large et 4 m.'SO' dTpâfsseur , fut érigée en 1674 en Thonneur de Louis XIV, sur les plans de P. Bellet. Elle est percée d*ane grande arcade et de deux petites. Les pieds -droits elles archivoltes des portes sont en bossages vermiculés. Les bas-reliefs dtr S., par Dujardin et Q. Marsy, et ceux du N., par le Hongre et Legros père, représentent la prise de Besançon et la dissplutiQiL.dûJa^ triple alliance, la prise de Limbourg et la défaite des Alleman ds, que rappellent aussi les inscriptions. «.-.-.———

vLe boulevard St-penis (pl.R.24; HT) succède bientôt au boul. St-Mârtinrèril est encore plus court (25Ô m.).

Les superbes rues qui débouchent un peu plus loin â dr. et à g., sont les boulevards de Strasbourg et de Se'bastopcil ; ils forment, avec les boul.^ duJPalaîs (p. 185) et St-Michel (p. 192), une des principales artères de Paris, le traversant dii N. au S., c'est-à-dîre de la garo. dfi-l!£5t (p. 164) à l'Observatoire (p. 222), sur une longueur d'env. 4500 m. Sur le boul. de Strasbourg, quelques café s-concer ts et le théâtre des >Ienus-Piaisirs, et à l'extrémité la gare de FEs t. Pans l'axe du boul. de Sébastopol, le dôme du tribunal de commerce '(p. 187). A env. 200. m., à g. du boule'vVrd', le square^ des ^rls-et- Métiers , devant le conservatoire de ce nom (p. 145).

y L a porte B t-Denis fut élevée deux ans avant U porte St-Martin. sur les plans de Pranç. Blondel, en l'honneur des triomphes de liOuisXIV en Hollande et en Allemagne. Elle a 24 m. 65 de hauteur, sur 25 de laigeur et seulement 5 m. d'épaisseur, et elle n'est percée que d'une seule ouverture de 15 m. 35 de haut sur 8 m. de large. Cependant elle est plus remarquable que la porte S t- Mart in. Les pieds-droits ont sur les deux faces des obélisques engagés , recouverts de trophées militaires. ' Dans le bas des obélisques de la face principale, à dr., la Hollande vaincue et un lion mort*, à g., le dieu du Rhin. Le bas -relief au-dessus de l'arc, du même côté, repïTsente le passage trop vanté du Rhin par Louis XIV, p rèsjL'EaM nerich, le 12 juin 1672. Le bas -relief de l'autre Tàce reptésenteJU ^rlse de Maestricht. Toutes les sculptures ont été exécutées par les hyts'Tin'guier , sur les dessins de Qiraidon.

B, Poiiionnière.

PARÎS.

Rivé dr, h Ôl

La porte est bâtie entre la ruedu^JFmihQurg-SirPSP'i'^ ®* 1* **H^ St-Dq^ij f. une des plus anciennes et naguère encore une des plus importantes artères de Paris. La première rue à dr* de la seconde, 1& ru e d'Abouklr, conduit directement à l a place d es V ictoi res (p. 140).

La foule et le bruit augmentent à mesure qu'on avance; les magasins deyiennent plus riches , leurs étalages plus élégants ; les maisons sont couvertes d'une multitude d'enseignes dorées.

>cLe boulevard Bonne-W onvell e (ni. K.liilV) succède au boule-* vard St- Denis. A dr., tt''20, le hmar de la M^rtugère (p. 30); la r ue d'Haute viUe, à Textrémité deTaqueïïTonlïperçbît Fég^lise St-^ \ incent"de-R nl (p. 163) ; le théâtre du Oy^mnase (p. 21), etc. "^

'Le b oulêvaig Poiisonid^rel^r .' R^^ IJ: IID commence un peu plus loin, â^dr. à la rwe du- Faubourg -Poissonnière, à g. à la rue Poissonnière, par où l'on va aux Halles Centrales Tp- 141). ^ Dans la rue du Faubourg-Poissonnière, n^ 15, le Conservatoire de musique et de de'clamation ,- fondé en 1784 et destiné à former des sujets pour les théâtres nationaux. Il compte env. 70 professeurs et 600 élèves proprement dits , plus 200 auditeurs. Les élèves n'y sont admis qu'à la suite d'un concours , mais l'enseignement y est gratuit. Ceux qui en sortent avec le grand prix ont pendant quatre ans une pension de 3000 fr., avec l'obligation de voyager en Italie et en Allemagne pour se perfectionner dans leur art. Le Cohservatoire possède un musée instrumental très précieux et une riche bibliothèque spéciale. Pour ses concerts, v. p. 24.

