II. Les muéei du Louvrt
LeA musées au Louvre sont ouverts gratuitement au public (oir« lé» Joursy exeepiè U ilWfl*, savoir: e«iiz 4e peintuw «t de la «eulpture antique, en été (1^^ avril -!«' oet.), de 91i. i 6 b. dans la semaine et de 10 L à 4 h. les dimanches et fête»: en hiver toujours de 10 h. i 4 h.; les autres musées seulement de il h. à 4 on 5 b. 11 n*est fait exception que pour la salle des bottes (dessins, p. 138), ouverte seulement le samedi de 3 h. à 4 ou 5 h. — Le moment le plus favorable pour visiter les galeries du Louvre est le matin. Plus tard, surtout le dimanche, elles sont généralement pleines de monde, et l'on ne peut plus jouir de la visite, notamment dans les salles de peinture. ^ 11 n> %pas deveOiaire^ on fera done bien de ne pas se eharger d*obiets embarrassants.
L'histoire des collections du Louvre remonte jusqu'au xvi^ s., aux princes français de la renaissance, qui non seulement dirigèrent leur politique vers ritalie, mais qui furent eiie«re des admirateuss enthousiastes de Tart italien. A la tête des amateurs et des collectionneurs fut François T"". Ses efforts ne furent pas toujours couronnés de succès, Le groupe d'artistes occupés par lui et par ffenri 11^ qu'on appelle l'école de Fontainebleau, n'exerça pas d'influence durable sur Tart français. L*amour des collections se réveilla sous Louis XJV^ dans le rôle duquel rentra aussi le culte des arts, et qui trouva des imitateurs dans les grands (Mizarin), voire même dans la bourgeoisie (Cfozat). Hais les plus beaux jours des galeries du Louvre datent de la Révolution, qui y réunit les œuvres d'art eneore dispersées dans les châteaux royaux, et qui appliqua aux musées le principe de la centralisation. Enfin lorsqiv» les armées françaises eurent i rapporte d'Italie^ - des Pays-Bas et d'Allemagne un énorme butin artistique, ' non seulement les collections du Louvre purent être regardées comme les premières dans leur genre, mais ce palais fut en quelque sorte le musée de l'Europe. Sans doute beaoeoup de statue» et de tableaux ont dû être rendus après l'invasion, mais le Louvre passe toujours en somme pour le premier musée de l'Europe.
Outre ses collections artistiques , le Louvre renferme encore un musëe ethnographique, un musée de marine, etc. Le nombre des | salles est si grand, qu'il serait difficile de s'y retrouver sans un plan, \ et si Ton n> pas beaucoup de temps à y consacrer, il importe de savoir s'y orienter, car il faut déjà env. 2 h, rien que pour parcourir ces salles.
Pour bien s'orienter , on se rappellera que le bez-de-chàvssée renferme les sculptur es et les (gravu res ; le pbemieb étage, lès peinturesy lès aniisuites de petite dimension, le muse^des ohJet8''d'lirï dÂT moyen^ge et^e la renaiisa nce , les dessins et diverses petites collections nouvelles ; le second itAOE, le musée de marine , le muse'e eth nographiq ue ; le m uselé ch inois , les salies stipplementaires de \ la peiniurTki' àea dessins , . •
Les visiteurs qui auront peu de temps à consacrer 1 ces musées | feront bien de commencer par ceux des ''^arbres antiqueè (p. 80) et 1 des peintures (p. 92), qui sont du reste les premiers ouverts, comme il est dit ci-dessus. Nous recommandons aussi, surtout aux mêmes visiteurs, de bien suivre l'itinéraire tracé ci-après, s'ils nevetilent s'égarer et perdre un temps précieux en allées et venues. Nous devons aussi les mettre en garde, comme l'administration le fait par des placards apposés de tous les côtés, contre les guides qui assaillent le public aux entrées des musées,
EimuÉss. La plupart des musées ont leurs entrées particulières.
76 Jtiv€df.9, PABI3( LeLaavre.
qne Ton trouvera mayqu^es sur 1m fd«ns, :et ^ue nous indiquerons À rx^cçaaion. Toutefois il importe de noter gue^ j usqu'à ^ h^, i^£ n~ trte ordvfULift actuelle est eelle qui le treUTe sous le p f^ptUon de VSoflogp Ou p aiMlgn S ully, On pénètre de là dans le musée dès inafÏÏres antiques.parla salle des Cariatides (pL du rez-de-ch., C), ou Ton monte au premier éta^ pM rescalier Henri II <pL du rexf^dech., J), menant à la salle la Oaze <p. li?), etc. — La <n ande tnt r/t du musée des m^rV^ antiques et du premier étage, qui n est ouverte qu'à 11 h«, se tioave au «on traira dans la. cour du Nouveau Louvre, du côté de la Seine, au p avillon ^^no^ n (pï. du rez-de-cîi., G). C'est de là que nous partons poux nos descriptions p. 80 et 9% . Si l'on arrive avant 11 h., traverser la salle des Cariatides, tourner à dr. et commencer au grand escalier, ou monter par là au premier étage. Des ccUaloau et spéciaux se vendent à rentrée de la plupart des galeries ; mais 11 y en a pour lesquelles il en manque malheureusement toujours. Outre la liste complète des œuvres d''art, les catalogues contiennent des notices |)iographiques et explicatives, ainsi qu'une foule d'autres renseignements précieux. On doit en faire des abrégés. Il y a dans beaucoup de salles des étiquettes sur les objets exposés. Kous ne mentionnons naturellement ici que les plus importants.
Re9 - hb - OH Avssis.
NCfKutée dei antiguitéa tyyptienn ei. — Ce musée , dont l'entrée /s, se trouW~à^. daîTff Te passage sous la colonnade (p. 74), est la collec- ( tion d'antiquités égyptiennes la plu9 remarquable de TËuropo. Elle {nous donne sur la religion, les moeurs et les arts eliezle plus ancien des peuples civilisés l'idée^ à peu près la plus complète que puissent nous fournir les monuments encore subsistants, sauf naturellement ceux du domaine de l'architecture. Il y a presque partout des étiquettes explicatives.
Lft sf L^E He^m ly^ la l**, renferme les objets de plus grande dimension. On y remarque surtout des sphinx, figures fantastiques à corps de lion et têtes d'homme (dieu ou roi), symboles de la force unie à llntelligence , qui se plaçaient deux à deux aux portes des
• temples ; des 3tèles, monuments en Thonneur des défunts, avec des inscriptions , des représentations de divinités infernales (Osiris) et des sacrifices qu^on leur faisait ou que les parents faisaient aux défunts ; des statues , provenant aussi pour la plupart de chambres sépulcrales ; des bas-reliefs et des sarcophages.
La chronologie de Th^toire égyptienne étant très incertaine, on n*a
pàa dohBé dita^Ms dates aux Moniimeats que eelles des diniMsI^tfs, qui ont
«u des durées fort inégales, depuis 70 jours jusqu'à plu4 de 450 ans. On
compte 31 dynasties, la première remontant, selon Xariette, à Tan 5004,
, et la dernière à Tan 340 av. ^.-C. Les dates se précisent seulement jusque
, vers raa6S&, au temps de la 98^ dynastie ; la 20» serait déjà du xifi s., la
• 16» du xxii^ s, et la 10^ du xxxu® s. av. J.^C.
Le gran^ gg. ^« '»gé£-,en grani t roM .qui attire d'abord l'attention à Ten- ' trée de n^'s'aU'e est moins remarquable, bien que mieux conservé^ qu« le pendant à l'autre extrémité. A dr., A 18 et A 19, le pied et la tête d'uae •statue colossale d' Améuophis III, 1er Memuon des Gre«s. *D 9, sareophagê de TahOy «chef-d'œuvre de la gravure sur pierre dure aux dernières époques de Tart égyptien*. La décoration de ce sarcophage, comme des autres, a pour objet les 'rapports symboliques supposés entre la course du soleil,
Antiquités» PARIS} Sivè dr. », 71
aprèi son eotteberi dnis les ctettx iafernaux, 6lilikpérë|rlBstion de Time dans les BiêmeA régions (mélempsjrchosÊ). -> A g.. P&> <arçwftag< d'un priUre du règ ne de Psame'tlk 1^' (xxvi^ dynastie). Plus prés de là borte^ *" ' tant lé ik)l 8étiï«r (B<5sostrf»; xnc«
au flur, '*11 7, bas-relief peint représentant 1 ,
dyn.> et la dëesse HatJior: vlfl galbe maigfe^ f t élaneé du roi 6éti peut être pris pour un véritable, type des proportions reeberebées alorsjpnr Us artistes.» Plus loin à g.,* A 30, è latu e dt ^ainsès 77 ^' probableifaerit le Fnaraon de la mer Bouge; elfe ai été 'usurpée' 'i^âr iut, car elle doit étiè d'un SQnvea*ain du premier empire' (xh« i)u xiii<^dyn.); AS4s ti mtue de SétiJ Ii colosse en gifès. rougjQt coiffé du pscjbent, emblème de la toute-pulssancf^et tenant un bâton d^enseigne, sur lequel aoai gravés ses noms et titres royaux. Derrière , I>3i , une portion de la base de Tobélisque dé Louqsor (p. 00)^ srvee quatre sièges eyaocéphales^ représentant les esprit» de VOrient en adoration devant le soleil levant. Puis A3, Stkhet^ divinité à tête do lionne (il y en «; d'autres) ; A 16, itt^uêJi^^jàsJSêtep i/A de la xiii« dy». \ J> 1, Mr çopk0^e. dû R mnuèi ni tix® dyn,), en granit rose * de diinensioni colossales: le couvercle est à Cambridge. — A dr*» DlO, 4arggp /uyf dt H^ruê., un fonetionniaire. A rinterieur, les 43 juges infernaux qufassisydefii UfliriA daas ie jugement de ITame humaine. — Derrière, atje fenêtiea* sons verre, G 167 et 168, stilei de U Xtr^ dyn.^ remar^abtos par û beauté de lA, fvavure. -r- A g. , au mur, C4â, t^fi en granit rose imitant, une porte égyptienne ^sov^ la xvnic dynastie VPÏdrToin.D 29, ng oi fAim sii^ chapelle en gran(l rose d'un. seul bloc (V© s. av. J.-C.).
A rextrémité de la salle, un escalier montant «u premier -étages
A g., la BALLfi p'Apîfl ^ ainsi noAmée d'après la stattie qui s'y
trouve, ex^çui)^ au temps de la xxx® dynastie (iv® s. av. J.-C,)»
M boeuf ou plutôt le taureau uipis était l'animal consacré àPtab, dieu suprême dea Egyptiena.. IL devait être noir, avee un triangle blanc sur le front ei une tache en forme d'aigle sur- le dos, et^il davait av<oir sous la langeo une exeroissanee rappelant la forme dit scarabée sacré. A sa mort, l'animal était ii^iiiné en grande pompe, dans un endroit que les Grecs ont nommé «Sérapéum>, par.eoyraption de^mots ■Osiris.Apis», qui désignaient .le .hc^uC Apis c|iea l<s égyptiens., ^ ! : <
K côté, des g anppéa o u' vasea- ftipératraa à télés lt«iii>aine». Aux murs, tout autour d<is iS^èggg, qui i^taieat mi«ea par leà èPO^aiitfl dans |9 tomb«au d'Apis et qui sent maintenailt d'une vaieuT inappréeîable pour rhistoirè de TEgypte, parce qu^elles éont datées et donnent le : nom du roi régnant. Lfrlîôw. p rès de la fenêtre, de la basse époque, t est très remarquable.- -^ A l'entrée d'une petite salle latérale , sotts | verre, les jambàgeé de la porte du Séràpéum,- aveé des insclrîptions j du commencement de, la dynastie des Ptolémées. Cette salle ren* j fwme aussi u^e s tatuette de BU . divinité monstrueuse, etc.
Nous revenons sur nos pas pour monter l^escaliér, au ihur duquel i 66 volent nn grand n ombre à^ pap yruè, entre autres les plus anciens 1 manuscrits grecs et coptes. A g., C61 , un firàgm#nt d'une inscrîp^ ' tion très précieuse du tejnple de Karnak , relative l une expédition du plus grand roi d'Egypte, Thoutmès III (xvixx^ dyn.)*
Il y a aussi dans le haut de l'escalier de beaux sartophages en forme de momies et des sculptures datant du premier empire, dont les plu^ anciennes sont celles qui portent les num. A 36 , 37 et 38, de la IV® et peut-être même de la iii^dyn,, sans doute les plus vieilles statues qui existent encore. «AumlUeii de leur rudesse, on remarquera déjà la justesse de certaines parties., surtout des f6Houi». Les etatuettes 4e respèce de b»lcoïi du paliéir sont aua^
T8 Bivtdr.B^^ PARIS* Le Louvre,^
ck ran«ien emf^e. A 106 «t 107) dfeuz belles statues pfântes. kfi^j line grande statue en albâtre de Ramsès II (Sésostris ; xix® <lyn.)i doiit la partie supérieure est moderne. .
La porte à dr. du palier donne entrée dans les salles dft TÈ. (p. 123). En passant par celle qui est à côté, entre des moulages 4es statues de Cbafra (Chépbrén), le roi qui a construit la grande pyramide de Gizeb (iv^ dyn.) et d'Améniritis, femme de Psamétik I^*^ (xxvi® dyn.)j nous arrivons aux antiquités égyptiennes de petite dimension (v, le plan du 1*' étage). .
I. Salle histobioos ou des objets ayant un intérêt historique. Sur une eolMiire entourée d^rne vitrine oetogone, une statuette en
baMkItè vert de Psamétik II. — VltHhe : statuettes funéraires, scarabées, symboles de Timmortalité ; *bijonx en or inerltstés de pAtes de verre, eoupe, ttasqiie de momie et ehaine en or, etc. — Armoire à g. de la cheminée, *08iris, Isis et Horus, groupe en or du temps de la xziie dyn., acheté 35000 fr. — PUfond(: le Génie de la France animant les aets et protégeant rhumantté, par <7rM (ISaî-lSai).'
II. Salle civile, consacrée aux monuments delà vie privée. Sur une 1'® colonne, une statuette de Mesou. Au milieu, au-dessus
de la vitrine, '*un scribe accroupi, peint en rouge et avec des yeux inemstés (v^ ou vi^dyaO. Vitrine: bijoux, émaux, objets de toilette en bois sculpté, objet» en os et en ivoire. — Armoires et vitrines, à g. à partir de Ventrée: statuettes, modèle d'édiûce, tabourets, fragments de meubles, nattes ; *tissus divers, d^une finesse remarquable ^"bronzes, faïences, porcelaines; vasèS; verres; objets'en sparterie. articles de toilette, chaussures; fruits, grains, instruments et scène de laDourage ; emblèmes; armes et instruments de musique; encore des «tissus d*une finesse extraordinaire et des statuettes ; une boite à jeu, un modèle de barque, ete. — Plafond, Jules II ordonnant les travaux du Vatican et de St-Pîerre à Bramante et à Michel-Ange, par Hw. Vemtt (1887).
III. Salle funébaibe , intéressante pour la connaissance du cuHe des morts chez les Egyptiens , chez lesquels la <»oyaace à l^iBÎmortalité était un dogme fondamental de la religion.
Cette, croyance explique le soin quUls apportai«nt. à la consérvaliM des corps, si ]>ien embaumés et pour lesquels ils. construisaient des tombeaux grandioses. Là plupart des renseignements que nous avons sur leur doctrine nous viennent du Rituel funéraire, livre sacré dont chaque mQmie devait porter un exemplaire i^us ou moins complet. . Il contient une série d'hymnes, de prières et dlnstructions sur la manière dont rime devra se conduire dans Tautre monde, sur ce qu'elle devra répondre atix Juges, etc. Les bandes de papyrus du côté de la cheminée sont des fragments de ce Rituel, «t Texplication se trouve au-dessous, lïous en verrons un plus beau daus la ô^ salle. Sur la cheminée, une peinture égyptienne de la basse époque, représentant un jeune homme amené dans les dernières demeures par Anubis^ le dieu à tête de ehaci^. — Armoires et vitrines,^ de g. à dr.: figurines^ et coffrets funéraires; peintures (près de la d<^ fenêtre), masques, scarabe'es, boites de momies et momies (armoire entre les fenêtres), instruments de doreurs et de scribes, hlppocépbales ou chevets, ete. — Au milieu, des statuettes en bois de Tahcten empire (xxx^s. av. J.-'O.)^ une *chatee ornée d'incrustations en ivoire et des boites de momies. — Plafond, l'Egypte sauvée par Joseph, à'Abel de Pt^cl (1827).
lY. Salle des Diëcx, consacrée aux antiquités qui ïlous explipuent la mythologie égyptienne : statuettes et attributs de dieux, la plupart en bronze, etc. .
Sur la cheminée: Robs (?), Sekhet, Amidon, Oslris et Isis allaitant Horus. -^ Au milieu, d*abord une statue d*Ounnout, déesïe solaire à tête de lionne; Hom^ faisant une libation devant son père Osiris (le vue
AntiqnUe\. PAI^JS. Bive dr. a. 79
manque), statue en bronze. Dans la vitrine^ 4^8 searabées, des symboles et des attributs en bols doré et autres matières. —Plafond: TEtude et le Génie dévoilant TEgypte à la Grèce, par «co< (1827),
Y. SaUiE DfBB Colonnes , contenant les objets qui n'ont pu trouver place dans les autres salles.
Cereuefis en bois couverts de peintures. Au milieu, A 90, statue dé Nesabor, fonetionnaire du temps de la zxvia dynastie, «te . Vitrines: miroirs et armes en broni^. Pans les armoires, encore des divinités, des ustensiles en bronze, des éperviers à tête humaine, symbole de Time, ete. — Du eôté des fenêtres , le *papyru8 i^oyal , magnifique exemplaire hiéroglyphique linéaire du livre des morts, de 9 m. de long ei admirablement conservé, bien que n^ayant pas moins de 3000 ans d'eiistenee. —Plafond j par Gros: au centre, la Gloire s'appuyant sur la Vertu: à g., Hars cou- i ronné par la Victoire et arrêté par la Modération ; à dr., le Temps mettant \ la Vérité sous la protection de la Sagesse; fout autour, les Siècles les * plus célèbres dans les arts. r;
Salles des petites antiquités grecques et musée Gampana, p. 123-124.. *'"*^^«^^
*Kiii6e dea antiquité! atiatiquei . — Ce musée, dont rentrée est en face de celle des antiquités égyptiennes , dans le Vieux Louvre (plan du rez-de-ch., B) , comprend d'abord une partie du produit des fouilles faites sur l'emplacement des anciennes villes d'Assur Vf'. et de !Ninive , puis des antiquités rapportées de différentes autres , ^ ' parties de l'Asie, soit par des savants cbargés de missions spéciales, ' ' ^ soit par des particuliers qui en ont fait don au musée. ' t. <r r
La I*^ et la 11^ salle sont consacrées à VAssyrity d'après la Bi- t ^ ' ble le pays.de Nemrod, qui s^étendait sur la rive gaucbe du Tigre et ' ^' eut pour capitale Nintve, puis A$mr, qui vainquit vers 1250 av. J.-C. \\^^ ^ ; l'empire de Babylone , et dont la domination s'étendit ensuite jusqu'à l'Asie Mineure. Des fouilles y ont fait retrouver les ruines de ^'f vastes palais , dont les salles étaient toutes garnies de bas -reliefs, \^ , . sur lesquels la vie des souverains est racontée comme sur les mo- *' '* '^ ' numents de l'Egypte, mais d'une façon encore plus expressive : des i ■)' ^ chasses , des batailles , des sièges alternaient avec des scènes paisibles, où le roi était représenté entouré de ses gardes du corps, de ' sa cour et de monstres fantastiques. Les inscriptions, composées de . signes en forme de coins (écriture cunéiforme) , n'ont pu être déchiffirées que depuis peu de temps. La plupart des sculptures exposées ici proviennent du palais de Khorsabad , du vni* s. ; de celui de Nemrod , du x^ s., et de celui de Sardanapale V à Ninive, du VII® s. av. J.-C.
C'est notamment du palais construit par Sennachérib, le Sargon d*Isaïe, à l'endroit appelé aujourd'hui Khorsabad, que proviennent ces *lattreat«sc aUiê gigMitesques, qui se plaçaient comme le» apbinx d'Egypte à l'entrée des édifices , et qui étaient sans doute des personnifications royales , car ils ont des têtes humaines coiffées d^une tiare. Ces animaux symbolisent aussi la force unie à l'intelligence. Les ailes surfout se rencontrent souvent dans les monuments assyriens comme emblème de la puissance. -^ Les \ /igum eolotsalu placées en face des fenêtres complétaient la décoration de l'entrée du palais. On remarque surtout les personnages qui, sans effort ni colère* pressent sur leur poitrine un lion impuissant à se dégager; ils représentent THercuIe assyrien. Dans les intervalles, des basrefieft représentant des cortèges royaux (2i-35), un roi et un prêtm (15 et 16) et un dieu auquel un loi sacrifia un» antilope (6 et 10). Le^
80 Rive dr. 3, PARIS. Le Louvre,
détails de ces bas-reliefs et des antres sont fort intéressants au point de Vue historique, et certaines parties, surtout les chevaux, sont aussi remarquables par la sculpture.
; Au milieit de la salle, 9 itstuti décapAtôes et Q Utsi^ «apportées récemment de la Chaldée: elles sont couvertes d'inscriptions. Autres ant^uités cbaldéennes et fmiagt de porte, d'un dessin fort élégant.
III^ et lY^ sAirLES } $arcaphages phénicien» , en marbxe noir et en marbre blanc , le? restes les plus importants de l'art chez les Fhémciens , peuple des côtes de l'Asie (Syrie) qui subit l'influence des Egyptiens et des Assyriens , et qui, par ses colonies sur les rivages djD la Méditerranée ^ fut le plus ancien intermédiaire entre l'Orient et l'Occident. On remarque surtout au milieu le sarcophage d' Esmunazar ^ roi de Sidon, qui porte la plus longue inscription phénicienne que l'on connaisse. Ce sont lés Phéniciens qui onct inventé tiotre système d*écriture , en substituant aux signes compUquéis içks E^^yptienç^^ sign^§ simples ^poux fthajqu^ sqçu >, .
V^ sAi.LB^ ag.: encore un certain nombre ^'antiquitésphàiiciennf^ ,et d'ai4ieç( dç Syrie et deChypre, surtout le vase d'Amathonte (Chypre), tailli ^ams un seul Vloc de pierre, et qui a 3 m. 70 de diamètre.
, VI^ salle; sculptures de Milet et d'Hérâcîée du Latmos, en particulier des fragments du temple d'Apollon didyn\een,. spécimens de l'art ionien pri^iitif , dont le ;$tyle rappelle ^es sculptures. a$syri4)njnes» ..Au milieu,; ^eux bj^ses colossales. de coioune;; du Inême teQiple, quoique différant l'unje de l'autre. / .
, yiX^ sAiiLE : sculptures de Magnésie du Méandre, près d'Bphèse, surtout des fragments au temple d'Arthemis Leuco^hryne, Piayie aux. sourci)bs,jt)laucs., La *Mse, ifne des plus vastes po^posîtious de oe^genre qui nous, reste de Tantiquité, d'env. 6tfm. de dévelôppexnei^t , représente, des combat^ acharnés entre les Grecs çt les Amazones/ On n*est pas, d>ccord sur l'époque où ces sculptures auraieiit été exécut4es« ï)i£férentes particularités , notamment leur relief extraordinaire, indiquent une origine romaine tardive. On remarquera encore le vase de PergamÇf décoré d'une frise de cavaliers.
L'escâUér partant de la 4^ salle (plan, du rez - de - ch. , I) conduit au 1** étage. Burlès degrës, des sarcophages syriens et aii mur un cercueil eA-plemb^ rseeu verts d'cnroemaits. Ssan» 1» hauty des feôlptaces^ des in- .«criptlon» et d'autres jaonum»it« rantiques rai^pprtés d^'Ajù^ique. E.a faee^ une entrée des salles de la partie orientale , dont la 1'^ doit, renfermer de petites antiquités asiatiques (p. 122); à di"., celle du ttrasée du moyen âge et de la renaissance (p. 121), et dans la 1'^ salle.de ee dernier, à dr., un petit escAlier monàut au 3^ e'tage .> aux flaUes. supplémentaires de la peinture, et au musée de marine, etc. (v. p. 135)<
**Miiffé« des marbres antiques* -^ Sans pouvoir se comparer aux grands musées de sculpture antique de Tltalie, celui du Louvre possède cependant quantité d'oauvre» de premier ordre. On fera bien d'en commencer la visite du côté du paiffUlon IHnon (p. 76).
Comme nous l'expliquons p. ^, il y a quelques ehangéinents pour cause de travaux.
La GALEBiE MoLLiEK, à dr, , conduit à Tescalier des galeries françaises (pL K; p. il2). Elle contient surtout des spécimens des )^16treâ de sculptures qui sont mis en vente.
Sculptures, PARIS. îiivt dr. 3. 81
La OAI.BBIS Daav , à g., est celle que noas prenons. Il y a des reproductions en bronze de sculptures antiques , faites du zyi^ au ZYin*' s. à Fontainebleau et à Borne , et des antiques mutilées.
Le Gm^ND esgalieb ou ssoalieb Dabu , a reztrémité de cette galerie, conduit au musée de peinture (p. 92). Cet escalier, jusqu'à présent inacheyé, ya être décoré de mosaïques. Nous montons seulement 8 marches et nous redescendons à g. Aux murs, quelques bas^reliefs de sarcophages. Dans le bas, à g., à la 1*^ fenêtre, 288, Bacehus couché. Presque en face, à dr., 204 (bas -reliefs), Bacchus chez des mortels adonnés à son culte , nommés ordinairement Icarius et Erigone. A la 2^ fenêtre, 454, Naïade couchée (?). Sous Tescalier, diverses statues de moindre valeur, en porphyre, en brèche, en marbre noir; des sarcophages , entre autres un sarcophage de Salonique , avec les défunts sur le couvercle et le combat des Amazones autour de la cuve; une Niobide avec son pédagogue, etc. — Noos revenons sur nos pas et nous tournons à dr., dans la
RoiK>ia>s, salle décorée de beaux stucs par Michel Anguier (1653) et de peintures par Mauzaisge, Au milieu, le Mars Borghèae, nommé autrefois AehiUe (v. p. 84). A dr.^ 76 et 75, Apollon Lycien. — Nous passons à dr., dans les salles de l'aile construite par Catherine de Médicis. Sur l'intrados de l'arcade qui y donne entrée, un basrelief, la Peinture, la Sciilpture et TArchitecture, par Chaudet,
Sa^le i>b MéoÀnE ou DES Bab-Reliefs^ Plafonds par Meynier et Biennoury. Près de l'entrée , à dr. dans le bas , 84 , devant de sarcophage romain avec des représentations assez mutilées de la lutte entre Apollon et Marsyas. Am milieu, Bne fontaine antique. A la 2^ fenêtre, un buste colossal de Mécène; à la l'®, une tête colossale de Caracalla, trouvée en Macédoine.
Les 4 salles suivantes ont été décorées par Anguier et Romanelli; il y a surtout des sculptures du temps de l'empire romain.
Sallb nss Saisons ou de Mithras. Au milieu, 131, Adrien et Sabine (?) en Mars et Vénus (v. p. 84y. Au mur de dr. , près de Tentoée, dans le haut, 42Ô, la Chute de Phaëton , malheureusement fort endommagée. Ensuite, 569 à 572, le Sacrifice de Mithras, dieu du jour chez les Perses et du soleil chez les Romains.
Sallb de la Paix ou de Bomb. Au milieu, 465 , une statue de Rome assise sur un rocher, en porphyre rouge et les chairs en bronze doré. Les colonnes de Jgranit à l'entrée et à la sortie de cette salle, au nombre de 8 , proviennent de la partie de la cathédrale d'Aixla-Chapelle qui fut construite par Charlemagne.
Salle de SEPniiE-SivÈBE : collection assez complète de bustes d'empereurs romains et d'impératrices, depuis .Aurélius jusqu'à Caracalla. On leur a donné d'après des médailles Us noms qui y sont inscrits. Au milieu, la statue de Mammee.
Salle des Antonims : surtout des bustes et des statues des empereurs Trajan, Adrien, Antonin le Pieux, Marc- Aurèle et Lucius Yérus, quelquefois plusieurs du même , qu'on a rapprochés pour la
Bœdekcr. Paris , 7» édit. 6
82 Rive dr, 5. PARIS. Le Làuvre,
comparaison. Au milieu, une statué colossale de Mare* Aiirele et une *statue assise de Trajan. Sur le côté, une tête colossale de Lucille, découTerte à Oarthage en 1847.
Salle d'Auoitstb, à dr. La décoration ne date que du temps de Napoléon III. Le plafond est de Matout. Parmi les statues et les bustes du premier empire romain qui y sont exposés , il faut mentionner d'abord, au milieu, un *hu^e colossal d'A^inoûi, le i^vori d'Adrien, qui se noya dans le Nil et qui fut déifié. Figure sérieuse et mélancolique, bon morceau de sculpture, dont les cheveux surtout sont bien travaillés. Les yeux étaient en pierres fines ou en émail. Ensuite , *184 , un Orateur rom^n en Mêroure , nomné auparavant Germanicus. Cette statue pleine de vie et d'une grande finesse, d^une exactitude anatomique extraordinaire , est, d'après une inscription sur la tortue qui se trouve au pied, l'œuvre de l'Athénien Oleomène, fils de Cléomène. 468 , un buste colossal de Rome, sur le casque de laquelle on voit Romulus et Rémus allaités chacun par une louve. En face , ~ du côté des fenêtres , plusieurs statues de Jules César. Au fond de la salle, dan» une niche, * Auguste , statue surtout remarquable par les draperies, de même que celle de ^Tibère qui se trouve sur la droite. Du côté opposé aux fenêtres, derrière l'Orateur , d^excellents bustes à' Agrippa, de Vitellius (peut-être du moyen âgé) et de Néron,
Nous révenons sur nos pas jusqu'à la roti^de (p. 81). A dr., la
*Salls DE Phidias ou de la Base de candélabre, qui a un beau plafond par Prud'hen, Diane im^l^rant Jupiter, avec d'autres peintures par Oamier et Mérin^e. f^U^ *4ll^ contient des œuvres de la plus belle époque de la sculpture grecque, du temps de Phidias et des temps qui l'ont précédé et suivi (v®s. av. J.^.).
A dr., au mur du côté de la rotonde, dans le bas: 9, 10, 11, trois has-reliefs de VUe de Thasos, de la fin du iv®s. av. J.-G., de style' archaïsant. Ils proviennent d'un tombeau et représenteofc une consécration. Au-dessus* *126 , un /ra^m<mf de la frise du Parthénon, le célèbre temple de l'Acropole d'Athènes , évidemment de l'école de Phidias^, par lui-même ou par ses meilleurs élèves, Aleamlne et AgordcrUe, ' • '
iiS frise au Partbë&on, qui était plaeëe sous le péristyle autour du temple, reprëaeptait la procession montait à l'Acropole- à la fin des Panathénées, pour offrir i Minerve le Péplum, sorte de robe faite par les filles d'Athènes. Le reste deë bas-reliefs est à Lo^res et à Athènes; le fragment da LouTre nous montre dé jeunes Athëi)iennei tenant de vases d^or et d'argent et deux prêtres qiii les conduisons.
Au-dessus, ^^126, le dixième des douze métox^es du côté 8. du Parthénon, malheureusement fort mutilé, un Centaure enlevamt une femme, peut-être par Alcamène, à qui est dû, telott Patfsanias , le Combat des Centaures du temple de Jupiter à Olympie. —- A-côté, à dr., Hercule domptant le- taureau de Crête; à g., ♦MinefVe ou une Nymphe assise sur un bloc dé rocher, métopes de c« temple de Jupiter à Olympie (450 av. J.-C.) , sur l'emplacement duquel les
■Stulpiiiris. PARIS. Bive dr. 3. 83
Allemands ont continué récemment les fouilles qui avaient été commencées par les Français en 1829.
A g., près de la fenêtre, au-dessus d'une tête de Mejreure afcbaîsante : •3fei'cwre , Orph/c et Eurydice (Hnscriptlon : «Zetus, ' Antlopa, Àmphioh» ne saurait être de l'antiquité), bas-rellef attiqtte peu postérieur à Phidias , excellent spécimen de la noble naïveté et de la dignité qui caractérisent l'art antique. Mercure, le conducteur des morts, prend la main d'Eurydice pour la reconduire aux enfers.
Au milieu de la salle, la *hase de candélahfe Borçhèse, connue aussi sous le nom d'autel des Douze dieux. -i
Claenn det tMfa tôiéa est dtvlaé ëgslemettt en de«z pactle», eelie du Iiauiave« 4«Mr« flfiivefl, celle du bat avee trois, Faeel: Jupiter, Juneii, Heptjan.e, .Cérès^ le* trois Grâces, faeè 3 (à g.): Mars, Vénus, Mercure, Testa; les trois Parques. Face 9: Apollon, Diane, Yuleain, Minerve; treis Heures On Saisons. ■ . -
A la fenêtre du milieu du côté de la Seine: 124, la stèle de mearbre dû Ghoitèul , une de» plus anciennes inscriptions grecques du Louvre. C'est le compte-rendu des dépenses faites par les tréso>riers dm Parthéno», «ouà l'atehontat de Qlaucippe, la 3® et la 4® année de la 92^ olympiade (410 et 409 av. J.-C). Au-dessus, Pallas, l'olivier sacfé et Tarckont^ €HAUCippe. — Dans l'embrasure de la fenêtre : à dr. , 205 , une Procession bachique ; 486, Sacrifice à Minerve ; *ld, 15,* 17, bas-reliefs votifs deDelpbes, évidemment offerts par des: vainqueurs aux jeux pytbiens (iS et lô, la Victoire verse à boire- à Apollon Oitharède); 129, Invocation à Mars; — à g<, 63, bas-relief, votif offert à Cérès et Proserpine.
A la fenêtre suivante , 112 , 113 , les marbres de Nointely listes de guerriers athéniens mort^ à l'ennemi (v^ s. av. J.-C).
Au mijir du fond : bus-reliefs de V architrave d'un temple d'Assos en Mysie , dans lesquels l'art grec se montre à ses débuts , encore sous l'influence de l'art oriental. Ce sont des combats d'animaux, des Centaures et des Sphinx, des hommes occupés à boire, etc.
Du côté de la cour , près de l'entrée , le vase de Marathon, avec des bas-reliefs qu'explique l'inscription ; il y en a de semblables au mur en face de l'entrée. A g. de la fenêtre, un buste de Thésée (?). Au-desfiUs, 6, un bas-relief, Jupiter, junon et Hébé, très mutilé.
A dr., •574, torse de Junon, ouvrage admirable qui est probablement de l'école de PJi^idias. *448, Alexandre le Grand , précédem-r ment nommé Inopus (on voit autour de la chevelure les traces d'un bandeau royal); 112, Minerve au collier, ancien style grec.
Ensuite une double range'e de salles, les unes du cfôté de la eour, les autres du cÔté de la Seine. Elles sont aetuellement eii partie fermées pour eause de travaux, et il y a des ehangements provisoires. Du eôté de la cour sont le eorridor de Pan et les salles de la Médée, d'flereule at de Télèphe, d^Adonis, de la Psyehë et de la Vénus de Milo ; du «ôté de la Seine les salles du Tibre, du Gladiateur, de la Pallas et de la Melppmène. Kous verrons au retour la salle de g., dite des Cariatides (^. cBX
CoBRiDOB DB Pan. A dr., 287, Pan assis, A g., un Gaulois combattant , ouvrage de l'école dé Pergame , qui a fait partie du célèbre ex-voto d'Attale à l'Acropole d'Athènes.
