‹ Paris et ses environs: manuel du voyageur (volume 2)Chapitre 29 sur 59 · I. Place d^ là Cf^ ficordêr^ Obâigqne. gontaîn eB · texte numérisé non relu

I. Place d^ là Cf^ ficordêr^ Obâigqne. gontaîn eB

La **p laoé de la Oo noorde (pL R. iS, 18; //), «ne des plus belles, îes plus grancies'êt'3'îs plus curieuses de Paris, forme un carré de 357 m. de longet<217 de large, borne au S.^ar la Seine, au N. par le i^nctens garde^lneu bles (v. ci-dessous) , à TE. par le Jarid in des Tu ileries, et à t'6. par les Champs-Elysées. En se plaçant au milieu, oïfjouit d'une quadrupIe~îirersp0i&tive : suxJa. Jlâ^lfileine, le pa lais de la Chambre des dép utés, le Louyt© et l'arc de tribiBp hë de riiitoj .ïe. Le soir , à la lueur cfu gaz , c'est ïïiî spectacle vraiment magnifique, surtout du coté des Cham£sJBi£8<^es , où Tceil découvre uiie rangée de flammes s 'étendant a perte de vue, en mon*tant légèrement, jusqu'à Parc de triomphe (2100 m.). Lorsqu'il y a des ilhiminations, la place et l'avenue comptent plus de 20 000 foyers de lumière, outre ceux des édifices, des cafés, etc. Les deux belles coiistfuctions presque pareilles qui bornent la place au N., et entre lesquelles passe U i^^ Itnya la (v. ci -dessus), sont les anGien« 'garde-mettbles, celui de gauche occupé aujourd'hui par 1^ club de la Rue-Roy ale' et cofnveiti en logettents particuliers , celui ^e'drôite ! le • M inistère de la rtïarifi é. * 1

Cette place qui présente un ensemble imposant, n'a été achevée i qu^en 18^, ^vt Hîttûtff. Au milieu du xvni^s., c'était encore un / endroit désew. Aptes la paix d*Aix*la-Chapelle (1748), qui toft fin \ k la guerre de la succession d'Auttiohe, Louis XV «gratifia» le pré- j vôt et les écheving de Paris de la pefmilssion de lui ériger une statue. \ L'œuvre fut immédiatement commencée paf Tarchîtecte Gabriel; \ mais ce ne fut qu'en 1763 qu'on vit s'élever, sur la jplace Louis X V, , une statue équestre de ce roi, en bfonze^ par Bouchardon (modèle, V. p. 291), avec un piédestal orné par Pigalle des statues de la Force, de la Prudence, de la Justice et de 1! Amour de la paix. Peu de temps .après son érection, on put lire sur qe piédestal les vers suivants : «0r«OM9«e monument^ in/ûim piédtHdl!

Les 9ér9tu «Mi à pied^ U vice êtt à chêwal.it

tll e«t {€i comme à Vêrsailhi. — // est Mni cœur et éans entrailles.^

Ia place, éta^it alors «entourée de fossés qui y© furent comblés ^ qu'en. 1^2 ^ et dont on a laissé subsister la baiy^trade. En 1770, ^

peiidaut la feu ii'artlfice tiré à Toccasipu du mariage du dauphiji 1

(Louis XYI) avec Marie- Antoiaette, des fumées mal dirigées jetèrent )

ua tel troubLe dans: la foule , qu'une grande partie en fut précipitée / dans ces fossés, écrasée ou étouffée; il y eut, dit-on, 1200 personnes \

tuées et 2000 grièvement blessées. Après . la prise des Tuileries en {

1792, la statue de Loujls XY fut enlevée et remplacée par un pionor '

ment de la Liberté, en terre peinte, surnommée la «Liberté de boue», / et la place prit le nom. à^.jplace d^ la ÈcvQlution^ Ce nom fut

60 Rive dr. ^. PARIS. Obélisque.

ehangé 6n 1799 en celui de place de la. Concorde et remplacé sous la Restauration par ceux de place Louis X V et place Louis X VI, lorsqu'il fut question d'y ériger un monument expiatoire.

C'est en eÀt mtr «ette pla«e 4|tte %% goUloftn» tomiuenfa son œavre de destnictjioQ, par le suppliée 4^ Lovis XVL, U 21 janvier 1793. On y exéeuta ensuite, le It juiT..) Charlotte CordaV; le 16 oet., la reine Marie- Antoiaette : pals Brissot, le ehef des OiroudUis^ et 31 «ie se» femie \ le dac d'Orléans , FhiUppe-Egalité, père du roi Louis-Philippe, etc. \ le 2|l mars 1794, les adversaires de tout ordre social, Hébert et ses partisans ; enaaite les partisans de Marat et les Orléanistes, Danton lui-même et son ^arti, Camille Desmoulins, les athées Chaumetle, Anaeharsis Cloots , la femme de Camille Deamoulins, celle d'Hébert, etc.; le 10 mai, Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI; le 28 Juillet, Robespierre et ses amis., son frère, Dumas, St-Just et d'autres membres du Comité du salut publie^ puis 82 membres de la Commune, le dangereux instmmeat de Robea^ierre. Lasource, l'un des Girondins, dit à ses juges: «Je meurs dans un monaent où le peuple a perdu sa raison; vous, vous mourrçz le iour où il la retrouVera:» Du 31 janvier 1798 au 3 mai 1796, plus èe 3800 persotiiies périreêni sui^ Téehafaud de la place de la Concorde. N(^ L'^obéUsqne. au milieu de cette pLace , fut donné au roi Louis- FfaiUppe par jyiëhémet- AU , paolia d'£gypte. Il se compose à'un aeiUbloe de granit rose de Syène, aujourd'hui Assouau, dans la H4Ute-î:gypte. 11 a 22 m. 83 de hauteur et U pèse 250000 kilogr. Le piédestal est un bloc de granit de Bretague de 4 m., et le tout repose sur un soubassement de 1 m. de haut. — Le bâtiment djestiué à rapporter le monolithe partit 1831 -, mais le transp^ort pré&enta de ai grandes difficultés , qu'il ne fut de retour à Cherbourg que 2 ans après, et Térectiou ne put avoir lieu que le 25 oct. 1836^ sous la direetion de l'ingénieur J.^B. Lehas. 3ur le piédestal ^u. monumeut sont ieprés<2a.tés, du côté N., lestnachines^et les appareils qui servirent à son .trans£jirt et à son embarquement en £^ypte; du côté S., ceux qui servirent à sou érection a Paris< Les insoriptions sont natureUemeat aussi jelatives au transport et à l'éreotlon.

Cet obélisque décorait autrefois, avec un autre, tes pylônes que iiams^ //, le JSéêostriê des Grecs (xiv« s. av. 3,-C.)^ fit élever devant le temple bâti par Amenhotep^ AménophU III ou JSTimnôn^ l'un de ses prédécesseurs, -dans le faubourg oriental de Thèbes aux cent portes , là où est aujourd'hui le misérable village de Louqsor. Chacune des quatre faces de l'obélisque contient trois colonnes d^hiéroglyphes, celle du milieu de Ramsès It, les deux autres ajoutées par Ramsès III, l'un de ses sUcoesseurs. Les hiéroglyphes de Ramsès II disent que ce roi, le «maître dn monde*, le «soleil*, le «fléau des ennèaiia* a Hait élever les pylônes et les deux obélisques en l'honneur ^'Ammon-Ba^ le premier des dieux é|;yptiens, en reconnaissance des victoires qu'il lui a fait remporter.

Les »fontainéi r de chaq^ue côté de l'obélisque, se composent chacune dMii bassin circuliîîw de 16 m. 50 de diamètre, au milieu duquel sont deux vasques superposées et surmontées* d'un $tos bouton, d'où s'échappe un bouillon d'eau, k une hauteur de 9 m. S\t statues, représentant des tritons et des néréides , sont placées dans le grattd bassin; elles tiennent dëâ dauphins qui lantïerït de l'eau dans les vasques. La fontaine du c^té de la Seine est dédiée aux mers et l^'autre aux fleuves. Les statues et les Vasques sont en fonte de fer bronzée et les bassins en granit.

Autour de la place sont huit statues assises de gra ndes ville s.

Eue de Hivolu PARIS. nivcdr, 2, 61

en pierre, sur de$^ pavillons qui leur secTent-de piédest«ux: Lille et Strasbourg , par Pradier; Bordeaux et J^(antes., par Calhoûêfj R ouen et Brest, par Cortot; Mt gseille et Lïoji , par Petitot, Vingt colonne» rostrales bronzas, chacune avee deux lanternes à gaz, et plus de cent candélabres éclairent cette grande et magnifique place.