Le mmsi* inêtrumentul^ dans la seconde eour, du eôté de la rue du Conservatoire, d'où Ton peut y entrer, est ouvert gratuitement au public le jeudi de midi à 4 h. et visible encore le lundi aux mêmes heures pour les étrangers. Il y a là beaucoup dUnstruments remarquables par leur an^ eienneté, par leur rareté, par leur perfection, comme œuvres d'art bu au point de vue historique. La collection des luths, de chaque côté de la porte, dans la 2^ salle, paase pour une des plus précieuses. Les plus riches instruments sont dans les vitrines du milieu.

Un peu plus loin, au coin de la petite rue Bte-Géeile et de la rue d« Conservatoire, St-Eugène^ église du style goth» élevée en 1854-56, sur les plans de U. Boileau. L'intérieur est original; les piliers sont remplacé^ par des colonnes en fonte, et il y a des tribunes de chaque côté. Tout y est couvert de peintures et de dorures dans le style du ziii^s., et les fenêtres ont de beaux vitraux»

Un peu plus loin à dr. du boulev., la petite r u^de Rouç emant. au bout de laquelle se voit l' hôtel du Comptoir d'Escompte^ reconstruit en 1882-83. Sa façade, surmontée d'un dôme avec clocheton, présente une belle porte en arc de triomphe, décorée de statues symbolique» par A. Millet.

Sur le boulevard, n^ 30 . le superbe magasin de bronzes de Barbe dienne et C '^ (p. 30) ; n^ 32, le r ^stauaraat B rebant (p. 9). .^Lé ^ boulevard Montma rtre <pl. R. 'Zl; Jii), longue 250 m. seulement , commence ' 2' ^r. à la rwç du Fçmho^gj^ Montmartre et à g. à la rue Montmartre, l'une etT'autre excessivement animées. - - 4«fcûUf takfi% <Wi- Ç~!f Ç

A peu dedlsTalnee^a dr., la rue Notre-Dame-4çi derrière l^^gourse (p. 52). Plus bas dÀM T arueM ont de «la /Vafice»,T)elle construction élevée enl88i2-83,

52 Bive dt» U PABIâ» Lia boulevards.

voit imprimer le journal de 4 à 6 h. du so&r, à g., dans U rue du Croissant, sur trois presses rotatives Harinoni, livrant ebacune à l*lieure 20000 exemplaires Imprimés, eoupës et comptés. — La ra« li|o y»m^rfr ft aboutit plu* bas aux Halles^entrales (p. 141).

Les cafés et les restaurants deviaanent plus nombreux et plus élégants sur le boulevard Montmartre, les magasins plus riches. A g., le t héâtre de s Yaiiftéj (p. 21); puis le pasaone dea P anoravM s. en face duquel est le l^qssa^ejJouffrQy, tous deux occupas par deTeaux magasins. Ces galeries regorgent souvent de ppom^netirs, même lorsqu'il fait beau (restaur., v. p. 10). A dr. du passage Jouffrofse trouve le mu$/eOr€vin{p. 23) et à g: 14 bazar dit g alerU orienta le. Plus loin , Tg. , la rue yiviênne , qui eondvit à la lk)urse (v. cidessous) et au Palais-Ëôyal (p. 63) , et à Textrëinlt^ du boulevard l«s rues de Richelieu et Drouot (p. 162).

A 3 min. au S. du boulevard Monlmi^riie, sur une place, s'élève */*la Bourse (pi. B.'^T; //), palais commencé en 1808 par Bron^/niar/ et âclTevé en 1826 par Labarre, C'est un bel édifice de style grécoromain, la reproduction du temple de Yespasien à Rome, long de 69 m., large de 41 et haut de 30, avec un péristyle composé de 66 colonnes corinthiennes , de 10 m. de haut sur 1 de diamètre. Il est entouré d'une grille et on y monte à chaque extrémité par un perron de 16 marches. Aux angles, quatre statues symboliques: le Commerce, par J. Dumonty la Justice consulaire, par Duret; l'Agriculture, par Seurre, et l'Industrie, par Pradier,