■ 84 .llivli dr. J9. PABIS. Le Louvre.
^ SAi<ii£ Dfi LA Mii^E. Au milieu, tine Vénus accroupie de grandeur naturelle, trouvée près de Vienne, en France, très beau marbre - malheureilfiMnent sans tdte , avec des restes d'une petite main sur le dos. A dr., 282, un sarcophage où est représentée la vengeance de Médée. Pessus , 252 , une petite statue de Silène. 377 , les Grâces : Ëùphtosyne, Aglaé et Tb^lie, avec des têtes modernes. Au-dessous, 300 y Mn satcopkage. A rentrée de la salle suivante, à di., 138, Vénus Aphrodite* i
Salle d'Hbbou;ub et de TéLSPas , ainsi nommée du groupe qui est maintenant dans U s%tle des Cariatides (p. 86). A dr., 325, TAmour Farn/èse. Dans l'embrasure de la fenêtre , 375 , THermaphrodite de Velletri (v. p. 86). A dr., 116, Minerve à la lance. — A l'entrée de la saUe suivante, à dr., 152, Vénus et l'Amour, avec les armes de Mars. Il y a encore des Vénus dans les arcades suivantes. Salle d'Adonis. Adr.,'ldB, Vénus et r Amour redemandant ses ailes , que sa mère lui a pirises. 438 , sarcophage romain , av<ec Tritons et Néréides. Au-dessus, dans le mur , *172, le devant d'un sarcophage, avec Adonis à la chasse, blessé par le sanglier «t mourant en présence de Vénus désolée.- A dr., 441, une Niobide.
Salle de la Pstcki^.. A djr., 426 , le sarcophage de Bordeaux, où se voient Fndymion et iHane éprise de lui. Dessus , à g., une statue d'Euripide, avec la liste de ses œuvres. 371, Psyché. Plusieurs bas-reliefs de sarcophages et deux beaux sièges en marbre. '^ V. Salle de la V^Ntis de Milo^ Elle est presque uniquement (^nsâcr^e T TiT'pIus' céleBre dêsltatues du Louvre, la ** Venus de Mil o. '
«\;omme elle est grande et b«Ue, et noble cette Vénus I . . . Quel vague et divin eourire sur les lèvres à demi entr'ouvertes ; quel regard surhumain dans eet œil sans prunelle ! . . . Les bras sont absents, mais il semble que, si on lés retrouvait, ils gêneraient le plaisir de VœU en empêchant de voir «ette superbe poitripe et ae sein acUnirable. Et e'était dans le temple d'une petite île que rayonnait ce ehef-d'œuvre d'un statuaire ineonnu, digne de la plus oelle e'poqué de Tart hellénique.» (Th. Gautier).
Cette statue provient de Tîle de ifelôs, aujourd'hui ift'fo, à l'entrée de l'Arehipel; elle a été découverte en 1820 dans un souterrain, par un paysan auquel le gouvernement français Ta achetée fiOOOfr. Elle est l'œuvre d'une école qui tient le milieu entre Phidias et Praxitèle ^ et elle a beaucoup d'analogie avec le groupe des Niobides de Florence, dû sans doute au 'Ciseau de Sei)pasy contemporain de Philippe de Macédoine, de sorte t^u'on .peut, sans se tromper beaucoup, attribuer la Vénus à un élève de ce maître. Les monuments antiques nous montrent Vénus et la Victoire dans une ^attftude semblable , tenant un bouclier (v. la reproduction à l'entrée du pavillon Denon). Vénus est représentée également ainsi avec Kara, et l'in- .s^Dtion du piédeatal dit qu'elle était probablement groupée avec un Mars semblable au Mars Borghèse (v. p. 81 ; v. aussi Adrien et Sabine en Mars ■et Vénus dans la salle de Mithras; p. 81). Outre qu'on a essayé d'expliquer cette statue dans les deux sens, des archéologues français ont 4ontié tine troisième explication. En même temps que la statue , on a trouvé divera fragments, entre autres ceux d'un bras gauche et d'une main fauche tenant une pomme^ qui sont dans une vitrine à la première fenêtre 4e gauche : d'où la conclusion que cette Vénus aurait eu la main gauche levée., tenant une pomme, et aurait de la main droite retenu son vêtement pour l'empêcher de tomber. Toutefois il est bon de faire remarquer que les fragments en question ne sont pas d'un travail aussi achevé que
Sculptures, PARIS. Rive dr. 3, 86
la stAtoB et pevTBiit ne pM lui appartenir, à moins qu'ils ne proviennent,comme on Ta dit, d'une restauration.
v SaHiE de la Melpomène . Au fond , 386 , une Mel^ mnène c olossale , hauie AA pfftS 'Afi 4 m., une des plus grandes staTues qui existent, d'un seul bloc de marbie pentéllque, et dont les draperies sont très remarquables. La mosaïque qui la précède, par Fr. Belloni, représente le génie de Napoléon I^' (en Minerve), maître de la victoire et amenant la paix et Tabondance. A dr., à la fenêtre du fond, *164, un buste de Vénus, très probablement de l'école de Praxitèle, A g., la Vénus de Falerone, variante de celle de Milo. ,
Salle de la Pallas. i^ travée, à g., 44 , Junon (?), restaurée en Providence^ au milieu, 316, un cratère avec des masques de satyres ; à dr., 393 , une statue restaurée en Urauie. — 2® travée : au milieu , un buste d'Alexandre le Grand. A dr., lOî) , un sarcophage où est représenté Actéon à la chasse , épiant Diane au bain, changé en cerf par la déesse irritée et déchiré par ses propres^ chiens. Plus loin, au milieu, 142, Vénus sortant du bain, reproduction antique de la Vénus du Capitole. — 3® travée ; au milieu , une baignoire antique en porphyre. A dr. , *114, la Pallas de Vetletri, trouvée en 1797 à Velletri , près de Rome , reproduction romaine d'un original grec de la meilleure époque : la main droite tenait une lance et la gauche peut-être une Victoire. Au milieu, *137, la Venus d* Arles,, ouvrage grec trouvé à Arles. — 4® travée : au milieu, un buste d'Homère avec une bandelette, emblème de la divinité ; à dr., 391, Polymnle, le haut du corps moderne. *378, le sarcophage des Muses, où sont représentées les neuf muses, ainsi placées, deg. à dr. : Cllo, Thalle, Terpslchore, £uterpe, Polymnie, Calliope, Ërato, Uraaie et Melpomène. Sur la face de dr., Platon et CaUiope ; sur. celle de g., Socrate et une femme. Plus loin, au milieu, *70, Apollow Sauroctone ou le Tueur de lézards, d'après Praxitèle. — ô^ travée : *19, va^e de Sosibius, où est représentée une danse autour d'uuç autel: Diane, Apollon, Mercure) etc., s'avancent vers cet autel, et les danseurs^ sont des Satyres et des Ménades^ . .
Salle du Gladiateub. 1" travée: au milieu, 135, Venus,^ genitrix , ainsi nommée d'après une médaille où elle est ainsi représentée^ A dr., 330, T Amour en Hercule. 2® travée: He Qla* dîateur Borghèse. L'inscription, dont le caractère fait dater Pœuvre du dernier siècle av. J.-C, l'attribue à, Ag/isiast Aïs de Dosithéos d'Ephèse.
Le bras droit a été refait, celui de gauche a conservé la courroie du bouclier. G*est en réalité un combattant devant lequel on doit se représenter une Amasonë à «hieval ou du moina placée à une certaine hauteur. Il pare le coup avec son bouclier et il va lui-même frapper de son glaive^ La bouche est ouverte; sans doute qu*il apostrophe son ennemie à la façon des héros d'Homère. LVxpression est pleine d'énei^ie.
A dr., 86, Marsyas attaché à un arbre pour être écorché vif, sur Tordre d* Apollon , admirable d'exactitude analomique. Devant ^ le* sarcophage de Méléagte , et sur ce sarcophage ; les fragments d'une carte céleste gréco-égyptienne, dite de Bianchinl. Au milieu, 276,
86 Rive dr, 3. PARIS. Le Louvre:
un Jeune satyre, dit le Faune à la tàehe. — 3® travée: au milieu,: *97, Diane de Gabies, probablement duiemps^d'Aietan^re le<}r. ■' V Salle ptr Tibbe. Il tf avée : au milieu, *^ilhtii avec'Bacchus enfant ou le iraùne a Telifant. 1 * • '
Ceflt tlire 4e« représentations de satjrre les pins diarmantes, un sujet fareri des. artistes greea de la décadenee. Silène, semble bereer dans 'ses hcaa ^'enfant oni lui sourit et lui tend la nain gauche. L'hanltoni^ parfaite des contours indique dëjà la natufe des aentiments qui animent ce groupe.
♦299, le Centaure Bofghhe, C. 'dompté* pat le génie* dé-ftafcbhus.
Il se distingue de celui du Gapitole en ce qu*il porte en croi^pe un petit génie bacbiauë, tandis que Vautre est seul (reproduction jdans 1*. galerie Baru, p. 81).. «L*expression douloureiise de sa figure offre quelque ressemblance avec celle de Laocoon.» (Frœbner).
A g., à la 1"* fenêtre , Tautel astrologique de Gâbies , avec les têtes des douze dieux de TOlympe et les signés • du iodiaqùe.
2* travée : au milieu, *98, la Diane de Versatlleê ou Diane à la biche , qui Se trouvait autrefois 4 Versailles. Elle a probablement été faite à Borne par un artiste grec, durant le dernier siècle de la BépUblique. Elle a de l'ahalogie avec V Apollon du Belvédère, mais elle lui est inférieure pour Texécutipn.
La déesse, marchant à -grands pas, saisit une fièéhe dans son carqnetf . IBlle renarde autour, d^slle comme pour icherchcr nn. noùveaufiliier,
Cdant que loutre tombe. L'exwei^sion de la figurç est sérieusev le front t et sévère, le regard plein d ardeur, sans colère. La' biche ^ut^ court fait encore ressort!* la rapidité de la marche de la déease* f 3* travée: au milieu, une *9tqtue colossal e eu g^&yg eéucbé, ayant
I près de lui Romulus, Rémus "et la louve, excellent pendaiit du I groupe du Nil au Vatican (reproduction dans le jardin dés iDulleri^s, î V. p. 131), probablement une cefuvre du premUx empire romain. A g. et à dr.^ 262, 263j Faunes Auteurs d'après l*raxitèlfe. Derrière, 2T4, quatre Att^ktiry des Satyres provenant' du théâtre dé Baechios à- Atben^s, oiTils supportaient Tarokitrave d« la «eène a^c d«ux autres , dont Tun est encore, à Athènes -et le sbcième â -Stocftliolm : ^ ils sont du m* s. av. J.-O; , . • . .
V Salle i>BS<?ABiA'riD98, ainsi dite des cariatides à raùtre bout. •
Cette salle servit d«i8'le prineipe é^aati^sliambrb anx a^artem«nta de Catherine de Madiçis, G'«st ici que Henri IV célébra son mariage avee Marguerite dé Valois, et c'*est également ici quHl fut exposé après. sou assassinat' par Kavaillac, en 1910. La Ligue y tint ses réûtti^is en 1603, et l'année suivante, lé due de- Guise y fit peàdire, <|uatra'èe#.Ligi^iini les plus aeharaés. Plus tard encore, en 1609, Xoli^re f établit son théâtre et y joua lui-même ses immortels chefs-d'œuvre.
D'abord, en venant des salles précédentes, urte sorte de vestibule avec une cheminée faite en 1806 par Perçier et Fontaine.' Devant cette cheminée, *J7erctt^e «f T/Clpke, sonills, ainsi que la 'biche q:ui a nourri Tenfant. A g., à la fenêtre, *Ô14, V Hermaphrodite Borghèëe, de la décadence grecque, qui avait des tendances toutes sensuelies : lé matelas est une invention maladroite du Bernln (xvii* s.).
SnUe proprement dite, au milieu, entre deux piliers, *31, Jupiter ds VersatUl^a, hermèt c^loasal et sup«rbe: «il n'existe pas d'image ancienne du maître de r01ym;pe qui «produise un effcft plus ^andiose que c^Ue- ci.» ^rœimer). A dr.» un pl^o«ophe greo dit
Sfuiptufes.^ PARIS. Rive dr, 5. 87
Poêédenitts; à g.^ *I>€mo8thine , Torateur; la figuré annonee une graii9^e'liiteliigence ; la lèvre inféfimire rentrante rappelle qu'il était l>èguê. Sait^ de la rangée du milieu : après une Polymnie fort dégradée,' une vasque antique, placée, avee une pareille à l'autre èxr ttémité, de façon qu'il y a un écho entre les-deux ; *183, personnage grec (Mercure) ordinairement déikooimé Jason , plus anciennement Gineinnatm ; ^*23Ô , le và»e Borghèse, en marbre pentélique , avec des repirésentatfbns bachiqties ; !M7, Baeelius jeûne, dit de Richelieu ; s. n., un Discobole,- une Niôbtde t^s mutilée.
Les cariatides qui supportent u»e tribune à Textrémité de la salle, sont de Jean Goujon. Le bas-relief au-dessus est un moulage de la Nympbe.de Fontaineblea'U par Benv. Cellini (p. 89).
Autour de la salle , de dr. à g. : le lion de Platée , un grand et beau candélabre reèons^ué au xvm^ s. de divers fragments antiques, par Pîranesi ; 385, statue restaurée en Ttialie; 3Ô9 , Hercule jeune ; lion en baille vert d^'Bgypte; — *147,' Véniis dccroupie au bain (une nymphe est censée lui verser de l'eau sur le dos) ; s. n., Alexandre le Grand^ télé rapportée et n'appartenant pas au corps ; Enfant à l'oie ; 33, Pluton-Jupiter ; 34, Jupiter ; s. n., Nymphe de Diane, dite Vénus à la coquille ; 32, Jiïpiter j 148, Vénus Aplirodite, tête moderne.
L'£8CAi<ifiB Henbi II , à coté de la salle dès Cariatides , dans le pavillon de l^Horloge , monte aux principaux musées du premier étage (v. les plans, p. 74-75; collection la Gaze, p. 119).. II vaut toutefois mieux s'y rendre par le grand escalier , en retraversant la salle des Cariatides et tournant à dr.
Les visiteurs qui ne seront pas trap pressés sortiront au contraire, du côté de l'escalier Henri lî, dans 1» cour du Vieux Louvre, pour visiter les musées des sculptures du moyen âge, de- la renaissanee et des temps modernes , ouverts de 11 h. à 4 ou ô h. (p. 75).
^tti^ desMulptares An moyen Age ètd«laTenmiflttUiQe* — L'entrée est au S. dans la' cour du Loutre , la porte à g. du passage en se tournant vers la Seine (pi.' du ret-de-ch.; D).
A dr. de l'entrée , deux salles qui ne font point partie de ce musée. La première renferme le xirstE chk^tiem , composé de sarcophages, de hauts-reliefs, d'inscriptions et d'une mosaïque, la plupart des IV® et v*^s., provenant du midi de la France ou de Rome. — Dans la ' seconde est le musée yuDAïauE , qui comprend des anti-. quités juives, de la Palestine et des contrées voisines : sarcophages, fragments d'architecture^ bas-reliefs, terres cuites, inscriptions, surtout la célèbre stèle de Mésa, roi de Moab (ix^ s. av. J.-C.), relatant ses combat^ contre les Jiiifs, le pliijs ancien spécimen connu d'écriture alphabétique.
- A g. de rentrée , la bjlvle de là Cheminée de Bauges , où se voit un moulage de la grande et superbe cheminée du palais de justice de Bruges et des moulages des tombeaux de Marie de Bourgogne et de Charles le Téméraiare , aussi à Bruges ; la statue tumulaire eu bronze d*uue duchesse de Bretagne (m. 1283), etc.
88 Bive dr. 3, PARIS. Le Louvre.
YBariBVLE du musée principal: sculptures nmarquAbles de monuments funèbres des xui^-X¥ s. : 80 et 81 , les statues de marbre de Pierre d'Ëvreux et de Navarre et de sa femme ; 82, celle d'Anne de Bourgogne (m. 1432), etc. — Nous entrons tout droit dans la
Salle de Jean Goc#on, qui doit son nom au plus remarquable des sculpteurs français du zyi® s., lequel contribua beaucoup aussi à la décoration du Louvre. Son œuvre la plus connue est le grand groupe de *Diane à la biche , au milieu de la salle. ËUe montre jusqu'à quel point certaines formes plastiques , surtout une taille svelte et élégante , sont dans le goût français : il est intéressant de comparer cette Diane à la Nj'mphe de Fontainebleau (v. p. 89). Le même caractère, qui sera bientôt aussi celui de la peinture française, se retrouve dans le groupe des Trois Grâces portant une urne dorée, qui devait renfermer le cœur de Henri. II, et dans les statues de bois des quatre Vertus cardinales, destinées à porter un reliqualie, ouvrages de Germain PUon. — On remarquera encore de Jean Ooujon : au mur à dr. de l'entrée, 97, 98, 99, trois Nymphes de la fontaine des Innocents (p. 143), de lôôO environ; en face, *92-96, la Mise au tombeau et les Ëvangélistes , d'un ancien jubé de St- Germain-l'Auxerrois (1Ô41-1Ô44)* On attribue au même artiste les bas - reliefs 134, 135, 137, des Nymphes ; 136, Ténus marine, à la fenêtre du milieu. — De Germain FUon: 122, une belle cheminée ; 113-117, les restes du tombeau du chancelier René de Birague et de sa femme, à dr« de l'entrée et en face; 132, le buste d'un enfant, peut-être Henri III, à dr. de l'entrée ; 128, un bas-relief en bronse, le Christ mort; 129, 130, 131, les bustes de Henri II, Charles IX et Henri III de Franee, etc. Il y a en outre des sculptures de Barth. Prieur , dont l'œuvre principale sont les statues tumulaires du duc et de la duchesse de Montmorency, 143, dans le fond, et 144, à la fenêtre du milieu ; de Frémin Bouaself le Réveil des Nymphes, basrelief de marbre à la 3® fenêtre (110) , et le Génie de l'histoire , au mur du fond (111); de Jean Cousin ^ les statues du monument de Phil. de Chabot (103-106), etc.
A dr., la salle Michel- Ange, renfermant des sculptures italiennes des xv^-XYii^s., notamment, à dr. etàg. delà porte monumentale, deux *Prlsonniers ou statues d'esclaves enchaînés, en marbre, par Michel^ Ange, destinés au mausolée du pape Jules II et restés inachevés.
Il8 86 tordent comme pour rompre leurs liens. L'un d*eux, désespéré, sentant ses efforts inutiles, rejette la tête en arrière et ferme les yeux. Rien de plus sublime que cette figure de la force impuissante.
Entre les deux, une •porte superbe du xr® s., provenant du palais Stanga de Crémone ; elle est attribuée aux frères Rodari, Les basreliefs représentent surtout des scènes de la vie d'Hercule, auquel est attribuée la fondation de Crémone, et de la vie de Persée. Devant cette porto , un •buste de Phil. Strozzi , par Ben» da Ma^ano,
On remarquera ensuite, à dr. de l'entrée: de Mino da FieaoU, s. n. , un buste de St Jean-Baptiste enfant; 12bis et 12ter (dans le coin), la Vierge et TEnfant; d'inconnus des xy® et xvi^s., d'autres
Stulptures. PARIS. Kive dr, 3. 89
Vierges avec l'Enfant, etc. ; de Paul Ponce (Pefntio), 38, le monament en bronze d'Albert de Savoie (vers 1Ô35); 38, André Blondel de Roquencourt (m. 1ÔÔ8), contrôleur général des finances soua Henri II, bas -relief en bronze; 37 (plus loin à g.), la statue tumulaire de Charles de Magny (1ÔÔ6). A edté, la Nature, statue de* marbre singulière par Nie. Trièolo, Dans le haut, *35, la Nymphe de Fontainebleau, par Benvenuto Cellini, ainsi appelée parce qu'elle fut exécutée pour décorer un tympan au château de Fontainebleau. En face des fenêtres, Jason et Hercule vainqueurs de l'hydre, 2 statues en bronze. Au milieu de la salle, une vasque du chÂteau de Gaillon (p. 210), ouvrage italien du zvi® s. A la i^ fenêtre, la Louve allaitant Romtilus et Rémus, travail italien du xvi^s., en rouge antique, les enfants en marbre blanc» Il y a dans les em*brasures des fenêtrbs de potits bronzes du commencement de U renaissance , d'une beauté et d^une perfection telles qu'on n'en retrouve point de pareils en deçà des Alpes. Ce sont: 48 A*48L, sept sujets religieux, deux portraits, un Neptune, un Triomphe de l'Amour et une pastorale, par un artiste inconnu, mais surtout, 18-25, huit bas - reliefs du tombeau de Marcantonio délia Torre , par André Briùsco, dit Riccio, représentant à la façon antique la vie et la mort du savant médecin.
Ensuite la salle bb Miobel CoiiOHBX. En face, *48bls, une Yierge et Tenfant Jésus, statue de maarbre de l'école de Tours , du commencement du xvi® s., dont Michel Colombe est le principal représentant. De cet artiste lui-même, à g., *d4, St Georges y basrelief de marbre. En fac«, 78 et 79, les deur St Jean et la Nativité de la Vierge, des %in^ et xv^ s. Devant et à f. de la porte, 87, 88, Louis Pencher (m. 1521), trésorier de Fcançois 1^^, et sa femme (m. 1522) , statues d'albâtre oouchées. Au fond de la saHe : 37, Ch. de liCagny , capitaine de la porte du roi , par P. Ponce ; 16, Louis XII, statue par Lor, da Uugiano» — Enfin , de l'autre côté de la salle de Jean €K>ujon, la
Salle des Anouieb. Il n'y a que des monuments du Xvu^ s. Elle doit son nom aux frères Frcmçois Anguier et Michel Anguier, élèves de 8imon Ouillain, dont on remarquera, à g., 165, 166, 167, les statues en bronze de Louis XIY à l'âge de dix ans et de ses parents, Louis XIII et Anne d'Autriche; 169 , la statue tumulaire en marbre d'une princesse de Condé. — De Fran^çois. Anguier : au milieu, 178-190, le monument des ducs de Longueville , pyramide, statues et bas-reliefs f derrière, 191, la statue de marbre de Jacques de Thou (m. 1617), président du parlement ; entre les fenêtres, 193, le mfonument de marbre de Jacques de Souvré (m. 1670) , chevalier de Tordre de Si- Jean, composition théâtrale; etc. — De P» Franche^ vUle ou FranqtuvUle , élève de Jean de Bologne: 62, Orphée, et surtout, 64-67, quatre figures d'esclaves qui entouraient le piédestal de la statue de Henri IV, sur le Pont - Neuf. On voit à côté des fragments de cette statue, qui a été détruite en 1792. Elle était
90 Rivedr.B. PARI». Le Loutre!
IHimvre dé Jtan de Bolopn€y Ait aussi Jean de Dûuàéy'An. nom de sa ville natste, tin imitâtenir dé Micbel -^ Ange. Il y a encorrde lui dans cette' salle, n^SOiiis, un Mer«ire,.Tëpëlltion de sa statue. de lm>nze d« Flormce, qui à poor pendant une Renommë^e Bertfiétfft f dewSim. 6fiet/ea<n, ld9, là statue du toinb^u de CkariMteide là 'fiië* illoilte , pilncesse de Cteindé (ivii® s.) , et quatre: chieiis en Iwo^ii© provenant de Fontainebleau (xvn* s.).
.: Miisév^de» lealptKwa moteSM. — Ce musée, suite du précédent, est datis la ' partie O. du Yieufx LouTré; on y entre par la !2^porte à dr. du- pavillon derHorlog«, cellerde'la salle-de Puget, ou p«r celle da la'sille de^Rud^ (p. 91), plus -loin dans l'angle. ■>
• Salls DB PvoET,- ainsi itomnéé d'après Pfeff« Pugét, lephis célèbre des "ùtisties français du xvn^ s^, ^ui ont continué IssF'tradifci«hs tlli Bvimin et recbêrehé l'effet. C'est de lui que sont, entre avMres, au milieu,' leff num. 204, Persâe délivrait Andromède (1684) ; 'Xn , Herèulé au Tepos <1660) ; ^208, MiioB de' Oietoiie attaque par un lion (168S), son ouvre la phis connue et la plus admi^^e; au mue de g., le 205, Alexandre et Diôgène , bas-relief de marbre. A la fenêtre da milieu, 213*, un buste antiique.- d'Alexandre , en porpkyn\ en bièebe et en brenze d!oéé , restauré par Otf'àrâÔ7^. -A la fenêtre suivante , 209 , le modèle eu bronze et un fragment de la statue de Louis XIV qui 4tait sur la plaoe Yeadème , ausai par Gikardon. A cdté , 24lter, Phaétuse transfermée eh. roseau, par The'bdon, — De l'autre côté, au delà du Milôn, la
- - Saille db Cotzbtox, qui doit son nom à l'un des meilleurs sculptéurs pèrtrhitisles de'réœle française, CkarJes-^Antoihe'GofzevoXy dont on nmarque surtout, ^au miHeu , 234', un Bergéf jeuant de la fiâteetim petit satyre; en face*, sans- itum.V lé Rhône; ^^ l'autre coté,:92Q^^, le tombeaur'deMaéarin , 'particulièrement \ei Aglires all^rifues;. puis, autour delà selle, à partir de rentrée, las Vestes deRidiUieu, Bossuet, le Brun tle p^ittre) ,' OoKzevex: lui-même/ Mignaid et Marie Serre, mère du peintf e Rlgadd. — ^ebs revenons à la aaHe de Fnget et nous p«9fOBS':dails la-^ •</.»-
.' Saliie'dbs Goobïov. I^s frères NécoCcES Coustmbiet GuiUatuHe CouktoUf aiiièiqué le flls-de ce dertiier, iJoniiné aussi fi^Uscwme Oûugtim';* sont dés artistes ' des xtrn^-xvin^ s. ^i eAt encore exagéré 'les tendances dé leurs prédécesseur^. Au milieu, 2Ô0bi8, Née:. CùUMtou, statue d'Adonis -se reposant de la cbasse. Derrière, s. ni,' Toéiaeirt, l'Amour (lire l'inscription); 303, P. JvlUny la Chèvre Amalthée. A g^^ s; n., 'Fklbonfetf la Musique v^Ô^i OuiU. Cknutau le père, sta^e de la réiae Marie Lèezinska. £n face , «des Ofémes artistes, Louis XY etuh Amowl Entre les 'fenêtres, 27âbd8^' Pi^Ue, Mercure, «tatve en' ptomb qui était dans le Jardin du ikocetaabeurg. Euin, dans le haut des murs;'2iH*22&, Marti» I^e^jf^diH^, six bas-reliefs en bnmèe du ■:piéde8tal d^ l'anoienne statve de Louis XIY sur la plaee des Yictoiifes (p. 140). — Pitisia
Sallb de Hovdok, consatrée à Ant, Himdon, eevlpttus freaçeis
Seulpturet, PARIS. IHie^r. 3. 91
des XTin^-ziz^s, Au miUei^ de li4, 296, une statue de Diaue çoni'^. plètement nixe , en bronze, reproduction de^ceUe qu'tl fit en raatbre pour rimpëratriçe Catherine II de Bufsie. À dr. de, rentrée et plus^ loki kéiyi 287, 2$4M8 , Pa^ou, Psyché, une Bacchante. Dans une niche, 272, Bottehatdon, TAmour se taillant un arc dans la massue 4'Hercule. A Mé et plus loin, de ffoudon, des bustes de Mirabeau, Pldérot , Franklin , Washington , KousseaiU (bronze) , l'abbé Aubert (fabuliste), Voltaire (bronze); d^KPaJou, ceux de Mme Bubarry, Baifon, etc. Devant la fenêtrei, 310, DelaUtrt, l'Amour et Psyché, et le modèle de la statue de Louis XV qui était sur la place de la Concorde, par Bouchafdon.
Salle Chàvoet: sculptures de. la fin du siècle- dernier et du commencement de ce siècle,, où Tan reprit les traditions classiques.! A g. de l'entrée, 314, ChaudetiVAmowt avec un papillon, statue de marlSxé» Au milieu: 326. Bosio,- Aristée ; *383, Canova, l'Amour et Psyché s'embrassant; 313, CKa/udet, le Berger Phbrbas et Œdipe. — Autour de la salle, à partir du fond: 338, Cortot , Daphnis et. Chloé; 339, Roman, Nisus etEuryale; 324, SuxHel, Zéphyre et Psyché; 327, 328, BoHàf Hyacinthe, la Nymphe Salmacis ; 33Q, ^|7a/^ , ! Biblis changée' en fontaine; *384, Canova, l'Amour et Psyché avec le papillon ; s^ n., Cortot, le Soldat dé Marathon ; 355, Èomàn et 'Rude, Gaton d'Utlque.
Salle de Rude. La dernière salle , qui doit son nom. à François Rude, renferme les œuvres les moins anciennes que possède le' Louvre. 353, Rude, Mercttie,:hrQ})2tt« ^SÔSbis, 3ô3ter, dans le coin à dr., Mude, Jeune péoheur napolitain , Jeanne d'ArCv Puis, s..n., Fertaud, le Déeelpoir, les Adieux^ giand bas-ielief; *382, David d*Angerê, Phîlopœmen) 349bi8, 348bls, Prarfwr / Sapho, Psyché ; s. n., ^Dwrei, le Jeune pécheur dansant la tarentelle, le Vendangeur improviflant^ btonzes; ELMamey, Thésée combattaut.le Minotaore ; ♦P«ffefw<*i EttfâttcedeBacchtts; Foyatier, Spartarus; 348, Pï-izrficr, un flls de Niob^, reconstruction de la célèbre ahtifque de Florence.'
La GhalMgra^e «st. une institution dans le genre de celle dç ^ome, cbargée de faire fct. de vendre ^es gravures d'œuvres d'art. Eïle a été foftd^ ^T Louis- XIV, en 1910, «t rti^nrganivée en 1796 ei 1648. On peut (iGma t'y pr e t^ ry >i»t ^f0i»wrt4 A^ê tmkï^vat et mêm» é»$ smkpH^uéê et. des monuments les plus remarquables de Paris. Le eataloeup compte environ 'ÔCOO nurtéros. LVntrée est.dahs la cour du Louvre; Ta 2* porte à g. du pa-ssage-^ii 'i« 'tduttiimt v«Mi la-ntë'de Ri^li'<pl. du lri$«-dé>e]i.,' F): à g., 2 taUea d'eitpoMtion.; à^, 1« btueifti de vonle^ ouverts i««s les ^eurls.-
. . , * Premier iTAOE. . . . '
Le muêet' d€ peinture est la collection la plus importante du premier ^tage; il occupe plus de la moitié de la galerie du bord, de Peau, entre le Vieux Louvre et les Tuileries, ainsi que la galerie intérieure du Nouveau Louvre qui lui est parallèle , et encore plu- 8teui« salles du Vieux Louvre. Dans cette dernière partie se trouvent aussi ^es bronzes antifuei (p. 120) , les des$inê (p. 120) et le mui((e< da objets d'art du moyen âge et de la renaistance (p. 121)^
92 Rive dr. 3, PARIS. Le Louvre.
les vaêes antiques {musée Campana, p. 1*24) et les petites antiquités (p. 123), les bijoux, (p. 117), les gemmes et joyaux, les emcmx et VorfivreHe (p. 115), les nouvelles acquisitions (p. 122).
Entrées. — Comme nous Pavons dit p. 76, Ventrée ordinaire du premier étage est par Vescalier Henri II (pi. du l*"", C) et la salle la Caze, et la grande entrée^ par le grand escalier (p. 81). •— En arrivant par Vescalier Henri II, on fera bien de traverser d'abord sans s'y arrêter la salle 1« Caze (p. 119) et la salle Henri II (p. 119), de tourner a dr. à l'entrée de la salle des Sept-Cheminées , la suivante, et deux salles plus loin à g. dans la galerie d'Apollon (p. 115), pour commencer la visite du musée de peinture à l'extrémité, à dr., au Salon Carré (p. 99). — En montant par le grand escalier , on voit sur le palier une partie de la collection de terres cuites étrusques (p. 124) et la ♦Victoire de Samotbrace , sur une base en forme de galère , monument érigé en mémoire d'une victoire navale de Démétrius Poliorcète , vers 305 av. J.*C. Cette statue très mutilée, mais d'un style majestueux et fort remarquable par les^ draperies, représente la déesse au moment où, descendant du ciel, elle touche la terre. — De U on entre par la porte de g. et la galerie d'Apollon (à dr.) , comme il est dit ci-dessus , ou bien par la porte de dr., un vestibule à colonnes et la salle Duchâtel (p. 102) , à la suite de laquelle est le Salon Carré (p. 99). Entrées particulières des autres musées du premier étage, voir les articles spéciaux.
**Xu«é« 4e pêiatare.
On peut acheter des eatàlo^ttet à Tentrëe: e'coles italienne et espagnole, 1 fr.; éeoles alleiasBde, teinande et hollandaiseT 1 fr. 35-, école française, 3 fr. } le tout en un volume cartonné , 6 fr. 50. Le catsl(M;ue de la collection la Caze forme un petit volume séparé de 90 e. — On notera que ees catalogues suivent Tordre alphabétique des nonu d« famille des peintres et que, par exemple, ÏU^piiaU j figure sous telxA de Santw ou Santiy le TiUtn^ sous eelui de Vecellio , etc. — Pour travailler au Louvre ou au Luxembourg^ il faut une autorisation de V (administration des musées^ dont les bureaux sont dans Tangle S.-O. de la cour du Vieux Louvre.
Le musée de peinture , dont les salles forment une longueur de près de 1 kil., compte plus de 2000 tableaux de choix. Presque toutes les écoles y sont représentées par des chefs'-d 'œuvre; e'est même le seul musée où l'on puisse étudier l'œuvre de certains peintres.
Avant de parcourir les galeries, il est bon d'avoir une idée gé* nérale de leur contenu ; nous allons essayer d'en donner un aperçu.
Les PEiNTBES ITALIENS sout naturellement ceux qui intéressent davantage. Parmi les anciens maîtres , les plus remarquables sont ceux de l'école de Florence. Frd Angelieo est bien représenté, avec sa délicafessre de sentiment et son mysticisme, dans le Couronnement de la Yierge (p. 103), de même que Benozso Ooztoli nous montre , dans le Triomphe de St Thomas d'Aquin (p. 103), eomme les traditions du moyen ftge se sont conservées longtemps. Fra Filippo Lippi est aussi très bien caractérisé par sa Vierge avee l'enfant Jésus et des anges (p. 103). Du Perugin, le chef d« l'école
Peintures, PARIS. Bive dr. 3. 93
d'Ombrie, il y a une Vierge avec Ste Rose et Ste Catherine, qui est dans sa première manière (p. 99) , et le Combat de T Amour et de la Chasteté, dans sa meilleure manière (p. 103). Le Louvre possède des compositions importantes à'André Mantegna: le Parnasse et la Sagesse victorieuse des Yices (p. 102) , qui nous montrent la mythologie antique se transformant en allégorie, et la Yierge de la Victoire, tableau votif en mémoire de la bataille du Taro (p. 102). Les tableaux des grands maîtres italiens que possède le Louvre, c'est-à-dire ceux de Léonard de Vinei, de Raphaël et du Titien, méritent une étude attentive. La plus célèbre composition de Léon, de Vinci dans ce musée est la Joconde (p. 100). L'artiste travailla quatre ans à ce portrait et le laissa cependant inachevé. Malheujeusement les couleurs en sont fort passées. Un autre portrait de femme remarquable et mieux conservé est celui qui est connu sous le nom de la Belle Ferronnière (p. 105).