Le pont qui traverse la Seine entre la place et le j»alais àp la Chambre des dép utés, le - ppn t de ta Cûncorde . a été construit de 1787 a iv9u, la'partie supérieure" prescjue entièrement avec des pierres de la Bastille. Les piles présentent des demi-colonnes suf lesquelles il y a eu des statues de grands hommes, aujourd'hui dans la c<)ur d^honneur du palaia d^ VerïaiUeir.

iL,m yue qu^on a dh tt poat i'&t iplencliiln. Outre la place dp la CoacoTÛe^ l^Jté^tlt^TiC' et la thuitibre dea drputFJ^ on aperçoit eneopp- fo aoioBit d^^tOHi^gr, le .ïafdtii dùa lHuilismïi^ ttn yavlUoii di'fi. Tuilerie ë <rt un T'"iliffiT^ du Ii*Tf"-^>'^i c-11 l'aee, if pont SolfédDD ùt 1c poiil Tio^'aU ^ dr.^ les rutïïëidiT^aUîs «In ^uai 4rL>rJiay, en dt^i,"» (luqtHîT st? voil le peilt

les toiif# dff Mu^Fe-TTaûif , lu tiéc^litf Je Lu Ster-Gï(^ pelle et 1? dômt? du irî' biioal (îf* "^MTfiTiifTÇi^ ^ eu itaL^ à rtï. , le p^i^Ls d^e riadu^lrie^ tin face^ le puDt il^'rJ Iei^ Ti]ii]^<i et \thiif htîn \^ pàlaÏA i\iji TnitAÛém^ ayeiL Eieâ duuï tours ; it ^ , le IfîpiitéTP: d^a uffaïres étrnD^t'rPfl. Lp dôme di?3 Invaildi»* 0e Tok leultMEieot un peu pluâ bhiï que Ltf pcmt^ à dr. de la CltAïubre iU'a de'piitéd^ ^t If^ii tlèebfs de Str-ULotUde k g. uu-desbus de^ miilA{Mis,

Cïïâmbre dos dlputiî.^, v. p. 230; boiilevani tit^Gerniûin, p, i03^ jardin de^rTïïîrerîè^, p. 130j Cha mp ^*E iig<Fes » p, 131.

SCII. D g la piftce' ttè I»"CoTlcorde à lajms du Lonvcs. O olonne T<nd6 nw, ét-BocK "" f aUi«-Êor>l. 8t-0ermain-PAiiz«rroit.

A la place de la Concorde, à côté du jardin des tuileries, aboutît la ♦ mé de Bivoli , ainsi nommée en souvenir de la victoire de Bonaparte sur 'les Autrichiens à Rivoli, en 1797, et l'une des principales rues de Paris après les boulevards. Elle s*étend à peu près parallèlement à la Seine, sur une longueur de plus de 3 kll., et elle se prolonge par la rue St-:Antoine jusqu'à la place de la Ba stiUe. Cette rue splendlde a" été créée de 1802 à 18657""'Eilè lôtige d'abord le jar din des Tuile ries et le Louvre, en passant a la place du P alais-Royal . Toute cette par7îe7 de la glace de la Concorde à la ru e du Lou vre, mesurant plus de 1400 m., est bordée au N. de malsons a façades semblables et avec galeries à arcades cintrées, la plupart occupées par de riches magasins et des hôtels de premier ordre (v. p. 3 et 4). Au commencement de la rue, à g., se trouvait le Ministère des finances, «flambé» en 1871 par les communards; Temphieement a été aliéné, et Ton y a élevé entre autres le grand hôtel Continental (p. 3). On peut, des arcades, jeter un coup d'œil dans les superbes salons de cet hôtel, où &e donnent quelquefois de grands bals. Une plaque sur un pilastre de la grille du jardin des Tuileries, après la porte voisine, rappelle que là se trouvait le mancj7« où siégèrent l'Assemblée constituante, l'Assemblée législative et la Convention Nationale.

L a^rue de Castiy lione , à côté de l'hôtel Continental , conduit à

62 Rive dr. ^: PARIS. Colonne Vendôme.

i UJL^^^® Tendôme (pi. R. 18; 77), dont les constnicticms sont en ' partie de ^T.-JT! Mansart (1708). Elle a dû son nom à un hôtel "bâti I à cet endroit par Henri IV pour son âls, le duc de Vendôme. Il y , eut d*abord une statue équestre de Louis XIV, par Girardon. { V La »c q^gn ^^ Yandftpj^flj qui s'ëlève maintenant au centre de cette ! place, fuTSrpeïïTlSOe à 1810 par NapoUon I***, à la gloire de la Grande armée et de ses victoires sur les Autrichiens et les Russes en 1805. C'est une imitation de la colonne Trajane de Rome , par Denon, Gondouin et Lepère, mesurant 43 m. 50 de hauteur et env. 4 m. de diamètre. Renversée par les gens de la Commune en 1871 , elle a été reconstruite depuis telle qu'elle était. Elle se compose d'une maçonnerie revêtue de plaques de bronze, celles du fût formant une spirale de 273 m., sur laquelle sont représentés les faits mémorables de la campagne de 1805, depuis la levée du camp de Boulogne jusqu'à la bataille d'Austerlitz, d'après Bergcret. Le bronze nécessaire a été fourni par 1200 canons autrichiens et russes. Au sommet est une statue en bronze de Napoléoln I®', d'après Chaudet. 11 y a une réduction de cette colonne à l'hôtel des Monnaies (p. 208).

La rue qui fait suite à la rue de Castiglione, est la rue de la Paj Xj que nous avons déjà vue de la place de l'Opéra (p. 54).

Nous revenons sur nos pas jusqu'à la première rue latérale , la

rue St'JIonor/, où nous tournons à g.

Dans Ta partie de dt., V église de VAssom

^ , . - - ,^»*om»ii0fij du xviieg., avec un péristyle et utt dôaie assez louvd, douTTâ coupole est décorée d'une Assomption de Ch, de. la Fosse : elle n'est pas toujours ouverte. Près de là, nd^Sl, le panorama de Rei/schqfen (p. 23).

St-Boj^ (pi. R. 18; /i), entre la place Ven dôme et l e Pala is- Rpja.lj. ^^ 1* .riAfe-Stiïïonoré , est un échantillon iutéressanFdu style rococo adapté à un monument religieux. Cette église a été construite de 1653 à 1740, sur les plans de Lemercier; mais la façade, décorée de deux ordres de colonnes doriques et corinthiennes , fut exécutée sur les plans de JKo&. de Cotte, par son neveu Jules de Cotte.

INTÉRIEUR. I^a. chaire, avec ses singuliers ornements allégoriques, est dans le mauvais gôilt du iviii^ s. — Chap. du bas côté de g. : peinture s de Cheuêériau^ Dureau^ Oomu^ UerbêUroffer^ NorbUm» Dans la 2f^^ le Ha^téfl e de J.-C>, Svoujg.c diQjuasbja» par Lemâine; dans la 3®, une Mater d ûioroaa. en marbre; cUtiis la 5®, le monument de Vabbé de VEpée (17112 - 1789), fcmdateur de Tinstitution des sourds-muets (p. 904), par PréauU. — Chap. du bras g. du transept, la Prédication de. 8t Denis, par Yien^ le maître de David (p. 97), faisant ebolraste'par son style académique avec celui de Doyen, dans l'autre chapelle du transept. — Chapelles du pourtour. Dans chacune d'elles, de grande bas 'reliefs dont les snjeta sont tirés de Thistoire de la Passion. Pâtures par P^rian^ Tissier, Bimtnmurpt Henry ScKeffer, loyer ei R. Balze. T^chap. derrière le chœur, «jouté« en 1753 et reconstruite en 1845: epiipoXe. peinte par Pierre., rAssomption, et pourtour Orné de plusieurs tableaux remarquables, notamment, à g., le Triomphe de Mardoekée, par Jomvtnet; la Résurrectia n do .la flll c de Jaïre> par Delorme; a dr., St J«ii.iiprAf.h,fLfl^ ^npa, li>.aesjéf^ par Jjéçendre: Jfesus béniâjuuii-l«a-«nfftnts , pâr'Tt«n, et Jésus chassant Jjê£jir£Aiieurs du temple, par Thomas. Sur Pautel de cette chapelle, l a Nativité du Ch rist, groupe de marbre par MietafAngitier. 2^ chap., dite du Calvaire, isoles des autres du chœur (porte à g.): le (^rucij^ment , par IfvieiçneUr ; jiéût2 en croix, par Mich. Anguier^ et la Mise au tombeau, par Destine, — Autres