>. La grande salle, où se font les opérations, a 32 m. de long sur 18 de large et àUfânt de haut. Elle est entourée de galeries au rez-dechaussée et au premier étage. On n'y remarque, comme ornement, que les grisailles des voussures du plafond , par Abel de Pujol et Meynier, si bien peintes qu'on les prendrait pour des bas -reliefs. Elles représentent l'inauguration de la Bourse par Charles X, la France recevant les tributs des cinq parties du monde, l'union du commerce, des sciences et des arts, et les principales villes de France. La Bourse ouvre à midi, les jours non fériés, et l'entrée en est libre. Cependant la salle n'est bien animée qu'à partir de midi et demi, et les opérations ne commencent en réalité qu'à ce moment. L'agitation déjà considérable sous lé péristyle, les cris des commis d'agents et des particuliers qui y font des affaires (coulisse des valeurs en banque) , ne sont rien en comparaison de ceux qui s'entendent à l'intérieur. Une foule compacte de spéculateurs se presse dans la salle , à l'extrémité de laquelle est le parquet, endroit isolé par une grille et réservé aux agents de change. Au milieu de cette partie de la salle se toeuve lajcorbeille, grille ronde autour de laquelle se placent les agents 7 pour s'offrir ou s'acheter les valeurs qu'ils sont chargés de négocier. D'autres groupes , surtout dans le voisinage du parquet, sont occupés à prendre leurs notes, ou à faire également des affaires. Souvent on voit des spéculateurs faisant remettre leurs ordres aux agents. A dr., en deçà de la corbeille, le

La Bonne, PARIS. Jtive dr, 1. 53

marche au *cùmptant, près dès ©m^loy^s qui notent les coure, annOilftéS &' 'Katif^' vMilllès qn*îl sfe fait «ne affaire. A g., au fond de la galerie, Itkcmdissede la i^enfe.

C'est du hauT de là galer iK ou l'on arrive par des escaliers dans le vestibule 7 qu'oYi se rend le mieux compte du mouvement de l* foule qui encombre toujours la salle. Le vacarme, les vociférations Inintelligibles et les gestes passionnés de ce monde font une itupression pénible sur le spectateur désintéressé.

On eotnpreiidra du reste eette animation quand ml se sera fait vne idée de rimporiabee de« aiAitres qui se traitent à la Bourse. Eapriaeipe, les titres devraient s'y négocier seulement au comptant « mais les négociations à terme y sont beaucoup plus considérables. De nombreux spé- . eulateurs y vendent des quantités considérables de titres qu'ils n'ont pas / et ae sauraient même sauvent se procurer, ou en achètent sans s*obUger à en prendre livraison, ayant uniquement en vue de bénéficier des différences de cours à la liquidation, autrement dit beaucoup jouent à la Bourse, y font de l'agiotage, et c'est là ee qu^il y a d'immoral dans les opérations de Bourse. D'un autre eÔté, il faut le reconnaître, la Bourse a contribué pour beaucoup aux grands progrès économiques réalisés depuis le commencement de ce siècle. C'est elle en grande partie qui a rendu possibles l'émission de fonds d'£tat pour des milliards à la fois , la création des chemins de fer, de vastes entreprises industrielles, de grands établissements de créditf jBtc. Sn 1616, pour ne pas remonter mus haut, les opérations de la Bourse de Paris portaient seulement sur 3 ou 4 milliards; aujourd'hui que e eapit de la dette publique approche à lui seul de 20 milliards, que celui des chemins de fer, des sociétés industrielles, des établissements de crédit, des dettes municipales, etc., n'est sans doute pas inférieur, et qu'il faut encore y ajouter ceux des nombreuses valeurs étrangères émises ou se négociant à Paris, cette BouMe peut facilement spéculer sur 50 mH- Hards d'effets. Sans doute une partie des titres sont classés et ne repa- / ralssent plus que rarement sur le marché, mais beaucoup sont aussi k \ I*état flottant et donnent lieu annuellement à de nombreuses transactions. > Du reste, comme nous rayons dit, la quantité de titres disponibles im- /