Aucune galerie de l'Europe n'est aussi riche en œuvres de Raphaël que le Louvre , même en faisant abstraction des tableaux douteux; aussi y peut-on suivre facilement ses progrès. Parmi les oeuvres dans sa première manière , du temps où il ne s'était pas encoxe complètement affranchi de l'influence de l'école du Pérugin, il y a les petits tableaux de St Georges et de St Michel (p. 100). La Belle Jardinière (p. 101), de 1507^ est un chef-d'œuvre du temps où Raphaël était à Florence. Le motif de ses nombreuses Madones, le bonâieur maternel , y est rendu sous les traits les plus vifs. Du commencement de la période romaine dans sa carrière artistique, nous avons la Vierge au voile (p. 100). Il s'élève à la composition dramatique et il acquiert un coloris accentué dans les tableaux datant de 1518, la grande Ste Famille (pi, 100) et St Michel terrassant le démon (p. 102). Ses élèves l'ont aidé à faire ces tableaux, qui de plus ont été peints à la hâte; cela explique les ombres noircies et les clairs brillants aux tons froids, qui produisent un effet désagréable. Pour connaître la meilleure manière de Raphaël (en 1515), il faut étudier le portrait . de Castiglione (p. 105). On y admire la finesse de son dessin, le talent avec lequel il sait passer d'un jaune chaud à un gris tendire dans les ombres, son habileté à arrondir les surfaces sans contrastes forcés , à éclairer ses sujets sans effets de lumière exagérés.
Le Corrige est bien représenté au Louvre, quoique seulement par deux tableaux, une Ste Catherine (p. 101) et l'Antiope regardée par Jupiter sous les traits d'un satyre (p. 99). Le Titien y occupe une place bien plus considérable; on peut l'y étudier sous tous les rapports. Sa Mise au tombeau (p. 99) est un tableau d'un effet des plus saisissants et d'un coloris magique. Celui des Disciples d'£mjBaiis (p. 105) est plus un tableau de genre plein de vie et de sendineiit, une scène que l'école vénitienne représenta avec prédilection et qui finit par dégénérer en festin pompeux. Le Christ couronné d'épines (p. 105) est une composition pleine de caractère.
94 Bive dr, 3, PARIS. Le Louvre.
Ptnnl lés Vierges, nous mentionnons la Vierge au laptn (p. 105). Co tableau idyllique a sOn pendant presque aussi remarquable dans la Ste FamlUe portant le n° 442 (p. 104). Une composition pleine de charmé et de poësie , c'est celle de Jupiter et Antiope , connue sotLs le nom de la Vénus del PaMo (p. 105)', du palais de Madrid où elle se trouvait autrefois: Jupiter, sous les traits d'un satyre, soulève la draperie qui couvre Antiope , tandi» que des faunes sont couchés au bord de la forêt, qu'un jeune chasseur tient deux chiens en laisse et qu'un autre dans le lointain sonne l'hallali.' Les paysages qui forment le fond de ces tableaux sont remarquables. On ne connaîtrait toutefois qu'imparfaitement le Titien si Ton passait par-dessus ses portraits. Il en a fait de deux sortes ; il a cherchée dans les uns à reproduire Tidéal de la beauté féminine, dans les autres à montrer son talent de physionomiste. A la .première catégorie appartient, au Louvre, le tableau d'Alph. de Ferrare et'Laura de' Dianti, bien connu sous la désignation de Titien et sa maîtresse (p. 100) : c'est une jeune femme se coiffant en présence de son amant y qui lui tient deux" glaces. Une des figures de caractère les plus curieuses du Titien, c'est son portrait de François l**" (p. 104), d'autant plus remarquable que le roi n'a pas posé pour ce portrait. L'Homme au gant (p.. 105) est aussi un excellent portrait, fait paj le Titien au milieu de sa carrière. Le portrait du célèbre général de Charles - Quint, Alphonse d'Avalos, marquis del Vasto (p. 106), se rapproche de l'allégorie. Le général se tient armé â côté de sa femme, qui e^t assise mélancolique à la pensée de son départ; elle tient un globe de crUtalV'et la Victoire, Vénus et THymen lui apparaissent pour la consoler. — Les œuvres des autres peintres vénitiens pâlissent â côté de celles-là. On remarque encore néanmoins un Concert champêtre attribué au Oiorgion (p. 101). Il n'est pas nécessaire d'attirer l'attention sur les festins de Paul Veironèse, ils se font assez remarquer d'eux-mêmes par leur dimension et la vie, un peu matérielle, il est vrai, qui les anime toujours (p. 101).
Quand l'œil s'est rassasié de la vue des peintures idéales et d'un coloris brillant qu'a produites le Sud, il est difficile d'apprécier convenablement I'àbt du Nokd. Cependant le Louvre possède encore de ce côté bien des œuvres remarquables. La vieille école allemande n'est naturellement pas représentée par .un grand nombre de tableaux. Le dessus de table avec des scènes de la vie de David, peint par Sehald Beham pour l'archevêque Albert de Mayence (p. 110), mérite cependant une mention particulière. Il y a encore les portraits d'Erasme de Rotterdam, de Warham, archevêque de Cantoirbéry, et de l'astronome Nie. Kratzer , par Holbetn le Jeune (p. 109). -^ Parmi les tableaux de la vieille école flamande, le plus remarquable est la Vierge au donateur de Jean van Èyck (p. 100). Viennent ensuite des parties de retables par Jlfem^inp/St Jean -Baptiste eft Ste Madeleine , avec de riches paysages comme fond (p. 101), ainsi que l'ex-voto légué au Louvre par la comtesse Duchfitel (p. 102).
PHnikrek PARIS. niik dr\ 3, 95
Les tal^eauz de Rtt^nêy le plufl-birilUnt des peintres de la seeonde école flamande, sont'tii-nombrenz au Louvre, que la revue «n deivient presque fatigante. £q première ligne figurent les 21 grandes '^VfflW^** retraçant des seines de la vie de Marie'^de k^icis (p* 109). Quelque xibjeiction qu^^n aif7 aù^int de Tue'èst6^tiqùe, contre le mélange de l'allégorie et du portrait, on oublie^ tout scmpule en pnésénce des .tableaux, et même lorsqu'on ne comprend pas immédiatement le s^Jet, on y admire lafraSehiRirde la compositio», la vie toute particulière qui < l'anime ^ la variété, des caractères et l'éelat'du coloris. 'On peut étudier «illeurs IkBUvre de Rttbens comme peintre de suj«ts ieligieuz,<'de<6iijets mythologiques et historiques d'apparat, mais sa Karmeisa^Aam ande du liouvre (p. 111) le montre sous un nouveau jour. La grosse gatté de ses compatriotes nVt pas étranfère à son gém<e y il connaît aussi bien le peuple flamand que ^Eeniers, qui, «omme on le voit, n'a pas -créé le genr^, mais a suivi l'impuUiOfn donnée par Eubens. L'habileté de Teniets dans la reproduction de ces sortes de baccbAnales , se constate très bien ail Louvre, où ses tableaux, si dédaignés par Louis XIV, sont maintenant au nombre des plus brillantes pages de la collection. '— Pour Phil, de Champaigne , quo le catalogue classe parmi les Flamands, V. p. 96.
■ Les Hollandais du zvn® s. ne peuvent sans doute bien s'apprécier que dans leur pays. Cependant nous trouvons encore iéi des échantillons de l'oftuvrode presque tous les grands peintres des Pays- Bas. Aux Befnbranêt que la galerie possédait déjà, tels que l'Ange et Tobie (p. 1^); le Ménage du menuisier (p« 99), les >èleri«9 d'£mm«ûs (p: 109), le portrait de Tartiste avec une chef ne d'or (^. iD9), s'est ajoutée la Femme au bain de la collection La Gaze (p< 130). Là encore se trouve la Bohémienne de Fr, Batê (p. 120), très propre à faire connaître en loi le peintre vigoureux , de même que son portrait do femone , dans la mémo collection (p. 119) , nous le montre brUlant colociste. Fan der Heiêt est aussi bien représenté par son Jugement du prix de l'aro (p. lOd). Les tableaux de genre les plus célèbres sont le Militaire offrant des pièces d'or à une jeune femme, par Terkut^ (p. 100); l'Epioière de vlllag» et surtout la Femme hydropique de Oérard Uo/ (p. 160 et 108) ; la •Fêto^flamande dans l'intésieur d'tine auberge ^^t^iJeanSteen (p. 111) -, le Maître d'école par Adr, van O^tade (^. 99) ; un Intérieur par F. de Haagh (p. 1j08). Il ne manque pas non plus d'excellents paysages hollandais, qu'il est inutile d'énumérer loi , l'amateur sachant 4^Jîi trouver par lui<-mémo le genre qui lui plaît.
La célébrité des tableaux espagnols au Louvre date du temps où Ton voyageait peu en Bspagne et où l'on ne connaissait |uère les ciief^-d^veuvre de» deux plus grand, peintres de l'Espagne , Vtla%quexet BiufiUo, 4^1 se trouvent à Madrid et à déville. Nous savons maintenant que l'art espagnol ne peut bien s'apprécier qu'^u delà ^es Pyrénées.- On peut néanmoins. se faire à Paris même ane bonne
96 nivedr.d. .BABIS. Le laAkv^t.
-idée de plusieurs de ses dieÊt-d'eaUT^ en tDy^ntjtes eopies qu^en possède l'école des Beaux- Arts (p. 209) , obseryatioit qui du reste ne s'applique pas seuleoieat à YelvzqUtz. Parmi les toHes de Murillo, la ConceptioB iiumaculée (p. 100) est la plus eélèbre du Louvre. Ce sont aussi d'excellentes pages que la Naissance de la Vierge (p. 106) et surtout la Cuisine des Angeâ (p. 106.)
Quant à l'ÉOiNLs pbançaisb, elle n'est qu'incomplètement représentée au Louvre, car il faut aller cherciier au Luxembourg (p. 21 ë) et à Versailles (p. 243) une grande partie de ses chef-d'œuvies. C'est cependant encore de l'école fiMiçaise qu'il y a le plus de tabléaUx.
Le premier peintre français original qui mérite d'être mentionné est Fr.Clauet, ait Jehanntt (m. vers 1572), d'origine flamande, qui fit des portraits d'une grande finesse et d'un excellent coloria , tels que celui d'Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX (p. 99). Jean Cousin y qui peignit aussi des vitrAUX et fut sculpteur et graveur de talent, nous a laissé dans son Jugement dernier (p. 112) une page d'un dessin et d*un coloris vigoureux. Sinwn Vauet fut un maître très influent, mais doué d'une grande facilité dont il abusa. Son meilleur tableau au Louvre est la Présentation au temple (p. IIB). Nicolas Potmin (1594-1665) fut un peintre très célèbre et essentiellement français , bien que fixé à Rome à partif de sa -trentième année. Aussi caractérise-t-dl bien le genre de l'école, dont la mise en scène est la qualité dominante. C'est un maître laborieux et fécond , mais chez lequel la science et le raisonnement l'emportent sur l'imagination. Les paysages sont supérieurs dans ses tableaux aux scènes historique» et mythologiques. Le Louvre est riche en Poussin, parmi lesquels il faut suxtout ipentionner: dans le Salon Carré (p. 101), Diogène jetant son écuelle (paysage); dans la 1*^ galerie française (p. 112), Eliézer et Bébecoa, composition aimable et gracieuse} le Jugement de Salomon, œuvre classique par excellence; les Bergers d'Arcadie, un des -tableaux de l'astiste les plus admirés; Orphée et Eurydice (paysage). Malheureusement les tAbleaux de Poussin ont pris avec le temps un aspect tiiste et rembruni. Claude OeU^e, dit Claude Lorrain, un des plus grands paysagistes connus , qui a surtout rendu -les effets de lumière avec une perfection inimitable, subit plus que Poussin l'influence d« l'Italie , où il passa également la plus grande partie de sa vie. La Vue d'un port, le Campo-Vaccino, la Fête villageoise et le Pott de mer au soleil couchant (p. 113) sont des chefs-d'œuvre. Par contre, on met ordinairement au nombre des artistes français Philippe de Champaigne, peintre de grand talent originaire de Bruxelles , mais qui vint à Paris dès an Jeunesse et travailla pour Marie de Méâlcis, Richelieu et Louis XIII. Ses sujets religieux reflètent la doctrine sévère de l'abbaye de Pert-Boyal. On remarque surtout de lui le Christ mort (p. 101) et le portrait de Richelieu (p. 101). EttâtaeheLeêueuf nous a laissé des tableaux généralement faible» comme composition et comme coloris, mais plusieurs pages de sa Vie de St Bruno
JPeinturei, PARIS. JRiv€ dr. X 97
(p. 112) sont encore admirées pour la candeur et la sincérité des sentiments. Ch, Lebrun, au contraire, est l'incarnation du genre pom^ peux, emphatique et déelamatoire[de6 artistes de la cour de Louis XIY. C'était surtout un peintre décorateur dont les œuvres principales sont les plafonds de la galerie d'Apollon au Louvre (p. 115) et d^ la galerie des Glaces à YersaiUes (p. 248). Quelques artistes., tels que Jean Jouvenet, peintre très fécond, dont le modelé et Le colorie manquent de flnesse, conservèrent les bonnes traditions jusqu'à la fin du xvn^s^; ra«is dès la seconde moitié de ce isièole avait comr mencé, avec P. Mignardf une période de décadence, durant laquelle l'école française tomba dans le maniérisme, qui refléta les moeurs et la littérature de Tépoque. Cependant Mignard se distingua dans I9 portrait, auquel LargiUière et Rigaud djuxent une célébrité encore plus méritée. Nous mentionnerons surtout, de LargiUière son por<tralt avec sa femme et sa fllle (p. 119), et defiigaud, les portraits de Louis XIV (p. 113) et de Bossuet (p. 101). Watteau, le meilleur des maniéristes, a un dessin correct et un coloris vrai dans ses tableaux de genre. On admire surtout de lui au Louvre l'Embarquement pour Cythère (p. 114) et Gilles, le célèbre Pierrot de la Comédie Itaiieaine (p. 119). Quant à Boucher, son nom rappelle immédiatement la nature travestie , les qualités et les défauts de l'école pom^ peuse du xvin® s. exagérés avec talent; 11 n'est qu'imparfaitement représenté au Louvre. Fragonard fut moins maniéré, et l'histoire de la peinture française au xvni^ s. compte du reste encore de bous artistes fidèles aux saines traditions, par ex. Joa, Vernet, le plus grand peintre de marine après Claude Lorrain (p. 112 et 115).
Vien fut le pnmier régénérateur de la peinture en France \ mais le Lo«Lvre ne possède pas son chef- d'œuvie , la Prédication de St Denis , qui est à St'^Roch (p. 62). A la mêm« époque apparaît dans la peinture un élément nouveau, l'élément bourgeois et sentimental, que cultivent Chardifi et surtout Qreuze, dans l'Accordée de village, la Malédiction paternelle, le Fils puni et la Cruche causée (p. 114).
Louis David (1748-1825), suivant en cela les tend«nc88 de la fin du xvm^s. et surtout de l'époqueTévoluti^nnâire, rompit totalement avec le passé, en tâchant d« retrouver laforme et le style de l'antique. H fut le chef d'une école qui soigne malheureuseoaent le dessin au dépens du coloris , et .en général le ch«f da l'école moderne fruiçaise, bien incomplètement -représentée au Louvre dans la salle des Sept-Cheminées (p. 118) et dans une des salles supplémentaires du second étage <p. 125). Les chefs -d'eeuvre de David. âOnt Léonidas aux Thermoptles et les Sabines. Qitodet- Triwon, Gérard,. Qtqs et Queririr forent ses principaux élèves. La Scène du déluge, le Sommeil d'Endymion et Atala au tombeau, sont les meilleures œuvres de GUrodet, qui tnit -de l'imagination et fut. assez bon coloriste. De Oerard, on remarque particulièrement auLouvre l'Amour et Psyché, composition charmante et pleine de poésie. Les Pestiférés de Jafla et le Champ de batrille d'Eylau, sont deux chefs-d'œuvre de Qroa.
Bœdeker. Paris , 7® édit. '^
98 Mve dr, 3. PARI&. Le Louvre.
Prud'hon trayailla en même temps que David à la réfoime de la peinture française, par des compositions pleines de charme et d'un coloris savant , qui s'est bien conservé , mais que n'égale pas toutefols le dessin. L'attention sera nécessairement attirée par son chefd'œuvre, la jri ;L^tice et la YenjEcanfie, dixJPJP poursuivant le crim e.
Le Radeau de la Méduse de Oeric ault fut un événement, une révolution, car le sujet n'était rien moins que classique. Qérlcault fut le chef de l'école de peinture romantique, dont la naissance coïncide à peu près avec celle de l'école littéraire romantique. Il est vrai qu'elle dut une partie de ses succès à la nouveauté de ses sujets, empruntés aux écrivains du moyen âge, à l'histoire nationale et même aux événements du jour, mais elle n'en acquit pas moins des qualités incontestables, en revenant à l'observation exacte de la nature et en devenant fort habile dans le coloris. Inffres, Efog, Delctcroix, Hor, Vemet et PatU Delaroche furent longtemps les peintres les plus célèbres de la France et même de l'Europe. Ingres fut le premier d'entre eux qui se fit remarquer , et il leur survécut à tous. Il travailla beaucoup et réussit dans une foule de genres. Admirateur de l'antique et de Raphaël, il se distingua par la forme et la précision, jointes à la simplicité et au naturel , et il fût un coloriste. Ingres excelle à rendre la beauté féminine. Le Louvre possède particulièrement de lui rŒdip e, une de ses premières œuvres (1808), TAgothéose d'Homère, et la Source (p. 102 et 126). Eug. DelacroiârvisàTsuT' tout au coloris et à la lumière et sacrifia les règles de la composition à l'inspiration du moment. Dante et Virgile, la Sc ène des massacr es djB^Sçip, la Noce juive et l a Barque de Don Jua n sont ses principales toiles au Louvre (p. 126 et 114), mais il faut encore mentionner ses peintures décoratives du palais Bourbon (p. 230), du palais du Luxembourg (p. 215) et de St-Sulpice (p. 214). H. Vemet fut le peintre le plus populaire, grâce aux grandes et belles pages où il retraça les glorieux faits d'armes des Français sous Napoléon I^' et en Algérie. Aujourd'hui qu'ils ont perdu avec le temps une partie de leur intérêt, ses tableauxtémoignenttoujours une habileté exceptionnelle à rendre les types militaires , à retracer les scènes si variées d'un champ de bataille, mais l'infériorité de son coloris n'échappe plus à l'observateur. H. Vern«t n'a au Louvre que des tableau x d^ sy^ond 9rd rft ; ses grandes compositions sont à Versailles.' P. Delaroche tint le milieu entre Delacroix et Ingres. Il donna à ses figures beaucoup de vie et de fraîcheur, il attacha aussi une grande importance au coloris , et il fat en même temps beaucoup plus correct dans son style. La Mort d'Elisabeth, les Enfants d'Edouard (p. 126), et^^hémicycle de l'Ecole des liflanxrATto (p. 210) suffiront pour nous faire connaître et apprécier son talent, mais beaucoup d'autres chefs-d'œuvre de cet artiste sont dispersés : Richelieu et Cinq-Mars, Mazarin mourant, Gromwell contemplant le cadavre de Charles I^', Supplice de Jane Grey, Assassinat du duc de Guise. Ary Scheffer, d'origine hollandaise, brilla encore pour un temps parmi les coryphées de l'école
Peintures. PARIS. Rive dr, 3, 99
jomantique. Son tableau le plus remarquable, aussi au Louvre, est celui des Femm < gs sojilio tes (p. 126), admirable de composition, d'énergie et *^'e couleur. Enân il faut encore joindre à la liste des ^ands peintres de l'époque qui s'étend de la Restauration au second empire, Hippolyte Flandrin. Il ne figure guère dans les musées, mais ses fresques de St -Vincent -de Paul (p. 163) passent pour la meilleure création de ce genre dans les églises de France.
Voici quels sont à peu près les principaux tableaux, en suivant \ l'ordre des salles. Ce n'est naturellement qu'une liste de ceux qu'on •devra surtout voir, si l'on est obligé de se borner à quelques visites à ces vastes galeries. Un grand nombre des citations qui suivent ^ont empruntées à une excellente monographie du musée du Louvre par Th. Gautier , qui ne fut pas seulement un écrivain distingué, jnais un critique d'art sagace.
\/L L e ♦♦Salon Car ré contient les perles de la collection. Nous avons indiqué p. \^i les chemins à suivre pour s'y rendre. Excepté quand nous avertissons du contraire, nous commençons à droite, dans cette salle à partir de la galerie d'ApoUon , et nous mentionnons >d 'abord, s'il y a lieu, les tableaux du basf.
♦426 , le P^rugin (P, Vannucci), la Vierge et l'Enfant , avec des anges , Ste Rose et Ste Catherine. 59, Qerttile Bellini , deux portr. d'hommes. 447, Nie, Poussin , son portrait à 56 ans. ♦lOO, P. Veronèse (Caliari), Jupiter foudroyant les crimes , ancien plafond de la salle du Conseil des Dix à Venise. •♦446 , le Titien {Vecelli), la Mise au tombeau.
•C'est une œuvre belle , noble et sérieuse , sans avoir cette profonde mélancolie chrétienne qu'exige le sujet.»
♦536, Herrera, St Basile dictant sa doctrine. ♦410, Rembrandt, la St© Famille, dite le Ménage du menuisier (1640). ♦♦20, le Cor- . rlge (Ant. Allegri), Antiope et Jupiter , sous la forme d'un satyre.
«Le dieu contemple ce beau corps assoupli par l'abandon du sommeil. Dans sa blancheur tiède et blonde, baignée de demi-teintes, qui en noient les contours et lui donnent les rondeurs de la vie, sous ce torse d'une grâce si molle et si tendre, on sent pourtant les détails d'anatomie . . . Au pied de TAutiope, l'Amour fait semblant de dormir . . . mais croyez bien qu'il ne dort que d'un œil ... Un riche paysage étouffé et sourd, avec des tons de velours fauve, sert de fond à cette voluptueuse scène mythologique, et fait admirablement ressortir la blancheur dorée de l' Antiope.»
325 , le Ouide (Béni) , Déjaniie et le centaure Nessus. ♦370, Adr. van Ostade , le Maître d'école , modèle du genre , au ton doré ^lein de chaleur, où se trouvent au plus haut degré toutes les qualités du maître. 108, Fr, Clouet, Elisabeth d* Autriche, femme de JOharles IX de France. 365, Raphaël (?), Ste Famille, œuvre d'atelier. 434, Nie. Poussin, St François-Xavier rappelant à la vie
f Pour les dates et pour les indications relatives aux maîtres sous lesquels se sont formés les artistes, etc., voir la table spéciale à la Au -de ce volume.
100 Rive dr. 3, PAEIS. Le Louvre.
la flUe d'un Japonais. *419, Rembrandt, portr. de femme. 89, jPhiL de Ckampaigne, son portrait. *526, Ger. Terhurg, Un militaire offrant des pièces d'or à une jeune femme, chef-d'œuvre de c& maître, pour La composition, le dessin et le coloris. *293, Gabriel Metsu, Un officier recevant une jeune dame, le digne pendant du précédent. 229. Séb, del Piombo, la Visitation, grande et nobl^ composition. *121, Ger. Dov, la Femme hydropique, le chef-d'œuvre» de l'artiste , une merveille de fini et de délicatesse. 87, Bronzino, portrait d'un sculpteur .'f.**539, Mv^xiMâ, la fîomrftptiny^ limya^ynl^e^ achetée 615 300 fr. en 1852.
Le peintre s'est inspiré du passage suivant de VApoealypse : «Il paroi un grand prodige dans le ciel, une femme revêtue du soleil^ qui avait la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze e'toiles».
*452, le Titien, Alphonse de Ferrare et Laura de'Dianti, tableau désigné d'ordinaire sous le nom de «Titien et sa maîtresse» (152.2?).
(Magnifique portrait de jeune femme dont la robe de velours vert, à. moitié défaite, laisse voir la poitrine. Elle soulève d'une main un flot de ces cheveux d'un or roux si cher aux élégantes et aux coloristes de Venise^ et de Tautre tient une fiole de parfums. Une chemisette d^un blanc doré, dont le ton se confond presque avec le ton de chair ambré de la peau> concentre la lumière sur cette gorge délicate et puissante , digne d'être: modelée dans le marbre de Paros. La tête, un peu inclinée vers Tépaule,. a la sérénité de Tidéal antique, avec ce vigoureux accent de vie qui est particulier à Titien . . .«
82, Paris Bordone , portr. d'homme. •623 , école italienne du A'y/*«., probablement de Franciabigio , portr. de jeune homme. •3B3, Raphaël, la Vierge au voile, dite aussi la Vierge au linge ou. au diadème.
tAvec quelle grâce tendre elle exprime Tadoration maternelle! . . . Quel abandon, quelle molle souplesse dans ce corps de bambin ! . . . Quel profil divinement pur que celui de la Viei^e, quelle naïveté dans celui de St Jean!»
♦202, le Ghirlandajo, la Visitation (1491). ♦•462, Léonard de Vinci, la Joconde, dite aussi la Mona (Madonna) Lîsa, portrait de^ la femme de Fr. del Qiocondo de Florence, ami de Tartiste ; remarquable par son sourire d'un charme indicible , malgré son mauvai» état de conservation. 42, F, Bol, portr. d'homme. Au-dessus, ♦96r P. Véronhe, le Repas chez Simon le pharisieh (1570-75). ♦543,. Murillo, Ste Famille , admirable de coloris. 121 , 123 , Ann, Carrache, la Vierge apparaissant à St Luc et à Ste Catherine ; le Christ mort, sur les genoux de la Vierge. ^162, Jean van Eyck, la Vierg» au donateur, dans un paysage d'une finesse admirable.
«Le style des van Eyck nous apparaît ici avee toutes ses <iuaUtés et •es défauts. Tandis que le dohateur est peint avec la plus exacte vérité, la Vierge a encore la symétrie gothique et Tenfant surprend par sa raideur.»
368, Raphaël, St Michel, peint, dit-on, en 1504. Le sujet est reproduit avec moins de soin dans le n**369, St Georges et le dragon. ♦♦364, Raphaël, la grande Ste Famille, peinte en 1518.
«Eaphaël, alors arrivé à Tapogée de son talent, n*a rien produit deplus parfait . . . L'enfaAt Jésus s'élaaee de son berceau dans les foras de la Viei^e, assise à droite et penchée vers lui avee une gracieuse complaisance maternelle. St Jean, présenté par Ste Elisabeth assise à g., adore Tenfant Dieu. Un ange, d*^une élégance divine, répand des fleura
Peintures. PARIS. Rive dr. 3, 101
sur la Vierge ... Un second ange se prosterne et St Joseph regarde eette «eëne d*un air majestueux et tranquille.'
123, Ann. Carrache, le Christ mort, sur les genoux de la Vierge. •453, N. Poussin, Diogène jetant son écuelle. 87, PhiL de Ckampaigne, Richelieu. 232, Luini, Salomé recevant la tête de St Jean- Baptiste. 228, 229, Claude Lorrain, marine ; paysage. ♦♦362, Ra- -phael, la Belle Jardinière, ou la Vierge avec Tenfant Jésus et St Jean.
«Elle n''est pas drapée à Tantique comme la Vierge de la Ste Famille . . . elle est aussi plus jeune fille et moins femme. Ses traits, d'une délicatesse et d'une pureté exquises, ont une grâce toute ingénue . . . C'est autant la sœur aînée de Jésus qui le surveille et le fait jouer avec un petit camarade.»
♦394, André Solario , la Vierge au coussin vert, d'un ton riche et brillant, avec un beau paysage. 79, PkU, de Champaigne, le Christ mort. 301 , Jouvenet, U Descente de croix. 477, Rigaud, portr. deBossuet. 254, Jordaens, Enfance de Jupiter. 288, 289, MenUing, St Jean -Baptiste et Ste Madeleine, deux petits volets d'une finesse, d'une perfection extraordinaire. ♦208, H. Holhein le Jeune, Erasme de Rotterdam, portr. plein de vie et d'une exécution parfaite. ^459, héon. de Vinci, la Vierge, l'Enfant et Ste Anne, l'une des perles du musée. Le vêtement de la Vierge a pâli.
«Avec une familiarité charmante, la Vierge, assise sur les genoux de Ste Anne, se penche tendrement vers le petit Jésus, qui joue avec un agneau ... La tête de Ste Anne est charmante ... La Vierge a un type tout particulier à Léonard; elle est douce, tendre, souriante et comme pénétrée d'une joie secrète qui rayonne lumineusement autour d'elle . . . L'enfant Jésus a toutes les grâces de l'enfance , que nul ne sut rendre comme Léonard de Vinci.»
♦37, Ant. da Messina, le Condottiere (1475). 46, le Ouerchin (Barbieri), les Saints Protecteurs de Modène. 380 , André Vannucchi dit deî Sarto, Ste Famille. — 523, le Sueur, Apparition de Ste Scholastique à St Benoît. 433, P.^P. Rubens, Thomyris, reine des Scythes , faisant plonger la tête de Cyrus dans un vase rempli de sang. 300, le Bassan, Descente de croix. ♦♦95, P. Véronhe, les Noces de Cana, le plus grand tableau du Louvre, de 6 m. 66 de haut sur 9 m. 90 de large , occupant presque tout un mur de la salle, «une brillante symphonie en couleurs».
«Gomme ordonnance, arrangement et couleur, c'est le dernier mot de la peinture d'apparat. Le génie de Venise respire tout entier dans ce aplendide chef-d'œuvre, avec son insouciance cosmopolite, son mélange de tous les costumes, son amour du faste, son goût théâtral et décoratif, sa passion de lumière et d'éclat . . . Quant au sujet religieux, le peintre ne s'en est pas beaucoup plus préoccupé que le spectateur n'y pense devant son tableau.» — La plupart des personnages sont des portraits: la jeune mariée est Elëonore d'Autriche, reine de France •, à ses côtés, François I^*^, avec une coiffiire singulière; puis Marie d'Angleterre, en robe jaune; le sultan Soliman; au coin de la table, Charles-Quint. Les musiciens sont des peintres vénitiens de l'époque. Paul Véronèse lui-même, en robe blanehe, joue de la viole, de même que le Tintoret, derrière lui; de l'autre côté, le Titien joue de la basse et le Bassan de la flûte.
♦♦19, le Corrige, Mariage mystique de Ste Catherine d'Alexandrie, toile aux figures d'une expression toute céleste et aux lignes des plus gracieuses. — ^39, le Giorgion (Barharelli), Concert champêtre. ^ «Composition bizarre et d'une étonnante intensité de couleur . . . Ja-
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mais coloris plus blond , plus ehaud , plus moelleux et d'une consistance plus riche ne revêtit d'opulentes et robustes formes féminines.*
*142, Ant. van Dyck , Charles 1®*^ d'Angleterre , d'une finesse charmante et d'une vérité admirable. 335 , le Tintoret (Robusti), Suzanne au bain. •697, Rogier van der Weyden, la Vierge et Tenfaut Jésus. •260, Simone di Martino (?) , Jésus marchant au calvaire. ^370, Raphaël^ St Michel terrassant le démon (1518) , composition qui montre combien Raphaël était naturellement sublime. 306, le Francia (Fr, Raibolini), la Nativité, beau tableau en miniature, dont l'artiste a fait une œuvre de prédilection. — Sans num.^ Mending, la Vierge, l'enfant Jésus et six saintes. ^211, Holhein le J., Anne de Clèves , quatrième femme de Henri VIII d'Angleterre,.portrait que l'artiste fit à la fln de sa vie. 27, le Caravage (Michel'angiolo Amerighi) , Alof de Vignacourt, grand-maître de Malte en. 1601. 402, le Sjpada, un Concert.
La salle Duchâtel, à peu près en face des Noces de Cana , sallepar où l'on peut venir du grand escalier dans le Salon Carré (v. p. 92), renferme cinq tableaux légués au Louvre en 1878, par Mme la comtesse Duchâtel : 796, ♦797, Ingres , Œdipe expliquant l'énigme , tableau qui se distingue par la simplicité et le naturel de la composition , la pureté et la fermeté musculaire du dessin y la Source, une des œuvres les plus parfaites de la peinture moderne pour le nu. *680 , Memling , la Vierge et l'enfant Jésus avec les donateurs. 683, 684, Ant, Mor ou Moro, deux portraits, les volets d'un triptyque. — Cette salle contient aussi des fresques transportées sur toile , de l'école de Milan fondée par Léon, de Vinci ; 236, ^238, •237, 234, 235, Bem. Luini, la Nativité de J.-C, le Christ bénissant , l'Adoration des mages , de Milan ; deux Enfants sous une treille, de la ville Pallucca, près de Monza.
Nous revenons au Salon Carré et nous entrons dans la Grande- Galerie, par la porte opposée à celle de la galerie d'Apollon.
Cependant, pour avoir une idée d'ensemble de l'école italienne, on fera bien de visiter d'abord la première salle à droite , la
Galerie des Sept - Mètres ou Sept -Maîtres. Elle renferme des tableaux remarquables des peintres italiens précurseurs de la renaissance, surtout des maîtres florentins du xv® s.
A dr. : *252, André Mantegna, le Parnasse. 176, Lor. di Pavia (Fasoli), la Famille db la Vierge. ^156, Lor. di Credi, la Vierge et l'Enfant , avec des saints , tableau excellent , mais dont la composition est un peu maniérée et l'expression efféminée. ^253, A. Mantegna y la Sagesse victorieuse des vices , pendant du Parnasse. 72, Qiov.-Ant. Beltraffio, la Vierge de la famille Casio. 113, VUt. Carpaccio, Prédication de St Etienne. 251, Mantegna, la Vierge de la Victoire, une de ses dernières œuvres (1495). 61, Giov. Bellini (?), la Vierge, l'Enfant et des saints. «250 , Mantegna , lé Calvaire. ^427, le Ferugin, Ste Famille. 78, 79, Al. Buonvicino, dit te Moretto, quatre Saints. 85, le Borgognone , St Pierre de Vé-
PHnturts, PARIS. Hive dr» 3, 103
roue et une femme agenouiliëe. *221, Fra Filippo Lippi, la Vierge et l'Enfant, avec des anges et des saints ^ un de ses premiers tableaux. 391) Luca Signordli, fragment d'une composition, sept personnages debout. ♦307, le Francia, le Christ en croix , avec la Vierge , St Jean et Job. 290, le Pinturicchio , la Vierge et l'Enfant. 192, Oiotto, St François d'Assise recevant les stigmates , et dans le bas des scènes de la vie de St François.
n n'y a pas eneore de ciel dans ce tableau, mais on voit le gazon, les roebers, les arbres de la montagne, les cellules blanches des ermites. Le saint a bien la maigrenr ascétique, l'expression que réclame le sujet, et sa pose offre des lignes contrastées; «il a rompu ce linéament rigide, comme le trait de plomb où sont emprisonnées les figures des vitraux, qui semble retenir captifs les personnages des tableaux de cette époque.»
La porte du fond donne sur le grand escalier (p. 92), où se voient encore des œuvres delà vieille école italienne, deux fresques de Botti-^ celH et une de Fra Angelico. Galeries françaises, v. p. 114.
De l'autre côté de la salle des Sept- Mètres, en revenant vers rentrée: 153, Cimabue, la Vierge aux anges, tableau étrange, «qui ressemble à une icône russe». *199, Ben. OozzoU, Triomphe de St Thomas d'Aquin.
Bans le haut, le Christ bénissant •, au-dessous de lui, St Paul , Moïse et les évangélistes. Au milieu, St Thomas d'Aquin assis entre Arlstote et Platon , et à ses pieds Guillaume de &t- Amour, adversaire des ordres mendiants, vaincu par son éloquence. Dans le bas, l'assemblée d'Anagni présidée par le pape Alexandre IV.