Palais -Royaî. PARIS. Éive dr. 2. 63

ebap. du pourtour: peintures de Briêset^ Brvne^ Bohn et DwMa. — Ohap. du transept, la Guérigon du mal dea Arden tg^ par -Ooyei», eomposUion the'âtrale, l' antittièse du B t De"nÏ8"d 'ê"Vien (v. p. 62). — Chap. du bas. côté de dr. : peintures de JJUreatt^ lH}lHanyei\ L. Roux^ Charpentier et Quantiti, Dans la 9^ cnreîôSrliant vers Tentre'e, le monument . du duc de Créquy (m. 1678), f%T Copzevos et Nie. Coustou. Dans là {^V ceux du carénai Dubois (m. 1729) , par Guill. Couttou^ et du comte d'Harcourt, Henri de Lorraine (m. 1666), ^&t Renard; le s bustes'^ae .jngrfard'Tm. 1695), par Dex- Jar^inSf et de le Iffôtre (m. 1700), par Coyrevox. Dans la 56, le monument de XattjMUcbiis (m. 1759), par d'ÛueZf et le buste du duc de Lesdiguièrcs

(m.TKSSJTp»' '^*<*' Couêtou^ etc. - - —

C'est devant St-Bocb, qui e'taît alors précédé d'une grande place s*étendant jusqu'au jardin des Tuileries , que les royalistes attaquant la .' Convention, le 18 vendénûaire an lY (5 oet. 1795), placèrent leurs meilleurs | bataillons, tandis que d'autres combattaient du côté du fleuve : mais Bonaparte prit ces derniers sous le feu croisé des batteries qu'il avait fait ; venir a la li&te, et, par une attaque vigoureuse, écrasa les soldats de St- / Boch, étouffant ainsi la eontre-revoUiticoi dans ses germes. /

Nous redescendons de ât-jRôch à la me de Rivoli. A côté de , celle-ci, place des Pyramides, une statue équëslîe moderne assez médiocre de Jeanne a'ArCj en i)ronze, par Frémiet* /

L« ruede.5&olï longe ensuite à dr. le pavillo n de M arsan , un ( des restes des Tuilfiiies (p. 129)-, et l'aile qui liTraccôf de avec le i Louvr e. Plus loin le pavillon de Rohan et ensuite le Nouveau Louvre, \ avec le Ministère des finan cés. ' ^"' ' i

La petite pl ace du Palais -Roya l (pi. R. 20; /7) est une des ^ plus animées de Faris. A dr., l'hôtel et les magasins dû Louvre / (p. 3 et 29); en face le '*^ ;

^P ^ais-Bo xi^t II faut distinguer le palais proprement dit , qui a sa façade surla place, de son jardin, avec ses galeries, la partie la ' plus curieuse, située sur le derrière (v^ ci-dessous).

Ce palais fut construit par Riebelieu, de 1619 à 1636, et appelé d'à-; bord Palaig-Cardinal, Il le légua a Louis XIII., et Anne d'Autriche vint rhablter avec ses deux fils mineurs, Louis XIV et Philippe d'Orléans, ; ce qui lui a valu le nom de PaUrit-Rofal, Louis XIY en fit ensuite don ; à son frère le due d'Orléans, et plus tard le fils de ce dernier, Philippe ^ d'Orléans^ le Régent (m. 1723), y fit ses fameuses orgies. Son petit -fils, ■ PkUippe 'Egalité i y mena à son tour un si grand train de vie, qu'il fut obli|^ de songer a augmenter ses revenus. Dans ee but^, il ili entoure» tout le jardin des constructions qui existent encore aujourd'hui, .pour les louer à des boutiquiers. Bientôt des joueurs et des industriels de tout genre vinrent s'y établir. Les cafés du rez-de^haussée devinrent le rendea-vous des méeoateats. L'un des républicains les plus ârdeniff Camille Desmoulins, y appela le peuple aux an^es le 12 juillet 1789 et y prit la cocarde verte, pour un temps le signe de ralliement des patriotes, âuUl conduisit le surlendemain au siège de la Bastille (p. 47). Le PalaiS' Koyal fut nommé alors Paltùs-Egalité. Ce fut eaunûte le palais du Tribvttat, j de 1801 à 1807. Il resta inbabité de 1807 à 18U, revint à la famille d'Or- | léans sous la Bestauration et fut habité par Lùttis -Philippe jusqu'à la fin • de 1880. Le 24 février 1848, le peuplé en dévasta les appartements. Sous le • second empire, il fuj; habité d'abord par le prinee Jérôme, ancien roi de Westphalie (m. 1860), puis par son nls, le prince Kapoléon, cousin de Hapoléon III. En 1871 , les communards y mirent le feu comme à bien d'autres édifices, et toute l'aile du B., ainsi que la plus grande partie des bâtiments de la cOur d'honfieur, . fut la proie dea flammes. Bestauré »Qjour* d'hui, il sert au conseil d'Etat. Il n'est pas ouvert au public, mais on en peut traverser la cour pour entrer dans le jardin.

64 lUvedr. 2, PARIS; PalaU-Boyak

1 La principale entrée des ^qalbbies et du jabdin e st à g-, de la

façade , entre le palais et le T^^ealr.ê'-TrançaîsXy, ci - dessous). La

première galerie à g. est la galerie de Chartres^ où se voit le magasin

de Chevet, un des premiers magasins de primeurs et de comestibies

/ de Paris. Ensuite vient, à dr., la belle gal erie d'Orlé ans , dont la

; construction ne date que de 1830. — Le rez-de-chaussée du carré de

bâtiments qui entoure le jardin est presque uniquement occupé par

des magasins d'articles de luite, surtout de bijouterie. Au premier

étage sont les restaurants mentionnés p. 10. Il y en a aussi quelques-

; uns, les plus distingués, au rez-de-chaussée (p. 9), et du côté

opposé à la galerie d'Orléans se trouve le café d e la Ro tonde. — La

galerie à TE. ou à dr. du jardin est la galerîelbLJÙdoU ; celle de

rO., la ^^m Jl£û2il£gng/er, au bout de laquelle est leJLhéàtlfi .du

I Palais-Royal (p. 21), et celle du N., la galerie B eaujol ais.

Xe~JÂBDjN a 230 m. de long sur 100 m. de large. Il est ombragé par une quadruple rangée d'ormes et de tilleuls. Au S. et aa N. sont des parterres entourés de grillages , et le milieu est occupé par un bassin circulaire, près duquel il y a concert militaire , en été, les lundi y mercredi et vendredi. Il y a des copies de l'Apollon dû Belvédère et de la Diane de Versailles, et des statues modernes: un Jeune.homme au^bain, à' Esjperçieux ; un Enfant luttant avec une chèvre, 'dê~Xcmotne; Ulysse JniJ^<o^fl dA,l^ mar^ Hft P:rn et Eurydice mordue par un serpent, d'après Nanteuil, A l'extrémité S. du premier Tpamirrë^Herrière l'Eurydice, se trouve le petit can on du Palais^- Ro^l, que le soleil fait partir à midi, au moyen d'un verre"ardent, lorsqu'il passe au méridien de Paris. Les chaises, sous les arbres, se louent 10 c.

Derrière le Palais -Royal est la Bibliothèqu e National e (à g.;

p. 157) , que longent, à dr. la rue Viviexine (p. 52) , a g. la piôjde

Rich^Ue» (p. 157). Près de la encore, la rV^rft '^'^^ Vi^t^lfAc ^ j^

Banque, etc. (v.p. 140). — Nous revenons à la jtlace du Palais-Ro yal.

A l'O. du palais se trouve une autre petite "place, U plgcil iu

\ Theatre-Françaii , où commence l'avenu e de l'Opé ra (p. o4). i!«lle

: est orn'^^dë o^x belles fontaines modernes par Davioud, avec

statues en bronze par Moreau et Carrler-Belleuse.

Le Tn^j^T'yia-yffi^-ijya * été construit en 1782, mais on en a

refait'de nos jours les façades sur la rue St-Honoré et sur la plaee.