Sorte peu aux joueurs, qui ne font, pour ainsi dire, que des parif. / } milliards au moins servent doue de base aux négociations de la Bourse, { et comme ce capital doit évoluer plusieurs fois sur lui-même dans le cours i d'une année,- on en arrive à conclure qu^à certains jours, le ohiffre dM * affaires se traitant ici peut s'élever au moins à une centaine de millions. ! A 3 h., un coup de cloche met fia aux opér«tion& sur les fonds ; 1 les agents de change se réunissent et notent les prix des affaires \ qu'ils ont faites; c'est le résultat de ces notes qui constitue le cours I du jour, immédia^ment imprimé et livré à la publicité* La salle . reste encore ouverte jusqu'à ô h., et les courtiers de commerce y , viennent alors pour la vériflcatioa des cotes des marchandises, dont le cours y est aussi fixé officiellement. \

A la place de la Bourse, un peu plus bas que le palais, commence la belle ru< du d^Septembre , qui mène directement à la place df 1,'Qp éra (p.5i) La rue Vivieiuie , qui vient du baiiJLM.outlA*xtre et passe devant JjjUQiauMey mené plus loin au, Pala is ^ Royal (p- 63), en passant^derrière la BibUothJg^ue,,!)^!! (p. 157).

^m. 1^ T>n«i^^i ^ Montmtftré à U Madelei ne,

Op4lya« Bden'TJiéâtre, "' /

•fLe » bOttl<V>rd det ItaHênà (pi. R. 21 ; III, II), qui commence / à%. à UrutJeJiM^àMf "OÛ est peint le buste du cardinal, et à

:54 Bivt dr, 1. PARIS. Les boulevards,

! et. à la rue Drmot (p. 162), est U plus distioguë et le plus animé

/ .de tous les boulevards, en quelque sorte le boulevard par excellence.

I Sa longueur est de ÔÔO m. ; son nom lui vient d'un théâtre des Italiens

i qui était U. Les cafés et les restaurants les plvis brillants y alter-

! neat avec les plus beaux magasins d'objets de premier cboix. — A

; dr. (côté N.), le patsage de V Optra, ainsi nommé parce qu'il con-

'• 4uis*it à rancien*T^plra~,^'étruït~par un incendie en 1873. 11 se

compose de deux galeries partant du boulevard. Plus loin à dr., U

• rue U Peletier, où eut lieu, en 1858, l'attentat d'Oisiui, dirigé contre

la vie de Napoléon III. Ensuite les rues Lnffitte, Taitbaut et de la

j ÇhfmÂ&l^- ^[Aïkiist , principalement bilSMes "par Ta'bante finance.

! C'est au n" 21 de la rue Lsffltte que se trouve la m aison d e baiigue

î des RothscKild. Au bout de cette rue s'élève l'église de Np tre-Dam e-

I der,t«orette (p. 162), derrière laquelle on aperçoit un peu les hau-

, teurs de Montmartre, avec l'éjglise du Sacré-Cœur^ (p. 163). Au n"28

du boulevard, le théâtre des Nouveau t'éTTj^- 22).

A.^ftjajtTaltbout commence le boulevard ffau Mman n , aJttBl rfommé en l'hooneurdu "préfet de la Seine aous lequel "se* sdlirtïTTes dans Paris les grandes transformations du second empire. Il nV en a plus que 300 m. environ à percer pour le prolonger Jasqu'an boulevard Montmartre et en faire le chemin le plus direct de cet endroit au bois de Boulogne , mais cela doit entraîner une dépense de 25 à 30 milHens. Ce boulevard, très 1 bien bâti, passe derrière rOpéra (▼. ei-dessous), à la cbarpelle iexpiatoire ; (p. 171) et non loin de St-Auguatîn (p. 171).

' Du côté g, du boulevard, eu face du passage de l'Opéra, le, pa$-

gaqe des Princes, qui tourne à g. et débouche dans la rue de Ricb ëlieu." Plus loin, la rue Favart et la rue Marivaux, entre lesquelles iêlrouve V Opéra-Comique (p. 20), donf Ta Tâçade est plus bas, sur la place Boïèldieu. Puis le grand et bel hôtel du Crédit Lyonn ais et lâ rue âê Choiseul^ par laquelle on va au passage du même nom. A l'extrémité du boulevard, rr|33j^le magasin d'orfèv re rie de Christofie^ dans le pavillon de Hanovre, construit eîi 'l'/BU par ie maréchal de Richelieu.