171, Oentile da Fàbriano, la Vierge et l'Enfant bénissant Pandolfo Malatesta de Riminî. 664, Bart. Montagna, Trois enfants exécutant un concert. 220, Fra Filippo Lippi, la Nativité.
Non seulement le fond d'or est remplacé ici par un véritable paysage, mais l'étude de la nature y est poussée jusqu'au réalisme; les pierres de rétable en ruine y sont peintes une à une avec une inexpérience naïve. La Vierge passe pour être le portrait de Lucrezia Buti, la pensionnaire que Tartiste enleva du couvent pour lequel il peignit cette î^ativité.
243, Mainardi, la Vierge et l'Enfant bénissant le petit StJean. 303, le Francia^ la Vierge et l'Enfant, Sans num., le QhirlandajOj portr. d'un Florentin avec un enfant. i8S , Botticelli , i9 Magnificat. ♦182, Fra Angelico, le Couronnement de la Vierge, très vanté par Vasari , mais fortement restauré. Les figures des saint» sont pleines d'un noble enthousiasme. 184, Botticelli, la Vierge, l'Enfant et St Jean, œuvre de jeunesse. 84, Borgognone, la Présentation. 354, Sacchi, les Quatre docteurs de l'Eglise. *396, A. Solario , Jésus en croix , plein d'expression et habilement arrangé (1503). 289, Piero di Cosimo, le Couronnement de la Vierge. 403, la Spaçna, la Nativité. 154, Lor. Costa, la Cour d'Isabelle d'Esté, duchesse de Mantoue, charmante allégorie. *152, CUma da Cone^ gliano, la Vierge et l'Enfant, avec St Jean et Ste Madeleine, d'un cor loris vigoureux. 429, le Pérugin, Combat de l'Amour et de la Chasteté, à comparer avec les tableaux du même genre de Costa (154) et de Mantegna (252, 253 en face). 201 , le Qhirlandajo, le Christ marchant au calvaire. 390, Signorelli, l'Adoration des mages. 70, Bianchi, la Vierge et l'Enfant, avec St Benoît et St Quentin.
104 Rivôdf, 3. PAEIS. Le Louvre.
y^ ♦G rande Pai erie. — Dans cette galerie, qui doit encore être prolongée , se trouvent les autres tableaux des écoles italienne, espagnole , allemande, flamande et hollandaise, sauf un petit nombre des deux dernières écoles, qui sont dans les salles annexes du second étage (p. 12Ô).
Pbemièsb travée. — Italieks (suite).
(Période de prospérité).
A. droite: 412, 413, le GarofaXo, la Circoncision, Ste Famille. *16, Albertinelli, la Vierge et TEnfant, avec St Jérôme et StZenobio. 416, 2e Oarofalo, la Vierge et l'Enfant. 293, Jules Romain, le Triomphe de Titus et de Vespaslen , style des has-reliefs antiques de l'arc de triomphe de Titus à Rome. 397, Solario, la Tête de St Jean -Baptiste. 294, Jules Romain, Vénus et Vulcain. 378, d*aprls Raphaël , la Madone de Lorette , dont l'original est perdu. 464 , copie de la Cène de Léonard de Vinci , probablement de son élève Marco da Ogffiono, un tiers plus petite que l'original. *227, Lor» LottOy St Jérôme dans le désert.. 44S, le Titien {? Schiavone), le Concile de Trente. ^379, Andr, dd Sarto, la Charité, de 1518.
«Jamais la bonté n'emprunta de traits plus charmants ni une grâce plus aimable. Cependant le peintre a su donner une indéfinissable expression d'indifférence à la Ûgvae de cette vertu, car la charité n'est pas la maternité.»
♦274, Falma le Vieux, l'Annonce aux bergers.
«La beauté des têtes, Tageneement aisé des figures, la souplesse des draperies, la vivacité de la couleur en font une des plus belles toiles de récole vénitienne."
295, Jules Romain, son portrait. ♦336, le Tintoret, le Paradis. ♦442, le Titien, Ste Famille. 463, L^on. de Vinci (?) , Bacchus, tableau d'atelier qui devait être un St Jean dans le désert. 373, Raphaël et Jules Romain, portr. de Jeanne d'Aragon. Selon Vasari, la tête seule est de Raphaël.
«Jeanne d'Aragon reste dans le souvenir comme un de ces types de la perfection féminine qu'on rêve et qu'on désespère de rencontrer . . . C'est une beauté prineière dans toute la force.»
93, 102, P. Véronèse, Ste Famille, StMarc et les trois Vertus théologales, plafond du palais des Doges à Venise. 45Ô , Léon, de Vinci, St Jean-Baptiste, à comparer avec le Bacchus, n^463. ♦367, Raphaël, Ste Marguerite, peinte presque entièrement, selon Vasari, par Jules Romain.
«Bien de plus doux, de plus pur, de plus virginal que les traits de la sainte, étonnée de son pouvoir sur les monstres et tenant comme une fleur des champs la palme de son martyre.»
168, DossoDossi, St Jérôme, une de ses premières œuvres, d'un coloris moelleux. 101 , P. V/ronèse, portrait d'une jeune mère. ♦230, Luini, Ste Famille. ^450, le Titien, portrait de François I*'' de France, peint en 1530 d'après une médaille, mais qui rend cependant fort bien les traits bizarres , le profil de ce prince , d'une expression hardie, railleuse et sensuelle. ^73, Bonifazio, la Résurrection de Lazare. 366, Raphaéï, St Jean-Baptiste dans le désert, probablement authentique, mais complètement gâté. 437, Oeorgea
Peintures. PARIS. Bive dr. 3. 105
Vasari, l'Annonciation. 456 , le Titien (?) , portr. d'homme. '98^ 90, 91 , P. Vtfronèse, le Calvaire , l'Incendie de Sodome , Suzanne au bain. 439, le Titien , la Vierge , l'Enfant et des saints. 309, le Bagnacavallo, la Circoncision. 52, le Baroche, la Circoncision.
Au milieu, 333, Dan. de Volterrey David vainqueur de Goliath, tableau à deux faces ; composition très mouvementée, exagérée.
A GAUCHE, en recommençant à l'entrée: 198, Qirolamo dai jÀbri, la Vierge, l'Enfant , St Jean et des anges. •74 , Bonifazio, Ste Famille. 393, SignoreUi, Quatre personnages debout, fragment d'une grande composition. *374, Raphaël, portr. d'hommes, qu'on nomme à toit Raphaël et son maître d'armes. *465, école de Léon, de Vinci, peut-être Cesare da iSesto , la Vierge aux balances. 177, Qaudenzio Ferrari, St Paul. *454, le Titien , l'Homme au gant, portr. dans sa meilleure manière. 38, le Qiorgion , Ste Famille. *453 , le Titien , portr. d'homme dans le genre du n** 454. ♦•449, le Titien, Jupiter et Antiope, la Vénus del Pardo (1574).
«Nonchalamment couchée au milieu de la composition, Antiope, un bras «fTondi au-dessus de la tête, ramène de Tautre main, par un vague mouyement de pudeur endormie, le pan de sa draperie sur la hanche. La blancheur de son corps fait au centre du tableau une tache lumineuse qui attire et retient le regard."
♦57, Fra Bartolommeo , la Vierge sur un trône et des saints. ♦228, Lot, Lotto, Ste Famille. ^443, le Titien, les Disciples d'Emmaûs (1547). ^291, Jwiw i^omain, Nativité de J.-C. ♦460, ieo». de Vinci, la Vierge aux rochers, d'une grande valeur , bien que les ombres aient beaucoup poussé au noir. 75, Bonifazio, la Vierge, Ste Agnès et Ste Catherine. ^99, P. Véronhe, les Disciples d'Emmaûs. Les figures accessoires sont ici les plus attrayantes. 441, le Titien, Ste Famille, peut-être pas entièrement de la main de l'artiste, ♦♦445, le Titien, le Christ couronné d'épines (1560).
On trouve dans les œuvres de la vieillesse du Titien des réminiscences de Tantique ; c'est ainsi qu'il y a du Laocoon dans le Christ de ce tableau, où il y a toutefois plus d'expression. C'est aussi un chef-d'œuvre de couleur, mais avec moins de variété qu'à Tordinaire.
♦371, Raphaël, portrait de Balthasar Castiglione (1516).
«Belle tête intelligente et virile, dont le teint brun s'harmonise avec un sobre vêtement noir tailladé de gris.*
56, Fra Bartolommeo, l'Annonciation. ^372, Raphaël, portr. d'un jeune homme, longtemps donné à tort comme celui de l'artiste.
«Qui ne s'est arrêté devant cette tête d'adolescent à cheveux blonds, coiffée d'une toque noire, le coude appuyé sur un rebord en pierre et la main contre la Joue, qui semble suivre a travers sa rêverie nonchalante quelque rêve charmant? C'est l'Idéal du joli, et jamais jeune fille n'a prête de traits plus suaves au bel inconnu qu'elle attend.»
97, P. Veronhe, J.-C. tombant sous la croix , inachevé. ^440, le Titien, la Vierge au lapin (1530). ^461 , Lëon, de Vinci (?), portr. de femme, la Belle Ferronnière.
Il ne représente pas, comme on l'a cru, la maîtresse de François I®' connue sous ce nom , mais probablement Lucrèce Crivelli ,, amante de Ludovic Sforza. Le joyau qui orne son front, appelé ferronnière, lui aura fait donner son nom. «C'est une admirable tête, d'une étonnante fermeté
106 Rive dr. 3. PABIS. Le Louvre.
de dessin et de modelé, que rehausse un riehe ajustement de velourft nacarat, brodé de galon d'or et coupé carrément sur la poitrine.»
92, P. Teronèsc , l'évanouissement d'Esther. *451 , le Titien, Alph. d'Avalos et sa femme (p. 94). «Ce qu'il y a de parfaitement clair dans ce chef-d'œuvre, c'est son immortelle beauté.» 455, le Titien (?), portr. d'homme. 88, Jean de Calcar, portr. déjeune homme. 53,, le Baroche, Vierge glorieuse, avec Ste Lucie et St Antoine abbé.
Deuxième TKAvéE. — Italieiïs et Espagkolb.
(Ecole académique de Bologne ou éclectique, éeole naturaliste de lï^aples)*
A dboite: 132, Ann. Carrache, Diane découvrant la grossesse^ de Callisto. 68, 67, Pierre de Cortone (Berettini), Romulns etRémus ç la Vierge, l'Enfant et Ste Martine. 321 , le Guide, St Sébastien. ♦320, le Guide, la Madeleine.
«Type inventé et créé par le Guide ... La sainte, dont les traitd rappellent ceux de la lïiobé antique, lève vers le ciel des yeux extasiés pleins de larmes et de lumière ... Il n'y faut pas chercher rexpression. austère du repentir chrétien, mais une certaine mélancolie sentimentale et coquette, comme peuvent l'éprouver k certaines heures de lassitude les beautés mondaines.»
♦180, Dom. Feti, la Mélancolie. 356, Sassoferrato, l'Assomption. 66, P. de Cortone, la Vierge et l'Enfant. 327, le Guide, l'Enlèvement d'Hélène, composition théâtrale. 377, école de Raphaël (lo Spa^na), fresque de la MagUana, Dieu le Pèr« et des anges. 11 , VAlbane, les Amours désarmés. 284, 285 (plus loin), Panini, Concert à l'am-* bassade^ de France et Préparatifs de la fête sur la place Navone , à Bome, à la naissance du fils de Louis XV. 400, le Spada, Martyre de St Christophe. ^546, Murillo, Miracle de St Diego, dit la Cuisine des Anges, mélange singulier de mysticisme et de réalisme.
A GAUCHE , en recommençant à l'autre extrémité : 36, Anselmi, Vierge glorieuse, avec St Etienne et St Jean-Baptiste. ^119, Ann. Carrache, la Vierge aux cerises. 112, le Cigoli (Cardi), St François d'Assise. *316, le Guide, J.-C. donnant les clefs du ciel à St Pierre. 478, le Dominiquin (Dom, Zampieri), Renaud et Armide, d'après le Tasse. 64 , P. de Cortone , la Nativité de la Vierge. 24, le Caravage, la Mort de la Vierge. 318, 319, 311, le Guide, Ecce homo , la Madeleine, l'Annonciation. ^105 , le Canaletto, le Grand Canal de Venise, avec l'église de la Salute. 283, Panini, Intérieur de St-Pierre de Rome, 343, Salvator Rosa, Apparition de l'ombre de Samuel à Saûl, composition romantique et lugubre. ^344, Salv, Rosa, Une bataille, «page d'une rare énergie et d'une beauté étrange». •474, le Dominiquin, Ste Cécile, tableau bien connu par la gravure. 345, Salv. Rosa, paysage, dans les Abruzzes. 549, Rihera, VEs" pagnolet, le Christ au tombeau. ^552, Velazquez (Don Diego VeL de Silva) , Philippe IV d'Espagne : «rien de plus franc et de plus large». *554, Fciaag'wca, treize portraits. ^551, Velazquez, Vint àntt Marie-Marguerite, fille de Philippe IV. 550, Rïbera, StPaul Ermite. ♦♦540, MuriUo, la Naissance de la Vierge.
«Il y a dans ce charmant tableau deux côtés bien distincts et qui pour-
Peintures. PARIS. Rive dr. 3. 107
tant s'harmonisent de la façon la plus heureuse : d^abord une seène d'aeeou* chement, telle qu*elle se passerait au fond d'un humble logis de campagne, pais rinterrention miraculeuse d'êtres célestes . . . Tout le groupe central, illuminé par Tauréole de la Vierge., est d'une incomparable fraîcheur j c'est un vrai bouquet de tons délicats et lumineux comme des fleurs.*
534, Ooya, Guillemardet, ambassadeui de France a Madrid en.
TrOISIÀXE TKAVÉE. — ESPAOKOLS.
A DROITE : *556, Zurbaran, Funérailles d'un évéque. 548, R»6cra, l'Adoration des bergers. •555 , Zurbaran , St Pierre Noiasque et St Raymond de Pegnafort.
A GAUCHE : 544, 545, MurillOy J.- C. au jardin des Oliviers, le Christ à la colonne , peints sur marbre. *5Ô3 , Velatquex , portr. d'un ecclésiastique de Tolède, de 1633. *547, MuriUo, le Jeune mendiant, «une merveille de vie, de lumière et de couleur». *538, Murillo, la Conception immaculée. 542, Murillo , la Vierge au chapelet, de sa jeunesse. 537, M&rales, le Christ portant sa cïoix.
QUATBièUE TRAVÉE. AlLEMAKDS, FlAHÀIïDS ET HoLLAVBAIS.
A DBOiTE : ♦595 , *589 , école flam. du xf^ s,, l'Annonciation, Instruction pastorale. 278 , Mabuse , la Vierge et l'Enfant. 672, Alb. Durer j tête de vieillard, en détrempe (1520). 601, école flam: du xr/ s., la Cène, les Apprêts de la sépulture et St François recevant les stigmates. 277, Mabuse, Carondelet, chancelier de Flandre. *279 , Q. Matsys , le Banquier et sa femme , d'une grande finesse d'exécution; se retrouve, avec des variantes, à Valenciennes , à Nantes, etc. ^597, e'cole allemande du xrj^s., Adoration des mages. *209, Holbein le J., portr. d'homme. 698, Roger van der Weyden, Descente de croix. 210 , Holbein, Thomas More , chancelier d'Angleterre. 98, Lucas Cranach, Vénus dans un paysage. 249, Karet Dujardin, paysage. 455, Rubens, Franc, de Médicis , père de la reine Marie de Médicis. En face , au commencement de la série de tableaux mentionnée ci-dessous , 456 , Jeanne d'Autriche , sa mère, du même peintre. ♦109, Alb, Ckiyp, Marine. ♦lÔl, Ant. van Dyck, portr. du duc de Richemond. 184, Jean van Ooyen, Bords d'une rivière (1647). 97, Craesbeke, l'artiste peignant un portrait, son chef-d'œuvre. 492, Fr, Snyders, Chasse au sanglier. 178, Jean Fyf, Gibier dans un garde-manger. 5, Ludolf Bakhuisen, Escadre hollandaise. 520, David Teniers le V. et non le J,, Chasse au héron. 354, Aart van der Neer , Canal au coucher du soleil. 415, Rembrandt, portrait de l'artiste dans sa vieillesse (1660). 287, J. van der Meer van Harlem, Scène à la porte d'une auberge (1652). 251, Jac. Jor^ daens, Jésus chassant les vendeurs du temple, d'une conception triviale, mais plein d'énergie. 516 , Teniers le J., Cabaret près d'une rivière. 396 , Fr. Porbus le J., portr, de Marie de Médicis. 465, Rubens (?), paysage avec des bergers, après un orage. 457, Rubens, Marie de Médicis. Puis , dans le haut , l'Histoire de Marie de Médicis par le même artiste, que nous examinerons en finissant, parce qu'elle commence de l'autre côté. 308, van der Meulen, le Passage
108 Rive dr, 3. PARIS. Le Louvre,
du Rhin, en 1672. 374, Adr. van Ostade, le Fumeur. 486, P. Slingeland, la Famille, chef-d'œuvre de T artiste, qui travailla, dit-on, un mois au col et aux manchettes du garçon. 135, J, le Ducq y les Maraudeurs. 143, A. van Dyck, les Enfants de Charles l^^ d'Angleterre. 134, J, le Ducq, Intérieur d'un corps de garde, son chef-d'œuvre. 24, Nie. Berghem, paysage avec des animaux. 474 (petit), /. vanRuisdael, paysage. 117, Denner, portr. de f^mme, d'un fini que nul autre artiste ne sut atteindre. 377, Uaac van Oitade , Halte de voyageurs. 301 , van der Meulen , Entrée de Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse à Douai, en 1667. 521, Teniers , le Fumeur. 129 , Ger. Dov, la Lecture de la Bible , deux vieillards , ta.hleau charmant d'intérieur pMsible. *246, *245, Dujardin , Animaux au pâturage ; paysage avec des animaux. 124, G^r, Dov, le Trompette.
A OAUOHE, cette fois en revenant sur ses pas, pour voir d'abord les tableaux du bas , ceux du haut , de Rubens , formant une série que nous examinerons à part en revenant : 223, P. de Hoogh, Intérieur d'une maison hollandaise. *539, Adr, van de Velde, Animaux au bord d'un canal, le soir. *41, Ferd, Bol, portr. d'un mathématicien. ^192, J, 'David de Heem, Fruits et vaisselle sur une table. 528 , G. Terburg , le Concert. *355 , Aart van der Neer, Village traversé par une route. 324, Fr. van Mieris, le Thé. 344, Moucheron, le Départ pour la chasse. *152, A. van Dyck, son portrait. •463, Rubens , Tournoi près des fossés d'un château au soleil couchant, esquissé avec verve. 147, A. van Dyck, portr. de François de Moncade. 47, Adr, Brauwer, Intérieur de tabagie. *514, Teniers le J., Tentation de St Antoine , composition des plus grotesques. 113, Dekker, paysage. *511, •513, Teniers le J,, St Pierre reniant J.-C, où l'artiste figure lui-même parmi les soldats à table j les ÇEuvres de la miséricorde. 397, Porhua le J,, Guill. de Vair, garde des sceaux de France. *205, Meindert Hohhema, paysage. *404, Rembrandt, l'Ange Raphaël quittant Tobie , de 1637. 317, 318, van der Meulen, Batailles, fines comme des miniatures. •Stô, Is. van Ostade , Halte de voyageurs à la porte d'une hôtellerie. •472, Jac, van Ruisdael, le Buisson, paysage célèbre. 545, Adr, van der Venne, Fête à l'occasion de la trêve de 1609, entre Albert d'Autriche et les Hollandais. ^172, Oovaert Flinck, portr. de petite fille. 567, Fh, Wouwerman, Départ pour la chasse. '375, Adr, van Ostade, Un buveur. ^41 7, Rembrandt, portr. d'un jeune homme (1658). - 542, Will, van de Velde, Marine. ^123, Oer, Dov, l'Epicière de village. *197, Bart, van der Belst, le Jugement du prix de Tare, analogue mais antérieur au fameux tableau du musée d'Amsterdam, qui est plus grand. 125, Qér. Dov, la Cuisinière hollandaise. ^536, Adr, van de Velde, le Prince d'Orange sur la plage de Schéveningue. 126, Gér, Dov , Une femme accrochant un coq à une fenêtre. 569 , Fh, Wouwerman , la Chasse au cerf. ^224 , P.
Peintures. PARIS. Rive dr, 3. 109
deHoogh, Intérieur hollandais , très bel effet de soleil. 19 , Nie, Berghem, le Gué, dans la meilleure manière de Tartiste. •lîS, 130, Ger. Dov, le Dentiste; portr. de l'artiste. *461, Rubem, portr. d'une dame de la famille Boonen. 394, 395 (après 369), Fr, Porhus le J,, portr. de Henri IV de France. *369, Adr. ou Is, van Oitade, tableau donné comme représentant les deux artistes. H12, Rembrandt, son portr. avec une chaîne d'or (1633). •425, Ruhens, Fuite de Loth, signée et datée (1625). 518, 512, Tenierê le J,, Intérieur de cabaret, l'Enfant prodigue. •♦407, Rembrandt, les Pèlerins d'Emmaiis (1648).
■L*aaréoIe soudaine qui s'allume au front du Christ . . . illumine tout le tableau.» Cependant le rouge y domine moins que dans celui de Tango et Tobie.
•414, Rembrandt, son portrait (1637). •458, Rubens, Henri de Vicq, ambassadeur des Pays-Bas. 60, /. Brueghel, dit Br. de Velours, la Bataille d'Arbèles. Au-dessus, 136, A. van Dyck, la Vierge et l'Enfant, avec Ste Madeleine, David et St Jean-Baptiste. ^207, ^206, Holbein , Guillaume Warhara , archevêque de Cantorbéry ; Nicolas Kratzer , astronome de Henri VIII (1528). 424 , Rottenhammer, la Mort d'Adonis. 100, L, Cranach, portr. d'homme. 699, école de Memling, la Résunection, l'Ascension et 8t Sébastien. 212, Hol'bein, portr. de Richard Southwell, répétition ou peut-être une bonne copie de celui de Florence. ^280, Quînten Matsys (?), le Christ descendu de la croix. ^596, école flam. du xv^s., les Noces de Cana. •679, MatsySj le Christ bénissant.
1^ Il nous reste à voir dans cette travée la série de grands tableaux de ^RubeTfis (434-454), qui commence un peu plus loin, dans le hautjaprèsle 456, le portr. de la mère de Marie de Médicis, par le même. Marie de Médicis , veuve de Henri IV, ayant voulu décorer splendidement son palais du Luxembourg (p. 215), Rubens fut chargé des peintures. Il vint à Paris en 1621 , y fit les esquisses et alla ensuite les exécuter à Anvers , où il se ^t aider de ses élèves. En 1625 , il y mettait là dernière main à Paris. — Voici quels en sont les sujets: 434,- la Destinée de Marie de Médicis (les Parques). 435, Naissance de la piâncesse (1575) : LÛcine y préside, son lambeau à la maïufFlorence tient l'enfant, et k dr. se voit l'Amo. 496, l'Education, à laquelle prennent part Minerve, Apollon et Mercure : à dr., les Grâces. Ifcf437, l\Amour montrant le portrait de la princesse à H enri IV , a côté duquel est la France: dans le haut, Jupiter et Junon. 438, l e Mariag e par procuration. 439, le. Débarquement à Marseille . 440, le Mariage a Lyon : Henri IV en Jupiter, "Marie de Médicis en Junon^eTEr^ne dèXyon sur un char. 441, Ii^^Naissance de Lou is Xffl : derrière la reine , la Fortune ; le nouveau nmâiis les bi-aè délassante. 442, Henri IV, ;^artant pour la guerre d'AUe7 magne (1610), confie la régence a la reine. '•443, le Couronnement de tarreine pa r lé ^ çardl nal de Joyeuse à St- Denis;' on aperçoit le rOi'dans une tribûne.v*444, l'Apothéose de Henri IV : dans le bas, à côté de la Victoire vêtue dé jaune, Bellone avec un trophée ; à dr., la reine entre Minerve et la Prudence; plus bas, des seigneurs de
dlO Bive dr. 3. PARIS. Le Louvre.
la cour; à g., la France. Vf 445, le^Gouverneme nt de la reine sous la p rotection d&J JJlblPPe : Mars, Apollon (5^* après celui du Belvédère) «t Minerve chassent les puissances ennemies , etc. y446 , l e Voyag e delareine aux P,Qjits-de- Ce (Anjou). 447, l 'Echange des princ esses, Elisabeth de France , destinée à Philippe JV a J!;8pagne,'^ t'À.nn e d'Autriche, future de Louis XIII.>|*448, les Félicités de la régence : la reine sur le trône avec les balances de la Justice ; a dr., Minerve, la Fortune et l'Abondance; à g., la France et le T^nps ; dans le bas, TEnvie, la Haine et la Méchanceté. ^"4495 la Majorité de Louis XI II ■ou la reine remettant à son fils le vaisseau à€ l'Etat, monié par lèâ Vertus.v^450, la Reine s'échappant du château de Blois (1619). >451, la Réconciliatron dg 3* reift.e.aveç.XiOuis 3[nr.yl52, la Paix. n453, l'Entrevue de la reine avec,Louis XIII^ dans" rOlympèVau l)as , la Rébellion.>< *454, le Triomphe de la Vérité: dans le haut, le roi remettant une couronne à sa mèfel ~
ClKQUlàMB THAVés.
Au milieu, '14, Beham, Sujets tirés de rhistoire de David : entrée de Saûl à Jérusalem après la défaite des Philistins , David et Bethsabée , siège de Rabbath et le prophète Nathan devant David.
Sixième travée. — Flamakds et Hollandais.
A DROITE : ♦400, Paul Potter, la Prairie, à la fois d'une grande simplicité et d'une grande perfection. *515 , Teniers , Kermesse. 94, PhU. de Champaigne, portr. des architectes Mansart et Perrault. 490, Snyders, Entrée des animaux dans T arche. 416, Rembrandt, portr. de vieillard (1638). •527, Terburg, la Leçon de musique, tableau charmant. *413, Rembrandt, son portrait (1634). 83, PhU, de Champaigne, portr. de deux religieuses de Port-Royal. 18, Berghem, paysage. 103, Gaspard de Crayer , portr. équestre -de Ferdinand d'Autriche , gouverneur des Pays - Bas. 371 , Adr, van Oatade, le Marché aux poissons. 141 , A, van Dyek, Renaud «t Armide (copie ?). •ÔÔÔ, J. Weenix, les Produits de la chasse, ceuvre capitale de l'artiste. Aii , Rembrandt , Vénus et l'Amour, tableau portr. de la jeunesse de l'artiste. 432 , Rubens , Triomphe de la religion, et en face, 426, du même, Elle dans le désert, peints «n Espagne pour être exécutés en tapisserie. ♦193, Dav. de Heem, Fruits. 406, i?cm6rand«,St Mathieu (1661). 257, /ordacwa, Ruyter, l'amiral hollandais. 168, 169, J. Fictoor, Isaac bénissant Jacob, Jeune illle à une fenêtre. 297, 296, Metsu, Cuisinière hollandaise, Femme hollandaise. 43, Both d'Italie, paysage. ♦146, A. van Dyck, portr. du marquis d'Aytona , gouverneur espagnol des Pays-Bas. ^459, ^460, i^u&ens^ Elisabeth deFrance, ÛlledeHenrilV et reine d'Espagne; Hélène Fourment, seconde femme de l'artiste, et deux de leurs enfants, d'un grand effet. ^27, Berghem , paysage. 150 , A. van Dyck , Richardot, président du conseil privé des Pays-Bas , et son fils.
A GAUCHE , en recommençant à l'autre bout : ^292 , Metsu , le 3Iarché aux herbes d'Amsterdam , une de ses principales œuvres.
PHnture». PARIS. Rive dr, 3. 111
♦190, F. Hais, Descartes. 554, J. Weenix, Gibier. ♦674, Hohbema, le Moulin à eau. 314 , van der Meulen , Louis XIV à la chasse et vue de Fontainebleau. 493 , Snyders , les Marchands de poissons. ♦470, Euisdael, la Forêt, œuvre capitale de l'artiste. ^149, A. van Dyek, partr. d'une dame et de sa flUe. ♦lOô, A. Ouyp , la Promenade. 171, G. Flinck, l'Annonce aux bergers. 256, Jordaent, le Concert après le repas , composition grotesque. 426 , Bubens, i'Ëlie mentionné ei-dessus. *105, A, Ouyp, le Départ pour la promenade. 255, Jordaens , le Roi boit, joyeuse kermesse d» famille. 14d, A. van Vyek, p<Mrtr. d'un homme et d'un enfant. *104, A. Cuyp, paysage, vaches au pâturage. 427, Bubens , l'Adoration des mages. 304, van der Meulen , Entrée de Louis XIV et de Marie - Thérèse à Arras. 467, Ruben», Diogène avec sa lanterne , tableau d'atelier. 154, A. van Dyek, portr. d'homme. Au-dessous, 372, Adr, van Ostade, Intérieur d'une chaumière, remarquable surtout par le clairobscur. 541, Adr. van de Velde, Un canal glacé. 418, Rembrandt, portr. d'homme. 537, Adr, van de Velde, paysage, et animaux. 428 , Rubens , la Vierge aux Anges. ^145 , A. van Dyck , portr. d'Elisabeth d'Autriche , régente des Pays - Bas , en Clarisse. Audessous, 182, Jean van Ooyen, Un canal.
Septième TRAviE.
Pas de tableaux , mais deux vases de Sèvres de la Restauration.
HviTXàHB TRAVÉE. — FLAMANDS ET HOLLAUDAIS.
A DBOiTE : ♦462, Rubens, la Kermesse. 579, Wynants, la Lisière de la forêt, œuvre capitale de l'artiste -, animaux et figures par Adr, van de Vdde, 464, Rubens, paysage. 198, 199, B, van der Helst, portr. d'homme et de femme. ^359 , 358 , Gaspard Netscher, la Leçon de basse de viole ; la Leçon de chant. 183, J, van Qoyen, Une rivière. 243, Dujardi/n, les Charlatans italiens. ^473, Ruisdael, le Coup de soleil, paysage d'une conception poétique et d'une exécution magistrale, avec son ton verdàtre argenté. 519, Tenter s, Intérieur de cabaret. 688, BotUr , Un cheval blanc (1653). .294, Metsu, la Leçon de musique. ♦144, A. van Dyck, portraits de Charles-Louis, duc de Bavière, et de son frère Robert, duc de Cumberland. 218, 219, Honthorst, portr. des mêmes personnes.
A GAUOHfi, à partir de l'autre extrémité: ^137, A, van Dyck, la Vierge aux donateurs. ♦580 , Wynants , paysage avec figures par Adr, van de VOde, De chaque coté , 408 , 409 , Rembrandt , les Philosophes en méditation (1633). ♦ÔOO, J, Steen, Fête flamande dans Pintérieui d'une auberge (1674), pleine de motifs heureux, d'humour , de gatté. 378, Is. van Ostade, Canal gelé en Hollande. 538, Adr, van de Velde, paysage avec animaux. ♦471, Ruisdael, Une tempête sur les côtes de Hollande, d'une merveilleuse poésie, de Feffet le plus surprenant et exécutée de main de maître. 431, Rubens, le Christ en croix. 405 , Rembrandt, le Bon Samaritain. ♦328, Mieris le V., la Cuisinière. 687, Borbus le J,, Marie de Mé-
112 Mive dr. 3, PARIS. Le Lou/ore,
dicis. 17 , Berghem, Environs de Nice. 695, X Ver Meer ou van dtr Meer de Dtlft, la Dentellière. 139, A. t?an Dyek, St Sebastien secouru par les anges.
Nous retournons maintenant jusqu'à la porte la plus rapprochée,, Â g., et nous entrons dans les
Salks FmnçaiMi. — Les 3 premières sont consacrées aux œuvres des écoles françaises antérieures à Louis XIY, intéressantes surtout au point de vue historique.
i^ BALLE : tableaux anciens, entre autres dea portraits attribués à Clouet et à son école; 656, 657, d'un inconnu du zti^s., Bals à la cour de Henri III ; *875, de la fin du xiv® s., sur fond d'or, le Christ sur la croix , St Denis recevant la communian de J.-C. et son martyre ; ♦ÔÔ^ , 663 , Jean Fcuquet (?) , portr. de Juvénal des Ursins , chancelier de Charles VII , et portr. de ce roi lui - même ; 137, J. Cousin, le Jugement dernier.
2^ salle: 22 tableaux à'Eitstache Lesueur, primitivement sur bois. Us représentent les principaux traits de la vie de St Bruno. On remarquera surtout le n^ Ô46, la Mort de St Bruno.
«La lueur d\in eierge unique fait glisser ses reflets blafards sur ces froes blancs, semblables à des suaires, sur ces murs blanchis comme les parois du sépulcre, sur ce plancher nu, qui rappelle les ais d'une bière ^ et une tristesse pénétrante se dégage de cette toile presoue monochrome».
3^ SALLE , aussi consacrée à Lesueur : 551 - 556 , Naissance do l'Amour et différents épisodes de sa vie ; 568 - 562 , les Muses , de rhôtel Lambert, dans l'ile St^Louis (p. 192).
4® salle: 15 grandes marines àe Joseph Vemet, représentant des ports de France et remarquables par les effets de lumière.
5® salle : 5 autres marines de Jos. Vômet et quelques tableaux de peintres anglais : 889, Gonstable, le Cottage; s. n., Th.Lawrence, Lord Whitworth, ambassadeur d'Angleterre en France en 1802.
Puis l'escalier des galeries françaises mentionné p. 80 et la
1** GALEMB FBAWÇAISE, surtout des peintres du xvii® s. De dr. à g. : 320, LarffUlière, portr. du peintre Lebrun. 64, 65, Lebrun, Descente du St-Esprit , Martyre de St Etienne. 430 , N, Poussin^ Apparition de la Vierge à St Jacques le Majeur. 519 , Lesueur, Jésus apparaissant à la Madeleine. 298, J, Jouvenet, Résurrection de Lazare , une des meilleures toiles de l'artiste et des plus caractéristiques. 1, 2, AUegrain, paysages. 66, Lebrun, Adoration des bergers. 584, 583, Valentin, le Jugement à» Salomon ; l'Innocence de Suzanne reconnue. 357, P. Mignard, Neptune offrant ses richesses à la France. 681, Millet, paysage. ♦515, Letu&ar, le Père de Tobie donnant des instructions à son fils ; Jésus portant sa croix, qui «attendrit par sa tristesse sympathique et son accablement profond». 443 , 421 , 420 , 452 , 435 , 417, Poussin, le Triomphe de Flore ; les Israélites recueillant la manne , les Philistins ftrappés de la peste , deux tableaux particulièrement remarquables ; Orphée et Eurydice , «parfait modèle de paysage historique» ; l*£nlève-
Peintures. PARIS. Rive dr, 3, 113
ment des Sabines ; Moïse sauvé des eaux. *521, X^M^ttr^ la Prédication de St Paul à Epbèse , un des chefs-d'œuvre de l'artiste, la figure principale d'après Raphaël. 72, Lebrun, la Tente de Darius, grand tableau peint pour être exécuté en tapisserie, avec les quatre de la salle suivante. 426, PùutHn, les Aveugles de Jéricho. *222, 221, Claude Lorrain, Port de mer au soleil couchant, la Fête villageoise. 437, Pouisin, le Jeune Pyrrhus sauvé. 586, Valentin, Un concert. 297, Jouvenet, la Pèche miraculeuse. 195, Cl. Lefèvre, portr. d'un maître et de son élève. 479, Rigaud, portr. du sculpteur Desjardins. 224, Claude Lorrain, David sacré roi. 496, Santerre, Suzanne au bain. *422 , Poussin , le Jugement de Salomon , très célèbre, plein d'expression. *226, Cl. Lorraifn, Port de mer. *415, Poussin f Ëliézer et Rébecca , «une des plus aimables et des plus gracieuses compositions du Poussin». *232, Cl. Lorrain, Entrée d'un port. 473, Rigaud, la Présentation, d'un coloris vigoureux.