< Dans le vestibule sont des statues de Talma', le grand tragédien

,' (m. 1826) , par David d'Angers, et de la Tragédie et de la Comédie

sous les traits des fameuses actrices Rachel (m. 1858) et Mars

1 (m. 1847), par Duret Au foyer du public , la stati^e de Volt aire

\ (m. 1778), par ^Toi^don; une cheminée monu mental e orn^e d'un

; bas-relief; les Acteurs de la Oomldle^oùronnant fïmage de Molière,

par Léquesne; des bustes et des représentatipos e p camafe u de

. scènes des principaux auteurs dramatiques français. Dans un eou-

■ loir, la statuo-de Georges Sand (m. 1876) , par Gissinger, Le pla^

fond de Ta salle représenté la France HigtTThiianf Hbs ^ai^yî^ra k hm

St~Germain-V Aux.

PAKiS.

'MivB dr. S». 65

Re-

trois grands poetea dilunstiqHes: ]&Dli«», Comeiilfi àt Racine. présëntad0n«7'vrp. W: '

Nous MtonfBOiM Â-la plactB^duPalais^Royal etdaofi <U.juè de Rivoli, où Boud longeons d'a îbof A VKôtel ( p« 3) et les vastes maga*' 8in $^dm Louvre (pk29). Nous voyons ensuite -à dr. le TGBSXXoîttiB (pr73> et à g-, Bii pem caché par les dernières arcades^ le templo de rOfofoire (p. 27) , église construite par les prêtres de TÔTatoire de 1621 a 1630. On doit ériger là un montlnl^nt à l'amiral Goiigny, une des victimes de la St^Barthéleiny (v. ci-dessous).; Usera par Crauk. A cet endroit^ où cessent les Aiûades , la xue-de. Rivoif vtt tra-* versée |>ar la f ue du Louvr et, q^ai doit être prolongée jusqu'à la rue Montmartre, et dont un nouveau tronçon a été ouvevt en i^i à l'O. d» rii oteï é ea,?^****" ; en recofistruetion «(vj p. i4i0). A dr. est lar façade dtt v 5ui Leum , la cél^re colonnade d» Perrault (p« 74) ;i à g^ la mai/rté du r^ arronê ifstmmt (Louvire), qu'on serait tenté de prendre pour une église, avec sa façade à rosace.jlfe* St*fleriMite4'Awmis iv h R. 20; ///) , un peu plus loin, est une église dont la fonciation remonte au temps de Charlemagne, mais qui est dans sa forme actuelle un édifice goth. des xu^«'Xvi^s« Un porche à 5 arcades, surmonté d*une terrasse avec une balustrade, eu précède la façade proprement dite , flanquée de deux tourelles, percée d'une grande fenêtre en ogive à rosace du style flamboyant et terminée, au-dessus d'une seconde balustrade, par un pignon avec un. Ange du jugement dernier, de Marocbetti. Ce portail date de la piemière moitié du xv^s.., mais ses statues sont pour la plupart de date plus récente. LHntérieur du porche est ceuv«rt de fresques sur fbnd d'or, par Mettez, aujourd'hui fort détériorées. Quand la grille est fermée , on entre par le portail latéral de dr.

y l/iyTÉBiEPa est divisé en o nefs, avec côUatérau^z très bas.- Les pllîéTS dutfcnœSTSSFelë eoilvèrtis étt colonnes eannelées au xviie s. C'est aussi ée «e aièele qae datent lea belles boiseries du bane-d'oauvre. Il y a des fresques modernes, dont la plus remarquable est une Descente de croix par aiUchard^ dans le bras dr. du transept. La 8LrâlWifi,^hap- lïotre-Dame, a dr. en «nirapt, est* fermée pav «ne belle boiserie* et poss<Sdè'Ml(*arbrA de icasé ea pierre, du «vCs., un autel geib* d'aprè» Kio/Z«*.-i«-Z)f«fl, des peintures et des vitraux d'après Amaury-Duvai. Du môme côté, dans le transept, Xnn * béniHer dé marb re, avec une croix entourée de trois enfants, par Jouffrov, S'apMé' un "deisTn de Vme de Lamartine. La l^e ehap. du pourtour, après la sacristie, renferme les monumenta de marbre dAi ebanr eeUerStéenne d'Aligre-(m. 1635) et de son ftto (m- 16î4). I^ chap, qui suit eeUe de Tabside contient S^aUtiUBA,. provenant d'un ma^solée de la famille Bostaing. Deux ehap. plus loin , un uuuuutLÊQl^^irigé à St Debls, inhomé à cet endroit après son martyre (p. 163). Dans la cbap. 'TTotre: Dame de la Compassion, à g. dé la nef et près du transept, un retable en bois du style flamboyant, représentant l'histoire de la Vierge et celle de J.-C. — Cest d u potiJUcanAASiic ^Ç c^^^^ église, à dr. du transept, que .fut donné^Tesïffifflt du masaaere dé la St-Bârthélemy, du 24 au 25 août 1572. Bntre l'églisejat la mairie, qu^on a bâtie pour rétablir la symétrie vis-à-visjlulijuvre , 's'élève encore u ne fdttr carré e, construite par BûHXu, pOurr<imptir l'espace vide qui restait Pe l'extrémité de la jue du Lo uvre, on aperçoit le Pont-Neuf, avec la statue de HwijT (pTlWi *raéWîêre, le d dmed uPsnthm (p. 204)*

Bœdeker. Paris , 7© édit. ' ^

66 Bivedf,^. PARIS- Tmtr St-Jacque»,

^ m. Dejft ruejQ Loayre à.mtel dejgUfl.

Tour 8t-Jacqtt«s7 plaoe du Chât«l«t, Egpenti. St^Keni. La niA 4£ Rivoli traversé après la rue du TnOwvr^la rue au. Pont. - ^euf , qui vient de ce pont (p. 188) et conduit aux H alles Cen faalea (p. 141). Plus loin, à g., la grande ruedegJ^ftUips, après laqaeUe on. croise le boulevard de Se'bcutopgl (p. 50), percé en 1855 à travers un quartier trop peuplé et malsain et qui aboutit près de là, à dr., à

\ Ja place du Châtelet (p, 67).

\ ' A dr. de la rue s'élève une belle tour gothique haute de 53 m.,

la nour St«Ja«q«es <pl. R. 23; IIl, IV), coiwrtniite de 1508 à 1522.

1 Elle Tâîsilf partie d'une église vendue et démolie en 1789. La tour

I aurait peut "être subi le même sort, mais elle fut rachetée en 1836

/ par la ville, qui l'a restaurée et isolée au milieu d'un beau square.

' La statue sous la voûte du rez-de-chaussée est celle de Pascal

i (m. 1662), qui répéta du haut de cette tour ses expériences sux la

' pesanteur de l'air; elle est de Cavelier.

- L^fl 8QPAHE8. eomne les promenades de Paris en général, ne eomptent pas seulement au nombre de ses plus beaux ornements, ce sont encore des eréations fort utiles, servant à assainir des quartiers populeux et 'particulièrement favorables à la santé des enfants. C'est que, contrairement aux squares de Londres, qui leur ont servi de modèles, ils ne sont pas des jardins où quelques privilégiés ont seuls droit d'entrer, mais des jardins publies, ouverts à tout venant. Dès que le temps le permet, ils sont remplis de jeunes enfants, qui sans cela resteraient pour la nlapart renfermés dans des appartememts , où ils manqueraient d air et d espace

' pour leurs ébats, et que leurs mères se soucieraient aussi moins de tenir propres. En faisant de nos jours les grands travaux de voirie, on a eréé

, partout des squares de cd genre, dont les principaux sont, outre eelnî de la tûiu.ât-Jaa4u6s, les squares des Arlfij^et-ltjâievs (p. 148), duj£fi|nple (p. W, Konthoion (p. 163), de U Tclnité (p. ISf), des HjUlgnollPi^ (pi. B. II). La ""vim du haut de la tour est sans contredit la plus belle de Paris, car on y est à peu près au centre de la capitale. Aussi en conseillons-nous l'ascension aux étrangers qui voudront s'orienter rapidement dans Paris et en avoir une idée d'ensemble ; mais il faut, pour jouir de la vue, un temps clair et pas trop de vent. On peut y monter de midi à 3 h., mais depuis peu seulement avec une autorisation, qui s'obtient sans difficulté, de 11 h. à 3 h., dans la semaine, à l'hôtel de ville (direction des travaux) « Le gardien du square ouvre la grille {pourb«)> L'escalier est assez clair, mais étroit; il compté 308 marches.