"^ Le '^b^nlerardaM Capueinei (pi. R. 21, 18; J/), long de 500 m., commence à la rue^de la CKâussée-d'Antin (côté dr.), à rextrémité de laquelle on aperçoit l'église de la Trimfé (p.d67). A dr., au coin, le théâtre du Vaudeville (p. 2Ï), puis le café América in : ii23t l®s splendides étalages de la Grande Maison de Man c (pTaO) et le riche magasin de maroquinerie' de S^lêin {^. 31). "• Ensuite U.^lace de l'Opéba (pi. R. f8; i/), traversée par le boulevard des Capucines et d'où rayonnent encore ciTiq larges rues. Ihi côté S., à dr., la^rtic delà Paix, avec 'ses riches magasins et au bout de laquelle on aperçoit la colonne Vendôme <p. 62) ; au milieu, la magnifique * avenue de l'Opéra^ qui conduit à l a place duThëâtr e- Fraiiçais (p. 64); à g.,* la rwc du 4 5^*emte> qwi ^a jusqu'à la Bojuse (p. 52). Du côté N., «.dr. età g« 4^ i'Qpérib, Iftt fttc Halé vy et la rue Auber. Suite du boulevard , p. 57.

•*1^ I*'*!Jp éra (Académie nationale de Musiquet), jaonumeftt splendide sur lés plans de Charles Cfarniér, â été eommepcé eu -1861 et

L'Op/rà. PAJEIS. Bive dr. L 55:

aehevé seulement à la fia de 1874, C'est le plus yas^ie théitie du. ^ monde, quoique l'Opéra de Vienne, les théâtres de la ScaU, à Milan, et de ^an - Cajlo , à Naples , aient un plus grand nombre de places. ; il occupe une super;^cie de li 237 m» carrés. La façade ne donne pas une idée de ses dimensions colossales; 11 faut en faire le lour pour en juger, et sa masse énorme surprend encore quand on la voit de quelque hauteur.

L^emplaeement seul a coûté 10500000 fr. et les frais de construction se sont élevés à 36500000 fr. Il y a eu d'abord de grandes difficultés à surmonter, car il a fallu creuser jusqu'à 15 m. au-dessous du niveau de» eaux, et Ton a rencontré un véritable «ourant d'eau, qui a nécessité Temploi de huit pompes à vapeur, nuit et jour^ jpendant sept mois. II est entré excessivement peu de bois dans toute la construction, et il n'est ^orte de marbre qui n'y ait été èml»!oyée r griotte, jaune fleuri, granit des Vosges, brocatelle du Jura, brèebie d'Alep, sarraoeolitt des Pyrénées, onyx 4'Al^érie, noir de Dînant, granit d^Aberdeei^, vert de Jœnkœping (Suède),, porphyre rouge de Finlande, marbre de Carrare, jaune de Sienne, brèche de Sicile, vert de Gênes, bleti turquin, etc.

5*^ La yrACA DE pbinoipalb , qui manque un peu d'él^vadon, se compose d'abord d'un soubassement percé de 7 arcades. Contre les piedsdroits se trouvent 4 groupes et 4 statues, savoir, de g. à dt. : l a Poésie lyrique, par Jouffroy; la Musique , ^i QuiUaunu; l'Idylle, par Aizelin; l a Déclamatio n, par Chapu; l e Chan t, par Dubois et Va-, t-fintile; le Drame, par Falgmère; la •D^nse, par Carpeatbx, groupe d'une exécûlion parfaite, mais qui a soulevé une ardente polémique, ,à cause de son caractère très sensuel, et le Drame lyrique, par Per- ' raud. Au-dessus dé ce^s. statues, d es médaillon s de Bach. Pergoièse, ^ Haydn et Cimarosa.. Au premier étage règne une lojigià} avec 30 co- ^ tonnes corinthiennes monolithes, dont 1^ de plus de 10 m. de haut,^ en pierre, et 14 plus petites^ ea marbre jaspé et à chapiteaux en bronze doré,, encadrant 7 baies i balcons en marbre vert de^ Su«de.- Dans les intervalles sont des eàrtOuohea avec des bustes en bronze doré de grande compositeurs. La.façadO se termine par Un attique richement sculpté et bordé de masques dethé&tre aussi dorés. Il y a aux deux angles des avants corps à frontons eirculaires , surmontés de groupes dorés de dimensions colossales, par QufMryy la Musique -■ e t la Po ésie, avec les Muses et les Renommées. Au centre ~de Tédi* flce s'élève u n doine peu sa illant , au-de»sus de U salle, et derrière un immense fronto n triangul aire, U' où commence la scène. Il est décoré au cenSed'un Apollon avec une lyre dovée, par A. UUltt, et sur les côtés de^uxPégases^ parLe9«e#»e< — Aux rAÇAnas latémAiiBS. onreiAaique surtout des paYlUims,* celui du coté gauche, PéTpaviHon d'henncHif, avec une double rampe pour les équipages, l'autre^ le pavillon des abénmés , l'entrée à co\kvert pour les voitures (v. cidessous). Gos ifa^des sont aussi décorées de bustes de musiciens et, aux frontons, de^^u^eâJ£]ii]mUq»es< -*t Représentations, v. p. 20- X^ ** L^iNTémïBÔB est encore plus remarquable que repttérieur. En ^rtint par la feçade, on se trouve dans uri immente veetibule orné des statues de Lully,* Rahneau, Oluek:et Haend^lv De chaque oùté son^t les bu3P6*ux et en f«we fo grafad ♦♦ ewqltigr d'h oimtViS^ le chef-