Entre les deux portes, 516, Lesueur, la Salutation angélique.
800, LargUlière, portr. du comte de la Châtre. 286, L. de Lahire , la Vierge et l'Enfant. 58, Lebrun , le Christ servi dans le désert par les anges. 450 , 433, 451 , Poussin , l'Automne ou la Grappe de la terre promise, un des plus beaux paysages du peintre ; le Ravissement de St Paul ; l'Hiver ou le Déluge, paysage aussi très vanté, comme le 450. 300, Jouvenet , le Repas chez Simon le pharisien. ♦219, 220, Claude Lorrain, Vue d'un port au soleil levant; Vue du Campo-Vaccino, toutes deux fort estimées. 375 , Lenain, Un maréchal dans sa forge. 378^ Lenain (?) , Procession dans une église. 476 , Rigaud , Philippe V d'Espagne. 223, Cl. Lorrain , le Débarquement de Cléopâtre à Tarse. 446 , Poussin , le Tempe soustrait la Vérité aux atteintes de TEnvie et de la Discorde. *445, Poussin, les Bergers d'Arcadie.
Chef-d^oBuvre de eomposition , mais d'une exéeution un peu molle. <Ce tableau exprime avec une naïveté mélancolique la brièveté de la vie. La rencontre d un tombeau réveille parmi des jeunes pâtres et une jeune ûlle ridée oubliée de la mort.»
♦349, Mignard, la Vierge à la grappe. ♦475, Rigaud, Louis XIV, excellent portrait. 416 , 432 , Poîissin , Moïse sauvé des eaux ; St Jean baptisant le peuple. 641, Voitet, la Présentation. 462, Fr. Puget, P. Puget, le sculpteur. 518, Lesueur, la Descente de croix, regardée comme l'un de ses chefs-d'œuvre. 299, Jouvenet , les Vendeurs chassés du temple. 301 , Lahire , la France recevant la Paix des mains de la Victoire. 66, Lebrun , Ste Madeleine repentante, peut-être le portr. de Mlle de la Vallière , maîtresse de Louis XIV. 360, Mignard, portrait de l'artiste.
Nous retraversons la galerie et nous entrons dans une haute salle à coupole, au milieu de laquelle est un grand vase de Sèvres, le
Salon Denon. Il y a 4 grands tableaux de l'histoire d'Alexandre par Lebrun , malheureusement placés trop haut et peu éclairés : 70 , le Passage, du Granique ; ^71 , la Bataille d'Arbellos } 73, Alexandre et Porus ; 74, l'Entrée d'Alexandre à Babylone,
Bœdeker. Paris , 7« édit. 8
114 Rive dr, 3, PARIS. Le Louvre,
Au-dessous , en commençant à dr. par rapport à la galerie pré*cédente, du côt^ de Tanc. salle des Etats, qu'on transforme actuellement en galerie de peinture : 819, Nat(4re, Triomphe de Bacchus. 712, F, Boucher, rEnlèvement d'Europe. 770, HalU, FAutomm. 744, K-K Coypd, Venus, Bacchus et l'Amour. 713, 714, 715, 711 , Boucher, Vénus demandant des armes à Vulcain; Amynthe tombée du rocher et Amynth« délivrée , d'après le Tasse , modules de tapisseries ; Jupiter et Callisto.
Au plafond , des peintures de Ch» Muller : St Louis et la Ste* Chapelle, François I®' dans l'atelier d'un de ses artistes, Louis XIV continuant le Louvre, Napoléon I®' en ordonnant rachèvemait
2*^ Galbbib fbakçaise , peintres des XTni® et six® s. De dr. à g. : 168 , Fr, Detportti , Chiens de chassé. 267, Qreaze , Jeune fille, étude. 99, Chardin, le Bénédicité, sa meilleure œuvre. 387, Oudry, la Chasse au loup. 98, Chardin ^ la Mère laborieuse. 266, Oreuze , Jeune iUe. léS , Fr» Desportea , la Chasse au cerf. 265, Oreuse, portr. du peintre Jeaurat. 329, C. Vanloo, Halte de chasse. 86; Mme Lebrun , portr. de Joseph Vernet , le peintre 4e marines. 28, 29, Fr. Boucher, Scènes pastorales. 609, 610, Jb«. Vernet, le Matin ou la Pèche ^ le Midi ou la Tempête. 24, Fr. Boucher, Diane sortant du bain , que Th. Gautier appelle une délicieuse peinture, malgré le discrédit dans lequel est tombé l'artiste. 264, *261, *262, *263, Oreuze, son portrait; la Malédiction paternelle; le Betour du fils maudit ; la Cruche cassée, la plus populaire de ses œuvres. 330, C Vanloo, portrait de Marie Leczlnslca, reine de France. *82, Mme Lebrun, portrait de l'artiste et sa flUe. *260, Oreuze, l'Accordée de village, regardée comme le chef-d'œuvre de l'artiste. 457, Prud'hon , le Christ sur la croix. Sans num. , Euç, Delacroix , la Barque de Don Juan, œuvre considérable de la période romantique. 276, Gros, François I®' et Charles-Quint visitant les tombeaux de St-Denis. 154, Louis David, les Amours de Paris et d'Hélène. 281, Quérin, Enée racontant à Didon les malheurs de Troie.
499 , Sigalon , la Jeune courtisane. *494, *493 , Léop, Robert, le Retour du pèlerinage à la Madone de l'Arc ; l'Arrivée des moissonneurs dans les marais Pontins. 813, Constance Mayer, le Rêve de Bonheur. 498, Sigalon, la Vision de St Jérôme.
Sans num., Ingrei, la Baigneuse. 455, Leprince, Embarquement de bestiaux à Honfleur. 235, Fr, Gérard, Entrée de Henri IV à Paris. 237 , Gérard , Daphnis et Chloé. Sans num., *Frud'hon, portr. de l'impératrice Joséphine. 241, Gérard, portr. de Canova. 19, BoUly, l'Arrivée d'une diligence. ♦lôO, L, David, portr. inachevé de Mme Récamier, qui fut célèbre par sa beauté. 321, Lethière, Brutus condamnant ses fils. 150, 151, X. David, le Serment des Horaces, par lequel l'artiste inaugura sa réforme de la peinture; les Licteurs rapportant à Brutus les corps de ses fils. 678 , AngeHca Kaviffmann , portr. de la baronne de Krudener et de sa fille. 577, Tocquéj portr. de Marie Leczinska. *649, Watteau, l'Embarquement
Galerie d'Apollon, PÂKIS. Bive dr. 3. lld
pour l'île de Cythèie. 724 , Chardin , U Pourvoyeuse. 626, 626 (après 506), Jos, Vernet, marines. 506, P.SuhUyras, le Martyre de St Hippolyte. 708 , Boucher , Vénus commandant à Vulcain des armes pour Enée. Puis encore des Chiens , des Natures mortes et des Chasses à^Oudry et àe Desportes, 504, en haut, Suhltyras, la Madeleine aus pieds deJ.-C chez Simon le Pharisien. 820, Nattier, portr. de Mme Adélaïde, quatrième fille de Louis XV.
Revenus au grand escalier (p. 92), nous descendons quelques marches et nous remontons de l'autre côté à g., pour entrw dans la
Sb^ULBAnde, une sorte de vestibule. Au centre est un beau vase en marbre blanc , copie d'un antique du Yatican , au milieu d'une m agnifique mosaï q ue mod erne , par Fr, Belloni. Les riches décorations du plafonH^ de Jtf'.-J. Blondel, Couder et Mauzaisse. représentent l e Soleil (chute d'Icare) et les quatre Eléments , figurés par des sujets de la Fable. A dr., la '
^*QS^aiAjiU^3iSiSP^ avec une belle porte en fer ouvré du xvu^ s. Cette galerie fut construite sous Henri IV, incendiée en 1661, sous Louis XIV , reconstruite alors d'après les dessins de Ch, Lebrun, qui n'en put terminer la décoration , abandonnée ensuite pendant longtemps, au point qu'elle menaçait ruine, et achevée enfin de 1848 à 1851. C'est incontestablement la plus belle salle du Louvre. Elle doit son nom à la grande peinture du milieu , par Eug, Delacroix, ApoUon vainqueur du serpent Python. La voussure au - dessus de l'entrée est décorée d'un Triomphe de la Terre par Guichard, d'après Lebrun. La voûte est divisée en cinq grands cartouches , retraçant la marche du jour. Quatre autres cartouches sur les côtés de celui du centre représentent les saisons , et douze médaillons en camaïeu les mois de l'année. Les grands sujets sont, la Nuit ou Diane,. par Lebrun; le Soir ou Morp hée, aussi par iebrtwi ,-TApoiion déjà n ommé^ ; Cast or ou l'Etoi le du matin, par A. Renou; l'Aurore," jpar Ch,-LT'MuUer, d'après Lêbrunr ï.a voussure de la fenêtre, qui représente le Triomphe des Eaux (Neptune et AmphitriteV, est par Lebrun lui-mémer i.es~panneaux des murs sont ornés de"28 *portralts de souv erains et d'artistes français , exécutés aux Gobeïïns; Au milieu et tout autour sont des tables et d'autres meubles superbes du temps de Louis XIV, plus des vitrines contenant les gemmes, les joyaux, les émaux et l'orfèvrerie.— Belle vue des fenêtres. La porte du fond, à dr., donne entrée dans le Salon Cârrén[p. 99).
^♦♦ Gbmmbs,^ JOYAtx, JMA tyx ET OBFÈvBEBiE, dans ies vitrînes. 4'e TÏ5!gr*c hâaA^ ae m P othentin, du xïi«nr.-~ l'e Y iTRiMg (au mineuj. Ràngét du haut: b. n., *y^s^ en porphyre ane, dit rase de Suger^Jransformé au xii* s. ; D 712, reltatràffe dn 'bras . Jhaclfiivt;|gAe^-du xii^s. ;'ïrtî9^.draçeoir en cristal de roche^ du xv^b. ; °"tTfijy;Mfi 11^*' ^"r*"^ ; £ 185., b assin en ja gpe vert à veines rouges, du xvi® s. ; vummà^jÀiénoT ou Eléonore d'ÂqutlSînV, femme de Louis VII de France, p uis de . HenH'll d'Angleterre, du xii^s; E 172, drageoir en jade de Hongrie, du icVnCs-i «casaaUa ito. St Louis, du xiii«s. — Rangée du miU eu.' hmt eB des douze Césars, les têtes en cristal Ou en pierre 'd«r»{ objélTICT^Wwquables de la ehapeUe de l'ordre du St-Esprtt, au Louyre,
ii6 Rive dr. 3. PARIS. Le Louvre,
du tempfl do Henri III (1573); D 733, ostensoir cylindrique du xv^s. ^ J) 121, vierge reliquaire du xiii^s. ; à côté, J> 125, un ei1>oire de la même époque; D 729, statuette de la Vierge en argent repoussé, du xv^ s. ; D 293, 274, reliquaires d^argent doré en forme d'ostensoirs, du xvii® s ; entre les deux, D70, reliquaire de 6t Henri, du xu^ b. — Rangée du b€u: D 734<» ostensoir comme ci-dessus: autres objets de la ehap. du 8t-£sprit; D 102, reliquaire du xiii«8.; D722, St Laurent, du xit^s. ; E276, patène d'un calice de Suger, en serpentine, du xiiP s. ; D 88, reliquaire du xiix® s.
11^ viTBms. Rangée du haut: *£242, nacelle en lapis, du règne de Louis XIV; *E 126, hanap en cristal de roche, du xvi^ s. (il y a encore dans cette vitrine une dizaine d'autres vases en cristal de roche avec des gravures très remarquables, des xvi^ et xvii« s.); E 170, 173, drageoirs en Jade de Hongrie, du xvi® et du xvii<^ s. — Rangée du milieu^ en revenant sur ses pas : E2w, gobelet en sardoine orientale, du xvii® s.; *£214, drageoir en jaspe vert sanguin, avec une riche monture ;E 44, coupe d'agate orientale, dont la monture est aussi fort précieuse: B38, aiguière en agate orientale; *£ 191, coupe en jaspe vert fleuri; *E 1, J.-C. attaché à la colonne, statuette en jaspe sanguin, tous ces objets du xvi^s. —Rangée du bas: E52, coupe en agate orientale, du xvi^s., et une autre sans num. ; *E231, vase de jaspe orientale, orfèvrerie attribuée à Benv. GelUni (xvieg.); £ 229, tasse en jaspe vert sanguin, du xvxi^ s. ; *E 254, buire e/i sardoine onyx orientale, avec montures d*or enrichies de pierres fines, du xvi^s.; E 47 et 48, coupes d'agate orientale et d'agate d'Allemagne, enrichies de rubis, d'émeraudes et de perles, du xvi® s. ; *£ 356, buire en sardoine onyx orientale, taillée dans 1 antiquité, avec montures du xvii^ s. ; E 237, coupe en lapis, du XVII® s.; *E 188, coupe en jaspe de Sicile, du xvi^s; B 46, coupe d'agate orientale, du xvi^s. ; *£265, coupe de sardoine onyx orientale, avec une riche monture, du xvii® s. ; *£ 2d1, aiguière, vase antique avec monture excessivement remarquable, du xvi^s. ; *E26l, coupe de sardoine onyx orientale de la même époque, dont l'anse est un dragon enrichi de diamants, de rubis et d'opales, des xvi^-xvii^s.
me viTRxxE. Rangée du haut: autres cristaux de roche; D868, (Centaure enlevant une femme, groupe en argent du xvii® s. ; fac - simile des couronnes de Louis XV et de Charlemagne ; cassette d'Anne d'Autriche ; *D 787 , statuette équestre de femme, en argent, du xvi® s. — Rangée du nMieu: £ 259, cassolette de sardoine orientale, du xvii^s.; £51 et 52, coupes en agate orientale, du xvi® s. ; E 193 (av. 52), coupe en jaspe vert, travail italien du xvi® s. ; E 258, cassolette comme E 259. — Rangée du bas: £ 142, Urne du xvi® s. ; E 252, aiguière en sardoine orientale antique, avec montures du xviiCa. ; £ 101, biberon du xvi^s. ; E!!fô3, aiguière comme £252; £260, coupe de sardoine orientale des xvi^-xvii^s. ; £211, coupe en laspe vert, du xviii^s.; £42, cassolette d'agate orientale, duxvii^s.; £ 168, coupe de jade orientale, aussi du xvii^s., etc.
IV® viTSiHB, a dr. dans le fond : armure démontée de Henri U (m. 1559).
ye viTBinE, à g. dans le fond : insignes du couronnement des rois de France, épée et éperons dits de Charlemagne et sceptre à l'effigie de ce prince ; fermail du manteau royal de St Louis et bague du même roi ; main de justice des rois de la 3® race ; ^casque et *bouclier de Charles IX (m. 1574), l'un et l'ai^tre dorés et émaillés; *bouclier de Henri II, ♦reliquaire émaillé du xiv® s., avec une Vierge tenant l'enfant Jésus, et dont les amateurs remarqueront surtout les émaux.
Les vitrines devant les fenêtres et les armoires au mur de l'autre côté de la galerie contiennent surtout des émaux. La collection du Louvre passe pour la plus riche de l'Europe.
Vémail proprement dit est un verre coloré par des oxydes métalliques, qui le laissent transparent ou le rendent opaque, et avec lequel sont décorées des plaques de métal, désignées elles-mêmes sous le nom d'émaux. Ces émaux sont dits cloisonnés lorsque l'émail est fondu dans des compartiments formés sur la plaoue par des lames métalliques, champlevés quand les compartiments ont été creusés dans l'épaisseur du méUl, <r»fi<luetdes dans le cas oh. le fond est ciselé comme un bas-relief, et peints si la plaque est entièrement recouverte d'émaux. Voir aussi p. 198.
Bijoux. PARIS. Rive dr. 3, il7
V^ FEVBTRE^ près de Ventrée : ém^ux translucides des xxv® et xt® s. ; ♦D711, boîte d'évangéliaire en or repoussé et ornée d'émaux, ouvrage byzantin. — II® FEVÊTSB: émaux cbamplevés du xii^s., de fabrique rhénane;, et du XIII® s., de fabrique limousine. — III® fbvêtre : *émaux peints de yardon Penieaud et de Pierre Reymond, de Limoges. — IV® rsn^TRE: émaux de Léonard Limosin. — V® fekbtrb : orfèvrerie, entre autres : un *bassin en argent doré et émaillé, orné de 49 camées représentant Ferdinand III (m. 1659), empereur d^Allemagne, des princes de la maison d'Autriche et leurs armoiries avec leurs devises^ puis un monument eommémoratif de la paix de Teschen (1779), deux ouvrages allemands très remarquables. — VI®pek£tre: suite des émaux de Zéon, Limosin^ divers portraits. — VII®pe»êtrb: *bougeoir et *miroir de Marie de Médieis, garnis de sardoines ei d'agates taillées et gravées, donnés à la reine par les Etats de Venise; plateau en jaspe vert, du xvi®8.î chaîne de ceinture allemande, montres et pendeloque française de la même époque. — VIII®-XII® fb^btre : émaux limousins, de Pierre et Jean Courieys, Jacques Nottailher CD 430), Pierre Penieaud (D241, 240), JeanCwrt (D591), etc.
I'®abmoibb, à partir de Textrémlté de la salle, près du Salon Carré : émaux de P. Caurieyt et de P. Beymond^ surtout, du premier, D 515^ les Kiobides, d'après Jules Bomain. — II® armoire: *aiguiè.re de bassin en argent doré, avec des reliefs et des ciselures dont les sujets sont des épisodes de la prise de Tunis par Charles-Quint, en 1595; plats émaillés de Limoges. — III® armoire: *tableaux émaillés de Léon. Limosin. — IV® armoire: suite des émaux; plat à ombilic en argent repoussé et doré, ouvrage français du xvi® s. — V® armoirb: antres émaux de divers artistes limousins.
Nous revenons à la SjUIe Roiy Le et nous tournons à dr., pour entrer dans la
Salle des B^oux. Ici sont exposés des bijoux antiques très précieux, qui nous montrent en particulier la perfection extraordinaire que Torfèvrerie avait atteinte chez les Etrusques. On y voit en outre quelques autres antiques de grande valeur, telles que les casques de la vitrine du milieu et des objets en argent trouvés en 1836 dans l'Anjou, dits le trésor de Notre-Dame-d'Âlençon.
ViTRiKE DU MILIEU. Daus le haut, des couronnes d'or, surtout, 'du côté de la cour, un *diadème gréco-étriisque «considéré comme un monument d'orfèvrerie unique et presque inimitable». Puis un casque de fer doré et émaillé, d'époque romaine, trouvé dans la Seine près de Bouen; un casque étrusque de forme conique, avec une couronne d'or et surmonté d'ailerons, et un carquois en or. — A côté et au-dessous, d'autres couronnes en or, des colliers en or, en argent, en émail, en pierre dure, quelques-uns avec des pendants artistement travaillés, parmi lesquels on remarquera surtout, du côté de la Salle Bonde, *198, un collier d'or étrusque, avec une tête barbue, peut-être de Bacchus, portant des cornes et des oreilles de bœuf, la barbe recouverte de granules excessivement uns et réguliers et les cheveux faits de fils ténus tournés en spirale. Dans la même vitrine, des amulettes, des fibules, des épingles à cheveux en métal précieux et en métal commun; des croix, etc.
ViTRiME DU mur: objcts en argent, *Cérès à bras mobiles; masques antiques du trésor de Notre-Dame-d'Alençon ; pendants d'oreilles étrusques de Volsinii (Bolsène); anneaux grecs et romains.
Du cÔTé DB lA Seive. l'^® vltriue : intailles ; anneaux en bronze et en or; bracelets divers. 2® vitrine: bagues en or, avec et sans pierres gravées ; colliers et pendants d'oreilles en or ; fibules en bronze. 3® vitxdne : vases en argent du trésor de Notre-Dame-d'Alençon.
Du CÔTÉ DE LA COUR, à la fenêtre: fibules ; bracelets en or et en bronze.
Les peintures décoratives de cette salle sont de Mauzaisse ; celle du plafond a pour sujet le Temps montrant les ruines qu'il amène et les chefs-d'cetiVTe qu'il laisse découvrir.
118 Bivé dr. 3. PARIS. Le Louvre.
V La taUe des Sept « g éminées , qui vient ensuite , contient une partie des tableaux les plus reinarquables des peintres français du commencement de ce siècle. De g. à dr. :
-^♦149, David, l e» Sabi nes. un de ses meilleurs ouvrages. ^ «La figure de Bomulus, «'apprêtant à lancer son javelot contre Tatius, eat de la plus juvénile élégance. . . Quoi de plus joli que le groupe d*enfants que les jeunes mères ont apportés sur le champ de bataille pour attendrir et désarmer la colère des guerriers? . . . Tout, dans cette remarquable composition, est pensé, étudié, cberché et poussé à la limite de perfection dont l^rtiste était capable.»
Âu-dessus^i48, David, L ëonidas aux Thermop yles.
«L'impression de la scène esi" soiennelïe et grandiose. . . Gela est beau, d'une beauté sérieuse et un peu froide, comme certains morceaux de tragédie, mais ils sont rares en tout temps les artistes qui mèneraient à bien une machine de cette importance.»
250)l*25i, Oirodet'THoson, S cène du déluge; le So mmeil d*E ndvmion, que Phébé visite sous la forme d'un rayon de'ïune.
5, Prud'hon, la justice et la Vengeance pours uivant le Crime.
«Nous ne savons riefftftTpTOS bêatî êl dé plus graâd sly'lé d&IlB sucune école que ces deux déesses, qui glissent d'un élan si sûr et si tranquille à travers Tair bleu de la nuit, rien de plus dramatiquement sinistre que la silhouette de l'assassin et de plus touchant que la victime.» y^*275, Gros, Napoléon visite le champ de bataille d^Eylau (1807). ^«Le héros eonfèmpTë'^vè'c mélancolie lé spectacle "sffiïsire qui l'entoure. . . Des Lithuaniens, embrassant sa botte, implorent sa misérieorde, tfindis que près de lui caracole son brillant état-miyor ... Au premier plan, des chirui^iens donnant leurs soins à des blessés à demi enfouis sous la neige, les débris de caissons et d'affûts, les cadavres et le hideux détritus de ia bataille. Au fond, sous le ciel noir, s'étend la vaste pleine blanche, où s'ébauche la silhouette de quelque cheval se relevant, et que rayent les lignes lointaines des troupes tombées sur place. Eylau qui brûle, éclaire la scène de sa torche sinistre.»
Y- 277, 282, Qtterin, Marcus^S^xtUs (nom imaginaire) re venant d e l'exil; Affamemnon et Çlytemaestre. ~~
> >^79Ô, Ingres, pojtr;j^JBnf.bflt, ^on amit i69)(i David, p ojtr. de : Pie yn (1805). *l&fQeHcault, Officier de chasseu rs à che val ctiar^ geant.^*242, Qéricatdt, le Radeau de îa Méduse.
Qui le croirait? A l'apparition de ce ch0-*a"^ùvre , en 1819, «on ne sentit pas cette poésie poignante dans sa réalité ; on resta insensible à l'effet dramatique de ce ciel livide, de cette mer sinistrement glauque, écrasant son écume sur les cadavres ballottés entre les poutres du radeau, insultant de son eau salée la soif des mourants, et secouant de son épaule énorme ce frêle plancher, théâtre d'agonie et de désespoir: cette science de musculature, cette force de couleur, cette largeur de touche, cette énergie grandiose et qui fait penser à Michel-Ange, ne soulevèrent que dédains et que réprobations* ... On ne considérait comme digne de la peinture d'histoire que les sujets de mythologie ou d^antiquité classique. •^ 83, 802, Mme Lebrun, portrait de l'artiste avec sa fille; portrait de Mme Molé-Raymond , de Ta Comédie Françarser>?244, GtricatUt, le Cuirassier blesséyE279, GueHn, Thè^f e et Hippo lyte. *>fi'236, Gérard, Psyché reçoit le premier baiser de j.'Amo ur.
«C'est une composition charmante 'ef^flUTSUr a^lîeircate poésie . . .
Cette sensation inconnue l'agite^ elle porte les mains à son cœur ému;
la pensée et le sentiment s'éveillent dans son être jusque-là endormi , et
sur son fron, le papillon de l'âme palpite et bat des ailes.»
^ ♦252, Girodet 'Trioson , Atala au tombeau (roman de Château-
Peintures. PARIS. Rive dr. 3. 119
brUn<i)y^458, Prud'hon, r ^SBomption de la JVierge. L'â^gance, U grâce et la fraîcheur en sont encore relevées par le charme du coloris. ^85, Heim, C harles X distribua nt des récompenses aux artistes à la fln de rexpositlo n At i820^*27¥^CfrÔ8, BonapaffêT visitant les p^tlIMarçie J atfa, ^
«L'horreur "iragique n'est diminuée en rien, mais il y a encore une certaine beauté dans cet entassement de corps expirants ou déjà morts. Uartiste accepte la laideur, mais il ne la cherche pas, et il Tidéalise dans le sens touchant ou dramatique. 8on tableau est comme celui de la peste dans Virgile et conserve encore les nobles couleurs de Tépopée.»
< 240, Gérard, p^i^'î» ^n pp^"*^« Tg«i^A^(^9.ftn^ Quériflfh, Andro mà^ufi etPyrihttS.^
Nous passons maintenant par la porte à g. des Sabiji flfl dans la f S Salle Henri n. qui a un plafond de BUmdel, le Différend de / Neptune et delHinerve . Elle contient encore quelques tableaux de / peintres de la iin du zvui^ s. et du commencement du xix^, surtout / de peintres français, ^97, Spaendonck, Fleura ^t fmitu ^lfia^ Des- l portes., p ortrait d'un c^ssaiir. ^7 16^ Bowîher, le But ou des Amoius j ti jant à la c ible:y^617, J. Vtrnet, le Retoun daia pâche.x7i6, Ch,- I Awt, Coypù, les Noces d'Angëliipifi..ât31édûr, modèle de tapisserie. \
V615, J. Vernet, l e Tbrrèn t.jj8671 ,J,'Fr, van Dael, leT^abefu de Julie, ; fleurs et fruits.^74, Fr. Gérard, portrait en buste de ChârTeg X.
*863^64, Ch, Vanloo, la Toilette d'une sultàri^^^ com-
mande des ouvrages aux odalisques , modèles de tapisseries. 829,
yPrud'hon, Entrevue de Napoléon 1®' et de François II après la ba-
taille^IAuatMlte — tVsàlTe ^Gîvgftte fètïfBfme t& ' ~~ l.
lection la Caae , riche galerie léguée au musée en 1869 , à la j cofridition que les tableaux n'en seraient pas disséminés. Elle a, sous plus d'un rapport, heureusement complété ce musée, surtout en ce qui concerne les peintres français du xviu^ s. et les hollandais. — Nous faisons le tour de g. à dr. ; si Ton partait de la porte du ,' côté de Tescalîer Henri II (p. 92), on commencerait au second alinéa, j f- 155, école hollandaise, portrait deviQm&JCemmeC/78, Nie, Maes, ] le Bénédici tés 91, /s. van Ostade, paysage, effet d'hiver.V230, Nat- ; tier, port r. de Mlle d e Lambesc et dû jêuhe comte de Brionne.Jf 16, / le Tintorëi, Suzanne «uTbain. ^ 31 , Teniers, lej^meur.'^213, Greuze^ / le Gas con p uni, flairés les contes de Laforîtaine. i2i^ Teniers, ' KeFlireSse.-v*224, LargUlilre , portr. du peintre , de sa femme et de sa jile r^Tl, Chardin, le Châteay,.da-CArtes^43 (très petit), Adr. ( Éfàuwer, Homm e taillant"sa piumcy *47, J. Brueghél, dit Br. de Velours, RT?onr'dé'Taîav(Bra.'\*66, Fr, Hais, portr, dfi. femme. \
^•260 , WaÏÏeauT^illQs^ilQS', Teniers le J., Fêjtç yiùagftoise.^ 19a . (ovale) JJ.-H. Fragonard, rHeurejdj^OJCgçr.wSt, Rembrandt, Bai- ; gneuse^227, le Nain, Repas àe pay.saAs/50, PhU, de Champaigne, le : • Prévôt des març^ gji.ds.ëflés écheyins de Paris.i/lO, L. Giordano, la Mort de isénèque.^221, Largillière, portr, dyjjixésidçnt^de Laagëy206,. Gf mu, têt e' de jeune fille. 26^' Wâtteau , Jupiter et Antiope. 53lfj[i>«flWW*portr^ ïe femme , d'une grande finesse. £45, Adr.
120 Bive dr, 3. PARIS. Le Louvre.
f Brauwer, leFumeur.y 74, Karel Dujardin, pay8age D^241, RigatAd,
I pi^rtrait du cardinal de Polignac^^77, Charaïn , na ture morte ( il y
: enàd'autres plus loin : 179,176^184)^*65, Fr. Hais, l aBphéniiëhn e.
\ "^l.leTintoretylhYiptgii^ïËnïàQiîiiSiass^mis. 263, 56l^jWa«èaù,
Assemb lée dans un parc ; l'Escamoteurij^lll, ^cole de Bubens, portr.
\ de femme jouant dé la mandoline.y*98, Rembrandt, p ortr. d'homme
*^ (fB5i).\iîtÏ0; Buhehs, portrait de Marie de jMédiçis figurant la Fr ance.
14.37, Velazquex, Flnf ante"Marier JMTP..Sft., ♦ plus tard reine de France.
Ij84*85, Adr, van Ôstade, la Lecture de la gazette.vf 96, Rembrandt,
l Femme au bain (1654).}!' 70, Hondecoeter, le Dind on blanc ,^51,
i Phil. de Champaigne, gortrait^SS, 82, Adr. van Ostade. l eT^iseu r.
I U Buveur. v*32, Bibera, le Pied-Bot (1642>K •122, J, Stein, Repas
! de famille. ^7, Heenukerd, Intérieur.
I En sortant de la galerie , on se trouve sur le palier d e Tescali er
I Henri II , dans le pavillon Sully ou de THorloge, par où Ton peut
l sortir du musée. Au "3 él a "de cet escalier, à' g., se trouve la
\ • Salle dM bromes anti^es, l'ancienne chapelle du vieux Louvre,
où Ton entre par une belle porte en fer comme celle de la galerie
d* Apollon. Elle renferme une riche collection d'ustensiles, d'armes,
de statuettes antiques, etc.
ViTBivB i>u ifiLiEu, des statuettes et des bronzes divers tels que: fibules, bracelets, miroirs, 'sceaux et clefs; plus, du côté des fenêtres, quelques petits monuments assyriens (inscriptions), etc. La statuette au costume oriental est celle d^un Atys, ministre phrygien de Cybële. La manière dont s'enfle son vêtement ludique qu'il tourne sur lui-même, ce qui faisait partie ^des actes frénétiques d'adoration des prêtres de Cy bêle. PRàs DES fekÊtres: au milieu, une statue d'Apollon en bronze doré, plus grande que nature; à g.^ un Apollon de style archaïque, intéressant au point de vue historique; adr., un Enfant tenant un oiseau et portant au cou la bulle.
ViTRiKB A DR. de ccUc du milieu en retournant vers la porte : parties d'armures antiques, surtout des casques; armes, vases et ustensiles de toute espèce.
Armoires le long des murs, en recommençant du^même côté : statuettes, bustes, fragments de statues, coq trouvé dans la Saône, boucliers, presque tous les types de candélabres antiques, lampes, etc.; puis encore des statuettes et des vases. Il y a aussi des bustes sur ces armoires.
Vitrine a. g. de celle du milieu, en retournant vers la porte: cistes gravées, dont les plus grandes ont été trouvées à Palestrina, près de Rome; chaudrons, lampes, vases et ustensiles divers.
Au delà de cette salle , à g., un escalier par où Ton monte au T étage (v. p. 125). Ensuite le
Knsée des dessins , occupant la moitié du côté 0. et la moitié du côté N. du premier étage du Vieux Louvre. La collection de ce musée est, avec celle des Offices de Florence, la plus importante qui existe. Elle compte env. 36000 dessins, soit plus de 18200 de maîtres italiens, 87 d'espagnols, 800 d'allemands, 3150 de flamands, 1070 de hollandais, 11800 de français, etc. ; mais il n'y en a qu'une partie qui soit exposée, à peine 2000 de plus remarquables, dans des cadres, avec les noms des artistes.
l'c salle: maîtres primitifs de Técole italienne. Au mur du fond, 263, un carton de /. iiiNnat», le Triomphe de Scipion. Plafond par Blonde^
DesHna. PARIS. Bive dr, 3, 121
la France vietorieuse à Bouvines. — II® 8ai,lb : suite des Italiens, dessins des plus grands maîtres. 263 et 264, autres cartons de J, Romain^ une Ville prise et incendie'e et le Triomphe de Scipion. Plafond par M.-J. Blondeiy la France, au milieu des rois législateurs et des jurisconsultes français, recevant la Charte de Louis XVIII. — III® salle: suite des Italiens. En face de Tentrée, 261, carton de /. Romain y les Prisonniers. De chaque côté, *17 et *18, des gouaches du Corrige^ la Vertu et le Vice. Plafond par DrolUng^ la Loi descendant sur la terre. •— IV® salle: école de Bologne. Plafond par Mauzainey la Sagesse divine donnant les lois aux rois législateurs. Vases de Sèvres. Très beaux meubles, comme du reste dans plusieurs autres de ces salles. — V® salle : Allemands , Flamands et Hollandais. Au mur en face de la cheminée, à g. de la porte, *d65, un Combat de cavalerie , dessiné par Rubenê., d'après un carton de Léonard de Vind qui n'existe plus.
A g. du passage menant aux salles suivantes, se trouve un petit esca- LIE» DU SBCOVD ÉTAGE. On y montc par là les dimanches et fêtes (porte du côté de la rue de Rivoli), tandis que Tescaller qui est à Tautre extrémité sert alors seulement, après 2 h., pour en descendre (v. p. 125). Dans la semaine, on monte et Ton descend d'un côté comme de rautre.
VI®-XIV® SALLE : école française. Outre les dessins , dans la 6®, des pastels, pour la plupart des portraits. Dans la 11®, les cartons des vitraux de la chapelle de la famille d'Orléans à Dreux et de celle de St- Ferdinand à Paris (p. 139), par Ingres. Dans la 12^, un grand tableau à Thuile inachevé, le Serment du jeu de paume, par David; il n'y a que quatre têtes de peintes, entre autres celle de Mirabeau. Les figures nues prouvent avec quel soin l'artiste traitait la partie anatomique de ses tableaux. Dans la 12^, des miniatures à'AugusUnj Mme de Mirbely Jean Ottéritiy etc. ; des pastels de Quentin de la Tour; une magnifique gouache attribuée à Lorenzo Monaco et des *émaux de PeUtot. Dans la 13®, en face de la fenêtre, un grand dessin sur soie, parement d'autel offert à la cathédrale de Karbonne par le roi Charles V (m. 1380). Dans la 14®, des pastels par Chardin (son portrait avec des besicles), Vivien^ Quentin de la Tour (Mme de Pompadour, 819), RoscUba Carrieray Eob. Nanteuily etc. — Au milieu, un magnifique bureau Louis XV, en marqueterie, avec bronzes dorés.
Salle supplémentaire du musée des dessins ou salle des Boîtes, ouverte seulement le samedi à partir de 2 h., v. p. 128.
Dans la dernière salle des dessins, la porte principale de celles de \% collection TkierSy léguée au musée, avec son cabinet de travail.^ par l'ancien président de la république. L'installation n'est pas encore terminée.