Au premier plan, à TE., VkôteUf^ ville; derrière', lVg fiè< St-Oe rmain

S lus loin, Si'Paul^ avec son domê; puis la ^'"'^'■r ^ff ififfMffi ditnri'TtiTr e la rue deTtfvoli: k g., les deux petites eolonneid^Suhaiài^ au Trône^ et plus- loin encore le doiijon de Viiiceàne». Pfus sur la gauche, le cimehhre du Père-Laehaiiê^i en deçà, YiglUe Sl-AwbroUe^ avec ses deux clochers-, puis la hauteur de Belleville^ avec Vjigliifi Si - Jean -BapUêU et plus bas celle At Nùtte-Dame-de-la-CroiXy qui n'a qu'une tour; ensuite l es Bu ne*- Chaumoni. Bevenant au premier plan, nous voyons près de nous SHMerri^ dans la rue St-Martin; plus loin, dans la même rue, le toit jaune' eTinen de réglisfi du Coniervaioire dei JrU-fMt^MéUers^ sur- lequel se détache la

tour de St-Nicolaè-det'Champê ; à dr., le marché duJ^jSBpUj à g., la grande trouée des houlevardi de 8éb€utopol et de Étrasbourg, avec la çare & VBH à l'extrémité et la flèche de Si -Laurent; pots, encore à g., la g uja li » JW s irf , la flèche élancée A'& SI -Bernard^ les deux tours «iA~^i-v«ff^^j|/^f-/ii»* ^\

Place du Châtdet PARIS, Rive dr. 2. 67

iiontmartre, où Von distingue les éehafaudaces de Végliài du Sacré-Cctur^ en eonstniction. Au premier plan, k g. du boulevard de Sébastopol, les Halle* Centrales t avec le dôme de la halle au blé et VéglUe St-Euttaçhe; puis l'Opéra y le clocher de la Trinité à dr., le dôme de St-Augiutin k g., et, » Tborizon, les hauteurs au delà d''Argeateuil et celle de 8t-0ermainen-Laye (env. 20kil.); à g, de VOpéra, la Madeleine y sur laquelle se détacbe la colonne Vendôme; puis St-Roehy le dôme de V Assomption; plus

?rès, le Palais -Royal et le temple de V Oratoire. A nos pieds, la place du hâteUty avec ses deux théâtres et sa colonne-, plus loin, le Louvre , pre'eédé de Véglise St - Germain - VAuxerrois ; pais les arbres du Jardin des Tuileries y It palais de V Industrie y Vare de triomphe de V Etoile y et à dr. la pyramide de YéçUse russe. — A g. de là 8eine, à Thorizon, le fort du Mont'-Valérien et les Itauteurs de St-Gloud, de Sèvres, de Meudon, de Clamari, daChatiUon, etc. Sur la g. du Mont-Valérlen, dans Paris, le palais du Trocadéroy av^e ses deux minarets; plus près, Ste-Clotilde ; à g., le dôme doré des Invalides y devant ceux de V Ecole Uilitc^re; au bord de la Seine,. le dôme de V Institut; à g, d«s Invalides, les deux petites tours do St 'François -Xavier ; plus près, le cloeher de St-Oermain-des-Prés; à ç.^ les deux tours de St-Sulpice; au bord de la Seine, le palais d^ justice avec la Ste-Chapelley la fontaine St -Michel et le boulevard de ce nom, à dr. duquel se montrent un peu les toits du palais du Luxembourg; plus loin, le grand clocher carré de St -Pierre - de -Montroug^ et plus loin encore le clocher de Fontenay-aux*Boses. Bevenant au premier plan, nous voyons

Mienne -du -Mont à g.; plus loin, le dôme du Val-de-Grâee;.k dr«, la. touc de St-Jacques-du-Haut-Pasy avec Tarbre séculaire de Tlnstitution des sourdsmuets, et encore plus loin, les petits dômes de Y Observatoire, Eniln dans la direction du bras de la Seine qui sépare Tîle de la Cité de celle de St-Louis, la halle au Wn, avec le Jardin des Plantes à g., puis le dôme dé la Salpétrière et au loin Notre- Dame-de-la-Qare. La Seine se voit beaucoup plus loin en amont qu'en aval ^ la vue s''étend dé ce côté jusqu'au pont Na- Honaiy le premier dans Paris, et en aval seulement jusqu'au pont Royal^ près des Tuileries.

An S. du square passe V avenue Victoria, ausâi de création moderne; elle s'étend jusqu'à la place de^PH^têl-de- Ville (p. 70). ^L* P lace dfl CBiAtelêtJf pL R. 20, 237 1^), où fut Jusqùjen 1802 la fameuse prison du Châielety est un peu j^liis bas que la- tour, du lîôté de là Seine. On y a érigé en 1807 une fontaine de la Victoire, avec la colonne du Palmier y dont le fut est en pierre, avec ^s cordons de bronze, et sur laquelle sont inscrits ^es noms de 15 batailles gagnées par'N&poléon. U ne Victoir e tendant une couronne dé cliaque main s'élève au sommet du monument, et dans le bas sont les statues de l a Fidélité, la Vigilance , la Loi et la Force. Ces sculptures sont de Boaio, Des travaux d'alignement en ayant nécessité le déplacement , la colonne a été transportée d'un seul hloc à l'endroit ou elle se trouve aujourd'hui, mais augmentée du soubassement à deux vaeques, décoré de quatre sphinx. A g. delà placé, te nouveau The'âtre-Italien, anc. Th. Lyrique, Historique, etc. (p. 20); à dr., le t héâtre du Châtdet (p. 22). - \

"^ Les égoiitt de ^ris , qui en sont une des ettiiotUéê ^ ont ici une ^ i leurs entrées princij^ales, celle par laquelle descendent les Tisiteurs. Car • il s'y organise des. promenades, ordinairement une fois par semaine dans j la bonne saison, et tout le monde peut y prendre ^art, même les dames, av«e «ne autorisation qu'on demande par éérit au préfet de la Seifle. £^ hiUet qu'oi^ secolt indique l'endroit et Vhettr^ o% ton doit, se p»ésentw.

68 Rive dr. 9, PARIS. Place du Châtéieti

It importe d*arrfveir à tempi et d'être suffiMmiiietie tfitu. La -visite flnft à la place de la Madeleine. La longueur totale du réseau des e'gouts, qui sera bientôt terminé, doit être d*à peu près 9T5 kil. ou 244 lieues. 11 n*en existait encore que 67 kil. en 1837 et 160 en 1866. Ces travaux gigantesques coûtent en moyenne 100 fr. par m. Le bassin de la ville est d^is^ éii quatre parties par 3 grands égonts perpendiculaires à la Seine, eeux des boulevards de Sébastopol et St-Sfiehel, qui aboutissent dans 7 antres plus ou moins parallèles au fleuve. Les premiers ont pour afàuemts 12 où 15 galeries secondaires, recevant elles-mêmes les eaux d*une foule d^autres galeries moins grandes, creusées dans toutes les directions. "Les seconds sont les éçouU collecteurs. Ceux de la rive dr. amènent leurs eaux à la place de la Concorde, dans un collectent* génêràly qui les déverse dans la Seine en aval du pont d'Asnières (p. 239). La fameuse Cloaque Maxime de Borne, qui n'a pas dû avoir plus de 800 à 900 m., était peu de ebose en comparaison de ce seul collecteur, qui a 46U0m. de long. Il débite environ 10000 m. cubes d'eau à Theure, mais il peut en écouler deux fois autant. Pour souder les collecteurs de la rive g. au reste du reseau, on a immergé dans la Seine, in amont du pont de TAlma, un sipbon composé de deux tuyaux en fef , de 1 m. de diamètre et 156 m. de loog^ et ces collecteurs se prolongent de Tautre côté, à une grande profondeur (30 m.), pour rejoindre le collecteur général de lit rive dr. non loin de son embouchure. Les plus petits égouts ont 2 m. 15 de haut sur 1 m. 15 de large; le plus grand, 5 m. sur 5 m. 50: il est dont facile de les nettoyer fous. lis sont construits en pierre meulière et chaux hydraulique, avee enduits intérieurs et extérieurs. Les éollecteurs ont une sorte de trottoir ou banquette de chaque côté et une cunette ou canal ^ean entre les deux. Contre la voÛte , passe au moins une conduite d'eau de fontaine de 1 m.- Ou plus de diamètre. Le curage de ces égouts se fait avec un grand soin et le système employé dans ceux qui ont une cunette est fort ingénieux. Dans le grand collecteur de la rive dr., il y a deb bateaux avec vannes de même dimension que cette cunette et pouvant former écluse. Si Ton baisse la vanne, Teau qui vient la presser, la pousse en avant et chasse par là même les immondices vers Touveriure de la galerie. Dans les autres eolleeteuM, le bateau est remplacé par un petit wagon que poussent les égoutiers. Toutes les galeries communiquent avee les rues par de nom. brenses échelles defer, par lesquelles les égomtiers çeuveat toujours iremon. ter. Des signe» de repère, le» noms des rues, etc., y sont partout marqnés.