56 Bive dr, L PARIS. Les bouUvards.

^^d'œuvre de Ch. Garnier. En prenant sa place le soir aux bureaux, on montai directement aux places par des escaliers latéraux , mais ces escaliers communiquent avec l'autre au premier étage , et l'on pourra y revenir dans les entr'actes. Le vaste et superbe escalier d'honneur est lui-même en quelque sorte une salle de spectacle, avec ses balcons à chaque étage, d^où.l'on peut contempler la foule qui monte ou qui descend. Les marches sont en marbre blanc, les balustres en marbre rouge antique et la main courante en onyx d'Algérie. Les 30 colonnes qui s'élèvent du premier étage jusqu'au troisième, sont des monolithes de marbre sarrancolin. . Les fresques du plafond, par PUs, représentent, eu commençant à dr. : l es Dieux de^rOlympe, Apollon sur son çiar, VEdiflcatl on de TO péra et le T riomph e de l'harmonie. On remarquera auslT particulièrement la porte du premlëfpâlier, flanquée de deux grandes cariatides, l a Co- ^ médie et la Tragédie, en hronze, avec draperies en marbre de couîêurj' et les groupes de bronze supportant des appareils d'éclairage. Sous l'escalier , où l'on passe pour arriver au pavillon des abonnés , uu bêficin avec laJP;^thonisse , bronze de Marcello , et dans le pavillon in4)B4, U Musique' marbre par Delaplanehe. Pour le foyer du public, au |(re9fii«r,' v.' ci-dessous.

"Là- ^falle même de l'Opéra est d'une richesse d'ornementation quasi excïi^ive, mais déjà bien déAratchie, depuis bientôt dix ans que l'Opéra est ouvert. Les loges sont décorées en rouge et presque tout le reste doré. Il y a cinq étages et sept travées , outre les avantscènes, formées par huit colonnes énormes qui supportent des arcades à la hauteur du quatrième étage. A la naissance de ces arcades, de celle de la scène et du plafond , aux avant-scènes , etc. , sont des figures et des têtes remarquables. Une belle frise fait le tour de la salle; au-dessus se voient des œlls-de-bœuf, à grilles en forme de lyre, et le plafond, que le gaz a rendu méconnaissable. Il est de Lenepveu et représente les Heures du jour et de la nu it. L e lustre est aussi une œuvré d'art très remarquable; îl'cdïiipte 340 becs de gaz«

La ic^^ a 60 m. de hauteur sui ôô de largeur et 25 de profondeur. Elle communique avec le foyer de la danse, dont le fond est une glace de 7 m. de large et 10 m. de haut. Ce foyer a été décoré par Boulanger de 20 médaillons, portraits des danseuses les plus célèbres, et de quatre compositions médiocres représentant différentes danses : les abonnés ont le droit d'y entrer.