Ensuite le *miifée des objet! d'art du moyen &f e et de la renaislance, où Ton monte aussi du musée des antiquités asiatiques (p. 80).
I'® SALLE (8® en venant de l'autre côté) : ^ivoires des xiv®-xviii*'s. ; dans le nombre , des ouvrages d'une grande finesse , en particulier ceux de la vitrine près de la fenêtre. Au mur du fond , le ^retable de Poissy, de la fin du xrv® s., véritable' chef-d'œuvre de sculpture. Il a près de 2 m. de haut et se compose de 71 bas-reliefs en ivoire, représentant, au milieu , l'bistoire de J.-G. ; à g., celle de St Jean- Baptiste ; à dr., celle de St Jean FEvangéliste, et en bas les apôtres.
II* SALLE ou salle Sauvageot : collection d'objets d'art légués au Louvre en 1856 par M. Sauvageot. Magnifiques cabinets de la renaissance. Vitrine du fond : beaux miroirs italiens du xvi® s., bas-reliefs, statuettes et coffrets très remarquables. Vitrines plates : objets en bois d'origine allemande, bas-reliefs et médaillons du xvi^ s. d'une très grande finesse ; médaillons en cire coloriée , du xvi* s. ; miniatures des xvi® et xvii® s., pour la plupart aussi des ouvrages allemands, entre autres, 2^ vitrine, du côté du mur, B39, le prince
122 Rive dr. 3. PARIS* Le Louvre.
de Bavière et la jolie fille d'Augsbourg , par Aldegrever. Au mur, une belle tapisserie de Thistoire de St Etienne, du xv® s.
m® SAI.LE : verres de Venise et d'Allemagne , des xv®-xviii® s. Au mur de g., une mosaïque en verre, le Lion de Venise, exécutée au XVI* s. à Murano, par Ant. Fasolo , élève de Zelotti et de P. Véronèse. £n face, un retable composé à' émaux de Limoges, la Passion de J.-C— Ici une porte donnant entrée dans deux salles où doivent être placés les dessins de la donation His de la Salle (v. ci-dessous) et qui communiquent avec les salles Thiers (v. ci-dessus).
IV® BALLE : objets en m/tal, surtout en bronze, des xiv®-xvi® s. Aux murs, des surmoulages en bronze du tombeau de François I®"" a St-Denis, par P. Bontemps. Vitrines du milieu : bas-reliefs et médaillons, assiettes en étain par Fr. BHut, couteaux présentoirs allemands, couteaux d'un couvent d'Italie, clefs et serrures fort remarquables , gaines , montres , etc. Vitrine du fond : objets du même genre de plus grandes dimensions, bronzes, coffrets, horloges de table des XVI® etxvn^s., etc. Sur la vitrine, une châsse du xn®s. Au mur , une autre belle tapisserie de l'histoire de St Etienne (translation de ses reliques), du xv® s.
V® salle: faïences françaises, surtout du célèbre Bernard Palissy (m. 1589) ; plats divers, jolies statuettes, etc. Les plus beaux produits de la poterie française ancienne sont les «faïences de Henri II» exposées à la première fenêtre ; elles ont été faites au XVI® s. à Oiron , dans le Poitou. La coupe avec l'écu de France et son couvercle , posé à côté> valent, dit- on , plus de 20000 fr. Au milieu de la salle, un petit marbre de Pigalle, TEnfant à la cage. Au fond, la «tapisserie du Louvre», du xv®s. Elle représente un miracle de St Quentin ou un larron échappant au gibet grâce à l'intercession du prêtre dont il a volé le cheval.
VI® et VII® SALLES : faïences hispano-mauresques et italiennes. Les premières , les moins nombreuses et qui sont surtout dans la 7® salle , se reconnaissent aisément à leur dessin oriental , à leur fond jaune métallique et à leur feuillage bleu ; elles sont des xiv® et XV® s. Le bleu est aussi dominant dans les poteries de Faenza, mais on n'y retrouve pas le jaune métallique. Les plus belles majoliques ou faïences d'Italie datent du xvi®s. ; les principales fabriques étaient à Pesaro, Oastel-Durante , Urbin et Gubbio.
VIII® SALLE (aussi dans la 7®) : bas-reliefs peints, en terre culte, de Luca délia Robbia et de son école (Florence; xv®s.).
Le petit esealier à g. dans cette salle monte au 2^ étage (▼. p. 125).
En sortant par la porte du fond, on arrive au palier de l'escalier du musée des antiquités asiatiques (v. p. 80). Nous entrons à dr. dans les salles de la partie E. du Vieux Louvre , où Ton expose provisoirement les nouvelles acquisitions et dont le contenu est par conséquent sujet à varier souvent.
V^ SALLE. Elle est encore vide , mais elle est destîne'e à de petittt antiqitités cuiatiques.
Antiq. grecques. PARIS. Sive dr, 5. 123
II® «ALLE : DûnaHén HU de la SalU , eollection précieuse de plus de 300 dessins de maîtres anciens. Elle doit être transférée à côté de là eollection Thiers (v. ci-dessus).
III®sai.lb: colUetian lïmbal: peintures , sculptures et dessins. — De g. à dr. : 2, Oiov. da FitsoU^ VAngtUco^ Martyre de St Côme, St Damlen et leurs trois frères, partie de la prédelle d^un tableau qui est à TAcademie des Beaux- Arts de Florence; «3, icoU de Raphaël^ la Vierge à Tœillet; 7, Mino da Fietole^ la Vierée et l'Enfant. — Dans une grande vitrine, quantité d'ivoires remarquables, des sculptures en bois et des bronzes, 11, 10 (plus loin) , St Jean TEvangéllste et la Vierje , provenant d^un petit calvaire, école milanaise de la fin du xv^s.; «00, grand triptyque en ivoire, scènes de la vie de la Vierge, travail florentin duxv^s. ; *48, retable d'autel dontestique, sujets analogues aux précédents, travail français du xiv^s. — 6, Mitto da Fietole, la Vierge et l'Enfant; 1, Raphaël^ dessin de sa jeunesse représentant la Vierge, l'enfant Jésus, St Sébastien et St Boch. — Au milieu, une vitrine avec des petits bas-reliefs en bronze, la plupart des baisers de paix italiens , du xv® s.
IV® SALX.E: tableaux de Courbet, l'Enterrement à Omans, le Combat de cerfs , l'Homme blessé ; dessins de l'école française et 31 pastels de Liotard. Aux fenêtres, les Saisons, bustes et gaines en faïence de Rouen, attribués à Sic. Fouquay.
V® salle: *Don Lenoir, ou du moins la plus grande partie d'une collection comprenant 204 tabatières et bonbonnières, S émaux, 72 miniatures, 11 ivoires, 66 bijoux et 23 vieux laques. Quelques objets sont exposés dans la galerie d'Apollon (p. 115) et dans les salles du musée de la renaissance; on admire surtout ici les tabatières, les bonbonnières et les miniatures , dans les vitrines et dans des cadres à la i^^ fenêtre. Il y a parmi les peintures des œuvres d'Augustin, Bicn-enberghe , Boucher, ùumont (à la fenêtre , sauf le 206, qui est à''Aubry) , Greuze, Hall, Petitot. — Cette salle renferme encore une statue en argent dé Henri IV enfant, diaprés BoHo; des harnais orientaux, des laques de la collection de Marie- Antoinette, un bassin arabe dit le baptistère de St Louis , qui servait aux baptêmes des princes royaux, et divers autres objets orientaux, vases, tapis, etc.
Vie salle: portrait de Henri II; tentures de soie du xvi^ s., dont les sujets sont empruntés à l'histoire des Juges; magnifiques boiseries provenant de la salle des Sept-Cheminées ; statue en argent de la Paix, par Chaudet ; vitraux français , allemands et suisses des xvi® et xtii® s.
V1I« SALLE : alcôve où expira Henri IV ; portraits de ce prince et de Marie de Médicis, sa seconde femme ; boiseries provenant des appartements de Henri II au Louvre, mais remaniées sous Louis XIV ; vitraux français et suisses des xvi® et xvii® s. Provisoirement aussi quelques petits tableaux de valeur secondaire, le dernier par Jngreg.
VIII® SALLE : portraits de Louis XIII , par Phil. de Champaigne , et d'Anne d'Autriche, sa femme ; 4 grands vases de dèvres et un petit groupe de bronze, Jupiter foudroyant les Titans.
A la sortie de ce côté, oii se trouve dans le haut de l'escalier du musée égyptien (p. 78). Nous retraversons enfin à dr. les 5 salles des petites antiquités é^ptiennes (p. 78) après lesquelles vient le
Kusie des antiquités grecques , qui , avec le musée Oampana, parallèle du côté de la Seine (p. 124) , et le musée du moyen âge et de la renaissance , du côté de la rue de Rivoli (p. 121) , forme une collection à peu près complète pour l'étude de la céramique. On peut aussi entrer par la salle des Sept-Cheminées (p. 118); dans ce cas , le mieux est de commencer par le musée Campana , et de terminer par les salles des antiquités grecques.
V^ SALLB. Vases peints, à figures noires et violettes (v. ci-dessous) : à dr. de l'entrée, Grésus sur le bûcher; à g.. Hercule enchaînant Cerbère. Au milieu: Guerriers et citharède, amphore archaïque par Androkidès.
124 Rive dr. 3, PARIS. Le Louvre,
Vitrine : terres euites proyenant de Tarse^ en Gllieie. A dr. de la sortie : les Argonautes, la Naissance d'Athéné. — Plafond: Gybèle protégeant Hereulanum et Pompéi eontre les feux du Vésuve, par Picot.
II® SALLB. Au milieu , *eombat des Dieux et des Géants. Vitrine : terres euites de la nécropole d'Athènes et de Libye (Cyrénaïque romaine). Autour de la salle, de jolies terres cuites grecques , des figurines funéraires trouvées dans les tombeaux de Tanagre, en Béotie, et de la Grèce propre, surtout à dr. de la sortie. ^Plafond: les Nymphes de Partbénope (Kaples) arrivant sur les bords de la Seine, par Meynier.
III® SALLE. Vases à figures rouges d'une époque moins reculée, dont plusieurs de grandes dimensions, sur une table de marbre, avec des étiquettes. Vitrine de la fenêtre du milieu, des pbalères, décorations militaires des Romains. — Plafond : le Vésuve recevant de Jupiter le feu qui doit consumer Hereulanum, Pompéi et Stables, par Heim.
IV® BALLE. Poteries, verres romains et lampes. Vitrine du milieu : *ivoires antiques et du moyen âge , verres de Tarse en Cilicie , etc. — Plafond, copie de TApothéose d'Homère par Ingres (p. 126).
Au sortir de cette salle, on se trouve dans celle des Sept-Cheminées (p. 118), d'où l'on passe, à g. du même côté, dans le
Kfisée Campana, une partie de la riche collection Campana, achetée en 1861 au gouvernement papal et considérablement augmentée, avec les objets provenant de différentes missions en Orient. Ce sont surtout des vases et des terres cuites. Il y a des étiquettes marquant les principales divisions et un certain nombre qui expliquent les sujets des objets les plus curieux. Les peintures très remarquables des plafonds datent du temps où ces salles renfermaient les tableaux de l'école française.
V^ SALLE. Antiquité» asiatiques. Au milieu , 5 statues trouvées dans l'île de Chypre, de style archaïque. Devant, des antiquités chaldéennes. Grandes vitrines, de g. à dr. : terres cuites , statuettes , têtes de statues, vases de Rhodes, etc. Aux fenêtres, des bijoux. — Plafond: Poussin présenté à Louis XIII, par Alaux.
II® SALLE. Terres cuites de la Grande-Orèce (Italie méridionale) : statuettes et bas-reliefs dont les sujets sont empruntés aux mythes d'Hercule et de Thésée; caisses cinéraires à statuettes et bas -reliefs. — Plafond: Bataille d'Ivry et clémence de Henri IV, par Steuben.
III® SALLE. Vases étrusques., à commencer par les plus grossiers, presque tous noirs, quelques > uns décorés de dessins ou de bas-reliefs. — Plafond, Puget présente à Louis XIV son Milon de Crotone (p. 90), par Devéria.
IV® SALLE. Suite de la céramique étrusque, surtout un *«lit funéraire* ou sarcophage sur lequel sont à demi couchés un homme et une femme , comme le visiteur en a déjà vus dans le grand escalier (p. 93). Ces terres cuites proviennent la plupart de Cervetri, la Cœre des anciens Etrusques. Les vitrines contiennent surtout encore de petits lits funéraires, des bas-reliefs, des vases et des peintures recueillies dans un tombeau. — Plafond : François I®' recevant les .statues et les tableaux rapportés d'Italie par le Primatiee, de Fragonard. <^
Ensuite un passage avec des antélhces, des têtes et des vases.
V® SALLE. Veues corinthiens , provenant des îles de rArehii>el et de l'Italie, ce qui s'explique par le fait que les vases grecs formèrent de bonne heure un article considérable d'exportation. Il y a aussi des vases peints dans le musée voisin, dit des antiquités grecques (porte à g. et salles suivantes à g. ; v. ci-dessus).
Les plus anciens vases grecs ont des figures noires sur fond rouge; ceux à figures rouges sur fond noir sont moins vieux. Ils n'ont naturellement pas été faits par de grands artistes, mais par des artisans. Cependant ces artisans ont su mettre tant de vie et de poésie dans les sujets tirés de la mythologie et dans les scènes de la vie commune, ils ont su, avec leurs connaissances et leurs moyens restreints, donner tant d'expression ^t souvent tant de grâce à leur dessin, que ces vases, dont se moquent
SaUes supplément, PARIS. Rive dr, 3, 125
sans doute les ignorants , rendent un témoignage éclatant en leur faveur et sont un reflet du grand art qui florissait à Athènes. — Plafond : la Renaissance des arts en France, par Heim.
Puis un second passage avec des bas-reliefs et des têtes.
VI® SALLE. Vases grecs à figures noires. Au milieu, des vases avec le nom de Nieosthhnes. On y voit aussi des vases à fond blanc, et dans le haut, un vase noir à figures blanches. Les sujets sont généralement empruntés aux mythes d'Hercule et de Thésée. A la 1>^® fenêtre, à g., la coupe de Nieosthènes, sur laquelle est représenté Ulysse passant dans son vaisseau près des Sirènes. — Plafond : François \^^ armé chevalier par Bayard, de Fragonard.
VII® SA.LLB. Vtues grecs à figures rouges^ dont beaucoup avec le nom de r ouvrier et la plupart très remarquables. Vitrine du milieu: amphore dMndoittdè« , Amazones s'armant; deux grands cratères, avec la lutte d'Hercule et d'Antée, Apollon tuant Tityos, qui veut enlever Latone. A la fenêtre, de belles coupes grecques. — Plafond: Gharlemagne recevant d'Aleuin des livres manuscrits, par Sehneiz.
VIII® SALLE. Rhytons ou vases à boire grecs, en forme de corne et ornés de tête, et d'autres vases de formes singulières, notamment dans la vitrine du milieu, en haut, un vase avec les têtes d'AIphée et d'Aréthuse. Dans les autres vitrines, des terres cuites d'Arezzo, TArretium de Tantiquité, à vernis vert imitant le bronze; un cratère avec le cortège triomphal d'Hercule et d'Omphale; puis des vases italo- grecs de la décadence, quelques-uns cependant d'un travail délicat. — Plafond : Louis XII proclamé Père du Peuple aux Etats-Généraux de Tours , par Drolling.
IX® SALLE. Peintures murales de Pompéi et d^ Hereulanum. Dans la vitrine du milieu, une collection très intéressante de verres antiques de Pompéi. ~ Plafond : Expédition d'Egypte sous les ordres de Bonaparte, par Léon Cogniet, — Nous sortons par le musée égyptien (p. 78).
SECOND iÉTAGE.
Le second étage renferme encore des peintures, des dessins, le musée de marine, le musée ethnographique, etc. Il y a trois escaliers pour y monter, l'un dans la petite salle du musée des objets d'art du mo)ren âge et de la renaissance ., à côté de l'escalier du musée des antiquités asiatiques (v. p. 80 et 122), le deuxième à l'extrémité opposée (p. 121) aboutissant à la galerie des Pirogues (p. 127) et le troisième dans le pavillon de l'Horloge , à côté de la salle des bronzes (p. 120) \ ils ne sont ouverts qu'à partir de 11 h. Les dimanches et fêtes, à partir de 2 h., le premier escalier, qui est petit, ne sert que pour descendre, et l'on est obligé d'aller commencer la visite du second étage par les dernières salles.
«Salles sapplémentaireB du musée de peinture , au nombre de trois. Elles contiennent des œuvres de peintres français , surtout des tableaux apportés du Luxembourg en 1875 et 1881 (▼. p. 216), et d'autres moins importants des écoles allemande, flamande et hollandaise , qui n'ont pu trouver place au 1^^ étage. Nous commençons à gauche.
I'® SAiiLE. A rentrée et plus loin , des paysages et des marines de Jos, Vernet. 87, Collet, les Saturnales ou l'Hiver. 810, Martin le J., Louis XIV se rendant à l'église des Invalides. 782, HcUUj Cimon l'Athénien ouvrant ses jardins au peuple. 90 , CaUet , les Fêtes de Bacchus ou FAutomne. 750 , Decamps , les Chevaux de halage. Brion, la Fin du déluge. Dauhigny^ le Printemps. V. Qiraud, Un marchand d'esclaves. BenouvUle, St François d'Assise, transporté mourant , bénit la ville d'Assise, «composition grave et douce, d'un ascétisme attendri».
II* SALLE. 722, Brascassat, le Taureau. 872, Hor. Vernet, Ju-
126 Rive dr, 3, PARIS. Le Louwe.
dith et Holopherne. H. Regnault, portr. équestre de Juan Prim, oeuvre de jeunesse d'un artiste plein d'avenir, tué à Buzenval en. 1871 ; il a poussé la vigueur du coloris jusqu'à l'exagération. Audessous, 752, JBwgf. Delacroix, son portrait. 791, Ingres, Roger délivrant Angélique, sujet tiré de l'Arioste. 847, Th, Éousseau, Sortie de forêt à Fontainebleau. 755, E. Delacroix, le 28 Juillet 1830 ou la Barricade. ♦758, P. Delaroche, Mort d'Elisabeth, reine d'Angleterre. «La tête et la pose de la reine sont superbes de senti- Hàent, de caractère et de composition». 849, St-Jean, les Fleurs dans les ruines. ♦753, E. Delacroix, Dante et Virgile aux enfers, «toile ardente et sombre, éclairée d'un jour infernal». 787, Hv^t, Inondation à St-Cloud. ^789, Ingres, l'Apothéose d'Homère, ancien plafond (p, 124), «chef-d'œuvre simple et tranquille, composé comme un bas -relief, dans lequel on admire surtout la figure de l'Iliade, vêtue de rouge». 756, E, Delacroix, Femmes d'Alger dans leur appartement, «le gynécée musulman dans sa mortelle somnolence». 728, Chasse riau, Tépidarium, «une des plus belles toiles qu'ait inspirées le ressouvenir de la vie antique . . . Vous devinez que ces jeunes femmes cuvent, dans l'apathie du bain, les ivresses de Torgie romaine». 723, Brascasaat, paysage et animaux. — 850, St-Jean, Fruits. ^765, Eug. Deveria, Naissance de Henri IV, «aurore d'un coloriste qui. n'eut point de jour». Oleyre, le Soir, composition pleine de poésie , symbolisant les illusions de la jeunesse et les désenchantements de l'âge mûr. ^852, AryScheffer, les Femmes souliotes. 788, Ingres, Jésus remettant les clefs à St Pierre. ^759, P. Delaroche, les Enfants d'Edouard. 792, Ingres, Jeanne d'Arc. 784, Helm, Sujet tiré de l'Histoire des Juifs par Josèphe, massacre dans une cour du temple. 768, H, Flandrin, Figure d'étude. 871, H. Vernet, la Barrière de €lichy, ou Défense de Paris en 1814. 790, Ingres, portr. de Chérubini. *861, Troyon, le Retour a la ferme. *754, 757, E. Delacroix, Scène des massacres de Scio (1822) ; Noce juive dans le Maroc. ♦860 , Troyon , Bœufs se rendant an labour. 736, Court, Mort de César, début de l'artiste, qui annonçait aussi un grand maître, mais qui n'eut pas de lendemain.
III^ SALLE. 494, Snyders, Chiens dans un garde-manger. 668, PA. de Champaigne, le Christ en croix. 670, J.-F. van Dael, Fleius. 694, iSpacwdoncfc, Fleurs. 298 (dans le haut)., Afc^sw, portr. de l'amiral hollandais Corn. Tromp. 159 (petit, dans le bas), Elzheimer, Fuite en Egypte, effet de lune. 99 (très petit, à dr. de la porte), Crana^ih, Jean-Frédéric, électeur de Saxe, œuvre d'atelier. 487 (très petit), Slingéiandt, portrait 242, Dujardin, le Calvaire, de 1661, remarquable par le clair -obscur et la finesse de l'exécution, malgré la faiblesse de la composition. 6, L. Backhuysen , Vue de l'entrée du Zuiderzée à Texel , avec des vaisseaux de guerre hollandais. 586, Zeem>an, Vue du Vieux Louvre du côté de la Seine. 161, Everdingen, paysage norvégien. 307, van der Meulen, Reddition de Dôle, avec Louis XIV au premier plan. 573, Wouwerman, Choc de cavalerie.
Mtiaee de marine. PARIS. Rive dr. 3. 127
-^ Le mmée de marine , à côté des salles supplémentaires de la^ /'peinlurfi, S6 COUlpOyft d'une collection très riche d'objets relatifs \ aux constructions navales et à la navigation, de modèles de navires et de machines , de modèles en relief de ports de mer, de dessins, d'armes et d'objets historiques. Il y a 14 salles et une galerie. La • plupart des objets exposés sont accompagnés de longues explications, i
Nous omettons la mention générale : modèles de vaisseaux. — I^e sallil» \ la dernière en venant des autres esealiers, par où Ton monte ^ après 2 h., les dimanebes et fêtes (v. d. 125): modèles représentant Tabattage de Tobélisque de Louqsor (p. oO), son embarquement et son érection
• ■ ^ - " ■ ^ - '^ ' ^- ■êîie;' *— "' *
— I . ^^^ saTCe": plan*jëJQ rêïigtjdfiL îa ville et
Brest; maehine à m|itecji&.Brest. — lil« salle: vaisseajiL,dAn3
, sur lepOtî\r'areJre lanfif ft la aafr Plan en relia£^^ là .ville
et du^ p ort deCïîr'rgnf; modèles de p ompes et de machines de sauvetage.
— Vie "8 ALLJ B : -igrsxïde pyramrdgnêomposée de de'brîs dé8~îrègâïès «Ta Boussole» et « rAsti-tfUtre *, qtïI*BrT[6nt' prôbaBTemeht perdues dans la'mer du ibud en 1788", "datlS" tin voyage d'exploration sous les ordres du capitaine de Lapérouse. B ustes de marins et de navigskteurs français. Modèle d'unecolonne é l ev ée à Fprt-JAélCBOnà'lKlfteMdtoîré de Lapérouse. — VII^saLlb, ouverte en vSèi': gran^dT mpifele^ de « TOçilan», vaisseau de guerre de 12 canons , du xviii^ s. ; quantité "dé* modèles très remarquables de nou- . Të&lR rslBseaux cuirassés et à tourelles, 'de transpôrtif; dé torpilleurs, • ete. Pour le eotridor voisin, la galerie des Pirogues, v. ci-dessous. ^ \ Vllie salle: plans en relief de, Toulon, de 1790 et 1850; peinture repré- i sentant rintériedr dtriirSrengÔij vaisseau buirassé à tourelles de 1867; bous- i sole et gouvernail; spécimens dâ eorda|g;e8, de chaîneA^.da.4iimlies, etc. '
— IXe salle: armes Thr -toute sorte; «brguég»' T^û^canons-r eyy lverB . etc.
— X® salle: glofa Lei l .egtfg 'ma.nuscrît ; Instruments dê^mathëmatiques ; j clefs de la casbah de Sfax*n88IT; bateau sous-marïn. — * XI^ WX£l»rmo- \ dèles de galères; plan en relief de* Bochefoi t i; originaux des sculptures • en bois doré de P. Puget^ qui décoraient la seconde galère. — XII® salle : armes , instruments divers et curiosités, de TAfrlque. extraie ; représentation du 'hàTii%'è~ir terre d'un'Tâisseau de premier rang; modèle d'un côn e de la dig ue d^ nhf^^^f^iypr., etc. — Le corridor qui relie la 7® salle t eulll! aii fond ou du musée ethnographique, la gal erie des Pirçgues (escalier, V. p. 125), contient de petits modèles dé conslWftflô'ns navales de VArabie, de Tlnde, de la Coehinehine, de la Chine, de la Malaisie, du Grand Océan et de l'Amérique.
V^Le m MMéB ethaographiqu e est une collection des plus variées, déjà très riche, dVb jets rapportés de pays éloignés par des navigateurs français et à la suite d'expéditions militaires , notamment des Indes , de la Chine , du Japon , etc. 1,1 y a aussi des étiquettes. On y volt en particulier : des vases et des ustensiles en or, en argent, en bronze, en terre cuite et en bois ; des statues j^e^diîinltés indiennes , desJjiJU^aux , des trophées d'armes , des statuettes , des étoffes , des reproductions de costumes , des statues représentant des guerriers, des armes, etc. V deux magnifiques pirogues chinoises; un modèle deJa pagode de Djaguernat , surmôntTe dé"TTiaage de Wichndu, princTpale divmltéues Hindous; un modèle du chariot de Çjagj^fl iyt, à Ghandemagor, etc.
^i Le moïjR chinoi » , à g. en venant du musée de marine , et qui renfermé encore quelques modèles de ce musée , occupe trois salles et une partie d» la suivante , appelée salle de Lesseps ou du Canal de Suez , d*oà l'on y entre aussi en venant par le g rand esca lier du pavillon de l'Horloge (v. p. 120).
128 Mive dr. 3. PARIS. Le Louvre.
F^ salle: tableaux, dessins « uaeubles, écrans, armefi, instrumente de musique, bate.au , en ÎYûire. découpé , d'une très^rande finesse, etc. — 11^ SALLE, à df. en arrivant: porcelaines, làqués% sXfttues, cabinet en laque , avec dorures et statuettes *, meubler de toute forme , TXrWi et albums, tableaux en ivoire colorié, dessins coloriés, etc. — 111® SALLBTTîbjets en iroire, en particulier une boule qui en QiQa,tient 6 oy 7 a utres, très finement découpées; statuettes et étuis en bambou, laques; vases et autres objet» émàillés ; bronzes ; vaSSâ' et figurines en piexrçs fines ; eri8< taux , étoffes , soulters de femme excessivement petits , etc. ' Au milieu, trois * tables en vieux IftQue, avec des brule-parfums en bronze antique à émaux "^TOWSDlïieS, et uWVltrine avec des ivoires admirablement sculptés. — IV® SALLE, dite Mljede Letseps ou du Canal de Suez. A l'entrée, des divinités, placées sur^'un grand bahut en bois doré, de nombreuses UgaféB. Dans une vitrine, des vêtements et des porcelaines. Au milieu, le plan relief du canal de Ôuëz'ei "des îii<WlÇlés''~é'l 'ttcssins qui s'y rapportênitr' Au fond, un canon coebînchinois en forme de monstre, et une toinjiié pv^ cuivre. ilfiréT"airn8 une grande niche en bois sculpté. \ Au sortir de cette salle, on est dans un corridor, à dr. duquel ; se trouve la t[glle des Boites. C'est là et dans le corridor même qu- / sont les dessins les "plus précieux, de Raphaël (18 et un autoe graphe), de Mi.çh&hA33i0e (6), de Léon, de Vtncij du Titi en , de E^iuùn (19), de^HoLksin, etc. Cette salle n'est ouverte que le samedF, de 2 h. à 4 ou 5 h. ; on y monte directement par r escali er mentionné ci-dessus, par où nous sortons du^musée.
>Cm. EerTïïîIene».
Axaj| e triomphe du CarrouseL "Tàtd in de» Tailerie««
Sauf la cour de l'autre c6t4 de la grille, le vaste espace compris entre le Louvre et l'anc. palais des Tuileries fut jusqu'après 1840 occupé par un dédale de petites rues. La démolition en fut commencée par Louis-Philippe et terminée sous Napoléon III, pour la construction du Nouveau Louvre. Cet espace se divise en trois parties (v. le plan, p. 74) : le square du Carrousel, la place du Car^ rouself qui y touche à l'O., et la cou>r des Tuileries, séparée de la place par une grille.
La PLACE DU Carrous el , autrefois beaucoup plus petite , doit son nonr~à'*tiri "cârîôûsePque Louis XIV y donna en 1662. Bien que comprise entre les palais , elle est ouverte même aux Toitures, entre la rue de Rivoli et les quais, et toujours assez animée. *^T/ *ftfc de triomphe dn Carrouiel . au milieu, fut érigé par Fontdine et Percier, en mémoire des victoires de Napoléon I®' en 1805- 1806. C'est une imitation de celui de Septime-Sévère à Rome , de 14 m. 60 de haut sur 19 m. 50 de large et 6 m. 65 d'épaisseur (celui de Septime-Sévère, 23 de haut et 25 de large) ; il est maintenant trop petit pour la place et auprès des constructions qui l'entourent.
Il est percé de trois baies et décoré de colonnes corinthiennes à bases et chapiteaux de bronze, supportant des statues de soldats de l'Empire. Des bas-relisfiJiQjgBajibre dans les intervalles représentent : du côté de la place, 'S' dr., la bataille d' Auster litz ; à g., la prise d'Uimj dp-efté des TuUeries, à dr., là paix dé Tlisnt'; à ^,'T'entrée ItlfunicE*; sur Tés fafiea iaùrales, au X., Ventrée à Vienne^ au S.,'~far uaix " tR PreaUQUii»^ Enfin au sommet est un gtiadrige e n bronza, ^par Bosto^ l a Restaurati on, remplaçant le célèbre quâarige antique' 2e Venise , que Kapoléon avait rSppbrté ^ETRalie et qui fut rendu en 18t4r
Leê TvMtHeè, PARIS. Jliv« <2r. Si 1^9
Une partie de la place du Carrousel et de là côur des Talleries est aujQurd'hui piovi«oiremeXit occupé^e par des baraques dans les* quelles est inst&llée la po^U centrale^ pendant la leconstruction de rhdtet des Postés (p* 140).
Le palaia des TuiUries proprement dit n'existe plus» Incendié en 187i'par leâ comiBunards (v. cl** dessous) et en ruine pendant douze ans, il a été démoli en 1883. Il n'en reste que les deux ailes ! qui le reliaient au I^ouvre, celle de g, ou du côté de la Seine ^ avec i le pavUlon de Ftore, reconstruite de 1863 à 1868 et restaurée après ,' l'incendie, dont elle n'eut pas trop à souffrir ; celle de dr., avec le \ pavillon de Marsan, détruite dans l'incendie et reconstruite dé 1870 à 1878: elle est destinée â la cour des Comptes.
Le palais dea Tuiîeriijs (v. le pUa, p. 7dj fût fondé par Catherin* de Médiciê^ veuve de Henri II, qui chargea an 1564 PMlib^ert Dtlorme de iu{ construire un château dans le voisinage de celui du Louvre, inaia en dehors < de renceiate> de la ville à cette époque. Il y avait à cet endroit des I tuileries, de U le liom du palais. Le pl^n de Tarchiteçte, d''àprè8 lequel ' ce palais devait- former né earrë long cottpreiaiant plusieurs eotife'ét ' s-Avançant freaqpe' jusqu'à la grille atctuelle^ ne vécut, pour aii»Bi diret qu'un commencement d exécution., Jean Jfullant dirigea ensuite leS' tra* | vau2(, mais 11 li*y eut.de cot^struit que le bâtiment du 6(Sté dU jardin, t On' y fit du Teste -enMiile des changements eonsidérablen. HentflV-^t ' Louis XIV $1 auoiitèrei^t,'par 4x;, des galeries, au S. et ftu> If. , lé fel^nj; aux pavillons de Flore et, de Maraah.
Lès Tuileries n'avaient servi que temporairement de demeure lau^ roté avant la Révolution, mais Napoléon 1", Louis XVIIi; Chai4elsrX,"Loâifl^ Philippe 'et napoléon, Ul «n âresC lew tré^fc^snoehVblMeltfi. >* '
Le palaia des 'jÇuilerles était en somme peu remarquable cOmme architecture, mais aucun édifice, de Paris, n'était, députa la fin du xvni^s.^j ^ plus riehe en sottveirfrs historiques, et aucun, à rexeeptlon de l'bdtel de / ville (p. gd>, n'a eiv utte deiitiiiée plu4 trag^ue, i fwtir du oetpbre 1789, / où LQuisXVJ y jfut ramené de Versailles. Le roi v rentra encore forcément { après son- arrestatioh à Varennés,- en. jxiitt VT^l. X-e 20. juin 1792, jour [
aaniTersaire dit serinent du je« de Paume, environ 90000h6mmefl1w«nés, venus des faubourgs, envahirent les Tulltfriet. Ge ne -fut cepefkdan^ qu'mie manife^tL^tion iigurîeuse et menaçante pour le roi. Mais le lO,août ^t décisifs, le tocsfn sonna dans les faubourgs à p&rtir de minuit , "et le peuple tfe dirigea de nouv'ea^ en armes vers le palais, L^attitude . des gardes n»tlon«tt|C qui le gardaient était ea i^artie Ire» indéeise % on lapriy^ par ruse de son commandant, qui fut mis a mort parce qu'il était décide a la résistance. Néanmoins la défense eût encore été possible avec lé êeèours de la ga^e sutese, forte de 1050 hommes, «i le roi, eédant 4 des instaacee répétées, Uitea m^me a¥ee des InteatioBe* perverses, ne s'était enfin rendu aveP sa fomille au manège, ou siégeait V Assemblée législative^ Alors la garde nationale se dispersa, tandis- que les Suisses. se mettaient en de«voir'iie défefadré les Tuiferies. Mais Meiïtôt survint ttti ordre, du roi), leur «njeigqaot de le4 évacuer. Imittédiatement le palais fut envahi par les assaillants « .qui massacrèrent tous les hommes qui s'y trouvaient et le ravagèrent. C'en était fait de la royauté -, Louis XVI passa la nuit dana une petite pfèce du manège, et le 13 il fut conduit à la tour du Tenapte , d^où il ne devait sortir -que pour aller à rée;b«faud. \
Le 29 juillet 1830, la royauté de la Restauration succomba également par suite de la prise des Tuileries et de la fuite de Charles X, de St-Cloud » Bambouinet. ->^ La royauté de Juillet s*é.teignlt enoote ae la niêrn» maniera le 24 février 1848. Il n'eût pas été difficile de défendre le palais, mais Louis - Philippe préféra faire des concessions , dans l'espoir de conserve*' la couronne à son petit -fils, le comte de Paris. Bientôt il dut quitter les Tuileries, en se rendant par le jardin à la plaéé de U Concorde,
Bœdeker. Paris, 7® édit. ^
130 Rive dr. 3. PARIS. Lés TuiUHes.
où deux flMres «iieadaieiit ha fugULft pour les cooduire k Si-G&oad, et le palais fut de nouveau pillé et saeeagé.