Le aogljtfi ^^aJiyCj ^ qui mène de U pUc&.d9JCtUJbAUtdaBs la Cj[té.(p* îSo)7a^^t^ reeoiMtruit en 1808-59. Il n'était guèr« moini célèbre -jadis que le Pont-.îîi9ttl<p. 188). C'était Tun de^ plus anciens et des plus animés de Paiis ) et il était couvert de boutiques d*orfèvre0 et de chang«uzs, de là le nom qu'il a conservé. .

On a de ce pont un très beau coup d'oeil: «n face, UuCUé) avec le palaU de justice et l,e tril^unal de commerce à l'extrémité du pont \ plus loin en amont, le nouvel Betel-Dieu et Kotre-Dame (p. lS9etl9i); a g., l'hQleiid& ville (p. 68) et la .tour de 6t-QficKâi8Tp« 71) ) en aindi le P«atr îî.çuf» le hwxg^ etc. -• — ' — —

La rue transversale au delà du «guare St-J^f^fiips est la rue St-MartLU,.dans laquelle se trouve, à peu de distance, " ' "

^^ "*"Ôt-Merri (pL Il.23i ///), jadis &t'M€dffic, église du meiUeur Vtyle gothique, bien que commencée feulement en 1520 et acbevée en 1612. £lle possède un beau portail inachevé du style flamboyant, flanqué à dz. d'une tour à plein eintie dans le haut, et à g. d'une légère tourelle. L'intérieur a été déilguré sous Louis XIY, dans le prétendu style classique, par Boffrand, qui a aussi construit la grande chapelle à dr. , décorée de atatues par J,^Bé Dthay. On remarquera encore à Tintérieur un grand crucifix de marbre par

Duboi», au maître autel; une Pietà de Slodtz,AAJïB la 2® ckapell^ à g. ; deux bons tableaux de C. Vafiloo, à Tentrëe du chœur, surtout celui de g., St Charles Borromée; ua autre de BeUe, dans le bras g. du transept, la Réparation d'un sacrilège, etc., et dans les chapelles du pourtour, d» belles fresq[ues modernes de Cornu, LépauLltf ChçLsstriaUy Amaury-Duval, Lehmann, Matout, Qlaizc, etc.

Revenus à la rue de RivoU, nous y voyons bientôt à dr., NCJL'* h5tel de vaie (pl« fe. ^3; F), un des plus beaux édifices de \ raris, reconstruit dans sa forme primitive, par ^aXlu et Peperthes^ \ après avoir été incendié par les communards en 1871. \

L^aneien édifiée avaii été commence en 1933, mais termina seulement êovta le Tëg;ae de Henri IV, par Tarchlteete italien BoomnIot, àiid9 Oértm** Le besoin 4e place pour le logement el lea biiraaax du premier magif fcral de la Tille, avant 1789 le prévôt de» Marchandé et n^aintenant le pr^et d« la SeinCy avait nécessité de nouvelles constructions, dont les dernières ne furent achevées que bous Louis - Philippe , en 1811, de sorte que Fhôtel de ville é|a|t ânalemeat quatre fois plus grand que «oiàs Henri i V. Méaft* / moins il était devenu encore trep petit, et on avait été obligé d*y sjoitter / en 1857 deux annexes. vis-à-vIs de la façade principale. /

L'hôtel de ville a joué un grand YÔle dans les différentes «évolutions i françaises, étant le point ordinaire de tslliesMot du parti déasocratique, en opposition avec les palais royaux, le Louvre et les Tuileries; c^est | dans son enceinte que se constitua le tiers-état, etc. Le 14 Juillet 1789, les vainqueurs de la Bastille furent apportes en triomphe dans sa grande ' salle. Trois jours après, Louis XVI se décidant à venir de Verssilles à , Paris, sous la protection du maire BaiUy et de quelques autres députés j populaires , fut amené à Thôtel de ville escorté d^une foule Immense, ' i^u'll he ealma qu'en se montrant avec la eoearde tricolore, composée par ! la Fajrette ée La couleur blanche des Bourbons. et des eimileurs ble«e et i rouge de la ville de Paris, C'est ici que siégeait la Commune^ lors.que i Barras y pénétra au nom de la Convention, à la tête de cinq bataillons, \ le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), et qae Robespierre eut la mâchoire \ fraeasiM d'um coup de pistolet. C'esi par rhôted de vtile que Louis- v Philippe passa pour moater sur le ttône en 1890 ^ c'est (ci que Louis / Blanc proclama la république le 24 février 1843. Enfin rhdteî de ville / fut le siège du «gouvernement de la Défense nationale* du 4 sept. 1870 au 28 fév. 1871, et, jusqu'à la fin de mai., du eomiU de la Commune.

L'édifice étant condamné à la destruction par les chefs des insurgés, des monceaux de combustibles arrosés de pétrole et des barils de poudre y fhrent placés k différents endroits. Tous les abords avaient de plus été barricadés. Il s'engagea le 14 n^ai stts la place, à l'arrivés das troupes, un combat tf rrible, qui dura sans interruption jusau'au lendemain matin. Obligés enfin de reculer, les insurgés cherchèrent a assouvir leur rage en mettant le fbn à. plusieurs malsons voisines, et ils allumèrent les matièreft Inflammables accumulées dans l'hôtel de vUle,. tandis que 000 des leurs s't trouvaient encore. Les troupes, alors maîtresses des alentours, dirigèrent un feu incessant contre ces retardataires , dont pas un n'échappa. Mais il fut iihpossible de sauver Tédlflce , dont la destruction fut encore pins complète -que «elle des Tuileriesi \

La nouvel hôtel de ville eçt donc , au moins dans Tensemble, la \ repfodactioa de l'ancien, surtout un peu agrandi, plu^ riche en \ scaipUire9 et mieux di^stribué, C'est un magaiftque édifice du style \ de la .îeaaissance française, avec ses payiUon^ à dôme, réminis- ; eeneies des tours du luoyen âge, ses lucarnes et ses hauts tuyaux de cheiaiikée riobepàent sculptés. Il est isolé et entouré d'un fossé bordé d'une grille, p«r qù s'éclaire son double sous-sol. Le rex-dechaussée présente des pilastres et le premier éUge des colonnes

7Ô Èivèdr.i. tAÉiÈ. mtel de ville.

I engagées d'drdre composite. Il y a au-dessus du premier une espèce d'entresol ; l^s pavillons ont un étage de plus. '^.w^La * rAÇADE ^INCIPALE, qui est naturellement la partie la plus '^emarquabfe , se tlivîse en trois parties à peu près égales. Celle du milieu, formant aujourd'liui avant-corps, est percée de trois portes, dont deux portes cochères cintrées aux pavillons. Aux principaux étages de cet avant-corps, de même qu'à ceux de tous les pavillons, se trouvent des niches garnies de statues d'hommeg jiélèbres. I l y a aussi sur les fiutablements des statues représentant 'cferViiles de Frî^nce, des groupes allégoriques, etc. La façade a encore comme oinementsf, au milieu , une magnifique '^^oWo^e entourée de sept statues, un joli *camvù.nUe et dix statua dormes de hérauts d'armes, couronnant la toiture, ces dernières une innovation qu'on a critiquée. Il y a ainsi à l'extérieur de l'édifice, en comptant encore quelques statues qui sont dans les cours, env. 200 statues ou groupes, la plupart désignés par des inscriptions. La salle du cons^i îf munici pal »st: au xuJIieu du premier étage du côté de la place.

Les autres façades méritent aussi d'être vues; elles ne sont pas ta reproduction l'une de l'autre. C'est du côté du quai que se trouve Va ppartemênt dpjp refet. précédé d'un petit jardin. La grande 9alle de^ fêt es . non encore terminée, est au milieu sur le derrière, aîT^essus de la salle St-^ Jean, destinée à de grandes réunions.