Le *fover d u^f^uJbUc est une autre curiosité de l'Opéra. Il y a d'abord un aVànt-foyer, dont la voûte est revêtue de mosaïques par Salviati, d'après Curzon, représentant: Diane et EndynUon, QiCldl^ et Eurydice, l'Aurore (Ëos). et Céphale, Psyché et Mercure, lie foyer ntéme a ôf m. de long, liBde haut etTB de large. Ô fenêtres et 2 portes donnfint sur la loggia (vue). En face des fenêtres sont des glaces de 7 m. de haut et dans les intervalles 20 colonnes accouplées, supportant des statues dorées qui' personnifient les qualités nécessaires à l'artiste. 10 lustres et des candélabres éclairent cette galeriie, qui es

La Madeleine. PARIS. Rive dr. L 57

termine par des cheminées monumentales à cariatides, derrière lesquelles il y a encore des espèces de salons. Le plafond, les voussures et le dessus des portes et des glaces sont décorés de peintures célèbres de Baudry, malheureusement placées trop haut pour être bien vues et du reste également toutes noircies par le gaz , excepté au-dessus des cheminées : le Parnass e et tes Poètes de Tan tiguitë. Les autres représentent les Muse s, moins lal:*hilo ^Bjiie ; la musique c hez tou s les peuples et ja dans e. Au centre sont la MéloiJii& et THar mônlê, entre laCo médie, et laXlAgédie* — Du côté g., en venant de la salle, se trouve ûn'buffet, décoré de huit tapisseries des Gob eltns, etc. 11 y a dans le pavillon d'honneur ^ dont Ventrée e st rue Àu ber^ par la rampe de dr., une bibliothèque spéciale et une sorte de peilt musée de V Opéra. Ce musée, publie les Jours ouvrables de 11 h. à 4 h., eomprend 10 petits modèles de déeors , des bustes et des vartraits d'artistes , des manuscrits de grands compositeurs, le piano de Spontini, des dessins de costumes du xviii^ s., des affiches de théâtres, surtout de 1658 et 1660, etc.

X L'SdS&XhàfttCftipl-R» IB; //), à quelques pas de l'Opéra, rueBouoreau^àg. dejla riie^^ber, est une curieuse consîfûclîÔn'aans lestyîë rndou, élevée en 1802. L* *1ntérieur e st aussi très original et mérite particulièrement d'être vuT La salle'est la reproduction d'une pagode, et la décoration est des mieux réussies. Il n'y a qu'un étage en amphithéâtre au-dessus du parterre. Tout autour règne une colonnade à ogives arabes , séparant l'amphithéâtre du promenoir, où l'on monte par deux beaux escaliers. Là sont trois Salles aussi remarquables: sur la façade, le foyer; sur les côtés, deux buffets, aux murs tout garnis dé glaces , qui ajoutent encore à l'effet merveilleux de ce théâtre. Beau lustre dans le même style. Plafonds par Clairin. Vaste scène propre à de grandes représentations (v. p. 22).

Sur le reste du boulevard des Capucines au delà de l'Opéra, à dr. le Oj^aiodziiàitl (p* 3), avec le e afe de la Paix, puis la rueSeribe, Pu côté g., au coin de la place de rupéra ~ le bazar d u Voyage; plus loin , u^ 37 , les riches étalages de la C ompag nie 17y6nnaise (soieries), etc. — ■-.- ^

^ Le b oaleyard de la IUd<lcine (p i. R. 18; //), qui vient ensuite, va jusqu'à la pla c^ de la Madelei ne. Le côté dr. porte le nom de rue Basse' du "îlf êmpart.

A la p lace dé la Madeleine Unissent les Grands boulevards de la rive droite , que termine dignement l'église du même nom. Il 66 tient id un marché aux fleurs le mardi et le vendredi.

>CLa ♦l litdtlgine (p i. R. IS; II), dont la façade est tournée vers la r ire Ro ïile'nEffla' place de la Concorde (p. 59), ne ressemble guère à uhe^hse. La première pierre en fût posée en 1764, par Louis XV. Le premier aechitocte fut Centant d' Itfry, qui s'était proposé pour modèle le Panthéon (p. 201). Son successeur, QmtuTe, moài&tt: les pfiins et recommença la construction en 1777. La Révolution interrompit les travaux. Napoléon 1®' 'ordonna Tachèvement de l'édifice et le destina à servir de temple de la Gloire. L'exécution fut alors confiée à P. Vi^inon, Louis XVIII n'en modifia pas lea^plans, mais en changea

bS Biv€ dr. L PARIS. La HadtlHnt.

la destination; il youlait le convertir en église expiatoire , avec des monuments à la mémoire de Louis XVI , de Marie-Antoinette , etc. Vignon, mort en 1838, fut remplacé ^àiHitve, Les travaux ne furent terminés qu'en 1842.