ÎJn plus triste sort était encore réservé aux Tuileries. En mai 1871, les insurgéft de I» Commune, voyaut leur potition dësespérée et leur perte certaine, résolurent d* exercer leur vengeance sur la ville, ea mettant le feu à tous Ips principaux édifices publies. Les ordres rédigés dans ce but et signés par DeleseluM , Dombroirski , Budes et d*autres éhèn de rinsurreetion , furent donnés eomme émanant du Comité du smlut pî^liei Plusieurs de ces documents qui existent encore, montrent les dimensions terribles et le caractère systématique qu'avait ee projet infernal, qui éomprenait aussi de nombreu8e« «maisons suspectes». On préluda aux §tha»6 épouvantables qui «'en suivirent « en plaçant dâ&s le» b&timenti
Sondamnés à la destruction des barils de poudre et des matières iniammables arrosées de pétrole. Les Tuileries furent Tun des premiers édifiées soumis à ees sinistres préparatifs. Le feu y fut mis à différents endroits, le 22 et le 23 mal, lorsque les troupe* de Versailles eurent pénétré dans la ville, mais avant qu* elles fussent arrivées près du palais. L*lneendie prit rapidemetrt les plus terribles proportions, et Tosuvre de destruction se trouva naturellement accélérée par 1 explosion de la poudre qui avait été mise dans diverses parties de 1 édifice.
On se rend de la place du Carrousel tu jardin des Tuileries par les guichets au N. ou au S. En sortant par le second , on remarquera au dehors les statues des pieds^droits , la Marine militair e et laJ> J[arine marcha nde , par Jouffroy, et dans le ïïâût , TëlÇûSdes Arts, haut-relief en bronze par Merde. Poux le pont des St s-'Per es, irfr223. Le pont sulTant est le po nt Royal (p. 229)." On VerraTae là les $culptures du côté S. du pavllluil J[e .llore , les plus remarquables, par Carpcaux, ' '
^ L e ♦jardin ài Tuilerit i, long de 710 m. et large de 317, a en néraTcUBWÏVWSfTSrnîê^que lui avait donnée le célèbre le NôtrCf
lors de son établissement sous Louis XIV. Toutefois les parterres situés entre remplacement du palais et le bassin du milieu sont de création moderne , et c'est depuis peu qu*on y a percé la rue des Tuileries. A Textrémité du côté du quai sont deux sphinx femelles en marbre, provenant de SébastopoL
Le jBjtiln dfii Tuihriftff est public \ il ouvre avec le jour et ferme, en hiver à 6 h., en été à 10 et 11 h. Avant la fermeture, on bat la caisse, et les gardiens avertissent le publie de se retirer. On y entre surtout de la rue des TuUeries , mais il y a aussi des portes sur les côtés et à Textrémité, sur la place de la Concorda (v. p. 59). Ce Jardin est une des promenades les plus fréquentées à l'intériettr de Paris et, peut-être encore plus que les squares (v. p. 66), le rendezvous des mères avec leurs enfants. Au delà des parterres , à TO., s'étend un bosquet bien ombtagé de grands arbres , et de chaque côté sont des terrasses , la terrcLsse dei FeuiUanU et la ferrasse dt» Bord de l'eau, La première^liré son nom dlih'^ouvenTqttraVxit été fondé en 1587 à cet endroit, par les bénédictins du couvent de Feuillant à Toulouse. C'est là que le club des républicains modérés, dirigé par Lameth, la Fayette, etc., Tadversaire du club des Jacobins, tenait ses séances en juillet 1791 (manège, v. p. 61). La contre - allée est garnie dans la bonne saison à*orangers en caisses, dont les plus vieux ont, dit-^n, 400 ans. '^
Jardin des-, TmU^itê. PARIS] Jitt c dr. Ji 131
•IBii «ntmit «1 jardin ile 1» nie dtot'l^àitorfes, pai TaQiéé «hi \ mèlisiiv en A un coup d'œil magnifique sur tout le jardin, aToç Tobé-* \ liaqii» de ia p laoe deia •Gonoorde et i'aio de trionsphe de TStolle à i'«9iFrièii»^la!A. Be .chaque côtéisont des-parieiTes «ntretenuB aréo grand aein el décerés de«tatiijea !et de 'vase» , la plupart modernes.
Pu eôté 49. { Owhates fiav AMf«;Si|£o OBaportaiit. AiMhise » par £«-.
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par ÙwiU. " nphe de Font , ^
^ Du «ôte g.: u^ CorylSnmr; i^iT'Cugnioi; Luerèee et G«^UUn«' pàr iM
pQutrtî ime Bacc b lme» pa r Carrier -BelUû^e. Derrière, vénusà la CO' lombe et ttneyyuipfae au earauols, par ÙuiU. Çoustou. Dans *rïlttir en dg^' du Mlld"polm !*tM aBe et Nymphe de Foniainebleau , pat» B, JLéiiqutt ^ Du «ôte g.: u^ CorylSnmr; pir'Vuçnioi i Luerèee et G«^UUn«' pàr Xmt pauire; «Ai l j;id VH j neuf», par Beaugtault. Befrjère^îlQXS J5i*Zftfiiïr§, par (?oyzei>OJ*. i>âtarw*^as8if de verdure, la Iffort de Laïs, par Mtumièr^ et utt lion ea brott ze^ par C«iA. Autour da baisin du milieu, de dr. à g. : r EnlèTem enOftrrithye ,- par Ihi^rnsnop et Qaap. d* Marsyt Tbe'miatoele. paSp LéHHàttT; Ale^an^re, par Dieudonnéf Ç|;pme'the'e^ par/*radt>r? lB~9tTldsr laboureur de VirgleJ'par Letnaife; le Serménl die Spartacus, par Écnrrïài ; CînSinnalas, pif Fôyolfer; Alexandre^eombÀttant; pkr Lemaireî l^CbArlt^ fratemeH e , par <7imfiy;.Pe'ricI{!X) par X'S.Dèbap; rEntèvement dé Cybèle, pSFlCig^àMdM. Dans VfSS^t traa»vei«ale de g.: la Çgm CTR ,' par "Éâlixf Arig toto ■> par Deêgeôrçfe; le Rémouledr^ d'aprèa ralUlque , Fhidiaa^ pa* /irtwwfT Dana rallés transTernîIé' c[e dr.? 1 » Maaqn e, parTrilk9»M«ï TAAfere, bronke par Magniêr^ VgolfaB^ brenace par tai^autf ; le Bilan eej par Mjégrot» -^ An. commeti6emenrîS9^'allée des orangers du eôté dêïiÂruè de Rivoli, Merenre -et Pàye hë ^ bvonsé par Adr* de Vriew; à l'axtrémlté^ Hcrçute écriEgSr^riiya fB ., Wrcmze pa» Boùo, Il y a eneore dads le bosqiieé fà aMHtUUP d'IlHiteàl seulptaores moina importantes.
Sétl9 le6 arthres , de chaque cl^té de la grande allée , sont deux espèces d'amphithé^ttes , appelés \^ Carrés d^ At te inte, Ils furent créés en 1793 sur lee données de Robespierre, poux servir de sièges aiux Tieilfards qui devaient y assister aux jeux fioraïax de la jeunesse. Dans celui de dr., Atalante et Hippomène, par O. Coustou ; df na celui de g^, ApoUonef Daphné , par Theoâon* ^ En été, il y a \ concert mUlUire pjte^de la Tes mardi , mercr. et vendr. (y. p. 24).
Chaise, 10 Ci iauteuUv^c* /
A l>iU;rémJlté 0. du bosquet se trouve un bassin octogone , de / 300 pas de circonférence, avec un jet d'eau au milieu. Du côté £., / quatre Tecmes .représentant lea saisons. De Tautie côté , quatre ,' groupes 4e marbre : àg», le NH, par Baurdic ; le Rib^net la ^p^çùe, f j^'V0» Clùvei àdr^ le ^hpjift rti U Ssôna, ^àx Ô. Coustou ; le^ T ibre, par .von CZev«. J^e Nil est d'après une antique du Vatican,, le Tib^e , d'ares Identique du Louvre (p. 86). Les bâtiments à Tex- '< trémité'das terraas^s sont, à dr., Jin jeu dt pcmmc, à g., VorangerM,
âur les. piliers de la porte, du côté de La place de la Concorde, \ dea/q]^tSâs£jul^ «captés pai Coy%tvox, ruiuftfiâtéj^r Mercure, i rautrejjir li, Btnûmmifn - I
4î?JDe la place de if IPbncôraë 'àTlTkiis 4(t.BoTilogpe. '. vmJ* Pe U y^aee de la Concorde àjla place de FEtoile. j Tocg. de ia C oiicord e, v. p. 59. -^ A TO. commencent les %i|*iyitiirJi||fy|i>M TpT JR. 15 ; //). On compreod sons ce nom respècede pare, voisin de la place, 'qui a enT« 70Qm; de long sUr 300 à 400 m. db Jbrge^ ai le magnifique quartier inùdernei qui a'étend
132 Riv€dr,4. PARISi ChaHàp^'^myéta.
va deU* Le parc date de la fln du xvii^ s. L*av«n«eBiipeibe qui les traverse et mente jusqu'à Tare de tripmpke, a 210<> nié de longuenu* Les Cham£S*£ly^ées sont, une des promenades les plus Aréq««tt* téee^tant par les pistons et les eavalieiB que par d'IunombraMcs équipages , surtout aux heures de la pcomenadé au Bois , de 3 h. à ô, 6 ou 7 h. du soir. Au «ommeneementde l'avenvese trouvent deux Dompteurs de chevaux, par OuUL Coustou, transférés ici du ch&teau de Marly (p. 259) en 1794; ils forment le pendant des chevaux ailés placés à la sortie du jardin des Toileries (p. 131). Le promeneur pourra remarquer Ici , comme du reste en hlen d'autres endroits de la ville, de petites fontaines d'un modèle assez joli et munies de gobelets pour ceux qui veulent se rafraîchir ; ce sont les fontg^ntê Walla ce, créations dues au généreux philanthrope sir Richard WaTlace, ^lus loin, à g., les cafes-çhantanMf mentionnés p. 24.
Au N. est le palâla 4»'y£lya< # IpTlT 16; n)s 4oDt le jardin fait saillie sur les Ckam'ps-£lysëeil. il' a éié construit ea 1718 par Mûltiy pour le comte d^Evreujc, et il fut habite sous Louis XV par la marquise de ENompadour. Après la mort de eette dernière, le roi le racheta aux héritiers et le destina à loger les ambassadeurs étnUigera. Ia duebesae <de Bourbon en ayant fait son séjour sous Louis XVI, on lui donnai le nom Hî'MffiééSDUf^nk Pendant la Bévolutiou, il derint propriété tiatlonale et fut mis inutilement en Vente; puis on y installa ^imprimerie du «Mhvemement. Sous le Direetolre, il fut loué à des entrepreneurs de bals publies et de jeux. Plus tard, il fut «ueeessiT^ment lAbité.par Murât, xYapoléon I^^ Louis Bonaparte, rai de Hollande, et la reine Hortense, Tempereur Alexandre l^^ de Russie et le due de Berry. Enstlite !I fui abandonné, jusqu*au jout où ITapoIéon III vint roeeufpets comme préside&t de la république, en y faisant des emb^lUsaemanttf eonaidérabbis. Il «ect de nouveau maintenant de résidence au président de la république, et il n*est pas ouvert au publie.
X Le ps^}û0 d9 l!XBdaatci& l^âtl pour rexpositlim de 18dd, oceupe une notable partie des Champs ^ Elysées , du côté 9. Il couvre une superficie de 27 000 m. carrés, formant un parallélogramme de 950 m*, de long sur 108 de laTge , et sa hauteur est de 35 m. La parfie la plus remarquable est l'entrée principale, au milieu, du eM^ d« l'avenue. Cest une arcade de 15 m. d'ouverture et 30 dé hauteur, flanquée de colonnes corinthiennes, surmontée d'un «ttique avec un bas-relief par Deâbcnif, l'Industrie et les Àrts'apporta'nt leurs pto^ duits à l'exposition, et couronnée par un groupe colossal de Régnctulf, la France offrant des couronnes k l'Art et à l'Ihdustrie. Sur la frise du palais, entre le rez-de-chaussée et le premier étage , se trouvent iine infinité de noms et de portraits médaillons de personnages célèbres de toutes les nations. Il y il au centre une salle à toiture eu verre qui mesure 192 m. de longueur sur 48 de largeur.
Le palais de ^Ind^strie sert à diverses expositions, en partipulipr à celle de peinture et de «culpture dite le Sàton, qui à Heu loùs les ans, du 1^'mai au 20 juin. Le nom de Salon lui vient de ce que cette expoeition ee faisait d'abord au salon du Louvre. Elle est ouverte tous les jours de 8 h. du matin i 6 h. du siir , cxcapté le lundi V où l'on n'onvre qu'à midi. JSntiée gratuite le dinumoke â partir de 10 h. et le jeudi à paMir de nddi ; 2 âî. les autres . joacs
PaiaiadèrMdustrie, PARTS. ttive dr. 4, 133
jQfi^ti^à nridi et 1 fr. Titprès - midi.- Il hV • pas d« yestiaire bbligttt^re. 'Uentt^e «et par l4 grande* paffte du côté de l'aTenu», U soitie' à reitvémtté' d« tooté d« la^ place de la Concorde. Les peintXLtés B9fnt -att premlMT étage et lea scnlptuTes au nt-dts- chaussée, il y a des inscriptioiisi Mret»a'Tek''de^clia«ssée. Il s'y fait de plvK'deptris 4888 ttne^expoèitiôn 'trienntdeduAs le-méme genre.
iOn a toStfldléiBroTMetnmtikten laSCKdaas le paTillon 8.-6. du palaia )e BMi aé e Aea jw;ta. &^çm tj ^ , touàé en iSU par une aoeiété, à l'instar de celui cre bonll^-J&LeiiâUkgton a tiiondres. Il occupe 8 salles du premier étage et -pcsfëhée déjà liij bon-nottflMred'obj^t» remarquafble«. Cependant la plus grande. ya^ie-deiieea« qu'on; -reiit sent jparalés. par des amat««r« et des arti/Btes pour 3 inois ou, davantage, et son. exposition est par conséquent sujette a varier oeaucôup. Un muâée dé ce genre n'aura sans doute rim> pinHance qa*fr démit avoir que s'il pasfee aux uaine de l'Btat et qu'on y réunisse les collections dispersées , comme e^lea: du sausëe dà Cftmiy (p.^ 19d) et dû Garde-ICeuble (p. 238). des parties, de celles du Louvre, du Consefvatoive des Art^ etHéUers (p. 143), du musée Carnavalet (p. 179), ete^ Il est ouvert. touf les jQxirs de 10 h. à 4, 5 ou 6 h., moyennant 1 fr. dans la semaine et 50 c, le dimanche. L^entrée est du côt^ 4e U place de la Concorde, porte J.
Le palais contient encore , dans la partie S., une exposition dt* produit» coloniaux^ ouverte gratuitement tous les jours ^ sauf les lundi et yendredi, de midi à 5 h. L'entrée est à la porte 8, au milieu du cdté S.
. Ott^a reconstruit du même eôié, entre le. palais et le GourS'la-Reine, le pamttp» de la ville de Paris^ de l'exposition de 1878: il sert à diverses ejcposilions. — A côté, le jardin où ont lieu en été les concerts des Champs- Elyséee (p. M), et au delà le pont, l'esplanade et l'hôtel de Invalides (p. 1232).
Au delà da palais de l'Industrie , en venant de la place de a Concorde, à g., le *paiïO]iama nt; sifeeœ db Pabis ou V^ancien panorama (v. p. 23). LâTsaïïepde 40 mV*3e diamètre, est entourée d'une immense peiiktur» représentant Paris pendant le siège de 1870-71, TU du fort d^Issy, par PhUippoteaux. Entrée, de 10 h. jusqu'au soir: 2 fr. dans la semaine, 1 fr. le dimanche.
Yis-à-yis, de l'autre côté de l'avenue, l^ cirque d'I^te' ijf. 23)* En deçf , en face du palais, le panora ma de la bataille db Bu*zgNV^L, jolie construction neuve ou se^vbît un au&e ^panorama remafcquable, par Poilpot et Jacob, Entrée, 2 et 1 fr.
Le paro ou Carré de8 Ç kamp trEly9ée8 s'étend- jusqu'au Rand-^ Pomt de s C hamps-Elysées (pi. R. ÏO • II), place circulaire oflrée de. corbeilles de fleurs et" de 6 jets d'eau , à mi - chemin entre là place de la Concorde et l'arc de triomphe de l'Etoile. Deux ave** nues descendent d'ici au quai, Vq^vçnue â'ArtUn, qui conduit au pont des Invalides (p* 172) et V avenue Montaigne, qui va vers le p^BirWrjIœâ (pi 172). -"'"
1 "^T Tâvënue d'Ânt in se prolonge à dr . vers St-Philippe-dU' Roule (pi . B . 15 ; /V), dans U* r^é d^ TFanhyi ^r y^fr'Hono ré. €'est lîne b.sbsîlîque du style grec, bâtie de 1769 -à liot^ sur les plans de Chàlgrin. On y remarque une coupole décorée d'une Deaceute de croix par Gfaassériau.
' ' L'arrenue 4té Champs-Elysées alyoutit à la place i>e l'£tôile, aiiisi'^^nicnnnifcè que de Û rayonnent 12 avenues (v. ci-déssous). Elle oecupe une petite éminence au sommet de laquelle s*élàve -s^X> '»ay» de tiriinphe de TStoile » le. plus grand de tous le^ monu^ ments de ce genre ei viable ae presque partout aux environs de
:m .BMdt.M. PARIS. A*e.déVmi^.
Ptftis. Commencé p«i NafoU^n 1®' éa i806, U n'u 4tté tttiiainé qu'eai886-, ào«8 Louis-*ï^ip|^e, d'après If s d«ssUB d^Cheiffin» Il c^Qalite an un seul «xo diSi2&m< de h*«te\if,!64m9 voûte oki de .14 m* d'ouveftui», .ciolsé em les: eêUs.pkr «in.ero de.l8 vu s«f 6. Jottt l'édifleB a 49 BU 80de^iitiMijrY puis d« 4i5 de l«Kgei»r et plus de 22 d'épeiâseufi Yu deiprèft» l-eneembi^eneat l<Mifd,^i«* àu>ir mes messifs de maçoinierie qui en foiment les pieds^dioits, n'ont pour décoration que di^s tïo^bées de gïaEndetiT colossale, de itèë de XI m. de bauteur , avec de^ figures de près de 5 nit II y numquait jusque ilans ces derniers temps un oeurennement ; le sculpteur Fot- ^ilre a faïf le projet qu'on y voit rfujK^urd'hui. C'est lin groupe colos sal^ de i4 m. de liauteur, la France, sur un quadrige qui écrasj^ ~ les F^u|4s et l'Erreur*
'" Sculptiifes 'àt la hiça^e du côte des Ch8mpS''Ely«é«B : à df ., le Défart de- 1792, par Rudè^ le plua beati des quatre gtoupes, dont ob a ee- ^i^BdaBt critiqua la BelloBe qui appelle aux annes, avee sa bouehe dé- ^esurëmeBt «uverte^ et i^s 3%iubes trot écartées. Au-dessus , les Funérailles, du gé néral Marceau, bas-relief p«r Lemaire. — A f., le TrlfilBpbe de 1810, àprèâ là cimpai^e d'Autriche, par Cortot. Au-dessus, lEuratmsant prisonnier le pacha Mustapha à la bataille d'Abouklr (1799), 5is-M!l«f de Beurré a(né. — Bas-relief de la fris* faisant le tour du monument : le Départ et le Retour des armées, par Brun^ J^Êcquot, Seurre et Rmde, — Scutptiires à' To'pposT^deTiCK^imps-Elysées : à dr., la Réaiatanee contre les envahisseurs -, à g., les Bienvît^ de la paix (1815), par Efex.^-Andesstts, le Passage du pont TÂrcole (1796), par Feuehères^ et 1». Prise d'Alexandrie (1798), pavXSSStffMntèrtf. ~ Bas-reliefs sur les eôtés: au TT^ UlUM^tÇf d'AujtfijiU» (1606), au. &, la Bataille de Jemmapes (^792), par GecTUer et 'Safochetii. — Les Victoires à coleaes'voÛtéff sont de Fradter. Les é£]i£8ons le long de la èoVnîê^e portent les noms des principales Tic» toires de la Bépubllque «t de l'Smpin. 142 a«tses noms de batailles ^nt gravés sous Us voAies.' La yu^te de l'are tr afisv yyfs l est «ouvert^ de noms de généraux dé la République' et de 1 JËlnpsre; les noms sou' lignés désignent ceux qui sont morts sur le ehamp de bataille. -
La •vue de la plafè-forme, où conduit un dscslier fen limaçon de 261 marches, sous Tarcade du S., mérite sa renommée. On peut y monter toute la Journée, en payant 25 c.
Des 12 avenues qui rayonnent de la place de VEtOile, bons mention* nevoms partieuUèrettient, outre l'avenue des Ghamps-Klyséea, dijà eonnue, à dr., Vavenue ffpche^ anc. avenue dC' la Beine-Hortense, menant auparc de Monceaux ~1[900 m.; v. p. 170); de l'autre côté de l'are dé triompiR; Vhvl^iii''de la Orandf -Armée ^ prolongement de celle des Champs-Elysées dans la diirfection de ISTeulUy (p. 18^-, à g^ Vmenuê «h*. Ws.d tf»B<Mtf» y (v. ci -dessous)^ Vav enuie d^EufaUt qui se prolonge aussi Jusqu*lU bois, par Vavenne yietor -Hùgô; ~puis Vatenufi KUber^ anc. avenue du Roi-de- Bome, allânfaireèlement au Troeadéro, en passant devant le iprand et joli hôtel Ba$ilev*ki (nO 19), maintenant à la reine JSaJ[>ell6 d'fispSgno^ ete.
'^ II. De la place de TEtolle an b oli de Bpidoyne . Jardin d'aooUmatation* J f eujUjy« ,■'. Vofcenut <2« J« Grande-Armée^ au delà, de* Vête de triomphe .(y. ci-<des8as), coodnit à le porte Maillot^ l'entrée la plils rapprochée du hole de Boulogne, noA loin du jardin d'aecUmatatioB <p. 137)c son nom lui Tient de ce quHl y avait là Jadis uk jea^K^aiL «Tramvay miniature» de la porte au jardin, 20 c. .
Boia de Bouloçnt. PARIS. Mivàdr^é. 135
Ij avenue du Bois^de* Bou logne^ à TO. de I« place de l'Etoile, est A le ehemiii ordinkaire des jHromêneura , surtout des brillants équi- ; pages Tenant Mt bois par les Champs-Elysées. Cette ayeaue a en- Tiron 125 m. de largeur et 1340 m. de longueur jusqu'à ItLj^orte . JDtgij^ine. Elle se compose d'une chaussée pour les voituré^â ; de | deux larges 0Qiitre**allées, celle de g. pour les piétons , celle de dr. pour les cavaliers, de deux pelouses, en partie plantées d'arbres, et d« deux rues latérales. Au-dessus du bois , on aperçoit le fort du Mont-Valérien (t. p. 39).
A g. ayant la porte e»t la »Mion de r Avenue du BoU-de-Boulogne, sur le ehemia de fev de eeintwre, par lequel on peut par conséquent se rendre an bois, dessus), et à AuteuTI
le bols de'Boulogne sans y eonsaerer trop cto tempe, prendront une voiture à Theure (v. p. 14^. Il faut 2 à 3 h. pour en voir rapidement les parties principales. Les jours de eourses , de revue, etc., et même les sim-
ples dimaneheri, dans la bonne saison, on ne peut avoir de plaee dans lea tramways, les omnibus et les bateaux qu*en attendant très longtemps, / ukême aux têtes de ligne (v. Tappendlee et le plan).
•^^e ♦♦ boii de Boulogne est un charmant parc de Ô73 hectares / de superficie , compris enire Tenceinte fortifiée de Paris à l'E. (v. f p. 39), la Seine à l'O., Boulogne (p. 258) et le boulevard d'Au-j teuU au S. et NeuiUy au N. (p. 139). C'est un faible reste de, l'ancienne /or e^ de Rouvray (de «roveretum», chêne rouvre), dont \ faisait partie même le parc de St-Ouen (p. 170). Cette forêt fut longtemps mal famée, le rendez-vous de prédilection des duellistes, / le théâtre ordinaire des suicides , le repaire d'une foule de bandits t et de voleurs. Une grande partie en fut détruite en 1814 et 1815 \ par les Alliés, qui y vinrent camper. Il appartint à la liste civile j jusqu'en 1848 et fut à peine entretenu. Mais l'Etat l'ayant cédé en i 1852 à U ville de Paris , à condition qu'elle se chargerait de son ) entretien et de sa surveillance , et qu'elle emploierait 2 millions à son embellissement dans l'espace de quatre ans , la ville s'est acquittée largement de sa dette et a créé le délicieux parc qui est actuellement la promenade favorite des Parisiens. Beaucoup d'arbres ont sans doute été abattus ou endommagés durant les deux sièges de 1870-71 ; mais les dommages ont été réparés aussi vite et aussi bien que possible. Le plan ci-joint permettra de s'orienter et de se diriger à volonté.
Le boie est surtout animé entre 3 et 5 h., et les allées les plus fréquentées sont celles qui mènent de l'avenue du Bois-de-Boulogne aux lacs. Le beau, sinon toujours le grand monde, y vient «lors faire son tour des lacs avant 1» diner. Les voitures y sont quelque^ fois si nombreuses qu'elles «ont obligées de marcher è la file et au pas , et c'est là qu« se rencontrent les plus riches équipages et les toilottes les plus élégantes ; le bois est pour bien des gens un lieu de parade , ils y vont pour voir et pour être vus.
Le bois de Boulogne fait encore partie de Paris ^ mais il est
136 Bivédr.i, PARIS. B&i$ de BotUoffnâ.
situé, comme nous l^avbns dît, «n dehors' dé Venbeinte fartifif'e (p. 39) y plus. ou moins dxssimnlée de ee côté. No-ujs partons de lé porte Dau$hint (p. 135) , où l'on vient de, r^cohetiuire , en en fai-r sant.uh café, les jmvMm» chiaioisà^ l'exposition de 1678. La large rquUjde,§3it^9!Si9',9 ou dii Lac, à g., lions condiiit en 10 min. au ca rrefour du Bout des lacs, L'un des plus beaux endroits du hsâa de Boulogne. On s'y trouve à l'extrémité inH^rieure de deux lae^ artiâeielsi.le laaàa^ikùxir^ de 1152 m. dA long et 100 m. de laïge, et le lacjufiJsH&urj qui n'a que 412 m. de longueur. . €es lacs sont alimentés par le canal de lH)ttrcq .(p' 165) «t par le puits artésien de Passy (p. 176). Du premier lac sortent deux ruisseaux, d:Ont Tuik se dirige veyfle'jardin d'acclimatation (p. 137) et l'autre vers la grande cascade (v. cl-desspus). On fera le tour des lacs en commençant à g.
Il y a dans le lac inférieur deux ^îles , dont la première ren>-. ferme un chalet , avec un cajfé-restaurant. Oii y passe du côté g. par un bàfeaûromnibus : 10 c. aûer et retour, II y a près du carrefour des -barques à louer pour promenades stir le lac, à 2 et 3fr. la Vj li-j conformément au tarif. On trouve aussi des cafés dans d'autres parties du bois, notammmt à la grande oAscadeu
Bntre les deux lacs est le carrefour des Cascad es , et k l'extrémité du lac supérieur la hutte Mortemart^^ovi l'on a une belle vue sur St-Cloud et Meudon.* On y a établi depui3 1870 le vaste ehgmp de courses d'AuteuU, qui s'étend le long des fortifications, presque depuis la roufe de Passy ou le carrefour des Cascades jusqu'à la route de Boulogne , et qui a trois pistes , de 2600 ,. 3300 et 4000 m. Les tribunes sont sur la butte. Entrées, comme à Longckamp.(v. p. 187). Les courses qui. s'y donnent, sont des corurses plates et à obstacles (steeple-cbasea). Xe lundi -de la Pentecôte se court le Grand National, un prix de 30000 f^.
La Tifuté. dâ .P«Uijf eoAduit çn ^ min., à TE. du earrefoiw âeaCatfckdes, à Veui;rçe de, Pq**v (p. 176). •— i^teuil est comme Fas«y un quartier tran-> quille rempli de villas. C'est à sa station que commence lH fr^«-ii vi aduc mentionné p. 23 de l'appendice. De là paMent- un tra mway m enant T Boulogne et les lignes d'oinnibus A et AH^ conduisant Via MiSiëTêlnêt et â St^Sulpice, Dans la j*.u«.4.'Aut4uil., rég;,lise X otré^JDaife^'ir Auteuit : neuyellêm^nt reconstruite, dans le stylé roman, par vaudremer^ et le monumeiit du chançeliei; d^Açuesseau (m. 1749). A dr. , la maison Char don' LagasMc^jel^ûenï^^ ; la grande et biBlle itutéttitim^ Ste^Pénne^' derajTAai'* sons de retniU. —w-»—- ■
Arrivé dans le haut du lac supérieur, on tourne à dx. pour suivre rauire rivé ^squ^au carrefour des GoLScq^^s , entre les deux lacs. L&,- on prend à g. pour aller à la grande cascaiie. Lès {^iétdnà trouveront plus agréable de suivre une allée latérale (v. le plan). L'un' et l'autre chemin traversent la grande aUf'edela Rtine-Mar^ guérite et conduisent en 20 inin. à la ^grande c ascade\:qu\'^9rïné* eii>îte d'une grotte artificielle à dsaux étages, en une lâ^ge aappe dQ 7 m. de hauteuré Après en avoir vu Tensembie^ ou montera sur 1« colllxifi-qui la précède ; on y jouit d'une belle vue sur la vallée de la Seine : à g., de Tautre côté du fleuve, St-Qloûd,^ dominé par son
'"^*'^if!cGùlséi^KD^^iT;d^L^..,.,^^ ^
1 1^ gë^ Lj^LSET T ^
isr T^^
BoiêdeBoulo^e:- PARIS; Jtivé dr»4. fS7
^;fise modeni« ; . plus près, rhippodrome àe Longehamp (y. el-dfisr sous) ; en face, le m<mlinji£JLtLMaiêttt^t~àtviJ.iouts qui reatent de raiici«niie et célèbre ahba-^d^JLongçhafnp ; an delA, le Tillage de Suresn^ s (p, 240) ; à dr., tm peu plus loin, le Mont- Val Men, avec sa forteresse, (p. 39). . — Un sentier conduit du sdmmeFdîins Tinté-r rieur de la grotte et Jusqu'au pied de la cascade. -^ A g., sous les arbres , le rest aurijint à^ t y Cas cade.
L'hippcMlr ôme ^^ de Lonu gh M pi^ eat le principal champ de courses de chevaux crede&v'rons Je Taris (v. p. 25). 'Les courtes ou «réunions^ ont îîèti à tonechamp au printemps, en été' et en automne. Les Jours sont Indiqua d^avaace par les Jou^nanx et par des annonces de toute. sorte. Ces courses sont très suiyle»-^ on s^ porie annule Teesl^iigehfinip^.toui^ les avenues et l^s allées qui -^ ndènent four;ziîllent de monde et' présentent un spectacle^ <lu6' l'étranger ne doit pas négliger de voir. Le Qrknd Prix, de 100000 fn, se eoîirt au «Ommènceuent de juin,. et c'est tou,iours u« événement. Il inaugure pour aindi dite la saison d'été ^ Immédiatement après, la haute société fait ses préparatifs de départ pour la campagne, les eaux ou les bains de mer. St Ton veut assister de près aux courses', il faut pénétrer dans Thlp^drome en pa|rant une entrée. Les prix sont : pouf les paviUon#, 6fr.} renceintadu pesage, âOfr.t avec une voit, à 1 chev., 15 fr.^ avec une voit, à 2 chev., ÎO fr.-, à cheval, 5 fr.; à pied, I fr! Il y a trois pistes, qui ont 1000, 2300 et 2900 m. de long. — (Test aussi àllkippodronie de Longehamp que se passent les graodea revues.
La grande, aUéede Longc hamp ^ moins agréable que les nUées latérales, conduit diréctémenr de rM][»podrome, à g. de Itf cascade, à la porte Maillot (p. 134; 3 kîl. Vj). Elle passe d'abord non loltt du Pre Catelar i, enclos situé k dr., entre cette allée et lé lac inW- Tîeur; Il s'y donnait autrefois des* fêtés ; ce n'est plus maintenant qu^cine dépendance du Jardin d'^àcclimatation , contenaint sa grande vacherie et où II y a un café-restaurant. Plus loin k g., l e Cei rdê des Patineur», pièce d'eau réserrée et tir au pigeon, appartenant au »Katin|-(5iu&." Vers l'extrémité de l'allée, à g., une route menant au jardin d'aiçf.Hmaiiit inii (v. ci-deswons).
La rou te de Neii llly (p. 139), en deçà du champ de: eOnvsea, paase^nlre
equl
tean construiti par François I^*^, qof Tavait^ dit^n, appelé ainai en sou* ye^ir de sa captivité en Espagne. Ce château, détruit depuis ka Révolur tion, était remarquable par sa décoration extérieure, composée de terres cuites de Girol. délia Robhia, qui a>xistent plus, et d'émaux qu^on verra «a musée de Chiny Cp« 194). Il y a na bon. reftouraul à la porte de Madrid. Prè« de là, à dr. de la route de ]^»Hriâ, le Cercle des I^atineurs mentionné ci-dessus; à g., la mare de Si-James, ^i ensuite le Jardin d^àceUmatatioh ^ qui a tfne entrée à g. à la pôrte*3e «euîlly et une à dr-^Ten't tree principale, du eôté de la porte des Sablons (v. le plan).
yÇ *^fjjj|j^*iflMlijMtiltol I '^ Une partie :du bois; de Boulogne, de 2Q. hectares , de <9uperrflcie, au N., du coté de Neuilly (p» ^39)^ a été .concédée, à uae saleté qui en a. fa|t une. dejsi plus beUei at des plus in^ressuntes promenades d^ Paris^ le ia^dîn,^^jiP£MmaiaUsP^ '^ fondé -pour introduire en Fi;auce toutes. ^es espèces animale^^jou végétal^js utiles ou agréables, domestiques ou sauvages y les multipUei et les faire connaître au public. U répand.et vulgarise les meiUeurs types
138 Mivé dr. 4. PARIS. Jjtxfàiài d'acéUmaf.
put rhnportâtion «llaTente) et s«rt d'interraédiaiie entn l«s éle^ reuTS de U France et «eux des pays voisiiu.»
On »*y Mnd tdHoia^ a« l^oi» de Boulogne (▼. p. 135). Let per«onne4 qui prendront une voiture et ne voudront pas la garder, anront intérêt à la renvoyer aeànt de tortir des fortifications (porte Maillot; v. p. 134), ear Bana eela il leur faudrait payer davantage noir le trajet, plus encore 1 fr. d'Ind/omnité pfiiur le réjoui; (v. p. 14). Il ny * pea loin de la porte Mail* lot au jardin (tramw., p. 134). Les jours de eoacert (v. ei-dessous), il y a des omnibus spéciaux partant du boul. des Italiens,, n^S, et prenant lea visiteurs dans le jardin pour le retour (1 fir. ; retenir sa place).
Le Jardin d'acclimatation est ouvert toute la journée. Le prix d'entrée est de 1 fr. dans la semaine pour le jardin et les serres et de 50 c. les dimanches et fêtes (on peut s^abonner). Les Toitures sont admises à Tintérieur du jardin, et alors il est dû, outre rentrée personnelle, 3 fr. pour l'équipage et sa livrée. Les enfants au*dessous de 7 ans ne paient rien. Il x >^ gQ^.ggr/ , en été , les jeudis et dimanches, à 3 h., sans augmentation de prix.
L'entréejprinoipale est à T^., près de la porte des Sablons; il y en a une autre ai'opppsé, près de la porte de Neuilly (v. ci-dessus).
Kous Indiquerons Titlnéraire à suivre, en mentionnant sommairer ment les curiosités (voir aussi le plan du hoiB de Boulogne, p. 134). Il y a partout des éjtiquettes explicatives.