L'intérieur n'est qu^îi 'partie terminé, mais beaucoup de services y sont dès maintenant installés. Il n'est précisément ouvert aux visiteurs , mais par là même qu'il y a des services publics , on peut y entrer et voir ainsi au moins ses trois belles cours, également fort riches comme ornementation : on ira demander Tautorisation de monter à la tour St*Jacques (p. 66). La salle du conseil et l'ajppartem^t-diLpréfet ont de beaux plafonds sculptés; là sal le St'-5 ean et la salL^des fêtes , des voûtes soutenues par des colonnades laissant au 'milieu un vaste espace libre. Dans la cour centrale sont le «Gloria y ictis.» de Mercié et les Dernières funéri^illes de Barrias, ytljn place d« l'ifôtel^de- Ville, autrefois appelée place de Orève, évoque sous ce nom~ùne Toule de souvenirs lugubres. Des bûchers y ont dévoré bien des victimes , des flots de sang y ont coulé sur réchafaud. C'est ici , par exemple , que Catherine de Médicis fit pendre aux huées de la foule, après la St- Barthélémy (1572), les chefs huguenots Briquemont et Cavagnes ; ici qu'elle fit supplicier en 1574 le comte de Montgomery , dont la lance avait atteint pa^ hasard, dans un tournoi, l'œil du roi Heliri II, et occasionné sa mort (p. 180). En 1766, c^était le tour du comte de Lally-ToUendal, gouverneur des Indes françaises \ injustement condamna sous prétexte 'de trahison. Au mois de juillet 1789, le successeur de Neeker, Foulon , contrôleur -général des finances, et Berthier, son gendre, y furent pendus aux lanternes pAr la populace et devinrent ainsi lès premières victimes de la Révolution. Mais il y a eu aussi bien des exécutianâ de criminels trop fameux,. tels que: Ravaillac, en

Sf-Oervais. PARIS» Èive drJ 1t. 7i

1610; la marquise de BnnTiili«rs et la Voisin, deux empoisonneuses, en 1676 et 1680; Tillustre yoleur Caitouebe, en 1721; Damiens, qui attenta à la vie de Louis XY, en 1757, etc. — Une statue d'Etienne Marcel (y. p. xxir) doit décorer cette place.

L ajplace de l'Hôtel-de-Ville est reliée par un poiii J l4.C5ité, où se voîlnt Iii6tei-Dieu, TOifê-Dame, etc. <p. 188 et 191).

' Bi-Oèrvaii. " " ""~

Au N. de rhôtel de ville commence la r ut du Temple y vieille rue très commerçante qui passe au Temple et àboûiii a la rue de Turbigo près de la place de la République (p. 49).

Derrière l'hôtel de ville sont la c<Merne p[(i2(^'an, qui peut contenir 2500 hommes, et la caserne L otaUj, qui doit devenir une annexe de l'hôtel de ville, pour les bureaux de renseignement.

St-eervaii, ou St-GervaU-^t-St-Protais (pi. R. 23; F) , est une église qui a été commencée en 1212, mais complètement transformée au xiy^ s. Elle présente un mélange des styles flamboyant et de la renaissance. Le portail ne remonte qu'à 1616; il a été ajouté par Jacques Debrosse, et il jouit d'une certaine célébrité, bien que contrastant avec le reste. Il offre les trois ordres dorique, ionique et corinthien superposés, avec frontons triangulaire et semi-circulaire. Si le portail est fermé , faire le tour à g., pour entrer par une petite porte au N. du chœur.

L'intérieur de Tédifiee se distingue par la hauteur de ses voûtes. Il n'y a pas de portes latérales aux bras du transept, mais des tribunes. Outre des pefnture» murales dans les chapelles, par Brune ^ &laite^ Hetu^ De^ lorme et Oigimx, on remarquera eomme œuvres d'art: les vitraux, surtout eenx de la 2® cbap. de dr. après le transept (Jugement de Salomon), par R. Pinaiçrier (1531) , et de la ebap. de la Vierge , par Jean Coutin , tons fortement restaurés de nos jours; nn tableau de Couder dans le bras dr. dtt transept . St Ambroise et Théodose ; la croix et les chandeliers en bronze dore du maître autel, chefs-d'œuvre duxviii^s., provenant de l'abbaye de 8te-Oeneviève ; le mausolée de Michel le Telher (m. 1685), ministre d*£tat sous Louis XIV, par Mazeline et Hurtrette, dans la chapelle à dr. de celle de la Vierge; le pendentif de la voftte de cette dernière, qui a l'm. 16 snr 2m., et les vitraux; un tableau ûe^Meim^ le Martyre de Ste Juliette, dans le bras g. du transept, et au-dessous un tableau sur bois, la Passion, attribué à Durer f un bas-relief en pierre du xiii^s., Jésus recevant l'âme de la Vierge: un retable de la renaissance, à l'autel delà ehap. voisine, et enfin un retable reproduisant la façade de l'église, dans la ehap. qui suit, près de la porte.

Au N. de Sî-Gervtis, derrière la caserne Napoléon, est la petite place Baudoyer, avec la mairie du IV* arrondissement (Hôtel-de- YiUe), dans le style de la fin du xvi^s.

Nous nous retrouvons ici dans la rue de Rivoli , à laquelle succède un peu plus loin la rue St- Antoine, Au commencement de cette dernière, à dr., St-Pavl-St-Ioais (pi. R. 25, 26; F), ancienne église des jésuites , construite de 1627 à 1641 , par le P. Derrand, Sauf son beau portail de la renaissance, qui est du V, Marcel- Ange, Cette église est surmontée d'un dôme , un des premiers construits à Paris. Les architectes se sont inspirés, des ^lises italiennes de la

W JSivedr,9, Ï^AJRJS; Eue St^AntQin&.

fia àvL Tvi^$*i fit ils' ont' donne k l'édiftce le cachet qui distioga^ ceux de la compagnie de Jésus, L'ensemble en est a3sez imposant^ ina}s le style est surchargé çt il y ^ trop de richeis^e dans rorne-r mentation. Le portail de St^Ctervais est supérieur à celui de Stjpaul, %i^i en reproduit Vordonnance. L'intérieur présente une nef assez élevée, flanquée de deux bas oôtés au-dessus desquels règne une galerie. Comme œuvres d'art , on remarquera quelques peintures, surtout un Christ sn jardin des Oliviers', point par Eug. Delacroix dans sa jeunesse ',.11 est dans le bras g. du transept. — Le lycée Charlemàgne, â dr., est l'anc. maison professe des jésuites.

Dans la rue Sévigné, qui comnjence en face de St-Paul, se trouve le musée Carnavalet (p. 179).

Au n® 142 de la rue St-Antolne, à g., l'ancien hôtet de B/thune, construit au xvi®è. par du Cerceau, pour Maximilien de Béthune, plus connu comme duc de Sully et ministre de Henri IV. La façade n'a plus rien de curieux , maî§ la cour est entourée de bâtir ments aux façades richement i&culptées, avec de grands bas -reliefs représentant les saisons, etc. Il y a dans ce quartier d'autres constructions anciennes plus pu moins curieuses, comihe celles de la place des Vosges (p. 180), où conduit la rue de Birague, un peu plus loin à g.; Vhôtel d'Ormesèon, rue St-Antolne, 212, et ceux que nous mentionnerons encore ci-après ; mais beaucoup de ces constructions sont cachées par des bâtiments modernes.

. A dr. dans la rue St- Antoine, V église de la Visitation bu temple $te' Marie, construite au xv^^s., parFr.M^nsart, et dépendant alor§ d'un couvent de Visitandines. Elle est surmontée d'un dôme. -^ Vient ensuite la place de la Bastille, dont il a été question p. 47.

Nous terminons notre promenade de ce côté en tournant a dr. par le nouveau boulevard Henri IV, d'où l'on a une belle vue du Panthéon (p. 201). A g., la caserne des Célestins, dont une partie a dû faire place au boulevard. Son nom lui vient d'un ancien couvent qu'elle a remplacé.

A g. est la rue Sully, où se trouve la riche hibliothèque de VAr^ èenal (pi. R. 25 ; F) , dans une partie de l'ancien arsenal de Paris, qui s'étendait de la Seine jusqu'à la Bastille. .