La Madeleine rappelle^ à Textérieur, les temples romains. £116 a 108m7cie long sur 43 de large. Elle repose sur un soubassement d'env. 7 m., et elle a encore plus de 30 m. de liaut à l'Intérieur sous les coupoles. Tout autour règne une majestueuse colonnade d'ordre corinthien. Il n'est pas entré de bois dans la construction dfi ce temple, non plus que dans celle de^la Bourse (p. 52) , qui a de la lessemblauce avec lui. Le^ murs , sous le portique , n^ont pas de fenêtres, mais 34 niches, garnies de statues de saints et de saintes.

Le fronton de la façade, par Lemaire, représente lejiigement dernier. Il a 7 m. 15 de haut sur 38 m. 35 de long , et la flgurë^u j^auveur, au milieu, a 5 m. 35. A dr. d^e cette figure «e voieut un ange qui vient de sonner de la trompette, et les élus; à g., Ste Madeleine intercédant pour les pécheurs, et les damnés.

La façade est précédée d'un escalier de 18 marches. La *porte principale, en bronze ^ a 10m. 50 de haut sur 5 de large. Elfe est ornée de bas-rêliefs par Triqueti, représentant le décalogue.

et dorée, est. divisée en trois coupoles et deux hémicyelea, par où. tombe le jour. Les parois et le pavé sont en marbre. On remarque les statues des Apôtres dans les pendentifs des voûtes, par Pradier, Rtute et Fofcùtér: XcTf:' dë'r entrée, la ekapelie des mari^tt^ décorée d'un groupe de PrwUer, le Mariage d§ la yiexge. A g., la chapelle dfi^Jfij^U^ avec un groupe de JTtf^e, le Bapteine de J.-C. — l^e chap. a dr. de la nef: SjjLAmfille, par Bra; Con versi on de Sle Madeleine, par Schnetz. 2^ chap. : le Sauvftnr. par •/>«r>'<r*5leTraaeleine au pied de la croix, ^^r Êouehôt. ^^ ehap. : Ste Clotiide, {tar Barye: Ste Madeleine priant au désert ^vfa 1m pyifpga

gar Abei de Pi^fol. — l'echap.' à g.: St Vincent, de Paul, par Aaçifi; le epas chez Simon Iç J^harisien , et Stë IttâBéléînê'Tavant, Je? pieds d u Sauveur, par Couder. 2*chap.: la Vierge," par Seurre; des AQgeaZSS&^çant à Ste Madeleine la résurrection du Sauveur, par Cofiniet. 3^ ehap. : Si^Ugûsiîn, fArElex; la Mort de Ste Ma4elelnfi<. 4>as i^«Vo<>^ — Le * maîtr e atitet est surmonté d'un beiu groupe de marbre par iiaroéhéUi,^ r Assompt ion de STè MadeTelne<. La deml-eoupole de Tabside «st occupée par une grande fresque de 2!tegier^ représentant Thistoire du christianistne t au eentre, le Cl^rist et devant lui. Sta Mfdeleii\.ê \ à dr.^ les prînclpmy 'xT^nsments relatifs au christianisme en Orient',' dans les premiers siècles et, de nos jo urs ; à g., TTiîstoîre du chrîstTanîiJmft en Occident. "~' '

Pour le boul. Maîesherbes;'ât'r Augustin, etc., au N.-O, de la Madeleine, v.p. 171. — betriirela Madeleine, la grande rteg Tronch et, ^uîs la rue dicHapte, qui aboutit à la gare St-Laïanre (p. 18).

La largê~et courte' rM« Roy'oU, en face de la Madeleine, conduit k la place de la Concorde (t. ei-dessous) , au delà dB taquetto on aperçoit le palais de la Chambre des dépufaS^ (p. 1^30).

La rue Royale fut uue'&s' plus maltraitées à la fta de riiisnrre«tion de 1871. 8tx maisons y furent incendiées volontairenaent, avec plusieurs maisons voisines de la rue du Faubourg-Qt-Honoré, et 27 personnes y périrent dans les flammes. XrfeTtTômpiers, payés par la Commune, poussèrent la pervemité jusqu'à- remplace? Teaii dana leari pompe* |>ar du pétrole.

tae

Place de la Concarde, PABIS^. Rive dr, 2. 5|9

PlUiaJ^ l'Elyaëe , dtns U iv* du FnuboTUg-St'Hpnoté^ v. p. 132^ t>t"lio! ior6rpr62> .

De la place de la Concorde à la Bastille.

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