On se trouve en entrant dans une belle allée de 10 m. de large j qui fait le tour du jardin. A dr., les hvfeaus} de l'administration, <pi. 1). A g. (pi. 5)y la gjiynde serre, donTnôus reparlerons. Plus loin à dr.j l'établissement pour r e nffraUsar ^^f ^ , n^ ecanigtie des volailles, où, par un système Ingénieux, on peut nourrir 100 poulets à rheure et les faire doubler de poids en 13 jours (de 2 à 5 h. ; entrée, 50 ou 25 c). Ensuite une exposition permanente industrielle, surtout d'objets relatifs aux jardins, aux parcs, etc., ave c une t our de l'exposition de 1878 et un ascenseur (25 c). L'autre tour a g. est lé pigeonnier (p. 139). PuisTTdr., la iingerie, A g., les fsues^ et à^s autruches, A dr., la faisanderfe^ devant la quelle 8*éleve ' la statue en marbre blan,Q^du naturaliste Daubenton (m. 1799), par JodTîî^et l'hémicycle de l a pouU rU (pi. 2), bâtiment monolithe en béton. A g., les c hamea ux ^ ' tTdrT, les ^ ^'^f^ro os, etc. Ici aboutit l'allée venant de la^onéTte Neuilly.
Un peu plus loin sont les ^eurieiipL 3) et les parcs qui en dépendent, avec des quadrupèdes ^e tout genre, plus ou moins dressés pour le service du jardin et des visiteurs. C'est là que se porte la foule et surtout la jeunesse, pour faire une promenade êur le$ et/i^hants , les dromadaires et autres montures , ou dans des voitures attelées d'une autruche, de zèbres, «te. T^tiife : dit>mad«ires, ^0 c. ; éléphants, 2Ô; Voiture à l'autruche, ÔO; petites voitures, 25; petits chevaux, 60 c. Il y a des girafes dans un bâtiment plus loin. A c6té, le nouveau panorama du inonde anUd UuvUn ^ par C«8(el«> lani. A g. au tournant, les lamas et les ^pàcqs et un to ther a rti*' ficieî pour les animaux qui aiment à grimper: mouflon, chamois, etc. ' Ensuite , à dr., la vacherie j à g.; le bassin des ofafi^s ou lions
demêr ( pL -4), qui s?«in6ii€«ni de loin p«i une sorte de glapiise-» ^ ment , et qu'il est enrieux de Toir mmger (à 3 h.)-. IXerrière , les * antilopes (pi. ô)s. A d^. «le Psllée eiiovlsiie, Itiis^iàê (lait eheud ^ c ). Pttis r gywaHtii n (pi. 6), qui compte 14 cuves d'eail de met ou d^eau douce, remplies de poissons et d'êtres sous -mariné fost curieux. A la suite , le eafe-'huffe t, £n face, le kios^t du ûo nûtftê, e t apfès, les (trfs (pi. ï). Adr., le then it (pi. 5J7 qufëisr très important. £n face, une librairi e, A clr. encore , les serres'^ dont «neeoatenant d^ oineatfx^ mais surtout la grande êerre (pi. d), qui a de magnifiques çamSIias , et remarquable par la manière dont elle est construite *et'diS&iBuée : on la ferme en été & 6 h. '
EnDn ail centre du Jardin, que traverse une petite rividre, tpttte sorte A^ni*M^^xn^untiqi^f.f9>t \^ fi^ê^nnJKr fpi. 10), où Ton élève des pigeons voyageurs. — Cafés-restaurants dans le voisinage, v. p. 9;
lleuilly, q ue traverse I« grande avenue du même nom , qui fait suite' &' cenles des Chàmpa- Elysées et de la Grande- Armée, au N. du b ois de Bouton ne, est auJourSlbuî une ville de !fô235 hab., en quelque sorte un faubourg de Paris, bàbité surtout par dé petits rentiers, des employés et des ouvriers, qui préfèrent ce séjour plus paisible et moins coûteiix. Il y a cependant dans le quartier N. quantité de jolies malsons de campagne , bâties sur l'emplacement du parc du château de Louis-Philippe, détruit par la populace en 1648, i
C'est à Neuilly que se trouve , près de l'enceinte fortifiée de Paris \i<|H r^ivt sjvt St-TBaPiWAyp ( pi. B 9), mausolée du style byzantin , construit à la place où mourut , en 1842 , à la suite d'une chute de voiture, le duc Ferd» d'ùrîeahs, fils aîné de Louts-PhlHpjpe.
On pou> la viBîter) a^nnear au n^ 13^ presque en face Çpourb.). -^ Sur }e maître autel, une Deâcan/Lp de '^9 ^ ^° marbre, par Trtqueii. A g., le monument du prin ce. auMi par TriqueUy d'après Arp Sch^er, avec un ♦J thge en prière , par la sttur du due, Marie d'Orléans (m. 1839}. Les ; viMÔSrvSm d'après Ingres (p. Ij21). Pans la sacristie se trouve un tablean , de Jacqua$uit re pjiSsentant les dernie rs moments du prince. '
Un beau pont traverse la Seine ajL'ex trémité de ^revenue de ; Neuilly ; de l'autre côté se trouvent , à di.^' Courhevoie (p. 240) et dans le haut, le monument de la Défense de Paris, groupe colossal, J en bronze, par fiàSïas'. -
)C6, Dn Palajg-Hoyal a n Père-LachaiM. \
N^I. Du Palaii-Hoyai An^ gJ tee CeiitrâleVr''St-Engteche. '
Cette promenade eomprenani ïa visite ' ^Tî onserv àtoîre des Arts et \ Itétiergj ^n ehoisinf de préférence uii des jours où ' il est public Cdfniîin'èbé*, \ AÉÉTet jeud^, afin de le vj^iter plus à loisir.
hà rue d es Petits- Ohamp s (pi. R. 18, 21 ; II), qui sépare lePaiâig- ; itA3^ALip* è^ï à^ 1» Blbïïolhèque Nationale (p. 157), p^sse à l'E. au ': biB9t de U r ^e Vivieun e (p. Ô2y'êt dii pasAapéVivi^n uê. et se termine djQ ce oôté àlar rue de la Banqu e. Dans cette rue spnt trois édiflcee modersiee aaseï remarquables : à di., la tqafrUduII^ arrondissement . (^ tomgeL ^t la ca serne d^ la JBqnque; à g., ïhçtel du Tîmbf47^" 1 ^Dans la rue.de l a VriU ière, à dr. après la rue des Petits-Champs, '
U6 àivtOrJé. PÀÉt^. Hôtel des Pôête».
/ «girtadi. Il y reste, eiàcom 4u. zTïn® f .^ uneoMgRifique galet ie j dUe / U gùi^nfi do9t€i mak on B*estipa8 acUilie à la visiter. j .. Oa «ait que, lai Baaqu« 4^ France,, uii4es pMqiieni établlMemeiUfl d« , crédit du monde entier , ' a seule le privilège d'ëmettre des billets pour toute la France. Elle escompte en outre ces leffets de commerce, fait dea «vanees sur vale:iir0/ reçoit dea dépota < et diéllYra des billets: à ordre pairables dans «es suaaue«alea 4e/ chcçfs-Ueux da département.. Saacavea» qui contiennent pour des milliards de' valeurs d^argent, 4*pi^ ®^ d^ autres objets précieux, soift absolument k Tabr! de toute tentatfrW de Vol, tant parla solidité de iauxlcdnattuetion .^e par les pr^èaatioiM'ailiiuliauaef \ pviaes pour les . j^rotége^. - ^ ..w
i Une petite rue fatér^lp nous çpnduit de U Banque a, liC£bAfifi-
pjBfl> VïCTQ^REg (pi. K, 21 J ///) , petite place çijrcuUire. construite ^ en,li>Qb. sur ïes dessins de J.-H. M^ps^rt et décorée p^r^son pro- ^xiétalre/le duc 4e U Feuillade, d'un^ statue dorée de Louis XIV, avec rinsçiiption : «yiro Immortall»* Cette /^^tue fut 4^tru^ en ,' Ï79!l 0t.rèi»pUcée par un obélisque, où étaient, iu8crités.i<>s. victoires de ^'aimée républicaine ; de là le nom actuel de la place, ^uis il y eut une statue du général Desaix, enlevée à son. tour en 1814. — La ^t(Uue é(^Citre 4^c^ ^(i^yM 7[iy qui s'y trouve, depuis 1822, ^st trop graivct^ pour la plaça. Le roi est,. représenté en.çostùmç Vçm^in. mais avec une perruque^. sur un cheval qui se cabre^ toute I la statue ne repose q^ue çur les, piedç de der;fière et sur la queuç Ae ce cheval., £Ue estTœuvrecfe Botio* Les ba$-reliefs du piédestal \ jeprésentent le passage du. Rhin si vanté et Louis XJ V distril^UA.nf \ des récompenses à Tannée. , .
\^ À quelques pas au X.-O. de cette i^aee s'élève l'élise de Kotra-Bams-
dea-Tiètoiret , construite de 1656 à 17l0, en souvenir de la prise de la B<fchel{e sur le0 protestants. Elle est célèbre eon^me siège cTune arehi- )tonfrétie. L^atutel de la Vierge, à dr. du chœur, est encore rieheiaeiit orné, bien quUl ait été dépouillé de ce qu*il avait de plus préeieux par letf insurgfés de la Commune. Lès tntirs de toutes les chapelles sont «ouverts de plaquées de marbre avec des inscriptions, qui sont 'allant d'ex-voto. Les boiseries du chœur sotit très remarquables. Ses tableaux, «ne Allégorie de la prise de' la Rochelle et des Spisodef de ta vie de ^t Augustin, ^nt de, 7av»<o«, ;.>-,;•,,
La petite rue Pagevin , qui descend à T£. de la place des Victoires, va bientôt être démolle et élargie ; elle formera le prolongement de la nouvelle rue Etienne ^Marcel y qui passe au N. du nouvel hôtel des :Ç^9(i99i0tfqiii sera eii/n||[»f .tHnps raeCpi)^ afec la partie déjà existante du .côté du boni, de SébastopoL . / V- L'hôtel P EaJoaiss (pi. tt. 21'; J//^,*'dont la reconstruction doit etre^ terminée en 1884 / ne sera pas précisément un monument remarquable par ison architecture , mais un édifiée parfaitement wskér nagé pour le servioe auqXiel 11 e^t destiné. Il formé un vaste <[ua- I afiltftèr^ l80l^ entre la rue Etienne^Marcel au K., la rue \du Louryé I Â rO., unenotiTelle rue Q^uttemberg au S. et la viéllfe r^e* JMiH J^oques'^Roussecu' k l'E^- La rné du Louvre est un tronçon de ceH» ' (E|«l passe devant le Vieux Louvro et doit être pi^Iokigée iBtaë au \ delà dé l'hôtel des Postes, jusqu^à la nie Montmartre. Oètte dernière \cr#ifle la rue EtienntB-Marcel à l'angle N.-E. de la Peste* L'hdtel,
S'ont des Innocents. PARIS. Mive dr. 5. 148
HBO vaelte m^i aboutit à la rue Montniurtee. Aprè# !• trassept, la eha dédiée à St£u8taehe, qui était général de Tempereur Titus ^ les freiqu sont par fe Bîne^. Enfin 4 ebap. décorées par Éasiet (restauration!
i ehap.
iiques lions), Siesmer^ Jfatnqmû et OiaiÉt. ^ On remarquera auMl le wàttre autel , en «arbre blase} la ebaire moderM, en hoia sculpté, par i/oMjf et FitonH; les boiseries du bane-d'œuvre et rorgue, un des meilleurs de Paris. — 8t-Eustàebe est très fréquenté les Jours de fête , à eause de la bonne musique qu^dn y entend.
Les Halles œtupeni la place du yieui; mereké des Innocents, .La ^3N>vTAmmï>9aItmocKJStB qui le décorait y est meintenant au eentijB d'un sqaare » en S.-E*, de l'autre i»té des Halles* C'est un bel our ▼rage de la rmaissance, dû à FUrré Leécoty maie oootidénbleoieQit iftodillé à plttsieum reprises. Elle était dans le principe aâeasée à BB* église des Innoeents y et elle nTevait que treis aittades y tandis que c'est à présent «ne oonatructidn carrée doât la fece méridiiMaàlB est moderne^ de anéme que les. six gvadins du bas , fbnnant auiUait 4e ▼asqiiet où l'eau deeoend d'UiM ceupe placée aiu milieu. Aux -pâ0ds-»dioite des aiHMides, eniire des pilastïes ootiutIâeBSy à»s N«Xide4, dtfnt les anciennes sont par Jean Gêu^on ; au-dessu»y un riche elvtablem^it et un attique à bas^reliéfs par divets artistes*
II. De* Hallei Gentralef à la place de la République. CoMarvatoire des Arts et Xétiers.
y- i.». jnnsd^ TwhifM fpK R. 1i • II J) ^ graUd» e4. belle rueneAte q4i parTleTexité^té de l a me Montm artre, dite Upointt Si^^Eus^ tgdity conduit directemeat i la place dq 1a Bipiiblique ^''al^DD ih. des Halles. Elle traverse à 200 m. un tronçon de la: rue Etieilne- Marcel (p« 140), où L'on aperçoit la tour de Jee,in*'saMs*^Fenr, C'est une tour à créneaux avèe baies en ogive. Bile faisait ^ia partie de l'hdtel de Bourgogne, où les Confrèrts é/€ la JPaMtofi* eurent Jeur théâtre ù partir de 1548, et où lusent d'abosd représéhtésrle Gid de Corneille, Andromaqu»et-^èâre de Rtoino. A ^intérieur e&t un bel escafier à yis.- Pour la visiter s'adtesserj'Sur'U demèce» au n^^d de la rue Tiqtietoane<
Plus loin, la rue de Turbigo «roias le hmdivard deMbasto^l, que nvus remontons à g. Au bout d'une rue latérale, à dr., r<^ise St-^Nieolas-des^€hamp8 deat IL sera: pulé p» 148. Enauke, aussi à dr^ du boulevard , le joli square des Arts->^"Mitiers , deTsnt le CownHataiw du même 'Ufora. U est décoré d'uiiê colonne: avec utie Yictoire en bronze df après OmtfjEB^ enmâmOireâe la campi^ne de CriméeL De chaque côté 6<mt de petite bassin» avec des figure» en bfonze : TAgritrultuiie et ilnduatrie, puw Gkimeryf laCofliBMfce et les Arts, par OtHn, A côté du square, letitéâtrede laGnîte'i^. i2t)).
Le ^OBMnratoire dea ArU et Xétiert (pLRr24; i/l) est im établissement de U plus haute importancb, comme mw^'^induêtriel -et par Venseignement qui s'y rattache , c4»formément au déciet de la Convention qui le créa en 17M.
- L'idéedela àolleotionremonto,dit^on,il>escaxtes(lôd6<>d6ô0>; elle •fhtdu.moin6 misevn jptratique^èa 1775 {ailecélèbreàiécànicibn Voiir
U"^ Sivédr.ik PÀM^. ' 8i^:^siatke\
t>«urr«, iTlW21B kilogt. d'^elifs, à raison ^e 2(^«6trfs ^«r kilogn, fit 6967 357 kil^r. 4e £rôinagie. Àvatit ia fin 4e FbiY«f appâïaissiïAt attx Halles les ^rimears d'Àlgërie, puis ce sont le midi , le t entré et le Hord de laTtance qui exjpédi^iit ]«s letirs a Fdnvi, de soïtet^uè Ton peut s'en procuret a Paris plus facilement et à iaeilleur compte qu'en proFylnee, et que les Halles deviennent un entrepôt où se fout^ nissent les ^ands marckands ^du dehut^ et même de rëtrangêr. ^ Pour achftver les Halles Centrales , on fera disparaître les laïui* sons qui les séparent ei#0€Te,ilH)., d^fn ^iflce à; i»)upole dans f *aïer duquel elles se iibuyenl. Cet ^ifl'éé^, sifûë fftè> dfé Yiartnes, tsi la HÂi/VE kv tiLé, construite en 1662, nneéndiëe'en ISCK^etré^ bâ<ie en 1911. Elle esi en pièive et percée d« 25 àfeades Hnti^es: La rotonde mesure, à !'fntérieUr, 42 m. de diamètre sur 82 m. 50 de hauteur , et tout autour rè^ne une galerie soutenue par Aes pî* fiers. — Bft dehors de la halle , au IS., se volt une- colonne dietiq«e cannelée; de SOm. deha^Uteur et 3 de diamètre; <éle^é^ ««1572^ sur !\)rdre de Catherine de Médicis, p^ùt servir/ dH *'on, à des ob«er<^ vatiéns astrologiques. "
-•fn^ Suttaehe (p). R. 21,20; f//), «h face d«s Halles et au com'mencement â<êd rues Montmartre et de Torbfgo, est iine des plus im* portantes, sinon des plus reinarc^uables ]^arini les nomhteuses «églises de Paris. CMr édifiée, construit deiô92i6'1637,stirr les plans de Ofe. Dafpidy oflï'e un cuileut m^lal^ d'arcHitiectute gothique dégénérée €t du style dé la renaissatiDe.. A rertéHeûr commua liintéyKmii, Tordonnançe générale est celle des églises gothiqueé^tfv^ï., flials 1^ pllein dntiri^ y 'remplaèe l*ogive , IM cénttétom MiteuSeni^ des pilastres composites , leâ piiienr d^ lUntétieuir pHèententtesdivem ordrts^de colouhes superpbséê, ^ les ornemente sont cent de lai reiiAis^ 8an<9e. Lé graiid portail edt line ^ttvte «lédi^cro du irmi^s^
îxttaunvR. On etttro pav le ^and' povtialt vu^paelum peàila pwtè lat^B^]«, pf«8da Jia me Dbgnf^artre. Védiflee, ^OBf,da.l06a»*, Ur^ede 44 et haut de 33 sous voûte, est divisé en efnq nefs ^ il présente dés proportions élaneéès et aériennes, t|ul ne Manquent point de ^andéuri* Les ebapellefl-aoïit eatièremtibt v^iàtioà-. ti eoniiEiâent defl:'lce8qaie«- remaria- ^98«reUMiinq8jrtt3i sa^tf avcqjuel* «ep.«kapelle8Aonti4^ié^OBspriptio^»X les peintures de ^a 4^ et de la !S^ ehap. a ^r. sont de Gourlifr et de Moaimét. 1t)'ang ïa'àernfëïë, mie Belle étatuè fénàtbalé de femme. èl& niarb^er hlântr. <M tanrd». du ' transept, 'dM haénreAiefs yun i>#Vttf<4id'étataiesidfl8«tpdtMp jftK J'-9* D«^jf'ek 4m fresques; par.^^^npL V.ïvls ;Qm,,.â«^ap.,déep^éea par Larivi&ej Yaùgélei, LazerWy Cornu, (res(auratlons) et /^'fo. et des freaqtféif de Pàinéry^ IfSennèw^y et Sfyn^i' £n^ultte la ehap/ de là Vierge, tSjbn- -tée «a cdnMnénaémeirt de or slèiple.-. 8hr! Tfailtel est* une < afatoa de la
Vierge par Piçalle. Les fresques sont de Coutvf^^r La <t^P- suiv-v qui a des fresques .par Béjtard, renferme Ip tçmbeàu dé CotÔerfy ministre dea fi&anceé de Louis XIT. OV»i ûn'sé^eopihage de marbre haît^ avec la statue agéniHÉilléa deOolbertir.Ma^iBacbrè.UaiR^ par <}i9irae»<M^' etj a&x a&trtfmlt^Sf eeO^ de rAboadaneç, aussi par Coy^evof ^ .et de. la R^ligjipn,
5ar Tubjf. . Les 5 autres ehap. autour du chœur ont des fresques par »^f0<rme; Musset (restaurations), -^rrtfr, *Piekon et '•FéUœ Èttfrias (8i Leiiu>. Xe bras IT. dn trsMept esi déeoré de iMM^rcliafavdA atatuea d'apdtna et de fresqi^ef, ^mme pelai, do S. otpar^Açi^mêm^ artistea. , AuMtavnMd'un bénitier , un beau groupe représentant le pape Alexandre Ï^S ^ 4^ ^At due- llnftituifoA de Peau bénite, n y a ite eé edlé mu jeli portât^' diuM
d4ï Mivè dr, 6, PARIS. Afts et Métien,
canson, (^ui WgUa en 17S3 aii gouvêmement sort musée de machine*, instruments et outils destinés a Tinstruction de U classe ouvrièie.
Le Conservatoire est établi depuis 179^ d^ns Vûuc, prieure de •St-Martin-d^S'Xfhafnps, de Tordre de Cltiny, qui remplaça en 1060 une abbaye bien plus ancienne et subsista jusqu'en 1789. Les bâtiments en ont été restaurés ou reconstruits et complétés depuis 1S45, niai» ils ne boni p«9 mieoreiioatià fait dégagés* Les seules pairties dntére8»*iites d'autrefois sonti'anc. église et Fane, réfectoire. L'an*- ■eUriné d^Ue,* au S;,- estrine construction retnar4ua1)ledes xi^-xin^ s., qtt^on ne Toit bien qu*Â rintéiieùi^. (p. 145). L'onrim réfeetHre, à dr. dans ta cour d'bonneuTr est un' beau vaissecu à -deux liefs, du xaâ B., attribué à Pierre de Montéreau , l'avohiteete de la Sainte- Chapielie-Cp. 187>.- Il tenfcnne> ta bibliothèque ^ et on ne peut le visiter que le lundi, maiela hibiiothàquéy q«i compte env. 2ô 000 val., •eslf- publiquele 'dim.'de'iOh.'wSh. et deiis la sem.^ excepté lés luiidls'et lêtes, delOh* à3h.'et de7h. Vsà lOh. du soir. Ilsubi- -siata bien une petite partie de VenceiAtefqrtifiée du prieuré,->au N. ; mais il n'est guère pessible de la'TDir, ce côté n'étant pas d^agé. Elle est du.xn® s. ; une tour qui en faisait partie a été reconstruite depuis ^pèû à g. Se l'a façade sur la rue 6t-Mafrttri. ' ' ^ -
Le *MU8ÉB est- public Ws ^ièi&hch^ , Màr«l et jeudi , de 10 h. à 4ir., et- visible' atissi- les autiéâ jokus avec une autorisation- qu'on ebtient féeilemefat eu se pi ésentsàt à Padlntonistiation. Les macliiiies •de la galerie d*etdai;në marchent quelle diaiiaraehe. L'entrée principale' est par. le portail- madeome dertlore^e square et par «ii perron 'moâumentèl dans la ftou't (pas de- vesti»t|e obligatoire).!' Les coUéc- 'ttonq soatr4i visées, en 24 catégories) désignées par des lettres majus^ ~eoIes /et ces eatégoties comprennent ^aeune un uombreiplus ou moâns gtfand desulhdiVisiônd, pouc lesquelles on' a employé des lettres miftueculés. La i^rtie coneertiaBt la pbysiqtte (F), plils déVieloppée que les autres;, a lOisous'^eatégeries désigilées par. une -seconde m»r juscule (FA , PB , etc.) et des subdivisions comme' les 'autres. Le dernier catalogue (1882, 1 fr. 76) coitiprend 9925 numéros, et il n'est pas complet* Les- obfjsts appartenant à. une même catégorie ontité-^unis' et. classés Aussi bien qUepsedsible, de laçojti-à présenter la chrohologie diës inTeiAionk et- découvertes dans eb»cune d'elles. Il y a partout des étiquettes éxplioaUvesqui fioùsdispeasentd'estrer 4aiis Jes détailiB. • Le- plan permettk'a de'>s'orientiBr fadie&nentj et notfs ^«donnons ei*«des80us pour fckaque partie- leè divisions générales..
Itetds-c]i«iiatte. -^ Pams le vestibule^ et la I*!^ salle ou èalle-échOy qui y fait suitè , des ^disf rues ^ > un. laminoir universel- pour plAques de bHnâage , un 'misdèle' du '^aqueboi à -hélxDe 'le i»&anube>»i La ealle^écho s^appelle ainsi à cause de sa voûte ^ fcohstruite de telle '&ÇOB qu'un mot prononcé à YOix basse /dans un coin, s'entend dis*tinctement dans le coin diagonalémèùt opposé.
0ÔT<'N0lU>Xà g.)» — 1'^ salle ; poidê etyne^wreà français et étrangers, dont la plupart soiit des étalons. L'escalier i g. conduit à la
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CONSKRVàTOIRi:
ARTSiT^MCTICaS.
Artê et M/tUn. PARIS. Bive dr. 6. 146
1"" aile du 1^' étage (p. 146). - 2M^ saUes, à la suite de la précédente et du côté du jardin , horlogerie : horloges de précision ; anémomètres ; outils pour la fabrication des roues démontres ; échappements et balanciers ; automates ; serrures artistiques, etc. — 5^ et 6^ salles : instruments de géométrie et d'astronomie ; plans en relief; machines à diviser la ligne droite et le cercle ; cadrans solaires, sphères avec mouvements d^horlogerie, etc.
Aile DU nobd, à la suite de la 4^ salle ci-dessus, nouvelle galerie con8acrée*[aux eonstm^tiont civiles et à la géométrie descriptive. Nous laissons d'abord de côté la salle de g. et la galerie du fond.
— 1'® salle : marbres, verres pour dallage, etc. — 2^ salle : géométrie descriptive , modèles fixes et mobiles pour l'enseignement , instruments et machines à dessiner. •— 3^ salle : charpentes en bois et en fer } coupe des pierres. ^ 4^ salle : constructions, surtout des ponts.
— ô® salle : maison'^en construction , ateliers et panoplies d'outils.
— Galerie, en revenant: grands modèles d'excavateur, de perforateur, de ponts, etc. ; grands modèles de charpentes ; échantillons de pierres ; appareils pour la manœuvre et le déplacement des fardeaux , etc. -*- 6^ salle : suite des matériaux de construction ; modèles de poêles et autres appareils de chauffage.
CÔTi siTs. ^ I'^ salle , métallurgie du fer : modèles de machines , de fours, de fourneaux et d'ateliers pour travailler le fer et fabriquer Tacier; échantillons d'acier et de minerais. — 11^ saUe, modèles de machines pour Textraction de la houille et des minerais ; métallurgie du cuivre, du plonib et du xine } souffleries, ventilateurs, appareils de sondage. — UI^ et lY*' salles, agriculture : modèles de bâtiments d'exploitation rurale, de greniers, de silos * échantillon^ de graines, de fruits et de bois.
Aile j>v sud , à g., suite de Vagricultu^e : riche collection d'instruments aratoires et autres instruments agricoles ; têtes de toutes les espèces bovines, pièces anatomiques.
Ancobkkb lÊoLiss, à la suite de la lY^ salle: machines, qui fonctionnent devant le public les dimanches, surt<>ut, à g., des machines hydrauliques ; à dr., des machines-outils, des machines magnéto-électriques, des machines nouvelles. On remarquera aussi le chœur de Tédiflce (v. p. 144) , dont la partie de dr. n'a pas encore pu être restaurée. On y a placé le modèle de la statue de Papin, par A. Millet , érigée en 1880 à Blois. Dans l'abside , la première voiture k vapeur, inventée par Gugnot (1770).
Nous montons maintenant l'escalier à g. au sortir de la chapelle.
I<^' 4taffe. — Galbedi puncipaia, à partir de l'extrémité S., les récepteurs , c'est-à-dire d'abord les moulins à vent et un vaisseau à voiles , puis les manèges , les nuchines hydrauliques , les machines i vapeur et Isurs diverses parties. — Ija série est interrompue , vers le milieu de la première partie , par celle des machines'^ outilê, qui se continue dans une salle a e. La remarquable collection de cette salle comprend plusieurs machines de Vaucanson,
Bttdeker. Pari* , 7e ëdit. 10
146 nivèdr.5, PABÏS. Arts et MèUrs,
aititei que des outiis emplèyés danâ divers arts manuels, et des pièces de tour. — Au milieu de la galerie prinéipalè et dans la partie voisine du corridor du côte du jardin, des modèles relatifs aux elrainins de fer. A g. de la galerie , une autre dont il va 4tre question, et dans la d:emière partie et la salle qui y f^it suite, èes machinei^ ajrptrreils divers , ûeè appareils employés 'dMis- les arts chimi^eé, surtout pour les produits servant à ralimentation, â la lidisson-, àiix usages domestiques et à U fabriéatioft du gazï '
1^^ AILE bû NOB» , i g. db la galerie principale , fiature et *»s* sagt, ' i^ pafrtie-: outils et machines pour la préparation des matières textiles. 2^ partie : métiers i fller et à tisser, entre autre», au nlîlieu , à dr., le métier- de Vaueatison destiné à remplacer r«ic. métier à la tire dans le tiissage deâ~ étoffes façonnées. -A g;, enivè tes fenêtres, le buste de Vaucansôn ,- et à g. de ce buste le modèle flri métier àe Jacquard, qui l'inventa au Conservatoire, en étudiant "celui dé Vaucansôn. Toutes sortes d'échantillénrs'de tissus. 3^'partie": ttesus de soie et matières tinctoriales; grand vase dé" Sèvres et ta-^ pisseries des Gobelins et de Beauvàis.' -
' ' II' AILE DIT Noan , à g., à l'extrémité dfe la galerie principale. 3 sallçs avec la suite des arts chimiques et 4 consacrées kia. arts graphiques. * l'^ salle , surtout des appareils pour la conserviition «t la- carbonisation du bois, d'autres pour le traitement du charbon de terre; Au fond , les planches* d'un ouvrage sur les^rts décoratifs. — 2® et 3* salles : papeterie, matières premières , machines «t produits. -^ 4® et 5® salles : gravure , lithographie et typographie, butils, appareils^ machines et produits, miême des machines àcom-il?osér, à' écrire, etc. — 6* et 7* «ailes : photographie, appareils et épreuves ; applications diverses.
ilî* AILE DU NoBD, à l'opposé de là précédentCj du côté du jardin : suite des arts- chimiques,- céramique et verrerie» -^ 1" salle : fabrication des. produits chimiques, poudres, <ïhaux, plâtres' et cimentsi a'pprét,' teinture et impression des tis'sUs. — ' 2® salle : modèles d'-ate- Iters, de machines, de fours pour la poterie et la porcelaine; statué eh -porcelaine de Bernard Palissy ,• grande coupe «n porcêiaihe de Sèvres j dite -«coupe du travail», d'après Diéterle; porcelaines tendres et dures^, dont beaucoup très remarquables par leurs décors ; émaux; fairênées.' ~ 3® salle : verres et cristaux; lion et serpent en verres filé, tordu et coulé, œuvre de patience qui a detiiandé 30 ans de travail *, imitations des diamants célèbres et de pierres fines, bloc d'aven*turihè, curiosités. ^ 4* salle : céramique et verrerie "étrangères, etc. ' CoBBiDôB j paraUèle à la galerie principale , du côté du jardin, au deH'duquel on voit la nouvelle école centrale des Arts et Manu^ factures (v. p. 148). i'^^parti!^: cinématique ou théorie du mouvement, surtout ses différents modes de transformation et* de transmission^ indicateurs mécaniques, tels que dynamomètres, compt feûrs , etc.^ mantauvre des fardeaux par treuils , cabestans, palans, grues , crics , etc. ; machines à calculer. --- Au milieu, les modèles
Arti et MHert. PARIS. Bive dr. 6. Ut
de chemins de fer d^jà mentionnai. — 2^ partie, pkyHqué: éiW" trlcité, optique et acoastique, notamment des télégraphes, des téléphones et antres appareils pour la production et la transmission du son , des miroirs , des instruments de mufique.
Ails du Sud j physique (suite). 1'^ partie , une sorte de vesti* hule: machines pneumatiques et hydrostatiques, machines pour l'étude de la pesanteur , de la communication du mouvement par le choc, de la chute des corps , etc. — 2* partie. Au mur de l'entrée et du cdté dr. : petits appareils hydrostatiques , appareils pour mesurer la pression et l'écoulement des liquides et des gaz ; petits appareils pneumatiques. Puis VÛeetrieiti, actions des courants : boussoles, galvanomètres, grands électro-aimants, électro-moteurs. Au milieu, en deçà et au deli de Tarmoire r électricité statique, machines électriques ,' batteries , etc. Dans Parmoire : petits- appareils iftectriques et magnétiques de toute sorte , autres pour l'étude de la ^eUwr: dilatation, chaleUr rayonnante et vapeurs. Cdté g., en revenant, après avoir vu la 3- partie (v. ci-dessous)^ iuite de Télectricité statique; unaçn/tiême (grand aimant naturel); chaleur (suite): calorimètre , appareils pour rutilisation industrielle de la chaleur du soleil , pour mesurer la conductibilité , pour les expériences sur les vapeurs , la dilatation , la chaleur rayonnante, etc. — 3*^ partie. X g. et au milieu : appareils avec lesquels Lavoisier et Laplace ont reconstitué Teau. Au fond et à dr. : hygromètres, baromètres, tliernomètres , éleetromètres , etc. • '
L'sNsmomiifnirr qui fait du Conservatoire des Arts et Métiers la Sorb&nne de l'industrie, est public et gratuit. Il comprend des cours de géométrie, de mécanique et de physique appliquées eut arts , de géométrie descriptive , de constructions civiles ', de chimie générale dans ses rapports aveti Tindûstrie , de chimie industrielle, de chimie appliquée aux industries de la teinture , de la céramique et de la verrerie, de chimie agricole et analyse chimique , d'agriculture ; de tràv^aux agricoles et génie rural, de filature et tissage^ d'économie politique et législation industrielle , d'économie Industrielle et statistique et de droit commercial. Les cours sont faits le soir par les hommes les plus compétents , en partie des membres de l'Institut. Voir les affiches aux portes. Certains cours comp<^ tent jusqu'à 600 auditeurs ; la moyenne est de 260 à 300.
Le portefeuille industriel , qui complète le musée , est dans le bâtiment au N. de l'entrée principale, et la salle où il se trouve est ouverte au public tous les jours , sauf le lundi, de 10 h. à 3 h. On peut y étudier les dessins des machines les plus nouvelles, en prenr dre des copies ou des calques. Là aussi sont déposés, à Pexpiratlçn des brevets,- les originaux des descriptions et dessins qui y sont relatifs , aindi que les marques de fabrique. — Le Conservatoire est aussi chargé de la vérification des poids et mesures , et 11 y a encorëi un service public dressais sur la résistance des matériaux , etc. - ^
La rue 9t-Martin, qui passe devant le Conservatoire des Arts et
Métiers , conçoit un pseu plus baut au boulevarâ et à la p«ïte du même nom (p. ÔQ). I^ous desceadons à Topposé pour youSt-mcQ" laa-dei-ChampB, ^lise gothique agrandie au x\^ s. et dont le ehœnr a été reconstruit dana le style de 1* renaissance. Ce qu'eUe a de plu« r^Derquable, c'e<t son portail , flanqué d'une tour carfée k dr. {je m4tfe autel a une Anfomption de Sinym Vouet,. On remarque au9si particulièrement les boiseries de l'orgue.
La ru€ Btafinmr, qui. passe à g. de cette église et se prolonge plu9 loin j^ittqu'au squiize du Temple (p. 49), nous ramène à la rue de Turbigo, Jmmédiatftment i g. se voient les Taates Mtim^^ts de la nouvelle^ EeUt Centrale. «Lu 4rt$^ Mçmufwitwf^y destinée è remplacer et Ue de U rue de Xborigny* I^'écele loro^e des ingénieure civils. Lee élèves y sont admie par voie de <K>iicou» et^la durée èw études est d<) troia an». Le régime est celui de rexternat. . La rue d» Turbigo p«s8e plus loin, àg., devant lVco(«nHif^ei|»«Je Tur^ift, à dr* derrière TégUse gijte-£lij»abeth (p. 49), et ^le rejoint l« rue du Temple (p. 49), non loin de la place de la {République (p* 49)«