Cette bibliothèque est pabltqtie et ouverte tous, tes jours, sauf les dimanches et fêtes, de 10 h. à S (vacanees du iô août au l^i^œt.). Ella a été fondée par le maïquis Pauln^ d'Atçtnton, ^ui la vendit en 1785 au comte d'Artois, Ce dernier y ajouta «n 1787 la riche bibliothèque du 4uc de la Vallière, qu'il avait aussi achetée. La Eévolulion en fit une pro-

Ïtriété nationale et la rendit pubUque. Lk Besiauvatlon la restitua en 815 au eomtâ d'Artois ,• mais elle resM» Ouverte au puibUo S9ua le nom de bibliothèque de Monsieur. Elle est enfin redevenue propriété de l'Etat à la révolution de Juillet; et elle s'appelle depuis bibliothèque de TArsenal. Après la bibliothèque Nationale, c'est <la plu» riche de Pari*, au dàoins pour le». o«iv nages aneien/i,

J^e boulevard Henri IV traverse les deux bras de la Seine et l'extrémité E. de l'île St-Lpuis , sur le pont Sully , de construction récente. A côté du boulevard, dans l'île, l'hôtel Lambert (p. 192),

ZeLonvrt. PABi&. Rive dr, 9. 73

£n tournant àdf, en deçà du pont^ ou passe devant Taac, ftô^e{ la Vedette, àujQxaà'hui'VJEcole MoisUlon., bel édifice du xvi^s,, mais dont la façade mooumeptide a été recousttuite de nQ3 jours, Plus loin sur le quai, au coin de la rue du Figuier, l'anc. hôtel de Sens ou des jirchevéques de cette yille , lorsqu'ils étaient métro-» politains de Paris,, encore simple évéché. U est du style ogiral du XY^ s., avec porte à tourelles et donjon dans la cQur»

X ?' I« ft LoHvr^ »e» musée» et les Tuileriag»

Y 1 Ie.Ipuvr^. *" . .

V- Le ♦♦Louvre, vaste palais entre la rue'de Rivoli et la Seine (pi. ^\ kTIT^J^}'; 11), le plus important des édifices publics de Paris, est à ^ la fois remarquable au point de vue de Tarchitecture et par les précieuses collections qu'il renferme.

Son nom lui vient, dit-on, d'un château ou reâdéz-vous de chasse danâ QB bols, appelé Lapara (l^uparc^ un Lêv»eriê. Oa' voudra bien se reporter, pour Thiatoire de ee palais, ai^ plpui, de U'p< 74> T«'enoeinte de la ville ne s'étendait pas au delà sous Philippe-Auguste (m. .1223) ; ce roi bâtit ici, pour défendre le coars de la Seine, une forteresse avec une grosse tour ou donjon, dottt rêmplaeennent , retrouva de nos jours, est marqué par une ligne blanche aur le aol da^s Tangle fi.-O. de la cour dtf Louvre (v. le plan, p, 74). Charles V (m. 1380) enferma ce château dans Tenceinte de Paris et en fit une résidence digne d*un roi; mais il n'existe i plus rien des constrUetiaas de son temps, J^tmçôit ^ (in. 1547) les ayant i fait démolir pour fonder, fin 1541, le palaia actuel, qui devait. ^se ren^ i fernner dans le périmètre ^e l'ancien palais. Les travaux furent dirigés ( par Pierre Lescot sous lîenri //(m. 1559) et ses successeurs. Catherine de Médicit (m. 1589), veuve de Henri II, continua la construction du cdté '

S., sous les règnes de ses fils François U (m. 1560), Ckar\e* IX (m. 1574) et HenH JIl (m. 1589). EUç y ajouta vers 1566 Taile du côté de la Seine, dite alors la Petite galerie, sur laquelle on ajouta plus tard la galerie ; d* Apollon (p. 115). U%nri 7^(1089-1610) eut aussi à cœur de eontinuer [ le Louvre. C'est lui qui construisit la galerie d'Apollon et qui continua ^ la galerie du bord de Teau, dont la partie extrême a été rebâtie de nos ; jours sur d^autres plans. Les architectes de Henrl.IV furent, dit -on, | Thikauld et Louit Métezeau, puis B€tp$iête et Jaoque» Àndrouet du OeriDemi, U est aussi fait mention d'un eertaia Pierre ChcunMçeè oXi ChamMche, Louis XÏII (1610-43) fut longtemps sans s'occuper du Louvre, c'est seulement en 1624 qu'il chargea Lemereier d'achever les bâtiments commencés par Lescot. On agrandit le plan primitif au point de le quadrupler; le pavillon 'S, devint eelui du milieji 4u côté O., aujourd'hui pavilloii Sully ou de l'Horloge, qui fut agrandi et exhaussé (v. et-dessous). Les côtés du K., du S. et de TE., qui frétaient que commencés, fureht continués sous ZoafisX/K(l64S-17l5), à partir de léiSO sous la d|r6etloa de Lewsu. Les tra^ vaux furent encore interrompus sous Louis XV, soas L(Miis XVX et pendant la Révolution; mais Napoléon!^ les fit reprendre par /'«rcter et Fontaine^ qui s'occupèrent aussi de construire au "S. une galerie parallèle à celle du bovd de l'eau. Enfin, après une devnière intervaption, Napoléon III les fit aeJaever de 1852 à 1857, par L, Visepnti et Lefuel. U y av^it encore i sonsiruire la moitié de l'aile du M., longue dé plus de 200 m. ; on ajouta de ce côté et au S. des galeries intérieures presque aussi longues, destinées à masquer, avee les bâtiments en retour d'éqnerre et les petits jardins du square. le I défaut de parallélisme entre ces ailes, le Vieux Louvre et les TuUfries. i

Le palais du I^ouvre se divise en deux parties principales ; le , V ieux Louvre et le Nouveau Louvre.

Le ViEDx Louvre esT lé «;arré de bâtiments â l'E. ou au bas de

74 mvedr.8, PARIS. Le Louvre,

liotre plan historique. Après avoir Vu l'ensemble harmonieux de la cour, on examinera de préférence la moitié de g. du côté 0. et celle de dr. du côté de la Seine, dues à P. Leseot, le plus grand architecte du commencement de la renaissance française. Comme il est dit ci ' dessus , les autres parties n'en sont que des reproductions. La riche façade à trois étages du côté 0., dont la décoration est de Jean Goujon et de Faut Ponte , passe avec raison pour le monument le plus parfait de Tépoque de François I®'. Le pavillon du , milieu était d'abord de moitié moins grand et n'avait • que deux : étages. Celui qu'on y ajoutât en l'agrandissant, est décoré de belles cariatides par /. ^arazin. Nous avons déjà vu à l'hôtel de ville ce genre de pavillon à dôme , particulier â l'architecture française de la renaissance , ainsi que les hautes cheminées ornementées. Les trois autres côtés ont un attique qui a été ajouté sous Louis XIV. Ils présentent la même ordonnance à l'extérieur, sauf à l'E, du côté de St-Qermam-rAuxMrois. La façade de ce côté, qui a 173 m. 60 de long sur 27 m. 60 de haut, est due au médecin architecte Cl. Perrault, Sa colonnade trop vantée se compose de 28 colonnes corinthiennes accouplées. Les proportions en fuxent si mal calculées, qu'elle dépasse les bâtiments aux extrémités et qu'elle en dépassait aussi d'abord les toitures : c'est ce qui a fait ajouter les attiques. yyjj^ Nouveau Loçvbe, qui est bien plus grand, s'étend à l'O. du ; Vieux'' Louvre" jusqu'à la grille des Tuileries, où il se raccorde avec deux ailes de cet édifice (v. p. 129). Il y a encore quelques parties anciennes, comme nous l'avons dit, mais les plus remarquables sont celles qui datent de nos jours , surtout autour dû square intérieur. Les riches mais lourdes façades de cette partie , avec pavillons terminés en dôme; leurs colonnes corinthiennes, leurs portiques, leurs cariatides, leurs 86 statues colossales de célébrités françaises et leurs 63 groupes de statues allégoriques ne s'harmonisent que par l'ordonnance générale avec le Vieux Louvre. Il ne serait guère plus possible d'énumérer les sculptures qui décorent le Nouveau Louvre que celles du Vieux ; voici du moins les noms des principaux artistes auxquels sont dus les frontons et les cariatides des six grands pavillons, de g. à dr., à partir de la place du Carrousel : OuUlaume (côté de la place) et Cavelier ; Duret (fronton), Bosio, Polet et Cavelier; Vilain (deux pavillons) ; Simor^ (fronton) , Briant jeune, Jaequot, Ottin et Robert ; Jouffroy (côté du square) et Lequeine.

Tous ces bâtiments forment le palais le plus vaste et le plus splendide de Paris et même de l'Europe. La superficie qu'ils occupent, avec les Tuileries, est d'env. 195 000 m. carrées ; ils présentent un ensemble harmonieux malgré le manque d'unité, et ils sont réputés la meilleure œuvre d'architecture française.

Les [salles du Vieux Louvre servent de musées depuis 179?. Quant au Nouveau Louvre , il n'y a qu'une partie des bâtiments du 8. qui contiennent des collections ; les autres sont surtout occupés par le ministère des finances.

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